vendredi 7 septembre 2018

tous les garçons et les filles de mon âge...

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CONTES DE JUILLET
de Guillaume Brac

Délicieux (avec un s après le x). C'est bien le terme qui convient à ces deux courts-métrages réunis dans un à peine long-métrage (1h10). Le titre est comme un clin d'oeil au Conte d'été de Tonton Rohmer et le contenu (et la forme) m'ont évoqué Quatre aventures de Reinette Et Mirabelle du même (ah, toute ma jeunesse... je me souviens que j'avais écrit un truc qui parlait de pieds nus dans la rosée et d'orteils roses comme des petits radis...). Deux histoires estivales : L'amie du dimanche (Prix jean Vigo) où deux copines vont passer la journée à la base nautique de Cergy-Pontoise (la même qu'on découvre avec ravissement dans L'île au trésor, du même Guillaume Brac, vu dans le bôô cinéma la semaine dernière) et Hanne et la fête nationale, où une jeune norvégienne visite Paris le jour du 14 juillet...
Deux chroniques qu'on pourrait qualifier "de marivaudage" (dans le premier film, les deux copines, très différentes, rencontrent chacune un garçon, chacune à sa façon, dans le second, ça marivaudera à cinq personnages, deux filles et trois garçons, et autant de nationalités -et d'identités) toutes en douceur, en fraîcheur, et en simplicité. Incarnés par de jeunes comédiens, (chacun(e) porte le prénom de l'actrice/teur qui l'incarne), les personnages évoluent (ou plutôt volettent, il y aurait là-dedans  la légèreté la grâce et l'indécision des papillons) dans des récits élaborés à partir d'ateliers d'improvisations.
Et c'est passionnant. Histoires de filles et de garçons, de corps et de mots, où parfois les sentiments vont plus vite que les corps, et parfois c'est l'inverse. D'amour courtois où ça banderait pourtant quelquefois dans les shorts... Où on tourne autour du désir (cet obscur objet...) sans en être très sûr(e), où le chemin affectif pour aller d'un point a à un point b n'est pas forcément le plus simple ni le plus direct.  Les égarements du coeur et du corps. Dans une forme apparemment très simple Guillaume Brac met en place (et raconte) bien plus de choses qu'il n'en a l'air (avec la complicité de ses jeunes personnages).
Et on sort de là ravi.
C'est magnifique. Absolument.

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jeudi 6 septembre 2018

si tu vas à riom... 2

(version appareil-photo)
le jour de la fête

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mercredi 5 septembre 2018

dans la boue

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UNE PLUIE SANS FIN
de Dong Yue

