samedi 23 juin 2018

mais si, tu sais bien... le retour 10

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vendredi 22 juin 2018

mais si, tu sais bien... le retour 9

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Bon, celui-là, c'est vrai, peu de gens l'ont vu...
(Si Dominique passait par là, peut-être...)

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bon... toujours personne ?

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bird blows the blues

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MANHATTAN STORIES
de Dustin Guy Defa

Un film parfait pour un soir d'été (ou quasiment). Le genre de film qu'on ne peut qu'aimer : ça se passe à New-York, enfin, à Manhattan comme le titre l'indique, le temps d'une journée, et on va suivre un certain nombre de personnages, à qui il arrive un certain nombre d'histoires, dont chacune sera résolue à sa manière lorsqu'arrivera le soir, et la fin du film avec.
Très agréable, cette promenade en compagnie d'un collectionneur de disques (de jazz) à qui on annonce la découverte d'une perle rare, d'une jeune  journaliste "de terrain" qui effectue sa première journée, justement, sur le terrain, en compagnie de son collègue, propre sur lui mais grand amateur de métal, d'une adolescente blonde androgyne (et compliquée) qui sèche les cours en compagnie d'une copine, d'un jeune black poursuivi par le frère son ex-copine, dont il a publié des photos "compromettantes" sur internet, qui veut la venger, d'un horloger en train de réparer une certaine montre qui va amener la visite dans sa boutique d'un certain nombre de personnages, d'un suicide qui pourrait bien être un meurtre, bref tout une flopée de personnages très... new-yorkais.
Se consomme comme une boisson à la fois rafraîchissante et énergisante, un mélange plaisant d'arômes narratifs. Très agréable (la preuve, je n'ai pas fermé l'oeil une milli-seconde). le seul bémol (hihi c'est le cas de la dire) concerne la musique, jazzouillarde, qui ne m'a pas emballé du tout. Mais bon, tout le reste est suffisamment agréable et bien troussé pour qu'on garde néanmoins un très bon souvenir de l'ensemble. Ah, New-York New-York... On s'y croirait... (et puis c'est rare, quand même, un film dont la scène d'action la plus trépidante est une course-poursuite en vélo!)
Un film simple, un film doux, un film tendre, un film attentif (et respectueux) envers ses personnages (j'ai pensé à Amos Kollek et à son Fast food, fast women, que j'avais adoré en son temps, avec le même genre, justement, de tendresse new-yorkaise...) bref, un joli  film qui fait du bien.

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jeudi 21 juin 2018

mais si, tu sais bien... le retour 8

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bon... mettons une deuxième photo :

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toujours rien ? c'est pourtant un bien joli film... allez, encore une!

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mercredi 20 juin 2018

mais si, tu sais bien... le retour 7

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J'étais sûr que ce serait Pépin qui trouverait, puisque je savais qu'il l'avait vu...
en deuxième photo (désolé Marie, c'est trop tard), j'aurais mis ça :

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puis, enfin, ça...

