dimanche 15 mars 2020

c'est dans les vieux pots...

(en fouillant un peu, j'ai retrouvé cette chanson, qui m'avait en quelque sorte un peu aidé à survivre lors de la fameuse année 76/77... On ne sait jamais, des fois que ça puisse marcher encore une fois...)

C'est dur aujourd'hui peut-être
Demain ça sera vachement mieux
Tu tournes en rond comme une bête
Tu tires la vache par la queue
C'est dur aujourd'hui la crise
Tu retournes le steak sur la paille
Tu lèches le noyau de la cerise
Avant que la machine déraille aie aie aie aie

C'est dur aujourd'hui peut-être
Demain ça sera vachement mieux
Flanque-toi une balle dans la tête
Arrache ton flip et plaques tout
T'as perdu ton coup de fourchette
Dans les petites annonces du soir
Y te reste une bombe dans l'assiette
Et du cordon dans le placard

C'est dur aujourd'hui peut-être
Demain ça sera vachement mieux
Tu tournes en rond comme une bête
Tu tires la vache par la queue
Viens faire un poker chez Louise
Qu'a le coeur rond comme une bonbonne
Qu'a le feu de l'enfer sous sa chemise
Le ciel dans son stock d'alcool...

Jacques Higelin

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mercredi 25 septembre 2019

date anniversaire (que j'ai d'ailleurs laissée passer)

Un vingt-deux septembre au diable vous partites,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Désormais, le petit bout de coeur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Et c'est triste de n'être plus triste sans vous

Georges Brassens

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mardi 17 septembre 2019

this side of paradise


The midnight oyster bellies bug you
From inside you want to scream
The comic cut is your arrival
Your reflection is obscene

Well you're looking for another end
Doing time
But you still can't turn away
Well you're looking for a real friend
Any kind
who wants to play the games you play

On this side of paradise
Wher you're never going to go through twice
Stay tuned at any price
To this side of paradise

Cylinder dreams passing in stages
Lethargic grins left to bare
Broadway windows cubical cages
Where escape is fairly rare

Well you're looking for another end
Any Time
But you still can't turn away
Well you're looking for a real friend
Any kind
That wants to play the games you play

On this side of paradise
You're never going to go through twice
Stay tuned at any price
To this side of paradise

You've got to keep yourself well amused
Pay no attention to the faulty news
Set yourself on automatic cruise
Sometimes you just got to lose

On this side of paradise
You're never going to go through twice
Stay tuned at any price
To this side of paradise

On this side of paradise
On this side of paradise
(Ric Ocasek)
Je viens d'apprendre qu'il y est passé, on the other side of paradise
et ça m'a rendu un peu nostalgique...

51BHXpK5ZeL

(un album que j'ai beaucoup beaucoup beaucoup écouté... -particulièrement ce morceau-)

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lundi 2 septembre 2019

il est pas près d'me rattraper

Ces gens qui courent au grand galop
En auto, métro ou vélo
Vont-ils voir un film rigolo
Mais non, ils vont à leur boulot

(Refrain)
Le travail c'est la santé
Rien faire c'est la conserver
Les prisonniers du boulot
N' font pas de vieux os.

Ils bossent onze mois pour les vacances
Et sont crevés quand elles commencent
Un mois plus tard, ils sont costauds
Mais faut reprendre le boulot

(Refrain)

Dir' qu'il y a des gens en pagaille
Qui cour' nt sans cesse après le travail
Moi le travail me court après
Il n'est pas près de m'rattraper.

(Refrain)

Maint' nant dans le plus p'tit village
Les gens travaillent comme des sauvages
Pour se payer tout le confort
Quand ils l'ont, eh bien, ils sont morts.

(Refrain)

Homm's d'affaires et meneurs de foule
Travaillent à en perdre la boule
Et meurent d'une maladie de coeœur
C'est très rare chez les pétanqueurs.

(tiens... un dernier couplet indédit... alors ça...)

Henri Salvador

Je dédie de tout coeur cette chanson à tou(te)s mes ami(e)s qui travaillent encore (et dont certain(e)s lisent ce blog): Manue, Coralie, Isa T., Christine,  Alex, Sylvain M., Isa, François, Loulou, Marthita, je pense à vous...

