mercredi 11 novembre 2015

gâteau du shah

NOUS TROIS OU RIEN
de Kheiron

Il y a des cas de figures pas si fréquents : un film qui sort de nulle part, que je découvre en même temps que sa bande-annonce (j'allais écrire accidentellement mais non, il y a eu un super plan-média), et que j'ai aussitôt très très envie de voir (même à la dixième fois que je  vois la bande-annonce). Je connaissais son réalisateur de nom, Kheiron, et surtout parce que je l'avais repéré dans Bref de Kyan Khojandi (qui apparaît d'ailleurs dans ce film), où il tenait -sous le même patronyme- un rôle récurrent d'obsédé sexuel (il sais très bien mimer la fellation), dont on n'entendait jamais la voix (on le voit finalement beaucoup moins que je croyais, je viens de vérifier en re-visionnant les 80 épisodes). Il y apparaissait aussi avec le crâne rasé, ce qui fait qu'on est un peu surpris lorsqu'on le voit dans le film (il y joue le premier rôle, celui de son père), avec de la voix et des cheveux. Mais on s'y habitue vite, à cette tignasse frisée et à cette voix (très) douce, presque en décalage avec l'apparence physique du bonhomme, barbe de trois jours et virilité révolutionnaire de rigueur.

C'est un film qui fait du bien (honte aux Inrocks, à Libé, aux Cahiaîs et à Pozsitif, qui l'ont passé directos à la trappe et sous silence, sans doute à cause de la double caution Gaumont et M6, ouhlala), sans démagogie ni putasserie, un film généreux et sincère, appliqué et bordélique, reconstituant et déconstructif, doux et amer, bref, avec quelque chose des pâtisseries orientales qu'on y aperçoit (d'aucuns ont le droit de trouver ça trop sucré, trop mielleux, trop calorique, trop poufpouf) : en ce qui me concerne, je suis près à prendre encore quelques kilos pour avoir le plaisir d'y revenir.

Kheiron raconte l'histoire de ses parents (et la sienne donc, aussi) de sa famille nombreuse, d'une tranche (on reste dans la pâtisserie)  d'histoire de l'Iran et de ses habitants, et de leur manque de bol récurrent, avec lequel ils ont vécu (ils vivent encore) puisque, ayant réussi, à force de manifestations, à mettre le Shah dehors, ils l'ont fait remplacer par l'Ayatollah Khomeyni, avec les tristes conséquences  que l'on sait. Toute la première partie a lieu en Iran, jusqu'à ce que la famille du jeune Kheiron (qui ne s'appelle pas  encore comme ça) réussisse à s'enfuir d'iran et arrive en France.

Les deux parties diffèrent plutôt sur le fond (la révolution et la répression en Iran dans la première, la réhabilitation et l'apprentissage du vivre ensemble dans une banlieue pourrie pour la seconde) que par la forme (on garde la même pâte scénaristique qui brasse généreusement l'émotion et le rire, le même filmage attentif et attendri -on comprend que Kheiron puisse être fasciné par ses parents et ait eu autant envie de raconter leur histoire-). Certains ont, semble-t-il, été désarçonnés par cette façon quasi-systématique de mélanger les genres, de glisser une vanne à un moment dramatique, ou au contraire de faire couler une larmichette dans une scène de rigolade. Je trouve ça aussi culotté que bien dosé, cette bienveillante façon de lisser le récit (même si ça le dessert -tiens, encore la pâtisserie- parfois : le fait de faire jouer le Shah par Alexandre Astier (de Kaamelot) tire par exemple forcément le récit vers la connivence gaguesque, en minimisant délibérément le drame.)

Des larmichettes, j'en ai versé, je l'avoue, et des rires aussi, j'en ai eu. Bon, c'est vrai que la seconde partie est un poil (de barbe!) moins intéressante a priori, qu'elle est moins forte, par son youplaboumisme -mais en même temps qu'est-ce que ça fait du bien, et encore plus si c'est une histoire vraie. On irait volontiers y vivre dans cette pourrie cité, même si tout ça finit aussi extrêmement bien qu'on avait pu le souhaiter . (Cette phrase a-t-elle un sens ?)-

Peut-être parce que je viens justement de finir de le lire (et parce que je l'aime beaucoup aussi), mais j'ai pensé plusieurs fois à la BD de Riad Sattouf (l'Arabe du futur) pour cette tendresse de l'évocation de l'histoire familiale, cette importance des références à l'enfance, cette façon de styliser, en somme, les événements (de la petite histoire et de la grande), ce sens du détail, cette importance donnée aux sentiments, aux liens affectifs, et à l'espoir, indéfectiblement. A la ligne claire (graphique) de l'un répond la ligne claire cinématographique de l'autre. C'est raconté comme un comic, et pourtant c'est son album de famille qu'il partage avec nous, qu'il n'a pas seulement feuilleté -oui oui, la pâtisserie- mais aussi scénarisé, mise en cadre, en couleur, avec tendresse, amoureusement presque (et ça se sent à la façon dont les acteurs nous (lui) renvoient en miroir, cette chaleur, cet amour, avec une tendresse toute spéciale pour Gérard Darmon et Zabou Breitman, Leïla Bekhti, elle, est juste parfaite.)

