mercredi 3 décembre 2014

entrevu... -quatre-

On part tôt mais pas assez, un bouchon imprévisible bien avant Belfort nous fait arriver juste à l'heure et nous prive du café/croissant(s) d'accueil et de rigueur

jeudi 27 novembre : journées exploitants I


9h
LES CONTES DE LA MER

http://www.fif-85.com/fr/files/film/5-img_2_l.png
Un joli programme de trois films d'animation de nationalités différentes (chilien, tchèque, allemand), ayant en commun le thème de la mer et de la plage.  un petit gamin qui rêve, un bonhomme en sable, un bateau en papier rouge... Mignon. C'est le chilien que j'ai préféré (pour son style d'animation)
9h45
VINCENT N'A PAS D'ECAILLES

Vincent n'a pas d'écailles : Affiche
C'est vrai celui-là je l'attendais, et j'ai bien fait. Un héros longiligne et taiseux (le réalisateur lui-même) s'avère avoir des super-pouvoirs lorsqu'il est dans l'eau (ou juste lorsqu'il est mouillé), mais, à cause d'un jet de bétonnière vengeur mais justifié, se retrouve poursuivi par de plus en plus de flics, dans un récit filmique plaisant et parcimonieux (que du vrai filmage, aucun trucage numérique) et donc d'autant plus efficace. Les djeunz, à l'avant-première publique, la veille, lui avaient réservé un accueil triomphal et complice dans une salle hyper-comble.
11h30
NEW TERRITORIES

New Territories : Affiche
j'étais sans doute fatigué mais je me suis désespérément mis à somnoler dès le début ou presque de ce "Coup de coeur de l'ACID". Un film réalisé en Chine par une française, avec deux actrices principales (une qu'on entend et qu'on ne voit jamais, et l'autre qu'on voit tout le temps mais qu'on n'entendra pas), avec ce qu'on croit être une fausse pub au début pour un nouveau procédé d'aquamation (pour remplacer la crémation) mais qui en est pourtant une vraie. Un film bien trop rempli, trop dense, mais la réalisatrice a su le défendre avec autant de fougue que de sourires
18h30
GENTE DE BIEN

Gente de Bién : Photo
Un film colombien très en avant-première (il sort en mars et figurera sans doute avantageusement dans notre semaine latina 4) avec un enfant plutôt tête à claques pendant tout le film (mais il a incontestablement -et son jeune réalisateur nous l'expliquera à la discussion consécutive- tout un tas de raisons pour l'être) trimballé de sa mère à son père, puis à une très gentille dame et pour finir re à son père, ne parvenant jamais à être heureux là où il est (le syndrome "je voulais être pas là")

là on a quitté ces Rencontres pour se faire encore une petite séance du Festival, et ce fut

20h30
LA NUIT DU CARREFOUR

 

 

Un Renoir ressuscité des années 30, d'après Simenon, co-écrit avec lui d'ailleurs, avec Pierre Renoir dans le rôle de Maigret (pour la première fois à l'écran semble-t-il), une copie restaurée certes mais avec un son cahotant très particulier (insupportable parfois), une histoire fleurant bon l'accent parigot, la coco, les apaches, servant d'écrin pour une beauté vénéneuse qui avait tapé dans l'oeil de Renoir (il évoque à son sujet la cinégénie pure) autant que le film en question a tapé dans celui de Godard (qui le qualifiait de seul vrai polar français)

 

...et il est l'heure de rentrer, juste un tout petit peu plus tôt que d'hab' (pas de pluie, pas de brouillard, toujours pas de neige...)

 

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mardi 2 décembre 2014

caldavdeux : la pêche

les cadeaux pour la pêche à la ligne rituelle du non moins rituel Noël à Champlitte à Paris, je n'ai encore rien trouvé ou presque c'est drôle tout de même on a inventé cette fameuse pêche à la ligne pour remplacer le rituel des cadeaux qui nous faisait nous inquiéter assez tôt pour savoir qu'est-ce donc on allait à offrir à qui, en se rappelant ce qu'on avait offert l'année précédente ou ce qu'il /elle vous avait justement offert et souvent d'une année à l'autre il y avait un effet de décalage : soit on avait l'année précédente offert un cadeau assez somptueux et qu'on n'avait en échange reçu, on en avait le sentiment, une merdouillasse, et donc l'année d'après  on avait préparé peu ou prou une crotte de lapin à offrir ou à peine mieux enfin ce genre-là et à l'ouverture des cadeaux il s'avérait qu'on avait reçu cette fois-là un truc magnifique et on se disait donc que l'année prochaine il vaudrait mieux offrir etc. et donc pour couper court à tout ça on a enfin, une année, décidé tous ensemble : pas de cadeaux! et de remplacer ce cérémonial empaqueté et, finalement, un peu convenu, par celui de la pêche à la ligne, où chacun a soigneusement empaqueté des merdouillasses (c'est revendiqué) qu'on pêche ensuite chacun à son tour en passant par la boucle du bolduc le crochet attaché au bout de la ficelle de la canne, bien sur ce qui compte c'est le plaisir de pêcher -exercice auquel je ne suis pas très habile-, et on repart en général avec un certain nombre d'autres merdouillasses que celles qu'on avait apportées, c'est l'habitude, mais là alors là cette année je suis sec sec à tel point que je vais peut-être, finalement, recycler les trucs pêchés lors des dix dernières années et dont je n'ai eu aucun usage ou presque c'est une bonne idée non ?

