lundi 3 juillet 2006

festival (un)

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(mise en route)

Pour fêter mes cinquante ans (encore ? se dit le lecteur qui commence à se lasser du truc) je m'étais AUSSI offert une place pour les Eurockéennes... (la dernière fois que j'y suis z'allé, c'était pour mes quarante ans, hihi... la prochaine fois ce sera avec mon joli déambulateur et mes couches-confiance...) Deux soirs m'auraient tenté, le samedi et le dimanche, mais la perspective de passer une nuit au camping m'a poussé à faire un choix : le dimanche, pour un programme plutôt alléchant : en têtes d'affiche perso Mogwai (le mur du son écossais) et Sigur Ros (le doudou "baleinier" islandais), avec en complément de programme Dominique A (pourquoi pas, hein, malgré que ses disques me fassent un peu ronchonner), Archive (qui change de style comme de chemise), et last but not least Muse (que tous les djeunz ont l'air d'aimer mais dont ce que je connais ne me branche pas plus que ça...) pour ne pas mourir idiot.


Résultat ?
Une excellente surprise : Dominique A (comme "apéritif" musical, spectacle d'arrivée ce fut vraiment excellent)
Une confirmation : Mogwai (époustouflant! comment de si petits bonshommes peuvent-ils faire autant de bruit ? j'étais sourd en sortant) : quelqu'un en parle très bien ...
Une déception : Sigur Ros (mauvaise prise de son, prestation pas vraiment faite pour un énorme public en extérieur..)
Une confirmation de déception : Muse (arghhh c'est du rock bourrin/fm clicheés &poudre aux yeux je trouve...)
Un regret : ne pas avoir pu en voir davantage du concert d'Archive (mais je tenais absolument à être bien placé pour celui de Sigur Ros)

Je n'avais pas pris d'appareil photo, par crainte qu'on ne me le confisquât à l'entrée (pour la même raison, point de cigarettes qui font rire, ce que je regrettai un chouïa, mais vu la quantité d'uniformes bleus croisés dans la journée, tel que je me connais j'aurais passé la journée, tout rouge, à me cacher de poteau en poteau...) donc pas d'images perso (d'ailleurs j'étais finalement très content de ne pas l'avoir pris, ça m'a évité d'être distrait par le paysage humain environnant, et de passer ma journée le doigt sur le déclencheur et la bave aux lèvres, manquant ainsi d'attention pour les pestacles musicaux...)
(to be continued...)

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dimanche 2 juillet 2006

rédhibitoire(s)

