lundi 28 novembre 2005

neigeux (deux)

Retour des Boozarts sous la neige. Ciel plombé. Et soudain j'ai un peu le moral dans les chaussettes (mais plutôt celles du genre en acrylique qui glissent et qu'on retrouve le soir en tire-bouchon tout au fond des godasses)
Pourtant, jusque-là, c'était plutôt bon jour. Resté maison ce matin, profité pour faire plein de choses utiles (nouveau scope -merci jean-Fran- , carte abonnement bus, Poste pour lettre recommandée -ô surprise- une lettre de Chine qui contient le dvd de Tsai Ming Liang que j'ai si envie de voir...) Puis arrivé à Besac à midi pour y manger chez un vieil ami (soyons franc : un vieil amant!) qui comme d'hab m'a fait écouter et découvrir plein de belles choses en musique. (Vous connaissez Grand Corps Malade ? J'en profite, je fais mon malin!)
Quant aux Boozarts, j'y ai vu comme d'hab des gens sympathiques et souriants, et j'y fus un peu rassuré par rapport au boulot dont auquel je n'étais pas très fier (mais qui m'avait quand même pris la tête tout le ouikinde, ce 'tain de calendrier de novembre...)

Chiffonné du soir, donc. Peut-être entré trop rapidement et trop fort dans l'hiver (y a une semaine, on était encore quasiment en techouirt!) Je dois être photosensible ; sitôt  privé de la lumière solaire (et surtout aussi soudainement) il me faut un temps d'adaptation. Une transition. Entre chien et loup comme on dit...
Heureusement, comme d'hab', rions un peu avec nos amis de France-Cu : trajet fait en écoutant un truc à se taper l'cul par terre pensez donc : un reportage sur les dentelières neuchateloises au XIXème siècle. Mais où vont-ils chercher des sujets si comicogènes ? J'en ris encore -nerveusement, certes-... bon, au moins, je suis désormais quasiment incollable on ze subject!
Photos du trajet suivront (je vais faire des courses, ça m'occupera.)

(une heure plus tard) Ben non finalement.
La majorité des tofs ( prises en conduisant) étaient désespérantes, et j'ai donc tout effacé (bouillasse très grise mochasse et flouououe). N'auront survécu que celles prises quand je me suis arrêté sur un parking pour faire pipi (si si) qui sont plus... pimpantes ?.

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dimanche 27 novembre 2005

neigeux

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intimité (1)

(avant)

Comme tous les mecs, (non non ne dites pas le contraire) j'aime les photos pornographiques, enfin, pas exactement : je préfère les photos de messieurs tout nus plutôt que celles d'actes sexuels. Et cela me plaît d'autant plus que ces photos en question ne sont pas "directement" et intentionnellement sexuées.
Je m'explique.
Avant Internet, c'était beaucoup plus difficile pour voir -simplement- des images de messieurs le kiki à l'air. Il y avait la ressource des magazines dits "de cul" , toujours un peu gênants à acheter (je suis un peu timide et rougissant dans ces cas-là) mais lesdits magazines étaient
1) rares
2) américains
et les modèles y présentés étaient peu ou prou des variations sur des (stéréo)types comme fabriqués à la chaîne et sortant du même moule : épilés, musclés gym, circoncis, couilles rasées : le modèle idéal américain (je me souviens néanmoins de l'émotion qui m'avait saisi lorsque, adolescent, j'avais découvert dans un recoin de notre Maison de la Presse locale mon premier numéro de Playgirl... je ne pensais pas que ça pouvait exister, un journal avec des photos de monsieurs tout nus! il me semble bien que , du coup, je l'avais volé... Un souvenir plus ancien encore  me revient, mon premier contact à vrai dire avec la nudité photographiée : un magazine naturiste qui s'appelait Health & Efficiency, mais qui m'avait rapidement déçu après les premiers émois : il s'agissait davantage d'une revue "familiale" et donc il y avait beaucoup plus de photos de mamans que de papas, j'avais déjà réalisé que je préférais nettement les papas -mais enfin c'est quand même là que j'ai vu mon premier kiki de monsieur en photo-...bon je ferme à présent cette parenthèse gigantesque qui commence bien plus haut...) modèle américain, donc, des bestiaux solides et bien nourris, estampillés 100% prime beef.
Après, j'ai découvert des magazines français (j'ai eu une adolescence très studieuse...) dont une, notamment, en noir et blanc, qui s'appelait initialement Nous les hommes, puis, plus sobrement, Hommes et qui présentait des modèles plus "européens" , plus ordinaires, plus accessibles, quoi!
J'aimais énormément ces images en noir et blanc. D'autant plus que, dans les premiers numéros surtout, les kikis des monsieurs n'étaient pas visibles, et restaient cachés sous de mystérieux triangles de tissu plutôt prometteurs (parfois retouchés directement à la main par des "correcteurs" consciencieux... la censure en ce temps-là ça ne rigolait pas!)