Un film magnifique. Désespérément magnifique. On le sait bien, grâce au cinéma, que la vie en Chine n'est pas rose tous les jours (euphémisme). On avait déjà le très cher Jia Zhang Ke qui vient régulièrement nous en donner des nouvelles (et il est un de mes réalisateurs chéris chéris). La misère la crasse la violence. Et voici qu'un nouveau venu met la barre encore plus haut. Plastiquement c'est somptueux (la Chine se prête admirablement aux scènes collectives -ici un bal puis une salle de congrès dans une usine-), le réalisateur a enchassé tout son film dans une gamme chromatique aussi tristounette qu'oppressante (et là encore une fois la Chine s'y prête merveilleusement).
Un film où il pleut quasiment tout le temps, excepté à la fin où il se met à neiger (ne hurlez pas, je n'ai rien spoilé du tout). Un film où on suit le même héros pendant dix ans (on commence aujourd'hui, on repart en arrière pour un très long flash-back, et on revient à l'aujourd'hui initial du film, pour un épilogue qu'on peut qualifier d'intense.)
Le héros, au début du film, se présente à une employée pénitentiaire comme "Yu comme vestige, Guo comme nation et Wei comme glorieux". Il s'occupe de la sécurité dans une usine où ont été commis plusieurs meurtres de prostituées, et sa réputation d'"oeil" le pousse à mener sa propre enquête.
Les critiques ont a plusieurs reprises (et ils n'ont pas sur le fond véritablement tort) furieusement ding-ding-dongué à propos de Memories of Murder (le magnifique film de Bong Joon-Ho, dont j'avoue ne toujours pas avoir compris la fin...) allant de la référence au -carrément- plagiat (pour le monsieur du Fig qui mériterait une bonne fessée, comme, d'ailleurs, celui de Libé mais bon passons). Oui, bon, et alors ? Et on peut parler de Black ice, oui, et De Jia-Zang Ké aussi (moi-même je ne m'en suis pas privé), et allons-y carrément, oui on peut parler d'Hitchcock, et, tiens, moi je rajouterais même un doigt de David Lynch, si si...
Tout ça pour dire qu'au milieu de tout ce beau monde, Dong Yue, le réalisateur, est parfaitement à sa place.
Et surtout pas en tant que plagiaire.
Moi, je vous le redis, j'ai carrément adoré tout ça, l'extrême cohérence du désarroi qui cimente (opacifie) toute cette histoire. Avec ses soudains embrasements furieusement romantiques (ou épouvantablement violents c'est selon) qui nous maintiennent vissés scotchés cloués à nos fauteuils, avec nos capuches baissées, en train de courir aux basques de Yu Guowei, lui même courant derrière son rêve (ou son cauchemar plutôt)... Avec cettte hétérogénéité, cette façon de mélanger les styles -ou plutôt de passer de l'un à l'autre  (qui a re-fait ding-donguer certains critiques) : le polar, la chronique sociétale, le thriller, l'histoire d'amour, le film d'horreur, au final n étages d'un même échafaudage narratif.
Un film très graphique (l'affiche en donne une petite idée), un héros attachant (même si parfois effrayant), un criminel mystérieux, une histoire retorse... Oui, je me suis régalé...

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mardi 4 septembre 2018

la piscine

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PAUL SANCHEZ EST DE RETOUR!
de Patricia Mazuy

On hésitait, on tergiversait, on n'y croyait pas trop, on tournait autour du pot... De Patricia Mazuy on se souvenait d'un emballant Peaux de vaches intiial, puis d'une carrière consécutive un peu en pointillés. Celui-ci, avec Laurent-Laffite-de-la-Comédie-Française en tête d'affiche semblait peut-être plus attractif. Donc on l'a programmé. Et j'y suis allé.
Et bon j'en suis ressorti quand même un peu dubitatif, un peu bof bof.
En plus, comme je n'ai rien écrit tout de suite me voilà fort dépourvu (une semaine a passé) et je n'ai plus grand-chose à en dire.
Il est question d'un mec qui a tué sa famille et disparu depuis dix ans et qui soudain refait surface et le fait savoir au journaliste qui est aussi le narrateur du film (qui espère en faire le scoop de sa vie qui va faire décoller sa carrière), mais se retrouve (le criminel) dans le collimateur d'une jeune fliquette bien résolue à mener l'enquête et à résoudre l'affaire toute seule comme une grande (en rêvant elle aussi de faire décoller sa carrière ?) et qui va prendre les choses en main.
Ca commence plutôt pas mal (l'exposition de chacun des personnages) mais ça se gâte un peu lorsque le scénario se met à utiliser des ficelles cousues de fil blanc et des coïncidences grosses comme une maison (la fliquette fait son jogging sur le chemin où, justement, le fugitif a caché -ah ah- son véhicule, par exemple).
Et plus ça avance et plus ça devient quasiment du grand n'importe quoi.
Laurent Lafitte de la Comédie Française est plutôt bien dans son rôle d'homme fatigué et pourchassé, et Zita Hanrot tout aussi plausible en fliquesse mimi et joggeuse, mais bon voilà, les à-côtés de l'histoire dans laquelle ils évoluent sont de moins en moins crédibles, et c'est dommageable pour le film.
Je ne m'acharnerai pas plus sur la déception causée par ce retour de Paul Sanchez... (dont j'avais d'ailleurs -je fais mon malin- assez vite anticipé le fin mot de l'histoire...)

