lundi 21 novembre 2005

confus

Il doit y avoir une justice (divine ?)...
Ce matin, j'avais commis (c'est le mot) un post un peu aigre et grinchouilleux, que j'ai laissé en plan en plein milieu après avoir inséré des liens vers des "blogs stars", et avoir par conséquent dérivé ensuite de blog en blog de port en port et d'aventuuuure en aventuuuure (aïe si je me mets à brailler du Lama, mon auto-considération va en prendre un coup) euh.. où j'en étais ? ah oui! un post un peu vindicatif pitbull, qui tournait autour des commentaires laissés sur les blogs, (soupir du lecteur putatif "pfff ça y est il va encore nous faire le coup de je suis seul ce soir sur mon bloooooooooog y a-t-il quelqu'un qui m'ayme alors dans ce cas dites-le moi...") Non non, pas du tout, ce soir tout va bien mais bon ce matin c'est vrai j'envisageais, de façon habilement détournée, d'évoquer les commentaires que vous (ne) laissez (pas) sur mon blog mais ceci est une autre histoire, et je n'ai pas encore fini la première (oh la la c'est un peu embrouillé...)
Justice il doit y a voir donc, car ce post que j'avais laissé en plan (peut-être me sentant un peu à court de fiel ou de gémissements) voilà-t-y pas que, grâce à mon fournisseur d'accès qui, comme d'hab', au moins une fois par jour a dû estimer tout seul comme un grand qu'il était fatigué ou que ça faisait trop longtemps que je téléchargeais des conneries faisais des recherches documentaires alors schlonck il a -sans prévenir- déconnecté d'un coup, pour se reconnecter aussi sec, à la seule différence que le post en question, pfuitt! disparu (envolé, destroyé!) dans le néant virtuel dont il n'aurait jamais dû sortir SAUF QUE ce qui est dommage c'est que j'en aimais bien le début (enfin, je me souviens assez bien du début) et donc, tiens, pour finir dignement, je m'en vais vous le restituer, là, comme ça, brut... non non, ne me remerciez pas, you're welcome. De toute façon, vu le bordel qu'il y a déjà dans ce mess, ça ne va pas en rajouter beaucoup si je le termine en vous redonnant de mémoire la façon dont l'autre commençait... Vous suivez ?
Allez on y va! Silence, puis les trois coups, et

Comme dit le proverbe que m'a cité le jeune Loutfi, répétant par là-même les paroles de son papa, (proverbe dont je ne suis pas sûr qu'il ait compris le sens... non, pas le papa,  Loutfi !) "Charbonnier est maître chez soii." ce que, à mon avis, on pourrait traduire par "Même si t'es pauvre, sale, moche, eh bin quand tu rentres chez toi, quand t'es dans ta mayson, eh bin personne n'a rien à te dire sur ce que tu y fais (chez toi) c'est toi qui commandes, c'est toi le King..."
Eh bin ici, sur mon blogchounet, c'est pareil...

(et après ça continuait par des remarques perfides ou grognonnes ou plaintives ou je ne sais plus quoi, et ah si il y avait encore un autre truc que j'aimais bien (mais je ne sais plus comment je l'amenais), où je me définissais entre parenthèses (comme d'hab) par une litanie d'adjectifs voisins et/ou contradictoires. Je trouvais que ça avait de la gueule mais bon tout ça est perdu, on ne va pas en faire une maladie...

...Ce qu'on appelle "parler pour ne rien dire" ?

No comment.

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(à message n'importe quoi, photo n'importe quoi!! Quoi qu'elle est pas si mal, quand on regarde bien...)

