lundi 27 novembre 2017

danser!

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dix captures d'écran extraites d'une minute de concert de Cabadzi-chéris chéris

Soirée Engrenage à La Rodia
(organisée par Le Bastion)

3 groupes "locaux" : Chantilly Bears, Anosmia et Dudy
(très bien chacun dans son/leur genre)
ET
Cabadzi x Blier
(déjà vus au Chien à Plumes, mais on avait tellement adoré qu'on y revient!!!)
On s'est mis tout devant, avec Catherine,
et Manue, elle, a pris un peu de recul pour pouvoir mieux danser à son aise...

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dimanche 26 novembre 2017

le gang jewett

Je tiens à jour la liste des livres lus en 2017 que je publierai à la fin de l'année, mais là je fais une exception :

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pour ce grand, cet énorme plaisir de lecture (peut-être le plus mémorable de cette année). Une mort qui en vaut la peine (The Heavenly Table en version originale) est le troisième bouquin de Donald Ray Pollock, après Knockemstiff et Le Diable tout le temps, que je vais lire immédiatement dans la foulée.
Il faut, à quelques reprises, avoir le coeur bien accroché, (une scène, dans les premières pages, a failli simultanément me faire lâcher le bouquin et vomir mon petit-déjeuner...) mais l'ensemble est extraordinaire, et relève de la plus grande jubilation. A recommander, sans modération (attention, risque de gueule de bois). Blood sweat and tears, comme dit la chanson. Mais sans oublier le sourire.

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samedi 25 novembre 2017

à l'eau

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STEAMBOAT BILL JR

Séance du dimanche matin, inhabituelle, nous étions trois. j'avoue que, Buster Keaton, je ne connais pas plus que ça (j'ai juste vu en ciné-concert Le mécano de la General et j'avais trouvé ça pas mal...) mais l'enthousiasme incitatif d'Hervé (qui d'ailleurs avait annoncé qu'il y serait avec ses petites filles mais qui n'y était point) a fait que je me suis bougé, pendant que mes petites patates cuiraient au four...
Et j'ai trouvé ça très bien. Une histoire de bateaux rivaux (celui du riche et celui du pauvre), ceux des pères respectivement de l'héroïne et du héros (qui bien entendu tombent amoureux au premier coup d'oeil) -et finiront bien sûr dans les bras l'un de l'autre-, une histoire de rapports familiaux (le fiston crevette un peu gandin -joué par Keaton- qui arrive de Boston avec casquette et ukulele, et fiche la honte de son mastodonte de bourrin de père.
Beaucoup beaucoup d'eau, celle sur laquelle les bateaux naviguent, et dans laquelle vont tomber successivement beaucoup de personnages, ensemble ou séparément, mais celle aussi qui vient du ciel, en pluie d'abord et en tempête ensuite (une longue scène qui justifierait, à elle seule, de voir le film, avec le célébrissime gag de la maison qui tombe sur Keaton, filmée sans trucage, on en tremble encore).
Un film, donc, entre deux eaux. Mais extrêmement réjouissant (autant que ses personnages sont mouillés), d'autant plus que j'avoue avoir pris un plaisir pervers à y glisser (j'avais écrit glousser) un sous-sous-sous- texte gay (Buster K. premier héros LGBT ?) qui n'a faire rire que moi mais en rajoutait encore à la bonne humeur ambiante. (Drôle de constater que, même à trois, on ne riait pas vraiment aux mêmes moments...). Et qui donne envie de revoir et revoir le film (et, du coup, aussi les autres de monsieur Keaton).

 

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jeudi 23 novembre 2017

des nouvelles...

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jeudi 16 novembre 2017

un ascenseur, un mur, 200 kurdes, un cheval, et Hamburgo

 

sordi danse veuf

 

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LE VEUF
de Dino Risi

Premier film vu de La Quarta Settimana Italiana qui débute aujourd'hui (et qui m'aura causé alcuni problemi). Un film de 1957, dirigé par Dino Risi, autour d'un Alberto Sordi impeccable de veulerie. Le film a été restauré, la copie est impeccable et Alberto Sorti est grandissime. Dino Risi nous faisait déjà rire jaune : Un quasi-aigrefin sans le sou a épousé une richissime et jongle avec ses créanciers, jusqu'à ce qu'on annonce la mort de ladite épouse dans un accident de train. Le veuf se croit riche, et change de statut et de comportement, jusqu'à ce que... Si le récit est assez prévisible (les deux-tiers en sont d'ailleurs racontés dans la bande-annonce, et le tiers restant n'est pas le plus palpitant...) le film vaut, bien sûr par l'abattage de notre Alberto (auquel est d'ailleurs rendu, cette année, un hommage avec deux films). Qui en fait des caisses,certes,  mais des caisses géniales, alors, on lui pardonne tout...

