jeudi 12 janvier 2006

verglas fréquent

Une journée bien bien.
(Passée avec ***, ceci, je pense, justifiant cela.)
Conséquence et suite logique de celle d'hier (que le hasard n'a point voulu que je vous racontasse.)

Suis donc arrivé aux Bozarts comme une fleur en dépit d'un verglas carabiné (dont je ne me suis aperçu hélas/heureusement que bien trop tard pour faire demi-tour!) Le nombre d'étudiants était plutôt réduit, mais il était là aussi. Comme promis, un peu plus tard m'a donné mon petit cours perso de Photoshop, mais , bon, je reconnais que j'étais pas franchement concentré!
Surtout quand ma main était juste à hmmm centimètres de son bras, ou quand il a  trouvé plus drôle de retravailler, pour l'exemple, sur une de ses photos.

Comme il était tard, sommes allés manger ensemble au restau U (accompagnés d'une damoizelle un peu minaudante, de ses copines, mais bon c'est comme ça)

Après le café (enfin, il boit du chocolat), nous sommes allés au cours de peinture.
Comme d'hab, il s'était fourré dans son coin habituel, au fond, et c'est là que je me suis installé pour discuter avec lui. On n'a fait que ça, parler. Cinéma, bien sûr, puis sujets divers, jusqu'à :
(il parle en noir, je parle en bleu)

- Et toi,t'es marié ?
- Non
- Divorcé ?
- Non
- Mais t'as des enfants ?
- Non
- T'as pas d'enfants ? (l'air très surpris)
- Non
- ...
- Chuis pédé...
- Désolé d'avoir autant insisté..."
(et on passe à autre chose)

On a continué de parler de choses et d'autres, de fil en aiguille le cours se terminait, les gens sont partis, on a parlé de l'agenda, je l'ai sorti de mon sac, le lui ai montré, il l'a feuilleté, m'a fait des remarques (justifiées et constructives), me l'a rendu, jusqu'à ce que je lui montre qu'y figurait une photo d'un boulot qu'il avait fait, ce qui a paru lui faire plaisir, et qu'à ce moment-là je pose l'agenda sur son sac, qu'il le prenne en souriant, et me remercie "sincèrement".
(Normalement, à moins qu'il ait de la peau de saucisson devant les yeux, il devrait se rendre compte qu'y figure aussi une photo de lui, il devrait comprendre, non ? ...)


Je lui ai alors proposé de le redescendre en ville, ce qu'il a accepté.
On a encore parlé dans la voiture (de petite taille, de lait, d'anosmie, de psy, de besoin de solitude...)
Et voilà, trop court, on était arrivé, l'est descendu, m'a serré la main "merci et bonne soirée... "
Viendra peut-être, m'a-t-il dit, peut-être donc samedi après-midi pour le casting aux bozarts (auquel je lui ai dit que j'étais invité...)

Et je suis reparti en silence (Il était dix-huit heures et la radio crachotait du jazz et autres France-Cuteries mais la nuit était soudain comme plus douce) surtout sans me retourner.

Oui, il me... fascine.
Bon, d'accord il est hétéro et maqué, (et en plus j'aime beaucoup sa copine... arghh!) mais n'empêche. Je pense qu'en ce qui me concerne, ça doit être une des conditions de base : hétéro et maqué. Mais comme c'est trop facile, je coup-là je rajoute encore une difficulté supplémentaire : l'âge. Viendrait-ce de ce que je pourrais appeler mon démon de midi ?
Je ne sais plus, jusque là j'ai plutôt toujours frayé "dans ma tranche d'âge" (et plutôt plus agé, d'ailleurs)
En tout cas, il est ce qui m'est arrivé de mieux depuis un sacré moment.
Moi qui ai pratiqué déjà bien trop souvent  le sexuel sans l'affectif, j'pourrais, juste une fois, avoir l'affectif, et pas forcément le sexuel ? (je suis en train de me demander , et je m'en inquiète rétrospectivement, si, déjà, une fois, j'ai réussi à avoir les deux, en même temps, avec la même personne... (silence, assez long, je réfléchis.)
EH BIN SI, finalement. (Et pas qu'une fois, même!)
Affaire à suivre...
(Journal d'un midinet, soixante-quatorze-millième épisode)

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mercredi 11 janvier 2006

(soupir)

