dimanche 5 novembre 2006

november

Petit vacillement del corazon dimanche soir cinq heures (dix-sept heures un peu plus...) et il fait nuit. Et froid aussi et demain matin la rentrée oui un soudain petit pincement alors j'ai programmé la maquina pour enregistrer Babelle heureuse de Montalvo et suis parti un peu plus tard courageusement dans la nuit froide pour aller au cinéma. En traînant un peu des pieds mais bon (en ce moment j'hésite beaucoup). Dans la salle je connaissais presque tout le monde (on était une dizaine) petit bonheur de sourire. Le film ? j'ai bien fait. C'était Jardins en automne d'Iosseliani. Ca m'a fait du bien. J'y reviens...

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oui

PRETE MOI TA MAIN
d'Eric Lartigau

Délicieux! Une petite gourmandise sucrée pour finir les vacances en douceur (smiley qui éclate en sanglots). Alors, au fait, vous voyez bien que je ne vais pas voir que des films moldaves en noir et blanc et sans sous-titres, à trois copies/France, hein ? L'autre soir, la grande salle du bôôô cinéma, elle  était pratiquement pleine...

Ce qu'on appelle une comédie romantique.  Et le film remplit parfaitement son double rôle : on rit souvent (comique de situations, de dialogues, de personnages...) sans que ça soit jamais ni trop lourd ni trop gras, tout en sachant parfaitement depuis le début comment tout ça va (bien) finir. Chabat chabate à la perfection, entre Gazon maudit et La science des rêves, Charlotte Gainsbourg est mimi délicieuse et tout et tout avec ses jambes de faon (c'est Paul Guimard qui l'écrivait, il y a longtemps, à propos de Françoise Hardy) et son sourire craquant, Bernadette Lafont nous la joue à donf Super Mamy (serait-elle notre nouvelle Denise Grey ? non non ne me frappez pas, je plaisantais...), pour une heure et demie de film "du vendredi soir" comme on les aime (oui oui ça fait du bien de rire et sourire, et même -oui oui à la fin je l'avoue j'ai fait mon midinet grave- de verser sa petite larme, quand la Pretty Charlotte roule enfin à Chabatounet le patin  maison qu'on attendait depuis un certain temps) légère, facile, facilement oubliable certes aussi peut-être, mais vraiment impeccable...
Les critiques qui disent que Charlotte est -enfin- à contre-emploi exagèrent un peu me semble-t-il. C'est pas parce qu'on l'entend prononcer des phrases comme "Je vais faire caca" ou "faut que j'aille me faire raser la chatte" qu'elle a soudain viré Mathilde S. ou Clara M., rassurez-vous. C'est toujours la même jolie voisine que dans le film de Gondry. Elle est, ma foi, toujours aussi gracieuse et émouvante. Et même si l'idylle avec Chabat (et son gros pif) est vaguement improbable, et bien on accepte, on joue le jeu, on  marche (ou on fait semblant de marcher) et on est content à la fin!
Voilà, tout est bien qui...

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t-time

T comme tribal
T comme transe
T comme tellurique
T comme testostérone
T comme très très fort...

