jeudi 26 avril 2007

au(x) temps (pour moi)

le temps d'un retour :

lib__raba

(C'est mon ami Hervé qui m'a téléphoné -depuis Dijon* !- pour me prévenir de la nouvelle, une pleine page dans Libé... Je suis allé l'acheter, j'ai lu la page dans la rue et ça m'a fait un gros quelque chose au niveau des yeux -saletés de pollens...- Ca m'a rendu extrêmement heureux, même si les choses ne sont pas passées comme elles auraient dû (et Talonnette Premier est actuellement très occupé par sa campagne, occupé justement à faire le gentil, le loup déguisé en grand-mère, et va peut-être enfin les laisser souffler et leur accorder ce qu'ils demandent, légitimement. Quoiqu'on puisse -légitimement, toujours- se poser des questions sur ce qui va se passer ensuite...)

le temps de la lutte (1) :

piaget_lip

C'est mon amie Christine qui m'a montré ce que son ami Jean-Fran avait retrouvé dans ses affaires -suite à la projection, hier soir dans le bôôô cinéma -qui hélas n'a pas exactement le bon objectif- du film sur les LIP, en présence de, justement Charles Piaget- Une soirée délicieuse: je voyais le film pour la troisième fois, et il s'avérait toujours aussi émouvant, stimulant, efficace...)

le temps de la lutte (2) :

lip_tract

(C'est mon ami Jean-Fran qui, justement, m'a alors fait gentiment don du bouquin susnommé, d'où est tombé dans l'herbe -nous étions installés sous le parasol dans l'herbe, au bord de la piscine-, lorsque je l'ai ouvert, ce tract d'époque -1973 !-, soigneusement plié en 4, et qui y servait de marque-pages...)

le temps de la baignade :

IMGP0222

(Toujours chez mes amis Christine et Jean-Fran : la piscine justement, était à 23°. Et, sur les conseils de Christine, j'avais apporté mon maillot. J'ai suivi son exemple (elle est rentrée dedans -plouf!- d'un coup d'un seul, pendant que je tergiversais sur l'échelle, avec l'impression de sentir des morceaux de glace s'entrechoquer titaniquesquement autour de moi. Mais après, elle est bonne! C'est la première fois de ma vie que je me baigne en piscine un 26 avril!!!)

* j'ai corrigé!

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mercredi 25 avril 2007

isoloir

On trouve de tout dans les sous-bois...

DSC03262

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mardi 24 avril 2007

garde à vous

C'est tout petit : 30 pages.
Ca ne coûte pas grand chose : 3€.
Ca se lit très vite : 10 minutes (?)
Ca fait froid dans le dos...

garde___vue

Lisez-le...

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lundi 23 avril 2007

ensemble c'est tout

Encore merci à Sarkostique où j'ai trouvé ça :

affichesarkozytoutpossilf6

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dimanche 22 avril 2007

j'ai gagné!

Regardez ...
Mais je ne peux pas dire que je saute au plafond de joie...
Je viens d'entendre la déclaration de Talonnette Premier : on aurait dit Mère Thérésa (avec un chouïa d'Abbé Pierre, un zeste de Gandhi et une pincée de Dalaï Lama)
Ce mec-là, il vous aime... fort! profondément! jusqu'à l'os! (j'avais un copain qui disait "à sec... avec une poignée de sable"!)
Oui, voilà...

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samedi 21 avril 2007

merci emma!

J'adore les arums...
Emma m'en a offert l'autre soir* un bouquet MAIS je n'ai pas de vase assez grand, DONC j'en ai fait deux, un grand (dans le grand vase) et un petit (dans le moche bocal). J'adore les arums...

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* c'était le soir de "Foutr'le bordel !"

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parti

Hmmm... j'ai in extremis trouvé "mon" parti, grâce à Swamichounet.
En voici l'affiche, qui vous mènera à son Manifeste :

Sans_titre

(Merci Manu Larcenet!)

