dimanche 19 janvier 2014

louie louie louie louiiiiie

Merci tout spécialement aux Cahiaîs qui m'ont permis de découvrir cette sitcom qui ne ressemble à rien mais que j'adore.
Orange city a la bonne idée d'en diffuser 3 épisodes le dimanche soir (de la saison 1) . Evidemment je n'ai pas pu attendre et je suis allé télécharger récupérer les deux saisons suivantes.
Je déguste la saison 1, MAIS il y a des étrangetés au niveau des sous-titres, puisque ce sont visiblement nos amis kébékois qui s'en étaient chargés (pour les épisodes de la saison 1 que j'avais récupéré, donc.) Il suffit de traduire pot par beuh, char par voiture, beigne par beignet, et surtout, surtout gosses par couilles (hors contexte, une phrase comme "il a envie de mettre ses gosses dans ta chatte" peut être prise à contresens, car, oui, oui, j'ai oublié de le dire, Louie est une des seules séries que je connaisse où le héros (un quarantenaire rouquin divorcé) parle de façon récurrente de choses dont on ne parle pas forcément dans les séries (masturbation, trou du cul, chatte, foutre et autres joyeusetés. Car dans chaque épisode, on suit Louie dans sa "vraie vie" de père divorcé qui cherche fortune (sentimentale), mais aussi on assiste à des extraits scéniques, car c'est le métier de Louie, puisqu'il est comédien de stand-up. Et ça s'arrête en génral crac! à un moment après lequel on attendrait peut-être quelque chose...
A ne pas mettre entre toutes les oreilles donc, mais qu'est-ce que c'est bon!

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louie

Louie-Middle-finger

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samedi 18 janvier 2014

sex, drugs and jolies robes

YSL
De Jalil Lespert

La bande-annonce m'avait donné envie, la première fois. A la 753 ème, moins, il faut l'avouer. Les circonstances (place à 4,50€) ont fait que j'y suis allé samedi soir à 20h30, juste après avoir revu Les rencontres d'après minuit. Le film est comme je le craignais : une reconstitution lisse et soignée, aussi spontanée et chaleureuse qu'un défilé de mode. Les performances de Pierre Niney (dans le rôle-titre) et de Guillaume Gallienne (dans celui du "Bâton de Bergé" comme le titre malicieusement Libé) sont impressionnantes (Niney, surtout). On feuillette, avec un certain intérêt, cette quasi-hagiographie sur papier joliment glacé, mondaine comme Paris-Match -plusieurs fois cité, d'ailleurs-, mais sans jamais être véritablement ému ni touché (tandis que la dame et le monsieur de derrière, eux, comme s'ils étaient installés dans leur salon, ne se privaient pas d'assaisonner de leurs commentaires chaque scène de défilé). Dans cette histoire, c'est incontestablement Bergé qui a (à qui on a donné) le beau rôle (c'est sans doute d'ailleurs pour ça que c'est cette version qui est "autorisée"), et c'en devient quasiment pénible.
Histoire d'amour ? mouais... Bien proprette, alors, hein. (On ira voir la version de Bonello, la "non autorisée", pour se faire une idée...) Une histoire de voix, en ce qui me concerne : d'un côté Pierre Niney, qui est troublant de mimétisme avec la voix affectée qu'il prête à son personnage -je ne sais d'ailleurs pas si j'ai déjà entendu la "vraie" voix d'YSL-, et, en face, Guillaume Gallienne, qui lui, se serait -heureusement- désaffecté de cette agaçante voix dont il usait dans Les garçons et Guillaume, à table!

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micro130

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le consommé était censé être au jus de poularde et au jus de palourde

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la recette du "gâteau-cocotte"

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quand je commence à écouter "C'est comme ça",
j'ai beaucoup de mal à m'arrêter

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de la betterave blanche

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 le ciel bleu et rose était sublime, je n'avais pas pris mon appareil-photo
je me suis dépêché de rentrer : trop tard! (en plus je suis mal orienté)

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 "je vais demander au père de mon enfant" (à propos d'un jeu sur son téléphone)

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aaah, ils ont annoncé qu'il va refaire froid
(9 janvier, d'un ton rassuré)

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Avec Brigitte, nous étions comme deux enfants, dans le bureau de Madame la Consule

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des interprétations de "je n'ai pas sorti mon appareil"...

