jeudi 3 mars 2016

post paris quatre

(c'est bien le cinéma, ça m'occupe au moins deux fois : quand je vois le film et quand j'écris le post!)

... puis ceux que j'ai "vraiment beaucoup aimés" :

PEUR DE RIEN
de Danielle Arbid
J'y suis allé... au petit bonheur. Et j'ai bien fait. Dès le générique (un piano mélancolique où je reconnais illico Bachar Mar Khalifé) je m'y sens comme chez moi. Pourtant, cette histoire d'une jeune libanaise (Manal Issa, touchante -et remarquable- pour sa première apparition au cinéma) , débarquée en France pour y faire ses études et prête à tout pour y rester, ne commençait pas sous les meilleurs auspices  : tripotée par l'oncle hébergeur, puis en fuite (et à la rue) sans un sou, elle ne survit que grâce à une copine de fac (à qui elle a volé son porte-monnaie), et son histoire va se construire au fil des rencontres qu'elle va faire, plus ou moins heureuses... Mais son désir de "réussir" est tellement fort qu'elle va s'arc-bouter et rebondir d'épreuve en épreuve (c'est un "film d'apprentissage", qu'on pourrait situer entre Prête à tout (mais en moins blonde) et Rosetta (mais en caméra plus stable) avec obstination,  jusqu'à l'arrêt sur image final (souriant). La reconstitution des années 90 est plaisante, ainsi que le survol du catalogue de ses rencontres (un play-boy friqué, des royalistes, un musico/dealer, une prof d'art charismatique -Dominique Blanc, somptueuse-, un avocat "gauchiste", son fils agitateur, etc., on a même droit à une apparition d'Orelsan, cherchez bien). Les choix musicaux de la réalisatrice me raviront jusqu'au bout, puisqu'on aura droit, sur le générique de fin à une version masculine de  Pendant que les champs brûlent (que j'aime beaucoup par ailleurs -j'ai cherché, le monsieur s'appelle Thomas Winter-). On ne voit absolument pas passer les deux heures.

291093



ANOMALISA
de Charlie Kaufman et Duke Johnson
Je connaissais le nom d'un des réalisateurs, je connaissais le procédé, j'avais vu l'affiche louangeuse, et je n'avais que l'écho plutôt tiède de Jean-Luc, mais j'y suis allé. (avec la carte illimitée, on hésite beaucoup moins...) C'est vraimennt surprenant (je ne savais rien de l'histoire).Un quadragénaire moy-moy débarque dans un hôtel moy-moy pour y passer la nuit, avant une communication qu'il doit faire le lendemain lors d'un colloque (il est l'auteur d'un best-seller : Comment vous aider à les aider ?). Tous les personnages  ont la particularité d'avoir le visage comme composé de plusieurs pièces, mais, surtout, -on le réalise assez vite, après un générique très vocal, ils ont tous la même voix, excepté le héros (qui a celle de David Thewlis) et l'héroïne (qui a celle -bonheur- de Jennifer Jason Leigh). On finira par comprendre pourquoi, à la fin de cette longue nuit (et du jour qui va suivre), dans un univers de plus en plus anxiogène (on pourrait être chez Philip K. Dick) et déstabilisant. Une expérience magnifiquement troublante (en plus -petit bonheur mais ça compte- c'est, me semble-t-il, le premier film d'animation AQV...) pas joyeuse-joyeuse mais bon.  A voir et re-, donc.

163293


BEIRA-MAR
de Filipe Matzembacher et Marcio Reolon
Celui-là j'y suis allé par sollicitude (et inquiétude ?). on l'a programmé dans notre semaine latino, les criticounettes recueillies n'en ont pas été très entousiastes, et je réalise, alors que c'est son jour de sortie, que non seulement il n'est programmé que dans une seule salle parisienne (le MK2 Beaubourgchounet) mais que la salle en question est la 6 (qui doit faire la taille de mon salon) ! Salle qui était relativement bien remplie pour cette séance. Et le film commence, et c'est plutôt bien. et ça continue, et c'est de mieux en mieux... Et je me dis que les critiques sont des idiots (ou des hétéros trop pur-jus). Deux adolescents, donc. Des potes. Martin et Tomasz. l'un a "des trucs à faire" avec son (ex- ?) famille, au bord de la mer, et il invite l'autre à l'accompagner. C'est l'hiver, plage froide, vide. Et les deux ados font donc des trucs d'ados. C'est simple, touchant, plaisant (les réalisateurs disent qu'ils se sont basés sur leur propre expérience), il est question d'homosexualité, de désir, de jeu, mais ce n'est pas si important que ça... oui, tout simplement. Et j'aurai grand-plaisir à retourner le voir (lors de notre semaine latino n°5, du 23 au 29 mars) sur un "vrai" écran (puisqu'il est ici question de virilité, rajoutons "de taille convenable" hihihi). Comment dit-on "une excellente surprise" en brésilien ?

