lundi 5 décembre 2005

en progrès

Retourné aux Bozarts cet aprèm'... ça faisait drôle, comme si j'avais pas été là pendant une éternité...
Tout le monde était là, je suis arrivé fiérot comme un pou avec mon nouveau bonnet (tiens j'en ai pas parlé, mais je ne suis pas sûr que ça vous passionne, alors je zappe) dehors il y avait tout un groupe qui stabulait, et là, au milieu assis sur le banc, mon ami APP qui m'a gratifié d'un geste de salut amical. Quoi de mieux pour vous mettre de bonne humeur,dès l'arrivée, hein ?
D'autant plus que je l'ai revu quelques instants plus tard, quand il est venu dans la salle de cours chercher sa trousse qu'il y avait oubliée précédemment...

Et que je suis allé après jeter un coup d'oeil au cours de peinture, il y était en pleine activité, j'ai fait le tour de la salle, j'ai pris des photographies de différents works in progress, on a discuté, il me parlait d'abord à la deuxième personne du pluriel puis a bafouillé un peu (charmant) en passant au tutoiement (j'en ai souri aux anges intérieurement).

A profité encore -la dernière fois c'était quand on regardait les rushes de sa vidéo, qui montrait "un mec très seul" (ses mots) - de la conversation pour glisser qu'il était malheureux (sur le ton de la plaisanterie, mais comme disait Sigmundchounet, aucune plaisanterie n'est gratuite hin hin) je l'aurais bien pris alors dans mes bras pour le bercer comme un gros bébé poilu et doudou mais bon j'ai pris sur moi et suis reparti très zen...

C'est tout moi, ça, j'ai besoin de ce genre de relation,  besoin d'avoir un "personnage-moteur", celui qui vous fait carburer au sourire, à l'espoir, que vous êtes content de voir, même s'il n'y a pas forcément quelque chose au bout...
Laissez-moi rêver...

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dimanche 4 décembre 2005

Je voudrais que quelqu'un me choisisse

Je voudrais que quelqu'un me choisisse

Que quelqu'un m'aime
Avant que j'moisisse,
qu'un garçon vaillant

(…) accomplisse

Ce p'tit exploit,

Vouloir de moi.

Le premier pas,

Je l'ferai pas

J' laisse le Prince Charmant

Faire un peu d'exercice
Moi j'attends
mais faut dire pour l'instant

Personne vient

Proposer ses services (bis)

Je voudrais que quelqu'un me choisisse

Que quelqu'un m'aime
Avant que j'moisisse,

J'crierai pas
Allo police

Si un rôdeur

Chaparde mon cœur.

Je vaux de l'or

J"suis un trésor

Mais la vie me traite

Comme un tas d'immondices.

Y a des filles qui traînent une escadrille

D'amoureux au sourire dentifrice (bis)

Je voudrais que quelqu'un me choisisse

Que quelqu'un m'aime
Avant qu'j'moisisse,

J'guette en vain

L'entrée en lice

Du chevalier

Sur son destrier.

Faut qu'il s'dépêche

J'suis encore fraîche

Mais à poireauter

Je crains que j'dépérisse.

Est-ce que Dieu

Pourra du haut des cieux
Tolérer longtemps cette injustice ?

(Jacques Duvall / François Bernheim)

dani

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cordons et prises

E finito il cine.
Reprendre les habitudes, donc...

Eté manger ce midi chez Pépin et Za (j'ai dû un peu les saoûler avec mes histoires de cinoche!)
... C'est un petit peu ça le problème quand on vit seul, c'est pas tant quand on est tristounet que c'est difficile (non non, là en général je gère, j'ai... l'habitude hihi!) c'est plutôt quand on est très joyeux et qu'on aimerait bien pouvoir partager tout ça.

