vendredi 12 octobre 2007

la grande lessive

C'était le 27 septembre dernier, il pleuvait, et "quand la pluie est passée, par terre ça faisait comme quand on se regarde dans une glace" (dixit la jeune A.)

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c'était juste pour un jour, c'était un beau jour...
(merci encore à Marie et à Catherine...)

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jeudi 11 octobre 2007

soir

Un soir passé à réécouter des nunucheries après avoir réussi à réinstaller shareaza quasiment comme avant, alors que l'après-midi même on était quasiment prèt à jeter l'ordi par la f'nêtre tellement on n'y comprenait plus rien, oui un soir donc relativement doux où on n'a même pas eu le courage de sortir pour aller au ciné voir un film qu'on n'avait finalement pas si envie de voir que ça, un soir donc où on se dit qu'on pourrait quand même en profiter par exemple pour répondre au mail du jeune homme en t-shirt qui nous avait tout de même fait si plaisir l'autre matin, un soir où on se sentirait, assez  inexplicablement, en paix, pourtant, rien de plus que d'hab' (ah si la satisfaction d'avoir réussi à s'en sortir tout seul) pourtant hein, un soir où les infos parlent de stage punitif à 450€ pour les 'ilains fumeur de shit ouh les cornes (arghh mais je ne me sens pas du tout concerné, je ne conduis JAMAIS dans cet état-là!) mieux vaut s'acheter des stoque opcheunze, un soir où on est habitué aux police menottes prison de plus en plus banalisés sur leschaînes publiques, un soir où on se sait fichtre pas ce qu'on a donc pu faire du courrier reçu ce matin, un soir ni trop froid ni trop chaud, juste comme il faut, et  pourtant un soir avec toujours la vaisselle sale dans l'évier et les journaux en pile, un soir d'octobre, bref, où on va justement se rouler un tit stick avant dodo, un soir où on apprend ouf qu'une entrevue prévue pour le lendemain (qu'on appréhendait un peu) est justement ajournée, et remise à un jour où on ne pourra, de surcroit, hélas y assister, un soir où on ne manquerait de rien, où on n'aurait rien à se reprocher, tout seul peut-être mais peinard, un soir de copines au téléphone pour des messages ou des conversations plus ou moins loufoques, un soir anodin, un soir bénin, bref un soir délicieux...

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(non, non, rien d'autre à raconter...)

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mardi 9 octobre 2007

rouge sur blanc, tout fout le camp

Cette histoire de Cy Twombly et de la demoiselle qui apposa un baiser au rouge à lèvres très rouge (comme celui dit "de la grosse V.") largement répercutée par les médias. L'artiste (que, par ailleurs, j'aime plutôt énormément) se serait dit "horrifié" par ce geste que la demoiselle pensait être "d'amour" mais ne réclamait qu'un euro symbolique de dédommagement. Soit. Il s'agissait au départ, dans la presse et les média,  d'un "monochrome blanc", faisant partie d'un tryptique (estimé à quelques millions d'euros), et à ce titre, le Musée réclamait hmmm beaucoup d'euros de dommages et intérêts. Ok. sauf que, aux dernières nouvelles, il ne s'agirait pas, selon l'avocat de la défense, d'un monochrome blanc, mais bien d'une toile vierge. Plus exactement, une toile apprêtée, donc prête à peindre, commes celles qu'on trouve dans le commerce. Donc sans aucune intervention de la part de l'artiste. Et, comme dit toujours l'avocat, "il suffit alors de racheter le même dans le commerce pour la remplacer et basta."
Deux millions d'euros, ça fait cher pour rien, non ?
(Euh, tu peux te rendormir, Averell...)

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ps : blanc sur rouge, rien de bouge...

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lundi 8 octobre 2007

pilule amère

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(J'aime les vieux livres de lecture, surtout quand ils parlent de moi :
"Parlez moi d'moi, y a qu'ça qui m'intéresse,etc.")