50) Celui qui m'avait dit, en parlant de nous "P.P.L.H"
49) Celui qui avait des posters de Frédéric François dans sa chambre
48) Celui qui avait une collection de figurines en porcelaine
47) Celui qui avait des collants de femme sous son jean
46) Celui qui avait besoin d'un drap sous la housse de couette
45) Celui qui devait absolument pisser juste après avoir joui
44) Celui qui m'a "aimé" tant que j'avais de l'herbe "pour le dépanner"
43) Celui qui tenait absolument à ce que je l'insulte
42) Celui qui avait eu une encéphalite et avait donc perdu toute mémoire immédiate
41) Celui qui ne pouvait faire l'amour qu'en regardant un film porno hétéro
40) Celui qui avait un cendrier plein sur la table de nuit
39) Celui qui avait perdu ses couilles dans un accident de moto
38) Celui qui m'a dit "ça ne m'intéresse pas, je me suis juste arrêté pour me reposer", alors que c'est la troisième fois qu'il passait là!
37) Celui qui m'avait donné rendez-vous chez des potes à lui et est arrivé avec une heure de retard
36) Celui qui avait insisté pour me traîner à un match de baseball et tenait absolument à m'expliquer la moindre phase de jeu
35) Celui qui ne voulait qu'une chose et une seule : me baiser
34) Celui qui m'engueulait parce que je ne savais pas laver correctement la salade
33) Celui qui faisait en sorte que ce soit toujours moi qui prenne la bagnole pour aller le voir, et jamais le contraire (il savait très bien gémir)
32) Celui qui m'avait offert un polo rose avec un crocodile dessus
31) Celui qui avait un sexe tellement énorme qu'il n'arrivait pas à bander
30) Celui qui m'avait offert pour étrennes un flacon d'eau de toilette dont je soupçonnais qu'on venait de le lui offrir et qu'il n'en voulait pas
29) Celui qui avait mis à la poubelle les oeufs au bacon qui venaient d'être cuisinés parce qu'ils ne lui convenaient pas
28) Celui qui avait fait un scandale au restaurant parce que soi-disant la tarte était brûlée
27) Celui qui m'avait dit, dans la voiture, "tu veux bien ôter ta main de là", et, quelques années plus tard, "il y a un lit, là-haut, on peut y aller si tu veux" (mais je n'avais plus du tout envie)
26) Celui qui ne supportait pas que je fasse des miettes dans sa cuisine
25) Celui qui, taillé en armoire à glace, portait pourtant un body bleu ciel (taille XXXL ?) et une mini-jupe en jean (mais rien dessous!)
24) Celui qui me donnait l'impression qu'il allait me dévorer chaque fois qu'on s'embrassait
23) Celui qui mettait trop d'eau de cologne "Mont St Michel"
22) Celui qui m'avait pris en stop pas du tout par bonté d'âme et qui avait une idée derrière la tête
21) Celui qui m'avait dit que notre conversation était du niveau du "Café du Commerce" (je n'avais jamais entendu cette expression)
20) Celui qui m'a répondu "je ne me sens pas concerné..."
19) Celui qui me secouait comme une bouteille d'orangina
18) Celui qui m'avait refilé des morpions
17) Celui qui, après qu'on ait fait affaire, me demandait si je n'aurais pas un euro ou deux pour le dépanner, pour boire un café
16) Celui qui, sous son bleu de travail avait un combiné gaine/soutien-gorge
15) Celui qui n'avait pas répondu à mes lettres et qui, quand je l'avais revu, beaucoup plus tard, m'avait dit "tu sais, c'était pas facile..."
14) Celui qui, en me caressant, cherchait juste à me piquer mon porte-feuilles
13) Celui qui a eu une grippe exceptionnellement longue, le temps que je me lasse de l'appeler
12) Celui qui avait des dents en fer
11) Celui qui avait toujours peur d'être espionné
10) Celui qui me courait après en disant qu'il allait me casser la gueule
09) Celui qui était à poil dans son camion, portières verrouillées,  mais voulait juste être vu
08) Celui qui s'était foutu de ma gueule quand je m'étais mis à pleurer
07) Celui qui était étendu sur le ventre, à poil, avec, posés à côté de lui, une capote et du gel
06) Celui qui avait fait un détour de hmmm kilomètres dans les sous-bois pour ne pas me croiser sur le chemin
05) Celui qui avait des numéros de téléphone gribouillés sur sa taie de traversin grisâtre
04) Celui qui voulait venir me voir tous les week-ends, ce qui m'a vite oppressé
03) Celui qui m'avait laissé en plan dans cette chambre au YMCA en m'expliquant qu'il ne pourrait jamais dormir là
02) Celui qui me réveillait la nuit pour que je le fasse jouir
01) Celui qui voulait toujours que je jouisse avant lui

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samedi 1 juillet 2006

lieux-dits

PARIS JE T'AIME
film "collectif"