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entrevu (trois)

mercredi 26 novembre

de retour dans le Festival "officiel" (le traintrain du) pour une journée où j'ai beaucoup beaucoup de mal à établir un programme (et à le suivre) il y a beaucoup beaucoup de scolaires, les files d'attente sont conséquentes (et les façons de doubler des djeunz insidieuses et très au point)
Je suis donc les autres, passivement (je leur fais confiance)

14h
MELODIE POUR UN TUEUR

http://www.dvdclassik.com/upload/images/critique-melodie-pour-un-tueur-toback1.jpg
Le film qui a inspiré De battre mon coeur s'est arrêté, dans une salle archi-comble de jeunots et jeunottes (qui rythment en applaudissant la musique d'ouverture de chaque séance -qui n'est autre que la "chanson du Cosaque", réorchestrée swing par Tony Gatlif-). Un film qui porte bien son âge (il date de 73) avec un Harvey Keitel assez jeunot (qui en fait des tonnes dans le registre Actor's studio/ Sarah Bernardt) dans le rôle de Romain Duris et la soeur de Mia Farrow dans le rôle de sa copine, et plein de gangsters et de mafieux scorsésiens, dans une histoire qui ne me passionne pas (mais j'apprend plus tard que le film d'Audiard figure au programme du bac, c'est pour ça que)

16h
LA JETEE

http://editionsblabla.fr/blog/public/LaJetee_ChrisMarker.jpg
Retour dans la même salle re-pleine des mêmes jeunots pour ce programme double. C'est bien de voir La jetée sur gand écran, je n'ai pas l'habitude (c'est peut-être même la première fois, non ?) pour ce roman-photo SF en noir et blanc qui en a inspiré pas d'autres par la suite, non ? et dont juste, peut-être la musqiue a un poil vieilli (c'est une musique, je ne saurais pas mieux dire, qui fait "nouveau roman"...)
OUTTAKES FROM THE LIFE OF A HAPPY MAN
Je reste pour le deuxième film (contrairement à la moitié des jeunots qui ont quitté la salle) un peu par curiosité, et aussi par fainéantise, pour le film de Jonas Mekas (le "pape de l'underground" si j'ai bien entendu la présentatrice) qui est un genre de journal filmé où pour nous expliquer combien il a été heureux et combien il continue à l'être, mekas a recyclé des tonnes et des tonnes de bouts de pellicules non utilisées pour ses films précédents. "Images, images" certes, mais "longuettes longuettes" aussi, surtout sur la fin

18h
LA FILLE ET LE FLEUVE

https://etu.univ-poitiers.fr/images/medias/photo/lafilleetlefleuve_1400489710639-jpg
Je vais donc voir le film d'Aurélia Georges parce qu'elle est là, et que mes amis présents la connaissent et l'apprécient. C'est son deuxième long-métrage après L'homme qui marche (que nous avons passé mais que je n'ai pas vu) qui a été rangé dans la section Voyage dans le temps suivant un argumentaire un peu tarabiscoté. Un joli film, l'histoire d'Orphée ou presque, avec de l'amour et de l'eau et des ponts, et de la jolie musique (qui fera l'objet d'une master-class qui succèdera au film, en présence de la réalisatrice et du compositeur -et d'un plaisant jeune homme qui anime la discussion-.

20h30
OKRAINA (LE FAUBOURG)

http://explore.bfi.org.uk/sites/explore.bfi.org.uk/files/image/outskirts-bfi-00m-ubr.jpg
Là-aussi j'ai hésité. Le jazz ne me tentait pas, la compèt' avait déjà commencé, je me suis donc glissé dans la file d'attente pour ce film de l'ami BB (Barnet Boris) dans la section 14-18, et j'ai bien fait parce que j'ai beaucoup aimé ça, retrouvant avec plaisir dans ce film ce qui m'avait déjà enchanté dans La jeune fille au carton à chapeau : l'humour, le peuple, l'attention aux personnages, le sens du détail, et... la modernité (n'ayons pas peur du mot, car il est mérité!). Quand la "propagande" dit qu'il faut s'aimer entre camarades, et qu'un soldat, même ennemi, c'est avant un ouvrier et que c'est pour ça qu'il faut l'aimer, je ne peux qu'être sensible à ce genre de discours!

je retrouve à la sortie mes partenaires un peu inquiets car ils ne m'ont pas trouvé dans la salle de la compét' à laquelle ils pensaient que j'allais assister, Hervé m'a même laissé un message (que je n'aurai que le lendemain), c'est dire!

