vendredi 8 septembre 2006

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Découvert ce blog dont l'écriture me plaît beaucoup et me terrasse assez généralement de rire...
Hautement recommandé

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jeudi 7 septembre 2006

shadows

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mercredi 6 septembre 2006

light

Trouvé sur le calendrier du mois de septembre de mon ami Pépin cette phrase que je trouve très très belle :

"Ne vous laissez pas éteindre. Vous ne savez pas pour qui vous êtes une lumière."
(Igor Markévitch)

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crêpes

" Anton regarda chaleureusement Herbert. "Tu vas me manquer, Herbert. Surtout tes crêpes aux myrtilles."
Herbert baissa les yeux, ému. "Balivernes, elles n'étaient jamais à ton goût, mes crêpes."
"Justement", dit Anton en souriant.
C'étaient des échanges dont la ferveur les mit un peu dans l'embarras tous les deux. Et ils arrêtèrent les effusions pour ce soir-là"

(Jorn Riel, La circulaire et autres racontars)

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mardi 5 septembre 2006

comble

INDIGENES
de Rachid Bouchareb

Bien sûr que c'est une page de l'histoire de France qu'on n'évoque pas souvent
Bien sûr que c'est une histoire qu'il fallait absolument raconter
Bien sûr que c'est une excellente idée d'en avoir fait un film (et aussi un peu un court-métrage, diffusé en avant-programme)
Bien sûr que c'était une très bonne idée de suivre chronologiquement et géographiquement le trajet de ces indigènes
Bien sûr que c'était une bonne idée de faire une série d'avant-premières en suivant ledit trajet, et, donc, une (avant-première) dans notre bôôô cinéma, puisque le film a été co-produit par la RRégion (les scènes de la fin, quand c'est marqué VOSGES 1944) et quils sont donc quasiment passés par ici
Bien sûr que c'était une bonne idée d'en faire un évènement régional (avant le barouf médiatique promo et taagada tsoin tsoin que ça ne va pas manquer de provoquer dans quelques semaines)
Bien sûr que c'était une bonne idée de solliciter et d'annoncer la présence de ses acteurs Palmés (pas des Donald, non, à Cannes, bien sûr! et les plus tâtillons diront, je les entend déjà, "pour les acteurs ce n'est pas la Palme mais le prix d'interprétation", soit, les Prisés, donc, devrais-je dire) et de vendre ainsi beaucououououp de billets (car il y avait donc deux avant-premières simultanées, la "gratuite" (à laquelle j'ai pu in extremis prendre part) et la payante (allons-y gaiement, dans une salle, puis deux, puis...) sur l'annonce de quasiment UN SEUL nom (je pense, vous l'avez sans doute deviné,- à Jamel D. )...

Dommage, pourtant...
Dommage que, même dans un cinéma, se soit, ce soir-là, fait autant ressentir la catégorisation, genre les nobles/ le tiers-état, avec d'un côté, up, dans une salle, les huiles, le discours, la pompe, le débat, et, last but not least, le cocktail réservé à la cinq-centaine (ou plus ? j'ai des problèmes d'évaluation, en tout cas elle était pleine pleine pleine)) d'happy few qui avaient su/pu se procurer le bon ticket (gratos) au bon moment, oparce qu'ils connaissaient Truc ou Chose, ou simplement, parce que c'étaient des Very Importantes Personnes, et, de l'autre, down, le tout-venant, donc, catégorie tu payes ta place (à tarif préférentiel, certes), tu fermes ta gueule, t'auras qu'à boire de l'eau en sortant, et ô chance t'auras même le bonheur de "les" apercevoir en coup de vent (puisque c'est dans l'autre salle qu'ils vont en principe), prépare ton portab qui prend des photos avec le flash...
Dommage qu'on apprenne juste avant que euh finalement, les artistes, vous savez ce que c'est, Jamel D ne viendra pas, mais il nous parlera par téléphone, et les autres non plus ils ne viendront pas, (que vouliez vous qu'ils vinssent dont faire à Vesoul, hein, je vous le demande un peu...) d'ailleurs vous aurez juste le réalisateur et un acteur... au terme d'un discours où le spiqueur écorche à chaque fois le nom du réalisateur de Bouchareb en Boucharef
Dommage donc que je devienne (ou que je réalise que j'ai toujours été) un vieux con asocial et maniaque et ronchonneur qui boude son plaisir, d'ailleurs sortant dès la rallumation dans la salle, tellement j'avais envie de pisser, j'ai réussi à éviter la télé régionale qui est tombée sur le poil, projo dans la gueule et tout, du pékin juste devant moi alors le film vous en avez pensé quoi ? ouf j'ai fait un crochet pour l'éviter et je suis sorti, passant dédaigneusement devant les flûtes rangées attendant les bulles et les plateaux de petits fours (vu la quantité, la razzia allait être saumâtre et les jouages de coudes pugnaces) poussant la porte devant laquelle un(e) cerbère de la RRégion annonçait qu'après elle ne laisserait plus entrer personne (ils étaient pourtant un sacré paquet à piétiner sur le parvis... allait-on leur jeter les restes, genre "Pour vous, manants" ?) et fuyant donc définitivement (et snobement ? stupidement ? logiquement ? cochez la case correspondante) le raoût qui n'allait pas manquer de suivre... pas envie mais pas du tout envie
Dommage donc que j'ai manqué le débat ? Je ne m'inquiète pas, j'aurais des comptes-rendus circonstanciés de la part de mes ami(e)s (ils étaient -cinéma oblige- un certain nombre dans la salle, y compris d'aileurs parmi les organisateurs) Je soupçonne d'ailleurs que cette partie n'était pas celle qui motivait le plus la plus grande partie de l'assistance ici présente , la partie liquide de l'affaire étant certainement plus attractive...
Dommage pt'être (c'est certainement un peu pour ça aussi) que je n'ai pas été disons dans une très très grande forme
Dommage, dommage...
(note sur le film suivra)