J'avais dit "j'y reviens très vite" et oups! ça fait déjà une semaine. Mais bon j'y reviens quand même, et finalement c'est pas plus mal, de laisser un peu de temps, ça permet de décanter un peu... Si je n'ai pas eu de mal à reconstituer la liste des 18 courts qui composent ce programme (merci allociné.fr !) ce fut une autre paire de manches pour retrouver de quoi chacun d'eux parlait!
Le problème avec ces films, (autrefois dits "à sketches", now called "collectifs"), c'est que, justement, ils sont fabriqués à plusieurs (ici,vraiment beaucoup!) mains, et que donc, il ne s'agit pas d'une vision unique, mais plutôt d'une collection (et l'image du présentoir de cartes postales au générique est à cet égard plutôt bien choisie) d'images, d'instantanés (de clichés ?) sur le thème choisi : ici Paris et l'amour. (Euh, ça en fait deux, de thèmes, non ?)
Bon pour ce qui est de Paris, je dois avouer que tout ça me laisse un peu indifférent, je n'ai pas le goût de la visite, qu'elle soit touristique ou sentimentale : les grands monuments m'inintéressent, l'esprit de quartier me laisse de glace, bref, Paris, en bon provincial, (avec encore de la paille dans mes sabots), je dois dire que je m'en (contre)fous un peu -et oserais-je dire que les réalisateurs aussi ?- Car, à de rares exceptions, je pense que chacun de ces filmounets aurait pu être tourné ailleurs sans que ça y change grand chose, non ?
Cahier des charges (personnel) : Paris pour moi c'est (hmmm it's so cliché!) :
le métro (c'est fait) la tour eiffel (c'est fait) la seine (à peu près fait) pigalle (c'est fait) beaubourg (ah tiens) le marais (c'est fait) les puces de montreuil (ah tiens) st-michel (à peu près fait) le père lachaise (fait). Oui, comme un benêt pragmatique que je suis, m'étais dit "20 arrondissements = 20 films, et hop on y va dans l'ordre : premier arrondissement, deuxième, etc..." Bon, déjà, il y en a deux  -couic !- qui ont sauté au montage (vivement la sortie du dvd, voilà des boni tout trouvés!) et ensuite, "ils" ont un peu tout mélangé, heureusement qu'on a, à chaque fois, le titre et le nom du réal', sinon  tout perdu(s) qu'on serait (oui oui j'exagère, je sais...)
Il y a donc un genre de continuité sinueuse, passant d'un quartier à l'autre et d'une histoire à l'autre (c'eût été drôle que certaines interférassent, que certains personnages récurassent, mais bon, oui oui je sais j'exagère...)

Les préférés ?
Quais de Seine (Gurinder Chadha ) / Le Marais (Gus Van Sant) / Loin du 16ème (Walter Salles) / Bastille (Isabel Coixet) / Quartier des enfants rouges (Olivier Assayas) / Faubourg St Denis (Tom Tykwer)
Les "dommage..." ?
Porte de Choisy (Christopher Doyle) (à mon avis le plus planté du lot) / Tour Eiffel (Sylvain Chomet) / Parc Monceau (Alfonso Cuaron) / Place des Fêtes (Oliver Schmitz)  / Pigalle (Richard La Gravenese) / Quartier de la Madeleine (Vincenzo Natali).

Le fait d'utiliser des acteurs connus à mon avis dessert plutôt le projet (exception faite peut-être de Nathalie Portman dans son Faubourg st Denis) et vampirise le propos. Ni Fanny Ardant & Bob Hoskins, ni Gena Rowlands & Ben Gazzara & Gros Gégé, ni Nick Nolte & Ludivine Sagnier, ni Elijah Wood n'apportent réellement un intérêt supplémentaire à leur histoire, même, ça friserait plutôt des fois grave la complaisance. Je mettrais un peu à part Juliette Binoche & Willem Dafoe, utilisés plutôt intelligemment dans Place des Victoires, et -sur un petit piédestal mais est-ce vraiment objectif ? - les charmants mad dogs Gaspard Ulliel (option "berger des pyrénées en pétard") et Elias Mc Connell (option "teckel à poil ras") qui éclairent Le Marais...

Je ne me souviens plus de quel accueil le film a bénéficié à Cannes, mais les critiques (merci encore allocine.fr) aiment moy-moy (Télérama est content, tandis que Le Monde Les Inrocks et Les Cahiais pincent les lèvres et les narines...), moins que les pestacteurs, en tout cas. (57 critiques "j'adore" contre 5 "je déteste"!)

Alors, quoi, un projet qui sent plus le renflouage de tiroir-caisse ou la vraie (et désintéressée) cinéphilie ?