Je suis ensuite passé au stade suivant : la photographie (c'était une façon de m'appropier davantage cette imagerie virile, de la produire.) Je me suis donc beaucoup intéressé à la télévision, dès que j'ai eu un appareil potable, et je suis vite devenu incollable sur
- les techniques de prise de vue spécifiques
- la recherche d'émissions "porteuses" (vestiaires de rugby, championnats du monde d'haltérophilie, ou de lutte, reportages chez les naturistes, enquêtes chez les mineurs... tous ceux qui se sont ntéressés un tant soit peu au sujet peuvent ici rajouter leurs propres suggestions!) J'ai encore sur une étagère un classeur plein de ces clichés, et j'avoue que certains m'émeuvent toujours.
J'avais entre temps, parallèlement, découvert -un peu par hasard je dois dire- le cinéma pornographique , j'allais à l'époque régulièrement à Dijon passer des après-midis dissipées (d'autant plus qu'un ami m'avait gentiment informé que le spectacle n'était pas que sur l'écran, mais aussi dans la salle, mais ceci est un autre sujet, sur lequel je reviendrai une autre fois...)
Pour en revenir aux photographies et au corps des z'hommes (ce fut -et c'est toujours- chez moi un leit-motiv dont j'ai toujours soupçonné qu'il devait faire sourire certains de mes amis dans mon dos oui oui...) j'enrichissais donc perpétuellement mes collections, la photocopieuse aussi était devenu une aide précieuse pour reproduire, déformer, recadrer, ces images qui me parlaient.

Parallèlement étaient apparus les magazines et les livres de photos, avec, (dans l'un ou l'autre support) des gens dont je sentais immédiatement qu'on avait les mêmes affinités (Lucas Samaras, Duane Michals, Arthur Tress, Bruce Weber...) que si d'aventure un jour je les rencontrais je pourrais leur faire un clin d'oeil complice clic clic copains !
Et aussi les cartes postales, les bouquins d'art, les catalogues d'expo...
Je n'ai -longtemps- fait que les regarder puis je me suis mis à les acheter. A les ranger dans ma bibliothèque (la section "male art" ... tiens faudrait un jour que j'en fasse l'inventaire, du plus ingénu au plus explicite...)
Je pense que je si je ne devais garder qu'une partie de ma bibliothèque, ce serait celle-là : tout ce qui a trait à cette iconographie virile (plutôt que rayon gay).
J'ai toujours trouvé, dans ce domaine, que les images me convenaient mieux que les mots...
Mes hommes...

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accident

Hier soir on partait manger à Gy, avec Za et Pépin. Il faisait déjà nuit noire (et froid très froid!).
Tous à coup dans l'obscurité, au loin, le clignotement de feux de détresse. On arrive à l'endroit, un jeune gars  fait signe de ralentir en faisant de grands gestes, Za arrête la voiture, baisse la vitre, s'informe.
De l'autre côté de la route, une voiture verte, arrêtée, avec dedans une jeune femme qui pleure fort, visiblement choquée,et répète "J'ai eu un accident, j'ai eu un accident..." Près d'elle, le jeune homme, sorti d'une autre voiture, arrivée probablement juste après , est en train d'appeler les secours ; juste un peu plus loin, un homme tient verticalement entre ses bras écartés une grosse masse de tôle verte et froissée, (j'ai d'abord cru que c'était la portière mais il s'agissait du capot), et une dame blonde qui vient nous annoncer que la voiture verte a percuté un animal, et qu'il est un peu plus loin, toujours sur la route.
On y va avec Pépin, il fait très sombre, effectivement l'animal est là,sur l'asphalte, il est très gros, on hésite entre un chevreuil et un jeune cerf. Il est couché sur le flanc gauche, il a les yeux ouverts, il ne bouge plus. On le tire par les pattes pour le mettre sur l'accotement. Il est encore chaud. C'est très impressionnant...
La dame blonde est en train d'en lever les débris de la collision qui restent sur la route, c'est plutôt dangereux car elle s'est éloignée des lumières des phares et des warning, et un éventuel conducteur arrivant risquerait de ne pas la voir...
La première dame sanglote toujours dans sa voiture verte. La dame blonde (qui était dans la deuxième voiture, arrivée après le choc avec son fils (qui téléphone) et son mari (qui tient le capot) revient vers nous, elle tient dans sa main une des cornes de l'animal, brisée, dit qu'elle l'a retrouvé plantée dans le pare-brise...
Apparemment, il n'y a pas de dommages physiques, la dame de la voiture verte n'a rien.
On ne peut rien faire de plus, alors, on remonte dans la bagnole et on repart dans la nuit noire et glaciale, en regardant les lumières orange clignotantes rapetisser et disparaître...
Quand on repassera sur les lieux dans l'autre sens, quatre heures plus tard, il ne restera plus aucune trace, ni voiture, ni chevreuil...

