lundi 12 février 2007

courriers

un) Trois jours de suite sans courrier

(Hypothèses) :
1) On me le vole
2) La Poste est en grève
3) Le facteur est mort
4) Le facteur est atteint de la maladie d'Alzheimer
5) Le facteur a confondu ma boîte avec celle de ma voisine
6) Mon courrier a été perdu
7) Mon courrier est détourné par le contre-espionnage qui veut savoir si je suis un dangereux terroriste

deux) Rangement

Il y a tout en bas des étagères de mon bureau deux caisses en plastique : une bleue (à gauche) où je "range" le courrier "administratif" et une jaune à droite où je stratifie le courrier "perso". Ca fait quelques années que ça s'accumulait, et comme je ne pouvais plus rien y ajouter sans risquer l'éboulement et l'ensevelissement consécutif(s), j'ai résolu de ranger, ou plutôt d'archiver, dans un carton marqué courrier perso 2000/2007.
Ce qu'il y a de bien, quand c'est le bordel, c'est le plaisir qu'on peut (oui oui, même moi) prendre à ranger. avant d'archiver il faut trier, pour que ça se range bien dans le carton : par formats, donc : au fond les "très grandes enveloppes", puis on fait des tas : les "cartes postales" les "allongées", les "standard", les "double format" (A5?) et, fatalement, les "inclassables". Ranger du courrier, c'est voyager dans le temps, voir resurgir des événements, des instants, des mots, des gens, qu'on avait peut-être un peu enfouis/oubliés et c'est vraiment pour moi -qui, vous le savez déjà, cultive la nostalgie- un moment délicieux, émouvant, attendrissant. Bien sûr, on en profite aussi, pour faire un peu de tri, mais juste un peu, à peine de quoi remplir un tout petit sac-poubelle. Et le reste, dans un carton qu'on va ranger sur l'étagère du dessus, dans le placard de la chambre, ne laissant en bas de l'étagère du bureau qu'une caisse en plastoche jaune désormais toute vide et comme désolée et qui à l'air de dire "remplis-moi, remplis-moi..." A ce rythme-là, rendez-vous au moins en 2014!

ps : Pour le courrier "administratif", j'ai juste tassé un peu la caisse pour pouvoir en rajouter encore ; c'est nettement moins glamour à ranger!

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samedi 10 février 2007

11 fois je

- Je me considère comme un genre d'imbécile heureux. Mais les deux en même temps : imbécile tout seul, non, heureux tout seul non plus, mais les deux ensemble oui oui!

- Je viens d'acheter mon nom de domaine ; lieuxcommuns.fr et lieuxcommuns.com étant déjà pris, ce sera donc lieuxcommuns.net. Affaire à suivre, donc.

- J'ai peut-être enfin saisi le sens de "Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour." Mais peut-être que je me trompe...

- J'ai du mal à faire mes bagages, mais j'ai autant de mal à les défaire : Tu repars en voyage ? m'a dit mon amie Christine, voyant mon sac de voyage, ouvert, à l'endroit où je l'ai posé il ya une semaine en arrivant de Clermont. Non non...

- Je me sens -en ce moment- extrêmement mou : moitié méduse et moitié chamallow.

- J'ai passé quasiment une heure à faire un joli mix sur CD alors que j'avais certainement un million de choses plus urgentes et plus importantes à faire. (Je suis en train de l'écouter en ce moment).

- Je crois que j'ai perdu définitivement le goût de me faire à manger (j'ai finalisé cette mauvaise habitude pendant cette semaine monacale à Clermont). Je bouffe n'importe quoi n'importe comment. A 150 kilos promis j'arrête.

- Je ne sais fichtre pas par quel bout empoigner la suite de cette année.

- Je lis "Microfictions" donc, un peu le soir et un peu le matin. Mais ça s'efface au fur et à mesure (il est impossible de mémoriser 500 histoires successives d'une page et demie). Expérience étrange. Il n'y a que la page que je suis en train de lire qui existe vraiment.

- Je me suis inquiété parce que je n'ai reçu aucun courrier pendant trois jours consécutifs, mais finalement aujourd'hui le facteur est simplement passé beaucoup plus tard que d'habitude (pour un samedi, en tout cas).

- Je pense que tout le monde s'en fout, et tout le monde a bien raison d'ailleurs.

