lundi 15 mai 2017

en long


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dimanche 14 mai 2017

"dévergondées"

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JE DANSERAI SI JE VEUX
de Maysaloun Hamoud

Le film est dédié à la mémoire de Ronit Elkabetz, et il est produit par son frère, Shlomi Elkabetz. déjà rien que le titre me plaisait, et  j'avais très envie de le voir. Et j'avais bien raison (même si, comme me l'a dit malou, Téléramuche ne délivre parcimonieusement qu'un seul petit T). Beau portrait de femmes, à Tel Aviv, aujourd'hui. Dès la scène d'ouverture, le ton est donné : une future mariée se fait épiler les jambes à la cire par une vieille femme, qui lui donne des conseils pour son futur état matrimonial : être belle, servir l'homme,... et fermer sa gueule. L'éternel "Sois belle et tais-toi" à la sauce palestinienne.
Tel Aviv a déjà été le décor de films que j'aime (notamment The bubble, d'Eytan Fox, si je ne m'abuse), ici, il sera plutôt nocturne (puisque c'est surtout-là que ces femmes peuvent tenter de vraiment vivre leur vie.) Noctambulerama. Pour danser,  chanter,  boire,  fumer (et pas que des cigarettes). Le film fait, justement, la part belle à la musique (électro) , - et Emma m'a rappelé que la bande-annonce m'avait, déjà, accroché l'oreille...-, et l'habillage (du film) est au diapason, avec un générique plaisamment graphique, duel, décliné en surlignage vert et rouge, soulignant ce que j'aime aussi beaucoup dans le film, le fait qu'il est israélo-palestinien (ou plutôt palestino-israélien, puisque, si la main qui tient la caméra est arabe, celle qui a donné les sous est juive...) et rien que ça, pour moi, constitue déjà une excellente raison d'y aller.
Trois femmes dans cet appartement (la dernière arrive en remplacement de celle qu'on a vue se faire épiler dans la scène d'ouverture et qui est donc partie se marier). Layna est avocate (et fêtarde), Salma est barman et d-j (et fêtarde aussi) et toutes les deux, cheveux au vent (qu'elles ont sublimes, -les cheveux-) voient débarquer Nour, dûment foulardée, sans aucun (cheveu) qui dépasse, avec sa valise à roulettes, et son manteau réglementairement boutonné du bas jusques en haut. Elle est étudiante, a un "fiancé" (réglementaire lui aussi) qu'elle doit prochainement (et tout aussi réglementairement) épouser.
Evidemment, les trois héroïnes vont évoluer, au contact l'une de l'autre. Trois femmes, trois cas de figures, trois relations différentes avec l'horrible et omniprésent (et sacro-saint, et écrasant) pouvoir machiste qui se manifeste notamment sous la forme d'un fiancé sourcilleux et pressant, d'un père pas très compréhensif, d'un amant qui se veut large d'esprit mais ne l'est peut-être pas tant que ça.
Jour et nuit. le film alterne donc les scènes de teuf (la nuit) et les aléas du quotidien (au jour le jour). Chacune des trois se débrouille comme elle peut avec son problème perso (l'indépendance / la soumission / la différence) mais c'est bien souvent à plusieurs qu'elles réussissent à faire un peu avancer les choses, chacune à sa manière et mettant au service des copines les moyens dont elle dispose.
Ce que le dispositif pourrait-avoir de théorique (recenser différents cas de figure) et de linéaire (l'histoire de Nour, par exemple) est contrebalancé par le joyeux bordel des scènes nocturnes, les néons urbains et les stroboscopes, son lyrisme électro-échevelé, sa sensualité, qui sent la sueur, la fumette, les shots de téquila, les "desserts" que chacun apporte à tour de rôle. La liberté, quoi. ("Les ordres du jour et les désordres de la nuit", ça ne serait pas du Ferré, par hasard ?*)
C'est surtout ça qu'on retient du film, la zique qui tape, les couleurs qui claquent, cette belle énergie déployée par ces femmes, dont on souhaiterait qu'elles poussent du coude et donnent l'exemple à toutes les copines, soeurs, mères, tantes, grand-mères, dont les yeux sont encore bien souvent occultés par le foulard qui les cache (et que certaines continuent de demander  -revendiquer- avec obstination) pour que, enfin, les choses changent un peu.
Car il faut bien reconnaître que les mâles du film ne sont pas forcément à leur honneur (mais bon, hein, ils l'ont bien voulu, et méritent ce qui leur arrive) en tant que piliers des traditions, des obligations, du phallocentrisme, de la domination des couilles, de l'asservissement des femmes... (quand même, si, un très joli -et folklorique- personnage de gay follissime mais attendrissant).
Je suis d'autant plus étonné que la critique du Monde, pourtant écrite par une femme, traite le film quasiment avec des pincettes ("C’est finalement à un exercice de ventriloquie auquel on assiste, où la réalisatrice ne donne à ses héroïnes aucune autre option, sinon l’obligation pour elles d’être des étendards et de n’exister qu’à travers une unique problématique." écrit-elle, ce que je ne suis pas d'ailleurs certain de bien comprendre...)