Le post que je venais de quasiment terminer est hélas reparti dans le néant, au moment où j'allais l'enregistrer, suite à une déconnexion (déconnection ?) accidentelle de mon hébergeur internet (grand merci à lui, donc, smiley avec les dents en ligne brisée...)
C'est donc un signe. Qu'il ne fallait pas que je raconte ma journée, et que je parle de
***
Ok. Un signe. Bon alors j'en parle pas

Je me souviens juste que je terminais en évoquant ce cinéaste roumain dont j'ai oublié le nom qui déclare qu'il est plus intéressé par le manque d'amour que par l'amour lui même, que je raccrochais à la citation de je-ne-sais-plus-non-plus-qui parlant de "l'illusion de l'amour plutôt que l'amour lui-même"
(hihi)

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mardi 10 janvier 2006

kââ

Hmmm.
Belle journée.
*** est arrivé aux bozarts à 11h30 (!), pour en repartir une heure plus tard. On a un peu parlé (il m'a ramené le jarmusch, je lui ai filé le pasolini) il m'a remercié pour le perec, ("un peu de mal les 3 premières pages", mais le reste "lui parle" et il "s'y reconnaît", et en conclusion dit que "c'est un beau cadeau". Je suis rose...)
Il a fait une mini-formation à Adobe à Bernard. Je suis donc resté en salle d'info avec eux. Je l'observais sous toutes les coutures. Je l'ai un (tout petit) peu photographié, aussi. On s'est raccompagné jusqu'à la sortie (je sais le numéro de son bus...)
Il avait dit à une demoiselle qu'il ne viendrait pas cet après-midi, mais demain matin matin si. Je viendrai demain matin (même si je n'ai pas de cours en principe).
Il m'a déclaré qu'il était prêt à me donner tous les perfectionnements en informatique que je souhaitais.
Moyennant quoi, je souriais plutôt bêtement ensuite...
Ca me fascine, il est tout de même très mystérieux, dans ses relations, dans ses présences en pointillés, dans ses conversations privées, dans ses activités...
J'veux en savoir plus.
Je veux savoir tout.

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cinématographies (un)

(la préhistoire)

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été fasciné par le cinéma.
Mes souvenirs les plus lointains (et donc très vagues) sont ceux des films de Josélito (arghh) que mon père m'emmenait voir à L. dans les années 60 (re-arghh) et d'un autre film -en noir et blanc- que j'ai longtemps appelé "Maman ne m'abandonne pas" (mais que je pense avoir finalement identifié comme étant La femme au voile bleu), parce qu'une scène se passait dans les locaux de l'Assistance Publique.
Après j'ai eu le droit d'y aller tout seul (en matinée), d'abord pour les Walt Disney (j'ai vu "en vrai" Merlin l'enchanteur, Le livre de la jungle...) puis j'ai eu droit aussi aux Louis de Funès (toujours en matinée : la première -et dernière- fois que j'y suis allé en soirée, avec ma demi-soeur C., on était censé voir Le Corniaud, mais on s'était trompé de semaine, et à la place on a vu La maison du Docteur Edwardes, d'Hitchcock, avec cette -pour mon âge- terrifiante scène de rêve réalisée par Dali, qui me valut de ne plus pouvoir m'endormir sans la lumière allumée pendant un certain temps...)
Le cinéma, ça m'attirait, dès l'enfance, à tel point que, les dimanches où il y avait la fête (avec les manèges, et tout) quand j'arrivais sur la place, je regardais sur la gauche (tous les manèges installés) puis à droite (le cinéma, qui, à l'époque, était l'ABC) puis la pièce dans ma main, et hop, je filais au cinéma (ce qui me semblait alors un investissement bien plus profitable!) J'ai vu ainsi quelques joyeuses merdouilles, des westerns un peu miteux avec Franco Nero, et aussi un Patate, avec Jean Marais et Sylvie Vartan! (toujours en matinée!)

Puis j'ai eu un moyen de locomotion, d'abord un solex, puis une mobylette (un 103 peugeot!) et acquis ainsi le droit de sortir le soir pour aller au cinéma.
D'abord au ciné-club du lycée (qui se passait au cinéma ABC déjà nommé!) où le seul film dont je me rappelle, parce qu'à l'époque j'ai dû le voir huit fois (mais sur un laps de temps assez long, rassurez-vous) est Rosemary's Baby (que j'aime toujours autant, mais dont je connaissais à l'époque presque tous les dialogues de la VF!) mais qui me filait sacrément les jetons , surtout dans cette scène finale où l'on voit -de façon quasi subliminale, les yeux du diable.Je me souviens que, la première fois, en rentrant chez moi en solex, je vous assure que je pédalais pour que ça aille encore plus vite, telleemnt j'avais eu la trouille!