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dimanche 7 octobre 2007

franchir la ligne

UN SECRET
de Claude Miller

Drôle (!) de film.
Qui commence plutôt bien (très bien, même, les histoires de gosse malheureux, j'ai un faible, Caliméro oblige), tout le premier tiers disons, jusqu'à gling gling! la découverte de l'existence du secret, puis qui ralentit un peu, met ses warnings, et fait du sur-place narratif (le deuxième tiers) avant de finir plutôt mal en fonçant dans le décor, à force d'entasser soudain comme avec frénésie les bévues, les excès, les bourdes et les maladresses, bref badaboum.
C'est du grand public, du sur-mesure, du cousu main, du prêt à pleurer, du casting béton bankable. Qui tendrait à prouver que
1) Bruel a encore de beaux restes, mais de là à lui faire traverser trente ans quasi sans prendre une ride  faut pas exagérer. Pour faire passer la pilule, Miller nous joue in extremis la carte regardez comme je l'ai bien fait vieillir de 50 ans tout d'un coup, mais là non plus hélas ça ne prend pas. Son personnage, Mxime est qualifié par les Inrockchounets d'intéressant. Certes, mais en le voyant on a le sentiment un peu que c'est le personnage de Bruel qui a contaminé le personnage qu'il interprète. Ou c'est moi qui interprète ?
2) Ludivine Sagnier devient un peu agaçante a toujours ainsi gémir etêtre malheureuse, et, osons le mot, calimérer. Non à la victimisation! (Observez tout de même la transformation du cadeau qu'on lui apporte à son anniversaire : hop! il est petit! hop! il est grand! hop il est moyen! Ou c'est moi qui hallucine ?)
3) Cécile de France devient un peu agaçante aussi à, au contraire, jouer les super femmes super belles fortes super moi je. Non à la championnisation! (Ou c'est moi qui me fatigue ?)
4) Julie Depardieu confirme, une fois de plus, avec un joli rôle d'amie de la famille (discrètement lesbienne si je ne m'abuse), sa nature tchékhovienne, et combien elle est une actrice fine et subtile (et hélas trop sous-employée)
5) Nathalie Boutefeu confirme, elle aussi, tout le bien qu'on pensait d'elle depuis les films de Jérôme Bonnel, et que ça fait sacrément plaisir de la voir arriver enfin dans la "cour des grands". Elle est parfaite dans le rôle de la soeur.
6) Claude Miller prouve encore qu'il est doué pour recruter et faire jouer des enfants (on en a ici deux pour le prix d'un : le premier en tout mais sauf en gym, (2,2kg à la naissance) et au contraire le premier en gym mais on ne sait pas trop pour le reste (3,6kg). (A propos d'enfant, son fils, Nathan, qui jouait le petit rouquin à lunettes qui se prenait un ballon en pleine poire dans La meilleure façon de marcher est à présent monteur dans le film de son papa, mais bon, ça n'a rien à voir avec l'histoire qui nous intéresse...)

Histoire de famille donc, racontée par un fils (Amalric) à papa (Bruel) et maman (de France), fils mal-aimé à cause d'un secret (justement celui qui sous-tend le film et qu'on ne peut pas le raconter parce que sinon il n'y a plus de mystère)  mais déconstruite en plusieurs strates, un vrai mille-feuilles narratif. L'histoire d'une famille juive entre 36 et aujourd'hui, où une tragédie mondiale (39/45, ça c'est pour l'Histoire) se double d'une tragédie familiale (le fameux secret, ça c'est pour l'histoire). Et pour qu'on ne se perde pas, Miller nous met des post-it : les années aujourd'hui, c'est en noir et blanc, les autres années c'est en couleur, mais avec un traitement particulier pour les années 50/60 (un super-huitage de l'image, avec des couleurs un peu acidifiées, plutôt très réussi dans le genre gravure de vocabulaire : au bord de la piscine dans les années 60). Au début, la guerre est loin (on est bien après), puis on est avant (36, le Front populaire) et finalement on est pendant.

Au début, on a incontestablement affaire à un cinéaste : dans le choix des images des cadrages, le rythme,  la finesse dans les transitions entre les plans et les strates de temps, voire la gestion des effets spéciaux... Dans la problématique, aussi, avec ce gamin maigrichon pâlichon qui s'invente un frère super balèze, qui fantasme l'histoire de ses parents (entre Amélie Poulain et Toto le héros). Jusqu'à l'ouverture gling gling again! de cette valise au grenier. Et la découverte d'une autre version que la sienne de l'histoire fmailiale. Dommage qu'alors (le ventre mou du film) il laisse un peu tout ça en plan (en planplan, plutôt...) et que, surtout, après (la fin), on se retrouve en plein naufrage narratif, où le raconteur tenterait de nous expliquer qu'il a assez de mal à rassembler tous les fils de son histoire et à retomber sur ses pattes pour abandonner toute vélléité créative.