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vendredi 9 février 2007

déflagration

LE DERNIER DES FOUS
de Laurent Achard

Sonné, K.O, groggy... c'est un peu l'état dans lequel je me trouvais (et je n'étais pas le seul) à la sortie, à l'issue d'un générique totalement (et terriblement) silencieux, blanc sur noir. Le temps de -comme on dit-reprendre mes esprits (c'est drôle comme expression, quand on y pense...) il m'a fallu faire une pause avant de repartir dans la tourmente, j'ai bu un café avec des copines qui, elles, n'avaient pas trop aimé.
C'est vrai que ce n'est pas du cinéma facile, ce tableau de famille très noir, cette famille en lambeaux, dont l'histoire nous apparaît strictement à travers les yeux de Martin, le jeune frère. Tout va se jouer, grosso modo dans cette ferme un peu délabrée, où tous cohabitent (ou tentent de). La mère qui reste cloîtrée dans sa chambre d'où elle promet violemment, à l'issue d'une scène d'anniversaire (et d'anthologie) qu'elle ne sortira jamais, la grand-mère, visage fermé,  qui ne pense qu'à vendre la ferme, le père, perdu entre ses machines agricoles et la porte close de la chambre de sa femme, et le fils aîné, poète raté, homo malheureux et alcoolo (oui  oui c'est peut-être un peu trop...), voilà les quatre pôles de la galaxie noire de Martin. Heureusement, il y a aussi Malika, l'employée de maison, la seule capable de lui apporter un peu d'affect, de chaleur.
Cette chronique d'un début d'été (le film s'ouvre au dernier jour de classe de Martin) n'a rien de bucolique ou de guilleret. Si l'état d'enfance de Martin est évoqué par des détails réalistes et habituels (le sac d'école, les devoirs de vacances, le pain et le chocolat, la grenadine) il est aussi vécu et noté comme celui de l'inquiétante étrangeté (l'enfant a un visage étrange, une démarche étrange, des occupations étranges...) Martin est un observateur qui cherche à percevoir (le film s'ouvre par un trou percé dans une porte et se termine peu ou prou à travers un soupirail), qui cherche à comprendre, à deviner, à donner du sens à ce(ux) qui l'entoure(nt).
Le film se bâtit sur une tension croissante, on est gagné, comme par  contamination, fasciné devant cette déglingue familiale, asphyxiante, un peu comme si on s'enfonçait dans un boyau souterrain qui se rétrécit inexorablement et dont on sait qu'on ne réussira pas forcément à sortir. Pourtant le film s'achève en pleine lumière -mais est-ce bien seulement la réalité ?- dans une scène -encore une fois- anthologique. Il y a ce qu'on voit, ce qu'on croit. Plusieurs fois on croit qu'on est mort (le frère sur la table de la cuisine, la copine dans l'étang), plusieurs fois on y est blessé (la confiture, la bestiole du début), plusieurs fois on a peur (la maison dans les bois, les cris de la mère), plusieurs fois on y manie des armes ou instruments contondants (la hache, la pierre dans la vitre, le révolver, la corde), parfois dans un registre métaphorique et parfois réaliste, mais le réel peut parfois être encore pire que ce qu'on croit ou ce qu'on imagine.
Tous les acteurs sont excellents, chacun dans son registre sans arrêt sur le fil (de la folie, du mutisme, de la douleur, du silence) de plus en plus en plus tendu par la densité de la mise en scène et de la direction d'acteurs, et ne sont pas pour rien dans la force anxiogène du film. Qui continue de résonner dans la tête du spectateur longtemps après le générique. Car il y a un vrai et beau travail, exigeant, de mise en espace, de cadrage, de dégraissage perpétuel de la narration au profit d'une extraordinaire rigueur de l'écriture filmique, qui jamais ne s'apesantira de façon voyante sur le pathos, mais au contraire le rejettera dans les ténèbres extérieures du hors-champ.
Dommage que -comme disent les journaux spécialisés- le film n'ait pas su rencontrer son public (malgré une presse quasi unaniment élogieuse et plusieurs prix dans différents festivals, il semble bien que le chiffre des entrées soit resté assez calamiteusement bas). Néanmoins, je vous le recommande énergiquement ; allez-y un jour d'allégresse et de grand soleil.