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samedi 26 novembre 2005

to be (or not)

(suites d'une proposition de travail aux Bozarts... Mercis Thomas H-M!)

je suis fifty/fifty je suis désaffecté je suis pâle je suis mal dégrossi  je suis toujours assis le cul entre deux chaises je suis impatient je suis exalté je suis naze je suis un imposteur je suis approximatif je suis perplexe je suis incommensurable je suis imperceptible je suis désespéré je suis serein je suis grincheux je suis las je suis un procrastinateur je suis presque je suis ici et là je suis simple(t) je suis interrogatif je suis célbataire je suis dense je suis effrité je suis pas sûr je suis une tanche je suis qu'un grain de poussière je suis parti je suis un branleur je suis assis je suis muet je suis unique au monde je suis bancal je suis soupçonneux je suis revenu je suis caché je suis louche je suis présent/absent je suis incongru je suis hyperémotif je suiscelui je suis attendrissant je suis quelconque je suis au troisième dessous je suis rassuré je suis inconfortable je suis apathique je suis crevé je suis zélé je suis négatif je suis conceptuel je suis à la bourre je suis cyclothymique je suis maladroit je suis insatisfait je suis égoïste je suis attentif je suis en grande forme je suis en suspens je suis vain je suis un incorrigible rêveur je suis raide je suis un contemplatif je suis debout je suis matinal je suis obsolète je suis invisible je suis navré je suis incompétent je suis compatible je suis en-dessous je suis à-peu-près je suis délimité je suis close to the edge je suis à la recherche je suis en pièces je suis à la masse je suis presque je suis à genoux je suis en admiration je suis inconnu je suis illuminé je suis nuageux je suis béat je suis exquis je suis très demandé je suis orthodoxe je suis pluricul/multimed je suis nonobstant je suis formaté je suis  en bonne voie je suis recousu je suis encore en activité je suis convalescent je suis emporté je suis fracturé je suis tout riquiqui je suis noué je suis paraplégique je suis une bonne pâte je suis l'alpha et l'omega je suis assoiffé je suis influençable je suis meurtri je suis indolent je suis dupe je suis incompétent je suis à l'affût je suis nouille je suis pressé je suis faussé je suis à la masse je suis aride je suis en plein dedans je suis mélancolique je suis affamé je suis étendu je suis nouveau ici je suis transparent je suis limite je suis un pervers polymorphe je suis trop petit mon ami je suis en stand-by je suis illicite je suis repertorié je suis incommensurable je suis despotique je suis arrondi je suis glabre je suis délocalisé je suis urticant je suis ramolli je suis passé à côté de pas mal de choses  je suis couenne je suis sans histoires je suis the man next door je suis en voie d'extinction je suis lubrique je suis régional je suis walking and falling je suis déroulé je suis apocryphe je suis assuré je suis déboulonné je suis débraillé je suis attentif je suis indifférent je suis ignifugé je suis raplapla je suis désolé je suis out of order je suis raccommodé je suis déhiscent je suis surnuméraire je suis furibard je suis collatéral je suis alcoolisé je suis mécréant je suis stoïque je suis économique je suis décalé je suis centrifuge je suis alternatif je suis décomposé je suis curieux  je suis prolixe je suis en calbute je suis au bord des larmes je suis enthousiasmé je suis capital je suis en quinquonce je suis débroussaillé je suis écoeuré je suis perspicace je suis endolori je suis plouc je suis sectaire je suis hypocondriaque je suis cloisonné je suis au taquet je suis cahotique je suis lézardé je suis hypothétique je suis presque...