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ultima spiaggia

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L'ULTIMA SPIAGGIA
de Thanos Anastopoulos et davide Del Degan
QSI 2 : un documentaire fort attendu (je l'avais déjà souhaité pour la précédente édition, mais il était alors de trop fraîche date sorti). Deux heures ritalissimi, mais en maillot de bain. La plage du Pedocin, à Trieste, qui a la particularité d'être coupé en deux par un mur, les femmes d'un côté et les hommes de l'autre. Une plage payante, avec deux guichets et deux entrées. Et les gens qui sont sur la plage, depuis le début de la journée jusqu'à l'heure de la fermeture (19h30). Un documentaire simple et touchant, attentif, attendri, les gens, la vie quoi, les discussions, les rigolades, les chansons, les disputes, et les petites histoires du quotidien : le composteur de tickets coincé, un cadenas sur un transat pour le réserver, les toilettes qui se bouchent, un maître-nageur serbe, la mort d'une femme de ménage, de quoi alimenter les conversations des autochtones (i locali). Etre et avoir, été.

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UN PAESE DI CALABRIA
de Shu Aiello et Catherina Catella
QSI 3 : le deuxième doc, celui-ci aussi très attendu. Un film qui démarre piano piano, un peu confusément, mais se construit progressivement, et accueille le spectateur à bras grands ouverts, comme les derniers habitants de Riace l'ont fait avec les 200 kurdes débarqués un beau matin sur la plage... La première voix du film est en français (celle d'une émigrée vers la France), la seconde, en italien, est celle d'un de ces kurdes, justement, qui explique comment il est arrivé là et n'en est plus jamais reparti. Un film optimiste, un film qui fait du bien,  qui redonnerait presque foi en l'humanité (comme disait Claude W. à la sortie "C'est pourtant pas compliqué..."), entre "Si tous les gars du monde..." et "Tous ensemble, tous ensemble!". Ça réchauffe et ça fait du bien... (notamment une jolie scène avec les Saints Côme et Damien)

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A CIAMBRA
de Jonas Carpignano
QSI 4 : Hervé m'avait prévenu de la similitude avec La BM du Seigneur, et je n'ai donc pas été étonné lorsqu'au générique de fin, autour de Pio Amato, l'interprète du personnage principal, l'écran s'est ensuite entièrement rempli avec le nom de tous les autres Amato de la famille, qui jouent leur propre rôle... Un film réaliste, âpre, "rugueux", sur la vie d'une famille rom (en vo "zingari") où un gamin de 13 ans veut qu'on arrête de le considérer comme un môme et veut devenir un homme, ou du moins qu'on le reconnaisse comme tel. (et, coïncidence ,tiens, une nouvelle référence aux saints Côme et Damien). Je dis, à la sortie,  "Dommage qu'il faille faire une saloperie pour devenir un homme" mais Zabetta corrige "Il a choisi de rester fidèle à sa famille..." Dur dur, quand même

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PROFESSION : MAGLIARI
de Francesco Rosi
QSI 5 : Le deuxième film de l'hommage à Sordi, sorti la même année que Le veuf. Un beau noir et blanc, des italiens émigrés à Hambourg (il fait froid), qui traficotent pour s'en sortir, du jazz dans la bande-son BEAUCOUP TROP FORT encore une fois, je gueule, oui, c'est exprès), un Sordi égal à lui même (Albertissime), et un Renato Salvatori débutant qui joue les pieds-tendes à coeur d'artichaut. Dès le début, j'ai senti hélas que je papillonnais, et si à un moment Hervé ne m'avait pas dit "Tu dors ?", me réveillant en sursaut,  je crois que j'y serais encore (en train de dormir). Du tout je n'ai pas tout compris à cette histoire de tissus et de tapis. Pas un sommeil hostile pourtant, mais un film longuet, qui a un peu vieilli... Une curiosité en tout cas, et une découverte : Alberto Sordi n'a pas tourné que des comédies...