Après-midi "comme d'hab d'avant" : un peu de ouaibe/blogchounet(s), puis prise de tête monumentale pour réussir à brancher ensemble le nouveau scope, la télé, le dvd, le décodeur canalsat, sans oublier l'ampli pour avoir le super son de la mort comme j'aime. Chaque fois c'est pareil, je regarde les péritels et autres cables avec dans les yeux le vide infini de ceux d'une vache normande (c'est pas de moi) ou encore la perplexité d'une poule devant un seau de boulons (c'est pas de moi non plus). J'essaie de raisonner.
Bref, à quatre pattes, en train de compulser fébrilement les divers manuels d'installation (chacun, très égoïstement, donnant sa version propre, sans absolument s'intéresser aux problèmes du voisin), les cables qui font des noeuds avec un air narquois, la prise mâle truc qui veut pas rentrer dans la prise femelle machin,la péritel pas assez enfoncée... J'essaie d'abord calmement, pragmatiquement, logiquement...
Tout marche SAUF (ah la la toujours pareil il y a toujours un sauf) que je n'arrive pas à enregistrer canalsat (or c'est PRECISEMENT pour cette fonction que j'ai fait l'achat de ce scope, c'est donc relativement bête et agaçant très). Très.
Je permute ensuite les péritels,fébrilement, en essayant toutes les combinaisons (mais avec deux prises disponibles sur chaque appareil et quatre cordons, les combinaisons, sont quand même nombreuses!) avant d'abandonner, hagard, exsangue, quasi désespéré, envisageant de lancer le scope par la fenêtre et/ou de mettre le feu au reste...
Pause. Hmffff...  (je respire à fond, c'est ça le bruit, avant de décider une ultime permutation entre les deux péritels qui partent du décodeur (haut/bas)... puis je re-tente l'enregistrement sans trop y croire, (si je vois encore une fois apparaître cet écran bleu je sens que je vais imploser...) je rembobine, j'appuie sur PLAY et...
(ô miracle)
ça maaaaaarche!
Ah que la vie est belle... (oui oui je le sais il m'en faut peu!!!!)

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(finalement, ça a l'air vachement simple sur la photo, mais ne vous y fiez pas hin hin)

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ponctuations

(well... a bit confused)

Au début, en principe, c'est assez simple : il y a la réalité (que je vais coder par ...) et les films (que je coderai par (  )
Donc ces derniers temps, ça donnait un truc
du genre :
... (   ) ... (   ) ... (   ) ... (   )
Fastoche!
A priori, Car voilà tout d'un coup le sentiment que ça se mélange un peu tout, les frontières deviennent plus floues : dans les lasagnes du quotidien, voilà que la pâte du réel et la sauce de la fiction commencent à interférer. Du coup, tu sais plus vraiment ce que tu manges , où dans quelle zone tu te trouves.Tout n'est plus si clair. Au niveau de la ponctuation, le bel algorithme initial est en train de se barrer un peu en couilles comme si tombé par terre s'était cassé et qu'on avait recollé les morceaux un peu n'importe comment :
... (   ) ..(.  )..) (..... and so on... ça ne va plus.
Ou peut-être plutôt que tout devient ainsi :
(..................)
juste un gigantesque film, une illusion qui serait sans bornes, avec des petits bouts de réalité dedans. Mais pas sûr.
On est -bref- un peu perdu.
D'autant plus qu'on sait que c'est fini pour de vrai là maintenant et qu'il va falloir passer à autre chose. Fermer cette parenthèse belfortaine et contemplative. Et joyeuse et nostalgique. Où s'arrête exactement le cinéma ? ici réel ? et là imaginaire ? Les cinéphiles  (ma famille) sont sous perfusion d'illusions. Fiction addicts. Vrai souvenir ou extrait de film ? Je le vois ou je le vis ? Surtout, par exemple, quand tu es en train de regarder un film avec Bernadette Lafont, et qu'elle est assise dans la salle, justement devant toi. Ou quand tu croises dans un couloir Laslo Szabo, tout seul  l'air tout triste avec son sac en plastoche à la main et que c'est drôle qu'il ne te reconnaisse pas, alors que toi tu le connais si bien... Ou que tu te retrouves devant un flashback dont tu n'es plus certain s'il appartient à ta vraie vie ou ta filmographie privée...
Va savoir!

Enfin, pour la dernière fois, bilan journalier des (   )

-SALAAM CINEMA ( mohsen makhmalbaf / 1h15')
-LA TORTUE SUR LE DOS (luc béraud / 1h50')
-PIEGE (jacques baratier / 38')
-LA VILLE BIDON (jacques baratier / 1h20')
-LE TRESOR DES ILES CHIENNES (f j ossang / 1h48')
-LA FIANCEE DU PIRATE (nelly kaplan / 1h47') (soirée de clôture ... une belle soirée de clôture, avec plein de monde, d'applaudissements, c'est le film de E.Caravaca qui a gagné les deux prix , celui du jury et celui du public...)
Lumières rallumées, salle vidée, on piétine dans le hall, avec Hervé et Dominique...
Voilà, ma gentille caissière préférée m'a dit "à l'année prochaine" avec un grand et chaud sourire...
Oui, à l'année prochaine...
A tout ça je pensais en rentrant. (C'est vrai que j'ai un peu de mal avec les choses qui se finissent.)
Arrivé à Vesoul, il s'est mis à pleuvoir...