Bon, et (hmmm) c'est vrai que je le trouve toujours aussi mimi (et les autres "iraniens" aussi, je sais je sais ce n'est pas un argument critique recevable mais ça ne gâche rien) et que comme disait Marie à la sortie, c'est avec grand plaisir que je retournerai le voir, son film, et pas uniquement à cause de ça (les barbes de 3 jours et les cils de gazelle). Parce qu'on en sort avec un sourire grand comme ça, en même temps qu'on renifle un peu et qu'on s'essuie les yeux. Parfait pour ce mardi après-midi et cette nouvelle "séance spéciale retraités" : on était les benjamins de la salle, hihi!

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mardi 10 novembre 2015

micro151

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Ce jeune homme en face de moi qui mangeait ma foi assez salement ses frites :
elles pointaient hors de sa bouche comme les piquants d'un hérisson

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cette choucroute, mangée entre amis comme il y a trente ans
mais, justement, on a trente ans de plus

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 Les Îles Éparses

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chez le marchand de journaux :
- Vous pouvez me dire où sont les revues numismatiques ?
- Les bouquins de cul, c'est là-haut...
(histoire vraie)

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 le syndrome de Diogène

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les "pinpins" (dixit mon médecin)

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 je n'ai aucune tomber à fleurir
et je ne voudrais pas que quiconque ait la charge
de fleurir la mienne

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 moment d'intense euphorie :
on m'informe que ma pension a été revalorisée de 2,12€

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 l'embarras du choix
ou le choix de l'embarras
(in Le veau d'or)

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lundi 9 novembre 2015

réflexions en passant en voiture devant un mec au-dessus d'un camion

J'ai arrêté les pétards il ya 10 ans, j'ai réduit le chocolat, mais je réalise que je souffre toujours d'une addiction sérieuse :
le cul des travailleurs

(ce matin en allant à la Poste je suis passé devant le bâtiment du Crédit agric*ole, en chantier  depuis longtemps (mais que je n'ai jamais réussi, de par sa situation, à photographier), où les travaux sont presque finis (ils s'occupent des plantations et en ont même mis le long des murs, une première) mais restaient garés encore devant quelques camions et camionnettes, et donc mon oeil traînait en passant le long, quand soudain j'ai vu, perché sur le toit d'un de ces véhicules, un mec, qui m'a attiré l'oeil, non plus précisément je n'ai vu que le cul de ce mec, perché là-haut, tête invisible parce qu'il était penché en avant (ils ne plient jamais les jambes) et donc ce cul anonyme se découpait glorieusement sur le ciel, vision fugace que je n'ai pu enregistrer que mentalement, n'ayant pris avec moi -j'allais à la Poste- ni appareil-photo ni même téléphone, mais qui m'a tout de même  -le temps de ce flash- déconcentré de l'attention que j'étais censé porter à ma conduite (il n'y avait heureusement personne ni devant ni derrière) pour un peu j'aurais tourné la tête pour continuer de le voir encore un peu mais non j'ai su rester stoïque etj'ai continué j'étais heureux comme si je venais de voir la plus belle des choses, et ça l'était, flash, dans la brièveté de sa splendeur -dans la splendeur de sa brièveté- et ce genre de choses advient assez régulièrement lorsque je roule, une soudaine rotondité en tenue de travail se manifeste dans mon champ de vision -en général une à la fois, les culs des travailleurs sont presque toujours uniques, ce sont des solitaires, et c'est bien assez, tellement leur multiplication risquerait d'être fatale à mon petit coeur fragile- une apparition, donc, comme un signe amical d'un ami anonyme, un bijou précieux mis en valeur dans une vitrine de joaillier, une oeuvre d'art exposée dans un musée, avec autour le périmètre de sécurité , pas touche, ne franchissez pas la ligne, restez au-delà, à distance,  que permet parfois de franchir virtuellement le gros zoom de mon appareil-photo, pour peu que j'ai la possibilité matérielle, physique, de m'arrêter juste un peu plus loin,mais le propre de ces surgissements callipyges est qu'il se produisent, justement, soit quand je n'ai pas pris mon appareil soit quand l'arrêt n'est absolument pas possible, et c'est ce qui  les rend d'ailleurs tellement uniques, tellement fascinants, un cliché qui restera virtuel, saisi au fond du sténopé plus ou moins précis de ma mémoire, et je pense chaque fois au personnage joué par Harvey Keitel dans La mort en direct de Bertrand Tavernier, qui a une caméra greffée à la place des yeux, et à ce que j'aurais pu enregistrer à ce moment précis où je passais devant cette sublime figuration du travailleur en activité, sublime et éphémère, et frustrante aussi, dans la mesure où on ne pourra jamais la posséder -oui, l'instinct d'appropriation fait partie du processus- comme on ne pourra jamais se payer un tableau de maître, sans doute, mais on serait prêt à se contenter d'une reproduction, et ce qui fait encore plus la beauté de la chose c'est que le travailleur en question (celui dont vous ne saisissez au passage finalement que le postérieur -et ses courbes-, enveloppé dans les couleurs vives -car intentionnellement signalétiques- de son pantalon de travail, ou au contraire dans la blancheur d'une étoffe tout aussi signifiante, (remarquable, regardable) bruinée en général alors de plâtre de peinture ou de solvants que sais-je à la façon d'un Pollock) n'est pas du tout conscient d'être regardé, ni regardable d'ailleurs, et que le cas échéant il s'en étonnera voire s'en offusquera (d'où l'importance du susdit gros zoom et de la distance respectueuse) s'il réalise que ce qui n'était qu'une brève rencontre, lui à la périphérie de votre vision, en train de s'activer, de faire ce qu'il a à faire, et vous dans votre véhicule, ne faisant que passer, s'est soudain figé, transformé, le charme de l'éphémère étant rompu dans la mesure ou vous avez décidé de le photographier, et que parfois il s'en aperçoit, et lance alors un regard soit interrogatif soit amusé soit furibard, mais il s'agit alors d'une autre phase du processus, revenons à nos moutons et aux robustes culs de ces robustes gars, je me dis à chaque fois que ce qui me plaît encore plus (la deuxième couche de plaisir) c'est que je les regarde avec la même admiration / gourmandise que celle avec laquelle eux regardent les demoiselles, qui passent devant eux ou en contrebas, et je ne fais que leur rendre alors la monnaie de leur pièce en me réjouissant de la vision de leurs sublimes arrière-trains dont je me plais à vanter le(s) surgissement(s) -cela survient par définition lorqu'on ne s'y attend pas- comme une floraison inattendue le long d'un trajet dont on n'attendait rien, inespérée, et venant comme éclairer ledit itinéraire, si on le cartographiait précisément on pourrait y ajouter des pictogrammes à leur endroit, des balises de couleur comme "élément remarquable", et il m'arrive d'ailleurs, quand j'ai fait ce que j'avais à faire, de repasser dans l'autre sens pour voir s'ils sont encore là, s'il y a toujours quelque chose à voirGrande