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dimanche 20 novembre 2005

dominicalement votre

la musique d'un dimanche matin frisquet (mais "un froid sec est sain"...) :

1) MOMENTS IN LOVE (Art of Noise) 10'21
2) EXCUSE MOI (Zazie) 3'26
3) SPEED OF SOUND (Coldplay) 4'49
4) AZZURO (Régine) 4'09
5) RUN TO YOU (Bryan Adams) 3'52
6) LA GRANDE ZOA (Régine) 2'49
7) LITTLE STAR (Stina Nordenstam) 3'39
8) POURQUOI UN PYJAMA ? (Régine) 2'29
9) RENT (remix) (Pet Shop Boys) 7'07
10) OUI (Zazie) 4'25
11) SAME OLD SCENE (Roxy Music) 3'57
12) SINATRA (Alain Chamfort) 3'51
13) PERFECT SKIN (Lloyd Cole) 3'13
14) L'HÔTEL DES INSOMNIES (Alain Chamfort) 3'42
15) COLD SONG (Klaus Nomi) 4'04
16) TROIS NUITS PAR SEMAINE (Indochine) 4'49
17) O SUPERMAN (Laurie Anderson) 8'27

J'aime bien ce mélange, un peu nunuchon, un peu nostalgique, un peu calme, un peu répétitif, un peu minimaliste, un peu midinet... ça me ressemble assez.

l'extrait littéraire d'un dimanche midi :

" 256) J'ai eu une période où j'oeuvrais en dilettante dans l'existence. Désemparé, je formulais des pensées sans conviction. Je restais à la maison en attendant que quelque chose survienne. Je sentais le temps qui passait, jugeant de son inutilité absolue. Je tentais de me figurer les circonstances auxquelles tout devait idéalement se conformer. J'établissais des plans détaillés où je projetais puis mettais au point la possibilité de tomber à nouveau amoureux. Je me disais que, éventuellement, si je devançais les problèmes, j'en serais délesté le jour où ils apparaîtraient.
Rien ne survenait. rien dont j'étais l'inspirateur. puisque, en outre, je ne prenais l'initiative de rien.
De plus, je décidais d'intégrer cette masse de gens qui sont honteusement bien en dépit de leur âge canonique, alors même qu'ils devraient avoir rendu l'âme depuis des lustres. Je vais leur montrer, moi, songeais-je."

"300) Et au milieu de la nuit, je me suis réveillé.
Sidéré à l'idée que la seule personne dans ce monde qui va vivre ma vie, c'est moi."

(Erlend Loe / Autant en emporte la femme/ Gaïa Editions)

la compte-rendu cinématographique d'un dimanche après-midi

KEANE (de Lodge H. Kerrigan)

Troisième long-métrage d'un réalisateur plutôt "confidentiel" (après Clean, Shaven en 94 et Claire Dolan en 98) KEANE présente le portrait d'un d'un homme brisé par la douleur.
Si ce film a un point de départ quasi identique à celui d'Alice, de Marco Martins , (sorti à peu près au même moment) : un homme recherche sa petite fille disparue, les deux films sont très différents , à la fois dans le synopsis et dans le traitement cinématographique.
Le désespoir du père d'Alice était introverti, retenu, cotonneux, traité par petites touches narratives comme vues d'un peu loin, "à distance respectable", dans des plans extrêmement composés, où affleurent des gestes plus que des sentiments, du silence plus que des plaintes exprimées.
Celui de Keane est tout le contraire. Un flot de paroles hâchées, répétitives, obsessionnelles. Dès le premier plan dans la gare routière, et jusqu'au dernier, dans la même gare routière, Lodge Kerrigan filme son personnage d'une caméra à l'épaule très mobile et très présente,qui l'accompagne, le suit de près (de très près, même), le traque, sans répit (à l'instar de la Rosetta des frères Dardenne, Keane ne quittera pas l'écran de toute la durée du film).
Keane a perdu sa petite fille Sophie dans une gare routière, il pense qu'elle a été enlevée, et tente de retrouver sa trace. Dans l'hôtel où il loge, il fait connaissance d'une jeune femme qui vit là avec sa petite fille, Kyra...
Keane est incarné par Damian Lewis, qui offre ici une composition exceptionnelle, parce qu'intensément habitée, hallucinante, hantée pourrait-on dire, tellement elle vous reste en mémoire bien après le générique de fin. Le spectateur est partagé entre l'empathie et le rejet : d'une scène à l'autre, on en arrive à avoir peur de de cet homme, en même temps qu'on a peur pour lui. Keane passe de lieu en lieu (la gare routière, les toilettes, la chambre d'hôtel, le bar, le bowling...) , il se cogne contre les parois comme un insecte affolé et furieux, sans relâche, et sans que l'on sache jamais pourquoi, ni qu'on puisse deviner à l'avance d'un plan à l'autre ce qui va se passer ensuite.
Comme dans Alice, on s'interroge sur le cheminement de ces deux pères : comment peut-on réagir idéalement face à la perte d'un être aimé, quelle est la part du chagrin, et celle de la folie, quels rôles y jouent la mémoire, la violence, le refoulement ?
D'autant plus qu'au final, ces deux personnages ont plus en commun qu'il n'y paraît au premier regard. Le premier, pour "lutter contre l'oubli" répète chaque jour à l'identique de celui de la disparition de sa fille, petit Poucet balisant son chemin à travers Lisbonne des mêmes cailloux blancs  (photocopies, cassettes vidéo), comme des balises temporelles, dans un trajet temporel rectiligne, clos sur lui-même, sans ruptures. Circulaire.
L'autre, par contre, semble en apparence progresser en zigzags, anarchiquement, sur la ligne brisée que lui fragmentent des sentiments qu'on devine mêlés et contradictoires, alors que, finalement, il n'a pas bougé d'un centimètre,  prisonnier de cette gare routière, désespérément, de cet instant où sa petite fille a disparu, dans les chiffres rouges de l'horloge lumineuse... Le centre et la circonférence.
Keane est une oeuvre forte, inconfortable parfois parce que quasiment asphyxiante, mais un film à l'intensité rare, d'une beauté poignante.

