vendredi 24 juillet 2009

le thé d'évelyne...

yoga_th___velyne

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jeudi 23 juillet 2009

micro65

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trouver le positif dans le négatif

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le jus marron des crabes

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j'ai acheté à Monop' un t-shirt bleu à 2€ (deuxième démarque)
avec une voiture dont la plaque minéralogique  est SUMMER 09

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la virilité, la vérité

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le plus petit problème technique me devient très vite insurmontable (et insupportable)

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"La solitude, c'est un truc qui se partage tout seul..."

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le progrès est entré dans ma cuisine :
on est venu m'installer un siphon sous l'évier (si, si!)

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"On ne va pas se priver de jouir juste pour continuer à en avoir envie..."

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se sentir épuisé, tari...

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"La prochaine fois, y aura pas de prochaine fois..."

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mardi 21 juillet 2009

dourougne

LE ROI DE L'EVASION
d'Alain Guiraudie

Bon, j'avais tout de même fait 200 bornes aller/retour pour le voir celui-là (heureusement je n'étais pas tout seul) et, quand la lumière s'est rallumée, on s'est regardé je dois dire un peu interrogativement... Bon, heureusement que le film s'achève de cette façon-là sur cette scène-là, comme une quintuple cerise, qui le  couronne, le justifie, lui donne toute sa saveur, sa raison d'être... Avant, on aura eu des hauts et des bas,  des plongeons et des plats, des appels d'air, des trous noirs, des passages à vide et d'autres plus... guillerets.
Le cinéma de Guiraudie, il faut bien le reconnaître, tient un peu du rodéo, il faut parfois s'accrocher et souvent lutter pour ne pas se laisser désarçonner. Une intrigue... mince (une gamine de 16 ans tombe follement amoureuse d'un homosexuel obèse de 40, son père n'est pas d'accord, la police intervient) qui sert en quelque sorte de fil blanc, de mac guffin, de vitrine, de prétexte, et à laquelle d'ailleurs on a un peu de mal à croire (et donc à s'intéresser).
Avec en contrepoint une autre intriguette, concernant la production illicite de dourougne, une spécialité locale cultivée en douce (et en plein milieu de la forêt, une racine au goût "de pomme de terre de kiwi et de vanille", un aphrodisiaque local et rien que naturel, qui produit de sacré effets sur tous les mâles du coin. (Et les occasions ne manquent pas ! Ca, j'adore, dans les films de Guiraudie, on a l'impression que, dès que deux mecs se croisent, ils peuvent aussi facilement se rouler un patin et commencer à se tripoter que boire l'apéro  en tapant la discute...)
Tout ça fait un peu short au point de vue scénar, mais l'histoire racontée est heureusement servie par une distribution véritablement extraordinaire : Guiraudie donne l'illusion qu'il a posé sa caméra dans un village du sud-ouest et qu'il n'a fait qu'enregistrer tous ceux et celles qui passaient devant, tellement ils semblent authentiques  et confondants de naturel, alors que pas du tout du tout : c'est tout du faux, du reconstitué, du joué par des comédiens, des vrais comédiens, qui livrent (et c'est valable je le répète pour l'ensemble des acteurs) une composition que Téléramuche pourrait qualifier de jubilatoire, et qui est incontestablement le point fort du film.
Comme d'hab', c'est globalement assez déjanté (même si, cette fois-ci, on évolue dans  un univers "normal" a priori, avec des gens ordinaires, qui font des métiers normaux et portent des noms ordinaires et des vêtements normaux (quoique la demoiselle s'appelle Curly Durandot et que le gros monsieur passe la moitié du film à courir en petit slip bleu...), plutôt rigolard (même si on y parle de choses qui pourraient passer pour graves) et finalement assez tendre.
Ce cinéma-là (celui de Guiraudie) est vraiment pour moi fifty fifty : aussi attendrissant qu'énervant, aussi  abouti qu'approximatif, aussi réaliste qu'irréel, aussi militant que documentaire, aussi culotté que prude, mais, comment dire,  le positif finit par l'emporter sur le négatif (je suis ici les conseils de mon amie Dominique). Et comment pourrais-je ne pas aimer quelqu'un qui érige les amours homosexuelles comme  normalité, et surtout entre mecs "hors normes" (hors ghetto et hors catalogue, plutôt : des vieux des ventrus des débraillés des rustiques des ordinaires des charnels des... vrais, quoi, juste normaux!)
Vive l'amour! Vive les hommes! Vive les vieux, et vive Guiraudie!