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lundi 4 septembre 2006

micro16

Piano pianissimo un gros homme chante à peine, triste comme un éléphant de mer.

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Mercredi 23 août, il a fait soleil toute la journée.

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Désormais, Pluton n'est plus considéré comme une planète.

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Vingt pour cent des produits font quatre-vingt pour cent des profits.

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Ne fais pas au canard ce que tu ne voudrais pas qu'on fît d'oie.

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Pour le dernier jour du mois d'août, la météo prévoit que les températures matinales seront inférieures à dix degrés.

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Le petit taureau qui piétine dans l'enclos de ma mémoire, de plus en plus lointain.

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Serge Rezvani et Marie-José Nat viennent de se marier, mais c'est elle qui lui a demandé sa main.

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C'était dimanche matin et pourtant le réveil a sonné.

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Il fait trop doux, l'air est presque poisseux.

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Je m'octroie désormais un plaisir psychotrope une fois par semaine, comme d'autres planifieraient un rapport conjugal.

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Le dernier volume des Racontars Arctiques est plutôt mélancolique.

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C'est agaçant de s'entailler le doigt juste au ras de l'ongle en ouvrant une ramette de feuilles.

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Une carte postale qui me touche et m'interroge.

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dimanche 3 septembre 2006

ma tasse de thé

TOURNAGE DANS UN JARDIN ANGLAIS
de Michael Winterbottom

Méfiez-vous de cet homme, il est capable de tout, du meilleur comme du pire. C'est, dirons-nous, un auteur inégal. Et là, dans le cas présent, ça donne quoi ? Un truc very british : quelque part entre nonsense, monty python, peter greenaway (à part peut-être madame thatcher) avec un rien de truffaut (celui de la nuit américaine et, plus emblématiquement, du film dans le film) Yes, un genre de Yorkshire pudding, peut-être moins lourd mais en tout cas à la recette aussi compliquée (difficile de se souvenir de tous les ingrédients et de leur utilité) mais, comme disait l'autre, c'est fin c'est très fin ça se mange sans faim, même s'il ya sans doute une deuxième couche à l'intérieur.


Un acteur anglais, Steve Coogan, (qui joue ici le rôle de Steve Coogan) tourne dans la version ciné de Vie et Opinions de Tristram Shandy (célèbre roman anglais -que je confesse n'avoir jamais lu- réputé pour son inadaptabilité à l'écran) en compagnie de Rob Brydon, un autre acteur anglais (qui joue ici le rôle de Rob Brydon jouant dans la susdite adaptation). Ils sont potes mais se bouffent aussi un peu le nez. Histoire(s), donc, d'acteurs, de rivalités, de susceptibilités mal placées, de petites mesquineries... Ego trip, quoi.