Pfff peut-être qu'en vieillissant je vire trop bon public, et que je commence à gober n'importe quelle daube avec un sourire béat , et en disant "encore", qui plus est ?

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vendredi 30 juin 2006

entre les lignes (suite)

Après avoir un poil réfléchi (c'est rien de le dire) et après avoir été relancé sur meuseuneu par le jeune homme ("alors qu'est-ce que tu me conseilles comme bouquins ?") je lui ai envoyé par retour la liste suivante :

- Le baiser de la femme-araignée (Manuel Puig)
- Printemps au parking (Christiane Rochefort)
- La vie mode d'emploi (Georges Perec)
- un recueil, au choix, de Raymond Carver (Parlez-moi d'amour, peut-être)
(auxquels est venu s'ajouter L'insoutenable légèreté de l'être, que j'avais un moment envisagé de lui conseiller aussi, mais c'est lui qui m'a demandé ce que j'en pensais...)

"pour commencer", en lui redisant encore combien je trouvais tout ça personnel et subjectif et que c'est pas parce que j'avais aimé que lui allait aussi, mais il m'a juste répondu "T'inkiète".Ah ces jeunes...
Voilà. Que le jeune va-t-il lire ? Comment va-t-il réagir à cette éventuelle lecture ? Ne va-t-il pas penser que j'en fais trop ?
La suite au prochain épisode...

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jeudi 29 juin 2006

entrée des artistes

FAUTEUILS D'ORCHESTRE
de Danielle Thompson

Je voulais le voir quand il est sorti, et puis....envie, pas envie, quand je me suis décidé il était trop tard, ça passait plus! J'ai profité de la Teuf du Ciléma pour y aller (à 2€, je ne risquais pas grand chose!) ... en sortant, j'avais le sourire!
Et pourtant ce film avait pas mal d'atouts pour me déplaire, et voilà qu'il m'a plu. Je n'aime pas en principe ces histoires de bourgeasses friqué(e)s pleurnichant dans leur loft d'un hectare en se faisant faire les ongles par leur camériste, prenant l'avion pour un oui pour un non, hésitant existentiellement entre le manteau en vison écorché vivant c'est encore plus cher mais c'est mieux et le diamant encore plus gros que le Ritz pour offrir à Bobonne (ou à Bobon). Et du fric, là, y en a. Et pas qu'un peu.
Mais l'héroïne est une petite femme toute simple -elle arrive de Mâcon !- (c'est Cécile de France qui s'y colle) mais avec des dents longues comme ça, débarque à Paris sans un rond en poche et veut faire son trou. Elle se fait engager, au culot, comme serveuse dans un troquet (qui jusque là n'engageait pas de femmes "parce que c'est comme ça...") idéalement situé entre un théâtre, une salle de concert et une salle des ventes.
Et, bingo, vous l'avez deviné, on va suivre trois histoires, plus ou moins emberlificotées, celle du collectionneur d'art qui vend la collection qu'il a amassée pendant toute sa vie (Claude Brasseur), celle de l'actrice de théâtre et de sitcom qui veut se faire engager par un grand réalisateur (Valérie Lemercier) et celle du pianiste virtuose qui ne veut plus jouer dans les salles de concert (Albert Dupontel), auxquelles on pourrait peut-être ajouter, en arrière-plan, une méta-histoire,  celle de la réalisatrice qui voulait tourner un film pluriel sur l'art (Danielle Thompson), toutes histoires tricotées main tricotées coeur où notre héroïne va  jouer -re bingo!- le rôle de trait d'union, de fil rouge (dans une histoire cousue de fil blanc ? ahah c'était facile...) Bien sûr, vous avez deviné, ça finira pluriellement bien...
Non non, je ne bouderai pas mon plaisir : Danielle Thompson (et son co-scénariste de fils Christopher) ont peut-être eu vu large, et ils en ont mis des choses et des choses, des lieux communs et d'autres pas si (le marché de l'art, le statut de l'artiste, l'ambition, les médias, les rapports familiaux, la célébrité, l'amour, la vieillesse, le fric, l'intérêt, la différence d'âge n'en jetez plus la cour est pleine...) mais bon ça tient plutôt la route.
Suzanne Flon, en mamie mi-gâteuse mi gâteau, joue les parenthèses de début et de fin (plutôt les guillemets, d'ailleurs), Cécile de France est mimi exquise juste ce qu'il faut qu'on a envie de la croquer (d'ailleurs on a un peu de mal à croire la ficelle de scénario qui la fait tomber amoureuse ... du co-scénariste, personnage plutôt plat et falot!), Brasseur est très bien, entre père et amer (un plan à la Philadelphia est juste peu-être de trop), Lemercier (plurielle) virevolte, en fait des tonnes, (surtout quand elle surjoue une actrice en train de surjouer),mais c'est comme ça qu'on l'aime, et Dupontel en génie tourmenté est égal à lui-même : grandiose ! (je l'adore, ce gars-là, il m'a quasiment arraché des larmes...)
Avec, dans un rôle de concierge mélomane nostalgique et parigote, celle qui surprend peut-être le plus, ma copine Dani.
Indulgence ? sentimentalisme ? Fête du Cinéma ? nunucherie ? Bref voilà c'est dit et redit,  j'ai bien aimé, voilà.

