samedi 10 décembre 2005

(m)âl(e)phabet

a comme avant-bras, aire (d'autoroute)
b comme barbe, bonnet, bahut, branleur, bourrin, bleu (de travail)
c comme caterpillar, calbute, chantier, ciné porno, cam4
d comme douche
e comme exhib, Equipement (mecs de)
f comme fort,fatigué,
g comme gaule, groin, gefco, garagiste
h comme hétéro, homme
i comme intime, iranien
j comme jouissance
k comme kiki, kake
l comme lutteurs, latino fan club, livreur
m comme muybridge, michals, mal rasé, maçon, moyen-orient
n comme nombril, naturiste, nuque
o comme ouvrier
p comme poils, pompiers, parking,
q comme quéquette
r comme routier, rugby,
s comme 69, sieste, short
t comme teub, turc, torse-poil, troisième mi-temps
u comme uncut
v comme vestiaires, velu,
w comme wedgie
x comme x-ray
y comme y en a pas tant que ça...
z comme zgeg, zob

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répétition

C'est là que j'étais ce soir. J'ai fait le souffleur sur un filage de J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne, de Jean-Luc Lagarce, pièce dont la première aura lieu à la mi-janvier 2006 (vous pouvez d'ores et déjà retenir vos places). Autant dire qu'elles (c'est une pièce "de filles" : cinq actrices sur scène!) sont dans la dernière ligne droite (et, accessoirement, dans leurs petits souliers!)
Un projet que je suis quasiment depuis le début, puis que j'en assure ce que je nommerai pompeusement sur la carte postale qui annoncera le spectacle la coordination graphique (affiche + carte postale+ tract).
C'est passionnant d'assister comme ça à la gestation, à la naissance d'un spectacle. Il ya les moments qu'on attend, les répliques qu'on savoure, les scènes qui vous foutent les larmes aux yeux, celles qui vous font sourire, et celles qui font résonner dans la tête et le coeur un je-ne-sais-quoi que j'aurais du mal à nommer,comme celle qui suit, par exemple...
(j'ai emprunté le texte du metteur en scène, en lui promettant de lui rapporter demain...) Je vous en recopie un morceau rapidos :

L'AINEE

(...) Je prends l'autocar, je passe une journée en ville à me choisir des chaussures, ce que je raconte, et je dors dans une chambre d'hôtel brun sale avec un séducteur un peu encombré de moi.
Il raconte, il parle de sa femme et de ses enfants, toujours ils font ça, il vend des encyclopédies médicales en souscription économique.
Parfois ils pleurent, c'est dire.

Tous les deux ou trois mois, on se recroisera par hasard à la Grande Brasserie du Commerce et des Voyageurs, on triche un peu, on fera mine de ne jamais s'être vus et on recommencera l'amour, appelons ça comme ça, on recommencera l'amour à l'étage, sans se dire un mot. Des hommes, oui, de loin en loin, sans vouloir les connaître.
Ce que tu voulais savoir ?

LA SECONDE

C'est bien ? C'était bien ? Des fois, parfois, c'était bien ?

L'AINEE

Non. Je ne sais pas. Je n'en sais rien. Je ne me posais pas la question.
C'est comme ce doit être. Quel que soit l'homme, c'est toujours un peu la même manière de faire, les mêmes ridicules, les détails qu'il vaut mieux ne pas regarder, leurs chaussettes, cela décourage, les mêmes envies de fou-rire.
Et la surprise un peu ennuyeuse d'être attendrie, parfois.

LA SECONDE

Tu en as aimé certains ? C'est ça que je voulais demander.

L'AINEE

Des regrets ?

LA SECONDE

Oui, ça, des regrets...

(C'est beau, hein ?)

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vendredi 9 décembre 2005

micro 1

Il refait froid.

*

A midi, j'ai eu envie de manger de la mortadelle.

*

Deux jours de suite sans le moindre courrier dans la boîte.

*

Je connais quelqu'un qui fabrique des anges en cassant des ampoules.

*

Je trouve que l'expression "les crapules de l'UMP" sonne assez juste.

*

Harry Potter commence vraiment à avoir de sacrées bonne joues.

*

Le prix de l'essence baisse généralement le lendemain du jour où je fais le plein.

*

Une boîte de sucettes Pierrot Gourmand est dans mon vide-poches depuis une semaine.

*

Il y a trente ans, j'aurais pu avoir un rapport sexuel avec un auteur de théâtre aujourd'hui défunt.

*

Les sexes aussi sont les secs saucissons.

*

"Dormir, rêver peut-être"

*

(coups de pieds au (hai)-ku?)