Winterbottom nous y plonge tout de go (on débute par une scène entre les deux acteurs au maquillage -où il sera question de couleur de dents et de tête de premier rôle-) puis on reste (même si la narration est un peu malmenée, délicieusement -pour nous spectateurs- cahotante par instants) dans le film (enfin, dans la fiction filmée) en compagnie de Steve  Coogan donc (qui joue à la fois Shandy et son père, normal puisqu'il n'est pas encore né) pendant un certain temps, avant qu'il (le réalisateur, le vrai, pas celui du film dans le film, vous suivez ?) n'élargisse soudain le cadre pour nous faire entrer dans la fiction filmante.On fera ensuite des va-et-vient entre les deux : pour que ça soit plus facile de se rappeler à quel niveau on est, il y a deux musiciens : Michael Nyman (ce qui accentue le fait qu'on ne peut pas ne pas penser à Peter Greenaway) pour les scènes en costume, et Nino Rota (enfin, un thème de) pour les scènes de maintenant  (tout le reste, c'est à dire).

Bref, il tente d'adapter à l'écran (comme on ferait avec un chausse-pied?) un bouquin inadaptable dans un film où tout le monde nous répète et tente de nous prouver que ce n'est pas possible de le faire, mais pourtant le fait (si ça c'est pas  du nonsense, est-ce ?), mais rassurez-vous, ça n'est jamais pesant ni ardu, c'est très drôle (un humour à froid, -so british donc- parfois cruel, irrévérencieux, des allusions, des jeux de mots -on joue pas mal avec les sous-entendus, des clins d'oeil...) avec ce contrepoids de folie douce qui permet de (dé)stabiliser un peu le navire dans les moments où la narration tangue un peu (ou pas assez).

On a donc deux films pour le prix d'un : (la vie et) les opinions de Tristram Shandy, mais aussi (et surtout ?) celles de Steve Coogan (enfin, celles que lui prête Michael Winterbottom), comme on a le film (l'accouchement, les forceps, la bataille de Namur, la veuve Machin...) et son making of (le maquillage, l'utérus, la script, les talonnettes, les vodka-tonic, le visionnement des rushes, Gillian Anderson...) On pense déjà à ce que pourraient être les suppléments du dvd, genre making of du making of du making of...

Une histoire sans queue ni tête ? Plutôt comme c'est dit en v.o dans le film  a cock and bull story, (ce qui joue encore plus sur le double sens ...) Pour le prix du billet, ici, on a les deux, rassurez-vous (enfin, finalement, tout de même, beaucoup plus de tête que de queue, non ?)

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samedi 2 septembre 2006

september

(salut woody!)
et voilà c'est parti
pour être parti, c'est parti
tellement parti que tout le monde a fait pareil!
pfuitt! envolé! disparu!
(gone baby gone...)

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Help, où suis-je ?

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vendredi 1 septembre 2006

out

(avant de partir à l'école)


Ouf!
Ca y est!
Enfin!
Il était temps! (etc...)

Oui il était temps que ça cesse, ça n'avait que trop duré, le "temps bienheureux de la vacance" (je me cite approximativement, comme ça, de mémoire). Voir enfin le bout de ce long tunnel aoûtien de farniente voluptueux (hmmm le soleil le soleil je n'en peux plus) d'inaction ensoleillée sur la chaise-longue (hmmm les grains de sable et les taches de crème solaire laissés entre les pages de Vo*c* ou dans G*l*), de grillades party avec les voisins si sympathiques, de courses sur la plage au ralenti (avec le chien qui s'ébroue idem et que ça fait très joli),  de visites touristiques de sites pittoresques (Ah, la plus grosse barrique du monde de Thuir, la fête du Goémon de Pont-Croix, le concours du plus gros mangeur de saucisse de je ne sais plus où) de soirées douces à compter les étoiles filantes dans le ciel radieux et sans voile des nuits estivales en sirotant le petit rosé frais des vacances, de petits-déjeuners de soleil qui n'en finissent pas sur la terrasse au bord de la piscine, de ces journées passées en maillot ou à poil tellement il est inutile de se vêtir, de seaux de biafine eu égard aux coups de soleil répétés, de recettes grapillées sur internet tellement on manque d'idées pour faire quelque chose d'autre avec toutes ces courgettes et autres tomates...

