mardi 2 janvier 2007

micro22

J'avais fait un crochet assez conséquent pour éviter de passer devant le 17 de la rue P.

*

Dans le rêve il m'accueillait avec le sourire et les bras grands ouverts.

*

La gare de Troyes n'aura pas lieu.

*

Son message n'était, au sens strict, qu'une piqûre de rappel.

*

"Du calme du calme du calme!" criait de plus en plus fort ce monsieur en sortant de sa voiture, tombée en panne au feu vert.

*

"Dominique, il reste du cou!"

*

Une petite troupe sympathique d'Italiens rigolards et mal rasés.

*

Il a fait moins froid à Vesoul qu'à Paris.

*

A quelques minutes près, c'était encore moi qui percutais cette vache qui divaguait hier soir dans le brouillard.

*

Je ne sais plus si c'est la faim ou l'envie de vomir qui me tripatouille les entrailles.

*

30 décembre, 17h, sur une route de campagne, des flics jouissent (probablement) en chopant leurs derniers automobilistes de l'année pour excès de vitesse.

*

Payé plus de 4€ pour un pain bio ayant les dimensions et la texture d'une brique.

*

Le 31 décembre, c'est la Pointe du Raz de l'année.

*

De résolution à révolution, il n'y a qu'un pas...

*

Pourquoi est-ce toujours après avoir fait la connerie qu'on réalise qu'on s'est trompé ?

*

Posté par chori à 20:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 1 janvier 2007

sur le toit

LIBERO
de Kim Rossi STUART

Le dernier film de l'année... En général j'ai pour lui une certaine tendresse (l'an dernier c'était le très beau BE WITH ME d'Eric Khoo), mais celui-ci n'est pas en reste, surtout que je l'attendais depuis un certain temps (depuis qu'à Paris, avec Malou, on avait eu tous les deux les larmes aux yeux dès la fin de la bande-annonce...)

Histoire d'une famille ban(c)ale : Papa, une fille, et un garçon (plus jeune). Mamma ? E partita, comme on l'apprendra assez vite (enfin, surtout au moment où on la verra revenir!) Famille, prise dès le matin, au réveil, au tout début du film, donc, avec sa vie de, ses petites histoires, ses engueulades, ses réconciliations, ses jeux et ses rites. C'est très vrai, très juste, très réel : le quotidien, les détails,  la clé de la porte d'entrée qu'on cache dans le pot de fleurs, le boulot pour l'adulte, l'école pour les enfants... Cahin-caha hauts et bas mais surtout le ciment de l'affect pour maintenir debout cet édifice parfois un peu vacillant. Dans cette famille, le garçon s'appelle Tommy. Et le film va s'attacher un peu plus précisément à lui. On suit la vie au jour le jour, et au plus près, de ce gamin comme les autres mais pourtant singulier (le jeune Alessandro Moracce compose un personnage inoubliable), jusqu'au jour où...
Jusqu'au jour où la maman, blonde, en larmes, suppliante, revient, et veut reprendre sa place. On comprend, à l'attitude de chacun, que ce n'est pas la première fois, qu'il faut composer avec ce genre d'évènement, et, comme dit le gamin "de toute façon, elle va repartir..." La famille se "recompose" provisoirement, les choses ne sont pas faciles, de part et d'autre. Il s'agit de refaire fonctionner le mécanisme, il y a des doutes, des hésitations, des appréhensions, des refus, des fragilités, des colères. Jusqu'au jour où...


Kim Rossi Stuart a mis en scène et interprété (il joue -très fort- le rôle du père) cette histoire ordinaire, de gens ordinaires, mais qui jusqu'au bout vous tient dans votre fauteuil, entre le sourire, les larmes, l'angoisse même parfois, avec une minutie, une force, une justesse, peu communes. Le retour de la mère n'est pas le ressort unique de cette histoire, c'est juste l'un de ses éléments, tout comme la relation du fils avec sa mère ne constitue pas forcément le plus important des problèmes que celui-ci doit affronter. Il s'agit pour chacun de tenir sa juste place. Pour l'adulte, être père (à défaut d'être mari), avec toute la difficulté qu'il y a à être un père jeune, à trouver un juste milieu entre les rigolades et les chatouilles copain-copain et les coups de gueule et de désespoir c'est moi qui commande et c'est difficile. Pour l'enfant, il s'agit à la fois d'être fils de, mais aussi, simplement, enfant.Il y a des moments, touchants, où on ne sait plus quel est l'adulte et quel est l'enfant, entre les deux...
Et l'enfance c'est tout ça aussi, grimper sur le toit en cachette, mettre un billet dans le cahier d'une fille pour lui dire qu'on l'aime, être fasciné par un camarade sourd, tirer la tronche quand on est obligé de manger de la langue, prendre part à une compétition de natation contre son gré, avoir envie d'aller aux sports d'hiver avec le fils des voisins, pleurer dans le bus en lisant une lettre de sa mère...
Un beau film.