Ensuite, le vendredi soir (je devais être en première ou en terminale) ce fut le temps du Centre Social. Mon premier contact avec une cinéphilie plutôt aiguisée, puisque j'ai découvert à l'époque des films comme Les nains aussi ont commencé petit, d'Herzog, La classe ouvrière va au paradis (de Petri ?), Belle (de Delvaux), L'abominable Docteur Phibes, de Robert Fuest, pour n'en citer que quelques-uns... C'était devenu un rendez-vous inratable, j'y allais les yeux fermés, sans connaître à l'avance aucun des films,à ce fameux ciné du vendredi soir, et mon intérêt pour ce septième art à commencer à prendre de plus en plus d'ampleur (mais bon à l'époque je n'y connaissais pas grand chose, il n'y avait pas énormément de bouquins disponibles sur le sujet, alors je me suis mis à regarder tous les dimanches à la télé le jeu de Pierre Tchernia Monsieur Cinéma, qui a commencé à installer des bases un peu solides à ma cinéphilie à l'époque encore flageolante et surtout virtuelle.
Là j'apprenais les titres et les réalisateurs et les interprètes de films de films dont je ne découvrirais certains que bien des années plus tard. Qu'est-ce que j'ai pu gamberger le soir dans mon lit en me demandant, par exemple, quel film pouvait bien être Les yeux sans visage -c'est vrai quand même, quel titre!- un film de Georges Franju avec Pierre Brasseur ,Alida Valli, Edith Scob... (je vous répète ce que j'en connaissais à l'époque...) J'avais la chance d'avoir une excellente mémoire, alors, j'absorbais, j'ingurgitais, le maximum de connaissances et de références, du genre ça pourra toujours servir, un jour, hein ?
Je n'avais, pendant longtemps, découvert le monde que de façon livresque, et voilà que soudain le cinéma me fournissait un nouvel accès, un genre de porte dérobée, dont je sentais qu'elle ouvrait sur un univers qui n'avait pas fini de me fasciner...

to be continued

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lundi 9 janvier 2006

intouchable

Vous savez, vous roulez et vous vous faites arrêter par la maréchaussée pour un contrôle. N'importe lequel. Vous avez le sourire. Vous vous en fichez, vous êtes absolument détendu : vous ne rouliez pas trop vite, la ceinture était mise, les papiers sont en règle, les pneus neufs, le contrôle technique ok, l'assurance valide, vous n'avez bu que de l'eau gazeuse, vous ne consommez pas de drogue, n'écoutez pas de la musique sur des cd piratés, et vous ne buviez ,ni ne mangiez , ni encore moins ne téléphoniez  en conduisant. Vous êtes sûr de vous : inattaquable!

Et bien ce matin, c'était un peu mon état d'esprit, mais pour une toute autre raison : la satisfaction d'avoir fait mon travail. Tout ce qu'il y avait à faire. J'ai bossé d'arrache-pied, j'ai quasiment vidé la cartouche de l'imprimante, il a fallu que j'aille emprunter un peu de papier à l'école, mais je l'ai fait.
J'ai réussi à terminer une, deux, trois choses (non pas que je sais d'elle) que j'avais à faire et qui traînaient depuis un certain temps déjà.
Le plaisir du travail accompli. Et pourquoi j'ai réussi ? Parce que j'avais envie de bosser, et pourquoi ce ? Parce que j'avais réussi à libérer un peu de mémoire vive (tsss  j'écrivais mémoire vide) et donc du coup le cluster créativité pouvait à nouveau se mettre en activité. Voilà.
Encore un triomphe de la volonté
(hihi , c'est grave docteur ?)

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(C'était noyel, alors ils ont décoré la grue avec des guirluches...)

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intimité (2)

(à propos de messieurs tout nus...)