T comme Tambours du Bronx, vus en concert ici-même (enfin, juste à côté)
Quatorze bidons en demi-cercle pour dix-sept gaillards en noir (ils se relaient!), un clavier en hauteur, au centre, pour les zinzineries ambiantes électroniques, deux "percussionnistes" de part et d'autre, pour donner le rythme, c'est assez pour générer deux heures (ou presque) d'un show qui séduit autant les oreilles que les yeux.
L'objet à priori n'offre pourtant que peu de possibilités sonores (le boum boum quand on frappe sur le bidon et le tchik tchik quand on frappe les "baguettes" -il s'agirait plutôt, d'ailleurs, de rondelles de manches de pioche-) Mais ici c'est l'union qui fait la force. La maestria de ces mastards tient à leur extrême coordination pour canaliser cette folle énergie, à l'ensemble stupéfiant qu'ils ont dans cette chorégraphie primale, ce rituel barbare. Ces mecs cognent sur leurs bidons avec une force communicative, créant ce rythme, cette pulsion, qui vous poussent à sauter sur place, comme possédé, avec le coeur qui tape et les tripes qui vibrent. C'est très... physique. Dès la fin du premier morceau, il y en a deux qui tombent la chemise, et l'apparition des torses nus va rendre encore plus intense ce processus viril. A la fin, ils sont quasiment tous torse-poil (quelques-uns seulement (des frileux ? des timides ?) ont gardé pourtant le haut jusqu'au bout. J'ai d'abord regretté de ne pas avoir pris l'appareil-photo, devant tous ces torses, ces bras, ces poils, ces muscles, ces tatouages, cette sueur, exposés, donnés, offerts. Et puis me suis dit que c'était mieux, que j'aurais perdu quelque chose, à vouloir capturer l'image de ces gaillards plutôt qu'à vivre pleinement l'événement au présent.
Avec les copines, on faisait nos commentaires, comparaisons, chacun(e) précisant ses choix dans cette extraordinaire biodiversité virile. Cent pour cent mâle, comme a dit Isa à leur entrée sur scène. Encore plus impressionnant du fait qu'on était vraiment tout près, (ils se relaient aussi dans le rôle de "chanteur" (éructeur, performer serait plus juste, tant, là encore, la performance est physique et tient plutôt de Roger Daltrey que de Jack Lantier) et qu'on pouvait donc vraiment bien les détailler ; en tendant les bras, on aurait presque pu les toucher.

Une soirée, donc... parfaite : un spectacle extraordinaire, des ami(e)s qu'on aime pour partager ça... Bon il est deux heures du mat (arghhh bientôt trois) je vais aller me coucher, la tête pleine encore du fracas métallique, mais juste se dire encore que ça valait la peine.

(photos from the ouaibe)

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vendredi 3 novembre 2006

à paris

UN CAMION EN REPARATION
d'Arnaud Simon
ETOILE VIOLETTE
d'Axelle Ropert
(MK2 Beaubourg)

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J'avais envie de voir le premier, pour cette phrase lue dans le dossier de presse "Je voudrais être un camion en réparation, au moins, on s'occupe de toi...". Une rencontre estivale entre deux mecs, un jeune et un un peu plus âgé.Un peu plus de quarante minutes, une histoire comme la vie. Ni plus ni moins, Eugène et Pierre, l'étudiant et le jardinier, je t'aime moi non plus, et les vacances finissent. Très bien.
Je n'ai pas aimé le deuxième, l'histoire d'un tailleur qui va a des cours du soir de littérature, où l'on rejoue la vie de Jean-Jacques Rousseau. Rien à en sauver. C'est comme la veste que rapporte à Simon une de ses clientes : "le tissu est bon marché, c'est monté n'importe comment et cousu (de fil blanc) en dépit du bon sens".Quarante et quelques minutes qui durent des plombes. Dur dur! (n'en déplaise à mon ami hervé)

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MALA NOCHE
de Gus Van Sant
(MK2 Beaubourg)
Vu le même après-midi (et dans la même salle), puisqu'il ne passe plus que dans quelques malheureuses salles. Le premier film de Gus Van Sant (1985), invisible chez nous. Il y a quelque chose de fascinant dans ce noir et blanc très noir (l'image est souvent comme consumée tellement elle est sombre) au débraillé un peu punk un peu arty entre le no future et le je t'aime moi non plus. Un pédé tombe amoureux d'un jeune latino. Road-movie sans road, love story sans vraiment de love. Une pépite. ("incandescente" diraient les Cahiais ou Téléramuche) Paradoxalement, peut-être le film le plus sincère de notre ami GusGus. J'ai adoré le générique de fin (filmé en couleurs, genre on rigole et on fait les cons pour notre pote qui filme. Un régal)