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jeudi 8 février 2007

feignasse deux

WHAT A WONDERFUL WORLD
de Faouzi Bensaïdi

Un film marocain qui ne ressemble pas aux habituels films marocains, si ce n'est par l'effet qu'il produit et qui peut s'apparenter à celui provoqué par l'inhalation de substances prohibées, mais néanmoins hilarantes, de même provenance. Un tueur à gage, une femme-flic, une copine mi-pute mi-cabine téléphonique, un jeune (et mimi) hacker qui rêve de traverser l'océan... On est quelque part entre Tati (Jacques) pour l'humour poétique et visuel, et Suleiman (Elias) pour le personnage principal pince-sans (mais parfois avec) rire. Bref, un joyeux bordel (ou un sacré souk, ce qui semblerait ici plus couleur locale.) Des hauts et des bas, de l'humour, de l'amour, du sang, du stupre, que demander de plus ? Sans compter que c'est plutôt bien filmé, même si pas toujours complètement à bon escient. A suivre...

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LE VIOLON
de Francisco Vargas

Un film mexicain dans un noir et blanc sublime, avec des paysans opprimés et des saletés de militaires opprimants, et donc des révolutionnaires cachés dans la forêt et poursuivis par les salopards en uniforme, des prisonniers torturés, des villages brûlés, des armes cachées, des résistants qui se font passer en douce des billets pliés en quatre, et surtout, beaucoup de chinga! et de cabron! dans la bande-son (c'est l'équivalent mexicain des shit! et des fuck! de nos américanoïdes polars) Entre ces deux mondes va et vient un vieillard, manchot, Don Plutarco, ratatiné comme un raisin sec, violoniste et mendiant, en compagnie de son fils et de son petit-fils, et il va tenter, avec ses petits moyens (le violon et l'étui à) de jouer son rôle dans cette guerilla, dans un jeu du chat et de la souris avec un militaire en apparence débonnaire... Se acabo la musica sera-t-il dit à la fin. Poignant.

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mercredi 7 février 2007

heureux hasard

Ca tombe bien : j'avais envie d'écrire, mais je ne savais pas exactement quoi... et voilà qu'en faisant ma tournée des popotes bloquesques voisines, je tombe sur cette page. Et voilà que c'est quasiment ce que j'aurais pu écrire, alors je ne résiste pas au plaisir de vous y renvoyer. Merci Barnabé!

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pavé

MICROFICTIONS
de Régis Jauffret

Mmmhhh... Après l'effort, le réconfort. Suis donc allé en ville cet après-midi, à la librairie plus précisément où j'ai ma carte de fidélité, carte qui -ô bonheur- était remplie et me donnait donc droit à un avoir de 15€ et des brouettes... J'ai acheté le bouquin que je convoitais, celui cité en titre.
C'est la première fois que j'achète un si gros bouquin à la neureufeu (plus de 1000 pages!) Finalement le rapport densité/prix est plutôt extrêmement favorable.

J'aime bien Régis Jauffret, découvert avec Promenade (quand il était encore publié chez Verticales), livre qui m'avait valu quelques volées de bois vert de la part de mes amis lorsque je l'avais mis en circulation dans notre Cleube du Livre cette année-là, et que j'avais alors qualifié de dispositif fictionnel. J'aimais ces centaines d'histoires au conditionnel, qui finissaient quasiment toutes mal... J'avais alors à l'époque acheté d'autres volumes du même, qui m'avaient valu quelques déconvenues (Clémence Picot, Histoire d'amour,...)mais aussi de grands (quel est le contraire de déconvenues ? convenues ?) bonheurs, notamment Jeux de Plage et Fragments de la vie des gens. Je pense que Jauffret est plus efficace sur de toutes petites distances.
J'avais pris à la lecture de ce dernier autant de plaisir que j'avais pris à lire L'observateur (est-ce le bon titre ?) de Thomas Bernhard. Des textes courts, une méchanceté sans faille, une hargne sans répit. L'humanité, chez Jauffret, est représentée sans masques, sans maquillage, sans concessions. A cru et sans pitié.
Et c'est d'autant plus efficace quand il s'agit, comme ici, de petites histoires d'environ une page et demie, sèches comme des coups de rasoir. L'écriture fonctionne à l'interne, en vase clos, dans chacune de ces historiettes bêtes et/ou méchantes. Jauffret n'a plus à s'embarrasser du liant narratif qu'il utilisait pour insérer chacun de ces fragments dans l'édifice narratif plus vaste du roman.
Il a jeté le ciment, il ne garde que les moëllons, et c'est comme ça qu'il me plaît. Brut. Je pense qu'il est beaucoup plus fort comme ça, juste des faits, sans fioritures, rangés par ordre alphabétique, sèchement, comme sans états d'âme.
Je vais le mettre près de mon lit pour l'avoir comme livre de chevet.