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lundi 3 septembre 2018

comme des conquérants

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L'ÎLE AU TRÉSOR
de Guillaume Brac

Guillaume Brac, ici, on a pour lui un certaine et indiscutable tendresse. Et pas seulement parce qu'il a eu la bonne idée de tourner (et de re-tourner) avec Vincenchounet Macaigne d'amour (Un monde sans femmes, Tonnerre). Et voilà que de lui cet été sortent coup sur coup deux films, un documentaire (celui-ci) et unlong court (fait de trois petits films) la semaine suivante, Contes de Juillet.
Nous les avons programmés dans le bôô cinéma en respectant la chronologie des sorties.
L'île au trésor est la chronique d'une base de loisirs (celle de Cergy-Pontoise), et la démarche de Guillaume Brac pour nous la faire découvrir m'a  évoqué celle de Claire Simon, arpentant son superbe Bois dont les rêves sont faits. Là-bas c'était les arbres, ici ça serait plutôt l'eau...
Une approche sensible, plurielle, d'un lieu, et de toutes les facettes qu'on peut utiliser pour l'aborder : les gens, les lieux, les visiteurs, les institutionnels : ainsi, il est dans un premier temps beaucoup question de resquiller (comment passer sans payer, tromper les gardiens, négocier le tarif d'entrée)  le réalisateur nous fait pénétrer dans son film un peu par effraction, comme les fraudeurs dont il décrit les stratagèmes. Une fois dans les lieux, on continue le même jeu :  faire ce qu'il n'est pas forcément permis de faire, aller où on n'a pas forcément le droit d'aller, bref les mille et une façons de jouer avec les règlements, les tarifs et les impératifs commerciaux, et on le verra de chacun des points de vue (en gros, ceux qui attaquent et ceux qui défendent).
Et justement, au début, on voit surtout des ados, pour qui cet espace est le terrain de jeux (on y revient) idéal : truander, s'affirmer, rouler des mécaniques, s'affronter, ransgresser, mais aussi (et surtout ?) draguouiller, déployer tout l'attirail de la parade amoureuse, bref, grandir.
C'est ensoleillé, rieur, estival, et profondément attachant. Guillaume Brac reste très près des gens (comme quand il filmait Vincent Macaigne sur la plage) et réalise un film attentif et tendre. Affectueux.
Un documentaire précieux, gracieux. Délicieux.

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dimanche 2 septembre 2018

si tu vas à riom...

détails

(version téléphonée)

J-1

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l'itinéraire (rien de trop)

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la chambrette (rien de trop non plus)

J

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des préparatifs

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le cake à quoi déjà ?

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le brie truffé

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des invités

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un luminaire

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le dessert

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le feu d'artifice

J+1

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le petit-déjeuner

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le debriefing

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la mère, la fille aînée et la rose trémière

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la photo des deux soeurs

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la leçon ?

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les jeunes gens

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après le repas (1)

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après le repas (2)

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le vernis à ongles

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la piscine

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la grenouille

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le repas du soir (à gauche)

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le repas du soir (à droite)

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le tarot dans le grand salon

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le saint dans sa niche

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les glaïeuls

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l'apéritif

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malou et pascal

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 chez noz (flou)

J+3

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le siège rose avec des feuilles

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la porte de l'église de brioude