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lundi 20 juillet 2009

bricklayer

(ça tourne au cauchemar...)

Je suis avec (?) et (?) nous arrivons en voiture près d'une maison en construction, du premier étage surgit un maçon, torse-nu, c'est leur pote, et ils me racontent que c'est vraiment un sacré boute-en train... D'ailleurs, il est en train de rigoler, et, depuis l'ouverture de la fenêtre fait mine d'ouvrir sa braguette comme s'il allait pisser... J'entends (?) dire, en parlant de lui que dans des fêtes, il lui est arrivé de se mettre en jupon pour faire le con...
J'ai mon appareil-photo et j'aimerais bien réussir à prendre le mec en photo. Je sais qu'il bosse au dernier étage, sur une sorte de galerie qui fait le tour de la pièce, en hauteur. C'est très compliqué (la maison est gigantesque, il y a beaucoup de pièces en enfilade, un dédale de couloirs, je suis obligé de passer à l'extérieur, puis de revenir, je traverse d'ailleurs un cours de chant où j'ai un peu peur de perturber mais le regard et le sourire complices de la prof me persuadent du contraire (peut-être que je la connais ?)
Ce sera bientôt la fin de sa journée du travail, et il faut absolument que je réussisse à le prendre en photo... Je le vois, là-haut, il est penché, il se relève, je déclenche, mais quand je regarde la photo, il me semble qu'il a mis sur sa tête un fichu triangulaire de vieille paysanne, avant de disparaître...

(manque un bout de rêve)

Je suis ailleurs, avec d'autres gens, plus tard. Je tombe sur une photo, dans un journal, où je reconnais le fichu triangulaire. Il s'agit d'un assassin qui vient d'être arrêté. (Une des nanas qui est avec moi, dit "Outreau, c'était lui..." et j'entends expliquer que il a tué des enfants après s'être travesti en femme...)

(manque un bout de rêve)

Encore plus tard, dans une maison... "Il" a été tué (arrêté ?), nous ne risquons plus rien. Il ya une pièce qui a été retapée (peinte en blanc ? vidée ? ) et avant de partir, je me dis à plusieurs reprises que je dois aller récupérer mon appareil-photo que j'ai laissé sur l'étagère. Je retourne à la fameuse pièce, j'ouvre la porte, la pièce est vide, la lumière est éteinte mais on y vois suffisamment. A gauche de la porte, sur l'étagère, je saisis mon appareil photo dont je reconnais le poids rassurant (en écrivant cela, je réalise qu'il ne s'agit pas de mon appareil numérique, mais de mon ancien argentique, que j'avais équipé d'un gros zoom) je prends donc l'appareil pour quitter la pièce, et, avant de franchir la porte, machinalement, je jette un coup d'oeil vers le fond de la pièce. Il y a là l'encadrement d'une porte, et tout en bas à droite, je vois "son" visage (il a des yeux noirs et des cheveux bruns mi-longs) qui m'observe en silence, comme interrogatif. Je sursaute, il dit "je suis là" je quitte la pièce en courant, me retrouve dans un genre de vestibule, en criant "Il est là! Il est là!", mais j'ai du mal à avancer, je suis comme engourdi, et je me dis que s'il veut sortir de la pièce il va le faire avant moi, que je ne vais pas assez vite...
En effet, le voilà qui surgit, par une porte juste à côté de celle que je viens de franchir. Il y a un enfant à côté de lui. Dans le vestibule, face à nous est entrée une femme qui a l'air terrorisée. Je vois qu'à la main "il" tient un couteau à la lame triangulaire assez courte, recouverte d'une substance rouge et brillante, qui évoque plutôt la confiture de fraise que le sang. Je me dis que je vais sûrement y passer, mais que c'est peut-être mieux comme ça, finalement. Je suis assez calme.

(et je me réveille, absolument terrifié...)