Enfin, le réveil qui sonne à 6h30 (quand on l'entend), les petits matins frisquets, l'humidité, le vent aigre, la nuit tôt, la pluie froide et tranquille qui tombe lentement du ciel gris (ce n'est pas de moi), les vêtements doublés, la polaire, les moufles, le gore-tex, les soupes de potiron, les potées, les compotes...

Enfin, l'automne! les frimas! la flotte! le spleen!

Enfin, enfin, enfin !

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Je plaisante, je plaisante, mais reconnaissez que c'est tout de même rageant : 3 semaine au moins qu'il pleut sans discontinuer, que les températures chutent inexorablement et avec une belle obstination très en dessous des normales saisonnières, et, là, hop, aujourd'hui la pré-rentrée, soleil d'enfer pour tous et à tous les étages ! 25° cet aprèm'! non mais...

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mercredi 30 août 2006

les copains d'abord

Un p'tit bonheur aujourd'hui, quand je suis passé à la librairie, suite à une démangeaison subite de ma carte Fissa (je voulais savoir si Le script de Rick Moody était arrivé, et si Le blog de Frantico était toujours disponible ; résultat des courses oui et oui, mais je n'ai pris aucun des deux), quand j'ai vu la (petite) pile de volumes à couverture blanche et illustrée, et surtout à la tranche vieux rose (cette maison d'édition -Gaïa- imprime ses livres sur un papier à la couleur très reconnaissable) : Le nouveau volume (le neuvième!) des racontars arctiques, de Jorn Riel, intitulé La circulaire et autres racontars.

Si vous connaissez déjà les racontars, inutile d'en dire plus, vous comprendrez la joie -que dis-je, l'allégresse, l'enthousiasme, l'exaltation !- ressentie alors (d'autant plus que le bouquin n'était censé sortir que le 1er septembre : et hop! deux jours de gagnés!) Si vous ne connaissez pas cette série de bouquins (les 6 ou 7 premiers ont tous été réédités en 10/18), alors je vous envie. Parce que vous allez me faire le plaisir de faire leur connaissance (le premier volume s'intitule La vierge froide et autres racontars) et croyez-moi, vous ne serez pas déçu(s)!

La série des racontars, ce sont des nouvelles, écrites par l'auteur au cours d'un (et suite au même) séjour qu'il fit dans une station météo dans le grand nord( Arrivé "juste pour voir", il y est resté tout de même seize ans!)  Nouvelles qui mettent en scène  un groupe de chasseurs/trappeurs, vivant dans ces contrées inhospitalières (et groënlandaises) un quotidien plutôt rude, entre les températures extrêmes, le manque de soleil, la distance qui les sépare les uns des autres (ils vivent, généralement par deux, dans des "stations" relativement éloignées, qui ne sont accessibles qu'en traîneau), le manque de femmes, les pétages de plombs chroniques, les ours affamés, etc...

Comme me disait un ami à qui j'avais prêté les premiers volumes "ça fait un peu penser au petit Nicolas..." ; Ca n'est pas faux du tout :Lasselile, Mads Madsen, Le Comte, Fjordur, (je ne vais pas tous vous les nommer...) sont comme une version adulte de Nicolas, Agnan, Eudes, et cie, chacun défini par son caractère, ses particularités physiques, ses manies spécifiques, ses défauts, ses hobbies. Jorn Riel nous raconte tout ça au fil d'histoires plutôt brèves (chaque racontar, se lit relativement vite : le plus dur, c'est de ne pas tout se goinfrer d'un coup, d'arriver à se maîtriser, de savoir faire durer le plaisir...) d'une veine, dirons-nous ethno-comique (Jorn Riel écrit aussi des romans -qui m'intéressent moins- beaucoup plus sérieux), et tour à tour (ou simultanément) tendre, poétique, touchante, émouvante, énervante, inquiétante... (voir pour la liste des titres), tant ces hommes, si leur quotidien est ailleurs et plutôt autrement (quoique, finalement, c'est tout de même le cycle vital je bosse /je mange /j'occupe mes loisirs /je rigole avec les potes /je dors, même s'il est question, pour le dépaysement, d'ours blancs, de viande de boeuf musqué séché, de pièges à renards, de traîneaux, etc...) nous ressemblent tellement qu'on rêverait parfois d'être là-bas, vraiment, avec eux, pour de vrai.

Allez, je vais juste lire la première, et je m'arrête... Promis, juré!

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Posté par chori à 14:12 - - Commentaires [5] - Permalien [#]