mercredi 29 juin 2016

tu sais celui... 20

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Celui-là n'est pas facile : on ne l'a pas programmé, mais il est passé dans le bôô cinéma...
Je l'ai vu et j'ai plutôt bien aimé... (belle bande originale),
et il m'a fourni une de mes maximes préférées de l'année...

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mardi 28 juin 2016

tu sais celui... 19

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juste pour confimer...

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(et le monsieur, c'est Bertrand Bonello...)

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lundi 27 juin 2016

qu'on s'amuse dans les p'tits patelins...

BIENVENUE A MARLY-GOMONT
de Julien Rambaldi

 (Vous vous souvenez de Marie-Paule Belle ?) Marly-Gomont , je ne connaissais de nom que dans le morceau de Kamini (le rappeur sympathique) -morceau q'on entendra d'ailleurs au générique de fin, et ça tombe très bien puisque le film est "d'après une histoire vraie", celle justement de Kamini.
Je ne veux pas me disculper, je l'ai vu juste parce que j'avais droit à une séance gratuite, et que je voulais en profiter, et c'était justement le seul film envisageable. L'histoire je la connaissais en gros : un médecin black qui vient s'installer -avec sa famille- à Marly-Gomont, un petit patelin de Picardie Profonde, pour y exercer, et du mal de chien qu'il a pour s'y faire accepter, -ils sont les prmeirs noirs à en fouler le sol-.
Le village est en émoi, d'autant plus qu'il va y avoir bientôt des élections, et que le maire qui l'a recruté, plutôt bonnasse, risque bien de le payer en se faisant balayer par un notable local, bien pensant à tendance catho bèc'-bég, (on sait dès le début que c'est lui le méchant très méchant, de la même façon qu'on se doute aussi que c'est le maire gentil qui va être réélu et -surtout- que le médecin black va pouvoir d'installer définitivement dans son nouveau cabinet et qu'il y aura beaucoup de clients.)
C'est construit comme un conte et c'est pourtant basé sur une histoire vraie. C'est filmé très simplement, sincèrement, au ras des labours, il n'y a là-dedans rien de virtuose. Si les personnages de la famille sont traités plutôt justement, les autres, les locaux , comme la famille black agrandie, sont un peu esquissés à gros traits (version Bienvenue chez les ch'tis vs La famille Foldingue) et ça déséquilibre parfois un peu le récit, pourtant on regarde ça, attendri, on a envie d'être d'indulgent. Kamini, qui a co-écrit le film me semble-t-il (enfin, le scénario) donne une sacrée belle image de son paternel, nous raconte tranquillement son histoire et tout ça se voit sans déplaisir (et sans honte non plus). Très joli générique de fin (sur le Marly-Gomont initial de Kamini) et on sort de là avec le sourire.
Et on a une pensée tendre pour Rufus, excellent et juste (comme d'hab') en paysan-doudou.

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tu sais celui... 18

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bon c'est trouvé dès la première, mais j'en mets tout de même une seconde...

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(bon je ne sais pas si ça vous aurait beaucoup aidé(e)s...)

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dimanche 26 juin 2016

le verrou de zvezdo

(fin de rêve)

... Je suis dans l'appartement de Zvezdo. Dans son entrée, face à la porte, il y a une table de cuisine, où nous sommes assis face à face. Derrière moi il y a le salon, où j'ai aperçu une fillette qui était en train de dormir sur le canapé

nous discutons (j'ai posé mon sac à dos par terre et lui aussi. Il a un sac à dos en feutre gris, rondelet, entre bourse et baise-en-ville. Je ne sais plus de quoi nous parlons, il y a peut-être des papiers sur la table

nous sommes dans le salon, au chevet de la petite fille, passe à la radio la chanson "Padre Don José"*, que je reprend, et devant son air incrédule, je lui explique que je chantais cette chanson quand j'étais petit

je suis sorti de la pièce, et j'entends Zvezdo partir précipitamment, il me dit que je n'aurai qu'à refermer la porte derrière moi quand je partirai. Je me rends compte qu'il a oublié son sac à dos en feutre gris (ou bien qu'il a pris mon sac à dos à la place du sien ? ou bien ne serait-ce pas plutôt moi qui étais sur le point de me tromper de sac ?)