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dimanche 19 juillet 2009

avion en papier

BANCS PUBLICS
de Bruno Podalydès

Sentiment un peu mitigé, en sortant de ce film, qui constituait en quelque sorte ma "rentrée" ciné (l'escapade bretonne bretonnante tenant lieu si l'on peut dire de "vacance"). Surtout pour un film depuis si longtemps en chantier (ça fait tout de même plus d'un an qu'on attendait sa sortie, qui était sans cesse repoussée à une date ultérieure. Un problème au montage ?)
Le film est en trois parties ("le bureau", "le square", "le magasin de brico" plus ou moins lâchement rattachées entre elles) et m'a fait, bien que je ne l'aie pas (re)vu depuis longtemps, assez penser au Riens du tout de Cédric Klapish. Mais peut-être me trompé-je ? On suit une demoiselle pendant le générique (qui aligne plus de 80 noms !) qui se rend au travail, et aperçoit, par la fenêtre du bureau, suspendue à une fenêtre de l'immeuble en face une banderole "HOMME SEUL". Effervescence parmi les collègues (la brune désabusée et la blonde célibataire et nunuchette) puis qui va gagner tout l'étage (chef de service, collègues, patron, etc.) dans un mouvement de contamination assez sympathique. La vision de la vie de bureau est drôle, acide ce qu'il faut, et plutôt bien vue.
On retrouve la même demoiselle pendant sa pause de midi, dans un square voisin où on était arrivé en suivant un autre personnage, qui travaille dans un magasin de bricolage voisin (comme c'est Denis Podalydès, on se dit -à juste titre- qu'il doit avoir un certain rôle dans cette histoire), et on va donc se désintéresser un peu de la "première" (histoire), pour en aborder une foultitude de micro(histoires) :imaginez un peu tout ce qu'on peut croiser dans un square, de mères de de famille, d'enfants, de célibataires, de papys, de flics, de ronchons, de désabusés, de complices, de malheureux, de dragueurs, et bien, ils y sont (presque) tous, dans des saynettes de durée (et d'intérêt) variable. Comme qui dirait, tout ça se relâche un tantinet, avec des hauts et des bas, mais bon, on est toujours là, on sourit même. Pas tout le temps, mais on sourit.
Fin de la pause-repas, et on retourne au magasin de bricolage, qui, sur le même principe de pullulement des intriguettes, va nous livrer un catalogue de toute l'humanité qui couraille entre ses rayons, qu'elle soit client(e) ou employé(e) : là j'avoue que j'ai commencé à trouver ça un peu longuet (avec certaines choses même pas drôles, n'est ce pas Catherine ? n'est-ce pas Benoît ?) jusqu'à ce que soudain le réalisateur semble-t-il se resaisisse, et, retombant sur ses pattes,  nous fignole in extremis un re-tricotage de l'intrigue pour un happy-end attendrissant.
Le capital de sympathie dont jouit Bruno Podalydès devrait nous pousser à être plus indulgent envers ce récit un peu lâche (ou, justement, plus critique envers cette chose un peu fadasse ?) Toujours est-il que, voilà, on est partagé... (et bon, il faut l'avouer, un peu déçu quand même, non ?)

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vendredi 17 juillet 2009

blanc et bleu (version muette)

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(talus / gouttes / fumoir / ponton / pêche / odet / jus marron / méduse / grain / trépassés / plage / sein)

 

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jeudi 16 juillet 2009

bleu et blanc (version blabla)

