dimanche 9 octobre 2005

sunday sweet sunday

Dimanche donc (et week-end) délicieux.
Bon, on n'a rien gagné (je l'avoue, j'espérais quand même, au fond de moi, un tout petit peu, au moins le 3ème prix (le Louis de bronze) Mais non. Tant pis donc. On a joué hier soir à 21h (match France-Suisse) devant une salle pas mal remplie et ce matin à 11h (heure de la messe) devant une salle... clairsemée, et le fait qu'il n'y avait pas ce matin de membres du jury dans la salle (ils étaient 3 hier soir) nous a fait penser que le bouche-à-oreille n'avait pas été (trop) favorable et que donc macache.
Enfin, l'accueil est vraiment très bien, les organisateurs sont des pros (j'te dis), tout est pensé (le festival en est à sa 19ème édition!), c'est donc un vrai bonheur (un honneur) que d'être invité ici (on est même hébergés et nourris, avec frais de déplacement remboursés!!!)... Royal!
En plus, visité au Musée Fernet-Branca (si si, je vous jure!) une exposition Paul Rebeyrolle, très impressionnante (par le nombre et la qualité des oeuvres exposés, qui offrait un large panorama de son oeuvre (une soixantaine de tableaux exposés) Je préfère les tableaux les moins "violents" (spécialement une série de grosses têtes et une autre sur les saules), les moins agressifs... (ça doit être mon âme de midinet) Drôle de réaliser que c'est ce bonhomme doux barbu et silencieux (on peut voir en intégralité une vidéo, dont je n'ai pu hélas visionner que quelques minutes...) qui peint ces (parfois) atrocités... J'ai acheté (pourquoi avais-je écrit ajouté ?) le catalogue!

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avoir du nez

Hello! de retour ce soir de St Louis, dans un singulier état d'exaltation : depuis hier soir (avec quelques éclipses) mes sens du goût et de l'odorat ont réapparu, et je ne sais fichtre pas pourquoi. J'ai re-senti hier soir en rentrant au Formule 1 (le goût du chocolat aux éclats de caramel de régis, que j'avais précédemment gouté l'après-midi sans rien en percevoir, et l'odeur "de vieux" de l'hôtel). Le matin c'était reparti, mais à midi c'est revenu , et ce soir c'est toujours là (faut que je touche du bois rond, comme dirait marie...) pour le moment ("pour le moment, bien sûr")
Mon appart a une odeur douceâtre, mon bureau sent le café , et j'ai goûté attentivement, précautionneusement, à chacun des éléments de mon frugal grignotage du soir : pain complet, jambon cru, terrine de canard au magret, camembert, orange, le tout arrosé de Jaja de Jau... Quel plaisir de sentir les subtilités, les nuances qui me faisaient défaut dans la palette gustative et odorifère... Comme si je ne sais qui (ou quoi) avait soudain résolu de me redonner le souvenir de toutes ces choses perdues depuis des mois (pour m'en faire éprouver encore plus cruellement l'inévitable perte ultérieure ?)

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samedi 8 octobre 2005

requêtes 2

Pour ceux qui prendraient le train en route, ceci est la liste des requêtes google qui permettent aux gens d'arriver à mon blogchounet (à leur grande surprise, parfois je suppose, et dans certains cas je dois dire que c'est réciproque!)
ps 1 : Oui, oui, donc, je peux savoir d'où vous venez quand vous arrivez ici (Big je is watchin' you, n'oubliez pas!)
ps 2 : pour les ceusses intéressés, le message "requêtes 1" est daté du 28/09

- la grève national (sic!)
- fessée en public
- clocks royksopp remix
- fessa
(re-sic!)
(au 08/10)
- liste des lieux de "recherche du temps perdu"
- antony cordier
- chantier interdit au public film dvd x
- illustrations Doré Grimm Andersen
- fisherking wim wenders
- "amitié virile"
- filmage voiture
- pascal mathieu

(au 10/10)
- sinusite chronique
- "avenir est à nous" + film +kool shen
- lieux communs
- hansel et gretel + conte + maternelle
- blue lagoon midi
- je me souviens de georges perec
(au 13/10)

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pas trac ?