Après avoir évoqué mes débuts (les jeunes années), voici donc la suite de mes émois et aventures iconographiques.
Les revues "originelles" (celles des années 70, les pionnières) avaient progressivement disparu, des magazines américains juste un peu francisés envahissant le marché, érigeant le formatage en règle absolue (jeunes, lisses, épilés, bodybuildés, insipides) les salles de cinéma porno étaient en train de disparaître , asphyxiées par la règlementation sur les films X et l'invasion de la vidéo, les bouquins de photos atteignaient des prix astronomiques, à la télé il fallait être très observateur et très patient pour surprendre une mâle anatomie dans un reportage furtif, le minitel c'était sympa question échauffement, mais c'était sans image...bref,  la disette en quelque sorte, il fallait faire quèq'chose, trouver une issue de secours.
Et l'internet fit son apparition... (tadadam!) Le ouaibe, comme je l'ai déjà dit, a très vite signifié pour moi le libre accès à toute l'imagerie pornographique mondiale. Plutôt toute l'imagerie virilement sexuée. The full frontal male nudity.( Il n'y avait que les américains pour mettre ça en mots ; ça signifie que non seulement c'est un monsieur, qu'il est tout nu, qu'on le voit de face et avec le kiki à l'air )
J'ai une âme de collectionneur, je me suis donc mis en chasse dès que j'ai pu brancher mon ordi... La première fois que je me suis connecté, je n'avais qu'une adresse où aller, un sésame unique : le site de la revue Bear, qui fut donc un peu la Bonne Marraine pour le Cendrillon du ouaibe que j'étais. De site en site, de lien en lien, je me suis rapidement constitué une bonne liste de favoris (mais je pense que bien peu ont survécu au fil des ans...)
La première constation que j'avais faite à l'époque (et qui rejoignait un peu mon émoi originel lorsque, ado, j'avais découvert qu'il existait des journaux de monsieurs tout nus) c'était le nombre absolument faramineux d'appendices males qui étaient dévoilés, dans toute leur(s) diversité(s) tant anatomique que géographique : ce besoin de montrer son kiki (et donc d'être vu) m'apparut comme une caractéristique spécifique et universelle de la gent masculine. Tant mieux pour moi!
J'ai donc affiné mes recherches, affûté mes goûts. Ce qui m'intéressait, je l'ai déjà dit, et je m'en suis rendu compte très vite, ce n'était pas la représentation photographique pornographique (assez vite fastidieuse), mais plutôt de voir des mecs à poil (tout seul ou entre potes), le genre de photos de troisième mi-temps qui figurent au mur de pas mal de club-houses de rugby (et auxquelles hélas on ne pouvait avoir accès jusque là ), ou photos de vacances de jeunes gens (l'arrivée du portable qui prend des photos aura été d'une grande aide, même si on perd ici en qualité d'image ce qu'on gagne en spontanéité), enfin de mecs en train de chahuter. 
Le ouaibe, c'est la démocratisation du kiki! ("à la portée de toutes les bourses..." hihi!)
Il y avait un site que j'aimais beaucoup dans le genre, (à la naissance duquel d'ailleurs j'ai assisté) qui s'appelait Straight Lads Polaroids et qui s'était spécialisé là-dedans. Oui, ce que je préférais, ce n'était pas de voir des homos en train de faire l'amour, mais plutôt des hétéros en train de faire les cons.
J'avais découvert un site nommé Woody's Hangout où le ouaibmestre invitait des jeunes mecs un peu bourrins de base comme j'aime (qui se revendiquaient maçons, couvreurs, mécanos...), à venir faire des petits shows quotidiens devant sa cam, seuls ou à deux (Je me souviens notamment d'un certain Bobby dont je guettais avidement les apparitions...) Ca, c'était la deuxième période, celle des cams. Ca m'émerveillait de penser que, comme ça, en claquant des doigts, on pouvait voir un mec, qui était peut-être à des milliers de kilomètres, vous offrir le spectacle de son intimité.

Les photos qui me touchent le plus, c'est celles où le sujet (de plus en plus je me suis fixé sur les "average guys" ou les "boys next door", autrement dit en français les mecs "moyens", normaux", ceux qui pourraient être votre voisin de palier, mais, euh... ça n'arrive jamais! ) est photographié dans son environnement naturel : Il y en a qui posent sur leur canapé, dans leur salle de bain, dans la cuisine, dans l'atelier, au bureau, ou même dans leur bagnole... Tout est bon, pourvu que ce soit personnel.
On est bien -d'une certaine façon- dans une figuration du réel, bien loin des décors vides et/ou chichiteux  et des photos artistiques de modèles prises (les photos!) en studio. Beurk, ça je ne peux pas. Trop vide.
J'ai besoin de ces marques d'authenticité, tel tableau très moche au mur, tel bureau encombré, tel cendrier plein, tel lit défait, telle salle de bains encombrée, bref, de ces imperfections, de ces détails attendrissants que le sujet a , peut-être involontairement, comme laissés échapper. Une façon de dire "regardez, je n'ai pas triché, me voilà, in situ, tel quel."