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en vie

Un beau texte de Bernard Bretonnière, découvert grâce à Adèle. Qu'elle en soit remerciée...

Vieillir

"La coupe réglée des grandes rêveres, les trains ratés et les cahiers perdus, cette douleur de l'effritement jusque dans les pierres qu'on aime, les maisons d'enfance rapetissées, les hannetons plus rares dans les soirs du printemps, le même coeur levé, tout ce qui ne dit plus son nom, tant à côté de tout, mais des mots revenus, le petit jour intact perché sur les ardoises, le chapelet des maigres espérances racommodé entre les doigts, la poussière posée sur les livres qu'on sait, les coups qu'on ne se donne plus, l'indifférence chaque jour remise à demain, cette marche inapaisée vers la paix, l'envie de vivre jamais acquise, l'incroyance en son âge, l'effarement devant les échéances, les fécondités épuisées, à peine assoupie la terreur, à peine entamée la candeur, non plus tel enthousiasme de jeunesse, mais le désir parfois, et l'énergie, un ressort tellement détendu, trop de passions défaites, l'exigence essouflée, les objets et les souvenirs qui encombrent, tu ne peux pas savoir, tout ce qu'on n'a pas essayé, le faix des malheurs advenus, la bonté implorée qui parfois répondit, une lumière nouvelle sur mille petites choses quand les jours raccourcissent, et puis : avoir manqué au bord de la détestation d'être quelqu'un de mieux."

(Bernard Bretonnière. Ce qu'i faut de patience.  Editions Le dé bleu)

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vendredi 25 novembre 2005

et la neige s'entasse...

Ca y est, c'est reparti, once again, one more time, otra vez... en un mot comme en cent : il neige!
(et ça ne me remplit pas de joie, non non)
Y a des matins qui démarrent mal, c'est comme ça. Mal réveillé, rêves embrouillés et répétitifs pour cause de scope en panne, en plus le réveil a sonné alors que je pensais avoir coupé la sonnerie hier soir, impossible de me rendormir ; à peine levé je regarde par la fenêtre : il neige (remarquez je le savais déjà depuis hier soir, mais bon, ça a continué pendant la nuit), après je me mets sur l'ordi pour finir l'affiche -pensant benoîtement que c'est l'affaire de quelques minutes, et je passe plus de deux heures à merdouiller -en vain- avec illustrator, et j'en suis donc réduit à finir comme d'hab avec publisher, après il est onze heures et demie, j'ai froid aux pieds, et hop déjà un matin de passé alors que j'avais beaucoup plus de choses prévues. En plus j'ai rentré hier soir la voiture dans mon garage, mais vu que le parking de l'école est rempli, je ne peux plus la sortir, faudra que j'attende ce soir...
En plus, la première neige, ça sous-entend l'arrivée de l'hiver, le froid, le verglas, les "congénères", et donc conséquemment ceinture pour les batifoleries champêtres. Or, même si je n'en parle point trop (en tout cas moins souvent que je ne le pourrais, mais il semblerait que ce soit encore "trop souvent" pour certain(e)s...) force est de reconnaître que c'est une chose qui m'est nécessaire, mieux,  indispensable ; c'est quasiment ma seule activité "physique" un peu intense (avec grimper les escaliers en courant) et, ma foi, quand c'est réussi, ça vaut un bon cross je trouve question dépense d'énergie...)
Alors de savoir que non désolé ça va plus être possible pendant quelques temps, ça me laisse encore un peu de mauvaise humeur (et ça continue...)
(résolution héroïque)
Bon, bon, très bien, si je ne peux plus m'adonner aux plaisirs triviaux de la chair, je vais me réfugier dans le Travail et dans L'ART... Je vais créer, créer, CREER! (pourquoi je me mets à crier comme ça moi ? )

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(non non ce ne sont pas des poussières sur l'objectif, ni une invasion de mites,ni la pluie de cendres consécutives à l'éruption de la montagne pelée, les trucs grisâtres qui volettent : c'est des flocons!)