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* Ben non, j'ai googlé et je n'ai rien trouvé...

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samedi 13 mai 2017

avec un accent grave

Le Cran d'arrêt, éditions Denoël, 1985

Un couple, éditions Gallimard, 1987

Sa femme, éditions Gallimard, 1993 (Prix Médicis 1993)

Vendredi soir, éditions Gallimard, 1998

Stallone, éditions Gallimard , 2002

Tout s'est bien passé, éditions Gallimard, 2013

Emmanuèle Bernheim est morte il y a quelques jours.
Je crois que c'est Philou qui m'avait  fait découvrir (Le cran d'arrêt) ces romans petits par la taille mais intenses de par leurs mots. Avec une tendresse particulière pour Vendredi soir,
(et le magnifique film qu'en a tiré  Claire Denis, avec Valérie Lemercier et Vincent Lindon.)
Je les ai tous lus, relus. Et plusieurs fois offerts (notamment Sa femme , à Zabetta, pour son deuxième mariage).
Le dernier, Tout s'est bien passé, n'était pas un roman, mais un essai, une chronique plutôt, sur la mort de son père.

9782070712571FS

 

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mardi 9 mai 2017

le congélateur, etc. (additif : "sans oublier le bazooka")

(pourquoi va-t-on revoir les films ? suite)

(- parce qu'on en a fait beaucoup de publicité à tous ses amis et aux autres, et qu'on voudrait être bien sûr que ça le mérite...)

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TOMBÉ DU CIEL
de Wissam Charaf

Manue m'avait smsé qu'elle l'avait vue la veille au soir et qu'elle était toute seule dans la salle. Vendredi à 16h, avec Marie, nous étions quatre (encore trois femmes et moi, hihihi). Autant Aurore est un film de femmes, autant celui-ci se revendique comme un film d'hommes (c'est sans doute une des choses qui m'ont fait tant l'aimer quand je l'ai vu à Belfort/Entrevues en décembre dernier ; je me souviens que j'avais jubilé de façon quasi continue pendant tout le film (comme vous pouvez le revoir ici)). Là, il s'avéra que je ne jouissais plus de l'effet de surprise (qui est sans doute pour beaucoup dans le plaisir qu'on prend au film) et que je l'ai donc revu plus...  posément (avec moins d'exaltation que la première fois). Preuve que j'étais redevenu calme, j'ai même pris conscience de certains -oh, minimes- défauts, (je devrais plutôt dire "fragilités") dans la structure, dans l'enchaînement des séquences. Et le sentiment, finalement (comme dans Aurore!) qu'il ne manque pas grand-chose pour que de très bon ça devienne excellent.
Non pas que je  regrette de l'avoir fait figurer dans mes films de l'année (je persiste), mais je ne (me) mentirai pas non plus en reconnaissant que le fait que le héros ait une si jolie barbe poivre et sel n'y est pas non plus tout à fait étranger. (midinet un jour...).Là je suis resté un poil (!) (le film est pourtant pileux) sur ma faim, peut-être justement parce que j'en aurais voulu plus (de temps).
Wissam Charaf a écrit le scénario, mis en scène, réalisé, composé la musique (une des choses qui m'avaient, aussi, beaucoup plu la première fois) de son premier long-métrage de fiction (il a auparavant réalisé quelques courts puis un documentaire, All in Lebanon), et j'aime sa façon de dire (et de montrer) les  choses. En lui conseillant juste, peut-être, d'étoffer son propos.
Ce qui m'a beaucoup intéressé (fait réfléchir), ce fut la discussion qui suivit, avec Marie, devant le cinéma. Et de voir que sa manière de digérer (d'accepter) les éléments surnaturels du film n'était pas du tout la même que la mienne. Moi je suis bon public, j'ai joué le jeu,et accepté implicitement l'aspect surnaturel (et non expliqué) de certains faits. C'est comme ça, parce que le réalisateur l'a souhaité. Sa façon à lui de chantonner, comme Bourvil "C'était tout juste après la guerre..."
Les hommes, la guerre, la mémoire, le désir... Et le bazooka.
(la bande-annonce )