 

salvador

 

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samedi 2 mars 2019

retour aux sources

ROCK BOTTOM
de Robert Wyatt

Pour moi, sans doute un des plus beaux disques du monde, peut-être même le plus beau.
Sorti en 1974 , Grand Prix de l'Académie Charles Cros en 1975, mais je ne l'ai découvert, semble-t-il qu'un peu plus tard. (non non pas du tout je viens de fouiller dans le carton de vinyles qui me restent, et il porte une étiquette manuscrite "Vesoul / 1975" -où et quand je l'ai acheté- et la mention "I20", c'est à dire que déjà il faisait partie pour moi des 20 disques indispensables...)

Voilà donc 44 ans que ce disque m'accompagne.

Six morceaux, trente-neuf minutes et quelques, et c'est toujours le même bonheur, la même fascination.
Un disque qui ne m'a jamais quitté, que je connais quasiment par coeur, un disque que j'aurais du mal à définir, dont j'aurais du mal à dire de quel courant musical il relève, mais qui m'a toujours, et ce depuis la première écoute (j'avais 19 ans!) parfaitement correspondu (ah tiens me revient le fait que je l'écoutais en même temps que le Phaedra de Tangerine Dream, que m'avait fait découvrir, j'étais alors en terminale, Yves L., le frère de ma copine Frédérique).

Et qui continue de.

Rock Bottom, c'est le disque-frangin, l'ami, le compagnon de route, l'accompagnateur.
Le genre de disque (il n'y a pas tant que ça dans le genre) qui donne envie de se lover, de se coucher en rond, dans le tiède et le clair-obscur, et de se laisser aller à simplement être bien.
Un état indéfinissable, à mi-chemin exactement entre le bonheur et la douleur. Aussi désespérément serein que sereinement désespéré (j'ai déjà écrit ça quelque part).

On rattache souvent ce disque à la tristesse, à l'hôpital, qui a suivi la chute qui a mis Robert W. dans une petite chaise, mais ça n'a pas vraiment grand-chose à voir avec la tristesse (peut-être Sea song, le morceau d'ouverture, d'immersion, de l'album, mais non, même pas, je suis en train de l'écouter et je trouve ça... serein), non, on est ailleurs.

Exactement, totalement, parfaitement ailleurs.

Il y a, d'abord, la voix indicible de Robert Wyatt, dans un touchant éventail de tonalités et de modulations (il chante il dit il chuchote il gémit il ricane il fredonne), posée sur (fondue dans) une musique tout aussi indicible.

L'album, je le réécoute à chaque fois en entier, c'est un tout, mais chacun des six morceaux est comme un bac différent, à l'image de ceux où on trempe le papier photo pour faire apparaître puis fixer, justement, l'image, sauf que là, oui, il en faut six, six qui successivement vous font passer par des états différents, parfois contradictoires, un coup doux un coup grinçant un coup tiède un coup glaçant un coup hérissé un coup submergé.

Un disque indémodable, parce qu'il ne ressemble à rien, à rien d'autre qu'à lui-même. Intemporel.

rockbottom_big

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dimanche 11 novembre 2018

ami entends-tu

soldats bisou

Les deux oncles

C'était l'oncle Martin, c'était l'oncle Gaston
L'un aimait les Tommies, l'autre aimait les Teutons
Chacun, pour ses amis, tous les deux ils sont morts
Moi, qui n'aimais personne, eh bien ! je vis encor

Maintenant, chers tontons, que les temps ont coulé
Que vos veuves de guerre ont enfin convolé
Que l'on a requinqué, dans le ciel de Verdun
Les étoiles ternies du maréchal Pétain

Maintenant que vos controverses se sont tues
Qu'on s'est bien partagé les cordes des pendus
Maintenant que John Bull nous boude, maintenant
Que c'en est fini des querelles d'Allemand

Que vos fill's et vos fils vont, la main dans la main
Faire l'amour ensemble et l'Europ' de demain
Qu'ils se soucient de vos batailles presque autant
Que l'on se souciait des guerres de Cent Ans

On peut vous l'avouer, maintenant, chers tontons
Vous l'ami les Tommies, vous l'ami des Teutons
Que, de vos vérités, vos contrevérités
Tout le monde s'en fiche à l'unanimité