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chez Noz : john Cage et Gavin Bryars!

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Sinking of the Titanic : un disque tristissime

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 "On nous prend faut pas déconner dès qu'on est nés pour des cons alors qu'on n'est..."

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vendredi 17 janvier 2014

"je voudrais rester dans cette nuit..."

LES RENCONTRES D'APRES MINUIT
de Yann Gonzalez

Celui-là, j'y tenais tout particulièrement, parce que j'étais bien conscient que si nous on ne le programmait pas, je n'aurais eu aucune chance de le voir ailleurs (ma concordance des temps est-elle bien concordante ?). Le peu que j'en avais lu, les courts-métrages du même réalisateur que j'avais déjà vus, les photos de Nicolas Maury,le dossier dans Les Cahiaîs, la participation annoncée d'Eric Cantona (dans le rôle de "l'étalon"...), tout ça faisait que oui oui je l'attendais sacrément celui-là... Et il ne passe en plus que 3 fois dans le bôô cinéma, alors, fallait se mobiliser ! (pour la première sénce, ce soir, on était vaillamment 5...). La surprise de retrouver en tête de générique Kate Moran, que je ne connais pas plus que ça, mais que je venais de voir, l'avant-veille, pendant les quasi cinq heures de la retransmission en direct live d'Einstein on the beach, sur Mezzo... Ah les hasards de la programmation...
Il y a plusieurs façons d'entrer (oui, de pénétrer) dans un film : la voie royale, majestueuse, indiscutable, sidérante par rexemple : A touch of sin), et puis l'autre, moins évidente, plus malaisée, moins facile, moins évidente : celle de ce film, par exemple. Qui ne se rend pas immédiatement compréhensible/aimable (rayez le mot choisi). une, deux, trois scènes, ça se goupille plus ou moins (on repense que gonzalez revendique avoir piqué la scène quasi d'ouverture en moto à Robbe-Grillet -mais qui donc se souvient de Cyrielle Clair  ?-) et puis le générique aux belles lettres bleues un peu effacées, et puis la présence plus que troublante de Nicolas Maury et puis la somptueuse musique de M83 (dont un des membres est le frère du réalisateur) et me voici soudain submergé par les larmes (de joie, de plaisir, d'émotion, de volupté, comme celles qui étaient venues tout aussi spontanément dès le début des Rêves dansants), en me disant que la musique y est certainement pour beaucoup.
Un genre de ménage à trois : Ali, la femme, Mathias, l'homme et Udo, leur "bonne" (travesti(e)). Ils  attendent des invités pour une partouze, qui ne seront identifiés que par leur personnage "générique"... On frappe à la porte, c'est La Chienne qui se fait introduire céans, puis ce sera le tour successivement de l'Etalon, de l'Adolescent, de la Star, chacun se présentant aux autres, racontant une (sa) petite histoire...
Ce sont ces histoires, leur traitement, la façon dont elles sont racontées, intégrées au récit, qui donnent à ces Rencontres d'après minuit leur structure extrêmement originale, bizarre, hétérogène, à mi-chemin entre le maelstrom et le kaléidoscope (un genre de potion magique, de bouillon d'onze heures, où flotteraient des grumeaux de citations cinématographiques plus ou moins pittoresques et tarabiscotées (Ilsa, la tigresse du Goulag, Dark Vador, l'Eric Rohmer de Perceval, possiblement Jean Rollin, les Prédateurs de Tony Scott...) mais aussi de genres (cinématographiques) tout court (le cinéma  intello, le film de cul, le film dans le film, le film d'horreur, le cinéma petit-bourgeois, le film expérimental, le cinéma lyrique... j'emploie à dessein les deux termes de "film" et de "cinéma" sans vraiment être capable d'expliquer la différence, mais en sachant qu'elle existe).
Il est finalement question d'amour, de liens, de sentiments, de déchirements, beaucoup plus que de queues et de culs (ce qu'auraient pu faire croire les premières minutes,  (la "reprise de conscience" de Mathias, puis  les dialogues (la mise en bouche) de La chienne, par exemple).