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dimanche 8 novembre 2015

un mouton attaché à un piquet

NI LE CIEL NI LA TERRE
de Clément Cogitore

Les films de bidasses, j'aime plutôt bien. Ca m'attire. La promiscuité virile, la fraternité virile, les injonctions viriles, les plaisanteries viriles, les engueulades viriles, ouais, tout ça est en général très mâle et testostéroné. Et, chose curieuse, donne lieu à deux genres très différents : d'abord les bourrinades ubermusclées basses de plafond, à ras du champ de tir,  pleines d'explosions et d'affrontement guerriers exaltant la flamme patriotique, avec des couilles grosses comme des genades dégoupillées -les Ricains sont très forts pour ça- (à côté desquelles on pourrait ranger les désuettes et insupportables pantalonnades  kaki qui fleurirent dans les années 70  genre Embraye bidasse ça fume, ou les Charlots Bidasses ou même toute la série des Septième compagnie) que j'aime dirons-nous avec extrême modération, et, à l'autre extrême, des oeuvres beaucoup plus ambitieuses, plus symboliques, plus ambiguës, où le treillis ne serait finalement qu'un camouflage, presque un prétexte et qu'elles, j'adore (Beau travail, Beaufort, Yossi & Jagger, Infiltration (on pourrait créer un sous dossier "fils de bidasses israéliens") Ordinary people, Flandres, Les sentiers de la gloire, bon il faudrait que je consacre un autre post à ce thème, revenons donc à nos troufions), et dont  Ni le ciel ni la terre fait incontestablement partie.

On était peu dans la salle 4 à 18h15 (tant pis pour les autres). Je ne savais quasiment rien du film sauf l'affiche et SAUF QUE j'avais lu la critique des inrocks, en préparant pour la plaquette de programmation, et il me semblait avoir compris entre les lignes la référence à Apichatpongounet et sa Maladie tropicale (et surtout au fait qu'il n'était pas question ici de tigre mais de moutons, comprenne qui pourra) et je pensais donc que je connaissais donc le fin mot de l'histoire, ce qui m'agaçait tout de même vaguement.