136601

ZOOTOPIE
de Byron Howard & Rich Moore
Il n'y a que les imbéciles... je n'avais absolument pas prévu d'y aller, et puis il y a eu d'abord Zabetta qui m'en a parlé enthouisasmesquement, puis Malou, qui venait d'y aller avec sa petite-fille et qui m'a dit avoir adoré (et la petite-fille aussi)... DONC le lendemain matin, j'y suis allé. Bonne salle (UGC Les Halles, pas trop de monde, quelques parents avec enfant, des ados, deux trois isolés, j'étais rassuré, m'étant déjà imaginé vu comme un pervers pépère au beau milieu d'une salle remplie de milliers d'enfants). C'était la première fois que je voyais dans ce ciné un film étranger en vf (il eut fallu attendre jusqu'à 22h30 pour la séance en VO). Et je n'ai plus eu qu'à me laisser porter, pour suivre l'histoire de cette lapine qui veut devenir la première lapine-flic, dans un pays merveilleurx où tous les animaux cohabitent (prédateurs et prédatés) en bonne entente et sans souci de se faire boulotter (ils mangent des légumes et des insectes, me semble-t-il). Ladite lapine, aussi déterminée à réussir que la jeune fille de Peur de rien, va faire équipe avec un renard, avec qui, bien entendu, elle va finir par devenir pote. C'est drôle, c'est tendre, c'est youp-la-boum, j'adore. Mes copines avaient raison : ce film est un grand bonheur, à la fois pour les kids et pour les adultes, avec un "deuxième niveau de lecture" assez délicieux  (j'ai un faible pour la scène des fonctionnaires et pour le personnage du léopard qui est planton au commissariat -dont la gayitude qui ne fait pas de doute est cependant montrée avec finesse et tendresse...- c'est lui le joufflu qu'on voit en bas à droite de l'affiche.) Du bonheur, vous dis-je!

280851

(à suivre et à finir)

Posté par chori à 07:21 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

mercredi 2 mars 2016

post paris trois

... puis ceux que j'ai "beaucoup aimés"

PEACE TO US IN OUR DREAMS
de Sharunas Bartas
Ca faisait longtemps que je n'étais pas venu rire aux éclats devant les images de notre ami lituanien (je plaisante). J'ai vu de 1994 à 1997, Corridor, Few of us, The house, des mètres-étalons de la tristesse et de l'incommunicabilité, puis plus rien pendant très longtemps. Il revient ici avec un film "familial" (y figurent sa fille et  -fugitivement- son ex-femme) mais tout aussi triste (le mot est faible). Un cinéma fascinant, dans le clivage qu'il instaure entre l'élément humain (le doute, la violence, l'inquiétude, les bitures, les cris) et le monde dans lequel il s'insère (les scènes d'extérieur sont  d'une beauté extrême). Un film à revoir, sans hésitation (oui oui vous l'avez sans doute deviné, j'y ai un peu dormi) mais incontestablement c'est en plein dans la mouvance du "cinéma" que j'aime, qui prend son temps, qui malaxe la durée, l'étire, la reprend, qui s'offre et se refuse à la fois, avec peut-être juste un bémol par rapport aux dialogues que j'ai trouvés parfois un peu redondants/philosophico/mystiques, comme coincés entre, disons, Bergman et Tarkovski. Aussi désespérément sérieux que sérieusement désespéré. Superbe.