je suis seul dans l'appartement avec la petite fille, mais c'est devenu une jeune femme. elle a l'air vaguement inquiète et évoque "le retour du Turc", je comprends que c'est une voisine dont le mari est violent et qui est venue se réfugier chez Zvezdo

je lui dis qu'elle ne risque rien, puisqu'elle pourra fermer la porte au verrou. Je tourne d'ailleurs ce gros verrou pour lui montrer, mais à ce moment la porte monte comme un store, et la demoiselle me fait une remarque amère comme quoi à présent elle est encore plus exposée, de par ma faute

je manipule ce verrou, et lorsque je le tourne, des choses se passent au niveau de la porte : descend une cloison à claire-voie, ou remonte un autre truc. Je passe la tête dans le couloir et aperçois au dessus de la porte un système complexe avec plusieurs parois montées en parallèle qui peuvent ainsi monter ou descendre, suivant la façon dont on tourne le verrou

je continue de manipuler le verrou, et je réalise alors qu'il comporte des crans, comme un verrou de coffre-fort, et c'est peut-être comme ça que je vais réussir à faire revenir cette fichue porte. Je ronchonne en me disant que, en voulant bien faire, je me suis encore fichu dans un sacré pétrin, que ça m'énerve, etc. et je me dis que peut-être qu'en fermant les yeux quand je les rouvrirai les choses seront redevenues normales

(un peu plus tard je rouvre les yeux, mais je suis réveillé et je suis dans mon lit)

*
"
Padre Don José, Padre Don José
Quand tu nous as mariés
Tu m'as dit que l'amour
Devait durer toujours..."
(Gloria Lasso)

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tu sais celui... 17

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la deuxième image devrait réorienter les recherches... :

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voyageons encore avec la 3ème...

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alors ???

bon je mets la quatrième, c'est cadeau (et QV , attention chastes zyeux!)

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samedi 25 juin 2016

le point sur les points

Tu sais celui... On est arrivé peu ou prou au milieu, et donc ça donne

1) COMME UN AVION Yza
2) NOUS TROIS OU RIEN Marie
3) VALLEY OF LOVE Catherine
4) BORGMAN Marie
5) TAXI TEHERAN Yza
6) CEMETERY OF SPLENDOUR Catherine
7) ASPHALTE Hervé
8) HISTOIRE DE JUDAS Hervé
9) PRIDE Hervé
10) CHAÎNES CONJUGALES Hervé
11) MICROBE ET GASOIL Yza
12) SILS MARIA Catherine
13) TU DORS NICOLE Yza
14) LA PEAU DE BAX Marie (Pépin ?)
15) LE PROCHAIN FILM Pépin
16) THE TRIBE Zvezdo

En tête avec 4 points Yza et Hervé, suivis, à 3 points, par Catherine et Marie, puis Pépin, puis Zvezdo... (mais bon on s'en tape un peu, du classement, non ? L'important c'est bien sûr de par-ti-ci-per!)

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tu sais celui... 16

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vendredi 24 juin 2016

avis(s) de tempête

(trois pour le prix d'un)
les hasards de lecture ont fait que je viens de lire successivement trois bouquins qui ne m'ont pas laissé indifférent (et je reste mesuré dans mes propos):