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jeudi 24 novembre 2005

danette

"Ya que les imbéciles qui ne changent pas d'avis..." Donc j'ai le droit (hi hi!) de changer d'avis sur Joel Egloff (cf hier soir)

Bon, j'avais lu son bouquin ("L'étourdissement", Prix Inter 2005) et j'avais aimé, disons, ... moyen. Cet univers atroce, abominable, sans lumière et sans espoir, je me l'étais pris de plein fouet avec mon petit premier degré habituel (révélation embarassante : je pense que je n'ai pas de deuxième degré... sad, isnt'it ?), et quand je l'ai refermé, avec un peu mal au coeur ("vous je sais pas, mais moi je vais aller faire un tour..." ) j'ai été vraiment très surpris en lisant, sur la quatrième de couv', les mots humour irrésistible pour qualifier ce bouquin ; comme quoi j'avais dû passer à côté de quelque chose... Ah bon ? J'ai donc décrété que j'aimais pas et que j'irais pas à cette soirée et voilà.
Mais les choses ont fait que, après un échange de mails avec une certaine demoiselle, j'ai changé d'avis. Bien m'en a pris. Cette soirée à la bibliothèque de Pusey, je l'avais déjà vécue l'année dernière (c'était Annie saumont qui était venue lire) et  j'avais même épinglé au mur la photo parue dans le journal local où je trônais fièrement au premier rang (d'ailleur, en la consultant avant de partir, j'ai réalisé que j'avais exactement le même pull que l'an dernier! tant pis s'il y a des lecteurs attentifs...) J'aime bien cette ambiance plutôt bonne enfant qu'intello, plus familiale que sociale.
Il s'avère que Joel Egloff est un grand machin sympathique comme tout, avec un sourire craquant, une dégaîne quasi-adolescente, et que la façon dont il nous a lu, comme on se jette à l'eau, les deux premiers chapitres de L'étourdissement (sur un ton très neutre, monocorde, pince-sans-rie, avec un petit côté Droopy très craquant...) m'a fait revoir mon jugement : c'était effectivement affreux mais très drôle , ce qu'il lisait. Affreusement drôle. Peut-être l'effet de groupe a-t-il joué, mais c'est vrai, dès le début, les gens riaient...
La "première partie" a continué ainsi, de lectures en questions/réponses, il a lu des extraits de ses autres bouquins (il en écrit 4, et chacun d'eux a reçu un prix!) avant de finir un peu abruptement à 22h15 quand quelqu'un a décidé que c'était l'heure et qu'il fallait rallumer les lumières de la salle...
Ensuite, ont été proposés simultanément un buffet et une table avec des piles de livres à acheter et faire dédicacer. Chacun a donc choisi suivant ses priorités (suis d'abord allé aux bouquins, en ai acheté trois, dont deux pour moi, et le 3ème pour la fille dépressive d'une amie).
J'ai pu donc accéderà sa table (ah, la solitude du dédicaceur de fond...) assez vite, échangé quelques mots (je lui ai parlé  de "Les Saisons" de Maurice Pons, bouquin qui, je pense, n'est pas très éloigné de L'étourdissement, mais l'humour en moins...) puis obtenu mes dédicaces illico (il est gaucher et tient son stylo bizarrement, comme beaucoup de gauchers ; mais, je ne sais pas pourquoi, j'adore regarder écrire un gaucher, alors...) et fort sympathiquement. C'est un homme attentionné, je trouve.
J'ai donc pu ensuite l'abandonner pour aller un peu mondaniser près des amis et du buffet...  (juste un tout petit peu plus à boire eut sans doute été nécessaire mais bon...les brownies et le cake aux épices étaient par-faits! )
A l'année prochaine, donc... on espère!

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mercredi 23 novembre 2005

à l'ancienne

Aujourd'hui, un mercredi pas comme d'habitude (enfin, je veux dire pas comme la nouvelle habitude)...
Je me suis levé tôt comme d'hab, parti un peu à la bourre comme d'hab (heureusement gagné du temps par rapport à hier : bagnole dans le garage, et donc rien à gratter... le bonheur! )
Arrivé aux bozarts on m'annonce que la session info de cette semaine (indesign) est annulée faute de combattants (tous les autres sont partis en car voir un musée du papier peint si je me souviens bien) DONC me voilà libre, au début d'une grande journée sans remplissage préétabli, un mercredi pas formaté, blank, à l'ancienne...
Passé en ville, zoné un peu soldeurs de cd (acheté 1) et bouquiniste, puis retour chez moi en ligne droite et sans jouer au Chaperon Rouge...
Courrier "de mercredi" (Super U et Valeurs Mutualistes) et répondeur "de mercredi" idem, puisqu'il ya un message de P. mon copain routier que je n'ai pas revu depuis ououououhh! ... un certain temps! dommage, tant pis, hein, il rappellera, j'en suis plus à une semaine près!
Après-midi de mercredi aussi , scope à réparer, achats de noël (oui oui quelques-uns déjà c'est très tôt pour un procrastinateur comme moi!) A la sortie de la librairie, je tombe sur B., une amie de 30 ans, pas vue depuis quelques temps, et on va se boire un p'tit beaujolais nouveau, pour parler de nous comme au bon vieux temps...
(Pour moi le temps est centripète, c'est tellement plus facile de re-visionner que de se projeter!) On s'est séparé dans la froidure en se donnant rendez-vous dans 10 ans...Ca m'a fait vraiment un immense plaisir de la revoir...
Retour à la maison pour ranger un peu et manger un peu (j'avais en principe tout l'aprèm' pour le faire!) car ce soir je vais écouter Joel Egloff lire des extraits de ses bouquins... Et une autre rasade de nostalgia en écoutant le cd que j'ai acheté ce matin : le best of daho live : Sortir ce soir... Midinet ? c'est vrai que "Week-end à rome", "Tombé pour la France", "Bleu comme toi", ça fait comme des petites passerelles directos vers le passé (mais hélas je n'ai pas retrouvé le morceau que je cherchais...) et j'aurais presque écrasé une larme furtive en mastiquant mes raviolis chinois vapeur...