Et puis ça a commencé, et il y avait des soldats, en Afghanistan, avec des Talibans cachés en face d'eux, des bons soldats dans les pays chauds, avec des gros bras et des tatouages qui roulent sur les gros muscles, et c'est Jérémie Rénier qui les commande (depuis quelques films, il a pris des allures et des mensurations de surhomme), et on ne comprend pas trop tout au début, avec le langage militaire qui crachote dans les talkie-walkies, la vision thermique des jumelles... ah si un chien disparaît, tout au début, et un homme aussi, et on a vu auparavant un villageois s'approcher de l'avant-poste des surveillances, malgré les sommations, avec un mouton. (ah ah me dis-je in petto). Très vite il s'avère que des hommes disparaissent, là, et une rencontre avec les talibans montrent que de l'autre côté aussi des hommes ont disparu, et chaque côté croit que ce sont ceux de l'autre côté qui ont pris leurs hommes...

Alors que non non.

Le film est très bien fait,  vous êtes happé, il ne vous lâche plus, et la tension grandit au fil des nuits, des bruits suspects, des disparitions successives, et des éléments nouveaux qu'un enfant va apporter, et qui ne vont faire que rendre encore les choses plus mystérieuses... On apprend que ce périmètre serait un territoire sacré, et qu'il serait dangereux de s'y endormir, et des discours sybillins sur une divinité qui prendrait les hommes font encore un peu grandir l'inquiétude. (On ne serait pas si loin, du coup, des Documents interdits, de Jean-Teddy Philippe, ne manquerait que la voix off) tandis que les événements se précipitent, que les hommes pètent les plombs, que le mystère s'épaissit, que les interrogations restent en suspens...

Du beau travail (hihi) et de la métaphysique quasi qui pointerait son nez derrière la perception rassurante de la réalité. Un film ambitieux et prenant dont les plus pragmatiques regretteront peut-être que toutes les questions n'y soient pas in fine élucidées. un film d'hommes à la fois terriblement concret, réel, sûr de lui (droit dans ses rangeos), et subtilement contaminé par des terreurs primales (la peur du noir, de l'inconnu, de l'irrationnel). Comme déposant les armes du réel aux pieds de la fantasmagorie. Anxiogène, mais captivant.

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jeudi 5 novembre 2015

ga(y)zouillages

effet d'annonce : MST (Marie-Sol Touraine) annonce triomphalement avec sonneries de trompettes effets de manche et roulements de tambour qu'à compter du printemps 2016 les homosexuels auront de nouveau le droit de donner leurs sang (je précise que j'avais l'habitude de donner régulièrement le mien, jusqu'à ce que, à partir de 1983 je crois, on me le refuse, après avoir répondu à un questionnaire où on me posait, justement la question...) Bonne chose, me dis-je , enfin la fin de la discrimination (au moins dans ce domaine précis) mais en lisant un peu plus loin je vois qu'il est écrit qu'ils (les pédés) y seront autorisés s'ils n'ont pas eu de rapport sexuel avec un autre homme depuis au moins un an... De qui se moque-t-on, hein ? et pourquoi n'impose-t-on pas la même restriction aux hétéros, hein ? Bon bin mon sang puisque c'est ça je vais continuer à ne pas le donner, et si on me demande pourquoi, je répondrai bien fort "parce que j'ai baisé l'année passée!"
(Je suis un) pédé qui ne donnera toujours pas son sang

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en parlant de "je suis pédé", justement, hier soir, en fouinant sur mes sites de téléchargement de prédilection, je vois qu'on me propose le nouvel album de Mylène Farmer ! (oui je sais ça fait vachement cliché, le pédé qui aime Mylèèèèèène F. mais c'est comme ça, je le reconnais j'éprouve (j'ai toujours éprouvé) un plaisir pervers à écouter la demoiselle. Je ne l'ai jamais vue en concert et je ne compte pas spécialement la voir un jour, d'ailleurs, mais sur disque j'avoue que je me laisse aller : avant c'est vrai je les achetais, maintenant je me les procure, et sans aucun scrupule, vu que je ne pense pas que ça fera un manque à gagner trop grave, ni un trou trop notable dans son matelas de biffetons ; je l'ai donc récupéré aussi sec, et écouté tout aussitôt (du coup je me suis couché 'achement tard) : à première écoute c'est plutôt un bon, voire, très bon, disque de la dame. Pas trop électro (les derniers étaient un peu agaçants à se niveau), on est plutôt en terain connu : rimes pas trop difficiles, histoires d'amour malheureux, déclarations mélancoliques, malheur éthéré, vaines promesses, espace infini, solitude intergalactique, l'album alterne des balades intimistes pour allumer des milliers de briquets et comptines sautillantes synthétiques pour bouger ses petites jambes... (en oubliant un horrible duo avec Sting). J'aime cet univers délicieusement frelaté, qui me caresse exactement dans le bon sens du poil, des larmes qui brillent comme des paillettes, du chagrin en strass, des mots interchangeables qui riment délicieusement toc. Je m'abandooooooonne.
Je m'aperçois ensuite avec surprise que l'album sort officiellement demain... (Pour les amateurs éventuels, il y a même plusieurs versions disponibles, dont un coffret "super-luxe" à 55,99€). Tiens tiens, merci le ouaibe.
(Je suis) un pédé qui aime écouter Mylène Farmer