(j'ai revu le film, et cette fois nous étions quatre! J'ai moins pleuré -presque plus d'ailleurs : juste quand il est question des enfants morts (au début) et d'une famille (à la fin), on a les sensibilités qu'on peut hein... - et ça m'a pourtant tout aussi remué qu'à la première vision. Il faut redire l'importance du personnage joué par Nicolas Maury (ce serait quasiment sans hésiter mon prix d'interprétation masculine de l'année), sa finesse et sa force, son rire et ses larmes, sa voix et ses silences... C'est l'axe central (l'astre central ?) autour duquel gravitent, satellites, les autres petits cosmos personnels de chacun des personnages.
Un personnage marquant, complexe, (bipolaire ?) s'affirmant  s'exprimant en tant qu'homme même si son costume (la petite robe noire, le diadème et les talons-aiguilles, qu'il porte très bien) pourrait censer prétendre le contraire.

(J'ai abandonné un temps ce post, et voilà que j'ai du mal à le terminer, peut-être comme j'ai eu du mal à quitter le film...) Un ultime regret (ou une légitime inquiétude) : la quantité de gens qui ne l'ont pas aimé, qui l'ont rejeté, qui sont passés à côté, ou qui n'ont même pas voulu essayer... Avec, en parallèle, quelques inquiétudes sur ma santé mentale ?

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mercredi 8 janvier 2014

rés(v)olutions

Et voilà, donc, une nouvelle année. On a fini un tour, on en recommence un autre (comme dit Béjart dans un morceau de Hugues Le Bars, "la révolution, ça veut dire tourner..."). Indiscutablement commencée (re), redémarrée, repartie, réinitialisée. 2.0. Déroulé le tapis rouge des jours. (J'ai eu tellement de mal à trouver un calendrier potable pour afficher au mur de la cuisine (celui, par exemple, où je note à l'avance les spectacles dont j'oublierai, bien entendu, certains le jour dit -ou l'heure aussi, envisageable (merci Lagarce!) -) que j'ai fini par en faire un (et Mr Phot*box a du encore une fois se frotter les mains, avec toutes les pépètes que je lui laisse), que j'ai intitulé sobrement 2014 : workers, avec une photo "au travail" pour chaque mois (vous pourrez, si vous le souhaitez, venir l'admirer dans ma cuisine...), tout ça parce que, pour moi, 2014 est une année particulière (comme l'était une certaine journée avec Sophia et Marcello...) parce que je vais en vivre une première moitié "normalement", et la seconde je ne sais pas encore exactement comment...
Yesss!Mais pour l'instant, ne vendons pas la peau du chien avant que la caravane ne soit passée... c'est un janvier "normal" (sauf qu'il fait extraordinairement, incroyablement, merveilleusement doux -"mais, disent les esprits chagrins, ça ne saurait durer, et on va fatalement le payer..."-) et chaque chose suit son cours (c'est toujours aussi affreux de se lever le mercredi matin, par exemple, mais toujours aussi délicieux d'aller manger au FJT).
Ok donc, en attendant, just wait and see.