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dimanche 12 novembre 2017

rohingyas

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LE VENERABLE W.
de Barbet Schoeder

Comme je l'appréhendais, un film terrifiant. Barbet Schroeder ajoute à Amin Dada et Jacques Vergès le Vénérable W du titre. Il n'a l'air de rien, à le voir comme ça, tout sucre et tout miel, calme posé et lénifiant, avec sa robe orange il colle tout à fait à l'image qu'on se fait desdits moines et de leur religion : zenitude et respect. Sauf que, pas du tout.
On est très vite fixé, dès sa toute première intervention. Cet homme-là profite de sa position de "Maître" (je mets les guillemets juste pour lui) pour proférer une haine féroce envers les musulmans. La mauvaise foi et la violence du discours en rappellent d'autres (chez nous, il n'y a pas si longtemps, certain borgne, sa fille, et consorts, et, en Allemagne, un peu plus tôt, mais de façon bien plus systématique et "rationnelle", certain autre moustachu à méche).
Je cite ces deux-là pour situer le niveau de haine, de violence, de mauvoise foi et de dégueulasserie auquel leur "discours" se situe, sauf que les deux derniers le faisaient en hurlant, en éructant, tandis que notre moine safrané le fait posément, sans hausser à la fois, en ajoutant parfois même un sourire pour parapher ses déclarations.
C'est terrifiant, c'est révoltant, c'est monstrueux, et le réalisateur nous raconte les choses, simplement : les images, le plus souvent documentaires, sont -soyeusement- doublées par une voix, qualifiée au générique de "petite voix du bouddhisme", et qui a la bonne idée d'être celle de Bulle Ogier. Qui se contente d'énoncer les préceptes de ladite religion, et le déroulement des événements. et le simple fait de l'associer aux images qui montrent ce qui se produit en réalité, en suivant soi-disant ces préceptes, un génocide de masse, celui des Rohingyas, rend les choses encore plus choquantes.
Un film poignant.

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jeudi 9 novembre 2017

si j'avais un marteau

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A BEAUTIFUL DAY
de Lynne Ramsay

D'abord, précisons qu'il semble toujours aussi idiot de "traduire" un titre original en anglais (You were never really here) par un autre titre anglais (il faut attendre la dernière minute du film pour comprendre pourquoi).
Ensuite, "le Taxi driver du 21 ème siécle" est une accroche publicitaire nulle (pléonasme). Taxi driver, wtf ? En plus je n'ai jamais aimé ce film.
Et quid des prix ? Le film a été couronné deux fois à Cannes : meilleur acteur et meilleur scénario. Acteur, oui, c'est incontestable, Joaquin Phoenix est immense, je le redis je le répète, j'en bave et je m'en convulse. Pour le scénario, c'est un peu moins évident. Tant qu'à faire, celui de la mise en scène aurait été plus... judicieux.
Fin des ronchonnades (aah si, quand même : pourquoi, dans le bôô cinéma, le projectionniste -facétieux, comme à son habitude- nous avait-il mis le son si fort ? un coup à vous faire péter le sonotone, ça...).
Pour le reste ? c'est tout bon. (Un peu drôle de dire c'est tout bon devant l'histoire d'un mec, disons "tourmenté", qui détruit des pédophiles à coups de marteau, mais c'est pourtant le cas. Une vieille spectatrice -nous étions trois à la séance de 16h - m'a dit "Oui mais, c'est un film d'homme, ça cogne, etc." pour expliquer pourquoi elle avait détesté, quand je lui ai répondu "Mais c'est réalisé par une femme...").
Lynne Ramsay, je connaissais de nom., mais je n'ai vu aucun de ses films. J'avoue que celui-là me donne envie de voir les autres, même si -j'y suis allé voir après avoir vu le film- les critiques ne sont pas tendres (enfin, certaines : une salve de 1 * en bas du tableau pour Téléramuche, Première, Libé, La septième saison et, tiens, last but not least, tiens je vais les citer in petto : "Un nanar qui se fantasme en objet clinquant et artistoïde, et tout autant l’inverse, enfin quelque chose qui traduit surtout un mépris ultra-bourgeois du cinéma", méprisantissimes, Les Cahiaîs (et, en plus, je ne suis même pas sûr de comprendre ce qu'ils racontent).
C'est sûr que ce film est, pour moi, beaucoup plus une forme qu'un fond. Plus qu'une histoire, surtout la manière de la raconter. Mais bon, j'aime ça, qu'un film soit avant tout un objet cinématographique, un dispositif, et You were never really here l'est, brillamment, incontestablement. Joaquin Phoenix, bien sûr. Cet homme-là, je l'aime autant aux USA que Vincent Macaigne par ici, c'est dire. Et il est filmé avec tellemnent de fascination (et presque de concupiscence, non ?) par la réalisatrice qu'il prend toute la place, même quand il ne fait rien. Un personnage torturé, qui sidère d'abord physiquement, par la force de sa présence (50% nounours et 50% terrifiant) puis, progressivement, par la complexité de son mental (des flashes, des visions, parcellaires et incompréhensibles au départ, puis de plus en plus prégnants, qui permettent au spectateur de reconstituer quelques situations qu'on qualifiera de "traumatisantes". J'ai vraiment été fasciné d'un bout à l'autre, avec un point culminant (j'avais écrit  acmé mais je n'étais pas certain que ce soir le bon terme) au beau milieu du film (et au beau milieu d'un lac), une scène qui cite quasiment Bill Viola (et tiens, presqu'un peu de La nuit du Chasseur, allez...) et m'a simplement subjugué.
Bien sûr, ça peut sembler parfois un peu embrouillé (la narration est à l'image du personnage central, perturbée), on ne comprend pas pas tout, mais bon on est en plein dedans, on galope derrière, la nuit nous appartient, la nuit new-yorkaise, celle qu'on avait déjà tant aimée filmée par les frères Safdie dans leur Good Time. Et Joaquin Phoenix y règne sans partage.

