mercredi 20 février 2019

micro183 (avec du retard)

*

longtemps je n'ai pas aimé novembre, puis ce fut février,
finalement ne vaudrait-il pas mieux faire comme Marie,
et ne pas aimer depuis novembre jusqu'à février (inclus) ?

*

il me semble que je me souviens moins bien
des livres que je lis maintenant qu'avant

*

(il me semble que j'ai un peu laissé de côté cette catégorie
-peut-être remplacée par l'obligation de trouver un message à écrire chaque jour
pour la catégorie "une seconde par jour"-)

*

formatage de carte-mémoire d'appareil-photo :
comment les images disparaissent (ou pas)

*

déménagement : ne garder que 100 livres ?
(que 100 écrivains serait déjà plus envisageable)

*

"le complotisme est un symptome qui se prend pour un diagnostic"
(entendu à la radio, en allant à Thann)

*

" après ça fait des taches de propre"
(entendu au café, au fjt)

*

le mot "bifurquez", d'un registre un peu trop soutenu à mon avis
pour un gps

*

j'avais entendu "cabosser la flexibilité"
Mais il disait probablement "Y a qu'à bosser la flexibilité"
comme l'a précisé Dominique

*

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mardi 19 février 2019

sonar

053
LE CHANT DU LOUP
de Antonin Baudry

Je l'ai déjà dit, j'adore les films de sous-marins* (enfin je devrais peut-être parler au singulier, j'adore surtout Das boot, de Wolfgang Petersen, qui est "le" prototype du film de sous-marin, surtout la version longue director's cut), la fraternité virile, l'espace clos, confiné, les mecs en maillot de corps qui se frôlent dans les coursives, les ambiances de chambrée, bref "mon" idée de sous-marin (d'ailleurs j'ai appris sur allocinoche que Das boot était, justement, le film de sous-marin préféré des sous-mariniers...) et donc quand j'ai vu la bande-annonce de ce Chant du loup, je n'ai pas pu résister.
Avant-première mardi soir dans le bôô cinéma, idéalement, ça permettait de clore l'effet-ficâââ -c'était drôle de me retrouver une nouvelle fois dans cette salle 4 bien-aimée en remarquant qu'il restait plein de places libres...-.
Et le film, alors ? Pour parler virilement, je pourrais résumer par "un film avec des grosses couilles". Ouais, Reda Kateb, Omar Sy, François Civil, Mathieu Kassowitz (et même un peu, enfin pas assez à mon goût, de Damien Bonnard) pour ce qui est des porteurs des gonades susdites, ça commence à faire lourd, avec en face juste Paula Beer (la jolie demoiselle de Frantz et de Transit) pour faire contrepoids, y a pas photo, ça penche lourdement en faveur des premiers (m'est même venue l'idée qu'elle était quasiment là juste pour faire joli, même si, heureusement, elle a droit à la dernière image...)
J'attendais un film de sous-marin pépère et voilà que je me retrouve avec un film de guerre de contre-espionnage de tactique militaire voire même de guerre nucléaire, à deux doigts de (la métaphore virile eut exigé "à un poil de cul de") l'apocalypse. Wouaaaah! La fin du monde, quasi. Et tout ça grosso-modo à cause de Daesh (Kassowitz n'est, finalement, pas parti si loin du Bureau des légendes...)
Une première partie dans le sous-marin, une seconde sur la terre ferme, et une dernière re-glouglou mais cette fois dans deux sous-marins (je ne peux pas tout vous raconter quand même...). Avec le même personnage central, Chanteraide (j'ai entendu Chanterelle pendant tout le film) dit Chaussettes -on apprend pourquoi vers la fin du film, mais à ce moment-là on n'en a plus grand-chose à faire, on est préoccupé par bien autre chose- un mec qui a un genre d'oreille absolue pour interpréter tous les bruits sous-marins. C'est son boulot, d'ailleurs, ça tombe bien.
C'est le premier au générique, donc c'est le héros, et c'est lui d'ailleurs qui va sauver le monde régler le problème insoluble qui se développe dans la seconde moitié du film.
Un film avec des grosses couilles donc, qui exalte les VVV (vraies valeurs viriles), les militaires, les marins, l'obéissance aux ordres, allons enfants de la patrie, garde à vous, hommes entre eux  et autres tutti quanti. Donc pas tout à fait assez "sous-marin" à mon goût (et un peu trop politique-fiction d'abord puis blockbusterisant ensuite). Avec quelques héros qui vont mourir en héros (héroïquement, donc) et d'autres qui vont survivre (ceux qui vont beaucoup au cinéma le savent, statistiquement, plus on est haut sur l'affiche, et plus on a de chance de s'en sortir à la fin du film, mais ça ne marche pas à tous les coups, restons dans le vague, ou la vague plutôt dans le cas présent.)
Un film où, explique le réalisateur, "les acteurs emploient le vrai jargon des sous-mariniers" (mais ils pourraient bien parler en klingon que ça ne changerait pas grand-chose, tant on n'y comprend rien à ce qu'ils racontent.)
Mais un film qui se voit plutôt avec plaisir, qui fait son boulot de film, les presque deux heures passent très vite, c'est bien fichu, on reste tendu, même si la deuxième moitié part quand même un peu en roue libre, et ce, progressivement, de plus en plus vite et de plus en plus fort (et de plus en plus n'importe quoi, j'ai envie de dire, qui finit par ressembler à du tout-venant patriotique-amerloque-avec-des-grosses-couilles, oui j'avoue que j'ai un faible pour cette expression, vous l'aurez sans doute remarqué), peut-être parce que certains acteurs, aussi, y sont plus crédibles que d'autres.
Mais bon, ne boudons pas notre plaisir.
Fermons là les écoutilles, moussaillons, et rompez.