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(les deux frérots)

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la nouvelle affiche (dont je ne suis pas certain qu'elle serve vraiment la cause du film...)

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lundi 8 mai 2017

vote gris

(dans Libé du 2 mai, cette tribune que j'avais trouvée pleine de bon sens)

 

Monsieur Macron,

Le 23 avril, nous avons voté Hamon, Mélenchon, Poutou, Arthaud. Nous faisons partie des 27,67 % d’électeurs d’une gauche socialiste rénovée, de la France insoumise, de la gauche anticapitaliste, sans qui vous ne serez jamais élu le 7 mai.

Nous ne nous sommes pas reconnus dans votre personne. Nous ne nous reconnaissons pas dans vos revenus faramineux et les risques que vous auriez pris, alors que nous trimons pour décrocher un CDI et fonder une famille.

Nous ne nous reconnaissons pas dans les réseaux de parrains, de mentors et de think tanks qui vous ont ouvert toutes les portes et qui attendent la monnaie de leur pièce. Nous ne nous reconnaissons pas dans les mercenaires de la politique qui accourent vous faire des offres de services, et sans qui vous ne pourrez pas gouverner longtemps. Nous ne distinguons pas une stature présidentielle dans l’absence d’obstacles, d’échec et de travail concret que votre vie raconte. Dans votre démission tapageuse, alors qu’on vous avait fait l’honneur et la grâce de vous nommer ministre pour servir la République. Dans l’orgueil qui est le vôtre d’être président de la République ou rien.

Nous ne reconnaissons pas une presse pluraliste dans les médias dominants qui vous ont consacré des dizaines de unes depuis deux ans, au détriment des autres candidats. Nous ne souhaitons pas devenir milliardaires car, pour nous, un milliardaire est quelqu’un qui a échoué à reconnaître ce qu’il doit aux autres, le parfait symptôme d’une société d’inégalités. Et vous nous donnez déjà trop l’image d’un gagnant au Loto de la politique.

Nous ne reconnaissons pas une grande modernité dans une présidence «jupitérienne» qui rétablira les chasses présidentielles, les ordonnances, réduira l’activité législative à trois mois par an. Nous ne nous reconnaissons pas dans un Charles de Gaulle sans la Résistance, un Mitterrand sans l’éloquence, un Rocard sans l’intelligence.

Nous ne nous reconnaissons pas dans votre joie indécente au soir du premier tour où a triomphé l’extrême droite, nous n’avons que faire de voir votre conjointe ni de vous entendre exalter l’exigence de l’optimisme et de la voix de l’espoir. Nous ne nous reconnaissons pas dans le mode de scrutin de l’élection présidentielle qui élimine sans nuances, favorise des candidatures aventureuses comme la vôtre et impose des choix impossibles.