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mardi 19 juin 2018

mais si, tu sais bien... le retour 6

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lundi 18 juin 2018

mais si, tu sais bien... le retour 5

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big and tough

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THE RIDER
de Chloe Zhao

Tout simplement bouleversant.
Poignant, impressionnant. Attendrissant.
Il y a des configurations (j'avais écrit conjonctions par erreur, mais vérification faite ça pourrait convenir) affectives (comme il y en a des astrales), inattendues (inespérées) qui tiennent du miracle. Et la vision de ce film en fut une. J'ai été en larmes quasiment dès le début, comme je l'étais à la toute fin (bon rassurez-vous,  j'ai eu quand même les yeux secs entretemps, mais c'est vrai que c'est remonté plusieurs fois...)
Pourtant les chevaux, ça n'est pas vraiment mon truc, et les rodéos a priori non plus. mais là, allez savoir pourquoi, là, j'ai -vraiment- adoré tout ça. tout du long.  C'est drôle de voir ce film quelques jours après celui de Samuel Collardey, car ils relèvent tous deux, quasiment, de la même démarche : des gens vrais, avec leur vrai nom (ici on a juste changé le nom de famille des trois personnages principaux), et leur vraie histoire, sur leurs vrais lieux de vie, avec les vrais gens qu'ils côtoient. Mais allez savoir pourquoi, celui-ci (The rider) m'a fait fondre, alors que celui-là m'a, si je puis dire, laissé (plus ou moins) de glace.
Le héros, celui qu'on voit sur l'affiche, c'est Brady, un jeune cowboy indien, un jeune espoir du rodéo (qui vit sa vie "huit secondes à la fois"), un jeune homme qu'on trouve au tout début du film amoché, traumatisme crânien après une chute en, justement, rodéo, et qui doit gérer une convalescence pas forcément très joyeuse, lorsqu'il réalise qu'il a gardé des séquelles de sa chute et qu'il ne pourra probablement plus jamais faire ce qu'il aime : rodéer.
Et Brady ne sait faire que ça : dresser (on dit débourrer) des chevaux. On le voit à l'oeuvre, et c'est fascinant. Il va s'agir alors, pour lui, d'abord de continuer à vivre (de trouver les raisons de) , mais de trouver un moyen  de gagner de quoi vivre, un job alimentaire, ou deux, histoire de tenir, tandis que son rêve continue de couver sous la cendre. Et on va l'accompagner, au quotidien, au jour le jour, avec sa famille, avec ses amis, avec les chevaux... c'est juste c'est simple et c'est beau.
Brady est interprété par Brady Jeandreau (de la même façon que sa soeur Lily est interprétée par Lily Jeandreau, et Tim, son père, par Tim Jandreau) d'une simplicité et d'une justesse exceptionnelles (il est pour beaucoup dans la force du film). Rien n'est inventé, il est vraiment dresseur, il a vraiment eu un accident, de la même façon que sa soeur est vraiment atteinte du syndrome d'Asperger et que son ami Lane Scott, est vraiment paralysé suite à une chute de rodéo (taurin, celui-là).
Le personnage et la vie de Brady sont au centre du dispositif (comme le personnage et la vie d'Anders étaient au centre d'Une année polaire) et la réalisatrice nous les retransmet avec infiniment d'attention et de délicatesse. La majorité des personnages sont des indiens de la tribu des Lakotas, vivant dans la même réserve. Là encore, on peut faire le parallèle entre ces deux univers "colonisés"  et la triste façon dont on les laisse survivre (Les Inuits avec le Danemark, Les Indiens avec les USA).
Je suis allé sur le ouaibe pour trouver un peu plus de renseignements sur Brady Jeandreau : des interviews pour la promo, le dossier de presse du film... et ce petit gars-là, il est dans la vie comme il est dans le film : émouvant. Il confirme que l'histoire du Brady du film est bien la sienne (la scène d'accident de rodéo est la sienne, vraie), que la réalisatrice a souhaité la raconter à l'écran (ils s'étaient déjà croisés lors du tournage du premier film de Chloé Zhao, Les chansons que mes frères m'ont apprises) après qu'il lui ait eu raconté ce qu'était sa vie après ce fameux accident, mais il établit une différence entre le vrai Brady et le Brady de cinéma qu'il incarne ("mon personnage a dans le film des réactions que je n'aurais pas forcément eues dans la vie, mais la réalisatrice a bien précisé que, justement, c'était le personnage du film, et pas moi...").
Même s'il est plutôt triste, le film n'est jamais insistant dans le pathos. Les scènes de l'histoire de Brady, filmées bien souvent de très près, contrastent avec les paysages somptueux en plans très larges, cieux, nuages, prairies, comme d'amples respirations qui viendraient adoucir le propos. Et la musique de Nathan Alpern (quoi qu'en dise le tâtillon critique de Libé) participe aussi à cet enveloppement soyeux et mélancolique.
Top 10

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dimanche 17 juin 2018

mais si, tu sais bien... le retour 4

Bon ça va trop vite, c'est un peu frustrant pour moi, donc j'ai un peu corsé la chose, et remis de nouvelles images, pour ce quatrième jour...

la première :

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la deuxième...

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los angeles

Effets-indésirables-couv

EFFETS INDÉSIRABLES
de Larry Fondation

J'avais déjà lu deux livres du même monsieur (Sur les nerfs et Criminels ordinaires) et je convoitais celui-là, attendant juste qu'il se vende à un pix décent. Merci à PriceMinistruche. J'ai réussi à l'avoir.
On reste dans le même univers, Los Angeles et ses petites gens pourrait-on résumer, simplement l'habillage (du bouquin) change : les deux précédents étaient noirs (Fayard), celui-ci est blanc (Tusitala), mais à l'intérieur, la couleur d'ensemble est restée la même : noir c'est noir (il n'y a plus -vraiment- d'espoir, mais si des fois un peu quand même...).
C'est un grand plaisir de lecture, même si c'est le plus souvent assez désespéré. Petites gens, donc, et petites histoires. Par l'espace occupé. Textes brefs, acérés, une page ou deux le plus souvent, mais parfois juste à peine quelques lignes. Des fragments, des éclats. Cinglants souvent, amers, tendres parfois, comme un chorus de monologues où percerait de temps en temps une note plus aigue. J'adore ces instantanés de vie, saisis, justement, sur le vif, où c'est au lecteur de se faire une idée. Où tout n'est pas forcément donné, ni au début, ni à la fin (quelques fois c'est "à chute" et d'autres fois pas).
Un livre idéal pour poser sur sa table de nuit, (plus on vieillit et moins on lit de pages avant de s'endormir) tellement on peut en picorer à volonté, le soir, avant de s'endormir (non pas que ces histoires, justement, nous aident à faire de beaux rêves). C'est la vraie vie, dans la rue, dans les bars, dans les pavillons miteux, dans les bagnoles, dans les chambres d'hôtel, et, souvent, juste dans la tête des gens. De la violence, souvent, du sang des coups des flingues des couteaux, mais pas toujours.
Une sacrée manière de regarder la réalité en face, une écriture remarquable (dans tous les sens du terme) avec un lyrisme sec capable de vous sidérer au détour d'une phrase.
Du grand art.

 

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