 

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lundi 1 décembre 2014

caldavun : décembre

la nuit tombe tôt en décembre oui à dix-sept heures et quelques il fait déjà nuit noire tandis qu'on sort du grand magasin (on cherchait un manteau) pour aller retrouver sa voiture sur le parking obscur oui on est saisi par un genre de bruine froide et insidieuse désagréable  qui nimbe pourtant assez joliment les choses, et transfigure, les camions sur la voie express et surtout la lumière des réverbères qui fait aussitôt penser  à l'affiche de L'exorciste et à la petite musique de Mike Oldfield qui va si bien avec à ce moment-là pourtant on écoute Brainy de The National dans la voiture dont les essuie-glaces grincent désagréablement sur le pare-brise à cause de pas assez de liquide sous le caoutchouc des balais en train de râper (on aurait du les changer depuis longtemps) on roule assez paisible dans des rues plutôt vides obscures partout cette bruinasse désespérante et pour en rajouter dans le pathétique au moment où on sort de la voiture en rassemblant ses emplettes un genre de hibou hulule dans les arbres très noirs derrière chez le voisin juste une fois juste au moment où on sortait comme un signal convenu comme pour dire oui aujourd'hui c'est le premier soir de décembre pense bien à commencer ton calendrier d'avent

bleu mystérieux

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entrevu deux

lundi 24 novembre : relâche
Je ne vais pas à Belfort, il faut que je défasse mon sac parisien, lessive, courses etc. et tout ce qu'il faut faire d'autre quand on rentre de voyage. J'en profite pour étudier le catalogue du festival pour tenter d'établir un programme journalier, ce qui n'est pas évident vu l'offre "pléthorique"...

mardi 25 novembre : Rencontres régionales
Je viens en train de bonne heure avec Claude et Dominique B.
Je retrouve au cinéma Dominique V., en mission pour la journée, et Jean-luc, qui vient d'arriver
9h :

http://www.cinemed.tm.fr/film/images/R25774.JPG

rencontre avec Claude Duty, qui nous présente quelques-uns de ses courts-métrages, depuis la pellicule grattée des tout débuts jusqu'à son dernier, La peinture à l'huile, avec des vrais gens dedans. C'est toujours intéressant quand le réalisateur est là pour parler de son travail, de ses intentions. Claude Duty est très bien, il est drôle...

(repas collectif au restau juste à côté)

14h30 : CAVALIER EXPRESS

Cavalier Express : Affiche
Un programme de huit courts-métrages d'Alain Cavalier, choisis et ordonnés par lui-même. trois de ses "portraits de travailleuses" (au début, au milieu à la fin) et d'autres films montrant différentes facettes -directions- du travail du réalisateur (le délicieux J'attends Joël, notamment). Excellent programme (je m'enhardis même jusqu'à poser une question, si si!)

puis nous quittons les Rencontres pour rejoindre la Compétition officielle
17h :
ARCHIPELS, GRANITES DENUDES (CM)
Un film grec d'une demoiselle (qui vient nous le présenter) genre film de fin d'études, sympathique mais un peu brouillon, qui commence très très bien mais se perd ensuite un peu en route
O QUE VAI AO LUME?
Un film réalisé au portugal par un français, qui vient nous le présenter en disant qu'il "a créé un personnage de toutes pièces, et qu'il a demandé aux différentes personnes intervenant dans le film d'inventer leurs rapports avec ledit personnage imaginaire" ce qui est pour le moins maladroit, mais surtout très dommage car ça vous gâche le plaisir. Du coup, je décroche assez vite, je trouve la voix-off plate et pompeuse, mais en même temps je suis malheureux pour le réalisateur qui est dans la salle (de nombreux spectateurs ont successivement quitté le navire)
20h :
WALLENHURST
Un film dont on se demande au départ s'il était documentaire ou fictionnel, sur un groupe de jeunes allemands, qui est le premier CM en compétition que j'ai vraiment aimé (bien qu'Hervé le trouve "un peu lisse" et il n'a certainement pas tort). Des jeunes gens observés un peu à distance, avec beaucoup de références au travail, puis à ce qui lui succède, ou l'environne (les loisirs, la famille) mais du cinéma solide.
FARDA


Premier vrai bonheur en compétition, un film fantastique iranien, ce qui n'est pas a priori si courant, avec plusieurs personnages qui vont se croiser et re (le film est une succession de boucles temporelles) : une mère et sa fille en panne au bord de la route, un bandit en fuite, un médecin malade, un bûcheron inquiétant, projetés dans quelques lieux : une route, une forêt, une jetée, une cabane la nuit, l'intérieur de quelques véhicules), en une dentelle fictionnelle un peu complexe au départ mais délicieusement addictive (et intelligemment confectionnée). Du vrai plaisir de cinéma.

et encore une journée terminée, et je rentre avec Hervé (les dames ont repris le train plus tôt dans la journée)

 

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dimanche 30 novembre 2014

entrevu...