Nous ne nous reconnaissons pas dans votre amour du nucléaire comme génie français, alors que bien des pays voisins n’y voient qu’un danger pour l’Europe. Nous ne nous reconnaissons pas dans la cure d’austérité que vous voulez imposer aux collectivités locales, dernier lien de confiance avec la République pour nombre de nos concitoyens. Nous ne nous reconnaissons pas dans la pression sur les chômeurs, la fin des 35 heures et l’apologie du travail des autres, quand on se garde bien pour soi-même de toute pénibilité. Nous n’acceptons pas qu’on réduise les syndicats à des super comités d’entreprise sans poids politique. Nous ne goûtons guère ni aux courses d’esclaves de Uber ni aux cars low-cost qui portent votre nom, qui pratiquent le dumping social, polluent et ruinent les petites lignes ferroviaires.

Nous ne nous reconnaissons guère dans quelqu’un qui a fait si peu, si peu assumé le quinquennat qu’il a inspiré, parle si vaguement et prétend à tant de pouvoir. Mais nous reconnaissons très bien ceux qui sont derrière vous.

Le 7 mai, lors du second tour de l’élection présidentielle, ne pouvant en conscience ni nous abstenir ni voter blanc, ni voter pour vous, nous voterons gris. Nous prêterons notre vote à votre candidature pour faire barrage au Front national et sauver la République. Nous le reprendrons aussitôt, afin de vous imposer une cohabitation avec une gauche rassemblée, qui vous initiera à la politique française et aux difficultés de la vie.

Nous signons dès maintenant cette déclaration en ligne pour que le soir de la défaite de Marine Le Pen, le financier que vous êtes puisse évaluer lucidement son passif et ne se croit ni président de tous les Français ni mandaté pour appliquer son programme. Croyez bien, Monsieur Macron, à l’expression de notre plus sincère opposition.

Dalibor Frioux, écrivain
déclaration de "vote gris" à signer sur change.org

 

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dimanche 7 mai 2017

micro170

*
mes copines ne mangent des aspics que par temps estival

*

dimanche : la blonde me répugne (me terrifie) et le poupon ne me concerne pas (me désole)

*

Le monde peut tout à fait tourner sans moi (et, de la même façon, moi sans lui)

*

 "Gloire à qui, n'ayant pas d'idéal sacro-saint,
Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins"
(Don Juan, Georges Brassens)

*
(convoitise)
Le 11 mai paraîtront, dans La Pléiade, les deux tomes des Oeuvres  de Georges Perec
L'"album" de l'année (offert pour l'achat de trois volumes) lui sera également consacré...

*

 Ce qui est inévitable, on ne peut pas l'éviter,
mais ce qui est inéluctable, on ne peut pas le lucter ?

*
Dans le dernier bulletin municipal n°64 sont évoquées Mr et Mme Damour,
qui habitent rue de la Vierge
(et qui ont une fille, mais dont le nom ne produit aucun jeu de mot)

*

La nouvelle "Correspondance new-yorkaise" de Raymond Depardon dans Libé
me semble beaucoup moins intéressante que la précédente (en 81)

*

samedi 6 mai, 15h28 :
vaut-ce vraiment la peine que je me douche et que je m'habille ?

*

avec un ciel si bas etc.
(comme le chante Brel)

*

les moules chiliennes sont d'une taille exceptionnelle
(à tel point que ça lève presque le coeur)

*

en sortant du bureau de vote, j'ai découvert que la date
tamponnée dans la case du scrutin du jour était le 7 mai 2026

*

 