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l'apéro chez gillou

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samedi 1 septembre 2018

août 2018

mercredi 1er (Bussang)
Quelle meilleure façon de commencer le mois que cette exquise journée passer là, assis à cette même table  (avant le spectacle, à l'entracte, après le spectacle), joyeuse équipe (Catherine Marie Manue Dominique, Emma, Régis, Pépin, Coralie, Loulou) comme aimantée là d'un bout à l'autre de l'après-midi
jeudi 2 (bôô cinéma)
vu avec Catherine, A genoux les gars, d'Antoine Desrosières, un film  qui dépote,  (où il est beaucoup question de sucer la bite) en profitant de la clim et sans d'ailleurs y fermer l'oeil une seconde (3 personnes sur 10 ont quitté la salle tout de même)
vendredi 3 (chez les voisins)
le bonheur extrême de s'immerger dans la piscine à 18h et quelques, il fait 35° dehors, rentrer dans la bienfaisante fraîcheur de l'eau et se faire masser le dos par le petit jet, tout en discutant
samedi 4 (Cuse)
Catherine a eu énormément de chance et gagné trois des cinq parties de scrabble que nous avons faites, avec Laurence et Louise (je fus médiocre)
dimanche 5 (Super U)
je suis sorti spécialement pour aller y  acheter une boîte de pois-chiches et une tablette de chocolat, pour faire la fameuse mousse, et je l'ai encore ratée (sans doute n'ai-je pas laissé assez refroidir le chocolat fondu, et du coup la texture en était désagréablement granuleuse : poubelle)
lundi 6 (chez les voisins)
le bonheur c'est, après avoir traversé la rue et la cour, et, hagard de chaleur, salué Christique et Yolande, entrer dans la grotte (toujours à 13°) marcher jusqu'au fond  et y rester une dizaine de minutes, au frais, délicieusement
mardi 7 (Port/Saône)
ça m'aura tout de même fait faire trois allers-retours (18h, 22h, 23h30), pour pouvoir offrir une douche à ce pauvre routier privé de clim, mais ça en valait largement la peine (...)
mercredi 8 (météo)
un orage dans la nuit, attendu (espéré) mais insatisfaisant : beaucoup de vent pour rien (volets qui claquent) ou presque, et une pluie si inconsistante qu'elle se vaporise avant de toucher le sol
jeudi 9 (météo, encore)
ils annonçaient de la pluie pour aujourd'hui, uniquement aujourd'hui, mais hélas il n'a pas réussi à pleuvoir (comme quand on n'arrive pas à pleurer), à peine quelques gouttes, et ce à plusieurs reprises
vendredi 10 (à la cuisine)
sur les conseils de Catherine,j'ai achetée de l'araignée de porc, marinée, que j'ai fait griller à la poële (la baisse des températures m'autorisant à nouveau ce mode de cuisson)
samedi 11 (Bussang)
un coussin, prêté par Dominique, une petite laine pour le soir, un appareil-photo pour prendre des images à la sauvette, et quatre pièces de Molière à la hussarde et au grand galop, de 14 à 22h
dimanche 12 (la nuit)
ouf! on dort mieux, la température a baissé, j'ai refermé les fenêtres (plus besoin de courants d'air) et même repris un peu la couette, sur le coup des 4h du matin!
lundi 13 (Cuse)
journée scrabble (5 parties!) j'ai fait 176 points en un coup avec ESQUISSE sur deux triples, grâce au Q de QUOTITE, posé juste avant par Catherine, et avec deux jokers!
mardi 14 (météo)
un jour un peu comme un répit entre le "il a plu" d'hier et le "il va refaire chaud" de demain : on souffle... (et pourtant j'ai encore une fois très mal dormi)
mercredi 15 (à la maison)
comme un jour férié habituel : j'ai traîné à la maison, à poil, me suis habillé avec la vague envie d'aller au cinéma à 16h, mais à quoi bon, me suis redéshabillé et j'ai terminé Fief de David Lopez (pas besoin de sortir)
jeudi 16 (bôô cinéma)
Quoi faire ? Et hop, tiens, trois films d'affilée : L'avenir est à toi avec Emma, Under the Silver Lake (re) tout seul, et Woman at war (re) avec Catherine... (j'avais très faim le soir en rentrant)
vendredi 17 (parking Isembart)
on voit que bientôt les vacances s'achèvent : il ne restait plus qu'une seule place libre, tout au fond, à l'ombre, je m'y suis garé avant d'aller rejoindre Emma (bientôt il n'y en aura plus du tout)
samedi 18 (carte michelin)
depuis la sortie de Remiremont, on pensait qu'on roulait vers l'est, en direction de Gérardmer, mais on a réalisé qu'on était parti plein sud, direction Rupt sur Moselle,  et qu'il fallait donc faire demi-tour fissa, avant que de nous retrouver au Thillot...
dimanche 19 (chez les voisins)
pour l'apéro, l'envie m'était venue, sur le tard,  de faire des gougères, mais je n'avais que de la farine complète, et pas assez de fromage, et donc le résulat était moyen
lundi 20 (à la gare)
un souci de moins : ça y est, avec Marie, nous avons enfin pu acheter notre billet retour, Paris-Vesoul, en ter, valable une semaine, échangeable et remboursable