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(ponctuation musicale du soir, en tapant ce post et en boucle : DANI "laissez-moi rire" la chanson 7: WILD THING)

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samedi 3 décembre 2005

à l'air

Que du bon, voire du très bon aujourd'hui :

- OBRERAS SALIENDO DE LA FABRICA ( de josé-luis yoves-laïva / 21')
- LES CORPS OUVERTS (de sébastien lifshitz / 47')
- APRES APRES DEMAIN (de gérard frot-coutaz / 1h24')
- RONDE DE NUIT (d'edgardo cozarinsky / 1h30')
Les trois derniers, en plus d'être de très bon films, appartenant également à la catégorie dite "des films à quéquette", ce qui ne gâche rien , bien au contraire. J'ai toujours été très ... attentif (sensible ?) à ce genre de détail. Faudra d'ailleurs tiens que je dresse(!) la liste des films où, par chance, on peut apercevoir -souvent de façon très/ trop?  fugace- une (ou plusieurs) anatomie(s) masculine(s) au naturel...

Du coup, euh... en rentrant j'ai bien regardé, attentivement,  dans les parkings devant lesquels je passais (romantic, isn't'it?) ... Mais, comme on dit, "c'est toujours quand on cherche le plus qu'on trouve le moins..." Et c'était véritablement le cas. Rien de rien de rien (Ouououououh! cri du loup qui hurle à la lune)  Noir de noir partout, (pas même une tite loupiote comme un clin d'oeil complice dans la nuit), rideaux tirés, soigneusement clos,  tout le monde dormait. En m'approchant un peu plus, je crois bien que j'aurais pu les entendre ronfler. Une gigantesque, pacifique, simultanée assemblée de ronfleurs (fondu enchaîné de plans fixes de dormeurs dans des positions diverses, avec en bande-son le bruit des ronflements qui se superposent et s'amplifient...)
Pourtant, au départ, j'étais vraiment dans de bonnes dispositions. Un routier danois, j'ai cru que, mais non...
Bernique!

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vendredi 2 décembre 2005

tempus fugit

Le trac, aujourd'hui...
(Comment ça vont remarquer les attentifs qui lisent tout, même les petits caractères, midi et quelques et il n'est pas encore parti au Festival de Ciléma ? Ben non, ce matin, c'était RELÂCHE pour cause d'agendas...)
Je vous ai déjà dit que j'aimais fabriquer des agendas : la conception est agréable mais la "réalisation" est toujours, comme disent mes amis americains, a real pain in the ass.
Parce que j'attends toujours le dernier moment (ultime de chez ultime) pour le porter chez le photocopieur/relieur (ici, par exemple, la date-butzoir recommandée par le monsieur était le 1er décembre, mais pour cause de cinématothérapie intensive doublée d'un procrastinationnite éhontée (et aigüe) je me suis retrouvé ce matin -2 décembre- acculé, obligé, y a plus le choix, de tout imprimer (eh oui, il y a un moment où les choses ne peuvent plus rester uniquement virtuelles, surtout quand on doit les photocopier et les relier!) tout en vérifiant et en corrigeant les ultimes chtrochtrogneries (et y en avait, croyez-moi) pour pouvoir aller rendre ma copie au monsieur avant midi.
Ouf ça y est! Suis entré dans la boutique à 11h45, aujourd'hui c'était une dame, elle a eu l'air de me reconnaître,  ( elle a dû se dire tiens c'est le zozo qui vient une fois par an pour faire ses agendas...), nous avons parlé recto/verso, couché mat, reliure spiralée, pas à l'italienne, bristol 260g, devis, délais... puis je lui ai confié le paquet, dans -superstitieux ? - la même chemise en plastoche rose que l'an dernier, avant de m'enfuir, presque honteux, comme une mère indigne qui viendrait d'abandonner son rejeton à la DDASS...
Voilà, va commencer maintenant je le sais la période des inquiétudes diffuses mais permanentes (les affres du créateur ?) Est-ce que je ne me suis planté dans les jours, ni dans les recto-verso, est-ce qu'ils vont bien relier dans le bon sens, à gauche et pas en haut , est-ce que ça sera prêt à temps, est-ce que... et que... voyez le genre!
Bon pour éviter de me miner (et changer de sujet) tiens, après avoir respiré à fond, je vais préparer mes affaires pour aller à Belfort... (Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais me couvrir la tête de cendres et rester enfermé à gémir mornement, alors qu'il ya tant de films merveilleux qui m'attendent là-bas ? Tss Tss!)