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dimanche 5 janvier 2014

corps à corps

MES SEANCES DE LUTTE
de Jacques Doillon

"Trop de désir n'aide pas trop à combattre..." est-il dit un moment dans le film, par une des deux protagonistes (la de plus en plus bluffante Sara Forestier). je me suis répété cette phrase, en me disant au bout d'un moment qu'on pouvait parfaitement l'inverser : "Trop de combat n'aide pas trop à désirer...", à propos du film.
C'est sans doute plus un film "de filles" : mes deux voisines avaient l'air positivement ravies, l'oeil brillant et la mine enjouée, tandis que je l'étais moins, sans pouvoir vraiment expliquer pour toi. sans doute l'argument m'e na-t-il semblé un peu répétitif : Une jeune fille, à l'occasion de la mort de son père, reprend contact avec un ex (pas vraiment ex puisqu'ils ils se sont séparés sans même avoir couché ensemble), lui demande en quelque sorte des explications, et entreprend avec lui un genre de thérapie amoureuse, avec séances de combat quotidiennes, et discussions qui vont avec. L'ex, c'est James Thiérrée, tout mimi barbu joli, et le couple est joli, avec sara Forestier, couple dont l'affrontement est vraiment physique, avec baffes, coup de genou dans les couilles, tête cognée contre les plinthes, et autres joyeusetés, tout en variant chaque fois le terrain de lutte : dans le salon, sur la pelouse, dans la sciure, dans l'eau boueuse (un des plus beaux moments du film), sur le carrelage, dans l'escalier, etc.
Jolie métaphore du couple et de ses affrontements, me semble-t-il (qu'ils soient verbaux, physiques, amicaux ou agressifs, violents ou amoureux, ou les deux à la fois). Mais qui -paradoxalement - me laisse un peu froid. Peut-être à cause du systématisme du procédé, peut-être aussi (oh oh j'ai honte) parce que la dissection du couple hétérosexuel ne me passionne pas plus que ça, aussi excellents que  soient, je le répète, les deux interprètes.
J'ai adoré (et j'adore toujours) le Doillon des joutes oratoires en chambre et interminables (Ah, La vengeance d'une femme, ah Le mariage à trois, ah Carrément à l'ouest...),et  j'aime moins celui des baffes et de l'affrontement physique...
Me resteront au moins deux choses de ce film : la scène dans le ruisseau (j'en ai déjà parlé) et un extraordinaire plan de Sara forestier, nue dans la baignoire, et déconstruite comme une vision cubiste. Epoustouflante!

