je recopie des extraits
lundi 24 septembre 2018

oui, tu m'étonnes...

je suis abonné à Libé depuis plusieurs années, déjà pour le plaisir d'avoir un truc à lire dans ma boîte chaque jour ou presque. Même si le journal m'agace un peu, beaucoup, passionnément, il y a de bonnes raison pour continuer : le libé du mercredi (celui du cinéma), celui du jeudi (les livres) et celui du week-end (avec son plein de pages culture tous z'azimuths) mais la meilleure, paradoxalement, elle a été retirée du journal depuis quelques années, et n'est plus trouvable que sur le ouaibe (la version numérique de Libé, quoi), il s'agit de Tu mitonnes! la rubrique de Jacky Durand, dont j'ai déjà parlé à plusieurs reprises. Je suis gourmand, j'aime lire tout ce qui a trait à la bouffe et à la gourmandise, aux plaisirs de la vie, quoi, et voilà que c'est exactement ce que fait Jacky Durand. Quel bonheur! Mais quel bonheur!
Certaines de ses chroniques ont déjà été publiées en bouquins (Tu mitonnes!... l'hiver et Tu mitonnes!... l'été et Cuisiner, un sentiment) mais j'aimerais pouvoir les (re)lire toutes, notamment une que j'avais spécialement aimée mais que je n'ai jamais retrouvée, publiée me semble en tout début d'année et qui consistait, me semble-t-il, en une lettre  ouverte à son médecin en énumérant tous les plaisirs -gourmands- dont il entendait bien continuer à ne pas de priver pour l'année qui commençait, même si c'était, "en principe" au détriment de sa santé...

Et voilà que je reçois un mail, en tant qu'abonné, m'informant que Tu mitonnes! va désormais constituer un genre de tiré-à-part, uniquement destiné aux abonnés, s'étoffant et se diversifiant au niveau du contenu, mais conservant, heureusement, la sacro-sainte chronique de Jacky Durand et c'est là raison pour laquelle je vais continuer de l'être, abonné (33 euros mensuels, pourtant, que la résiliation de l'abonnement me permettrait de récupérer, et qui pourrait compenser -un peu- la somme dont Macronus Maximus a amputé ma pension tous les mois, au prétexte scélérat que je fais partie des nantis et des privilégiés... Quelle honte mais quelle honte!), avec toujours cette envie non seulemnt de me régaler avec ladite chronique, mais la furieuse envie de la faire partager...

En guise d'amuse-gueule, quelques lignes de quelques chroniques pour lesquelles je vous mets ensuite un lien pour la déguster en entier (Libé vous donne droit à un certain nombre d'accès gratuits) :

"Ne cherchez pas ce mirabellier-là pour gauler ses fruits. Vous risqueriez de vous perdre dans nos contrées orientales. Quelque part entre Vesoul, Commercy, le Valdahon, Lapoutroie et Culmont-Chalindrey. Fermez les yeux, donnez-nous la main et montez avec nous dans un train qui sent encore le mazout et les banquettes fanées. On vous fera la lecture des pages locales de l’Est républicain, on s’enfilera un gros morceau de fromage de tête et un chèvre rebelle en contemplant la campagne jaunie par la canicule. C’est le carnaval de la vie qui défile devant les fenêtres des trains : le plein, le vide, le réjouissant, le nostalgique, l’espoir, l’amertume, le passé irrévocable, le présent mouvant, le futur incertain jalonnent le ballast…"
Mirabelle lurette

"L’autre jour, on a fait une crise de manque de grenailles, cette mitraille pour les offensives de fringales. C’est péché mais on s’est pointé dans une épicerie bio où la patate se négocie au prix de la pêche et du raisin. Du moins la grosse de patate. Parce qu’à côté de l’étal de charlottes plus chères que le beurre AOC pour les rôtir, il y avait quelques poignées de cendrillons, grenailles tarabiscotées dont visiblement personne ne voulait. Soldées comme nulle part ailleurs, même dans les allées boulevards de la grande distribution. Dans la poêle, on les a fait chanter tout doucement (entre 45 minutes et une heure) à l’huile d’olive et à découvert avec un final de gros sel de Noirmoutier aux herbes. Et vous savez quoi ? C’était le Nirvana de la patate et justice pour les légumes dits moches."
Les pommes de terre se ramassent à l'appel