158958

LE TRÉSOR
de Corneliu Porumboiu
Celui-là je l'avais déjà vu en prévisionnement (non, à Entrevues, je viens de vérifier) et  j'ai eu beaucoup de plaisir à revoir. C'est... oui, très roumain : un jeune père de famille se laisse persuader par son voisin de lui prêter 800€ pour localiser un trésor que  son grand-père aurait caché dans son jardin...  Ils y vont. Un film en équilibre sous le double signe de Robin des bois et de l'histoire (plus ou moins récente) de la Roumanie. Jusqu'à un final irréalistement réjouissant. C'est pourtant assez simple, comme dispositif : des mecs qui discutent dans un appartement, puis des mecs qui discutent qui fument et qui creusent (et qui s'engueulent) dans un jardin, puis les mêmes dans un commissariat à quatre heures du mat'... Mais c'est suffisant pour aborder beaucoup plus de sujets que ça en aurait l'air. Avec, toujours, ce ton très particulier que j'adore : humour à froid (en creux, plutôt, car le trou est profond...)., simplicité du trait, sècheresse de l'anecdote. Porumboiu (12h08 à l'est de Bucarest, Policier adjectif, Métabolisme) continue de mériter l'admiration que je lui voue. Rapeux comme une barbe de trois jours ou une brune sans filtre. Tonique et réchauffant comme cette liqueur aux herbes récemment découvertes dans le film d'Orelsan.

373241



EL CLAN
de Pablo Trapero
Celui-là me faisait un peu peur, de par son sujet. On avait famillé le programmer dans notre semaine latino, mais lui a été préféré l'avant-première de Eva ne dort pas (merci encore Pyramide!). Le film est effectivement aussi raide que je le craignais, et m'a laissé une inconstestable sensation de malaise à la sortie (et de tension pendant la projection). Dans les années 80, en Argentine, un père de famille (notez que je ne l'ai pas doté du "brave" qui va normalement dans l'expression, c'est exactement le contraire), avec l'aide de ses fils, a monté chez lui une florissante entreprise d'enlèvements, de séquestration d'otages, et de meurtres... Le film suit le père et, plus précisément, un des fils, joueur-vedette dans l'équipe de rugby d'Argentine (Los Pumas), et la fluctuation de ses sentiments... Le film est d'autant plus éprouvant que le réalisateur booste sa réalisation par un montage nerveux (plusieurs scènes cruciales sont en montage alterné particulièrement féroce) et une musique parfois cruellement ironique. Le personnage du patriarche est terrifiant. (mais le film est  malin, car, dès le début, on sait comment ça se termine, ou presque).

    399699

(à suivre)

Posté par chori à 07:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
mardi 1 mars 2016

post paris deux

... ensuite les films que j'ai "bien aimés"(= "c'est bien mais...")


AVE CESAR
de Joel et Ethan Coen
Les Coen chéris-chéris nous livrent enfin ce nouveau volet de "la trilogie de la connerie" (me semble-t-il). Comme l'annonçait la bande, justement, -annonce, on y voit du beau monde, dans une histoire passablement loufoque et possiblement n'importe quoi, prétexte pour les brothers de démontrer leur(s) talents(s) pour parler du cinéma en général et de son âge d'or hollywoodien en particulier : péplum, ballets aquatiques, claquettes de marins, western, polar, guerre froide, comédie, les reconstitutions (reproductions) sont savoureuses et plaisantes à regarder, et justifient amplement le visionnement du film. Ce n'est pas totalement inoubliable (ni complètement surprenant) mais un "petit" Coen vaut mieux que deux tu l'auras de qui je ne nommerai pas (il y en a trop)

562676

LES FILLES AU MOYEN-ÂGE
d'Hubert Vieille
L'occasion a fait le larron : au Reflet Médicis j'étais, et j'y suis donc resté pour la séance suivante, pour ce film dont je ne savais rien (il me semblait qu'Hervé l'avait évoqué) pour une séance qui, à ma grande surprise, a rempli la salle (petite) dans sa totalité (une vieille revêche a même dû venir s'assoir à côté de moi, dernière place - Caliméro- restante). Un film plaisant, avec Michael Lonsdale en papy-rugby qui va raconter à ses petites filles, déçues que les garçons préfèrent jouer à la console plutôt qu'avec elles, un livre intitulé "les filles au Moyen-Âge" qui raconte la place des femmes dans l'histoire, illustration en sera donnée par des scènes en noir et blanc uniquement jouées par des enfants. C'est plaisant, c'est plutôt drôle, les gamins assurent comme des mini-pros (les filles autant que les garçons) même si ça s'essouffle un peu vers la fin. Curieux.