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vendredi 3 janvier 2014

tout l'univers

NYMPHOMANIAC VOLUME 1
de Lars Von Trier

Mais qu'est-ce que c'est donc ?
... D'autant plus qu'on n'est pas certain de voir vraiment ce pour quoi on est venu -a priori- au cinéma : le film de Lars Von trier qui porte ce nom, puisqu'un carton vous précise, au début de la séance, qu'il s'agit de la version écourtée et censurée dudit film, pour laquelle le réalisateur a donné son accord mais n'a pas pris une part active (je n'ai plus les mots exacts...).
Disons qu'on voit un film qui a été tourné par Lars Von trier,  puis, éventuellement, charcuté par son (ses) distributeur(s), remonté ?, après tout on ne sait pas trop. Qu'on n'en connaissait que la bande-annonce et les bribes diffusées divulguées sur le ouaibe, que ça avait sacrément donné envie de le voir (mais, attention, tout de suite, dès la première séance du premier jour d'exploitation - puisqu'on l'a en sortie nationale dans le bôô cinéma - pour pouvoir l'aborder avec un esprit vierge (!) et candide) et qu'on s'y est donc rendu (c'est drôle, je crois que c'est la première fois que je vais au cinéma un jour de l'an !). On était six dans la salle (pour cause de gueule de bois généralisée, ou d'indifférence tout aussi généralisée ?) pour la première séance. Ambiance...
Une demoiselle un peu cabossée (Charlotte Gainsbourg) est ramassée dans une ruelle et recueillie par un monsieur (Stellan Skarsgård). Une fois mise au lit, bordée, elle va raconter au monsieur l'histoire de sa vie, non sans qu'il lui ait au préalable servi un thé au lait. Elle va tout raconter, depuis le début, se définissant comme un être mauvais, une nymphomaniac, comme le dit le titre, et tentant d'expliquer pourquoi. A son discours répond à intervalles réguliers celui du Monsieur, qui, en plus de lui chercher toutes les excuses du monde et de lui expliquer pourquoi tout cela est plutôt normal, "humain", en tout cas, va mettre en places plusieurs digressions très intéressantes sur la pêche au lancer, la suite de Fibonacci, la musique de Bach, etc., en contrepoint du récit des ébats successifs de la demoiselle (comme elle raconte d'abord sa jeunesse, le personnage de Joe -Charlotte Gainsbourg- est joué par une autre demoiselle, Stacy Martin, qui a des airs de je ne sais pas exactement qui, mais j'ai le sentiment de connaître son visage...). Le récit est partagé en chapitres, chacun muni d'un titre, plus ou moins énigmatique ou érudit, et on s'y lance au début avec un peu d'appréhension, comme on sauterait dans une piscine qu'on craindrait froide, mais après, bien évidemment, on crie aux autres, restés prudemment sur le bord "Venez, elle est super-bonne!".
Lars von Trier nous refait donc son numéro habituel qui peut laisser perplexe, entre provoc' et baroque, entre grandiose et riquiqui, entre complaisance et radicalisme, entre mesquinerie et générosité, entre humour et dérision... Et j'avoue que ces presque deux heures (1h50) m'ont semblé passer à toute vitesse (et du coup, on a très envie d'être au 29 janvier, pour venir voir NYMPHOMANIAC 2, dont on a, pour nous appâter, tout un tas d'images en apéritif, sur le générique de fin, tout en se disant qu'il faudra encore attendre, plus tard, la version définitive, de plus de 5h, celle souhaitée par LVT, pour se faire une idée définitive sur la chose.).
Et pourquoi ce titre me direz-vous  (ou me diras-tu, ce qui doit être à peu près le nombre de lecteur(s) parvenu(s) jusque là) ? Simplement parce que m'est revenu, pendant la projection, le nom de cette publication hebdomadaire, à vocation encyclopédique, qui, quand j'étais enfant,  abordait - avec des images peintes à la main et en couleurs -il n'y avait encore pas de photographies, ou plutôt ça devait coûter trop cher pour les reproduire - des sujets les plus divers, un par page -simple ou double je ne me souviens plus - que je dévorais (il devait y en avoir à l'école primaire) et qui a sans doute était mon premier canal d'apprentissage, ma première façon, livresque, d'appréhender le monde, l'histoire, la géo, les sciences et techniques, tout, tout, il y avait tout dans Tout l'univers... sauf le sexe, bien évidemment (là, il a fallu que je me débrouille par d'autres moyens, mais c'était 'achement plus difficile!).
le film de Larsounet, c'est un peu ça finalement, puisqu'on a encore plus (d'un côté,-Charlotte- tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander, et de l'autre - Stellan-  "Le saviez-vous ?" comme dans je ne sais plus quel journal, chronique de choses belles, curieuses, pas forcément indispensables, mais toujours intéressantes, et utiles pour briller en société..., avec même des chiffres, des lettres et des petits dessins qui viennent s'inscrire sur l'écran, à la Greenaway).
Et le sexe ? Je dois avouer que, en apprenant que la version qui allait nous être présentée n'était interdite "qu'aux moins de 12 ans", je fus d'abord un peu désappointé, mais, finalement, tel que, le film n'est pas complètement décevant, puisqu'il est à QV, et même, furtivement, à QVEM ou (EA). c'est que ça me suffirait presque, finalement... (il y a même des scènes qui m'ont mis mal à l'aise, je dois le reconnaître, au début, avec les fillettes, par exemple). D'autant plus qu'il se chuchote, et ce de plus en plus fort, que, contrairement à ce qu'affirme ou sous-entend le marketing viral sur le ouaibe, les scènes de pénétrations (censurées) si elles ne sont effectivement pas simulées, n'auraient pas été en réalité tournées par les acteurs, mais par des doublures... Finalement, je crois que je préfère voir la vraie zigounette (au repos) de Shia Labeouf qu'une autre, bandée, mais anonyme et qui ne lui appartient pas. non mais.
Je "suis" LVT depuis le début (Element of crime), j'ai presque tout vu, avec des hauts et des bas (d'un film à l'autre, mais aussi parfois, dans le même film, cf Melancholia dont le début et la fin sont sublimes, alors que la partie centrale, tout le mariage, ne m'intéresse quasiment pas et même m'exaspère.) Et si j'ai eu envie de voir ce film, (enfin, celui de Lars Von Trier, qui n'est peut-être pas vraiment celui-là même) c'est peut-être pour des raisons (celles qui font qu'au fond de tout mâle ou presque se terre un porc...) qui n'ont pas tout à voir avec la pure cinématographie. Et j'ai été doublement ravi, puisque, (pour faire court) en plus des organes génitaux mâles que j'espérais, voilà-t-y pas qu'il y en a eu, justement, de la cinématographie! Et pas qu'un peu!
Alors me voilà comblé, en sortant de la salle, les cheveux un peu tout droits sur la tête à cause du violemment hard-rock qui accompagne le générique (qui doit être le même, -le hard-rock-, que celui qui déboule sans crier gare au début du film, enfin, pas tout au début, puisqu'on y entre progressivement (dans le film), par un espèce de sas de décompression (le noir, le silence, le bruit des gouttes...), tandis qu'on en est presque comme expulsé (normal, c'est la fin de la première moitié, et on vous invite à revenir pour la deuxième).
Voilà, peut-être que, le 1 er janvier, les vapeurs d'alccol ou les fins de digestion font qu'on a tendance à être plus indulgent, je ne  sais pas, mais en tout cas, j'attends la suite, le 29 janvier...