"Et pourtant, ce soir, ils sont là tous les trois. Plus près de la porte que de l’augmentation. Le holster de la raison rangé près du cœur, les rêves confits dans la naphtaline. Ils ont pris juste ce qu’il faut de rides et d’embonpoint pour sourire devant la beauté sans tirer de plan sur la comète de la séduction. Leur relevé de points de retraite leur tient désormais lieu de CV. Ils sont soulagés d’avoir mis leur ambition et leur jalousie à la casse des illusions perdues et des sentiments empoisonnés. Ils ne courent plus après le temps car ils le savent insaisissable. Ils aiment le café solitaire dans un gobelet en carton sur les aires d’autoroute où ils font défiler leurs souvenirs. Ils ne zappent plus sur les chaînes des hôtels clonés. Ils préfèrent relire San Antonio sur un double oreiller dans un hôtel sans chaîne. Ils sont prévoyants pour les autres (comme leur petite dernière qui veut faire médecine et avec qui ils sont allés voir Première Année) mais plus pour eux-mêmes. Car ils savourent l’imprévu comme le caramel Klaus de leur enfance."
Un poulet à se taper le croupion par terre

Juste pour vous mettre en appétit... En plus, à la fin de chaque chronique, il vous fait profiter d'une ou plusieurs recettes...
Jacky Durand écrit simple, juste, et gourmand. Gens simples, plaisirs simples, vous, moi, exactement ce qui me touche et me donne à chaque fois l'envie d'y revenir... Allez goûter, vous m'en direz des nouvelles!

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dimanche 7 janvier 2018

des voeux

Bon, normalement ça ne se fait pas trop et j'espère que je ne vais pas me faire fouetter ni arracher les yeux ni déconsidérer... Je vous recopie in extenso des voeux d'autres gens que j'ai trouvés très beaux, et que donc j'aurais aimé avoir écrits, et desquels ça serait dommage que vous ne profitiez pas.

1)

"Bonne Année malgré tout

Les années se suivent, et malheureusement se ressemblent.

Les fanas sorciers de toutes les chapelles continuent, au mieux à vouloir nous imposer leur façon de vivre, au pire, leur façon de mourir. Un éditorialiste du figaro et un chanteur qui n’a rien inventé mais planqué son fric en Suisse et soutenu de grands hommes politiques comme le nain ont été élevés au rang de héros nationaux.

Nos politiciens (et ceux d’ailleurs) continuent à présenter un retour vers les conditions de travail du début du siècle dernier comme un progrès. Les gens se recroquevillent de plus en plus dans leur pays, leur région, leur ville, leur quartier, leur famille … Bref ça chie dans la colle.

Donc les choses étant ce qu’elles sont, et non ce que l’on voudrait qu’elles fussent, je vous souhaite à tous beaucoup de bonnes lectures, à partager avec ceux qui savent les apprécier, d’excellents moments avec vos proches, famille, amis, collègues … des fou-rires, des moments de convivialité autour d’une bière, d’un thé, d’un coup de rouge, d’un armagnac … près du feu, en fasse de la mer, dans un bon fauteuil, au sommet d’un montagne, au bord d’une rivière …

Bref, je vous souhaite, le plus possible, d’arriver à faire abstraction des cons pour passer de bons moments."

Bises à tous et bonne année.

Sinon, promis, bientôt je reparle bouquins, mais là je viens de passer quelques jours avec des copains perdu de vue depuis longtemps, et entre les ballades, les repas, les tchatches ou les parties de cartes jusqu’à tard dans la nuit, je n’ai pas trop eu le temps de lire.

(les premiers viennent de mon blog polar chéri chéri  (à qui je dois, l'année dernière, les découvertes concomitantes de Carl Hiaasen, Tim Dorsey et Mark Haskell Smith ! c'est dire si je l'aime!) Actu Du Noir (Jean-Marc Laherrère),que vous trouverez

et les suivants sont d'une amie très chère (et de plus de 30 ans!), mon amie Mimi, et furent reçus par mail :

2)