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mardi 6 février 2007

maison!

Reprendre pied.
Ou comment passer d'un monde à l'autre
Après une semaine cinéphagique, suivie de la transition d'un retour en train assez homérique (heureusement il n'y avait plus de neige,mais il y a avait beaucoup de monde!) retour aux pantoufles, maison, maison ! et je m'accorde un jour de battement entre le festival et les bozarts. (Aujourd'hui, ça devrait être quelque chose comme ma vraie rentrée en deuxième semestre (j'allais écrire en deuxième semaine!)
Pour l'heure encore un peu déphasé : où est mon sac ? où sont mes affaires ? où est-donc cette séquence photo que j'avais réalisée ? et ça je le prends ou pas ? Et le guide de l'étudiant ? et mon emploi du temps ? Du calme, du calme, ne panique pas, tout va bien se passer, là, là, respire, oui, c'est ça... tranquille!
C'est quoi cette image idiote que j'avais en tête hier soir avant de m'endormir ? ah oui je me sentais comme un aliment sur le point d'être frit : juste trempé dans l'oeuf (clermont) avant d'être roulé, non pas dans la farine (quoique...), mais dans la panure (les bozarts ?)... Oui cette image est idiote, je le confirme... mais il y a un peu de ça tout de même : changer d'état.

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dimanche 4 février 2007

micro24

J'écris souvent mais à la place de amis.

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Les capteurs olfactifs sont à deux neurones du cerveau.

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Il aura suffi d'une demi-madeleine pour que j'aie l'impression que les choses s'arrangent.

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(C'est bien mieux de rester sybillin, non ?)

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J'écris souvent dans ce blog pour me dispenser de téléphoner.

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Des relations entre Platon, le tango, et l'homosexualité.

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La planète Neptune est tellement loin du soleil que depuis sa découverte elle n'a pas encore fini d'en faire le tour!

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Ecrire occupe.

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Je confondais St-Germain-des-Fossés et St Pierre-des-Corps.

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Se dire que le monde est plein de petits barbus souriants que le hasard fera encore s'asseoir à côté de moi.

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La gare de Clermont n'est pas hospitalière.

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Tout de suite je monte affectivement en pression et l'aiguille passe dans le rouge.

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vendredi 2 février 2007

festival (quatre) : bilan

Petit bilan perso (j'ai vu presque tout ce que je voulais voir, il me reste une séance demain matin, avant la cérémonie de clôture à 18 heures...) de mes coups de coeur (les films sont rangés par ordre décroissant de durée) :

Internationaux :
LE PETIT VOLEUR (Corée, 26') Une histoire d'ado aigre-douce. Touchant.
LE  PERROQUET (Argentine, 25') Un vétérinaire débutant, un client pas ordinaire... Très émouvant.
NANJANINJA (Japon, 16') Un gamin qui rêve désespérément d'être un ninja va en rencontrer un... Attendrissant.
DEVENETI (Sénégal, 15') Un gamin mendie pour pouvoir écrire une lettre au Père Noël. Joli *
SALOPE (USA, 15') Love story entre Elle (Bitch) et Lui (Fucker). Méchamment rock.
LOST CARGO (Pays-Bas, 14') Animation SF à propos d'un robot trieur de nouilles dans une station spatiale. Drôlement efficace.
LEN AMOUREUX (Australie, 14') Une histoire "d'amour" à la Sturgeon entre un autiste orphelin et une demoiselle accidentée. Troublant.
TANGHI ARGENTINI (Belgique, 14') Un conte moderne, où un employé s'emploie à faire le bonheur de ses collègues, en douce. Irrésistible. *
TERREUR AU 3918 (Québec, 14') Alien revisité façon Québec, ou comment faire de la S.F en appartement. Déjanté.
LE T-SHIRT (Slovaquie, 10') Deux mecs s'affrontent en noir et blanc à propos du message d'un t-shirt. Viril mais correct. *