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mercredi 4 novembre 2015

mère et fils (x3)

ASPHALTE
de Samuel Benchetrit

(Séances de retraités du lundi 13h45 avec Marie)
C'est avec grand plaisir que j'y suis retourné, et ça m'a peut-être encore plus touché que la première fois. Ou comment insérer de l'émotion ("du lien") dans un décor uniformément sale et moche (et triste aussi). Réalisé que dans les trois histoires, il est fait mention plus ou moins explicitement, du lien mère-fils.

Le plus légérement dans l'histoire du photographe et de l'infirmière (où la mère du personnage -solitaire- n'apparaît que par le biais du carton marqué "affaires de maman", en haut de l'armoire, où Gustave Kervern va récupérer les appareils-photo, et à la fin de l'album-photo qu'il a fabriqué pour sa dulcinée (visiblement l'album de famille dans lequel ne subsiste plus qu'une seule photo, celle de Gus avec sa mère "Qui c'est ? demande Valeria, Oh rien, une femme répond-il alors.

Avec un peu plus d'insistance dans l'histoire de l'ado et de l'actrice : Jules Benchetrit (le fils du réalisateur et de Marie Trintignant) joue un ado livré à lui-même (il communique avec sa mère -qu'on ne verra jamais- par petits mots interposés) et va faire répéter à Isabelle Huppert une scène de Néron où elle interprète le rôle d'Agrippine, une mère face à son fils, Néron. Face à face et regard-caméra, propices à une montée de larmes bienvenue. (Pièce de théâtre  qui, semble-t-il, je viens de fouiner sur le ouaibe, n'existerait pas "en vrai" en l'état, et donc non plus ce beau dialogue (presque un monologue) entre mère et fils. L'oeuvre réelle s'en rapprochant le plus serait le Britannicus de Racine, avec Néron et Agrippine, mais sans Poppée).

Et de la façon la plus évidente dans la troisième histoire, entre la maman arabe et le cosmonaute, puisqu'on y voit non seulement le "vrai" fils de la maman (qu'elle va visiter en prison) mais la transformation opérée sur le personnage du jeune américain en fils de substitution de cette mère trop seule (il dort dans sa chambre, il met ses vêtements, et il aura même droit, en arabe, à la berceuse que sa maman lui chantait quand il était petit pour l'endormir, à laquelle il répondra en offrant, en anglais, la propre berceuse que sa mère à lui devait lui chanter, au cours d'une autre belle scène où les larmes soudain montent aussi, et c'est très bien comme ça).

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mardi 3 novembre 2015

deux fins de rêves

(j'avais d'abord écrit comme titre "deux queues de rêves", et j'ai réalisé que ça pouvait prêter -hum- à confusion)

(comme dans une colonie de vacances, une fois de plus)

il est temps de faire ses valises ? en tout cas c'est le matin, et je cherche où j'ai bien pu laisser mon jean la veille au soir (je parcours beaucoup de couloirs, j'entre dans de multiples pièces). Il doit y avoir dans ce lieu des adultes et des enfants, mais on ne voit que les adultes. Dans les couloirs, aux porte-manteaux, il y a des petits sacs à dos,, je trouve un élément avec un prénom posé sur le banc, qui ne correspond pas avec le prénom du porte-manteau au-dessus, et je le tends à Marie, qui déplore comme moi "qu'il y en a toujours (des enfants), qui s'amusent dans les couloirs à fouiller dans les sacs des autres", et je pense que, puisqu'on ne réussit jamais à les prendre sur le fait, on devrait installer des caméras dans les couloirs.

je continue de chercher mon jean, à un moment je passe dans une chambre, et pour rire j'en ramasse un qui traîne justement par terre (c'est un jean taille enfant) et je fais semblant d'avoir retrouvé le mien et je dis "ça y est! le voilà" en le mettant devant moi -il est vraiment minuscule- , pour faire rire les autres

c'est presque la fin de la matinée, déjà, et je suis plutôt surpris en voyant Catherine sortir de sa chambre... Elle n'est donc pas allée travailler ce matin ? (je pense "enfin, elle a osé...") je parle avec elle, demandant si elle a prévenu. Elle dit des choses un peu vagues, sybillines, que je n'entends d'ailleur pas très bien du genre "il est très calme, comme ça (la main figurant une ligne horizontale) et je crois d'abord qu'elle parle de son nouvel inspecteur, quand je réalise soudain qu'elle parlerait plutôt de sa directrice, et le fait que celle-ci ait cautionné son absence signifierait qu'elle serait amoureuse d'elle -et dans mon rêve je me dis mais oui, bien sûr cette directrice est lesbienne, ça explique tout...-