18680500_1_

Posté par chori à 16:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

rézolutions

2006 :

DSC02209

2007 :

DSC02210

("du passé faisons table rase" ???)

Posté par chori à 11:47 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

dans le bouillon

DSC02195

Posté par chori à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
dimanche 31 décembre 2006

films 2006

Cette année, hop! y en a quinze (plus un) pour le prix de dix, plaignez-vous donc...

* les "grosses machines" :

MARIE-ANTOINETTE
LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN

* les "petits indés directos from ze festival de sundance"  et assimilés:

SHORTBUS
MALA NOCHE
TRANSAMERICA
LIITLE MISS SUNSHINE

* les "franco-belges" :

FLANDRES
DANS PARIS
LADY CHATTERLEY
LA RAISON DU PLUS FAIBLE

* les "ailleurs géographiques et/ou cinématographiques" :

EL AURA
BLED NUMBER ONE
LA TERRE ABANDONNEE

LA MORT DE DANTE LAZARESCU
CINEMA ASPIRINES ET VAUTOURS

le "hors-compétition" :

MON VOISIN TOTORO
(que j'ai découvert très très très en retard mais bon y a que les imbéciles qui changent pas d'avis, hein ?)

18460461_1_18462848_1_18463378_1_18475973_1_18609479_1_18606391_1_18612764_1_18653393_1_18653808_1_18653842_1_186821951866838718616551_1_18667455_1_18680450_1_aff

Posté par chori à 08:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

samedi 30 décembre 2006

aigriture

Chaipas c'qu'y a... Dur dur (ou plutôt mou mou), bref incapable d'aligner quelques mots cohérents. Ca doit être l'autre jour quand j'ai voulu démonter mon envie d'écrire pour la nettoyer un peu, j'ai dû paumer un ressort, un bitonio, un p'tit mécanisme,  qu'a roulé par terre l'air de rien dans un coin et que maintenant sans lui le truc il marche plus. je vais chercher mon petit ressort pour pouvoir de nouveau écrire.

Tiens, pendant que j'y suis : retrouvé (en rangeant)  cette page, avec un petit texte assez joyeux ma foi, non daté, qui a vue de nez doit bien avoir une dizaine d'années au moins (sortez les chapeaux pointus et les trompettes) :

"Il ne saurait être question ni de chagrin ni de pitié, ni de solitude ni encore moins d'angoisse, non non, il s'agirait juste d'aligner les mots, les ci et les contre, les jamais et les dorénavant (ces histoires seraient navrantes)

Faire partie des fonds de stock, des invendus, des laissés-pour-compte, des restes, des épluchures, des déchets, des oranges pourries au fond des cageots, des exemplaires de démonstration, des légèrement défectueux, des seconde main, des cochonneries au fond du sac de l'aspirateur, des moches bêtes dont personne ne veut à la SPA, des cagneux, des galeux, des boiteux, des jouets cassés, des poupées qui louchent, des machins rouillés, des livres déchirés, des chaussettes dépareillées, des bouteilles cassées, des cartons percés, des mouchoirs perdus, des verres ébréchés, des ustensiles périmés, hors d'usage, à la casse, bons à rien, moins que zéro,  des "fermé pour cause" des "hors-service", des contaminés, des foutus, des immondes, bref du noir qu'on broie qu'on triture et qu'on jette.

"Vous, vous pensez avec vos couilles!"
(Un ticket pour deux)"

J'avais oublié -au moins- le terme "rebuts". Hihihi j'en pleure encore de rire... A quoi donc ont bien pu servir toutes ces années, hein ?

Posté par chori à 17:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
vendredi 29 décembre 2006

père nono

Je m'apprêtais à recopier intégralement cet article paru dans le libé du 24 décembre, intitulé "La preuve par zéro que le Père Noël est une imposture" parce que il m'avait bien fait rigoler dans le train, et voilà que je trouve en petit, tout en bas, l'url du site où ils sont allés pomper l'article en question. Pompons donc joyeusement, c'est ici! (même si, ok, ça ne fait pas très sérieux)
(Mais bon, après quelques recherches supplémentaires, , c'est bien mieux, construit, présenté, illustré, documenté!... Faites lire ça à vos n'enfants !)

Posté par chori à 20:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

faire le point

Matoo a écrit ici un bien beau post, à propos de blog, d'écriture, d'égo et de justifications, où il synthétise les choses bien mieux que je n'aurais pu le faire. Allez-y donc voir de ma part!

DSC02205
(joliesses hivernales, faute de mieux...)