Tiens on a quand même trouvé l'occasion (et l'ordinateur ad hoc) pour s'épancher quelques instants... on est donc en villégiature dans une maison "ossature bois" au-dessus (presque) de la Baie des Trépassés (oui, on nous la vendit abusivement pour un emplacement plus proche, on la crut un instant, dans nos rêves, quasiment juchée juste au bord de la falaise surplombant ladite baie...) et donc, entre deux siestasses, entre deux scrabbles, entre deux grattouillages de rochers et cueillages de moules (qui poussent, chacun le sait, sur l'arbre joliment appelé moulier) on a trouvé le temps de commencer ce post (que, mine de rien, d'ailleurs ,on continue tranquillement depuis chez soi, ayant depuis quelques heures benoîtement rechaussé ses haut-saônoises charentaises -mais bien malin alors qui pourra retrouver la césure)
Du 5 au 15 donc, environ, on fut breton, ou tout du moins on fut entouré de bretons bretonnants.
On s'entendit dire kenavo en sortant de bouges à matelots,
on prit le bateau (comment disait donc P. ? ah oui le promène-couillons) qui nous emmenait à Sein (l'île) où l'on passa la journée, et de laquelle on visita le phare (249 marches) à vrai dire davantage pour attendre la fin d'un grain que par intérêt véritable,
on eut même le privilège, dans le susdit bateau, de pénétrer dans la cabine de pilotage, du fait que le pilote s'en était avéré être notre voisin d'en face (avec une encore plus jolie vue!),
on alla au marché d'Audierne où l'on acheta des araignées, du jus marron desquelles certaine se délecta,
on arpenta le sentier côtier sans carte et sans boussole, pendant que certain autre (votre serviteur pour ne pas le nommer) se livrait au plaisir de la sieste bienheureuse sur le canapé avec la Baie des Trépassés au loin,
on loua un bateau à moteur pour descendre l'Odet, qui s'enorgueillit ici du titre de plus jolie rivière de France (où votre même serviteur constata que ce qui était le plus difficile, c'était la transition entre plancher des vaches et pied marin),
on goûta au caramel au beurre salé sous toutes ses formes (même les faites maison) et aux crêpes idem,
on fit de menues emplettes au saloir de Plogoff, dont on goûta de multiples spécimens,
on fit de même à la biscuiterie du même nom, dont les dégustations gratuites de spécialités pâtissières bretonnantes et beurrées nous dispensèrent à plusieurs reprises de goûter,
on alla même jusqu'à aller sur la plage, poussant l'audace jusqu'à se trempoter les orteils dans une eau frisquette entre treize et quatorze estima-t-on, et on en profita pour photographier un spécimen de méduse violette, dont par ailleurs il fut beaucoup question pendant ce séjour,
on alla même dans un restaurant délicieux sur les conseils de notre ami le voisin d'en face qui avait une encore plus jolie vue, on y mangea bien, et on s'en tira encore mieux puisque notre jeune -et visiblement débutante- serveuse intervertit notre note (pour 4) avec celle des américains de la table voisine (pour 2) qui venaient de payer sans sourciller et déjà s'en étaient allés, pour la plus grande confusion de la patronne,
on chercha, qui, une épuisette, qui un coupe-vent doublé, qui du muscadet sur lie, qui des jolies cartes postales, et on trouva la plupart de ces choses, d'ailleurs,
on joua beaucoup au scrabble, à deux ou à trois (le quatrième nous accompagnant en général musicalement depuis le fauteuil où il "lisait"),
on écrivit à la chaîne quelques textes pour les cartes postales de vacances à l'intention de nos amis suffoquants du grand est,
on s'occupa du chat, du jardin, des suspensions, du courrier, comme il nous l'avait été recommandé,
on ne gémit jamais, ou presque, à propos du temps changeant et du fond de l'air fraîchounet,
on ne cassa que le manche d'une casserole,
bref on passa une semaine exquise, dans une maison exquise, avec un temps quasiment exquis, mais, bien évidemment, parce que entre gens exquis!!!

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dimanche 5 juillet 2009

ouacances

fermé provisoirement

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pour cause de fermeture provisoire

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jeudi 2 juillet 2009

fête du cinéma 4

(un Woody le matin et un Allen le soir...)