"Chers amis,

Je vous souhaite le goût des choses. L’odeur des fleurs et du foin coupé, la douceur des forêts profondes, le chant des rivières, les gouttelettes de rosée dans l’herbe fraîche, le silence des neiges et au loin les aurores boréales.
Je vous souhaite le rire, oasis des jours sombres. Et d’autres éclats de rire, une danse les jours de soleil.
Je vous souhaite les rêves et les utopies, le refus de l’injustice, la force de dire non, la lumière contre la nuit, la beauté contre la laideur.
Je vous souhaite le goût des autres, des rencontres. L’impatience de découvrir d’autres horizons, d’autres cultures, d’autres quartiers, d’autres pays. L’impatience de créer des liens nouveaux, la curiosité vis à vis de l’autre, celui qu’on côtoie, celui qui arrive de loin : la vie comme une porte ouverte.
Je vous souhaite l’amour dont l’amitié est une forme. L’amitié aussi donc !
Mes amis, je vous souhaite une belle année 2018 !
Michèle"

3)

" Bon, je ne vais pas vous souhaiter une bonne année, parce qu'elle ne peut pas être bonne... C'est impossible, avec tout ce qui s'annonce... faut dire essayons de nous en sortir, l'année qui vient et les années à venir, puisqu'on nous a tous mis dans la merde, souhaiter Bonne Année ce serait un peu se foutre de la gueule des gens, alors je dirai Bonne Année mon cul..."

Benoit Poolvorde, dans un lien envoyé par M. en réponse à mon propre sms du 1er janvier au matin,

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samedi 4 novembre 2017

décidément

md0

... deux pages dans le Libé de ce week-end : la première qui reprend cette image qui m'a fort interpellé (voir ci-dessus)
et la seconde (voir ci-dessous) qui évoque ce fameux groupe que nous étions allé tout spécialement voir à Détonation, et qui a joueusement avancé sa prestation d'une heure, nous privant du plaisir de le voir (mais on a bon espoir encore pour Les Eurocks, Le chien à Plumes, La guerre du son, etc. (qui sait ?)

lysistrata

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jeudi 2 novembre 2017

à gray (la vile)

 gray libé

on n'y voit goutte...
(une demi-page dans Libé ce jour, tout de même)

 

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lundi 8 mai 2017

vote gris

(dans Libé du 2 mai, cette tribune que j'avais trouvée pleine de bon sens)

 

Monsieur Macron,

Le 23 avril, nous avons voté Hamon, Mélenchon, Poutou, Arthaud. Nous faisons partie des 27,67 % d’électeurs d’une gauche socialiste rénovée, de la France insoumise, de la gauche anticapitaliste, sans qui vous ne serez jamais élu le 7 mai.

Nous ne nous sommes pas reconnus dans votre personne. Nous ne nous reconnaissons pas dans vos revenus faramineux et les risques que vous auriez pris, alors que nous trimons pour décrocher un CDI et fonder une famille.

Nous ne nous reconnaissons pas dans les réseaux de parrains, de mentors et de think tanks qui vous ont ouvert toutes les portes et qui attendent la monnaie de leur pièce. Nous ne nous reconnaissons pas dans les mercenaires de la politique qui accourent vous faire des offres de services, et sans qui vous ne pourrez pas gouverner longtemps. Nous ne distinguons pas une stature présidentielle dans l’absence d’obstacles, d’échec et de travail concret que votre vie raconte. Dans votre démission tapageuse, alors qu’on vous avait fait l’honneur et la grâce de vous nommer ministre pour servir la République. Dans l’orgueil qui est le vôtre d’être président de la République ou rien.

Nous ne reconnaissons pas une presse pluraliste dans les médias dominants qui vous ont consacré des dizaines de unes depuis deux ans, au détriment des autres candidats. Nous ne souhaitons pas devenir milliardaires car, pour nous, un milliardaire est quelqu’un qui a échoué à reconnaître ce qu’il doit aux autres, le parfait symptôme d’une société d’inégalités. Et vous nous donnez déjà trop l’image d’un gagnant au Loto de la politique.

Nous ne reconnaissons pas une grande modernité dans une présidence «jupitérienne» qui rétablira les chasses présidentielles, les ordonnances, réduira l’activité législative à trois mois par an. Nous ne nous reconnaissons pas dans un Charles de Gaulle sans la Résistance, un Mitterrand sans l’éloquence, un Rocard sans l’intelligence.

Nous ne nous reconnaissons pas dans votre joie indécente au soir du premier tour où a triomphé l’extrême droite, nous n’avons que faire de voir votre conjointe ni de vous entendre exalter l’exigence de l’optimisme et de la voix de l’espoir. Nous ne nous reconnaissons pas dans le mode de scrutin de l’élection présidentielle qui élimine sans nuances, favorise des candidatures aventureuses comme la vôtre et impose des choix impossibles.