mardi 21 (à l'ombre)
Emma m'en avait parlé, Marie me l'a prêté, j'ai commencé Le lambeau de Philippe Lançon, (dont j'ai lu 200 pages quasiment d'une traite et qui me passionne)
mercredi 22 (Cuse)
Tout l'après-midi les orages ont tourné autour de nous, on entendait les grondements au loin, on voyait les nuages noirs, la lumière électrique, mais rien n'y a fait, il n'a pas plu (Dominique a juste senti deux gouttes)
jeudi 23 (devant le Thé V')
cinq premiers arrivés : deux femmes (côté jardin) et trois hommes (côté cour) : les hommes lisent, silencieux, et les femmes discutent (elles n'arrêteront pas -ou presque- jusqu'à 13h30)
vendredi 24 (Digoin)
en allant à Riom, nous nous sommes arrêtés au fameux pont-canal, comme nous l'avions fait il y a vingt ans et quelques avec les D. en allant à Clermont, et nous sommes entrés dans ce même troquet qu'il y a vingt ans et quelques, dont je me souvenais assez précisément (mais Dominique non) et assis à la même table
samedi 25 (Riom)
ironie : cette pluie qu'on avait si ardemment souhaitée les semaines précédentes et qui là, justement, ce jour-là, menaçait de gâcher la fête de Malou (mais finalement, non)
dimanche 26 (dans l'eau)
à droite, ce ballet nautique de jeunes gens (bruyant) chorégraphié par David, et à gauche, dans le petit bassin circulaire, l'immobilité silencieuse du face-à-face de deux grenouilles s'observant à fleur d'eau
lundi 27 (Chapdes-Beaufort)
un "parcours artistique", avec des sculptures monumentales en basalte in situ, intéressant certes mais cartographié en dépit du bon sens, nous obligeant à faire quelques kilomètres inutiles (et j'ai donc écourté la visite)
mardi 28 (Brioude)
(il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis) : cette exposition Chagall que je n'avais pas envie d'aller voir, où j'ai pourtant fini par suivre les autres, et dont je suis sorti enthousiasmé, en ayant acheté le catalogue
mercredi 29 (retour)
Dominique a conduit vaillamment, j'ai co-piloté assidument, et nous avons, -ô bonheur ineffable!- réussi à éviter Vichy! (et sa traversée habituellement semée de perfides chausse-trapes)
jeudi 30 (sur l'ordi)
rattrapé le temps perdu (par ma faute), et finalement réussi à... finaliser dans les temps le dépliant Ecole et Cinéma en pdf (pour que Dominique B. puisse, comme elle le souhaitait, l'envoyer dans les écoles pour la pré-rentrée)
vendredi 31 (fjt)
retrouvailles ce midi avec Catherine pour fêter sa première non-pré-rentrée (et la cinquième pour moi, tout de même!) devant une assiette de gratin de côtes de bettes et de grillade à la sauce cornichon

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lundi 27 août 2018

micro180

*

" Les hommes sont comme une théière : petite tête, gros ventre, et la queue toujours en l'air!"
(dans une bande-annonce)

*

la différence, est-ce que ce serait le fait de trop différer les choses ?
(la procrastination en fait, quoi)

*

le plaisir ineffable de manger les premières groseilles du bébé groseiller
planté avec amour l'an dernier
(et qui d'ailleurs n'en avait produit qu'une seule!)

*

rêvé d'un groupe qui s'appelait Los Hombres Dolorosos

*

 jeudi 9 : en principe, aujourd'hui, il pleut jusqu'à 17h
(dit avec espoir et ferveur)

*

Jean-Fran n'avait pas trouvé le pastis,
nous avons servi notre mauresque en utilisant à la place
le fond de la bouteille de raki (c'est très bon)

*

enfin, il a plu!
c'est la première fois, depuis longtemps
que ce simple fait me procurait autant de joie

*

les abricots auront été plutôt très bons, cette année, contrairement aux pêches

*

une unique ipomée particulièrement vigoureuse est partie à l'assaut
de l'encadrement de de la fenêtre de la cuisine

*

la multitude de QV qui ont égayé les "Molière de Vitez", à Bussang

*

le bruit surprenant (et réjouissant)
que font les glands tombés, bien secs, quand on roule dessus

*

des mecs torse-nu, en short, qui soulèvent des troncs d'arbre (entr'aperçus)

*

à cinq heures du matin est tombée une pluie si fine qu'on avait l'impression qu'elle n'osait pas faire de bruit en tombant, je suis sorti dessous, pour vérifier qu'il était bien en train de pleuvoir.