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* je réalise a posteriori que tout ça viendrait peut-être du feuilleton Voyage au fond des mers que j'adorais regarder quand j'étais petit)

** et finalement que j'éprouve un peu le sentiment : on sait que ce n'est pas vrai, qu'ils jouent, que c'est pour de semblant, mais bon, on joue quand même avec eux...

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lundi 18 février 2019

bukowski

050
MY BEAUTIFUL BOY
de Felix Von Groeningen

Ma première échappée hors-ficâââ (pendant ce dernier, pourtant), en compagnie de Catherine, pour un film que j'avais envie de voir parce que j'aime beaucoup le réalisateur (Belgica), un film qui m'a mis (très) mal à l'aise mais bon c'était sans doute le but (et le propos).
Un père (américain) qui se bat pour (essayer de) sauver son fils qui se came à mort. Tout est dit. Et c'est un peu là le problème structurel du film, le cycle je suis clean/ je rechute/ je vais en désintox / je re--suis clean / je re-rechute / je re-vais en désintox / je re-re-suis clean / jere-re-rechute etc. dont on devine assez tôt qu'il n'est pas près de s'arrêter, et dont on ne voit pas bien d'ailleurs comment il pourrait s'interrompre, à part peut-être la mort du jeune homme camé en question... Et le fait d'avoir choisi pour incarner le fiston cette gueule d'ange de Timothée Chalamet (qui nous avait tourneboulés dans Call me by your name) rend le film encore plus fort, plus émouvant, encore plus malaisé...
Felix Von groeningen est parti aux USA pour tourner ce film, et s'est peut-être un tout petit peu perdu en chemin. Dans Belgica il était question de deux frères, dans Alabama Monroe d'un couple, dans La merditude des choses d'une famille encore  (de plusieurs frères, si je me souviens bien...), ici c'est un père et son fils. Même si la mère du jeune et la nouvelle épouse du père ont aussi chacune un rôle important, c'est ce lien-là qui est l'épine dorsale du film. Et donc me touche d'autant plus. Surtout lorsqu'on a compris (assez vite) que même tout l'amour du monde ne servirait pas à grand-chose, face à la crystal meth.
Tout le monde dans le film est plus ou moins malheureux, plus ou moins fort et pendant plus ou moins longtemps, et donc, en tant que spectateur solidaire j'ai bien sûr été malheureux. Pour eux, avec eux. Mais la structure répétitive du film joue en sa défaveur, même si le réalisateur a toujours autant de nez pour habiller/habiter sa bande-son (qui est véritablement somptueuse).
Important : si vous allez le voir, il faut absolument
1) le voir en vo
2) rester jusqu'à la fin du générique...