Arrivé à la gare ce dimanche 23 à 11h07 (de retour de Paris) et reparti à 12h45 direction Belfort et son délicieux festival Entrevues

http://www.festival-entrevues.com/sites/all/themes/belfort/logo@2x.png

(dont le logo et la charte graphique - très très réussis- ont été élaborés par Thomas Huot-Marchand, que j'eus le plaisir d'avoir brièvement comme prof lors de mon passage aux Bozarts, c'est lui qui disait "Tout ce que vous ne choisissez pas, vous le subissez..." et il avait bien raison!)

dimanche 23 novembre
Récupéré mon accréditation à l'accueil, (merci Sacha) et nous démarrons (Claude, Dominique et Hervé et je) cette première journée -que nous ferons, peut-être pour la seule fois- tous ensemble :

14h30
A TALE (CM)
Une dame (la réalisatrice) dont on n'entend que la voix,raconte une histoire qui lui est arrivée à un groupe de jeunes gens dont on ne voit que les visages, et les réactions qu'elle produit sur cet auditoire. Sympathique
THE MEND
Une histoire confuse entre deux frères, un que sa copine vient de quitter et l'autre qui est sujet à de fréquentes crises de violence et vient squatter l'appart du frère parti en vacances avec sa dulcinée mais rentré sans. Plein de bruit et de fureur, d'agitation plus précisément. Tonitruant et énervant.

17h
ZLAKONI (CM)
Quinze minutes sur la vie d'un adolescent androgyne qui s'ennuie, en été, au Montenegro. Très cinématographique (composition, cadrage) mais peut-être un peu mince.
UND IN DER MITTE DA SIND WIR
Un documentaire intéressant et bien fichu mais un peu longuet sur des adolescents autrichiens, leur quotidien, mais aussi leur rapport avec le passé, (surtout avec la deuxième Guerre Mondiale, les camps d'extermination) et la façon dont on se construit à cet âge une identité (devenir punk après avoir fricoté avec l'extrême-droite)

20h30
LE VIEILLARD DU RESTELO
Une séance pour Hervé part one : le dernier film d'Oliveira, ving minutes hyper érudites où le vieux Maître fait converser quatre personnages en costume (dont trois viendront s'asseoir sur un banc mais pas le quatrième) de l'Histoire littéraire Portugaise ou pas. je ne suis même pas capable de les citer tous les quatre...
KOMMUNISTEN
Une séance pour Hervé part two : le tout dernier film de Jean-Marie Straub (La guerre d'Algérie, 6') et l'avant-dernier, un réarrangement de blocs constitués par des extraits de ses films précédents. Du cinéma qui a ravi Hervé mais qui ne me convient pas (ni à Claude non plus d'ailleurs). Jouissif pour certains, insupportable pour d'autres.

Fin du premier jour, nous remontons dans la voiture pour Vesoul, vingt-deux heures et quelques, je sais que pour demain il ne faudra pas que j'oublie d'apporter un sandwich - car la restauration sur place (au "bar") est tout de même très onéreuse : huit euros pour une ardoise gourmande servie avec désinvolture et même pas une serviette en papier pour s'essuyer les doigts, ça ne sera pas tous les jours-, heureusement il ne neige pas (ceci sera une plaisanterie récurrente au cours de la semaine)

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lundi 24 novembre 2014

paris novembre two

mardi 18

8) TIENS-TOI DROITE **
(Proj de presse)
Dans la salle, Roselyne Bachelot (derrière) et Audrey Pulvar (à ma gauche) pour un film moyennement enthousiasmant (pourtant j'adore Noémie Lvovsky, Marina Foïs, Michael Abiteboul -vous allez finir par vous y habituer- et Jonathan Zaccaï, les acteurs ne sont pas en cause), parce que trop brouillon (très difficile d'y rentrer) et confus : trois statuts de femmes (j'ai oublié de citer Laura Smet), archétypes singuliers au départ qui s'unissent un peu confusément in fine dans  une histoire de "poupée pas blonde pas à gros seins". Quelques détails plutôt embarrassants (à propos des gamines notamment). J'avais beaucoup plus aimé son précédent Pourquoi tu pleures ?



9) QUI VIVE ***
(MK2 Hautefeuille)
Le sujet ne m'attirait pas particulièrement, mais Reda K et Adèle E, c'était alléchant. Si Reda est de presque tous les plans, Adèle est un poil sous-employée, et c'est bien dommage. Un film "sociétal", (la banlieue, les djeunz qui zonent et foutent le bordel, les trucs tombés du camion, les embrouilles) le portrait juste dun homme juste et de son combat pour s'en sortir (les états d'âme du vigile)...La dernière scène (la reconstitution) est magnifiqueet fait venir les larmes aux yeux.



10) WHITE GOD **
(avant-première UGC Les Halles) 
La dernière fois que je vais à une avant-première là, à 20h30 (salle archi-bondée, chauffage à fond, voisin qui tousse, impossible de bouger les jambes) pour un film hongrois pas mal mais bon. Un peu schématique et prévisible (mais comment s'appelle donc ce film de Samuel Fuller d'après Romain Gary ?) un film qui montre les dents (mais le réalisateur dit que c'est pour jouer) et aussi comment l'amour peut venir à bout de la rage, (et la trompette des aboiements) avec une ultime scène impressionnante (imettant en scène 300 chiens ou presque...)