*

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mardi 21 août 2018

berchigranges

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lundi 20 août 2018

le bleu

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UNE VALSE DANS LES ALLÉES
de Thomas Stuber

Le dernier film qui me restait à (que j'avais envie de) voir, et donc vu avec Emma. J'avoue que j'ai été un peu surpris. D'abord par la durée (j'avais -mal- lu que le film faisait 1h38, il en fait plus de deux). ensuite parce que je m'attendais (j'avais -mal- lu le résumé du film) à une bluette gentillette, genre l'amour au supermarket, Ich liebe dich roucoulons, eh bien pas vraiment. Non non pas vraiment du tout... Ce film exhale une incontestable -et persistante- mélancolie. Les tourtereaux ? Au rayons confiserie, Marion (Sandra Hüller, from Toni Erdmann) et, au rayons boissons,  Christian (Franz Rogowski, from Transit, où j'avais déjà beaucoup  apprécié son visage et sa voix -son phrasé- singuliers), et, s'il s'agissait d'un conte, il y aurait une marraine bonne fée qui préside à leur rencontre, ici elle s'appellerait Bruno, serait un ancien routier de RDA reconverti dans le chariot-élévateur à la tombée du Mur, et serait le vieux briscard aguerri à qui on confie le nouveau venu (Christian) pour le former, à son arrivée au magasin.
Le film, pendant un grand moment, se cantonne uniquement sur le lieu de travail, en sortant uniquement quand les personnages en sortent, le quittant quand les personnages le quittent. Puis la caméra (et le scénario) vont, progressivement, se hasarder à prendre un peu de champ pour nous sortir, de temps en temps, de cet univers confiné. Prudemment, délicatement, comme Christian avec Marion.
Christian, Marion, Bruno, trois beaux personnages, chacun donnant son nom d'ailleurs à une partie du film, dans une "histoire simple" qui prend son temps, et même tout son temps puisqu'elle ne sera pas encore parvenue à l'issue qu'on espérait (qu'on attendait, midinet(te)s un jour, midinet(te)s toujours) lorsque le film s'arrête, et figurez-vous que c'est très bien comme ça...
Marion et Christian se cherchent dans les rayons du supermarché, entre les boissons et la confiserie, le travail et les pauses, les manoeuvres d'approche et celles de retraite, et la progression de leur histoire est quasi-millimétrique, même si vue avec bienveillance (et encouragée / entretenue, d'une certaine façon) par celles/ceux qui les entourent (de mille précautions). Christian n'est pas bavard (euphémisme), il a ses raisons. Marion se protège (idem), et Bruno, lui aussi, (re-idem) saura, en temps utile, à sa façon, faire part au spectateur d'un certain mal-être qui le ronge.
Il sera, finalement, beaucoup question de solitude (celle, ultra-moderne, que chante Souchon) dans chacun des trois volets (oui des trois temps) de cette histoire..
Un beau film lent, ample, un peu amer, mais un peu doux aussi, un film attentif aux petites gens (Emma a évoqué Kaurismaki, et ma foi c'est vrai il y a de ça..., comme ont dit les critiques "entre humanisme et poésie"), un film juste. Profondément. Avec une belle mise en route /  ouverture majestueuse même si Kubrick l'a déjà utilisée en d'autres temps e d'autres lieux...) qui donne d'ailleurs son titre français au film, et sait nous faire entrer lentement, progressivement dans ses eaux sombres.
Une histoire d'amour qui pourrait être lambda, si elle n'était pas filmée avec autant d'attention, de précision, bref, une belle découverte estivale.

petit jeu des 7 différences

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entre l'affiche originale...

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... et la française

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