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jeudi 8 décembre 2005

equilibre (2)

Ce matin, tiens, c'est pendant que j'étais assis au fond de ma baignoire, en train de prendre ma douche, que mon humeur, a changé, clic! comme ça soudain sans raison apparente, et que mon état d'esprit est passé subito du "grognon/ronchon" à "tout va bien la vie est belle..." Oui, sans raison...

C'est grave docteur ?

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à voir...

images_2_1Est-ce parce qu'il a plu toute la journée ? Toujours est-il que celle-ci fut... fertile!
Je suis venu aux bozarts sur la suggestion de Bernard, puisqu'en principe je n'avais pas cours!
Ce matin, c'était l'évaluation des travaux en image/temps. On a donc maté les vidéos des étudiants toute la matinée, le thème unique proposé fournissant pourtant une variété impressionnante d'approches. J'ai été étonné de la grande qualité de l'ensemble (avec une mention spéciale pour "La route", le film de Bernard, et "Une journée noire", de... APP!)
Et ce n'est pas parce que c'est lui, mais vraiment j'ai été soufflé par la qualité de sa réalisation, un très beau (et très graphique) noir et blanc, avec intertitres à la Jarmusch, atmosphère oppressante et assez désespérée un poil lynchienne, images léchées... un vrai boulot de pro! Je suis allé lui dire à la fin ce que j'en pensais, il a rosi en me remerciant (et me vouvoyant... grr)

Cet après-midi, comme nous avions mangé en ville (avec Bernard, sa copine, et une autre copine) j'ai accompagné B., fort en retard, au cours de peinture... J'ai discuté avec le prof, puis fait un petit tour dans la salle pour jeter un oeil aux productions,...et j'ai fini près d'APP (c'est lui qui a entamé la conversation : "vous...") et je lui alors demandé qu'on se tutoie, ce à quoi il n'était pas opposé visiblement. On a parlé, on a rigolé, c'était la pause,d'abord dans la salle puis devant la machine à café...
J'étais aux anges (oui oui je sais je suis un midinet mais qu'y peux-je, c'est si bon...)

Puis il a fini par retourner en cours, j'ai repris la discussion avec B. et le monsieur-envers-qui-j'éprouve-un certain ressentiment-depuis-un-certain-temps quand APP est soudain revenu vers moi, avec un papier à la main, me priant de lui écrire le nom du cinéaste (Jim Jarmusch) à qui j'avais fait référence ce matin. Puis nous avons parlé d'Eraserhead (un de ses films culte!) et de dvd en général, on va se faire une liste et des échanges...
J'ai donc commencé une liste au propre (et sur Excel) ...

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mercredi 7 décembre 2005

bourrin(s)

bourrin :
adj. pop. péj.
1)(argot)
Se dit d'un système particulièrement lent, lourd, et qui ne fait pas dans la dentelle. Utilise souvent la force brute
et l'ignorance massive.
2) Se disait à l'origine d'un cheval, mais s'utilise le plus souvent pour caractériser certains hommes.
Être bourrin : ou comment montrer à la personne intéressée qu'on est vraiment super pressé... et qu'on doit donc largement écraser toutes phases préalables pouvant être agréables...


Je voulais commencer "sérieux et officiel", ben c'est difficile de trouver une définition satisfaisante du mot. Mon Petit Larousse 2000 ne l'envisage que comme cheval, tandis qu'une recherche internet ("bourrin définition") ne m'a rapporté que les deux ci-dessus, limitatives, puisque la première se rapporte à un sytème informatique, et que la deuxième se circonscrit au comportement amoureux du bipède à station verticale.
Les autres références à ce mot concernent en général les jeux vidéos, le hard rock, la moto ; ne me demandez pas pourquoi.