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samedi 6 mai 2017

samantha

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AURORE
de Blandine Lenoir

Agnès Jaoui est une dame qui, pour moi, jouit d'un capital sympathie énorme, que ce soit en tant qu'actrice, réalisatrice, scénariste ou dialoguiste (en voilà des casquettes!). Je lui dois maints bonheurs cinématographiques, petits ou grands c'est selon. Et elle confirme ici tout ce bien qu'on pense d'elle (et qu'on va continuer à penser) dans un beau rôle de femme mûre, superbement épanouie, dans le prolongement de celui qu'elle tenait dans le délicieux Comme un avion de Bruno Podalydès.
De Blandine Lenoir, j'ai vu le précédent film, Zouzou, (noël 2014) que je n'ai visiblement pas beaucoup apprécié  puisque je n'en ai mentionné que l'affiche et le score : ** (normalement ça peut monter jusqu'à *****). Mais bon, la bande-annonce était vraiment drôle et plaisante, Emma avait vu le film à Besac et avait adoré, et ça passait cette semaine dans le bôô cinéma. Trois bonnes raisons, non ?
Séance de retraité(e)s, donc, à 16 h (3 femmes et moi). Et il faut reconnaître que le film tient sympathiquement les promesses de sa bande-annonce. Une femme, la cinquantaine, donc, "épanouie", avec ses deux filles, plus une grande copine, plus un ex-mari, à un moment particulier de sa vie (mais tous les moments de nos vies ne sont-ils pas, par définition, des "moments particuliers" ???). Elle retrouve par hasard son premier amour de jeunesse (Thibaut de Montalembert, très bien, vu en ce moment dans Dix pour cent) et replonge dans son passé, elle a affaire à un nouveau patron dans le bar où elle était serveuse et qui l'affuble d'un nouveau prénom, et affronte son présent, l'aïné est enceinte, la cadette veut arrêter ses études, elle fait face à l'avenir... Family life, quoi, sur tous les tons, de tous les temps.
Marie à la sortie évoquait à la fois Lulu femme nue et Camille redouble, et elle avait doublement raison (d'ailleurs, Solveig Anspach a droit à  un remerciement spécial dans le générique de fin). Film" de femme(s)", de copines, de sororité, dont, forcément pour lequel il me manque quelques clés pour l'apprécier pleinement (tout ce qui tient à la relation mère/fille par exemple). Le film est vraiment plaisant, Agnès Jaoui en est de pratiquement tous les instants, elle y rayonne jubilatoirement. Et  c'est vraiment un grand bonheur de la suivre.
On avait deviné assez tôt comment ça allait finir, mais on est quand même content que ça finisse comme ça, on se laisse aller avec plaisir, en plus, Bertrand Belin a composé une musique qui va  bien avec le film. De quoi être ravi, passer un très bon moment.
Il manque toutefois (faisons notre esthète cinématographique boudeur et poseur) un petit je-ne-sais-pas-quoi (qui est légèrement différent d'un je-ne-sais-quoi, sans que je puisse vraiment préciser en quoi) pour qu'on soit encore plus heureux en sortant (pendant le film, je me suis mis à faire des comparaisons avec L'autre côté de l'espoir, en me demandant pourquoi, dans un cas, j'avais ressenti  une émotion esthétique aussi violente pendant tout le film, tandis que, dans l'autre, je ressentais juste le plaisir de voir un film plaisant. Ce qui est déjà bien, quand même, reconnaissons-le). Peut-être juste un peu trop sage, un peu trop contenu, attendu... mais c'est vrai qu'il faut lui reconnaître la singularité d'un (beau) portrait de femme quinqua, ce qui n'est pas si courant par les temps qui courent, dans le cinéma (qu'il soit français ou étranger). A défendre, donc, et à encourager.
Un film ensoleillé, chaleureux, oui, comme quoi, hein,  une  bouffée de chaleur ça peut ètre agréable...

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jeudi 4 mai 2017

deux fois une heure

Je me réveille, il est quatre heures, trop tôt pour se lever, je me recouche. Je me rendors illico, et je rêve que je regarde deux épisodes d'une série. Je me réveille et je me dis, juste avant d'ouvrir les yeux "si j'ai regardé deux épisodes d'une heure, il doit être six heures" J'ouvre les yeux, je regarde le réveil : il est six heures.
Ca me fait sourire.

 

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le congélateur, le tas de charbon, et le doigt coupé...

(pourquoi va-t-on revoir un film ?)