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NE LE DIS A PERSONNE
de Guillaume Canet
(MK2 Gambetta)
La taille au-dessus. D'un polar à hyper-rebondissements d'Harlan Coben, Guillaume Canet a tiré un film avec une distribution plus de monde au balcon tu meurs : Cluzet (quel bonheur de le retrouver à chaque fois cet homme) en tête, dans la peau d'un homme qui voit soudain réapparaître par l'intermédiaire d'une webcam sa femme, dont il porte le deuil depuis huit ans, assassinée par un sérial killer au bord d'un lac. La police rouvre le dossier, de nouveaux éléments semblant impliquer sa culpabilité (au mari).
S'engage alors une course-poursuite contre la montre (l'action du film est très resserrée dans le temps, une fois le flash-back initial de huit ans -qui n'apparaît pas dans le roman- terminé), où s'agitent beaucoup de gens (flics plus ou moins malins, petits malfrats plus ou moins sympathiques, gros méchants, sérial-killer, avocate, procureur... pas chien, le réalisateur, s'il a choisi d'apparaître aussi aussi en tant qu'acteur, n'a pas pris le personnage le plus joli joli) , où le coeur du spectateur moyen fait des montagnes russes, et où notre ami François prouve qu'il est à l'aise dans les rôles physiques.
Comme toujours chez Coben, ça coup-de-théâtre à chaque chapitre, le film rebondit donc un peu dans tous les sens (il y a même le rebondissement ultime de la dernière seconde, qui devient ici de l'avant-dernière seconde, pour cause de happy-end, mais ne vous inquiétez pas, tout sera expliqué à la fin (même s'il faut vous y reprendre à deux fois pour être bien sûr...)
C'est plutôt compliqué à remonter, d'ailleurs la scène qui permet au "coupable" d'expliciter tout est un peu laborieuse : "alors truc est venu voir machin mais le bidule était dans la poche de chose qu'il avait enterré pour faire croire que trucmuche s'était servi de machintruc parce que c'était bidulemachin qui avait frappé georgette... " (vous suivez ?)
Mais bon, n'en déplaise au Zinrockchounets (qui trouvent ça raté raté) moi je dis qu'il ne faut pas hésiter à prendre son plaisir où il se trouve, et là, vraiment, rien à dire, il y en a, du plaisir :  François Cluzet, Marie-Josée Croze, André Dussollier, Nathalie Baye, François Berléand, Kristin Scott-Thomas, Jean Rochefort, Jalil Lespert, Olivier Marchal, Gilles Lellouche (mhh... soupir) vous allez quand même réussir à trouver chaussure à votre pied, non ? Ils sont tous per-fect! Dites-le à tout le monde! (hihi)

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mardi 31 octobre 2006

micro20

Un monsieur avec une voix de dame -il s'appelle Alfred- fredonne à propos de sa solitude.

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De par leur morphologie, les girafes devraient souffir de phlébite.

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Je préfèrerais être mal après t'avoir parlé qu'être mal après ne pas t'avoir parlé.

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Il vaut mieux aller voir Lee Friedlander que Robert Doisneau, on fait la queue moins longtemps!

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J'ai bu un diabolo-rose, c'est un peu écoeurant.

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Je ne comprend  pas par quel phénomène on peut parvenir à rallonger ou raccourcir les courroies des sacs à dos ou des sacs de voyage.

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Entre la Porte de Bagnolet et la Porte de Montreuil.

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Ce soir à la télévision Brigitte Fontaine avait de très vilaines dents.

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Voilà que j'y repense, de plus en plus souvent, mais je sais bien que c'est un leurre.

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Malou m'avait offert, il y a quelques années, de l'Eau d'Orange Verte, je suis heureux de pouvoir la sentir en ce moment.

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Le cigare oriental est une friandise en vente tout à fait libre.

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Pour une fois, je suis parti sans appareill-photo.

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Je me détériore.

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"Ca se boit comme des petits pains" a dit le patron du restaurant portugais.