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mercredi 19

11) ET MAINTENANT ? ****
(MK2 Beaubourg)
Un grand bonheur en portugais, de 2h45. Une ample et précieuse chronique autobiographique (le réalisateur est malade du SIDA depuis une dizaine d'années et nous évoque ses thérapies successives, mais pas que du tout.) La maladie, le Portugal, l'amour (Il a aussi un mari, magnifique barbu qui "a dû troquer le heavy metal contre la fanfare des pompiers"), le travail aussi (il a fait le son dans les films des autres, qu'il évoque, Ruiz, Monteiro), il nous  parle de tout ça, et de plein d'autres choses encore. Un film gourmand, gourmand de la vie, de la mémoire, de l'amour, du cinéma... Magnifique.

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12) EDEN *
(UGC Les Halles)
Je suis sorti avant la fin tellement ça m'a inintéressé. Pourtant Vincent Macaigne (mais sans barbe, ce qui était déjà mauvais signe). Chronique-hommage à la scène (et un groupe de) garage music, dans les années 90/00. Vie nocturne, clubs, défonce, et musique, bien sur. (c'est d'ailleurs lors de ces scènes là que lles gens sortaient...)

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jeudi 20

13) LES OPPORTUNISTES***
(UGC Les Halles)
Un film à la structure comme j'aime : la même histoire racontée trois fois de suite en suivant trois personnages différents. En plus en italien, et avec Valeria Bruni-Tedeschi en Carla (!) grande-bourgeoise dont la vie est soudain déstabilisée par une série d'évènements fâcheux. Il est beaucoup question d'argent (un peu d'amour aussi quand même) et le ton du film est délicieusement cruel. le titre italien évoque Le capital humain, et l'explicite dans l'épilogue. Efficace et plaisant.


14) '71 ***
(UGC Les Halles)
Plus qu'un film politique, un thriller (un soldat, une nuit, Belfast, des catholiques en colère, des protestants en colère, des cathos qui se déguisent en protestants, des protestants qui défendent des catholiques, et l'armée qui sème sa zone, et attise encore plus les pulsions des belligérents, au bout d'un moment on on ne sait plus trop qui est pour ou contre qui, on ne peut que continuer à courir dans la nuit aux basques de ce soldat (qui va vraiment de Charybde en Scylla),  on est jusqu'au bout tenu en haleine par ce baptême du feu mené tambour battant. on n'a qu'une hâte, que le soleil se lève. Haletant.

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15) PRAIA DO FUTURO ***
(Proj de presse)
Un beau film germano-brésilien : les amours d'un maître-nageur (chef des pompiers) brésilien et d'un moto-crosseur germain : en trois chapitres aux titres poétiques. Avec l'intervention du petit frère du maître-nageur. plage ici et plage là-bas (rien à voir). On passe des vagues idyllique aux frimas berlinois (la coproduction est scrupuleusement respectée), la mise en scène assure, le son est (au début et à la fin) poussé au maximum, dans une volonté délibérée d'en mettre plein les oreilles, mais c'est plutôt jouissif. Un beau triangle viril.

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vendredi 21

16) FELICIDAD ***
(Luminor)
Premier film argentin de la journée (sans Ricardo Darin!) Une histoire d'amitié entre deux associés (sous-texte gay, yes), amis d'enfance, dont l'un disparaît tout à coup, et où le "restant" va se mettre à enquêter en compagnie de la femme du disparu (qui souhaiterait le remplacer), avec l'aide d'un gastronome amateur de nourriture arménienne... Cherchez la femme... Plutôt très agréable, mais avec hélas une scène (et une musique)  finale(s) bien trop violonneuse et longuette (et attendue)...

17) CAÑADA MORRISON ***
(Luminor)
Deuxième argentin (toujours sans Darin) : une fillette s'obstine à vouloir retrouver son père dont elle ne connaît même pas le prénom, à partir d'une plaque métallique rouillée trouvée sur une antenne. Roadmovie en zone assez inhospitalière (qu'est-ce qu'on a l'air de se peler!) avec cette gamine au début assez énervante, mais qui s'adoucit et s'assouplit au fur et à mesure de sa quête (elle est accompagnée de son institutrice) Des rencontres, des surprises, des kilomètres, de l'émotion, contrat rempli.

18) HISTORIA DEL MIEDO ****
(L'Archipel)
Troisième argentin d'affilée (oui oui toujours sans RD) et, dès le départ, on déguste, on savoure, on jubile -un moment sublime dans un fast-food qui m'a fait venir les larmes aux yeux (le jeune homme qui danse)- Un film au départ en fragments, qui pourrait évoquer Les bruits de Recife, un film qui porte bien son titre, sur toutes les différentes formes de peurs qu'on peut ressentir, avec une longue scène finale très réussie dans le noir, où les choses se nouent (se dénouent) et une conclusion peut-être pas tout à fait à la hauteur...