après le mot/tôt de ce matin (j'ai eu une nuit un peu... agitée, d'une part parce que je n'avais -volontairement- pas pris ma -clic clic- "tisane du soir" , d'autre part à cause de ce que je vais faire cet aprèm') un autre mot/tard (relativement cette fois-ci) , avant de partir pour St Louis avec Gigis, où nous ( Manu et Pascal) allons jouer La Gitation, (deux fois! la première ce soir à 21h, et la seconde demain à 11h, plus éventuellement une troisième si on gagne mais à mon avis, non!) Pour le moment, je suis calme et serein, dégagé de tout souci, ciel sans nuage, zen... Pour le moment bien sûr! Je me connais, je serai encore dans tous mes états ce soir (je me souviens de la dernière fois où nous avons joué, à Coucouron, j'ai cru que j'allais mourir de trouille, avec cette attente qui n'en finissait plus...) A chaque fois c'est pareil, avant de jouer, je voudrais pouvoir m'enfuir, disparaître, m'évaporer, ëtre à 100 000 kilomètres de là, et une fois sur scène, je me sens -beaucoup- mieux... C'est grave docteur ?

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non-lieu (commun)

(pensée matinale)
...finalement, ne serait-ce pas ce que je ne raconte pas qui est le plus intéressant (l'envers,l'autre côté, les insterstices, les manques, les trous dans la trame...), de la même manière que ce sont les commentaires que vous ne ferez pas qui me tiendront le plus à coeur, ou les questions que vous ne poserez pas auxquelles je pourrai le plus facilement répondre ?
(communication au 36ème degré)

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vendredi 7 octobre 2005

citations

juste quelques phrases, comme ça, retrouvées en feuilletant un carnet...

"On veut bien faire le bonheur des autres. Mais on n'aime guère -quoi qu'on en dise- que ces mêmes autres se mêlent du votre."
(Georges Perros / Papiers collés)

"Ma biroute matinale et déboussolée pointait à quarante-cinq degrés, réclamant son compte de rêve."
(Jim Harrison / Dalva)

"Ce n'est pas en continuant de faire ce qu'on connaît qu'on pourra faire ce qu'on ne connait pas."
(Jim Harrison, idem)

"Accidents auto-érotiques avec une pelle mécanique"
(titre d'ouvrage scientique relevé dans le supplément sexe de Libé cet été)

"Quand je suis seul, toute mon énergie se retourne contre moi."
(Jacques Livchine / Griffonneries)

"Plus je grossis, plus je m'aigris."
(Philippe Geluck / Le Chat)

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jeudi 6 octobre 2005

inventaire

un bouquin à emballer, un libé frais du jour, un parking, un collègue, des baskets boueuses, un Super U, un mois de novembre de pépin, trois places du CDN, un émincé de boeuf à la forestière, un café trop chaud, une visite à la maternelle, le plaisir de revoir les collègues, des livres épuisés retrouvés sur Priceminister, des R et des M découpés et rangés dans des petits pots de verre, un bouquin à envoyer, une machine à affranchir, un trajet en automobile, un radar automatique oublié mais heureusement pas flashé, un dentiste ami, un  amalgame à changer, un thé au citron, un chèque de hmmm €, un chewing-gum à l'orange, un retour, un vêtement trouvé sur le bord de la route, un vernissage, des anges, des ampoules, des tartines, de la sangria avec des framboises...

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mercredi 5 octobre 2005

grimm et châtiment ?