014766

MYSTERIOUS OBJECT AT NOON
d'Apichatpong Weerasethakul
Le premier film d'Apichatpongounet, en séance du matin et en copie restaurée (oui, c'est drôle, je l'avais chez moi, en cadeau avec le dvd de Blissfully Yours et je ne l'avais jamais vraiment complètement regardé...). C'est... pas mal (on y retrouve en germe ce qui fera la délicieuse singularité des films suivants) mais le support a un peu vieilli, l'état de la copie laisse un peu à désirer, et donne surtout envie de courir revoir les autres, les "vrais". Oui oui, c'est vrai, je me suis d'ailleurs un peu laissé aller (endormi) en me disant que de toute manière je pourrais le revoir chez moi... Aux amateurs d'exhumation(s) de curiosité(s), je proposerais donc Les aventures d'Iron Pussy réalisé du même Apichatpongounet, réalisé encore avant, et encore (beaucoup) plus atypique...

259241

PREJUDICE
d'Antoine Cuypers
Sorti il n'y a pas très longtemps, et pourtant déjà dans les limbes de la diffusion (une pauvre séance quotidienne au Bastille, que j'ai découvert par la même occasion). Ce qui m'y a attiré c'était le "couple" Nathalie Baye/Arno, (et il y a avait aussi Ariane Labed et Eric Caravaca) pour ce qu'on annonçait comme une histoire de famille à la Festen. Effectivement un film "de famille", en huis-clos (et donc théâtralement) avec une révélation : Thomas Blanchard, en fils qui règle ses comptes dans une atmosphère qui devient de plus en plus lourde. Et délétère. Nathalie Baye est face à lui, aussi impeccable qu'implacable, et on peut juste regretter qu'Arno en papa ait à défendre un personnage un peu moins intéressant. (Caravaca et Labed aussi). De très belles scènes (celle de l'averse, par exemple), mais peut-être finalement un certain systématisme (surtout vers la fin) du procédé. On se sent asphyxié -c'est l'effet voulu- mais on a de plus en plus de mal à reprendre son souffle.

271728


NAHID
d'Ida Panahandeh
Dernier film du séjour, un film iranien dont les critiques ne manquent pas de souligner la similarité avec Une séparation (bruit de tiroir-caisse ?) mais qu'on pourrait aussi rapprocher de Noces éphémères (qu'on avait projeté dans le bôô cinéma, en présence, d'ailleurs de son bôô réalisateur). Un beau portrait de femme, réalisé par une femme. Une femme et son fils, coincée par la promesse qu'elle a fait à son ex-époux (une rareté, une iranien frisé comme un mouton, et presque rouquin) de ne pas se remarier en échange de la garde de son fils, et qui rencontre un joli veuf doux à lunettes (une rareté aussi dans la population mâle iranienne portraiturée dans le film) et est donc tiraillée pour savoir quoi faire (ce qui est possible, ce qui légal, ce qui est autorisé, ce qui est tolérable) dans une société iranienne toujours aussi raide dans ses codes. Nahid se bat avec une belle énergie (pour l'argent, pour le loyer, pour le fiston) mais elle rame (et le film aussi, parfois). Très beau travail sur l'image, tonalités choisies, plages froides, mais bon je me suis ennuyé quand même un peu. (alors que la critique encense et ding-ding-dongue laudativement avec une -trop ?- belle unanimité.)

472286

(à suivre)

Posté par chori à 07:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
lundi 29 février 2016

post paris un

Bon, 23 films à chroniquer, même quand on est retraité et/ou enthousiaste, ça fait beaucoup de lignes en perspective (et beaucoup de temps de lecture aussi!)  alors on va y aller calmement...
D'abord ceux que je ne chroniquerai pas (ou presque) :

DEADPOOL ("trop de baston", la bande-annonce m'avait fait envie, mais le film ne va pas jusqu'au bout de son idée -le super-héros qui apostrophe le spectateur et lui dit des horreurs en ricanant- pour retomber juste dans le travers de ce genre de bourrinades), LA TOUR 2 CONTROLE INFERNALE ("trop bêta", dans la salle, c'était comme à la lecture des Brèves de comptoir, personne ne riait au même moment -j'ai quand même ri plusieurs fois mais l'humour neuneu m'est pénible, enfin, celui-ci-), LES NAUFRAGÉS (trop "raplapla", pas grand-chose à en dire, "comédie" formatée, inoffensive, ça sent le film alimentaire, Auteuil et Stocker comme qui dirait cachetonnent, oublions ce fourvoiement..), PATTAYA ("trop lamentable" -ou trop ado ?- j'ai vu ça dans une salle pleine où les jeunes semblaient kifer, et que les vieux quittaient... (la salle) : "De leur côté, les amateurs de lancers de nains, de vues salaces, de vannes racistes, machistes et homophobes, seront aux anges. On touche le fond !" (La Voix du Nord)... Je suis assez d'accord avec leur critique.

puis les "déceptions"...