Désespérant ? Pas tant que ça finalement, vous verrez...

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samedi 19 novembre 2005

portes

Passé quelques heures ce matin (suis debout depuis 5h 1/2 arghhh!) à jouer à saute-mouton de blog en blog. Pfouh! Vertigineux.
M'fait toujours penser au générique de Cinéma Cinémas (hmmm qu'est-ce que c'était bien la télé en ce temps-là!) vous savez, le mec dans un couloir qui ouvre les portes (ça vient, si je ne m'abuse -m'amuse ?- d'un film de Godardchounet... Alphaville ??) et derrière chaque porte y a quelque chose de bien à voir , sauf que là, derrière chaque porte, on est de nouveau dans un couloir avec un mec qui ouvre des portes, et que derrière chaque porte, il y a un couloir, etc... et bin là c'est pareil : Y EN A TROP!
Pour un jeune (je devrais plutôt dire "de fraîche date", pour ce qui est de la "jeunesse", je repasserai hihihi!) blogger comme moi, qui n'ai découvert cet univers impitoyaaaableu que depuis disons... la mi-août (encore merci, Catherine, sans toi, je serais resté éternellement à la porte!), il y a là quelque chose d'extrêmemnt fascinant, mais aussi d'extrêmement frustrant (la multiplication des blogs) : on est là, tous, comme des marchands de quatre saisons un jour de marché (ou, mieux, de foire-exposition!), chacun avec son petit éventaire/inventaire, à faire l'article  pour appâter le chaland en criant plus ou moins fort pour écouler une production plus ou moins originale, plus ou moins attractive, plus ou moins bien manufacturée...
Chacun, à côté de ses posts, a aussi rangé joliment sur son étalage les liens vers des choses qu'il aime et qu'il a envie de faire découvrir aux passants...

Je suis parti de , au bout d'un moment j'étais , puis j'ai ouvert cette porte-, qui a ensuite ouvert sur celle- , qui m'a renvoyé , et je ne sais plus trop comment j'ai fini et (c'est le même auteur!)
So much to see and so few time...

Bien sûr je les ai mis dans mes favoris, mais jusqu'à quel point peut-on entasser des listes et des listes de blogs et ensuite peut-on réussir à les lire régulièrement avant que le neurone ne se liquéfie pour cause de surchauffe ? Et puis, parfois je l'avoue, voir des choses qui me touchent tant, tellement élaborées, tellement abouties, ça me fait un peu pâlir en comparaison (et non non je ne dis pas ça pour que vous me répondiez "mais si si on t'aime mais si mais si c'est bien c'que tu fais...")