A la précision de la reconstitution (de la fiction, donc, même si estampillée du label "d'après des faits réels") le réalisateur a hélas cru bon d'ajouter des images d'archives (de la réalité, donc, abominable, insoutenable) dont on finit par ne plus savoir si elles tirent plus vers la maladresse ou l'obscénité. Et était-ce vraiment judicieux d'enfoncer le clou en faisant ce parallèle lourdingue entre un cimetière d'animaux et la liste des victimes de l'Holocauste ? (Les voix d'enfants, tout à la fin, n'étaient pas véritablement indispensables, non ?) Comme cette histoire de chien, qui me semble assez malvenue, mais peut-être suis-je trop sensible et/ou respectueux ?

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samedi 6 octobre 2007

profonditude

LES AMOURS D'ASTREE ET DE CELADON
d'Eric Rohmer

Autant j'ai beaucoup aimé certains Rohmer "ordinaires" (avec des gens habillés comme vous et moi, et qui parlent comme vous et moi un juste un peu plus que vous et moi) - je range très haut, par exemple, Les nuits de la pleine lune, pour moi peut-être "le" film emblématique des années 80 -, autant j'ai eu du mal avec les Rohmer "en costume" : (j'avais évité en leur temps La marquise d'O et Perceval le gallois),Triple agent, par exemple où j'ai dormi d'un bout à l'autre, ou l'Archiduc et la Vicomtesse (je sais, je sais, je n'arrive jamais à me souvenir du titre exact) où je m'affalai idem et illico dans les bras de Morphée... J'abordais donc celui-ci avec la plus extrême circonspection, d'autant plus que mon ami Hervé me l'avait décrit comme très très particulier.
Et alors ???
(le choeur des bergers et des bergères)
Eh bien, en entrant dans la salle, mon inquiétude se trouva confirmée : nous y étions quatre (4!), notre moyenne d'âge devait être de 114 ans..., à part moi ne devaient être assis là que des intellectuels chenus ayant, fort jadis, écrit des thèses sur Honoré D'Urfé... Le noir s'est fait, puis une ritournelle joliette, et hop ce fut parti! (les films dits "art et essai" n'ont ici droit  ni à la pub ni aux bandes-annonces. L'heure c'est l'heure!)
La mise en route est... surprenante, quelque part entre Eugène Green et le Lancelot de Bresson. Oups!  Mais relativement ce à quoi je m'attendais (pas dit "ce que je craignais"!)Bergers, bergères, flutiaux, fêtes champêtres et babillage amoureux hiératiquement articulé. Mais plutôt dans une volonté de suggestion que de reconstitution. Je m'accroche, je regarde, j'écoute, avec attention et au bout d'un moment, je l'avoue, m'assoupis. Pas longtemps. Je fais un effort, je prends sur moi, et rouvre un oeil, puis deux, change de position... Tiens mais c'est une photo dans le médaillon, tiens un druide habillé comme un  pope, tiens une panière, tiens une cabane de berger, tiens une histoire de travesti...
Et le troublant Andy Gillet, (qui, dans la dernière partie, m'évoqua par instant l'image de ma très chère Hélène Fillières) et la mignonnissime demoiselle Crayencour. Qui batifolent, et mignardent et jeudel'amour et duhasardent. L'amour, les serments, les parjures, la mort, la fidélité, tout ça... Pas tout neuf comme thématique, mais ascétique au niveau du traitement. Tout cela est  joli, gracieux, sensuel,  peut-être, mais plutôt épuré aussi. Le médiéval light, l'amour courtois en version ligne claire... Picturalement, on hésite entre Fragonard et Boucher...
Je ne me suis pas rendormi, je n'ai pas regardé ma montre, et ai vu tout cela avec un certain plaisir. (pervers ?) L'histoire ? On  s'en fiche un peu, on sait qu'à la fin l'amour triomphe et qu'ils vont se retrouver. Avis à la population (et surtout mon ami Pépin : c'est un film pour adultes avertis - enfin, par rapport aux autres films de Rohmer - : ici, on affiche avec complaisance et plusieurs fois même la charmante poitrine d'une bergère légère...)

Moralité : Les filles de druides sont lesbiennes ? (Euh... tu peux te rendormir, Averell)

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vendredi 5 octobre 2007

micro36

Sentiments ténus, émois fugitifs, ondées passagères.

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Se contenter de.

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"J'ai le sentiment que plus je vieillis, et plus je plais aux hommes."
(Christian Gailly, cité par Dominique)

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"Il est poilu moralement."