Une source prodigieuse de documents s'était constituée grâce aux newsgroups de yahoo. C'était un système très convivial de mise en commun d'images par courrier sur le thème qu'avait déterminé le webmestre. On s'abonnait à un groupe, et on recevait les messages (et les photos) par courrier. C'était parfois très pointu, mais,ainsi, la masse iconographique croissait quasi exponentiellement. Et un jour, yahoo, en père la vertu soudain moraliste (sous la pression des ligues catholiques et bien-pensantes ? ) a commencé à organiser le nettoyage sauvage de tout ça, tel Hercule dans les écuries d'Augias, détruisant des groupes sans préavis, dès que la dénomination pouvait avoir un petit quelque chose d'offensant, et surtout ne donnant plus la possiblité d'organiser le stockage des images. L'un après l'autre, je les ai vus disparaître, impitoyablement éradiqués, asphyxiés... Ah le bon temps était (déjà) fini...
De bon temps il sera à nouveau question à présent, puisque le seul survivant de ces groupes auquel j'ai pu rester abonné continue d'accomplir, il me semble, un travail admirable, et quasi-unique, d'archivage et de stockage de ce qu'ils appellent les "gay historical pictures", au sens large d'ailleurs, puisque il s'agit de conserver le maximum de traces, photographiques, picturales, graphiques d'une activité homoérotique historique. Représentations viriles, et ce dès l'apparition de la photographie, avec des documents aussi rares (parce que que familiaux très souvent) qu'émouvants. C'est là que je vais régulièrement me ravitailler en images noir et blanc ou sépia (comme celles que j'ai utilisées pour mon "calendrier 2006"), images qui sont, je crois, celles qui me sont devenues progressivement les plus chères.
(Plus je vieillis, et, c'est mathématique, plus je deviens nostalgique!)

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dimanche 8 janvier 2006

conseils

(Ce qui suit vient de m'être aimablement communiqué par mon hébergeur, sous le titre "ce que les garçons détestent..." Je vous le livre donc tel quel , sans y changer une virgule... Prenez-en de la graine, les copines -et les copains aussi, bien sûr!-)

"1/ Gare aux poils !!!
Les poils des jambes, attention quand ça repousse !!! Rares sont les mecs, en France tout du moins, qui aiment faire l'amour avec des cactus...

2/ Penser à l'apéro avant de passer à table !!!
Les hommes aussi aiment les préliminaires, rien de mieux donc que de lancer quelques petites attaques préliminaires, avant de prendre le donjon d'assaut !

3/ Lui parler des tes ex.
Les garçons cherchent maladivement à se comparer aux autres garçons : taille de l'engin, durée du rapport... Quoi que tu dises, il l'interprétera comme ça l'arrange !!!

4/ Tétons sensibles, s'abstenir !!!
Les garçons aussi ont des tétons qui sont sensibles ; mais attention, comme pour les filles, il ne s'agit pas du joystick de ta PS2, si tu les tords dans tous les sens il y a des risques que la machine court-circuite !

5/ Le laisser se débrouiller seul avec la capote...
Ce moment délicat où il faut sortir la capote et l'enfiler peut facilement casser l'ambiance, surtout si tu le laisses s'en charger seul ! En prenant les choses en mains, il en sera d'autant plus excité. En plus, si un jour tu tombes sur un blaireau réfractaire au latex, avec ton expérience, tu pourras assurer à sa place !!!

6/ Attention aux décibels !!!
T'as l'habitude d'être plutôt bruyante ? Si ce n'est pas le cas de ton mec il risque de se demander ce qu'il t'arrive, surtout si vous faites ça sous l'auvent de la caravane familiale pendant que ses parents dorment, enfin essayent de dormir !!!

7/ Objet fragile, à manipuler délicatement !
Ses coucougnettes sont des petites choses fragiles qu'il faut manipuler avec précaution ! Attention donc quand tu te frottes avec excitation contre lui, s'il arrête de respirer pendant plus de trois secondes et qu'il devient tout bleu, c'est que t'as tapé dans le mile !

8/ Croquer n'est pas jouer !!!
Les dents servent à croquer, qu'elles cognent un peu lors d'un baiser peut passer, mais gare à la panique de Loulou si tu t'en sers aussi pendant la fellation...

9/ Caresses énervantes !!!
Evite de tripoter popol trop vivement juste après l'éjaculation. A ce moment du câlin, l'engin de ton chéri est trop sensible pour supporter de vives caresses !!!

(...)

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micro4

J'ai commencé l'année 2006 en voyant le même film que celui par lequel j'avais terminé l'année 2005.