WHATEVER WORKS
de Woody Allen

Quel bonheur de voir ce film-là à 10h du mat! parce que c'était la première séance, parce qu'il était en VO, parce que j'étais avec Marie, et tout simplement, parce que c'est un excellent film!
On retrouve le Woody Allen qu'on aime, le "première version", (ça y est, il est enfin rentré au bercail!) avec ses problèmes d'ego, de libido, d'intello juif new-yorkais, ses questions existentielles, ses doutes, ses interrogations métaphysiques, et ses répliques qui font mouche, qui font pschiiiiit, qui font whiiiizzzz!, qui éclaboussent, bref, qui fonctionnent, quoi, et à plein régime! On se régale, de la première à la dernière minute.
Le vieux maître doit désormais se trouver trop chenu pour apparaître dans son film, il a donc délégué un porte-parole pour la circonstance : un certain Boris Yellnikoff, (Ed Begley Jr) scientifique, génie (il a frisé le nobel) solitaire (un mariage et un suicide au compteur) et misanthrope (mais doté d'un sacré sens de l'humour et de la répartie, puisque ledit Ed Begley Jr est scénariste de Seinfeld... QUOI, vous ne connaissez pas Seinfeld ?) Le Boris en question nous prend à parti dès le début du film, puisqu'il apostrophe le spectateur directement, les yeux dans les yeux si je puis dire, (dans un réjouissant clin d'oeil à Manhattan et La rose pourpre du Caire) au grand dam des copains avec qui il est en train de discuter (qui, eux ne nous voient pas...)
Boris a une opinion de lui aussi haute qu'est grand le mépris qu'il éprouve à l'égard du reste de l'humanité, et une vision globale (c'est lui qui le dit) du sens de la vie aussi nihiliste que réaliste. Après son petit one man show urbain et introductif, on va suivre notre vieux ronchon jusque devant chez lui, où il va faire la rencontre d'une jeune sdf de fraîche date (et de frais minois aussi, et tiens tiens, se dit le spectateur, une blondinette à la Scarlett Johansen, qu'est-ce à dire...) , une blonde nunuchette venue de son Texas natal et profond pour tenter sa chance à New-York, une oie blanche pleine de candeur et d'illusions, une écervelée qui ne sait presque rien de la "vraie" vie, lacune(s) que Boris va s'employer à combler, dans son appartement un peu miteux (ah... satisfaction, ça change des lofts de la 5ème avenue!) où ils vont cohabiter, deux minutes, puis une nuit, puis une année entière, jusqu'à ce que résonne le début de la 5ème de Beethoven (tatatatam! tatatatam! le destin frappe à la porte...) pour introduire dans le film, d'assez théâtrale -mais ainsi revendiquée- façon des nouveaux-anciens personnages (c'est dommage de tout vous raconter...) , un par acte, pourrait-on dire.
De même qu'il revendique la théâtralité, (l'appart de Boris Y comme lieu scénique, les adresses au public, les apartés et les bons mots) Woddy Allen assume (et rentabilise) totalement la notion de conte (de faits plutôt que de fées ? La jeunette amoureuse du vieillot, la paysanne qui devient une artiste mainstream, le vieux plouc réac qui fait son coming out, la mère qui complote pour mettre sa fille dans les bras du prince Charmant, le solitaire qui rencontre in extremis -et de quelle façon- la femme de sa vie, etc.) avec son discours introductif et sa conclusion happy-endinguesque : une scène finale comme chez Shakespeare, tout le monde se retrouve, un couple de jeunes, un couples de vieux, un couple gay, même un ménage à trois, et tout le monde s'y congratule et s'embrasse de la plus joyeuse des façons...
Oui, voir ce film à 10h du mat, ça fait sacrément du bien ("ça vaut une séance chez le psy..." résuma assez justement Marie), une bouffée de plaisir paradoxalement aussi réaliste qu'idéaliste  (l'amour n'est qu'une affaire de hasard, il faut profiter de sa chance, le bonheur est épéhéère, etc.), et le revoir le même soir, entre Manu et Hervé (qui sont parfaitement synchrones, et riaient, en stéréo, exactement aux mêmes moments) ne fut que la confirmation que, au cinéma comme dans la vraie vie, l'important c'est que ça marche...


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mercredi 1 juillet 2009

fête du cinéma 3

(deux films avec une icône virile -et un message personnel-)

TWO LOVERS
de James Gray

(message personnel à Joaquin Phoenix, dont je sais par ailleurs qu'il est un lecteur assidu de ce blog : "mon cher Jojo, tu as bien raison de vouloir arrêter de tourner, je ne pourrais pas supporter d'être, une autre fois, aussi bouleversé par un de tes personnages. Profite bien de tes vacs. Biz") Je n'avais pas voulu le voir quand il était passé dans le bôô cinéma parce qu'il était -horreur!- en VF, et j'ai donc profité de la Fête du Cinéma (et du fait que -huhuhu- on avait justement émis le souhait de le revoir, en VO cette fois-ci). Et j'ai rudement bien fait.