la belle vie

LA BELLE VIE
de Matthew Stokoe

Il était dans la pile "acheté mais pas encore lu", et, comme je venais de terminer Trois hommes deux chien et une langouste de ce (très) cher Iain Levison (et que je ne voulais pas tout de suite comme ça goulûment dans la foulée attaquer Arrêtez moi là, le dernier de lui qui me reste à lire, je me suis senti assez fort pour attaquer celui-ci, dont j'vais lu pluslieurs fois sur le ouaibe combien il était raidos à encaisser... d'autant plus que la référence à Brett Easton ellis (et la préface de Dennis Cooper étaient encore moins là pour me rassurer. Je me suis lancé (c'est bien le mot) et je l'ai lu jusqu'au bout, d'une traite ou presque, en reprenant le moins possible ma respiration. Oui, c'est raide. c'est très raide (pour moi, en tout cas). sur une trame vaguement polardeuse (un jeune ambitieux dont l'ex petite copine, prostituée et camée a été retrouvée morte, éviscérée et violée post-mortem, décide de mener son enquête, et va rencontrer successivement un flic assez chtarbé et une riche héritière qui ne l'est pas moins, et roulez jeunesse...), ce (gros) roman ne va plus vous laisser la plus minime étincelle d'espoir. C'est raconté à la première personne par le jeune homme qui ne rêve que d'une chose devenir célèbre et, surtout, riche. Et est prêt à tout pour percer (c'est le cas de le dire, la suite le confirmera). C'est malsain et dérangeant dès le début, et ça n'ira pas en s'arrangeant. Le roman peut se voir comme un catalogue de déviances et perversions diverses (certaines tellement "pointues" que je ne suis même pas sûr qu'elles aient un nom), avec notamment une fascination assez marquée pour la merde (une fois ça va, à la quatrième, bon... je parlais de ne pas reprendre sa respiration).
Et pourtant le bouquin on ne le lâche pas (même si à plusieurs reprises on lit certaines scènes extrêmement en diagonale... le marteau-piqueur, c'était vraiment vraiment indispensable ???) car l'auteur a l'intelligence (ah je le sentais venir celui-là, tant pis j'assume) de nous placer, par rapport à son bouquin, dans la même situation que le personnage personnal par rapport à la situation qu'il décrit (qu'il vit). Un genre de fascination perverse. De sidération. On est là et on tourne les pages, et on va jusqu'au bout. Extrême, et extrêmement fascinant (l'auteur ayant, de plus, su entretenir un grand mystèresur son identité vis-à-vis des médias : pas de photos, par d'interviews, rien). Pas pour les chochottes donc. Pour vous donner un intervalle de grandeur, Goodis ou Thompson rewrité par Sade (ou le contraire). Prêt(e)s ? Mon exemplaire reste à disposition.

*

thérapie de choc

THERAPIE DE CHOC POUR BEBE MUTANT
de Jerry Stahl

Et j'ai enchaîné in petto sur celui-ci, qui était juste à côté sur l'étagère "acheté mais pas encore lu", à la seule différence que j'en connaissais l'auteur (et c'est d'ailleurs pour ça que je l'avais acheté). J'avais adoré son A poil en civil (que je reconnais avoir acheté au départ quasiment juste sur son titre), plutôt fou furieux, beaucoup aimé son Anesthésie générale (malgré une dernière partie vraiment "pas pour les chochottes" on y revient) tout aussi fou et encore plus furieux, et donc je me sentais comme qui dirait prêt. Surtout juste après le Stokoe.
Quelle erreur!
Pourtant ça commence plutôt très bien comme j'aime, un héros déglingué qui nous raconte sa vie de looser (un peu comme chez Levison, sauf qu'ici il s'agit de sa vie de camé, d'extrêmement camé, surtout, ce qui faisait donc bien le joint -le shoot plutôt- avec Le Stokoe) avec précision et avec humour. Cet humour bien noir et bien destroy que j'aime chez Stahl. (il ne prend pas de gants, et il dégomme.) Jusqu'à ce qu'il prenne le bus et qu'il rencontre -tadam!- une jeune et jolie jeune fille, qui va se révéler tout aussi  camée que lui, et beaucoup plus folle. Et l'escalade (la dégringolade) commence : un premier meurtre (gratuit), dans les toilettes pour hommes d'une gare routière (avec un trombone!) où il s'avèrera que la victime n'est pas la bonne, qui sera suivi d'un second, tout aussi précis et encore plus violent (complaisamment) -de l'utilisation du taser sur un adjoint au shérif qui n'avait rien demandé- où il s'avèrera encore une fois que ce n'est pas le bon bonhomme

et là j'ai tout laissé tomber. A quoi bon ? Défonce, d'accord, folie, d'accord, violence d'accord, ce qu'il faut, mais tout à coup c'était trop, juste trop, et l'humour n'était plus suffisant comme justification pour que je continue cette odyssée pharmaceutique épouvantable (j'ai juste regardé la dernière page, pour me faire une idée). C'était drôle au départ, puis c'était violent mais ce n'était plus que gratuit. Méchamment gratuit. Et la complaisance ayant des limites (la mienne) j'ai donc refermé le bouquin -ça faisait quelques dizaines de pages que j'avais commencé à me poser la question et ce genre de choe m'arrive rarement- et l'ai reposé sur l'étagère. Une autre fois peut-être ?