 

(dans un supermarché)

Je suis en train de faire les courses, j'ai à la main un grand sac en papier avec mes achats dedans, arrive une jeune dame avec un micro, très souriante, qui me demande de la suivre (je comprends que j'ai gagné quelque chose, et je me dis que c'est dommage si c'est par exemple la gratuité de mes courses, parce que je n'ai pas acheté grand chose) Je la suis à travers les allées du magasin, puis les réserves, les couloirs, elle marche devant elle va vite et j'ai un peu de mal à la suivre
On arrive à un genre de porte étroite qui donne sur le dehors, autour de laquelle sont disposées plusieurs caméras et des micros sur pied, je me dis qu'ils doivent interviewer les clients, comme moi, qui ont été choisis au hasard et qui ont gagné
La jeune dame franchit la porte et s'éloigne sans même se retourner
J'avance avec mon sac à la main, je sors à mon tour, je me dis qu'il va y avoir une sonnerie, ou quelque chose, mais non, rien.
Je suis dehors avec mon sac de courses à la main, je ne sais pas quoi faire. Personne ne fait attention à moi. J'ai posé le sac sur les marches d'un escalier, et je me suis un peu avancé, perplexe (en plus, les caméras ont dû me filmer quand j'ai franchi la porte)
Quand je reviens vers l'escalier, je ne vois plus mon sac. Un jeune homme est assis sur les marches, à l'endroit où je l'avais posé, et me montre mon sac, en disant que c'est à lui. Je n'ose pas lui demander directement de me rendre mon dû. Nous nous asseyons sur un banc en bas de l'escalier. J'essaie de négocier tandis que nous en inventorions le contenu. Il décide qu'il va garder la viande ("parce que c'est important, la viande") -un assez gros paquet enveloppé de plastique blanc - et les tractations se font plutôt amicales, d'autant plus que dans mon sac il n'y a visiblement que des merdouilles.
Jusqu'au moment où arrive un de ses copains, un gros ado en blouson de cuir noir et rouge, qui le regarde et qui se fige soudain, comme l'image s'était immobilisée

(réveil)

 

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lundi 2 novembre 2015

une femme sous influence (puis une autre)

 Le hasard a fait que j'ai vu le même jour, dans la même salle, deux films qui se ressemblent : tous deux réalisés par une femme (des "films de femme", donc ?) pour qui j'éprouve plutôt de la sympathie, tous deux racontant l'histoire d'une femme fascinée (grugée, trompée, manipulée) par un homme, tous deux évoquant une relation amoureuse en dents de scie, faite de crises et de réconciliations, de séductions et de répulsions, d'engueulades sévères et de copulations rabibochatoires  tout aussi... intenses, tous deux (c'est drôle ce masculin redondant pour évoquer des ouvrages de dame, aïe pas taper) m'ayant plu mais (pas entièrement convaincu).

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MON ROI
de Maïwenn

J'avais adoré son Polisse, aussi son Bal des actrices, sans avoir eu envie de voir son Pardonnez-moi . Là, j'hésitais : Cannes blabla, le Prix d'interprétation à Emmanuelle Bercot, et puis Vincent Cassel, bah... une place à 5,50€ (valable jusqu'au 1er nov) m'a décidé. Ca commence plutôt très bien (voire excellemment) : une femme qui a eu un accident de ski arrive dans un centre de rééucation pour son genou en morceaux, et en profite pour repenser à (et nous raconter par la même occasion) son histoire, et ce qui l'a amenée là. une histoire banale : elle est tombée amoureuse d'un mec (Vincent Cassel, impressionnant) ils se sont mariés, ils ont eu un enfant, ils se sont séparés, rabibochés, re-séparés, etc. Au début ça (le film) se passe vraiment très bien (une scène de drague en night-club magnifique), l'alternance du passé (l'histoire du mec) et du présent (elle est dans un centre plein de jeunes sportifs assez testostéronés mais sympathiques qui vont peu à peu la prendre en sympathie) fonctionne parfaitement, c'est vrai que le personnage joué par Emanuelle Bercot est à large spectre (comme les antibiotiques du même nom) et qu'elle s'en sort vraiment du tonnerre de Dieu. Mais. Bon 2h et quelques pour raconter la même chose c'est forcer un peu la dose (quand ils baisent le jour même où ils viennent de divorcer et se retrouvent "en famille", le spectateur commence à lever un peu les yeux au ciel.) Chaque scène de réconciliation contenant, en germe, la scène de dispute qui va suivre immanquablement. Et le film alors se mord la queue si je puis dire.
Ok, c'est une femme fascinée par un homme, ok il est menteur, ok il la roule dans la farine, ok il souffle le chaud et le froid, ok c'est une crevure (comme on dit chez nous) et ok malgré tout ça, le fait qu'elle le sache et qu'elle en ait conscience, elle ne peut pas s'en empêcher (cf le tout dernier plan), je le comprends (je ne peux pas m'empêcher de, je dirais même que je pourrais avoir -que j'aurais pu avoir- le même genre de fonctionnement) mais je m'ennuie quand même un bon moment (malgré les facéties de Louis Garrel en frérot-Droopy à casquette et le personnage de la belle- soeur que j'ai cru pendant tout le film incarné par Maiwenn elle-même -en me disant mais qu'est-ce qu'elle a fait à son visage, de la chirurgie esthétique, déjà, quel dommage - mais non, qui était joué par sa soeur, Isild Le Besco, qu'on n'avait jamais vu en noir corbeau à ce point.), et je suis même parfois presque embarrassé (la scène du restaurant, par exemple).C'est trop, un peu trop : énervé, énervant, nombriliste, branchouille, parisien, fabriqué, artificiel, hystérique (décochez les cases correspondantes).