Oui, si je suis conscient de mes "qualités" (disons plutôt de ma facilité) d'écriture, je le suis aussi des limites de mon p'tit univers. Parfois je me dis que je devrais prendre un peu de recul, un chouïa de distance critique, un zeste d'altitude, et en profiter pour sortir de cette bulle moi je rien que je, la survoler d'un peu plus haut, la regarder sous des angles nouveaux. M'aérer, quoi!
Et d'autres fois au je me dis au contraire que je suis trop éparpillé, trop "généraliste" (z'états d'âmes / films / listes / photos) trop miettes, trop en vrac, et que je devrais plutôt zoomer sur un aspect précis pour en faire un blog hyper pointu de la mort, une référence...
Mais, quoi qu'en pensent certains, j'ai toujours un mal de chien à faire des choix...Tout ce que j'ai écrit ici (ou quasiment-tout, un ou deux posts me gênent un peu -rétrospectivement- aux entournures) c'est parce qu'il fallait que je le dise... (A un moment, fatalement, il sera question de pudeur et d'impudeur...)

Alors pour l'instant, je continue comme ça! Je tiens le cap de ces Lieux Communs qui voguent joyeusement sur les flots bleus (et les fonds parfois saumâtres) du ouaibe. Oui, c'est indéniable, je me suis pris au jeu, j'aime rédiger ces posts, choisir les photos, lire les commentaires, jeter un coup d'oeil aux statistiques... Chaque jour il me faut ma dose! Take care, a blog is a drug!
Merci donc pour  votre visite, et veuillez avoir la gentillesse de ne pas claquer la porte en sortant...

(post-scripthomme  sans rapport ) : Ce matin, première gelée blanche de l'année, ça y est, c'est parti pour hmmm mois!
Images :

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vendredi 18 novembre 2005

lettres (et le néant)

Je reçois dans ma boîte aux lettres :