Nous ne nous reconnaissons pas dans votre amour du nucléaire comme génie français, alors que bien des pays voisins n’y voient qu’un danger pour l’Europe. Nous ne nous reconnaissons pas dans la cure d’austérité que vous voulez imposer aux collectivités locales, dernier lien de confiance avec la République pour nombre de nos concitoyens. Nous ne nous reconnaissons pas dans la pression sur les chômeurs, la fin des 35 heures et l’apologie du travail des autres, quand on se garde bien pour soi-même de toute pénibilité. Nous n’acceptons pas qu’on réduise les syndicats à des super comités d’entreprise sans poids politique. Nous ne goûtons guère ni aux courses d’esclaves de Uber ni aux cars low-cost qui portent votre nom, qui pratiquent le dumping social, polluent et ruinent les petites lignes ferroviaires.

Nous ne nous reconnaissons guère dans quelqu’un qui a fait si peu, si peu assumé le quinquennat qu’il a inspiré, parle si vaguement et prétend à tant de pouvoir. Mais nous reconnaissons très bien ceux qui sont derrière vous.

Le 7 mai, lors du second tour de l’élection présidentielle, ne pouvant en conscience ni nous abstenir ni voter blanc, ni voter pour vous, nous voterons gris. Nous prêterons notre vote à votre candidature pour faire barrage au Front national et sauver la République. Nous le reprendrons aussitôt, afin de vous imposer une cohabitation avec une gauche rassemblée, qui vous initiera à la politique française et aux difficultés de la vie.

Nous signons dès maintenant cette déclaration en ligne pour que le soir de la défaite de Marine Le Pen, le financier que vous êtes puisse évaluer lucidement son passif et ne se croit ni président de tous les Français ni mandaté pour appliquer son programme. Croyez bien, Monsieur Macron, à l’expression de notre plus sincère opposition.

Dalibor Frioux, écrivain
déclaration de "vote gris" à signer sur change.org

 

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mardi 22 novembre 2016

à part peut-être mme...

...en voilà une une qui décoiffe!
l'image fait rire, mais la réalité qu'elle recouvre, beaucoup moins...

 

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jeudi 3 mars 2016

tiens tiens

"Il y a un mystère chez Sacks. A côté de sa grande facilité à se lier avec toutes sortes de gens et malgré plus de quarante ans en analyse, il aura vécu dans une extrême solitude personnelle, affective et sexuelle. Il raconte comment il vit son homosexualité dans le climat très répressif de l’Angleterre des années 50, avant de découvrir la divine tolérance d’Amsterdam puis de la Californie. Mais ce qu’il appelle sa «timidité» persiste. En réalité, il a une quasi-incapacité à avoir des relations intimes. Peut-être a-t-il, comme d’autres ex-enfants évacués, «un problème avec les trois A : l’attachement, l’appartenance et l’assurance». Après avoir décrit une délicieuse semaine avec un jeune homme rencontré en se baignant dans un étang de Londres le jour de son 40e anniversaire, il annonce : «Je n’allais plus avoir de rapport sexuel dans les trente-cinq années suivantes.» Oui, trente-cinq. Il lui faudra attendre d’avoir 75 ans pour rencontrer Bill Hayes avec qui, pour la première fois de sa vie et jusqu’à sa mort, il aura une vie de couple."
(Libération, 03/03/16)

accompagné de cette photo (qui m'a donné, bien sûr envie de lire l'article)