19) FILS DE **
(Luminor)
HPG, où le cinéma prêche le vrai (faux) pour savoir le faux (vrai), Faux rapports, faux tournage, faux sperme, et vrais doutes, vraies interrogations. Brouillon, frondeur, rebelle,  et finalement contre mauvaise fortune bon coeur. Du cinéma "à côté" avec quand même un côté, justement, "ma petite entreprise (auto- comme dans autoportrait mais aussi auto-analyse). Où il serait qaustion de vanité (dans tous les sens du terme).

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samedi 22

20) CANAILLES CONNECTION ***
(Reflet Médicis)
Malgré son titre nunuche (et pas vendeur il faut bien le reconnaître) j'avais envie de le voir, parce que c'est israélien, une comédie de surcroît, et de plus une histoire de hold-up foireux perpétré par une bande de papys cacochymes avec déambulateurs, pacemakers, et tout l'équipement ad hoc, menés par un gamin surdoué (qui se fait persécuter par ses copains d'école)... C'est drôle, c'est tendre, et ça fonctionne!

21) TRAINS ETROITEMENT SURVEILLES ****
(Reflet Médicis)
Je ne connaissais que le titre du bouquin de Hrabal (une nouvelle, en fait) et la resortie en copie neuve et restaurée a fait le reste : un noir et blanc magnifique pour un film très... tchèque, dans une gare où le chef élève des pigeons, le sous-chef tamponne les fesses des jeunes filles et le stagiaire (c'est lui le héros) aimerait que son flambeau viril "ne soit pas fripé comme une fleur de lys" quand il en a besoin (il est puceau). C'est de l'humour plutôt noir (et blanc) puisque tout ça se passe pendant la deuxième guerre mondiale. Une excellente découverte.Hautement recommandé.

Trains étroitement surveillés : Affiche


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samedi 22 novembre 2014

from paris november

samedi 15

1) DER SAMURAI **
(Marais Festival)
Est-ce raisonnable d'aller voir un film juste parce qu'on a lu dans la critique de Libé qu'il se terminait par une superbe érection ? L'érection est belle (et bien là), mais elle dote un personnage qui aura traversé la nuit (tout le film) en robe longue blanche et katana à la main, décapitant joyeusement tout ceux qui s'en approchent, et qu'on retrouve finalement - au petit matin- à poil, à quatre pattes, en train de bouffer de la viande crue destinée au loup... Réponse : non. (Pourtant le réalisateur en était extrêmement mimi).

Der Samurai : Affiche

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dimanche 16

2) LAST SUMMER ***
(Marais Festival)
Une jolie chronique estivale dans le midwest américain (et les années 70) entre deux (jeunes) amants qui vont être séparés à la rentrée car l'un part en fac et l'autre redouble... Le dernier été, l'été dernier, "J'aurais aimé que tu me demandes de rester". Précis, attentif, avec un travail minutieux sur l'image et le son. Pas que des roucoulades, donc, ni des geigneries. Et c'est encore une fois l'été, comme dirait Brigitte Fontaine. Un joli film sensible (comme photosensible).

Last Summer : Affiche

 

3) LOVE IS STRANGE ***
(UGC Les Halles)
Encore une histoire de couple gay, sauf qu'ils ont 70 ans et habitent à Manhattan, et que l'un d'eux est joué par John Lithgow qui a été méchant et/ou tueur dans trois films de Brian de Palma. Là il est tout gentil, et malheureux, parce qu'à cause de son récent mariage avec son compagnon de 30 ans, voilà l'ami en question viré de son boulot chez les curetons, et donc obligation de revendre le bel appart et de loger séparément en attendant des jours meilleurs... Emouvant, bien fait, juste, inattaquable.


Love is Strange : Affiche


4) UNE NOUVELLE AMIE **
(MK2 Beaubourg)
Demoustier émoustille mais Duris me laisse de glace (tandis que Raphael tient bien son Personnaz). Je n'avais pas vraiment prévu d'y aller mais il pleuvait et j'avais un trou (dans mon emploi du temps). Le battage éhonté autour de la performance de Romain D. a nui à l'intérêt porté au film. Je n'ai pas trop compris où Ozonchounet voulait en venir, en tout cas, tout ça ne m'a pas véritablement intéressé. 

Une nouvelle amie : Affiche

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lundi 17

5) INTERSTELLAR ****
(UGC Les Halles)
Je ne m'attendais pas à ça, mais j'ai adoré ces presque trois heures très ricaines de SF qui m'ont ravi. Du Spectacle (avec un grand S) sur un écran gigantesque, encore mieux, avec des thèmes pas nouveaux nouveaux mais qui m'ont rappelé ma jeunesse de lecteur assidu de SF : extinction de la race humaine, voyage intergalactique, univers parallèles, paradoxes spatio-temporels (j'avais vu venir le coup gros come une maison hihihi) Mc Conaughey est un beau héros et Matt Damon un beau salopard... et, y a pas à dire mais c'est vraiment filmé avec des grôôôs moyens. Plein la vue.