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mercredi 28 juin 2006

mongolie

Hier soir passé une soirée aussi délicieuse que dépaysante. Je pensais que j'arriverais le dernier, que tout le monde serait tout rouge, à son quinzième apéro, point du tout! Il n'y avait là encore que la moitié des effectifs prévus (c'était une réunion de notre Cleube Du Livreu, mais pour des raisons d'e-mail défectueux, d'engagements antérieurs, etc... nous ne serions qu'en petit comité.)
Dans le jardin des amis qui nous accueillaient, il y avait une yourte. Yourte qu'ils avaient installée eux-mêmes avec leurs petites mains (mais une vraie de vraie, comme là-bas dis,hein, avec tout le mobilier dedans, les tapis, le poêle, le toit avec les rayons qu'on se croirait sous un parasol japonais, l'ouverture centrale... tout, je vous dis!).
(Je me sentais comme dans Le chien jaune de Mongolie...) Et c'est ainsi qu'on a passé la soirée. Nous avons d'abord eu de la visite (car cette yourte est un peu une yourte d'exposition, des gens viennent la visiter, pour savoir si après ils ont envie d'acheter une yourte ou pas.)
Le maître de céans est ainsi revenu accompagné d'une acheteuse potentielle, nous étions tous assis avec notre verre de vin blanc, nous avons salué la dame fort aimablement, puis elle est repartie avec notre hôte pour de plus amples informations sur la transaction (elle avait l'air presque décidée me semblait-il). Quand C. (nôtre hôte) est revenu, il nous a informés que la vente ne s'était pas conclue. Why ? La dame l'a informé qu'elle exerçait la profession de sorcière et qu'elle avait senti, en entrant sous la yourte des influences négatives, voire hostiles (nous en l'occurence). Tant pis! On a trinqué à la santé de la sorcière, et on a continué.
Nos hôtes, pour rester dans la note mongole nous avaient préparé des buudz (un genre de gros ravioli cuit à la vapeur, avec de l'agneau, du chou, etc... sauf que là-bas (nos hôtes étaient intarissables sur leur voyage là-bas et leur découverte des us et coutumes mongols), ils sont cuits dans le thé -au lait- (comme dit C. "les buudz ont le gout du thé, mais le thé a aussi le goût des buudz, et ça c'est beaucoup plus surprenant...")
Au café, le problème crucial fut - non pas de parler des livres du Cleube comme aurait pu le croire un observateur naïf puisque c'était quand même la raison de la soirée - mais plutôt de savoir quel était le score finale du match (nous étions sept, et il y a avit deux authentiques mordus -notre hôte est capable de vous citer les scores, buteurs, à quelle minute, de la plupart des matches de Coupe du monde depuis ouououououh! ) puisque nos hôtes n'ont ni radio ni tévé (si si je vous jure, c'est vrai!) :  l'une d'entre nous est allée dans sa voiture pour écouter la radio, et nôtre hôtesse a téléphoné à un de ses fils qui l'a aussitôt renseignée.
J'étais un peu déçu. Non que je défendisse particulièrement les españols, (et ce malgré mes origines 100% hispaniques) -j'aurais été pour le Vatican ou la Mongolie s'ils avaient joué ce soir là- mais bon, j'aurais aimé que ça s'arrête là, qu'on s'arrête de bouffer du foot à toutes les sauces. Raté! On a donc quand même un peu parlé de livres.
Mais la vodka ayant été servie dans des verres avec des dames toutes nues au fond (et même avec des messieurs!) fournit un nouveau sujet de distraction.
C'est le genre de soirée (la yourte y était-elle pour quelque chose ?) exquise, sans faux-mouvement, sans anicroche, tout est facile,  tout se déroule parfaitement, comme si le temps  avait  fait un bond en arrière, ou s'était carrément figé, comme s'il nous avait préservés, comme si rien n'avait changé, juste le plaisir d'être là, réunis, de partager ce moment, de piquer des fou-rires, de se raconter des hsitoires, de se rappeler des souvenirs...
En repartant, dans ma voiture,  je bourdonnais comme une abeille joyeuse.