De vos épurations, vos collaborations
Vos abominations et vos désolations
De vos plats de choucroute et vos tasses de thé
Tout le monde s'en fiche à l'unanimité

En dépit de ces souvenirs qu'on commémor'
Des flammes qu'on ranime aux monuments aux Morts
Des vainqueurs, des vaincus, des autres et de vous
Révérence parler, tout le monde s'en fout

La vie, comme dit l'autre, a repris tous ses droits
Elles ne font plus beaucoup d'ombre, vos deux croix
Et, petit à petit, vous voilà devenus
L'Arc de Triomphe en moins, des soldats inconnus

Maintenant, j'en suis sûr, chers malheureux tontons
Vous, l'ami des Tommies, vous, l'ami des Teutons
Si vous aviez vécu, si vous étiez ici
C'est vous qui chanteriez la chanson que voici

Chanteriez, en trinquant ensemble à vos santés
Qu'il est fou de perdre la vie pour des idées
Des idées comme ça, qui viennent et qui font
Trois petits tours, trois petits morts, et puis s'en vont

Qu'aucune idée sur terre est digne d'un trépas
Qu'il faut laisser ce rôle à ceux qui n'en ont pas
Que prendre, sur-le-champ, l'ennemi comme il vient
C'est de la bouillie pour les chats et pour les chiens

Qu'au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi
Mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami
Mieux vaut tourner sept fois sa crosse dans la main
Mieux vaut toujours remettre une salve à demain

Que les seuls généraux qu'on doit suivre aux talons
Ce sont les généraux des p'tits soldats de plomb
Ainsi, chanteriez-vous tous les deux en suivant
Malbrough qui va-t-en guerre au pays des enfants

O vous, qui prenez aujourd'hui la clé des cieux
Vous, les heureux coquins qui, ce soir, verrez Dieu
Quand vous rencontrerez mes deux oncles, là-bas
Offrez-leur de ma part ces "Ne m'oubliez pas"

Ces deux myosotis fleuris dans mon jardin
Un p'tit forget me not pour mon oncle Martin
Un p'tit vergiss mein nicht pour mon oncle Gaston
Pauvre ami des Tommies, pauvre ami des Teutons...

Georges Brassens

kiss-soldiers-482

m gay 7 soldiers kiss bid

xryalnzygody

brothers

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dimanche 1 juillet 2018

premier juillet

"Aujourd’hui Premier Juillet, la Terre a trois milliards d’habitants.
Personne n’a été capable d’écrire ce simple télégramme : "Je t’aime. Puis-je venir ? Signé Gaston".
Aujourd’hui, les femmes ont rêvé qu’elles faisaient l’amour avec leur père, des bonnes ont quitté les familles bourgeoises l’injure à la bouche, les testicules des hommes ont remonté et ils les ont attachés avec des bouts de laine torsadés, des petites filles de l’âge de pierre ont chanté dans les trains des mélopées sauvages ignorées de leurs mères.
La réponse à tous les télégrammes envoyés par les gens a été : "Reste où tu es."
Quant à moi, je ne suis pas morte au Soudan.
De temps en temps le téléphone crie et il faut lui donner à boire. La radio, elle, a commencé à diffuser des vieilles rengaines.
En Italie il y a des chemises grises.
Ici, on a beaucoup reparlé de la chaude-pisse des Algériens c’est le signe qu’une chose grave va se passer mais très loin, là, dans la rue, près de cette table, là.
Les CRS se massent partout comme des buissons de mûres.
Premier Juillet, l’essence est au pouvoir. Ça va sauter d’une seconde à l’autre.
Les chauffeurs de taxi répandent partout le bruit que la peur n’évite pas le danger.
Les roses remettent ça, le foin remet ça, les abeilles remettent ça.
Les chats se frottent contre les gens et on ne manque pas de faire observer une fois de plus combien ils sont égoïstes.
Les chiens, plus serviles que jamais, sont partout cités en exemple."
Brigitte Fontaine

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lundi 27 mars 2017

d'accord mais de mort lente

(je voulais en extraire un quatrain pour les "événements minuscules", mais c'est trop bien d'un bout à l'autre, et je vous l'y mets donc en entier)

Mourir pour des idées
L'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eue
Car tous ceux qui l'avaient
Multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus

Ils ont su me convaincre
Et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Jugeant qu'il n'y a pas
Péril en la demeure
Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure
Il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain

Or, s'il est une chose
Amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu, c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Les Saint Jean bouche d'or
Qui prêchent le martyre
Le plus souvent d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées
C'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas

Dans presque tous les camps
On en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire
En aparté, "Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente"

Des idées réclamant
Le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose
Aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles?

Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir
Avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant
Tourne autour du tombeau,
"Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente"

Encore s'il suffisait
De quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât
Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre, on y serait déjà

Mais l'âge d'or sans cesse
Est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez
Et c'est la mort, la mort
Toujours recommencée,
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Ô vous, les boutefeux
Ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu!
Laissez vivre les autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici-bas

Car, enfin, la Camarde
Est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre
Autour des échafauds,
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente.

Georges Brassens

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vendredi 17 mars 2017

will you dance ?

(les chansons dont on s'entiche)

Will you dance ?
Rodoçlphe Burger fait partie des musiciens que je révère (je l'ai déjà dit), et j'ai découvert Kat Onoma, "son" groupe (je l'ai déjà dit aussi), à rebours, avec une dizaine d'années de retard (mais c'est très bien comme ça). Une chose a entraîné l'autre. Même si je n'aime pas tout. Il ya des choses qui me sautent immédiatement à l'oreille, et d'autres non. Par exemple, j'ai adoré tout de suite la chanson Sing sur le disque Cheval-Mouvement, le premier en solo de Roro (tandis que d'autres morceaux ne m'y plaisaient pas plus que ça....). idem pour Artificial life sur le maxi La chambre. A chaque fois une chanson que j'adorais, contre d'autres qui me laissaient plus tiède.
Puis il y a eu ce concert à Besançon, au CDN, où il était tout seul en scène, avec sa/ses guitare(s) et ses bandes, où j'ai découvert l'album No sport. Et, avant le concert, passait, en boucle et en musique d'ambiance l'album Billy the Kid, que j'avais déjà écouté, il y avait longtemps, à Gy, et dont certains titres me plaisaient beaucoup (notamment The Radio, qui passait (et re) ce soir-là et m'a aussi sec donnée envie de réécouter l'album et le reste.)
J'ai donc acheté plusieurs albums et maxis de Kat Onoma, y découvrant des morceaux que j'adorais (Que sera votre vie, Family Dingo, Magic, Comme un bruit, Video Chuck, Reality Show, Le déluge (d'après moi, Missing shadow blues), puis j'ai acheté des disques de Rodolphe Burger, par ci parlà,  directement sur Dernière bande (des choses très variées, certaines que j'adorais, et, comme toujours, d'autres qui m'intéressaient moins (ou me gavaient plus). J'ai acheté Psychopharmaka, je viens d'acheter Good (je n'avais pas acheté No sport parceque je me l'étais procuré autrement...)
Et, je ne sais par quel enchaînement de hasards (ah si je cherchais sur youtube le clip de Good, je suis tombé sur un live de Burger avec Marcello Giuliani (que je connaissais parce qu'il était cité par Etienne Daho comme musico sur Les chansons de l'innocence retrouvée live) qui m'a mené à un autre live sur Billy the Kid avec Rodolphe Burger et Philippe Poirier (et Julien Perroneau), qui m'a mené (sur youtube) sur la liste complète des morceaux de l'abum Rodolphe Burger et Philippe Poirier rejouent Kat Onoma, que je connaissais de nom (et de pochette) mais qui ne m'avait pas plus tenté que ça. Bah, tant qu'à faire je l'ai pris.
Et j'ai mis cet album, entre autres, sur une clé, que j'écoute quand je suis en voiture. (J'adore rouler  avec de la musique, encore plus la nuit) et je l'ai d'ailleurs écouté en grande partie un jour que j'allais chez Dominique (même si c'était en plein jour). et j'avais trouvé ça très très agréable, titre après titre, et surtout que l'album était parfaitement en phase avec l'instant, avec mon état d'esprit à ce moment là.
Et un soir que je rentrais des Bâties, une nuit, soyons précis, je suis retombé dessus. dedans devrais-je dire, tellement ça m'a plu. Et en arrivant chez moi, je ne suis pas sorti de la voiture tout de suite, parce que passait à ce moment-là Will you dance ? et que je l'ai écouté jusqu'au bout, et que j'ai trouvé ça, non seulement maginifique, mais, encore une fois, parfaitement en accord avec l'instant, nuit de printemps, pleine lune, calme et serein, équinoxe, et je l'ai peut-être même, d'ailleurs, réécouté à ce moment...
C'était mardi dernier, et depuis j'ai bien dû réécouter le morceau une bonne centaine de fois. un peu plus que les autres de l'album, qui sont pratiquement tous aussi bons. Burger + Poirier + Perraudeau ont fait un travail de relecture des morceaux originaux de Kat Onoma, et, bien souvent, la relecture est supérieure à l'original.
Voilà, je ne sais pas pourquoi, mais cette chanson me transporte. Encore et encore.