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Catherine m'a apporté une photo de famille, découpée dans la presse, qui porte en elle, selon moi, toute la douceur du monde.

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Une portière entr'ouverte d'où émerge, mieux qu'une gracieuse gambette féminine en talons-aiguilles, une  grosse patte virile en pantalon fluo de travailleur, avec les pompes idem.

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Trop de poches, pour trop de clés à y ranger.

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Un papa rond et doux comme un gros nounours.

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Un peu partout, de mystérieuses petites plumes blanches.

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Plaisirs simples : manger du pain d'épices avec du beurre.

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C'est un jeune homme à éclipses.

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"Et larmes et faim et soif et froid et nuit qui tombe"
(Norge ?)

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Les temps de cuisson au four à micro-ondes sont toujours surestimés.

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jeudi 4 octobre 2007

marieuses

(une vieille histoire, retrouvée en faisant le ménage)

"Les mariages arrangés, ça ne fonctionne jamais." me suis-je répété en rigolant toute la soirée...
Hier soir donc, j'étais invité chez un couple d'amis, avec un autre couple d'amis (que je connais bien aussi) et un autre de leurs amis (que je ne connais pas, mais dont j'ai beaucoup entendu parler par l'élément mâle de l'autre couple d'amis - pour faire bref, je sais que le monsieur en question est un artiste, qu'il est pédé, qu'il a -comme moi d'ailleurs- toujours eu un léger faible pour le mari de l'autre couple, mais, comme moi bien sûr, en tout bien tout honneur, d'ailleurs ils se vouvoient)
La soirée commence bizarrement, j'arrive le premier, l'hôtesse est au téléphone avec la dame de l'autre couple d'amis qui ne sait pas où est passé son mari (mais c'est une situation relativement habituelle), qu'ils annonce qu'ils arriveront en retard et s'inquiète donc pour l'ami commun qui doit venir, mais dont elle sait qu'il est tellement timide, osera-t-il entrer ?
Bref on commence à boire l'apéro à trois, pour faire venir les autres, ça ne manque pas, on sonne et arrive donc le fameux monsieur tout seul que (ouf!) je ne connais effectivement pas (je craignais d'avoir à reconnaître quelqu'un déjà vu entre d'autres mieux moins avouables!) Ouf donc, il est effectivement calme, peu bavard, sympathiqur, discret, nous entretenons une conversation en pointillés (pas facile de rompre la glace, heureusement il y a plein de choses à boire et à grignoter...)
Finalement arrive l'autre couple d'amis. Lui a l'air déjà un peu éméché, mais souriant, l'ambiance est donc plutôt détendue, les conversations se nouent se dénouent, vous voyez bien ambiance apéro estival et champêtre... Mais c'est un peu bizarre, je trouve que P. (le mari de l"autre couple, ceux qui viennent d'arriver) est très... attentionné avec moi (sur le ton de la plaisanterie bien sûr), il veut s'asseoir absolument près de moi au repas, tandis que l'autre ami est placé à l'autre bout de la table. Le repas se passe très agréablement, je souris un peu intérieurement, chacun des convives vantant à l'autre notre créativité et nos charmes respectifs et la quantité de choses que nous avons ainsi en commun. Tenteraient-ils de nous pousser dans les bras l'un de l'autre ? Pas facile, hihi nous sommes d'ailleurs chacun à une extrémité de la table (et d'autant plus que je suis un peu accaparé par P...) J'ai failli alors expliquer à nos amis que, certes, leurs efforts étaient touchants et méritoires, mais que ce n'est pas parce qu'on est tous les deux pédés et artistes qu'on était forcément compatibles et qu'on allait se tomber dans les bras l'un de l'autre en gémissant d'aise. Mais je me suis tu.
Arrivera pour le dessert un troisième couple, ce qui compliquera encore un peu les rapports, puisqu'il s'avère que l'ami tout seul (qui jusque là vouvoie et est vouvoyé par tout le monde) connaît très bien C., la dame du  couple en question, et qu'ils se tutoient depuis toujours. A table,  alcoolémie aidant, ça vouvoie, ça tutoie, ça s'embrouille, les éclats de rire gagnent en intensité sonore, (les bafouillements aussi, et l'élocution parfois devenue pâteuse.)
Le premier couple repartira en premier, assez tôt d'ailleurs, nous resterons encore un moment, j'aime l"ambiance fin de repas estival, café, nuit d'été, grillons... puis chacun finira par prendre congé. L'ami tout seul repartira chez lui à pied, comme il était venu (il s'avère qu'il habite tout près) et je remonterai dans ma voiture, après que nous nous soyons amicalement serré la main.