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enfumé

"Pas de dépénalisation, donc. Pourtant Malk Boutih pense avoir trouvé une solution miracle : une sorte de nationalisation de la culture du cannabis. En langage socialiste, : "la régulation par l'Etat". il suggère ainsi la création d'une nouvelle "filière agricole". "Trois modes de production" seraient développés.
Premièrement "les chanvrières outdoor" qui "garantissent la production de masse du haschich et de l'herbe de consommation courante". Elles "offriront une matière première très rentable pour favoriser l'essor de l'agriculture biologique et dynamiser des zones agricoles défavorisées comme la montagne."
Deuxièmement, des "chanvrières sous serre" qui "cultivent des variétés de cannabis sélectionnées pour le marché de l'autoproduction." "Cette filière maraîchère permettra d'établir un marché diversifié et de soutenir la concurrence qualitative avec les marchandises d'exportation.", précise encore Boutih.
Enfin, troisième mode de production du shit made in France : "les chanvrières indoor" qui "garantissent un approvisionnement de proximité" en "produits haut de gamme". Ce dispositif permettrait l'établissemnt d'une "alternative légale aux autoproducteurs clandestins et à une partie des intervenants du marché actuel du cannabis ainsi qu'une opportunité de création d'entreprise avec peu de capital." Réguler le marché de la drogue grâce à l'Etat permettrait, selon Boutih, de renflouer les caisses du Trésor, de protéger l'environnement en produisant bio et de mettre fin aux mafias."
Le Canard Enchaïné

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mardi 27 juin 2006

lingerie

Il est assis, avec son coreligionnaire, tous les deux les yeux levés vers la télé , que je ne peux pas voir de ma place. Il est assis, il fait chaud dehors et il fait chaud dans cette pièce, en t-shirt fatigué short et godillots tachés de peinture et de plâtre. Il est assis donc, quasiment en face de moi, tête ronde un peu rouge, massive, il n'est pas beau mais impressionnant. Cuisses robustes qui sortent de ce qui n'est pas un short mais plutôt un caleçon, le genre de vieux calbute qui fut fleuri mais  à présent plutôt décoloré, bref un calbute qui, comme on dit, a vécu.
Il se lève pour régler quelque chose et il apparaît que sur le côté droit le caleçon en question est décousu sur quelques cantimètres et donc baille (ou bien est-ce un vestige de poche ?) laissant entrevoir dessous, comme en un flash, une bande de peau nue et semble-t-il plutôt bronzée. Il se rassoie, les yeux toujours levés, comme son acolyte, vers le téléviseur (ils ont cette ferveur dans le regard de ceux qui vont recevoir la communion à l'église).
Il se relève, tend le bras plus haut pour un autre réglage, et son tee-shirt, tiraillé par le geste, révèle, en dessous (mais juste au-dessus) de l'hypnotisant caleçon, la bordure élastique d'un slip noir. Et je ne peux m'empêcher de mettre cette image en parallèle avec la précédente, celle de la bande de peau, et de tenter de fusionner les deux images mentales pour qu'elles correspondent... Ce doit être un slip très échancré (ou un string ?), fantaisie à priori un peu surprenante chez ce genre de gaillard mais bon.
Il se lève, quitte la pièce un instant et revient avec six canettes qu'il pose sur la table, entre son collègue et lui.
Va faire chaud cet après-midi...