- des enveloppes manuscrites contenant des feuillets également manuscrits (les "vraies lettres", spécimen en voie de disparition, mais bien entendu c'est mes préférées!)
- des enveloppes manuscrites contenant des feuilles photocopiées et/ou imprimées à caractère littéraire (le "courrier du lecteur" de mon ami Philou)
- des enveloppes manuscrites contenant des feuilles photocopiées à caractère informatif ou revendicatif, plutôt administratives, donc ("Vous n'avez pas été choisi au stage machin", "veuillez rapporter à la bibliothèque les livres truc")
- des enveloppes manuscrites contenant des invitations à des vernissages ou des avant-premières
- des enveloppes manuscrites contenant une invitation à ne pas oublier mon prochain contrôle technique ( nettement moins glamour...)
- des enveloppes à fenêtre contenant des informations sur mon compte bancaire et/ou épargne
- des enveloppes administratives contenant des demandes de sous (poubelles, chauffage, eau, etc...)
- des enveloppes administratives contenant des réclamations de sous un peu plus pressantes (dernier avis avant... mais ça ça n'arrive plus que très rarement, je suis désormais un contribuable citoyen et zélé!)
- des enveloppes administratives m'informant de l'éta(lemen)t mensuel de mes paiements (futurs ou rétroactifs) : l'EDF, l'assurance, les zimpots locaux etc... (j'aime bien quand ils disent que j'ai trop payé et qu'ils vont illico me rendre des sous)
- des enveloppes administratives m'informant de mes remboursements toubib/lunettes/dents par ma Mutuelle
- des enveloppes contenant des cadeaux divers (stylo en plastique, timbres-adresse) ainsi que des appels à ma générosité pour des organismes que je connais et dont  je soutiens certains (Médecins sans frontière, Amnesty...)
- des enveloppes contenant des appels à ma générosité pour des organismes que je ne connais pas et que je n'ai pas envie de soutenir vraiment ("société des artistes qui peignent avec la bouche ou les pieds...")
- des enveloppes orange moches contenant les nouvelles me concernant venant de l'inspection académique
- des enveloppes administratives demi-format contenant les factures de téléphone
- des enveloppes demi-format envoyées par mon fournisseur d'accès internet pour me faire parvenir la nouvelle version du logiciel d'accès
- des enveloppes demi-format contenant des pubs diverses et plus ou moins mensongères et alléchantes destinées à me faire acheter des choses (catalogues divers de vente par correspondance, produits gastronomiques, vins, housses de couettes...)
- des enveloppes de formats divers contenant des pubs mensongères ("OUI! VOUS AVEZ ETE SELECTIONNE TOUT SEUL DANS VOTRE DEPARTEMENT POUR GAGNER HMMM MILLIONS D'EUROS DE LA MORT...") et très énervantes
- des grandes enveloppes contenant ma déclaration d'impôts ou bien le bilan annuel de mes comptes bancaires, ou bien encore des papiers pour des élections
- des grandes enveloppes contenant les calendriers (ou pages mensuelles de ) envoyés par mon ami Pépin
- des cartons "avis de réception de votre envoi recommandé"
- des cartes postales sous enveloppe (soit que l'image soit jugée "compromettante", soit que le texte soit jugé "intime", soit que aucune raison particulière...)
- des cartes d'anniversaire
- des cartes postales sans enveloppe, envoyées par des amis en voyage...
- des cartes postales sans enveloppe, envoyées par des amis qui ne sont pourtant pas en voyage
- du mail-art (mais là c'est comme les vraies lettres, c'est devenu très rare... c'est quand j'étais "plus jeune")
- des faire-part de naissance (et, beaucoup plus rarement, heureusement, de décès)
- des enveloppes matelassées contenant des objets que j'ai achetés sur le ouaibe (livres, disques, etc...)
- des enveloppes matelassées contenant un DVD que j'ai gagné (en écrivant à Libé, par exemple., mais ça fait longtemps que non..)
- des enveloppes matelassées content un item que j'ai gagné en m'abonnant à une revue
- des enveloppes matelassées contenant des livres qu'on m'offre gracieusement (si si! j'ai des amies ex-qui-ses... Merci Sol, Merci Marie-Hélène!)
- des avis de passage du facteur (recommandé ou paquet trop gros pour entrer dans la boîte)
- des journaux syndicaux (A4 photocopiés pliés en deux dans le sens de la hauteur)
- des journaux que je reçois sans les avoir sollicités (Valeurs mutualistes, etc...)
- des magazines que je reçois parce ce que j'y suis abonné (Têtu, Les Inrocks)
- des magazines que je reçois sporadiquement parce que des miens amis ont rempli une bulletin "faites découvrir cette revue à vos amis..."
- des catalogues divers (dont certains ne me sont pas adressés, mais le sont à l'école)
- des lettres qui ne me sont pas adressées (plusieurs fois j'ai ainsi ouvert par erreur le relevé bancaire de ma voisine)

... tout ça pour dire qu'aujourd'hui au courrier j'avais une lettre de mon ami Philou et que j'en étais très content!!!

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jeudi 17 novembre 2005

gonflé!

Un jeudi hyper bien vectorisé...
C'est... pas normal : je me sens comme un ballon de baudruche qui aurait fait le plein d'hélium... je gonfle je gonfle et je prends de l'altitude! sur un petit nuïage! Un peu comme si j'étais amoureux (en plus light)
Si je me rencontrais dans la rue, jecrois que je m'emmènerais au poste Allez m'sieur R. contrôle des urines pour dépistage de substances allégeantes interdites! Pas normal d'être joyeux comme ça : novembre gris, premières gelées (ce soir en sortant du cinoche), impôts locaux, froides ténèbres, lit glacé etc... Incompréhensible ? Ben tant pis c'est comme ça...
Parce que deux jours à tripatouiller de la vidéo numérique et que ce soir je ramène à la maison, fier comme un pou, mon premier dvd de 1'59'' que je l'ai fait tout seul en entier de a jusqu'à z avec mes petites mains ?
Parce que j'ai reçu un mail (merci I.) qui m'a beaucoup touché et auquel il faut que je réponde très vite ?
Parce que commence le week-end ?
Parce que j'ai plein de choses à faire (pour les Bozarts, pour moi, et pour d'autres...) ?
Parce que je viens de revoir Batalla en el Cielo et que je confirme que Carlos Reygadas est vraiment un cinéaste ?
Parce que j'ai plein de bouquins à lire ?
Parce que j'ai reçu le programme d'Entrevues et que je suis résolu à m'offrir une petite semaine de festival ciné ?
Parce que ça y est j'ai reçu les billets de traintrain pour aller passer Noël-pas-à-Champlitte ?
Parce que j'ai presque fini l'affiche du lagarce et que je n'en suis pas mécontent ?
Parce que la mairie s'est enfin à décidée à monter le chauffage et qu'il fait -presque- une température décente dans l'appart?
parce que je n'en finis pas de peaufiner l'agenda 2006 ?
Parce que les statistiques du blog sont en pleine croissance ?
Parce que... ?
Parce que (...) ?
Va savoir...