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mardi 22 novembre 2005

gump

Je n'ai pas vu le film (on me l'a raconté) mais il me semble que la citation d'origine est -approximativement- "la vie c'est comme une boîte de chocolats... on se sait jamais à l'avance ce qu'on va y trouver."
J'ai eu envie de continuer. (Vous pouvez aussi!)

la vie c'est comme une boîte de chocolats... quand elle est vide, il faut en racheter une autre!
la vie c'est comme une boîte de chocolats... elle est généralement plate, mais elle peut parfois changer de forme.
la vie c'est comme une boîte de chocolats... des fois il y a une deuxième couche à l'intérieur.
la vie c'est comme une boîte de chocolats... si on la secoue, on y fout le bazar.
la vie c'est comme une boîte de chocolats... il vaut mieux y penser quand le temps des fêtes est passé, comme ça on peut l'avoir pour moins cher
la vie c'est comme une boîte de chocolats... si on mange tout d'un coup, on risque d'être très malade
la vie c'est comme une boîte de chocolats... on n'en fait goûter qu'aux amis et aux intimes
la vie c'est comme une boîte de chocolats... des fois on l'oublie au fond de l'armoire et après la date limite est dépassée...
la vie c'est comme une boîte de chocolats... quand elle est vide, on en voudrait bien encore un peu
la vie c'est comme une boîte de chocolats... des fois on trouve que c'est un peu cher pour ce que c'est
la vie c'est comme une boîte de chocolats... ça peut vous donner mal au coeur...
la vie c'est comme une boîte de chocolats... on peut la partager ou se la goinfrer tout seul.
... (to be continued)

la vie c'est comme une boîte de chocolats... il faut les goûter tous pour trouver le bon. (proposé par zabetta)
la vie c'est comme une boîte de chocolats... ceux qu'on préfère sont plus dans la boîte.
(proposé par sol)
la vie c'est comme une boîte de chocolats... c'est joli et bien rangé quand on commence, mais après faut voir la pagaille ! (proposé par sol)
la vie c'est comme une boîte de chocolats... quand on a mis le nez dedans on a du mal à en sortir mais pourtant on se promet souvent d'arrêter! (proposé par pépin)
la vie c'est comme une boîte de chocolats... tout le monde peut en parler car tout le monde a vu ou mangé du chocolat (proposé par sol)
la vie c'est comme une boîte de chocolats... ceux qui paraissent mous et remplis de crème douce ne sont pas forcément les meilleurs!
la vie c'est comme une boîte de chocolats... plus la boîte est petite, et plus les chocolats sont chers et raffinés (proposé par sol)
la vie c'est comme une boîte de chocolats... des fois vaut mieux pas dénouer le joli ruban qui l'entoure! (proposé par zabetta)
la vie c'est comme une boîte de chocolats... j'ai envie de m'en fourrer jusque là!
(proposé par catherine)
la vie c'est comme une boîte de chocolats... c'est triste quand on croit qu'il y a deux couches et qu'en fin de compte il n'y en a qu'une.
(proposé par adèle)
la vie c'est comme une boîte de chocolats...
l'Univers est constituné d'Univers, empilés sur eux-mêmes comme des boites de chocolat. (proposé par Georges Brougnard)

ps : la vraie citation (merci adèle!) est :
"Momma always said life was like a box of chocolates. You never know what you're gonna get."

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