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petite nature

(moi) ... à peine trois jours de festival et voilà que je me traîne comme un panda asthénique... il faut que je me serve de ma main gauche pour qu'elle soutienne la droite lorsqu'elle frappe sur les touches du clavier. Ma tête est lourde, ma machoire a failli se décrocher plusieurs fois , je pique des sommes express de temps en temps, entre deux images pas tout à fait consécutives, et surtout, je n'ai pas le temps de MANGER... (Je ronchonne, mais c'est surtout pour vous, ô lecteurs chéris, pour que le récit de ces aventures festivalières et belfortaines ne vous brise pas trop le coeur)

aujourd'hui donc :
14h00 : LA PEAU TROUEE (Julien Salmani / 51')
           MIGUEL ET LES MINES (Olivier Zabat / 55') parti avant la fin : énervant
16h00 : FAIS DE BEAUX REVES (Marilyne Canto / 24')
           LE PASSAGER (Eric Caravaca / 1h30')
18h00 : MARIE ET LE CURE (Diourka Medveczky / 35')
           PAUL (Diourka Medveczky / 1h32')
20h30 : BUNGALOW (Ulrich Köhler / 1h24')

... ce qui ne représente QUE sept heures de film, mais pour lesquels je serais peut-être un peu moins enthousiaste qu'hier (quoique...) sous forme d'inventaire, en zoom arrière, ça donnerait : de rudes pêcheurs de requins-taupes (hmm la sortie de la couchette...) une dame triste en lunettes noires avec des grosses guitares des Feelies, une Nathalie Richard en chanteuse de night-club, une petite chorégraphie entre M. Bénichou et J.Depardieu, un curé qui fait de la balançoire, puis qui fornique sous un piano, un Jean-pierre Léaud Jeunet et ma foi fort joli, et pour terminer un jeune déserteur allemand qui tient absolument à nous montrer son kiki... (sympathique pour terminer!) parce que, pour tout dire, si les films nous laissent à peine le temps pour pisser et de temps à temps pour manger, il ne reste rigoureusement plus de temps libre pour AUTRE CHOSE (mon esprit va commencer à s'emplir de pensées luxurieuses) d'autant plus que la nuit en rentrant IL GELE (et je ne suis -de plus- pas seul dans la voiture) donc nicht gaudriole. Pourtant j'ai envie.
Mais nicht de nicht...

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jeudi 1 décembre 2005

efficace!

comme quoi, quand on veut...

réussi, en deux heures et quelques, à :
-établir ma programmation ciné pour aujourd'hui
-la mailer à dominique au cas où...
-imprimer la convoc' assemblée générale
-mailer la mrche à suivre pour l'envoyer rapidement
-acheter 500 timbres
-photocopier la convoc en 300 ex
-déposer le tout à la Maison des assoc'
-passer chez Elisabeth récuperer tout ce que je devais
-trouver in extremis et miraculeursement une place de parking (jour de marché!)
-déposer la demande de subventions comme demandé
-acheter du bon pain ("boulangerie en face de la poste")
-déposer l'enveloppe pour F.
-passer récupérer le coffret de dirty comics que j'avais commandé (Tom of Finland pour les amateurs...) à mon "relais-colis"
-revenir ici et taper ce petit post avant de manger (frugal) pour repartir à Belfort vers midi et demie...
Whizzzz!imgp6108

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mercredi 30 novembre 2005

previsions

séances prévues pour aujourd'hui (sous réserve de modification de ma part) :

12h15 : CERTAINES NOUVELLES
14h00 : EARS, OPEN, EYEBALLS, CLICK
16h00 : FANTÔMES
18h00 : OU GIT VOTRE SOURIRE ENFOUI?
20h30 : GRAND BONHEUR

Je vous en dirai plus ce soir...

(le soir... on ne dirait pas mais il est 0h30 et quelques!)

Comme le titre du dernier film, cette journée fut un GRAND BONHEUR. Un Festival de ciné , c'est une ambiance très particulière, que j'aime énormément. J'ai vu mon premier film à midi, et je sortais du dernier à 23h30. Faites le calcul! (en sachant quil y a entre les séances, en fonction de ce que vous venez de voir et de ce que vous allez voir un temps de battement qui peut aller de 2 minutes (juste un petit pipi) jusqu'à la une demi-heure (bière et/ou café, voire sandwich!)
Excepté Ears, open, eyeballs, click, un docu trop long sur la formation des Marines avant leur départ pour l'Irak (stressant pour les yeux car pas exactement le bon format video et donc anamorphosé, mais pour les oreilles aussi pour cause de non-doublage -volonté du réalisateur- et de gueulage perpétuel "sir yes sir!"...), le reste était aux petits oignons... Que du bon!!