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jeudi 2 janvier 2014

paris ciné

(avec du retard)

4 jours, 4 films (en ces périodes d'excès de fêtes, un peu de retenue ne fait pas de mal, non ?)

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LE COURS ETRANGE DES CHOSES
de Raphael Nadjari

Père et fils 1 : un fils va passer la journée avec son père qu'il n'a pas revu depuis très longtemps... L'Officiel classait ça en "drame", je dirais plutôt comédie dramatique, ou alors drame comique... (Non, il n'y a pas cette tension , ce "sérieux" inhérents au drame... Le fait saillant étant que le fiston glisse sur un poisson -si si!- et se retrouve à l'hôpital) Un film plaisant, délicieusement bavard (quel plaisir, en vo, je vous ai déjà dit dans quel état de bonheur me mettait cette langue), plein de détails, de petites choses, mais que j'ai déjà -hélas- presque totalement oublié. A revoir donc

 

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TEL PERE TEL FILS
de  Hirokazu Kore-eda

Père et fils 2 : les hasards de la programmation ont fait succéder cette histoire de deux familles dont les enfants ont été échangés à leur naissance par une infirmière qui voulait se venger (exactement, donc, le scénario de La vie est un long fleuve tranquille, mais pas du tout du tout le même traitement!) J'aime énormément (en 2014, je ne dirai plus "jadore" à tout bout de champ) le cinéma de Kore-eda, depuis... toujours. Histoires de famille(s), de rapports filiaux, d'amour, de mort, avec cette attention si particulière portée aux détails, aux visages, aux silences, au non-dit, à la lumière... Ce film-là m'a spécialement bouleversé (beaucoup plus que mes voisines semble-t-il, mais moins que le monsieur derrière qui, après s'être esclaffé plus ou moins à bon escient pendant quasiment tout le film, en grignotant qui plus est une jatte de popcorn, s'est soudain, à la dernière minute, mis à sangloter tout aussi sonorement et théâtralement). Magnifique, même si peut-être un tout petit peu moins subtil (plus "manichéen" ?) que ses précédents films.

 

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LA JALOUSIE
de Philippe Garrel

Père et fils 3. Décidément, les hasards de la programmation... Ce film, sorti il y a peu de temps et encensé par une grande partie de la critique, ne passait quasiment plus qu'u MK2 Hautefeuille, à la séance de 17h! Alors là, on est en plein drame familial : Garrel (Philippe) fait jouer à Garrel (Louis) une histoire arrivée à Garrel (Maurice). Le fils du réalisateur joue donc le rôle de son père, quand il a quitté sa mère, pour vivre avec une autre femme (Anna Mouglalis, magnifiquissime), qui l'a ensuite quitté à son tour. Très beau noir et blanc, un film simple, où il fait froid, un film quasiment intemporel, où, hélas Louis Garrel fait son Louis Garrel (il en devient agaçant, et c'est dommage). De très belles scènes, et pourtant, le film, qui ne fait qu'1h17 m'a semblé en durer presque'une de plus. Peut-être à revoir.