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mercredi 16 novembre 2005

au loup!

Je discutais ce matin, près de la machine à café, avec ce jeune et sympathique barbichu piercé que j'ai déjà évoqué, oui, nous discutions, ma foi plutôt sérieusement, "adultement", quand, tout à coup, s'est insinuée dans ma tête la couverture d'un livre de contes, celle ou l'on voit le grand Méchant Loup, avec un sourire engageant en train (en même temps, je me demande si je ne suis pas un peu en train de mélanger avec Au loup!, de F'murr, qui me fait pisser de rire depuis des lustres...) en train, donc,  de discuter le bout de gras avec le Chaperon rouge, qui visiblement ne se doute pas le moins du monde de ce qui l'attend, ni de l'abîme de noirceur des arrière-pensées de son interlocuteur...

Dans le même temps, je me suis vu en train de l'écouter, et je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle un instant, ce qui m'a fait intérieurement sourire en silence.
Non, non, non, ce n'était pas du tout moi, ça, rien à voir :
- mes intentions sont louables (d'ailleurs, quelles intentions ?),
- ensuite, je n'ai aucune arrière-pensées,
- et surtout, à aucun moment je n'ai ressenti  l'envie de me pourlécher les babines... C'est un signe, non ?

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froid (mais chaud)

"L'hiver, le froid, ça vient..." (in LE PASSE-MONTAGNE, de Jean-François Stévenin)

On le savait bien, c'était inéluctable, mais redoux , été indien, re-redoux, et re-été indien, températures au-dessus des normales saisonnières, on avait commencé à s'y habituer, et dans la foulée, on s'était pris un peu à rêver, bêtement, certes (je parle pour moi), et puis, qui sait si le réchauffement de la planète...
Eh bin non, pas du tout.. aujourd'hui 16 novembre, ça caillait un peu ce matin, et ça caille encore plus ce soir. Journée de flotte totale, gris gris, dehors c'était moche, rentré de nuit et sous la pluie (pourquoi y avait-il un million de voitures en face, hein ?) mais dedans (bozarts) c'était bien bien.
Hmmm le plaisir des "bonjour" des sourires, des bisous (avec les demoiselles!), des "robert" qui ont remplacé les "monsieur" , des conversations, à deux ou davantage, près de la machine à café ou un peu plus loin,  le zap book bleu (mon "carnet de cours") qui se remplit, les satisfactions personnelles au niveau des apprentissages z'et des savoirs, les échanges (avec les vieux ou avec les djeunz, les projets qui naissent , évoluent, les machins et autres créations, oeuvres, works in progress quon voit fleurir un peu partout, dans les couloirs ou dans les salles, hmmmm (comme sourirait d'aise mon amie Emma), tout ça me va très bien.
Chaleur humaine... (Il y a longtemps, j'avais écrit quelque part dans un carnet J'attends qu'on me confirme que j'existe... Ca y ressemblerait un peu, comme qui dirait.)
Même à midi quand j'ai crountché mon sandwich tomate/chèvres/pignons dans la bagnole, ça m'allait bien, et je n'avais même pas envie de gémir ni de ronchonner...
Pourvou qué ça doure!