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dimanche 25 juin 2006

dimanche soir

Indirectement suivi les conseils de Snivel :  faute de Oui-Oui, me suis rabattu sur la Teuf du Cinéma : trois films (sinon rien) :

- Scary Movie 4 (surprise! je l'ai trouvé meilleur que le 3!)
- Bubble (de Steven Soderbergh, décidément ce mec n'est jamais là où on l'attend!)
- Paris je t'aime (j'y reviens vite)

quand je suis rentré au ciléma, à 14h, j'étais en short et en chemisette, sous un soleil quasi apocalyptique (30° ? un peu plus ?)
quand je suis sorti du ciléma, vers 20h, j'étais toujours en short en en chemisette, mais le ciel était noir noir noir et il pleuvait vachement (comme vache qui pissait, d'ailleurs)

et là -horreur !- je me suis souvenu que j'avais mis en début d'après-midi une lessive entière à sécher sous le soleil ardent et complice... tss! comme on dit dans les romans : mon sang ne fit qu'un tour. Je ne vous dis pas la tête dudit linge quand je l'ai récupéré (évidemment le genre drap entortillé autour du fil et vas-y toujours pour récupérer les pinces à linge et que c'est justement là que la pluie redouble et que ça tonne fort et que je me vois, foudroyé comme un personnage de cartoon, tout noir avec les cheveux tout droits sur la tête!) résultat des courses, on était aussi trempé l'un que l'autre (la lessive et moi) en rentrant

un gentil petit orage, puis c'est passé

comme le temps, je vous disais

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paroles et (on connaît la) musique

arghhh un dimanche matin en mode down. La preuve ? j'écoute en boucle depuis le réveil la chanson L'amour c'est rien (de Mylène F.). Pas très fier, mais bon, midinet je suis et midinet je resterai. Et puis ça fait un peu comme si le temps ne passait pas vraiment (ou juste re/passait) puisque c'est toujours la même chanson (mais la différence c'est que toi tu n'es plas lààààààà..). Qui,  quand je craque sur une chanson je suis capable de l'écouter des millers de fois de suite (heureusement que je vis tout seul...)

et down pourquoi que donc ? Sentiments diffus et mélangés :
- fin du congé, je reprends le boulot demain (mais bon plus que 10 jours à tenir avant les vacances)
- cet anniversaire que j'ai fêté le jour-même avec les intimes, mais que je refête le 5 au soir avec une grosse teuf : inquiétudes et préparatifs divers
- *** qui semble avoir disparu  de la surface du globe , depuis qu'il m'a annoncé qu'il déménageait (oui, il se sépare de sa copine, mais je crois bien qu'il en a déjà trouvé une autre! )
- les vacances en Bretagne : semblerait que là-bas y a ni ordi ni connection... trois semaines sans blog ? mais comment vais-je faire mon dieu oh mon dieu ?
- cinquante cinquante cinquante cinquante (& vieux et moche & gros & seul & so on...)
- la Cefran est en huitièmes de finale (heureusement que les spañols veillent... Arriba España!) (non là je dis nimporte quoi, parce que vraiment et authentiquement JE M'EN BRA FOUS !)
- et toujours ces hordes de germains qui défilent concupiscentueusement (???) sur ce blog (et maintenant ils ont contaminé des suisses, des polonais, des autrichiens... les pôvres, s'ils savaient à l'avance comme ils vont être déçus!
- ... (cochez la case concernée)

L'amour c'est rien, quand c'est politiquement correct, on s'aime bien, on sait même pas quand on se blesse... lalalalaaa

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