Ce mot, bourrin, me titille.
Je dirais presque qu'il me fait... saliver, si si! (Y en a d'autres, dans le genre, remarquez ...tiens, faudra que je fasse une liste rapidos). Je n'en retiens que la connotation... virile, pas du tout le côté "bas de plafond". C'est vrai que j'ai un faible pour les hommes solides, lourds,terriens, enracinés. Percherons avais-je écrit un jour.
Et la récupération, relativement récente il me semble, de ce terme dans le langage djeunz ne fut pas pour me déplaire. Je l'ai adopté illico dans ma fantasmographie intime.
J'aime les bourrins, donc, comme j'aime les "manuels", les ouvriers, les routiers, les mecs de l'équipement, les rugbymen les footeux les paysans... les vrais z'hommes, quoi!
Ceux qui ont des grosses paluches, parfois des tatouages plus ou moins approximatifs, qui partent bosser dans des camionnettes pourraves, bouffent le midi au F.J.T, sont rarement rasés frais du jour, portent des t-shirts bruinés de peinture, des pulls troués, des grosses pompes de chantier, des bobs ridicules, des jeans destroy aux déchirures aussi attendrissantes que non préméditées, qui matent les meufs, font des commentaires grivois, se racontent des histoires de cul, boivent du gros rouge, fument des brunes ou des roulées, conduisent des engins de chantier bruyants et puants, grimpent sur des échelles ou des échafaudages, boivent des bières avec les potes, et puis restent assis dans la bagnole devant le supermarché pendant que leur femme fait les courses, l'astiquent pendant le week-end (la bagnole, of course!) se vautrent devant la télé en regardant le match de foot ou le grand prix de formule 1, et ronflent comme des sonneurs, et jurent comme des charretiers...
Bon, n'en jetons plus la cour est pleine!
Oui, j'aime les hétéros bourrins (mais y a-t-il seulement des pédés bourrins ?), j'aime les regarder, m'en  gaver, m'en repaître,certes avec envie, mais, toujours comme ça, de loin, juste pour le plaisir des yeux.
Ca n'engage à rien et ça fait toujours plaisir. (A moi, en tout cas, c'est sûr!)

"Tu me fais tourner la tête
mon bourrin à moi c'est toi..."

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mardi 6 décembre 2005

équilibre

Faudrait que je prenne modèle sur mon oreille interne.
Vous savez bien, c'est le siège de l'équilibre, et pour qu'on le soit (équilibré, donc), il faut et il suffit que les pressions (l'interne et l'externe) le soient également (équilibrées, vous suivez ?)
Faudrait que ça soit pareil en grand : réussir à accorder les pressions du dehors (les autres, les choses, le temps qui passe, les gens...) et celles du dedans (l'intime, le personnel, moi je, mes émotions), que l'on soit comme une paroi élastique mais qui ne serait tiraillée ni d'un côté ni de l'autre, ni trop rentrante, ni trop sortante.
Etre étal, plat, neutre, quoi!
(réflexion faite, ça équivaudrait -si je suis bien mon raisonnement- à ne plus éprouver de sentiments, ou tout du moins, à toujours être dans le même état d'esprit. D'humeur égale. Jamais monté, jamais descendu comme disait Koltès. Bon, toujours réflexion faite (doublement donc) ça risquerait d'être à la longue un tout petit peu chiant tout de même. Ni l'exaltation ni l'abattement, ok, mais alors, toujours tiède ? Ni vraiment heureux ni vraiment malheureux. Stationnaire, quoi. Beurk.
Donc ce post ne sert à rien et je devrais le faire redisparaître à jamais dans les limbes du ouaibe dont il n'aurait jamais dû sortir. Appuyer sur le bouton supprimer. CQFD
Mais non, mais non. Ca fait parfois du bien d'écrire des conneries. Cinquante ans à peu près que je fais le yoyo émotionnel, le ludion sentimental, la grenouille de la météo affective. C'est quand même ça qui fait le charme du truc (de l'auto-auscultage du nombril ) : quand je suis abattu (des fois j'en connais -ou crois en connaître- la raison, et des fois pas) , ou quand je suis ému, ou quand je suis joyeux, je sais, et c'est bien la seule chose dont je sois sûr, que, pas longtemps après (des fois c'est de l'ordre de la minute, ou de l'heure, ou de la demi-journée on ne sait jamais à l'avance) je serai dans un autre état.Consécutif. Et c'est infaillible, ça ne rate jamais : à chaque fois, ça change. Ca aurait sûrement quelque chose à voir avec la météo.
Parce que, ce soir,vers 17h,  je ne sais pas pourquoi, j'étais tout ratatiné chiffonné brouillasseux sans vraiment de raison, une espèce de coup de brume qui débarque comme ça sans prévenir, et qu'il a suffi d'une discussion avec Bernard près de la bagnole, de quelques mots amicaux sur le blog, d'un papa d'élève qui me serre la main avec un grand sourire par dessus le bac à surgelés au super U (nous avons le bras long), de la perspective d'un mercredi très mercredi, pour que, je ne sais pas, me revienne à nouveau un genre de sérénité souriante. Un coup de bleu par-dessus le gris... simplement.

Mieux vaut entendre ça que d'être sourd ?

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fifty/fifty,oui, c'est ça...
(c'est moi qui l'ai fait!)