Will you dance
Our Lady
dead and unexpected (bis)

Billy wants you to dance (bis)

Billy will shoot the heels off your shoes
if you dont dance
Billy va vous tirer dans les talons
si vous ne dansez pas

Billy being dead
also wants fun
Billy même mort
veut s'amuser (bis)

3'12 de bonheur...

couv Play (c) Salvatore Puglia Carole Peclers

 

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samedi 21 janvier 2017

jouvence

"Je voudrais que tout revienne alors que tout est passé
et je chante à perdre haleine que je n'ai que des regrets..."
(Alain Souchon)

Où la nostalgie, chez moi en tout cas, aurait quelque chose à voir avec la musique...
Quelques rééditions (et quelques téléchargements récupérations, aussi) ces denières semaines, n'auront fait qu'aviver un peu plus ce sentiment.
Le coffret "Isabelle Mayereau" offert à Gigis ce nouvel an (mais dont amaz*n m'avait gentiment fourni les droits de la copie numérique), puis le coffret "Catherine Lara : les années CBS 72-80", et quasiment en même temps un gentil quidam qui met à disposition les premiers albums de David Mc Neil en version FLAC (que je suis d'ailleurs obligé de demander à Emma de me rencoder en mp3).
Tout ça, c'est un bout de mon adolescence qui rebourgeonne et refleurit.
Des flashes -plop!- qui resurgissent : Bernard Schu un soir sur RTL dans la cuisine de la maison rue de Villersexel présentant La pierre tombale, Anne-Marie me faisant écouter Tu m'écris dans sa chambrette aux Angles, les après-midi chez mon copain et voisin Michel V. à écouter en boucle Fleur de sommeil, Alain me rachetant un jour de disette les deux premiers albums (version disque noir) de Catherine Lara, les deux albums de David Mac Neil écoutés aux Bâties, chez Pat P., le Discorama où Denise Glaser présentait, justement, Catherine Lara, Hash écouté à Vaux  -d'ailleurs, en le réécoutant à Gy ce 31 décembre, nous avons eu avec Emma tous les deux les larmes aux yeux illico..-.
Oui ces morceaux, ces chansons, découverts, écoutés, aimés quand j'avais 16, 17, 18 ans (et la suite) et qui me sont restés chers (il faudrait rajouter les disques de Véronique Sanson et ceux de Gérard Manset -sans oublier Françoise Hardy chérie-chérie !- pour compléter ce premier socle franco-français de mon univers musical perso naissant) et que je continue d'apprécier, peut-être justement parce que.

Il y a des morceaux que je ne peux pas rattacher à un instant précis mais qui ont sur moi un effet extraordinaire. Papa jouait du rock'n roll de David Mc Neil est de ceux-là. Peut-être parce que je ne l'avais pas écouté depuis longtemps (et que n'ai appris que très récemment qui était son vrai papa de David Mac Neil, et qu'il ne jouait absolument pas du rock'n roll). La petite intro quitare/banjo (?) et la voix qui attaque "A deux kilomètres à travers la fenêtre on pouvait voir St Paul..." c'est plus fort que moi, je fonds. j'ai à nouveau 20 ans dans ma tête et ça fait du bien... J'associerais ce morceau indéfectiblement à Philou, sans pouvoir davantage préciser (peut-être lui avec sa mémoire de stasi d'éléphant pourra-t-il m'aider ?)

david mc neil

"Au-dessus du lit ils affichaient des filles et des joueurs de foot-ball
Moi c'était Péguy, Frison-Roche et De Gaulle, Papa jouait du rock'n roll..."

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