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dimanche 17 février 2019

fica25.07

(mardi 12)

049
LE SAMOURAI DU CREPUSCULE
de Yoji Yamada

J'avais changé le film initialement prévu pour celui-là, du même réalisateur que La maison au toit rouge. Un beau personnage de samouraï (où l'on apprend que samouraï c'est beaucoup moins glamour que ce qu'on pourrait croire), une histoire d'amour aussi, mais hélas une copie pas à la hauteur : visiblement une vidéo, et assez boueuse de surcroit (les scènes à l'intérieur étaient quasiment inregardables), dommage, le film mérite d'être revu dans des conditions meilleures

050
(non fica)

051
LA TENDRE INDIFFÉRENCE DU MONDE
de Adilkhan Yerzhanov

Les hasards de la programmation ont fait qu'à cette heure-là il n'y avait que celui-ci à (re)voir, et j'ai donc revu, pour la 3ème fois en 15 jours ce joli film kazakh, avec la belle Saltanat (sa robe rouge, son ombrelle) et son amoureux Kyandyk (et son humour viril), au pays des gros pourris qui n'aiment que l'argent (plus je le regarde et plus je le trouve amer ce film)

052
RASHOMON
d'Akira Kurosawa

celui-là ne passait qu'une fois et je savais que je voulais terminer le ficââ^^a avec. Un classique entre les classiques. Trois hommes s'abritent de la pluie (un bonze, un bûcheron et un passant) et racontent une même histoire, mais chacun à sa façon (une histoire mettant en scène un brigand, un samouraï et une femme), je croyais le revoir, mais en fait je ne l'avais jamais vu, en entier en tout cas... Beau film, et belle façon de se dire au revoir et à l'année prochaine (mon voisin de droite avait deviné juste à propos du film qui allait être primé...)

et voilà c'est fini, ça passe très vite une semaine de cinéma...

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samedi 16 février 2019

l'ami allemand

Je l'ai appris en direct, à la fin du journal de 13h, et j'ai eu les lames aux yeux.
Bruno Ganz est mort, à 78 ans.
Bruno Ganz, c'est surtout, pour beaucoup, l'ange des Ailes du désir (Wim Wenders, 1987), celui qui devient humain par amour pour une belle trapéziste, mais pour moi, c'était d'abord, et pour toujours, Jonathan Zimmermann, l'encadreur de L'ami américain (Wim Wenders, 1977) d'après le roman de Patricia Highsmith.
J'avais tellement aimé ce film, et je l'y avais tellement aimé que j'ai continué d'aller le voir au cinéma. les années 80 lui furent fastes. Il était Bruno, le mari, dans La femme gauchère (Peter Handke,1978) , Rémy dans La provinciale (Claude Goretta, 1981), Georg dans Le faussaire (Volker Schlöndorff,1981), Paul dans Dans la ville blanche (alain Tanner, 1982), Faber dans La main dans l'ombre (Rudolf Thome, 1983, un film rare pour lequel j'avais spécialement pris le train, car je ne pouvais le voir qu'à Paris, un genre de polar avec aussi Dominique Laffin et Laurie Anderson!), puis Alexandre dans L'éternité et un jour (Theo Angelopoulos, 1993), là quelques années de creux pour le cinéma, et on le retrouve en Fernando dansle joli Pain, tulipes et comédie (Silvio Soldini, 2000),  puis encore quelques blancs et je l'ai retrouvé dans les années 2010, d'abord en parrain mafieux albanais dans le délirant Refroidis (Hans Peter Molland, 2014), que j'adore, puis en grand-père dans Amnesia (Barbet Schroeder,2015) , jusqu'au Verge/Virgile du très récent (et malaisé) The house that Jack built (Lars Von trier, 2018).

quarante ans et quelques de cinéma, donc, et un sacré parcours cinématographique...

Bruno Ganz c'était, aussi, et surtout, une voix, une voix magnifique qui me file des frissons chaque fois que je l'entends...