olivier sachs

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dimanche 2 février 2014

cravache

NYMPHOMANIAC 2
de Lars Von Trier

Oh lala. que s'est-il passé ? on reprend pourtant les choses exactement là où on les avait laissées à la fin du 1 (vraiment le sentiment que le film a été coupé en deux, tchac! par un genre de boucher sans état d'âme qui débite juste -tchac!- sa bidoche et basta, Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ? enveloppé dans ce même papier gras,  ce même carton limite foutage de gueule qu'au début du 1 "ceci est la version censurée de, etc.")
On était resté sur la musique de Bach, et, entre autres, la mort du père, avec, si je me souviens bien, un générique final dépotant hard-rockeux, et voilà qu'on va causer cravache, annuaires, cul nu et plaisir dans la souffrance... Aïe! (et doublement : pour elle, et pour moi : le sado-masochisme m'insupporte, et, au mieux, m'inintéresse, qu'y peux-je, je ne conçois -idéalement- les relations (qu'elles soient sexuelles, affectives, amoureuses ou autres) que sur un strict pied d'égalité, d'une part, et sans accessoires d'autre part) ca n'est pas très intéressant (pour moi) c'est filmé "clinique", grisâtre et moche, et ça dure looooongtemps en plus. Et en plus Shia Labeouf disparaît assez rapidement (et il est tout habillé).
Le film utilise le même dispositif : discussion en chambre, Charlotte tuméfiée en pyjama  (oh que j'adore sa voix, ses modulations, la façon dont parfois elle finit en un souffle) qui parle de cul (et de chatte) et son interlocuteur, érudit et civil, qui fait des commentaires, compare, annote, cite, évoque (Tout l'univers 2, Les belles histoires de l'Oncle Popaul la suite) mais quelque chose a changé, ou quelque chose manque, on ne sait plus exactement (ou, peut-être, il n'y a -justement- absolument rien de plus que dans la première partie ?).
Bref je me suis longtemps ennuyé (et j'ai d'ailleurs un peu piqué du nez), et l'atmosphère de la salle m'a rappelé le bon temps des cinémas pornos (que des mecs seuls dans le public, ne se regardant pas, avec une certaine tension dans l'air, et peut-être une certaine gêne aussi, celle qui va avec).Ca se déroule cahin-caha, ça fouette dur, on regarde d'un oeil, on baille... Mais quand même, à intervalles réguliers, des jolis beaux vrais morceaux de vrai cinéma viennent (vous) mettre un peu de baume sur vos petites fesses de spectateurs à vif que le réalisateur a consciencieusement -délibérément- cinglées et zébrées (-oh la jolie image-).
Autant la première partie m'avait semblée aguichante, attractive, autant celle-ci (c'est peut-être ça, quand on vieillit) n'a plus grand-chose de désirable ni d'attirant. triste à mourir (et justement...) Sans doute à cause de la longueur, du sérieux, et de la complaisance du chapitre SM. Qui plombe grave.
On n'en sait pas beaucoup plus sur la nymphomania qu'en entrant dans la salle (mais y venait-on spécialement pour ça, hein ?)
Certes, il restera l'arbre de Joe, la fillette qui s'envole, la voiture en feu, la jeune fille à l'oreille déformée, sans oublier (huhu) les deux blacks en grande discussion et Jean-Marc Barr  sur sa chaise (les seules QV du film, ah non pardon il y a celle de la toute fin -toute faim ?- mais elle n'est pas très guillerette) mais c'est assez peu, rétrospectivement... (avec "en prime" une énervante auto-citation de Lars Von trier par lui-même : le gamin sur le balcon sous la neige, avec la musique qui pleure).
Ah, et la reprise de "Hey Joe" (peut-être que le prénom de l'héroïne n'a été choisi que pour ça) assez joliment susurré par Charlotte...
Me reste donc un espoir : celui de faire une vraie idée sur le vrai film de LVT, avec la vraie version intégrale.
Attendons, donc...

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lundi 23 avril 2012

et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté...

trouvé ça ce matin sur un chat :

Sa mfai rir tt ceu ki kroi le sayer on et presiden alor sa va tt changer oublier pa je c pa lui ko décide de tt c pa lui ki vote les loi et ksa soi n'importe lequel i pourra jamai faire la moitier de ski zon di . Par contre faire ski ns on pa Di sa i zi arive après ksa soi l'un ou lotre c la merde pask les 2 fin le parler , après a choisir otan votez *** après chakun sa manière de pencer et chacun et libre de choisir ce kil veu . Pa la peine de sengueuler :-P

Je vous le recopie tel quel tout chaud. J'ai pas tout compris, mais la langue française en général, et le commentaire politique en particulier y ont beaucoup gagné, non ?

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mercredi 17 août 2011

morceaux

"
- Vous avez dû tellement souffrir.
il secoua la tête.
- Je pense qu'à ce moment, la souffrance avait déjà disparu en grande partie.
- Et maintenant ?
Resnick sourit.
- Il en reste quelques petits morceaux que je garde sous la main, exprès. Pour les jours où j'ai envie de m'apitoyer sur mon sort."
(John Harvey / Now's the time, p318)

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