Au menu, une histoire en apparence moins noire et violemment tordue que les films précédents de James Gray. Quoique... Où Leonard (Joaquin P.), jeune homme souffrant de troubles bipolaires et vivant encore chez ses parents (sa maman a les traits d'Isabelle Rossellini, pas moins, si si, même si elle est un peu zarb  et  l'espionne régulièrement par-dessous la porte de sa chambre...) est partagé entre deux demoiselles (bipolaire, aussi, donc, au niveau du coeur)  : la brune (la rangée, bien peignée et propre sur elle) que leurs parents respectifs poussent peu discrètement dans ses pattes pour un genre de mariage arrangé et raisonnable, et la blonde (la dérangée ?) et un peu excessive (un peu sex, beaucoup drugs et très rock'n'roll) voisine d'en face... Amour, amitié, espoir, désespoir. Une histoire simplissime mais pourtant (d'autant plus) forte. Petite musique tchekovienne ineffable (A aime B qui aime C qui...).

C'est, en plus, très bien filmé, (mais bon on est chez James Gray, ce n'est pas vraiment étonnant) et, comme écrit plus haut, Joaquin Phoenix y est proprement extraordinaire. Ce mec-là est sidérant tellement il porte le film, et pourtant il fait passer ça en finesse, de la vraie dentelle, trois fois rien : un regard, un sourire, une main qui bouge à peine... Ma voisine Joseline a failli me tendre un mouchoir quand les lumières se sont rallumées tant j'avais les yeux rouges. Et cinq minutes après, croisant Marie sur le parking et tentant de lui évoquer le film en deux mots, rebelote! Bon c'est vrai qu'en ce moment, avec les questions que je me pose sur les relations, le couple, l'amour etc. j'étais spécialement réceptif, peut-être...N'empêche.  Magistral. Un film qui aurait du indiscutablement figurer dans mon best of 2008.

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JEUX DE POUVOIR
de Kevin MacDonald

(message personnel à Russel Crowe, lui aussi  lecteur assidu de ce blog : "Mon cher Ruru, que tu sois en  chemise en jeans de gros journaliste irlandais à cheveux longs et gras ou  dans ta petite jupette de Gladiator tu m'excites intéresses tout autant. Même si t'as pris un peu de popotin, que tu noues la joue un peu cracra négligé, ce n'est pas pour me déplaire...Fais attention aux triglycérides, quand même...")

Un "thriller paranoïaque" qu'on profite de la Fête du C. pour voir, tiré (je l'ai appris au générique) d'une série télévisée, où un journaliste (Russelchounet) découvre que deux faits-divers (dont un scandale impliquant un de ses amis, devenu député) en apparence indépendants sont en réalité intimement liés, et que derrière tout ça se cache une étrange et puissante multinationale à tendance militariste et que mon dieu mon dieu (le rythme s'accélère) les plus hautes sphères du pouvoir semblent être touchées et que mon dieu mon dieu mon dieu voilà même un tueur quasi-cyborg lancé à ses trousses...

Je rigole, comme ça, mais le teme de "thriller haletant" n'est pas usurpé : on n'arrête pas de courir derrière les basques de notre ami  (qui n'a d'ailleurs pas une course très esthétique mais bon là n'est pas le problème), et de rebondissements en retournements de situation, de révélations en manipulations, le spectateur est mené par le bout du nez, à peine le temps de respirer, alors manger du popcorn pensez...( c'était une séance de 22h30 et les djeuns présent n'ont rien mâché de bruyant) en n'étant, comme on dit, pas au bout de ses surprises... Je ne suis pas certain d'avoir tout compris, (comment sa femme était au courant, pour le salaire de sa maîtresse ???)  mais bon je suis sorti de là plutôt satisfait: oui, j'ai passé un  bon moment... Pas inoubliable, mais un bon moment! En plus, pendant le générique de fin, on a un petit documentaire sur la fabrication des journaux : S'instruire en s'amusant, et s'amuser en s'instruisant...


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(que ce soit dans la française ou l'américaine, ils ont laissé les cheveux gras dans l'ombre...)

Posté par chori à 17:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]