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LOLO
de Julie Delpy

J'avais adoré son 2 days in Paris, son Skylab, un peu moins son 2 days in New-York, et pas eu envie de voir sa Comtesse.
Elle restera toujours pour moi la jeune fille diaphane (translucide) à la motocyclette de Mauvais sang, mais, trente ans plus tard, si elle est toujours blonde, elle est beaucoup moins éthérée (surtout niveau langage) et c'est tant mieux (c'est ça qui m'avait tant plu dans son premier film, cette extrême verdeur des dialogues : elle appelle une chatte une chatte et une bite une bite). Ça commence d'ailleurs très fort (on est en thalasso entre copines) à peine deux minutes de film et il a déjà été question de chatte (de part et d'autre -elle c'est Julie Delpy et la copine c'est Karin Viard, qu'on n'avait pas vue aussi crûment chaudasse depuis un certain temps.)
Les deux copines en cure (et en chasse) tombent par hasard sur deux mâles du cru, et finissent par se faire inviter le soir-même à une "soirée-thons", ou Julie D. jette ses filets sur un mec à l'air gentil, un peu benêt presque (que Dany Boon joue à la perfection).
On se retrouve à Paris (finie la thalasso), les filles se sont remises au boulot et voilà que le benêt (qui est tout de même ingénieur informaticien) est justement venu s'y installer aussi, et que l'idylle donc perdure (et même s'enracine). Seul bémol, Lolo, le fils de Julie, qui est revenu squatter l'appart maternel pour cause de rupture avec sa copine, et qui ne voit pas d'un bon oeil (qu'il a pourtant de biche) cette intrusion dans son cocon oedipien. Et va tout faire pour que ça cesse. Et on va se retrouver exactement dans le même schéma (relation en dents de scie, engueulades, réconciliations au lit -le nunuchon est censé avoir une très  grosse bite, je n'invente rien-) que le film précédent, sauf qu'ici chacune des crises a été soigneusement causée par le grand fiston au sourire angélique. poil à gratter, tranquillisants, virus informatique, il y va d'ailleurs de moins en moins de main morte, l'angelot. mais bon du coup c'est aussi un peu répétitif, comme dans l'autre film, et on s'ennuie aussi parfois un peu.
Mais j'aime le ton du film et l'auto-dérision de Julie Delpy qui n'hésite pas à se représenter en bourgeoise bobo à la quarantaine angoissée, un peu à la Brétécher, avec les dialogues trash en plus (ça ça me plaît toujours autant). Et Karin Viard fait très bien la paire. Les mecs du film sont un poil en-deça, Dany Boon parce que je me demande toujours s'il a demandé 3 millions d'euros pour jouer ça -et si Julie  Delpy ne l'a pas engagé juste comme caution bankable du film-, et Vincent Lacoste parce qu'il est moins convaincant en psychopathe qu'en séraphin.

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dimanche 1 novembre 2015

prix littéraires

Foire aux Livres 2 : le retour (samedi 24, avec les Soria)

Comme je les ai sortis du sac :

TRAINS ÉTROITEMENTS SURVEILLES (Hrabal) 1,00 (1,00 + port)
j'ai adoré le film, et il me semblait qu'il était difficile à trouver en Folio alors que pas vraiment finalement

LE JEUNE SOLDAT (Jourdan) 5,00 (5,70+ port)
je suis tombé dessus par hasard, il s'agit d'un texte "érotique" avec des soldats en plus... Tentons donc.

L'INSOUTENABLE LEGERETE DE L'ETRE (Kundera) 1,00 (3,00+ port)
La "nouvelle traduction révisée" de ce bouquin que j'avais découvert et adoré en 1984, en nrf un peu marqué par le temps... Pour le plaisir des retrouvailles (et quasiment des clopinettes!)