*

de l'orage dans l'air

DE L'ORAGE DANS L'AIR
de Carl Hiaasen

En traînant sur mon blog polar préféré (ici), Actu du noir, j'ai repéré dans une chronique un nom en gras qui revenait, celui de Carl Hiaasen, dont jusque là j'ignorais tout, et dont l'auteur du blog précisait qu'il était un de ses écrivains préférés... Hmm hmm. J'ai fouiné un peu sur le ouaibe, me suis documenté sur le bonhomme, écouté les sons de cloches, et couru enfin chez le bouquiniste local, où j'en ai -heureusement- trouvé deux. J'ai donc attaqué celui-ci, aussi sec.
480 pages écrites serré, et un univers joyeusement déjanté, fou furieux lui-aussi à sa manière, mais -heureusement- d'une grande drôlerie. La Floride, un ouragan maousse costo, et tout ce qui peut bien se passer après. Oui, quasiment tout. vont venir s'y agiter une palanquée de personnages plus ou moins... honnêtes (un conseil, ne fractionnez pas trop la lecture au début, ou bien faites une liste au fur et à mesure, tellement il y en a), chacun(e) s'avérant à la poursuite d'un ou plusieurs autres personnages mais étant lui-même (elle même) poursuivi(e) par d'autres, tout ça convergeant / tournant autour d'une maison précise, d'un reste de maison plutôt, dévastée par l'ouragagn en question.
Des jeunes mariés, un tueur à la mâchoire de travers, une intriguante qui veut se taper un Kennedy Jr, un ex-sénateur redevenu sauvage, un (jeune) rescapé d'un accident qui jongle avec des crânes, un entrepreneur peu scrupuleux, un vendeur de mobile homes qui ne l'est pas davantage, une veuve repentie mais surtout motivée par l'appât du gain, un assureur malléable, un flic intègre, et pas mal d'animaux sauvages en liberté... On est vraiment en plein milieu de l'oeil d'un cyclone bienvenu, presqu'à la limite du comic d'ailleurs, tant l'auteur est parfaitement à l'aise dans la gestion de ses multiples histoires, avec leurs multiples personnages et leurs encore plus multiples intersections (il est très doué pour le découpage, et la gestion du temps aussi.) Bref ça se déguste, ça se savoure, ça se sirote, ça fait du bien, et on en redemande (quel bonheur de découvrir un écrivain qui écrit depuis très longtemps!). Et ça se range sur l'étagère "livres délectables". Je vais de ce pas m'attaquer au deuxième, Jackpot, dont on m'a également dit le plus grand bien... A suivre!

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les regrets ?

Après l'entre-deux (ou bien / ou bien), les regrets.
Assez logiquement d'ailleurs.
A ce mots "regrets" j'associe immédiatement deux choses : la belle chanson de Souchon du même nom ("Je voudrais que tout revienne alors que tout est passé, et je chante à perdre haleine que je n'ai que des regrets...") et le joli bouquin de Jacques Drillon "Le livre des regrets" (découvert grâce à mon ami Philou).
Tt puis tiens, comme ça, au débotté, me reviennent deux lignes d'une chanson de Joe Dassin "il y a les filles qu'on regrette et celles qui laissent des remords..." (ça marche aussi avec les garçons, ne vous inquiétez pas) mais c'est ça, justement,  qui me plait dans les regrets, c'est que ça marche dans les deux sens : il aura pu écrire "celles qu'on regrette et celles qu'on regrette" mais cela aurait été plus difficile à comprendre illico.

Car les regrets sont doubles. Duels. Allez un petit coup de dico (Lar*usse), au mot regretter :

  • Éprouver l'absence ou la disparition de quelqu'un, quelque chose comme un manque pénible, douloureux : Regretter ses amis disparus. Regretter sa jeunesse.
  • Être mécontent de ce qu'on a fait, se reprocher d'avoir agi d'une certaine façon : Je ne regrette pas de m'être dérangé.
  • Être mécontent d'une situation, d'une action qui va contre ce qu'on juge souhaitable : Nous regrettons que vous partiez.

D'ailleurs, quand j'ai g**glé "regretter définition larousse", les 3 premiers items de la page étaient : "définitions : regretter", "définitions : amèrement", et "définitions : désirer".
Quel verbe délicieusement ambigu, quel verbe superbement faux-cul, non ?
Pensez-y la prochaine fois que vous direz "je regrette" (ou que vous vous l'entendrez dire, c'est valable aussi dans ce sens là...)

Posté par chori à 08:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]