"Als das Kind Kind war,
wußte es nicht, daß es Kind war,
alles war ihm beseelt,
und alle Seelen waren eins."
(Les Ailes du désir)

 

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fica25.06

(lundi 11)

045
A FAMILY TOUR *****
de Liang Ying

Une excellente suprise que ce premier (et unique) film de la compétition 2018. Une histoire familiale, comme son nom l'indique, entre Sishuan, Hong-Kong, Taipei, Taiwan, Formose (il faut être attentif au début du film, mais à la suite aussi). Une histoire autobiographique (une famille chinoise éclatée) que le -jeune- réalisateur transpose à sa façon (son personnage devient féminin dans le film, celui d'une réalisatrice chinoise exilée pendant cinq ans). J'ai vraiment vraiment beaucoup aimé ça (et le film confirme que cen'est vraiment pas une bonne idée d'aller vivre en Chine)

046
COMING HOME****
de Zhang Yimou

Ah il me semblait bien qu'il y avait Gong Li dans celui-ci (Jacky m'avait presque ri au nez lorsque je l'avais évoquée -e-) Encore une histoire chinoise, encore une famille éclatée, et encore une bonne raison de ne pas aller vivre là-bas. Un mari revient après avoir été "exilé" pendant quelques années (lors de la révolution culturelle) (il a été dénoncé par sa propre fille) mais son épouse ne le reconnaît pas... Il va essayer de la guérir par tous les moyens...

047
HAPPINESS ROAD **
de Hsin-Yin Sung

un film d'animation qui ne me faisait pas vraiment envie, mais que j'ai regardé vaillamment, l'histoire d'une famille (décidément) taiwanaise racontée par la fille aînée qui est partie vivre aux USA où elle a épousé un américain typique, et qui revient dans la ville où elle a passé son enfance, à l'occasion de l'enterrement de sa grand-mère bien-aimée. Non seulement le dessin ne me plaisait pas vraiment, mais j'ai trouvé le récit un peu nunuche (et ma voisine était encore plus catégorique que moi, elle a dit "très nunuche")

048
HAIFA **
de Rahid Masharawi

Et pour terminer la journée (quatre films c'est assez) un film palestinien réalisé il y a 25 ans, avec une Hiam Abbass presque méconnaissable, et que j'ai trouvé un peu vieilli (et vieillot), l'état de la copie y étant sans doute pour quelque chose... un village palestinien, ses habitants, leurs histoires et au milieu d'eux un sdf/mendiant surnommé Haïfa, assez perturbé / perturbant, dont on apprendra progressivement pourquoi il a perdu la tête... Le film tournicote, ne décolle pas vraiment et finit abruptement en laissant le spectateur en plan...

(et donc là je suis parti, et j'ai zappé CARMEN REVIENT AU PAYS, par ailleurs déjà vu il y a fort longtemps)

 

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vendredi 15 février 2019

fica25.05

(dimanche presque de relâche mais c'était je crois nécessaire...)

044
BAJIRAO MASTANI *****
de Sanjay Leela Bansali

plus de deux heures et demie, tout de même... une splendeur bollywoodienne qui, à la sortie, a mis comme des pépites dans les yeux de celles/ceux qui venaient de la voir, un grand spectacle (c'est le film qui a coûté le plus cher de tous les films nous a dit Bastian M.) historique (ah le biopic à l'indienne, c'est tout à fait autre chose) avec super guerrier super fort et tou-puissant, son épouse dévouée, sa maîtresse guerrière, sa mère comploteuse (un genre d'Agrippine -celle de Racine, pas celle de Brétécher-), son fils remonté contre lui et en colère contre sa maîtresse, bref du grand de chez grand spectacle, baroque, lyrique, exagéré, démesuré, avec des batailles, des intermèdes dansés, des roucoulades, des dialogues sentencieux mais que j'aurais souhaités recopier en entier, bref, du bonheur cinématographique à l'Indienne... Un seul petit bémol (mais à part Martial et moi personne ne semble s'en être rendu compte) il me semble qu'il n'était pas tout à fait au format (mais personne ne semble s'en être formalisé...) : pas assez large (c'était plus évident lors de certaines scènes, où les personnages semblaient être un chouïa étirés en hauteur (ou compressés en largeur, ce qui revient au même...) mais bon peut-être manquait-il l'objectif adapté, dans le bôô cinéma (cela s'est déjà vu par le passé...)

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jeudi 14 février 2019

micro182 (spécial ficâââ)

*

"tu manges, tu dors, tu te sens bien, c'est le bonheur..."