 

Interstellar : Affiche



6) A DEMI MOTS ****
(Marais Festival)
Un autre film allemand, mais, à l'opposé du Samuraï. Attachante chronique d'une rencontre qui prend son temps, capte avec attention (et quasi en temps réel) les hésitations de ces deux mecs pour leur première fois. Attendrissant parce que très juste. Plans-séquences qui prennent leur temps, parole rare, et surtout les tâtonnements, pas de côté, et volte-faces de nos deux héros. Les mains qui se frôlent par hasard, les tartines de nutella, le concerto de guitare désaccordée, les maladresses, oh que c'est plaisant ces désarrois adolescents...

http://fr.web.img1.acsta.net/pictures/210/078/21007851_2013101712481468.jpg

7) THE NORMAL HEART **
(Marais Festival)
3 fois 52' HBO mises bout à bout pour faire un film qui raconte les débuts du SIDA aux USA. Formaté, quand même (en plus j'avais très faim et très envie de faire pipi) et vu dans une salle archicomble (la séance de clôture était offerte par les organisateurs, donc ça s'est furieusement bousculé au portillon... trouvé un peu le temps long la dernière heure... (oh mon dieu -je viens de récupérer l'affiche - je n'avais pas une seule seconde reconnu mon Mark Ruffalo chéri-chéri (je me disais bien que son visage m'évoquait quelque chose de plaisant) alors que Julia Robert, si si!)

The Normal Heart : Affiche

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vendredi 21 novembre 2014

viewmaster

HAWAII
de Marco Berger

C'est dommage, on ne pourra pas le passer dans notre prochaine semaine latino, ce troisième long-métrage de Marco Berger dont j'ai découvert, en cherchant sa trace (je savais qu'il y avait eu un tournage, financé en partie grâce au crowfunding) et sa date éventuelle de sortie, qu'il l'était déjà, au mois de mars, sorti, et directement en vidéo.
C'est dommage, mais je ne sais pas si ça aurait intéressé beaucoup d'autre monde que moi... J'avais adoré (et j'adore toujours) son premier, Plan B, j'avais été un peu moins enthousiasmé par le second, Absent, surtout à cause d'une musique pas vraiment adaptée, et me voilà tout à fait ravi par ce Hawaii, on l'on retrouve d'ailleurs le fort mimi Manuel Vignau, qu'on avait découvert dans Plan B ( qui a un peu changé depuis mais a gardé le même sourire craquant).
Ici, pas  besoin d'argument scénaristique un peu trop tordu comme dans Plan B (ou un mec décidait de draguer "pour de rire" le nouveau copain de son ex-copine et finissait par en tomber amoureux)  ni de prétexte pour mettre en jeu (c'est toujours la même chose, et c'est sans doute ce qui m'enchante) les hésitations et les atermoiements de deux mecs qui tomberont finalement dans les bras l'un de l'autre. Dans le premier il s'agissait d'hétéros flexibles (jeunes gens chevelus et barbus avec des t-shirts de foot), ici on apprend, au milieu du film, qu'il y a un hétéro et un gay. Mais le résultat est le même. Deux hommes et le désir.
Marco Berger filme amoureusement le corps de ces hommes, avec une sensualité attentive, attentionnée, qui nous en montre un peu sans jamais ou presque dévoiler l'essentiel. Rien de pornographique, que de l'affectif. Du suggéré, des effleurements, des regards, des tentatives. Des hésitations.
Et on se laisse aller à cette douceur, à cette langueur, qui nimbent le duo d'Hawaii (il n'y a d'ailleurs pratiquement pas d'autres personnages que ces deux gaillards mal rasés qui se tournent autour avec des pudeurs et des effarouchements de demoiselles sans que ce soit jamais ridicule ou forcé.). Avec beaucoup de regards en coin ou indirects sur l'objet de leur affection. De toute leur attention.
Oui, vraiment, j'adore ça (et j'ai même acheté le dvd sur amaz*n, et je n'ai pas pu attendre, et l'ai  visionné avec gourmandise le soir même.) C'est délicieux ce pas de deux, entre irréaliste et idéaliste peut-être, mais, vraiment, avec moi en tout cas, ça marche à tous les coups. Marco Berger regarde ces hommes (ses hommes) exactement comme j'aime le faire. Sous des dehors velus et sexy, battent aussi des petits coeurs sensibles et palpitants. Comme quoi le macho argentin moyen pourrait avoir à l'occasion des joues roses de midinette (c'est pour ça qu'il se laisse pousser la barbe, pour qu'on ne puisse pas le voir au premier coup d'oeil...)
Les scènes de lit de Plan B étaient délicieusement troublantes (jeunes gens en slip dormant dans le même lit en tout bien tout honneur huhu), et c'est comme si Marco Berger avait agrandi ça à l'échelle du film entier. Comme dans le film Le cousin du programme Sexual tension : volatil (en ai-je parlé ici déjà ?). Il n'est peut-être bon qu'à (il n'a peut-être envie que de) raconter ça, mais qu'est-ce qu'il le fait bien!  Comme ici, élégamment, tendrement, solairement, sans le côté doloriste et la boursouflure musicale de Absent. Oooh jeunes gens en sous-vêtements, prenez le temps, prenez tout votre temps, de vous montrer et de vous regarder, de vous entredésirer...
Avec, comme d'habitude, la référence à l'enfance, à l'innocence de, aux souvenirs, à la mémoire, au temps qui passe... (soupir) Una vez mas, Marco!