FACE A FACE (Drillon) 3,00 (1,50+ port)
j'ai reposé le bouquin sur l'imparfait de ce monsieur pluriel que j'aime beaucoup, mais j'ai gardé celui-là, collection "l'un et l'autre" où il évoque son jeune beau-fils, mort à 25 ans...

LES CHOSES (Perec) 1,00  (4,80+ port)
l'édition originale, pouvais-je résister ?

SACRE JÉSUS (Tronchet) 2,00 (4,90+ port)
j'avais déjà La bite à Urbain, celui-là fera la paire sur l'étagère (Jésus dessiné cul-nu avec bistouquette à l'air, j'adore)
COLLÈGE (Follain) 7,00 (37,00+ port)
le plus cher, mais je l'ai pris quand même : je connais peu de choses de l'auteur à part quelques-uns de ses poèmes
DE L'IMPOSTURE EN LITTÉRATURE (Villa-Matas / Echenoz) 3,00 (10,14+ port)
un petit objet bilingue intriguant (franco-espagnol, soixante pages tout mouillé) reposé d'abord puis repris in extremis
CORRESPONDANCE DE JULES RENARD 5,00 (17,90+ port)
ça m'a paru un bon complément de son Journal. Un volume de bibliophile, taché et roussi par le temps, un bonheur automnal littéraire, d'abord reposé puis repris aussi in extremis
PAN (Tarkos) 3,00 (21,16+ port)
complètement inconnu mais tentant après feuilletage, ce beau gros volume dans la belle collection poésie crème de POL
CHRONIQUES DE L'ASPHALTE 2 (Benchetrit) 2,50 (0,92+ port)
CHRONIQUES DE L'ASPHALTE 3 (Benchetrit)  3,50 (8,00+ port)
je les avais cherchés à la première visite, en vain, et là ils me sont tombés tout rôtis dans le bec. Un peu chérots pour des poches, mais bon...

Le prix en rouge est celui que j'ai payé, le prix en noir est celui que j'aurais payé sur Pr*ceminister

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samedi 31 octobre 2015

tout pour pleurer

YA BALAD
de Bachar Mar-Khalifé

bachar mar

(la pochette, déjà, m'émeut)

Oui, tout est parfaitement en place ici pour.(pleurer)
Troisième album de Bachar Mar-Khalifé. C'est Emma qui m'avait fait découvrir son deuxième (Who’s Gonna Get the Ball from Behind the Wall of the Garden Today?) qu'elle avait découvert d'ailleurs je ne sais pas trop comment.
Album qui m'avait tellement plu (et qui ne ressemble tellement à rien qu'on puisse "facilement" étiqueter) que j'avais illico été acheter sur le ouaibe son premier, Oil Slick.
Et voilà qu'on nous annonce il y a peu la sortie du 3ème, Ya balad, que j'ai donc décidé d'acheter aussi. Ce ne fut pas chose facile puisque, (bien que l'ayant vu en vente sur amaz*n), j'ai voulu l'acheter chez le petit commerçant local à Besançon, qui bien sur ne l'avait pas en rayon et me proposait de le commander (moyennant une semaine minimum de délai), et je l'ai donc commandé mais chez moi le soir-même et c'était le bazar sur  amaz*n qui mélangeait la version cd et la version vinyle (je me suis trompé d'ailleurs et j'aid'abord commandé celle-ci, avant d'annuler la commande et d'aller finalement à la fn*c, où le port était gratuit, la version digitale offerte, sauf que le disque était en précommande, ne devant sortir que le 22 (alors qu'à Besançon le vendeur m'avait affirmé qu'il était sorti le 16) et donc que la version téléchargeable ne serait disponible que prochainement...

Tout est arrangé ce matin, j'ai pu télécharger la version digitale (que j'écoute en ce moment). Et je pleure comme je m'y attendais. Mais pas à tout. Je suis beaucoup réceptif aux morceaux  plus calmes,  plus "intimes", avec le piano et juste la voix (le plus souvent en arabe mais même une fois en français, Dors mon gâs, une berceuse de Théodore Botrel, le dernier morceau du disque, à faire dresser les poils tellement on le sent près de nous) : Ya balad, Madonna, Kyrie Eleison, que ceux qui sont plus rythmés, plus enlevés, plus... jazzy ? (arghh).

Bref c'est un monsieur infiniment aimable.
Même si l'album me semble moins immédiatement séduisant au premier abord que ne me l'avait paru son précédent (peut-être aussi parce que le choc de la découverte ne joue plus aussi fort : Bacharounet, on le connaît déjà un peu, on sait donc déjà un peu à quoi s'attendre...) mais les frissons qu'il procure sont d'un tel niveau qu'on ne va tout de même pas lui reprocher que ça ne fonctionne pas à tous les coups, hein...)

Posté par chori à 08:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]