*

En se penchant, il me montre plus bas que la ceinture de son boxer Dim.

*

Le bonheur pervers d'avoir un portable mais de n'en avoir donné le numéro à personne.

*

A trois heures du matin le premier janvier sur la Place St Pierre.

*

On m'a téléphoné pour me proposer de décontaminer l'adjoint à la culture lors d'un vernissage.

*

The gap.

*

Est-ce censé de respecter quelqu'un qui ne le sait pas ?

*

Fidèle gastro.

*

Pour ses étrennes, le négociant en vins lui a offert du beaujolais nouveau "fabriqué à l'ancienne"

*

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quarante-neuf

(ça vient de chez Tiger....)

7 choses que j'aimerais faire avant de mourir
-
ne pas être à découvert
- le tour du monde
- ouvrir une bouquinerie/salon de thé/galerie d'art
- perdre mon bide
- récupérer mon odorat et mon goût, et ce définitivement
- écrire un vrai roman et être publié chez Minuit (nrf à la rigueur)
- ***

7 choses que je fais bien
- le gâteau au chocolat
- ne rien faire
- mettre en page avec Publisher
- piquer un fard pour un oui pour un non
- l'amuseur en société
- aller au cinéma tout seul
- mater

7 choses que je ne peux pas /sais pas faire
- attendre
- manger au restau tout seul
- rester calme quand on me fait une remarque
- draguer un mec potablement
- mécanique/bricolage
- rouler un pét' sans rouleuse!
- réagir à la violence

7 choses qui m'attirent chez le sexe opposé
-
le sourire
- les yeux
- les petits cheveux dans le cou
- le calme et la patience
- les confidences
- la peau
- leur mari (merci catherine lara!)

7 choses qui m'attirent chez le même sexe
-
le cul
- le kiki
- la barbe
- les yeux
- les avant-bras
- les poils
- allez, va, tout, finalement !

7 choses que je dis souvent
- Putain
- La vie est cruelle ,mais c'est la vie
- Va chier connard
- Ouah zyva, eh!
- Quand on veut on peut (et quand on aime on ne compte pas)
- Les regrets sont stériles
- C'est grave docteur ? (en italique, de préférence)

7 béguins pour des célébrités
-
Emir Kusturica
- Laurie Anderson
- Gilbert Melki
- Hélène Fillières
- Christine Angot
- David Morse
- Dani

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samedi 7 janvier 2006

rewind

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2005 ce fut

un congé de formation, un bonnet gris et noir  à rayures, un festival de cinéma à Belfort, une 205 rouge pourrie, un cinéma à Lisbonne, un cimetière à Londres, 3 voyages en avion Paris/Lisbonne, Lisbonne/Londres et Londres/Paris, quelques représentations de La Gitation,à Vesoul, à St Louis, à Coucouron, une nuit très pénible au Formule 1 de St Louis,  une expo Rebeyrolles, Bernadette Lafont et Laslo Zsabo "en vrai", deux affiches pour Pépin (une facile et une difficile), une semaine à St Mamers du Gard, une participation à EuroM*** avec Dominique, la mort de Fred, des photos des ouvriers du chantier de la Place du Marché à Besac, une série de coups de fil avec ma soeur pour une histoire d'héritage en Espagne, des cartes de visite bleues magnifiques, ***, "elle est à l'ouest", "lieux communs (et autres fadaises)", la découverte du monde des blogs, quelques nuits d'été un peu torrides, le bôô cinéma enfin à Vzoul, Narbé, le papa de M., le non au référendum, une expo de marque-pages, Florence Aubenas, Photoshop et autres Illustrator, un bouquin de Lucas Samaras, comment réaliser des photos bleues en modifiant la balance des blancs, un p'tit voyage à Paris pour mon anniversaire, une visite au Père Lachaise, le V & A grâce à Thierry, la Foire aux Livres ( Belfort encore!), le MK2 Beaubourg, une énorme doudoune, des huîtres chaudes, un agenda raté mais c'est pas de ma faute, quelques routiers amicaux, et d'autres moins, le non-retour de mon copain pâtissier, quelques départs en retraite, Be with me, Jonas Gardell, du théâtre en appartement un peu éprouvant pour mon neurone, une soirée cuisses de grenouilles, quelques Lieux Communs, un résultat de 130 à "testez votre Q.I", une belle fête du jardin à Villers-Ch, l'expo de Za sur le dos, le premier Noël "à Champlitte à Paris", les jardins à Arc-et-Senans, ...

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