 

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A TOUCH OF SIN
de Jia Zhang-ke

Pas de père et fils ici, quoique. Jia Zhang-ke revient, et c'est encore une très belle claque (au moins une paire de claques, ou mieux, deux, puisqu'il y a, dans le film, quatre histoires.) Quatre personnages (un mineur, un motard, une hôtesse d'accueil, un jeune homme) , quatre destins, quatre révoltes, et autant d'armes. Magnifique et implacable. Je pense que Jia Zhang-Ke est le plus grand cinéaste chinois, mais également un des plus grands du cinéma mondial (oui, en 2014, mondialisons cinématographiquement).
Tout dans ce film m'enchante et me fait jubiler (même la violence qui, d'habitude me ferait plutôt me cacher les yeux) : Mise en scène, cadrages, éclairage, musique, et cette façon unique de mêler au documentaire le plus réalistement trivial (ou au réalisme le plus trivialement  documentaire ?  - ou au trivial le plus documentairement réaliste ?-) cette poésie violente, intense, ce lyrisme barbare, baroque (en 2014, je gaspillerai toujours autant d'adjectifs...).
Dès la scène d'ouverture qui vous cueille pif-paf! à froid, et vous laisse éboulé au milieu des tomates (quatre morts en moins de minutes que ça), j'étais déjà irrémédiablement conquis. Et, à la fin du film, j'ai du rester un peu assis sur mon fauteuil, ne pouvant pas me relever tout de suite, sonné que j'étais par la violence frontale du choc.
Je ne pouvais pas ne pas mettre ce film dans mon top-ciné de l'année. Grandiose! A revoir sans compter dans le Festival Téléramuche, bien évidemment...

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mercredi 1 janvier 2014

micro129

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(photo imprenable)
juste le rang devant moi, au spectacle annuel du quartier,
ce jeune rebeu qui avait passé affectueusement sa main  -gantée de noir-
autour de l'épaule de son voisin

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Après avoir glandé depuis trois quarts d'heure à la gare,
réaliser, juste deux minutes avant l'arrivée du train,
qu'on a oublié les clés de l'appartement où l'on doit dormir...

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merci Malou, merci Zabetta...

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"Noël à Champlitte à Paris" peut-être bientôt "Ailleurs"

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4 poules dures : 10€

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peur d'avoir oublié le code, mais non

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chaque fin d'année, une installation qui m'émeut au 104
(cette année, la bibliothèque)

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 J'ai dû acheter un tournevis court pour réduire au silence
ce maudit radiateur qui sonorisait mes nuits

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Plaisir de rencontrer en chair et en os un vrai lecteur de ce blog

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J'ai bien fait d'aller à la pharmacie le 31 décembre :
dans le sachet, en plus de l'efferalgan, on m'a donné un agenda et un stylo

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le bonheur, le bonheur
D'avoir un radiateur de nouveau silencieux

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 C'est drôle de changer d'année, comme ça, en milieu de semaine...

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et, au fait, bonne année 2014 à toutes et à tous

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(chapeaux pointus, confetti, et langues de belle-mères)

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dimanche 29 décembre 2013

ciné 2013

Tadam!!! Ze best of :
(tiens, par oldre alphabétique, pour une fois...)

 

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(Où il serait peut-être question, plus que de qualités intrinsèquement cinématographiques -quoique-, de retentissement, qu'il soit plastique, esthétique, affectif, musical, ou tout ça mêlé, de l'intensité -et de la durabilité- de l'effet produit, bref de la hauteur atteinte -marquée- sur l'échelle jubilatoire de Chorichter. Chacun des titres ci-dessus y est, à sa façon, placé très haut, et qu'ils en soient donc tous - à plus d'un titre, hihihi!- ainsi remerciés.
Oui, oui, il serait question de bonheur, et donc, de gratitude. Merci les films!)

PS : je savais bien que j'avais bien fait de laisser vacante la seizième place de ce top-ciné de l'année, puisque le dernier vu, A TOUCH OF SIN , de Jia Zhang-ke, y fait une entrée fracassante!
PS2 : Oups! Mais j'avais oublié DANS LA BRUME ! c'est donc d'un top17 qu'il s'agit, finalement...

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