LES FRERES GRIMM
de Terry Gilliam

Quelques mots à postériori sur le film vu mardi : Les frères Grimm, de Terry Gilliam, dont je ne savais pas trop quoi penser en sortant. Lu interview du réalisateur où il confie -ce dont j'avais eu le sentiment- que c'est une commande. Sa filmo, en ce qui me concerne, est un peu en montagnes russes : Plus de pics (Fisher king, Brazil, Bandits bandits, Les aventures du Baron de Munchausen) que de gouffres (Las Vegas Parano, L'armée des douze singes) mais là j'étais perplexe.
C'est donc l'histoire imaginaire des deux frères envisagés à la fois comme écrivains mais aussi héros (et victimes) de contes.
Après une introduction plutôt calamiteuse (aussi éprouvante pour les yeux que pour les oreilles, genre "exorcisme au moulin en 3D avé le dolby a donf que ça me saoule"), Gilliam baisse un peu le son, calme le jeu, et déroule le fil d'une narration plus posée, (que je ne vais certainement pas pour dévider ici), dans un jeu de va-et vient moins balourd qu'il n'y paraît entre apparence et réalité, subterfuges et sortilèges, émerveillement et horreur... Il ya du catalogue dans ce film : catalogue de peurs et de phobies diverses (bestioles rampantes, vertige, asphyxie, perte de visage, arbres sournois, lapin écorché...) mais aussi catalogue d'illustrations et de références aux contes dits "de notre enfance" (des vrais chromos, soignés, respecteux,admirables, comme qui dirait du Gustave Doré en couleur...) Le petit chaperon rouge, Hansel et Gretel, Blanche-Neige et consorts, interviennent comme autant de clins d'oeil complices au fil de cette histoire dont la richesse pourrait bien devenir un handicap, à cause de personnages exaspérants (Cavaldi, Le "petit lieutenant" français) ou de situations redondantes... Bref c'est un conte sur les contes avec des vrais morceaux de conte dedans. Bien sûr, souvent, on est soufflé par la force visionnaire, le délire imaginatif qui font l'intérêt de Gilliam ; comme à Guignol, on sursaute, on se cache les yeux, on rit de bon coeur, mais bon , il faudrait être ermite à la diète depuis quelques lustres pour être capable d'apprécier jusqu'à la dernière miette de ce dessert bavaro-américano-français (genre forêt noire fourrée à la quiche et au triple cheese-cake, et Monica Belluci en cerise sur le gâteau n'apporte rien de gastronomiquement remarquable, idem Matt Damon dans le rôle de la tranche de bacon ? mais je m'égare...)
A  la sortie de la salle, oui, on s'interroge, et on ne peut s'empêcher de se sentir un peu barbouillé, au bout du conte...

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mardi 4 octobre 2005

marche ou grève ?

par suite d'un avis de grève national(e?) ce blog n'est pas en mesure de vous diffuser ses fadaises habituelles et vous prie de l'en excuser par suite d'un avis de grève national(e,) ce blog n'est pas en mesure de vous diffuser ses fadaises habituelles et vous prie de l'en excuser par suite d'un avis de

Meuh non je plaisantais. C'était effectivement "jour de grève", et pour une fois, je me suis levé pour aller bosser (mais peut-on véritablement appeler ça bosser ?) En montant dans ma voiture, j'ai croisé ma remplaçante qui arrivait : pour la première fois depuis longtemps, mes collègues n'auront hélas donc pas pu suspendre à la porte l'écriteau école en grève... Dommage!
La grève a du bon : programme minimum sur france-mu (accompagné du message en boucle d'excuses correspondant, qui m'a suggéré le message ci-dessus) et donc, quarante minutes de voyage en douceur, haydn  mozart arvo part (peurt ou pèrt ? ), ce dernier idéal pour souffler zen et ne pas perdre patience quand il s'avère que le trajet entrée de la ville/bozarts va se faire pare-chocs contre pare-chocs à zéro et demi à l'heure...
Mais bon on y arrive, on prend le premier des soixante-quatorze cafés-distributeur quotidiens, et ainsi démarre la première "vraie" journée de travail entière de la semaine, et encore une fois le mot "travail" me parait ici déplacé, tant tout celà m'a passionné : rudiments de mise en page et de "design graphique" ce matin, (découpage, collage, ronds noirs et carrés blancs) et calligraphie cet après-midi... (avec un adorable séraphin barbu mais je m'égare...)
Comme d'habitude, il m'aura fallu une semaine pour que je me commence à me sentir véritablement à l'aise (le signal, c'est quand je commence à chanter en travaillant...) , les relations commencent à se mettre en place et se consolider, les bonjour, les sourires, les conversations, les échanges, les questions... Comme disait il y a très longtemps la petite S. en visitant une librairie " Monsieur, tout est beau dans ton magasin!"
Et ce soir, petite avant-première cinéma (Les frères Grimm) avant que de prendre la route demain matin pour aller passer la journée à la fondation Paul Klee...

par suite d'un avis de grève national(e?) ce blog n'est pas en mesure de vous diffuser ses fadaises habituelles et vous prie de l'en excuser par suite d'un avis de grève national(e,) ce blog n'est pas en mesure de vous diffuser ses fadaises habituelles et vous prie de l'en excuser par suite d'un avis de

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dimanche 2 octobre 2005

cinquante

Fainéant aujourd'hui. Ici , je veux dire.
En vrai j'ai quand même rangeouillé (les bouquins des étagères de la chambre... tiens je vais faire une photo pour vous montrer...) et un peu partout ailleurs. Un peu est le mot qui convient!
Et juste pour dire que ceci est le 50 ème message de ce blogchounet.

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