Français :
PETITES REVELATIONS (Marie Vermillard, 55') Dix neuf petites histoires de gens comme vous et moi mises bout à bout. Attachant.
J'AIME (Yvon Marciano, 31') A la façon de Perec, sur lequel le film s'ouvre, une liste de "J'aime..." en images, en forme d'autoportrait. Superbe.
LE MOZART DES PICKPOCKETS ( Philippe Pollet-Villard, 31') Deux malfrats loosers se coltinent un gamin sourd-muet roumain qu'il veulent initier à l'arnaque. Drôle et attendrissant.*
TRENTE ANS (Nicolas Casnibat, 20') Un papy chilien retourne chez lui après trente ans d'exil pour ramener les restes de sa femme disparue là-bas. Bouleversant.
LE LIT FROISSE (Myriam Donasis, 13') Deux copines un peu bourrées passent à l'acte et font l'amour. Le lendemain matin... Amour, amitié... Questionnant (!)
MÊME LES PIGEONS VONT AU PARADIS (Samuel Tourneux, 9') Un curé pas vraiment désintéressé veut monter une arnaque-paradis pour escroquer un papy. Mais tel est pris... Roublard.
MIGRATION ASSISTEE (Pauline Pinson) Ou comment partir au soleil quand on a du mal à voler. Hilarant.

Labo:
METAMORPHOSE (Japon, 16') Une audition où le candidat doit se transformer en choses de plus en plus difficiles. Explosif.
CRISTAL (Allemagne, 14') Montage expérimental de scènes de (vieux) films contenant des miroirs. Fascinant.
TOMBE A TERRE (Allemagne, 12') Reconstitution de l'assassinat du jeune homme exécuté sommairement à Londres par les policiers qui l'avaient pris pour un terroriste. Glaçant.
0.08 (Pays-Bas, 11') Portrait documentaire d'un jeune espagnol, fou de foot mais quasiment aveugle. Très touchant. 
RENIFLEUR (Norvège, 9') Une jolie fable de science-fiction, entre planerie et gros sabots du quotidien. Palme d'Or du court-métrage.
MONKEY LOVE (Singapour, 9') Un monsieur avec un costume rouge de singe cherche sous la neige les traces d'un amour perdu. Poétique. *
TROIS PETITES HISTOIRES DE SOLITUDE (Roumanie, 7') Trois plans, trois personnages. Un transfert. Pas un mot. Simplissime et d'autant plus émouvant.
A TOI DE JOUER (Singapour, 5') Chacun fait son son, mais tous ensemble, ça fait de la musique... Entraînant.
VOLATILES (France, 3') Un ovni canin et technoïde. Ebouriffant. *

... et une mention spéciale, parce que je ne sais toujours pas si j'ai adoré ou détesté, à JULY TRIP, de Waël Noureddine (35') : un homme parle de la guerre au Liban, vue de l'intérieur(s). Secouant.

additif samedi soir 21h : j'ai rajouté une petite étoile aux films qui ont été primés ; manque de bol, je n'avais pas vu le film qui a gagné la compétition internationale : LE DERNIER CHIEN DU RWANDA.
Voilà, c'est fini, demain je rentre à la maison...

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festival (trois)

Oups les choses s'accélèrent. Plus de gens, plus de files d'attente, plus de conseils échangés, et plus de choix à faire. Il faut savoir précisément ce qu'on ne veut pas rater et ce qui est dispensable, et s'organiser en fonction des ultimes séances dsponibles (pas trop tard, pas trop loin) pour planifier ses derniers choix avant la séance de clôture, samedi 18 heures. Je continue toujours à mon petit rythme (oui oui je vieillis) de quatre à cinq séances par jour (certains vont jusqu'à sept!)
On est un peu (complètement) hors du temps, de la réalité réelle. Je ne sais plus ce qui se passe d'important en France ou ailleurs (pas de télé, pas de journaux, hormis le quotidien du Festival).
On fait la queue, on boit des films, on va boire un café, on vérifie sur son programme, on repart faire la queue, etc...
Ce soir je tenterai de me livrer au petit jeu des pronostics, ou plutôt de me faire mon petit classement à moi.

Désolé, toujours pas d'images pour illustrer ces posts, j'ai bien pris l'appareil photo mais pas le cable pour relier à l'ordi, alors ce seront des photos à posteriori...

(photo à posteriori :)

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