*

"si tu as un fils, je l'appellerai Arafat
et si c'est une fille je l'appellerai Palestine..."

*

"Le renne est un animal stupide
que faisait-il sur la route?
il se croyait peut-être invisible..."

*

"C'est un secret,
on ne doit pas laisser les gens deviner qu'on est une famille..."

*

"C'est dur, hein ?
les bus et les femmes, on ne les arrête pas une fois qu'ils sont partis..."

*

(chanté et dansé)
"Etre avec mon ami fait saigner mon coeur,
mais seul mon coeur et moi le savons..."

*

"Quoi qu'on fasse, des épinards ce ne sont que des épinards..."

*

" si tu as besoin de quelqu'un pour passer pour une idiote,
je suis là..."

*

* "Même le silence ne pourrait te rendre muette..."

*

"Pour un maquereau...
il a eu la marchande de poisson et il a eu sa fille!"

*

"les martyrs et les collabos, c'est le même prix ?"

*

"le sholezard doit être bien sucré..."

*

(sifflé)
"je suis au café avec Ahmet!"

*

"pour toi un lapin c'est un porte-bonheur
pour nous c'est juste quelque chose qui se mange..."

*

"ma haine pour vous a dépassé les limites du raisonnable..."

*

 "Ce en quoi tu crois fais de toi celle que tu es..."

*

"la dague a besoin d'un fourreau, l'épouse d'une demeure et la maîtresse d'un taudis..."

*

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fica25.04

(là, j'attaquais ma plus grosse journée festivalière : 6 films au compteur!)

samedi 9

037
ONE FINE SPRING DAY ***
de Jin-Ho Hur

Celui-là j'avoue je l'avais pris juste pour être sur d'être dans la salle pour voir le suivant... un joli film coréen où j'ai hélas un peu trop dormi... Une jeune fille, un garçon, il est ingénieur du son (en tout cas il les enregistre) et elle l'assiste, ils s'aiment, tout va bien pendant très longtemps jusqu'à ce que soudain patatras ils se séparent et n'en finissent plus de se séparer. Et ils se séparent, se séparent... Un film que j'ai regretté de ne pas pouvoir avoir vu en entier (j'en ai entraperçu de très jolis morceaux entre deux assoupissements)...

038
HAVE A NICE DAY ****
de Jian Liu

Celui-là je ne voulais pas le louper : on l'avait programmé dans le bôô cinéma mais pour des raisons x (qu'on n'a jamais vraiment comprises) le distributeur nous l'avait retiré à la dernière minute. Un film d'animation chinois très contemporain, cynique, violent, ("tarantinesque" ont dit les critiques, ce qui serait plutôt juste) qui nous dépayse complètement. Très fort (j'achèterai le dvd).

039
NUAGES ÉPARS ****
de Mikio Naruse

Quel bonheur encore un Naruse... En couleurs, celui-là, un des derniers du réalisateur. Bastian M. l'a catalogué dans sa présentation (c'est toujours un immense plaisir de l'entendre) "amours impossibles" et en effet, c'est l'histoire d'un jeune femme dont le mari a été soudain tué par un chauffard, et des sentiments qui vont se tisser au fil du temps entre le jeune femme et le chauffard (qui pourrait être un genre d'alain delon -jeune- japonais). La petite musique des sentiments, la délicatesse des couleurs, tout me ravit dans ce film...

040
AGA **
de Milko Lazarov

Il fallait que je reste dans la salle pour voir le film suivant, et celui-là, je l'avoue ne m'attirait pas particulièrement. J'ai d'ailleurs souffert au début (qui est vraiment, et simplement, très documentaire -et taiseux-, où on suit le quotidien d'un couple (d'un vieux couple) de yakoutes et je piétinais (sortir ? ne pas sortir ?). Les paysages sont vraiment mêêêrveilleux mais ça ne me suffisait pas, et je me demandais comment le réalisateur allait tenir jusqu'au bout. Et puis le film décolle, et le réalisateur gagne son pari (la deuxième partie est magnifique).