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vendredi 20 avril 2007

l'odeur du cacao

NORWAY OF LIFE
de Jens Lien

Un film construit sur un genre de boucle (oserais-je dire pour autant, pour les anglophiles et le plaisir de faire un -mauvais- jeu de mots que c'est loopé ?) donc dépourvu d'un vrai début (mais d'où vient-il ?) et d'une vraie fin (mais où va-t-il ?)
Ca commence très bien, une scène intriguante sur le quai du métro, intelligemment étirée dans son étrangeté gastéropodesque, et qui finit apparemment par un suicide. On passe sans transition du confiné souterrain aux grands espaces (paysage grandiose, superbement exploité) pour retrouver  notre héros du quai avec casquette, barbe et veste poussiéreuse (oui oui, comme Harry Dean Stanton au début de Paris, Texas) unique passager  d'un bus fantômatique descendant au (beau) milieu de nulle part, devant une station-service désaffectée, accueilli avec une banderole de bienvenue par un quidam qui va le conduire à son nouvel appartement, lui présenter son nouveau boulot, avec ses nouveaux collègues, et bientôt sa nouvelle femme, bref sa nouvelle (belle) vie.
Un genre de monde parfait, quoi. Tout le monde a le sourire, tout le monde est gentil, dans cette ville sans enfants, sans animaux, sans violence, sans sarko, où les seules préoccupations (et sujets de discussion) sont les catalogues de déco intérieure. Un monde, aussi, sans émotions, sans profondeur et sans saveur. Où tout n'est qu'apparence et ordre. avec parfois un raté, comme ce quidam empalé sur les grilles, visiblement suicidé, que des nettoyeurs municipaux (les hommes en gris, qu'on verra intervenir plusieurs fois au cours du film, peut-être comme exécutants d'un pouvoir occulte qu'on ne verra lui, par contre jamais) viendront rapidement et efficacement faire disparaître. Tout beau tout propre comme avant. Un monde en trompe-l'oeil.
Andreas (le héros) est mal à l'aise dans cette ville (on peut penser au choix au Stepford des Femmes de Stepford, ou mieux, au Village du Prisonnier) où il (et nous avec) sent confusément que, oui, tout va trop bien, madame la marquise, ça cache quèqu'chose, et il va s'employer à trouver quoi, par différents moyens...
L'humour est sans conteste plutôt à froid, allant du frisquet au glacial (comme les couleurs d'ambiance de cette trop  jolie ville) et pourrait constituer le fil rouge de l'histoire, la constante, le film semblant vouloir explorer plusieurs territoires (ou plusieurs types de récit : la comédie sociale, le fantastique, le presque gore, le thriller, la sf, le conte, la chronique hyper réaliste, le documentaire d'entreprise...) où le héros, incarné par un drôle de bonhomme, Trond Fausa Aurvag (n'y aurait-il pas du Tati dans cet homme ? et un doigt (!) de Keaton ?) va s'aventurer successivement.
On s'apercevra donc que la scène du début (qui avait l'avantage de fournir un semblant d'explication) n'est pas du tout la scène du début, puisque qu'elle se (re)trouve en réalité au beau milieu du film (vous verrez, c'est là qu'on rit très noir, ou plutôt très rouge) et que la scène de la fin ne s'embarrasse pas d'explications supplémentaires. A chacun donc d'échafauder ses théories, de répondre à ses pourquoi et ses comment ? ce qui ne sera pas vraiment un jeu d'enfant si on veut absolument être rationnel. C'est pour ça que, finalement, j'ai trouvé tout ça un peu trop lisse, et pour tout dire un peu frustrant. Pour moi, il manque quelque chose -au début ou à la fin, je ne sais pas- sans que je puisse préciser davantage. Comme si le sens général m'échappait, se dérobait... Tel quel, ça m'a plu, mais j'aurais vraiment bien aimé adorer. Et ça me semblait bien parti pour...

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jeudi 19 avril 2007

foutr' le bordel!!!

Yo!
Hier soir avec mon amie Emma, nous sommes allés à Belfort voir un concert à la Poudrière,  concert qui se jouoit à guychets fermés, non de luth médiéval et de motets joliets, non, point du tout, juste concert de Joeystarr (ça s'écrit comme ça tout attaché maintenant paraît-il.)
Ah ah je vois l'incrédulité se peindre sur vos frais minois "Qu'est-ce qu'il nous raconte, le Chori joli ? A-t-il pété une durite et cru que c'était La guinguette a fermé ses volets 2, ou le retour des Joyeuses opérettes de toujours dont jamais on ne se lasse et poussez poussez l'escarpoleeeette, voire, pire encore le Jackie Sardou and Annie Cordy Last Tour ?" Que nenni! C'était prévu, choisi, délibéré, (car trouvé in extremis et par hasard sur internet en cherchant un truc dans la programmation de La Poudrière.)