Posté par chori à 12:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 28 décembre 2006

bush

10 CANOES, 150 LANCES ET 3 EPOUSES
de Rolf de Heer

Qui dit à Paris dit MK2 Beaubourg. Film vu, donc, le 25 décembre, à la séance avant midi. Imaginez : tête un peu dans le cul, estomac tortillé avec le syndrome nuit blanche, poches sous les yeux, bref je craignais un peu l'assoupissement avec gros ronflement de bourrin eh bien pas du tout!
J'ai à peine entrefermé l'oeil quelques secondes, mais mon intérêt était si dense que je n'en ai perdu que quelques miettounettes. J'aime ce réalisateur (du moins le peu que j'en ai vu : La chambre tranquille et Le projet d'Alexandra) pour son univers un peu atypique, des fois genre un peu poil à gratter, un zeste d'inconfortable, mais allociné m'apprend qu'il y en a une sacrée flopée d'autres, notamment The tracker, déjà sur les aborigènes.
10 canoës, 150 lances et 3 épouses (le titre français allonge inutilement le titre original, beaucoup plus sobre, juste ten canoes) a été écrit avec eux, joués par eux, dans leur propre langue. Un narrateur (en voix off) annonce qu'il va raconter une histoire qui s'est passée il y a longtemps (noir et blanc), et dans cette histoire, un des personnages raconte une histoire qui s'est passée il ya très très longtemps (et là on est en couleurs). Dans la première il est question d'un jeune homme qui en pince pour la troisième -et la plus jeune- épouse de son frère, et c'est ce frère qui va lui raconter (pour tempérer ses ardeurs ? ) l'histoire d'un jeune homme qui convoitait la troisième épouse de son frère...
Mais attention on n'est ni dans Connaissance du Monde ni, comme voudraient le faire croire quelques critiques bêtas, dans Les dieux sont tombés sur la tête 3 (je vous préviens charitablement, on ne se tape pas sur les cuisses en hurlant de rire, à longueur de film non non.) Tel quel, c'est vrai, c'est un film difficile à ranger. Ethno ? Docu romancé ? Conte et légende ? Fable illustrée ? Prenons donc le pour ce qu'il est, juste un film. Avec de l'amour, du suspense, un certain humour, des chouettes paysages, des chouettes mecs aussi (je suis désolé, on va encore dire que je suis sectaire, mais c'est un fait avéré : les  aborigènes mâles sont infiniment plus agréables à l'oeil que leurs pendants -c'est le cas de le dire pffff- du beau sexe, je n'y peux rien, c'est ainsi.) car de plus 100% FAQV : les acteurs sont nus tout le temps, mais c'est normal, c'est comme ça qu'ils viv(ai)ent!... Et, ce qui ne gâche rien, avec un vrai discours cinématographique (j'allais écrire "un discours sur le discours"!) entre les différents niveaux de narration, de représentation, sans que jamais tout ceci n'apparaisse comme trop redondant ou hermétique.
C'est... exotique, atypique, bucolique, nostalgique, politique (?) (cochez les cases correspondantes) mais ça m'a ragaillardi, en ce vingt-cinq décembre post et pré agapes. Le bonheur est dans le bush, cours-y vite, cours-y vite ?

18701968_1_

Posté par chori à 22:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
mardi 26 décembre 2006

now ailes

un sapin zen / des profiterolles de blé noir aux saint-jacques / du champagne (M*mm Cordon rouge) / un pousse-pousse "ministère de l'intérieur" / "la circulaire et autres racontars" / un éphéméride pour apprendre le chinois / un stylo à plumes, un stylo de père noël, et un stylo pailleté / des huîtres chaudes / un t-shirt avec des vaches / une montre "porte dauphine-nation" / des sets de table en napperons de papier / du foie gras à la mangue confite et aux épices / "ze big slip" et "le petit bluff de l'alcootest" / un t-shirt "commissariat aux sports militaires" / une poularde au vin jaune et aux morilles / des petits verres chinois avec un monsieur tout nu au fond / du dulce de leche qui vient vraiment d'argentine / "la forêt des morts" / une bombe à l'orange / un petit cochon jaune tirelire / deux livres de lecture vieux mais en parfait état / des cartes postales de bidasses d'un mauvais goût exquis / une charlotte aux marrons glacés / le dernier polar de john harvey / du savagnin / une plaque en terre trop belle pour faire un dessous de plat / un tampon à gratter les casseroles de luxe / cinq trompettes en carton pour faire pouet pouet / un chèque de 30 € / un moutardier en cochon avec la queue qui sert de cuillère / des très bonnes dattes /  l'esprit de noël... /

Posté par chori à 18:53 - - Commentaires [3] - Permalien [#]