Je ne m'étendrai pas trop sur

HOMELAND 2 de Abbas Fahdel que j'ai trouvé beaucoup trop long (2h55), étant de plus très mal assis -mon siège était un peu cassé et je ne pouvais pas bouger- dans une petite salle archi-bondée du MK2 Beaubourg, et j'ai eu du mal à rester concentré et je m'y suis donc ennuyé, je crois d'ailleurs que je suis parti un peu avant la fin (mais  j'avais vraiment très faim) et d'ailleurs j'ai le dvd à la maison -clic clic entregent- je reprendrai donc ça à tête reposée, sur mon canapé je serai mieux...

puis deux films avec soirée événementielle à la clé (et donc salle comble) :

PARIS NOUS APPARTIENT de Jacques Rivette (1959) : 2h07 au compteur, en noir et blanc, une musique "contemporaine" qui a beaucoup vieilli (un son un peu pourri d'ailleurs), une salle donc, comble, et des fauteuils pas très confortables n'incitant ni à l'endormissement ni à l'étendage de jambes, pour une histoire trèès -déjà- rivettienne, de metteur en scène (Giani Esposito) qui veut absolument monter une pièce -de théâtre- et, d'autre part, d'un complot à l'échelle planétaire dont on ne saisit ni les tenants ni les aboutissants : morts mystérieuses, femme mystérieuse, dialogues mystérieux, pneumatiques mystérieux, mon dieu (bâillement) que de mystère(s) et oui voilà, je me suis copieusement ennuyé, béotien que je suis...

18465884

NO HOME MOVIE de Chantal Akerman : à l'avant-première duquel, appâté par la présence annoncée de Nathalie Richard, j'avais convié Pépin et Coralie. 2h07 au compteur aussi, salle comble aussi (dans un MK2 Beaubourg des grands jours ), et, comme la veille hélas, je me suis copieusement ennuyé... Chantal A. évoque sa relation avec sa mère, via des scènes familiales ("domestiques") filmées "sur le vif", on voit l'amour qui les unit et la dame qui décline progressivement. Scènes auxquelles Chantal Akerman a rajouté (intercalé) des prises de vues dans le désert, en voiture ou pas, brutes et brutales (le film commence par un impressionnant plan fixe d'arbuste secoué par le vent). C'est très long (et très formel). C'est très intellectuel (le film devait être au départ une installation, nous a confié la monteuse qui venait présenter le film) et P. et C. l'ont perçu de la même façon que moi. La critique parisienne est unanime et louangeuse (et pâmée). Est-ce dû au fait que Chantal Akerman se soit suicidée ? C'est,en tout cas  pour moi, trop radical.

 101104

 

(à suivre)

 

Posté par chori à 06:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
dimanche 28 février 2016

rétablissement

Oui, encore un  (j'adore ces emballements).
Celui-ci m'est parvenu par ricochet, pour ainsi dire. j'étais allé récupérer ma clé chez Isabelle, Olivier -son mari-en me la rendant m'a dit "je t'ai mis des trucs dessus..." J'ai donc commencé à écouter les trucs en question. j'ai passé rapidement le premier qui ne m'a pas emballé du tout, et je suis passé au suivant, dont le nom me disait quelque chose, sans forcément me titiller les endorphines plus que ça... GET WELL SOON, oui, Momo m'en avait parlé il y a quelques temps déjà, en même temps que deux ou trois autres groupes que j'avais commencé à écouter et qui ne m'avaient pas emballé  plus que ça (IRON AND WINE, THE MISERABLE RICH, me semble-t-il...) et peut-être n'avais-je alors même pas écouté le petit dernier en question.