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mardi 15 novembre 2005

rapports

Une brève dans le Libé de lundi :

Les français bandent encore

Avec leurs prétendus 120 rapports sexuels par an, les Français ont perdu leur titre de champions du monde de l'amour au profit des Grecs (138 baisouilles) plus fougueux, ou plus vantards(...) Les Français seraient donc relégués en sixième place, à égalité avec les Tchèques, derrière les mieux-disants lubriques que seraient les Croates, les Serbes et les Monténégrins, et même les Bulgares (le yaourt serait-il aphrodisiaque ?) Cocorico, tout de même, le Français est plus jouisseur que l'Anglais, lequel vaut mieux que le Yankee (...) En queue de peloton, si l'on ose dire, le japonais (45 rapports). et s'il était le seul à ne pas fanfaronner, et si le Japonais était le plus honnête ?

(On moins en lisant ça, on ne pense ni à la grippe aviaire, ni à Nicolas S.,etc...)

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(une "mise en scène" de pépin)

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postcards

Je vous l'ai déjà dit, j'ai une passion pour les vieilles cartes postales moches...
C'était à Rodez, je voyageais avec Dominique, et on s'était arrêté pour manger une glace dans cette riante bourgade. Passant devant un marchands de journaux, j'avise un présentoir de cartes postales... Je mate, ô merveille, om y en avait d'authentiques vieilles, vous savez celles qui sont sur le présentoir depuis tellement longtemps que l'image est un peu décolorée et que l'arrière en est devenu poussiéreux... Je prends donc celles qui restent, et je rentre dans le magasin pour les payer. Le monsieur à la caisse est intrigué, et embêté, il lance un coup d'oeil interrogatif à sa femme du genre "combien on lui fait payer ?" ,j'explique que j'affectionne les vieilles cartes ... Je ne me souviens plus d'ailleurs combien il me fait payer, mais par contre , je me souviens parfaitement que, après que je sois sorti de la boutique et retourné à la voiture, je le vois sortir précipitamment du magasin, courir vers nous , et me tendre triomphalement plusieurs autres cartes postales avec un grand sourire " Regardez, je vous en trouvé d'autres!!!"

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lundi 14 novembre 2005

territoire

Rions un peu, et c'est encore du France-Cu...
En rentrant ce soir des bozarts, j"écoutais donc la radio, d'hab c'est France-Mu, c'est reposant, ça ne parle pas, mais là ce n'était pas de la jolie musiquette, où ça ne passait pas je ne sais plus, toujours est-il que je suis rentré en écoutant France-Cu...
Je tombe sur un monsieur et une dame, qui au début parlent de l'univers, et de ses frontières, c'est passionnant, je me dis que ça doit être une émission d'astrophysique, lui évoque un scientifique qui demandait "Et que ce passe-t-il si je passe mon épée à travers la frontière de l'univers ?" (j'ai un peu mal à la tête en essayant d'imaginer ça), La dame évoque alors la sonde Voyager, partie il ya plus de trente ans et qui vogue à présent hors des frontières du système solaire, ils parlent ensuite de l'univers qui est "fini mais en expansion"...
Et c'est alors que ça dérape : je ne sais à quel moment le monsieur a prononcé le mot "territoire", mais il a du faire à ce moment-là un clin d'oeil complice -clic clic-  à la dame, parce que le trajet de la discussion a fait comme une violente embardée, et la dame aussi sec a rebondi en glosant sur le mot territoire, qu'il ne faisait pas partie de son vocabulaire patia patia parce que c'était un mot de l'univers masculin patia patia et que ce mot-là elle ne se l'était approprié qu'en découvrant Steinbeck et hop on abandonne les histoires d'univers et d'étoiles et on embarde sec sur la littérature américaine (je devenais un peu perplexe)...
Et la dame dit je ne sais plus quoi et le monsieur  alors ah ah c'est très drôle ce que vous/tu (je ne sais plus s'ils avaient des relations amicales) viens/venez de dire, ça me fait justement penser à une citation  (un commentaire ? il a employé un terme précis mais je ne sais plus lequel) du "Gai Savoir" de Nietzche...
Et hop, il cite Nietzche, comme ça, à sec, sans sourciller... Bon là,  j'ai coupé la radio parce que j'étais arrivé... c'est vrai que Nietzchounet, c'est vraiment à se taper le cul par terre, mieux que l'Almanach Vermot, tiens je vais le mettre dans mes toilettes, le Gai Savoir, pour les jours où...
Un petit coup de pompe ? Nietzche et ça repart !

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