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mercredi 3 octobre 2007

à vue de nez

L'ORL m'avait bien répété, en m'enfilant sa petite caméra dans les fosses nasales (on finit presque par y prendre goût) que oui c'était lié à mon stress... Me voilà sans doute soudain destressé, car depuis deux jours ayant partiellement recouvré mon olfaction (et le goût aussi!)
Mais ce n'est ni constant ni définitif, ça ressemble plutôt à une radio, oui un vieux poste à galène, quand on tournicotait le bouton des stations pour trouver la bonne fréquence, par instants c'est précis, c'est net, on est juste dessus, on profite de tout, mais pfffft!  à d'autres l'onde porteuse (c'est comme ça que ça s'appelle ? ) s'évanouit dans l'éther et tout se ratatine, oui c'était là l'instant d'avant, et soudain ça s'amenuise, ça s'évanouit ça disparaît, on capte de moins en moins, les parasites brouillent l'écoute, et hop! le message olfactif disparaît dans le néant!
Odorat donc en pointillés. Fragile, incertain, parfois, comme ci comme ça, mais c'est mieux que rien, on en profite désespéréement, on s'en met plein les narines, puisqu'on sait que ça peut disparaître à nouveau complètement n'importe quand. Mieux vaut un petit peu de temps en temps que rien du tout jamais, non ? c'est dans l'air du temps... (Renifler plus pour sentir plus ?)
(et du coup tout ça me rappelle il y a très longtemps quand on écoutait Radio-Andorre : Aqui Radio-Andorra... mais ça n'a aucun rapport.)

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lundi 1 octobre 2007

family life

Ils sont arrivés juste avant moi sur le parking de mon ORL chez qui j'ai rendez-vous ce matin. Se sont garés sur la place handicapés (mais peut-être le gros papa l'est-il), sortent en rafale de la bagnole : le gros papa donc, la petite maman, et trois enfants un peu en vrac : l'ainé, la cadette et "le petit" (ou "la petite" ? pas vraiment réussi à établir un diagnostic précis, puisqu'on ne l'appelait que "bébé".)
Rentrent juste devant moi, le temps que je me présente à la secrétaire, ils ont déjà investi la -petite- salle d'attente. Sont déjà là une dame âgée et une mère avec son fils. Il ne reste plus qu'une chaise libre, à côté du gros papa, qui souffle très très fort et de façon continue (il semble avoir des problèmes respiratoires),  je m'y installe donc, face à la maman et aux trois enfants, qui sont en train de prendre possession des lieux, plutôt bruyamment d'ailleurs, s'installant sur la table basse qui sert -en principe- à poser les magazines (j'ai réussi à en piquer un juste avant que l'opération ne devienne impossible pour cause de matériel scolaire posé dessus et d'enfants donc y travaillant.
L'ainé a visiblement une dictée de mots à écrire sur son cahier, des mots en ail, précisément, que la maman lui lit successivement et dont elle surveille la recopie un gouvernail, du corail, un chandail tout en répondant de l'autre main à la soeur qui a sorti elle aussi un cahier dans lequel elle recopie je ne sais trop quoi, sans oublier le "bébé" qui a un livre sonore sur lequel il appuie avec ravissement, et chaque fois que ça fait un nouveau bruit sa maman lui demande de lui dire de quel animal s'agit-il, un soupirail, de l'émail, et la gamine qui demande je ne sais pas quoi, et le livre qui fait tût tût et pouet pouet et le papa qui souffle rauque et la maman qui réussit à mener de front la dictée la réponse au papa la conversation avec le bébé, les remarques à la soeur, pendant que ma voisine s'est obstinément vissée la tête dans son magazine et que la dame et son fils assis dans l'autre coin, visiblement décontenancés par cette prestation inattendue, se relaient pour aller aux toilettes, pour pouvoir échapper sans doute quelques instants à tout ce brouhaha, toute cette agitation...
Le docteur arrive, c'est ma voisine de droite qui part, la veinarde ! Je pense que je vais avoir du mal à supporter tout ça une écaille de la paille mais finalement ouf! c'est moi que l'ORL vient chercher juste après. Il me confirme d'un clin d'oeil complice et rigolard que la fin de mon supplice est arrivée...

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