Alors ???
Une sacrée expérience. Le concert était annoncé à 21h. Beaucoup de monde se presse dans la petite salle (bcp de djeunz, je pense que je dois être le plus vieux de l'assemblée, et que, quelle que soit ma situation géographique, j'ai à peu près l'âge de mes 2 ou 3 voisins les plus proches (2,5 voisins serait plus juste!). A 21h "il" (joeychounet) fait une apparition, mais au fond de la salle, près de la table de mixage, il s'assoie, il rêvasse, il baille, puis disparaît dans les coulisses. Un quart d'heure après, alors que le public a commencé à se masser près de la scène, le voilà qui réapparaît, toujours à la table de mixage, assis et en retrait. Avant que de disparaître une nouvelle fois, pour réapparaître -ouf!- sur scène et c'est parti!
Ca démarre plein pot, le son est très fort, la voix n'est pas très bien mixée, mais l'énergie de l"homme et des musicos qui l'accompagnent fait tout passer. C'est très viril mais correct, speed, il joue pas mal de morceaux du Jaguarr, demande au public de lever le bras, les deux, de sauter, de faire du bruit, prévient que c'est pour lui un genre de répét' (pour son passage aux Eurocks) mais que "comme il aime ce qu'il fait, il va le faire le mieux possible". L'homme est fascinant. Il saute, éructe, vocifère, commente, déconne, le rythme est très soutenu, et je recule progressivement vers le fond de la salle, laissant Emma en transes au niveau des premiers rangs, pour me rapprocher du bar et y siffler quelques bières. Il joue une heure et demie, presque finit par "Pose ton gun 2", annonce "Dernière danse", la joue, finit très fort. Et s'en va. No rappels, rien du tout. Crac la lumière se rallume, finito!

Pose lâche pose lâche!
Je retrouve Emma, un peu en sueur, le sourire jusque derrière les oreilles, visiblement elle s'est régalée (même si elle s'est fait renverser de la bière dessus par un djeun qui sautait) moi aussi j'y ai pris du plaisr, mais au moins autant en voyant se dépenser la bête de scène (car c'est vrai qu'il donne là toute la démesure de son énergie), sur scène justement, que ses djeunes émules dans la salle. Et ça se dépensait sec! Et que je saute, et que je jette les bras et que je fais du bruit, et que je transpire (j'avais depuis le début décidé que ce n'était plus de mon âge!) Il a dit d'ailleurs "Maintenant qu'on ne peut plus fumer dans la salle, ça sent juste le vestiaire!" (mais bon ça fumait quand même dans la salle...)Ainsi ai-je passé le dernier quart d'heure auprès d'un taurillon en t-shirt noir, court sur pattes, délicieusement pas rasé, qui rythmait les morceaux de la tête, les yeux fermés, du bassin et du pied, tout entier reclus dans sa fureur muette et simultanée... Joli, trop joli!

joeystarr

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bombasse

SUNSHINE
de Danny Boyle

Y a tout là-dedans ! Tout pour passer une bonne soirée cinoche SF et popcorn, comme il y a longtemps, quand on était allé voir Alien : une bonne histoire,un scénar pas trop simplet, des effets spéciaux variés et chiadés, des rebondissements, attendus peut-être, mais 'achement efficaces, des acteurs motivés qui mouillent le maillot, une musique qui dépote, une mission pour sauver l'humanité, des choix cornéliens, de l'héroïsme, des sacrifices, de la pyrotechnie, des chiffres qui clignotent en rouge pour indiquer le compte à rebours avant l'explosion, un ordinateur à voix de femme, un équipage soudé -du moins au départ-, un mystérieux signal de détresse, un vaisseau abandonné, beaucoup de poussière, des images quasi subliminales, un mystérieux sabotage, un suicide, un cinquième passager indésirable, de beaux incendies, une vraie bombasse (même deux, en fait!), un psy qui chope des coups de soleil de plus en plus prononcés, quelques  incidents, des scaphandriers dorés, une sortie dans l'espace (comme le capitaine Haddock dans Objectif Lune) un jardin d'oxygène,  un beau générique de fin (qu'il faut regarder jusqu'au bout)  qui vous re-raconte l'histoire, quelques bagarres, des empreintes de mains sanglantes dans le sas immaculé, un bébé -plante, et même un bonhomme de neige !
Que demander de plus, hein ? Moi, je me suis ré-ga-lé!

18750985

Posté par chori à 08:04 - - Commentaires [2] - Permalien [#]