CERTAINES NOUVELLES (jacques davila, 1980, 1h37) La guerre d'Algéie vue par le petit bout de la lorgnette : Deux maisons voisines près de la plage, en Algérie. Un quotidien de vacanciers insouciants et frivoles, tandis que la situation devient de plus en plus tendue, et qu'on entend à la radio certaines nouvelles, justement... Micheline Presle sublime (Bernadette lafont aussi!)

AMONG GARBAGE AND FLOWERS (jeff m.giordano, 2005, 25') Un docu drôle et sympathique sur une paire d'éboueurs américains

FANTÔMES (jean-paul civeyrac, 2001, 1h35) Une chronique poétique ; des vivants disparaissent, des morts réapparaissent, tout celà a un rapport avec l'amour. Filmé de près avec une caméra attentive, attentionnée, qui se rapproche et finit par caresser. Magnifique.

OU GÎT VOTRE SOURIRE ENFOUI (pedro costa, 2001, 1h44) Pedro Costa filme Jean-marie Straub et Danièle Huillet pendant le montage de leur film SICILIA! Austère, voire janséniste dans sa forme, un document passionnant sur l'art du montage (d'un film que j'avais beaucoup aimé pour son noir et blanc sublime et ses hommes rugueux...), pouratnt très souvent drôle (les rapports des Straub/Huillet)

GRAND BONHEUR (hervé le roux, 1993, 2h45) Un film "choral" comme on dit (et à double titre, puisque non seulement il y a beaucoup de monde, mais qu'en plus ils CHANTENT, de temps en temps) avec, (excusez du peu!) Lucas Belvaux, Maryline Canto, Benoît Régent, Laslo Szabo, Nathalie Richard,et même... Philippe Fretun! (private joke pour ceux qui suivent ce blog depuis un certain temps!) c'est vous dire si j'étais aux anges... Un petit côté Rivette de La bande des quatre ou Haut, bas, fragile. Un groupe d'amis, dont certains montent un spectacle d'opérettes (assez désopilant), et les relations qui se tissent et se nouent et se dénouent... Un p'tit (presque 3 heures, tout de même!) bijou!

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui (hmmm si tous les jours pouvaient être comme celui-là...) EN PLUS il n'y avait plus de neige pour rentrer... Quand je vous le disais... Grand Bonheur!

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mardi 29 novembre 2005

imprévu(s)

Un post rapide parce qu'il est tard et que je suis crevé...
C'était pas prévu que je n'ai pas cours cet après-midi, et que j'en profite illico pour partir à Belfort au Festival EntreVues comme j'en avais envie...
De la même façon que c'était pas prévu qu'à midi on rencontre APP en allant au restau U et qu'on s'arrête pour discuter le bout de gras quelques instants (je l'ai même photographié, et je sais comment le faire rire aussi! Il s'obstine à me vouvoyer mais ça va venir, je ne m'inquiète pas...)
C'était pas prévu qu'entre Besac et Belfort le temps sur l'autoroute soit pourri de chez pourri (neigeouille, neigeasse brouillard ...) et que je manque de me casser la binette en dérapant sur la bretelle de sortie de l'autostrada...
C'était pas prévu que ce film de Rivette que j'avais TANT envie de voir (Noroît, avec B. Lafont et G. Chaplin) se révèle au final un pensum pesant, vieillot, prétentiard, et que j'en quitterais la représentation au bout d'une heure (il en restait encore autant!) Par moment, ça me faisait penser aux pornos soft des années 70.
C'était pas prévu que je vois ce soir un film très fort LA GUERRE D'UN SEUL HOMME, d'Edgardo Cozarinsky (81), un montage de films d'archive et de propagande entre 41 et 44, avec en bande-son des extraits des Journaux Parisiens de Ernst Junger, et que ça me bouleverse autant
C'était pas prévu non plus qu'il se soit remis à neiger pendant la projection, que j'en conçoive un certain désappointement, et que je fasse donc l'impasse sur la projection de O FANTASMA (m'en fous, je l'avais déjà vu!!!)
Et  c'était pas prévu du tout que je ramène Elisabeth à Vesoul, et qu'elle me fasse exquisement et vaillamment la conversation pendant tout le trajet, même quand les flocons devenaient grassouillets et la route blanchette. Encore merci E.!
Et, finalement, c'était pas prévu qu'en rentrant je trouve un courrier de Thierry, avec une cartounette délicieuse et un texte idem...

Mais bon, là, c'est prévu et planifié que j'aille me coucher, juste après ma clic clic tisane du soir! (espoir...)

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