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lundi 30 octobre 2006

filtre

THANK YOU FOR SMOKING
de Jason Reitman

Un générique de toute beauté (graphismes chiadés évoquant à chaque fois des paquets de clopes -connues ou pas-) bravo pour le packaging!
Et dedans ? Du tabac, bien sûr, il sera beaucoup question, avec une bose dose d'humour (noir, comme les poumons des fumeurs) et une sacrée dose de cynisme : à ce degré là de concentration, ça devient de la gourmandise, pour un film sacrément roublard, mais finalement pas si politically incorrect que ça.
Notre héros, Nick Naylor, est lobbyiste. Au service des fabricants de clopes. Son job c'est d'aller se faire haïr sur les plateaux de télé et ailleurs. Comme il le dit à la fin "Michael Jordan joue au basket, Charles Manson tue des gens, moi je parle". C'est un cador de l'argumentation, un as de  la dialectique, un pro dans l'art de retourner l'opinion en sa faveur, quelles que soient les circonstances. Jusqu'à ce qu'il rencontre plus rusé(e) que lui et qu'il se fasse rouler dans la farine... Avant de rebondir.
C'est très ricain : on parle pendant tout le film du tabac, du danger des cigarettes, mais pendant 1h32, on n'en verra pas une seule à l'écran! Des paquets, oui (celui que sort John Wayne dans un vieux film avant de mourir bêtement, celui que notre héros sort -vide- de sa poche, et celui qui sert de démo pour le débat portant sur l'adoption ou pas du logo "poison" 'illustré, s'il vous plaît) de la fumée aussi (dans le cauchemar post-attentat) des patches, des publicités (le célèbre cow-boy M*rlb*r*), mais de cigarette, point, nicht, nada, rien! On attendrait presque dans le générique de fin la mention "aucune cigarette n'a été maltraitée pendant le tournage de ce film". Bref, c'est un peu comme si on organisait une conférence sur (au hasard) le kiki des rugbymen,  et que toutes les photographies se cantonnaient prudemment au-dessus du nombril. Frustrant, non ?
J'ai l'air de pinailler et de chichiter mais, bon, c'est tout de même assez brillant et enlevé (bref, efficace) pour se laisser voir sans déplaisir. On rit même, pas mal, de l'humour light garanti sans agent de texture ni clause de conscience. Ne nuit pas gravement, donc.
ps : Le gosse est insupportable (mais c'est pas de sa faute -quoique...- : la dernière fois que je l'ai vu c'était dans un nanar fantastique prétendument mais à chier pour de vrai...)

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dimanche 29 octobre 2006

courbettes

THE QUEEN
de Stephen Frears

Drôle de thing. D'abord parce qu'il traite de personnages réels (et -plus ou moins- vivants), dont certains sont interprétés par des acteurs et d'autres non. Pendant la projection, je me demandais ce que donnerait la même chose version française, avec, par exemple, Alain Delon en Chirac, Gérard Depardieu en Raffarin et, tiens,  Christian Clavier en Sarko, (pour Ségo,on pourrait prendre, disons... Valérie Lemercier ?) Etrange, non ?

Du film je ne connaissais que le titre, et je ne savais donc pas quel angle d'attaque Stephen Frears (pas spécialement réputé pour être un ardent défenseur de la monarchie mais sait-on jamais...) allait avoir adopté. Malin, le gars. Il a mis le focus sur un moment précis, assez récent (! dix ans presque tout de même...) : l'accession de Tony Blair au poste de Prime Minister et, juste après, la mort de Lady Di et ses conséquences. C'était assez casse-gueule comme choix, et un moment on craint le pire (tout ce qui concerne Diana est traité avec des images d'archives ; l'accident est immontrable, mais il est ici un peu pataudement traité.) Le film aurait donc aussi pu s'appeler La Reine, La Princesse Morte et le Premier Ministre (un titre à mi-chemin entre Rohmer et Greenaway, ce que le film n'est pas vraiment).

Mettons les choses au point : Helen Mirren, qui incarne The Queen est... impériale. Et digne de tous les superlatifs. (C'est la certitude que j'avais en sortant de la salle.) Qu'on la surprenne au saut du lit en bigoudis, en foulard au volant de son vieux véhicule (le film aurait aussi pu s'appeler La Reine, le Cerf et le 4x4...), en train d'expliquer à Tony les petites subtilités du protocole, ou même en train de lire sur le prompteur sa "déclaration" au peuple, elle livre vraiment une performance magistrale. Les cheveux, les perles, le sourire, la morgue, les chapeaux, tout y est.