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mardi 7 novembre 2017

backgammon

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THE WORLD IS BIG
de Stephan Komandarev

Une découverte Uncut. J'avais un peu délaissé mon abonnement depuis quelques temps, et j'ai donc pas mal de films à rattraper... Voilà un joli p'tit film bulgare, un feel-good movie, même, avec Miki Manojlovic (un habitué Kusturicien et "films de l'est" en général) en grand-père bulgare champion de backgammon qui va rechercher en Allemagne sont petit fils à l'hôpital, amnésique à la suite d'un accident où ses parents ont perdu la vie.
Deux trames d'histoire : pendant que, aujourd'hui, le grand-père et le petit-fiston font une virée en tandem de l'Allemagne vers la Bulgarie, on suit en même temps le voyage inverse, des années plus tôt, qui mena Alex (le petit fils) et ses parents de la Bulgarie vers l'Allemagne, (en passant par l'Italie).
Petite leçon d'histoire récente (Bulgarie, communisme, police, milice, c'est pas jojo), dans un film doux, touchant, attachant, plein de bons sentiments (on devrait plutôt dire de délicieux sentiments, ça paraîtrait moins péjoratif), et de tendresse, où la vie est comparée à une partie de backgammon (auquel on a envie de jouer, une fois le film fini), et la chance juste une histoire de penser aux bons chiffre avant de lancer les dés...
Plaisant.

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lundi 6 novembre 2017

micro 174

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Coco, laisse tes rôles...
(noté en hâte une nuit, au réveil)

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 je vous aime beaux culs

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 3kg de Larcenet pour 55€, ça nous le met au prix du rôti de boeuf en promo au Super U

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le journal Marie-Glaire...

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c'est la nature qui fait tomber les feuilles,
je vois pas pourquoi ça devrait être moi qui me casse le cul à les ramasser...

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Rodolphe Burger sur scène reprend Family Dingo en version blues, et c'est dommage...

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 P. s'était engagé à n'acheter que cinq livres, et il fut donc décidé
que, tous les autres livres qui seraient en plus dans le carton,
ce serait F. qui les aurait achetés

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Scarlett Johansson adore le fromage.

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 (dans un post) écrit similitaire à la place de similaire

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Oh oh... Manu Larcenet serait-il contagieux ??
J'ai lu presque tout le coffret, et mon humeur s'en ressent...

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le backgammon se joue sur un tablier

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J'ai acheté mon premier pyjama à soixante ans passés

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samedi 4 novembre 2017

décidément

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... deux pages dans le Libé de ce week-end : la première qui reprend cette image qui m'a fort interpellé (voir ci-dessus)
et la seconde (voir ci-dessous) qui évoque ce fameux groupe que nous étions allé tout spécialement voir à Détonation, et qui a joueusement avancé sa prestation d'une heure, nous privant du plaisir de le voir (mais on a bon espoir encore pour Les Eurocks, Le chien à Plumes, La guerre du son, etc. (qui sait ?)

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