Posté par chori à 23:21 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

tambouille

OLE!
de Florence Quentin

critique ciné express : je rentre du ciné et je suis un peu/très vénèr : ai commis l'erreur de me  rendre (c'est bien le mot) à l'avant-première de OLE! le "film" de florence quentin.
le compte-rendu pourrait tenir en une phrase :
j'ignorais que la (grosse) daube était une recette españole!
Le dégré zéro du scénario (neuilly/le fric/le patron/le fric/le golf/le fric/ l'entreprise/ le fric/l'escroc/ le fric/etc... /le fric) , depardieu qui fait son gros, azéma sa fofolle, elmaleh surjoue la sobriété,valeria golino n'a plus que ses (beaux) yeux pour pleurer... et on retire le tapis à la dernière scène parce qu'on ne sait plus à quelle sauce assaisonner cet indigeste brouet.
C'est... obscène. (J'ai honte.) La morale du film (j'allais écrire "du fric"!) pourrait être "Ouais d'accord, on est plus riche que riche, mais, hein, regardez, c'est pas pour ça qu'on est plus heureux qu'heureux" (Ce qui implique "alors vous voyez, vous les pauvres, (qui avez tout de même raqué sept ou huit euros pour venir  voir,ça) c'est pas la peine de nous envier... restez pauvres et malheureux et nous on se contente d'être riches et encore plus riches!")
Je crois que ça ferait un film parfait pour l'arbre de noël de l'UMP...

Posté par chori à 22:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
lundi 5 décembre 2005

en progrès

Retourné aux Bozarts cet aprèm'... ça faisait drôle, comme si j'avais pas été là pendant une éternité...
Tout le monde était là, je suis arrivé fiérot comme un pou avec mon nouveau bonnet (tiens j'en ai pas parlé, mais je ne suis pas sûr que ça vous passionne, alors je zappe) dehors il y avait tout un groupe qui stabulait, et là, au milieu assis sur le banc, mon ami APP qui m'a gratifié d'un geste de salut amical. Quoi de mieux pour vous mettre de bonne humeur,dès l'arrivée, hein ?
D'autant plus que je l'ai revu quelques instants plus tard, quand il est venu dans la salle de cours chercher sa trousse qu'il y avait oubliée précédemment...

Et que je suis allé après jeter un coup d'oeil au cours de peinture, il y était en pleine activité, j'ai fait le tour de la salle, j'ai pris des photographies de différents works in progress, on a discuté, il me parlait d'abord à la deuxième personne du pluriel puis a bafouillé un peu (charmant) en passant au tutoiement (j'en ai souri aux anges intérieurement).

A profité encore -la dernière fois c'était quand on regardait les rushes de sa vidéo, qui montrait "un mec très seul" (ses mots) - de la conversation pour glisser qu'il était malheureux (sur le ton de la plaisanterie, mais comme disait Sigmundchounet, aucune plaisanterie n'est gratuite hin hin) je l'aurais bien pris alors dans mes bras pour le bercer comme un gros bébé poilu et doudou mais bon j'ai pris sur moi et suis reparti très zen...

C'est tout moi, ça, j'ai besoin de ce genre de relation,  besoin d'avoir un "personnage-moteur", celui qui vous fait carburer au sourire, à l'espoir, que vous êtes content de voir, même s'il n'y a pas forcément quelque chose au bout...
Laissez-moi rêver...

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dimanche 4 décembre 2005

Je voudrais que quelqu'un me choisisse

Je voudrais que quelqu'un me choisisse

Que quelqu'un m'aime
Avant que j'moisisse,
qu'un garçon vaillant

(…) accomplisse

Ce p'tit exploit,

Vouloir de moi.

Le premier pas,

Je l'ferai pas

J' laisse le Prince Charmant

Faire un peu d'exercice
Moi j'attends
mais faut dire pour l'instant

Personne vient

Proposer ses services (bis)

Je voudrais que quelqu'un me choisisse

Que quelqu'un m'aime
Avant que j'moisisse,

J'crierai pas
Allo police

Si un rôdeur

Chaparde mon cœur.

Je vaux de l'or

J"suis un trésor

Mais la vie me traite

Comme un tas d'immondices.

Y a des filles qui traînent une escadrille

D'amoureux au sourire dentifrice (bis)

Je voudrais que quelqu'un me choisisse

Que quelqu'un m'aime
Avant qu'j'moisisse,

J'guette en vain

L'entrée en lice

Du chevalier

Sur son destrier.

Faut qu'il s'dépêche

J'suis encore fraîche

Mais à poireauter

Je crains que j'dépérisse.

Est-ce que Dieu

Pourra du haut des cieux
Tolérer longtemps cette injustice ?

(Jacques Duvall / François Bernheim)

dani

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