J'ai pensé à Marie-Antoinette, qui traite aussi, sur un mode un peu différent quoique tout aussi fantasmé, de ce fascinant paradoxe qu'est la relation entre la famille royale et "son" peuple, qu'elle est censée gouverner, aimer, protéger et blabla et blabla mais dont, au bout du compte, elle se contrefout quand même royalement. Même façon de rester arquebouté sur des vieux principes, une étiquette rigide, des codes de fonctionnement obsolètes et désuets, même incapacité à réagir simplement, humainement, sans le secours d'une armada de conseillers, même fossé infranchissable entre l'intime et la chose publique. A la seule différence que la monarchie décrite dans The Queen est contemporaine (et Frears ne se fait pas prier pour nous rappeler que ça sent fichtrement la naphtaline).

L'attachement à la royauté est aussi spécifique aux Britanniques que le five o'clock, les fish and chips, un faible attendrissant pour le mauvais goût, une propension certaine à lever le coude, sans oublier le proverbial flegmatism... Frears a-t-il donc ici fait oeuvre d'allégeance publique ou de dynamitage souterrain en règle du système british ? Well, ni vraiment l'un ni totalement l'autre. On n'est pas certain qu'il éprouve plus de sympathie pour le premier ministre que pour ma'am la reine... Simplement je ne suis pas assez érudit pour remarquer les erreurs historiques, géographiques, monarchiques, étiquettiques, et je m'en fous, d'ailleurs. Il ne s'agit pas d'une reconstitution qui se voudrait exacte, plutôt une évocation personnelle. Je me fiche de savoir si, en vrai, The Queen dort dans le même lit que The King, ou si, de l'autre côté, Mrs Blair sert vraiment du poisson pané à son premier ministre de mari. Mais c'est amusant de se sentir ainsi petite souris, introduit en catimini dans le privé des grands de ce monde (si si, chez eux, ils sont comme vous et moi : des gens simples!), amusant aussi de les voir faire des conneries, comme vous et moi, ou de ne pas se comporter de la même façon à la maison et en-dehors, comme vous et moi. Finalement, tout ça m'a fait penser à la chanson des Pet Shop Boys (ouah la référence culturelle !) Dreaming of the Queen.

Frears donne juste une vison, sa vision, sans prétendre au respect ni à l'objectivité. Prend-il parti, ne prend-il pas ? Comme je l'ai dit plus haut, le sujet choisi (Diana and tralala) avait tout de la planche savonneuse. Et je trouve que le sieur Stephen s'en sort la tête haute. Sans tomber dans la biographie onctueuse ni l'hagiographie poisseuse. Les pieds secs. Avec les honneurs, comme on dit.
Conclure alors que j'ai passé là un excellent moment, que j'en suis sorti content (tiens je n'ai pas pleuré) et satisfait. Que demander de plus , my dear ?

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happiness

"Etonnante Jérusalem : on y recense toutes sortes de conférences extravagantes, dont la moindre n'est pas celle qui vient de se tenir à l'université hébraïque, le temple du savoir israélien, sur les relations entre paix et cannabis. Elle a rassemblé des retraités chevelus, des jeunes cadres bien habillés, des étudiants ébouriffés, un ancien plongeur aux allures de Hell's Angels, convaincus que la petite feuille verte peut faire des miracles au Proche-Orient, notamment en libérant les esprits et en relançant le dialogue, au point mort, entre Israël et ses voisins arabes. Le président du Parti de la feuille verte s'est dit lui aussi convaincu de l'existence d'une possible relation de cause à effet entre la consommation libre de cannabis en Israël et la paix régionale. Les organisateurs admettent avoir eu du mal à trouver un Arabe qui accepterait de dire tout haut qu'il fume des joints. Trois intervenants arabes Israéliens se sont désistés."
(Libération, samedi 28 octobre)