(-parce que l'occasion fait le larron...)
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ORPHELINE
d'Arnaud des Pallières

Revu dans le bôô cinéma en compagnie de Coralie et Pépin. Ce qui changeait c'est que l'écran cette fois-ci était vraiment gigantesque (on était pourtant un peu au fond) et qu'il s'agissait presque de fournir un effort pour faire un balayage oculaire complet gauche/droite (et presque donc d'avoir à tourner la tête, si si!) heureusement, il n'y avait pas de sous-titres.
Le film m'a fait (un peu) moins d'effet qu'à la première vision (j'étais surtout impressionné par cette histoire de taille d'écran), mais les actrices sont toujours aussi bien, chacune dans son registre et dans sa partie. Et j'aime toujours autant cette forme de déconstruction "en arrière toute!" et la quantité d'interrogations et de doutes qu'elle génère (qu'elle suggère).

 

(-parce qu'on l'a tellement aimé la première fois qu'on a envie de vérifier si on l'aime toujours autant la seconde...)
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L'AUTRE CÔTE DE L'ESPOIR
d'Aki Kaurismaki
"Rouges sont les baies du sorbier comme si elles étaient en sang...". Toujours autant une merveille, toujours pour moi le même effet de sidération (qui se traduit par ce truc au niveau du plexus et cet autre machin qui coule des yeux) : tout est simple, tout est juste, tout est magnifique, tout est émouvant. Et tout est soigneusement composé, entre impossible et impassible, avec ce tempo si particulier, cette inexpressivité soigneusement surjouée, cette humanité glacialement bienveillante, cette économie de mots qui contient l'intensité et la profondeur des sentiments. Si, comme il l'a annoncé, c'est effectivement le dernier film de Kaurismaki, c'est parfait de quitter la scène sur cette note-là. Comme ce film, oui c'est... parfait.

 

-pour rendre service (parce qu'on est serviable)
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GRAVE
de Julia Ducournau
Où il était question d'accompagner au cinéma une demoiselle qui avait peur d'aller le voir seule (ce fut exprimé en LSF). Je l'avais déjà vu, ce savais à quoi m'attendre. Encore une fois, passer de l'écran moyen de Besançon à celui gigantasquissime du bôô cinéma s'accompagna de l'effet de transmutation (ce n'est plus tout à fait le même film), déjà ressenti pour le précédent Orpheline. J'avais deux spectacles pour le prix d'un : les aventures de Justine, sur l'écran, et celles de Marie, à côté de moi, qui se cachait régulièrement les yeux derrière (voire même sous) son manteau. Le film est toujours aussi efficace, la jeune Garance Marillier toujours aussi impressionnante et le jeune Rabah Nahit Oufella toujours aussi bandant. (et j'ai toujours un peu vaguement la nausée en sortant de la salle.) Tentavice (réussie) de mutation, d'hybridation des genres. Où le film, dit "de genre", justement ne serait peut-être qu'un oripeau, un déguisement, un argument publicitaire.

 

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mercredi 3 mai 2017

revisité

une nouvelle recette de riz au lait... qui change, et me ravit (trouvé dans Tu mitonnes, de l'excellent Jacky Durand (Libé numériquei uniquement)

130g de riz
1l de lait
50g de sucre
1 pincée de sel
1 gousse de vanille

et
1 pomme golden
50g de pistaches mondées non salées
4 abricots secs

Faire bouillir le lait avec le sucre et la gousse de vanille

Éplucher la pomme, la couper en touts petits morceaux
Couper les abricots secs en tout petits morceaux
Hacher les pistaches
Dans le lait bouillant verser le riz, la pincée de sel, et le mélange pomme/pistaches/abricots
La recette dit ensuite de faire cuire 15 minutes en remuant souvent...
Ca me semblait peu, j'ai fait cuire 25/30 minutes en remuant presque tout le temps

Laisser tiédir, le temps que le riz finisse d'aborber le lait tout son soul

Dégustez tiède... C'est à tomber (ça change du riz au lait tout blanc habituel, on a les notes de couleur des pistaches, des abricots, de la pomme..., et en bouche c'est pareil...)

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