041
HERITAGE ***
de Hiam Abbass

Hiam Abbas est encore maman dans ce film, une de ses filles va se marier, mais l'histoire de la famille est assez complexe, chacun(e) des personnages ayant un poblème (c'est normal, sinon il n'y aurait pas de film) et tentant de le régler, notammant Hajar (jouée par Hasia Herzi) qui semble critalliser sur elle les rejets de la plupart des membres de ladite famille (elle roucoule avec un anglais, rendez-vous compte!) Un film choral, qui se laisse regarder avec plaisir (mais que je mélange un peu avec May in the summer...

042
LA MAISON AU TOIT ROUGE *****
de Yoji Yamada
C'est Jacky qui me l'a conseillé, et je n'ai pas du tout regretté (des fois on n'aime pas les mêmes choses). Un très joli film, en plusieurs strates temporelles (à la mort de sa grand-mère un jeune homme découvre une lettre qui n'a jamais été ouverte -qu'on ouvrira à la fin du film- et nous relate en même temps le récit de sa vie écrit par la grand-mère, qui fut, dans sa jeunesse, bonne au service de la famille habitant dans cette fameuse maison au toit rouge... Un amour de film, vraiment...

(moralité : 6 films, c'est trop -je n'ai même pas eu le temps de manger mon deuxième sandwich qui était resté dans la voiture- j'ai fini la soirée dans un genre de flou cotonneux plutôt agréable mais presque un peu inquiétant : ne plus savoir le jour ni l'heure ni tout ce qu'on a pu voir auparavant.. demain je fais un peu relâche et n'irai envoir qu'un).

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mercredi 13 février 2019

fica25.03

(ça y est, on revient dans le rythme "normal" du festival : prendre ses places, faire la queue, trouver une place où on peut étendre ses jambes, puisqu'on va passer la journée là ou presque...)

vendredi 8 :

033
LES SEPT SAMOURAIS *****
de Akira Kurosawa

Un séance de rêve (et une sacrée découverte... Non non je n'avais jamais vu le film), une copie magnifique (c'est quand même bien le numérique, et ça nous change de tous ces incunables sur pellicule avec des copies en état 5+ -à la limite de l'improjetable). 3h30 de grand cinéma, un beau noir et blanc bien contrasté mais pas trop, avec même l'entracte (pour aller faire pipi) conservé entre les deux parties. Enthousiasmant.

034
MAY IN THE SUMMER ****
de Cherien Dabis
Hiam Abbass a trois filles... Nous sommes en Jordanie, la mamn est chrétienne (elle a même Alleluiah comme sonnerie de portable) et voilà qu'une des trois filles a décider d'épouser un musulman... Une comédie plaisante, que ce  film "de femme(s)",énergique, drôle, très agréable, où les quatre personnages principaux (il faudrait mettre au féminin et écrire principales) si elles sont très différentes sont tout aussi fortes...

035
LE GRONDEMENT DE LA MONTAGNE ***
de Mikio Naruse
Naruse, j'y vais toujours... Il s'est avéré, au bout d'un court instant, que je l'avais déjà vu. Un beau portrait de femme (toujours cette même actrice dont le perpétuel sourire est toujours nimbé d'un imperceptible voile de mélancolie : Dans une même maison vivent cette jeune femme et son mari (un des personnages les plus déplaisants croisés depuis longtemps, au moins dans les films du festival), les grands-parents (les parents du détestable fils, le papa est par contre adorable et très proche de la jeune fille) - auxquels viennent s'ajouter la soeur de l'héroïne et ses enfants... Un film plutôt tristounet mais qui finit sur une note d'espoir (ça c'est bien)...

036
LES ÉTENDUES IMAGINAIRES *****
de Yeo Sew Ya
Une avant-première, un film dont je ne savais rien de rien, dont j'ai découvert au générique qu'il avait gagné le Léopard d'or à Locarno en 2018, avec deux flics qui mènent l'enquête sur la disparition de deux ouvriers qui travaillent sur les chantiers de réensablage de Singapour (j'ai donc appris ici que Singapour achetait du sable à d'autres pays pour étendre sa superficie) et qui communiquent entre eux par rêve (chacun entrant dans le rêve de l'autre)... Un film fascinant, complexe, instable (comme ces étendues, justement de sable) qui m'a fait forte impression...

(et j'ai rendu mon billet pour JAFFA...)

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