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samedi 28 octobre 2006

bonne conscience

Entendu hier soir à la radio, aux z'informations : En ce qui concerne le réhauffement climatique,le CO2 est un peu responsable, certes, mais EN PARTIE SEULEMENT, insistaient-ils, car il ya aussi le méthane.
(oh le méchant méthane!)
Et qui est-ce qui produit du méthane ? Notamment, les vaches qui pètent.
DONC les chercheurs cherchent comment éliminer le méthane (peut-être en méttant un bouchon aux vaches ? )
Sous-entendu : Vous pouvez continuer avec les voitures,les centrales,  les industries polluantes, and so on, c'est pas de votre faute, c'est juste celle des vaches qui pètent!
CQFD.

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(oui, oui, elle est un petit peu floue, mais je pense que c'est parce qu'elle est-justement- en train de le faire!)

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chat

Ce matin je suis allé chez le boucher
(voici le genre de phrase qui, prononcée comme ça de but en blanc, à la légère,  risque -je le sais bien- de provoquer un arrêt cardiaque au lecteur / à la lectrice moyen(ne), et d'être dès tout de suite à la une  de toutes les revues pipaul de france et de navarre. J'aurais du prendre des précautions oratoires, mettre quelques paires de gants, vous déballer la nouvelle en douceur... trop tard, le mal est fait. Combien reste-t-il de survivants parmi vous ?) pour acheter du boudin (deuxième scoop à retentissement planétaire , et deuxième risque d'infractus parmi les survivants de mon lectorat ; oui, j'avais envie de boudin, mais du bon fait maison pas du boyau industriel, avec de la sciure et de l'anticoagulant dedans).Faisant -donc- la queue calmement derrière une mamie bourgeasse qui faisait visiblement des provisions en prévision de la 3ème guerre mondiale, en jacassant aussi écervelément qu'une perruche, puis un grand monsieur qui achetait des barquettes et des barquettes et des barquettes de couscous semoule harissa & co, et un dernier monsieur, en rouge,  plutôt porté sur les terrines, j'avais tout le loisir (comme on dit dans les romans) de regarder autour de moi.

En face de la porte d'entrée, posé sur une chaise, devant le rayon des petits pâtés, était installé un plutôt gros gamin, les jambes croisées en position quasiment du lotus, habillé sport (la marque à la virgule jcrois) et dont la forme des yeux et le port de tête indiquaient sans erreur possible qu'il était trisomique. L'observant à la dérobée, puis observant le boucher, je n'ai pas pu m'empêcher d'établir des points de comparaison et de  trouver à ce dernier (le boucher, donc, vous suivez ? ) une certaine ressemblance avec l'enfant installé sur la chaise.

Il me faisait penser à un gros chat. il était installé là, paisible, la tête qui dodelinait, comme un peu absent, je l'ai vu s'étirer, bailler, et, quand je l'ai regardé à nouveau, il s'était endormi, au soleil, toujours posé nickel sur sa chaise. Le boucher continuait à plaisanter avec la mamie bourgeasse, je me disais que c'était quand même bizarre qu'il installe son gamin comme ça, sur une chaise, face à la porte d'entrée, qu'il en fasse en quelque sorte étalage, et qu'il fasse ensuite comme s'il n'existait pas. Pas un mot, pas un regard, rien. Un boucher provo ? Personne d'ailleurs dans le magasin n'avait l'air d'en faire de cas.

J'ai donc enfin acheté mon boudin. Quand je suis sorti, le gosse sur sa chaise dormait toujours. Lorsque je me suis arrêté chez le marchand de primeurs, juste à côté, pour acheter des pommes (pour manger -bien entendu- avec le boudin), est alors entré à son tour le monsieur en rouge qui achetait précédemment des terrines, tenant par la main le garçon en question - réveillé et descendu de sa chaise- que j'avais pris pour le fils du boucher.
Je ne suis pas resté assez longtemps pour voir s'il l'installait à nouveau sur une chaise.

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