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l'affiche

21038870_20130911161819244
l'ambiance


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vendredi 14 novembre 2014

C'est Rocco mon pitbull...

QUAND VIENT LA NUIT
de Michael R. Roskam

Pour le titre désolé, ça a été plus fort que moi, rapport à une chanson d'Oldelaf qui me tourne dans la tête, mais où le pitbull s'appelle Raoul... en plus, celui du film y a une importance certaine (même si c'est juste un bébé) et donc on va dire que ça le fait... Le film, j'en avais envie surtout parce que James Gandolfini (qui dans une autre vie télévisuelle s'appela Tony Soprano) et aussi, pourquoi pas Noomi Rapace (Millenium 1) et Matthias Schoenaerts (Bullhead) mais aussi, après coup, Tom Hardy (je ne le connaissais pas avant, puisqu'il n'a joué que dans des films que je n'ai pas vus), dans le rôle principal, idéalement atone.
La bande-annonce en semblait attractive, polar nocturne, atmosphère, Brooklyn, old school, ombre tutélaire James Gray, allons-y donc, d'autant plus quand Dominique m'apprit que c'était adapté de Dennis Lehane (mais de quel roman donc, me suis-je longtemps demandé, avant d'apprendre, à la sortie, qu'il s'agissait d'une nouvelle). C'est le genre de film dit en pelures d'oignon, où , après un départ relativement simple et carré : tac tac tac un personnage deux personnages trois personnages, un bar, un bébé chien, et hop!, il va vite s'avérer que les choses ne sont pas du tout aussi simples qu'il semblerait,  et on commence à ôter les épidermes les uns après les autres, disons qu'ils s'effeuillent tout seuls au fur et à mesure qu'on en apprend de belles sur chacun , que personne n'est vraiment tout à fait celui qu'il/elle veut bien paraître, que les choses s'enveniment, que les menaces et/ou leur mise à exécution se succèdent, et qu'on en arrive à craindre, dès qu'on voit un personnage, de quel côté il va bien pouvoir s'en prendre une (ou à qui il va bien pouvoir en coller une, c'est donnant-donnant).
Une histoire d'hommes, essentiellement, qui aurait presque -je dis bien presque- pu tenir debout sans le personnage de Nadia (mais à ce compte-là, idiot que je suis, on pouvait aussi enlever le chien, non ? Et puis tous les personnages, un par un,  tant qu'on y est, non ? bon bon je retire ça.) C'est vrai qu'il est de tradition, dans les films de mauvais garçons, d'avoir une chouette pépée, à jambes interminables et à fume-cigarette langoureux, quelques grammes de rimmel, ou de carmin, dans ce monde de brutes... Là ça n'est pas tout à fait ça, (Noomichounette  joue, contrairement à ses habitudes, une demoiselle fragile et tremblante) mais ça nous ferait presque lorgner le thriller velu vers la bluette rafraîchissante, l'idylle roucoulante, la love story brooklynante. presque, je dis bien.
J'ai déjà dit que j'étais bon public, et ça s'est encore vérifié : là, il s'agissait être stressé, et  bingo! c'est bien dans cet état que j'ai vu le film : un certaine tension, les poings serrés, le souffle court (je ne suis pas seulement bon public, je suis aussi très imagé) on n'y a pas souvent l'occasion de le reprendre (son souffle)..
Cette histoire d'argent sale blanchi dans les bars, de bébé-chien tabassé, de jeune fille instable, de petit ami encore plus instable juste sorti d'hosto psy, de mafieux tchétchènes qui clouent les jambes, de hold-up foireux, de billets sanglants, on sait bien depuis le départ, que ça ne peut que mal se terminer (voire très mal ou même très très mal), mais le réalisateur parvient tout de même à nous surprendre en bouclant le tout d'une façon à laquelle on n'aurait pas forcément pensé. Et en rajoutant hop! une louche dans notre stupéfaction de spectateur. Ca finit, en plus,  d'une façon délicieusement amorale (je ne vous dis pas pour qui...) donc, le contrat est rempli. Sauf que le tout dernier plan n'était peut-être pas tout à fait indispensable, un peu comme si on avait ajouté in extremis un joli ruban autour de disons un fusil à pompe...

159059
l'affiche américaine

325476
... et la française
(le titre n'est pas terrible)

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