Et là voilà qu'il me revient, par la tangente, et donc je le mets dans mon lecteur et, et, et... je dresse l'oreille dès le premier morceau... puis le suivant, et le troisième
et je trouve ça ma-gnif-fi-que! J'écoute l'album en entier, puis je le réécoute et en même temps je fouine, d'abord sur le ouaibe, j'apprends qu'il s'agit d'un groupe allemand, ou plutôt d'un faux groupe puisqu'il s'agit d'un monsieur tout seul,  Konstantin Gropper, qui fait tout, écrit, compose, et joue de tout. Et en fouillant dans les entrailles de mes documents, je me rends compte que j'ai déjà "par-devers moi" les trois premiers albums de GET WELL SOON... Que je mets donc en file d'attente dans mon petit lecteur.
Vérification faite, j'ai donc pratiquement tout, il ne me manquerait qu'une série de quatre vinyles édités en 2014 (comprenant notamment des reprises de Always the sun (des Stranglers) et de... Careless whisper (de Georges Michaels), réédités tous ensemble réunis dans un "best of" qu'on peut acheter légalement en téléchargement sur amaz*nuche, et que je vais donc acheter pour 9,99€.)

 De la belle musique à se mettre dans les oreilles... un beau dimanche donc, et merci Olive!

10404424-10153258683319366-5579059824504308237-n

 

Posté par chori à 09:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 26 février 2016

from paris (2)

à peine de retour ce soir jeudi qu'il faut que je termine le survol cinématographique de ce séjour parisien :

lundi 22 :
LES NAUFRAGÉS **
BEIRA-MAR ****
PARIS NOUS APPARTIENT ***

mardi 23 :
ZOOTOPIE ****
LE TRÉSOR ****
NO HOME MOVIE ***

mercredi 24 :
DIEU MA MERE ET MOI ****
L'HISTOIRE DU GÉANT TIMIDE ****
PATTAYA °

jeudi 25 :
JE NE SUIS PAS UN SALAUD ****
NAHID ***

et voilà le travail!

(commentaires suivront)

 

 

Posté par chori à 09:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

micro 155 (du Ficââ à l'UGC Les Halles)

*

(conversation brétéchérienne, prise en cours et au vol, au Ficâââ) :
- Ce sont des vies laborieuses et codifiées
- Tu sais qu'au Japon, ils ont supprimées les sciences humaines, en disant que ça ne servait à rien...
- Oui, c'est gravissime...
(un temps, puis)
-Ils font la teuf, au formule 1, le soir ?

*

la jubilation extrême devant The walnut tree

*

"Ne mettez pas le feu au bois sec..."
(Le locataire et ma mère)

*

"Monsieur Jo pas bon... comme serpent dans forêt..."
(Un barrage contre le Pacifique)

*

"Peut-être que j'aurai le plaisir de voir votre cadavre se faire dévorer par les chiens..."
(Un barrage contre le Pacifique)

*

"compatible avec tous les régimes en vogue"
(écrit en petit sur un produit "diététique")

*

le train soudain a ralenti, roule à présent moelleusement
(c'est le mot qui me vient)
accompagnant ma somnolence

*

j'ai horreur des gens qui arrivent à la dernière minute dans la salle de cinéma,
et demandent aux gens de bien vouloir se pousser afin de pouvoir être, eux, l'un à côté de l'autre.

*

mondialisation sanitaire :
tiens, une Chinoise avec de l'acné!

*

Sur un générique de fin, une très jolie version de "Pendant que les champs brûlent", pour voix d'homme, dans ce film qui a commencé avec le piano de Bachar Mar Khalifé

*

les fanfares, sur la bande-annonce de Belgica
qui donnent envie d'écouter des fanfares
(et de voir le film)

*

Chez Malou, j'ai goûté de la réglisse salée et du miel de pissenlit

*

métro, matin
voyageurs fermés
La seule voix qu'on entend  est celle qui annonce les stations

*

il semblerait que le MK2 Hautefeuille ait disparu

*

(mais non, il a juste été oublié dans l'Officiel)

*

re re mais non : il s'appelle désormais MK2 Odéon (Côté St Michel)

*

Ça me fait mal aux seins d'entendre une jeune fille dire
"J'm'en bats les couilles"...

*

la dame noire tout en noir
parle toujours toute seule
dans les escaliers de l'UGC

*

(vu du dessus, cinéma UGC toujours)
Cet ouvrier, en contrebas, qui se penchant
me dévoile innocemment sa raie des fesses
selon un angle hélas
strictement inphotographiable

*

Posté par chori à 09:55 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
jeudi 25 février 2016

dans mon téléphone8

IMG_20160119_112905

Posté par chori à 10:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
mercredi 24 février 2016

dans mon téléphone7

IMG_20160202_112123

Posté par chori à 10:25 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
mardi 23 février 2016

dans mon téléphone6

IMG_20160122_120041

Posté par chori à 10:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]