s2ptembre
jeudi 10
le matin de bonne heure je suis allé au labo faire mes analyses trimestrielles (dont l'hémoglobine glycquée) ; le thermostat annonçait 11° (brrr) et j'ai donc remis un pantalon long (pour la première fois depuis des lustres), et un sweat à capuche aussi
mais après dans la matinée, ça s'est réchauffé, j'ai ôté le sweat, puis viré le t-shirt et remis ma "chemise à éléphants" (plutôt que de la toile de Jouy, j'ai appelé ça toile de Pondichéry) à la place, et enfin viré le jogg pour le remplacer par le pantacourt (qui ne m'aura pas quitté de l'été)
dans la cour j'ai parlé avec ma proprio (qui, cette fois, m'a -très gentiment- rapporté du Beaufort de sa dernière escapade), je lui ai dit que j'avais parlé avec le peintre de ma tablette de la fenêtre de la cuisine qui s'écaille inexorablement, j'ai compris qu'elle en avait déjà parlé avec lui, qui avait dû lui dire (il est très bavard) que je lui en avais parlé, et finalement (j'ai une propriétaire de rêve!) en fin de matinée elle est montée avec son gentil menuisier, qui est venu prendre des mesures (je vais avoir à la place de l'enduit écaillé une jolie tablette en chêne verni!)
à midi au Gl*be, à 5 (en plus des copines habituelles, on accueillait Sylvie, notre ancienne ATSEM), un repas qui se situait entre indigence et indignité (tranche de jambon "braisé" -de mes fesses- nappé de ce que j'ai pris pour du ketchup "mais qui était de la "sauce barbecue" -beurk-" accompagné de brocoli très al dente, et d'une boule de riz idem. Quelle misère!
d'autant plus que, pour couronner le tout, quand je me suis levé de ma chaise, ma jambe droite s'est mise à refuser obstinément de marcher... la honte! Et j'ai mis un certain temps pour rejoindre la caisse pour payer (et, ensuite, tout autant pour repartir jusqu'à ma voiture)
13h15 : MI AMOR (244) de Guillaume Nicloux (on est 2 à la 11) Un film... singulier (comme souvent chez Guillaume Nicloux qui s'est déjà frotté à pas mal de styles et d'univers différents... (c'est pour ça qu'on l'aime, d'ailleurs, on ne sait jamais à l'avance de quel côté ça va taper!) D'habitude je ronchonne parce que c'est trop fort, mais là j'étais ravi : beaucoup de musique (l'héroïne est d-j!) et à fond les ballons, ça ravit les tympans! Avec un générique de fin (avec le titre) qui tamponne (on le voit dans la bande-annonce, et c'est ce qui m'a donné envie) boum boum boum et un générique final original (en cercles concentriques) parfaitement hypnotique! Fascinant!
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je ne résiste pas au plaisir de vous citer un bout de critique de Libé : "Mi Amor c’est un peu la rencontre de Pacifiction et Sirat dans une série B Mexicaine des années 70. Comme souvent chez Nicloux, tout dérape subitement, fait des demi-tours sans prévenir, vous file d’un coup entre les doigts. D’une banale histoire de copine introuvable, on finit par se retrouver avec des sectes résurrectionnistes, des gangsters philosophes, des bastons à coups d’ustensile de jardin et des allemandes conspirationnistes qui règnent sur une armée d’alligators (ne nous regardez pas comme ça, on ne fait que décrire)."
Catherine (qui est allée voir LA VIE D'UNE FEMME) m'offre ensuite un café au B*reau (elle m'a gentiment attendu 1/4 d'heure!)
16h : SEULS LES REBELLES (245) de Danielle Arbid (je suis tout seul à la 10!) Hiam Abbas, on l'adore, même si elle a tendance à se faire un peu plus rare ces temps derniers (vous pourrez la retrouver bientôt dans A VOIX BASSE, lors du prochain festival PARL*NS D'AMOURS). Ici elle vit une histoire d'amour avec un jeune black (de 40 ans plus jeunes qu'elle) et autant vous dire que ça commence à jaser dur dans le quartier. Ça se passe à Beyrouth, mais la réalisatrice nous explique en tout début de film qu'elle a été obligée de tourner en studio, et avec des maquettes pour les plans d'ensemble... Une veuve, avec deux enfants de l'âge de son jeune chéri, vous imaginez bien les remous que ça va produire... On a le plaisir d'entendre la musique de ce cher Bachar Mar-Khalifé (que je n'ai pas reconnu tout de suite, mais juste sur un émouvant morceau voix-piano accompagnant un plan d'ensemble de la ville...) Le film est un poil trop long, commet peut-être l'erreur de vouloir embrasser trop de thèmes (et de personnages) et se clôt sur une bizarre presque happy-end à laquelle on n'est pas obligé de croire, mais, de toute façon on n'a d'yeux que pour Hiam, alors...
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en sortant de la salle, dans le hall, je suis -littéralement- ébloui (il est à contrejour et le soleil brille) par le jeune Sylvain M. qui arrive de l'extérieur, (et je réalise, en lui posant une question à propos d'une remarque sur le blog à propos d'une photo, que je me suis une fois de plus trompé de Sylvain! (Je me sens d'ailleurs un tout petit peu mortifié lorsqu'il m'explique "Je ne vais plus sur ton blog" mais bon hein c'est la vie...)
je prépare une quiche, mais comme il est un peu trop tard pour ce soir ce sera "pour demain"
j'ai eu mes résultats pour l'hémoglobine glycquée : 6,4 (au lieu de 6,6 la dernière fois, c'est -un peu- mieux!)
décidément c'est la "journée des Sylvain"! : dans la soirée je reçois un sms de l'autre (Pépin donc) qui m'informe qu'on ne pourra pas se voir demain matin pour notre café-scrabble, ce qui, je l'avoue, m'attriste un peu (j'ai juste répondu "Pfffff!" à son sms)
pour PDA5 j'ai fait ça (dont je ne suis pas mécontent)
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(et qui m'a pris pas mal de temps...)
vendredi 11
(fin de rêve : Pépin qui tient, en rigolant, une énorme caisse contenant des cochons entiers séchés (il n'y a pas de couvercle, on les voit tous rangés à l'intérieur) en leur donnant des prénoms de filles... Il va jouer une pièce de théâtre avec Martine T. (et j'ai appris que j'aurais un tout petit rôle dans une autre petite pièce, toujours avec Martine T, mais je préviens Pépin que, comme personne ne m'a prévenu "officiellement", je refuse d'y jouer, et il fait une moue pour me dire que ça n'est pas une très bonne idée...)
pas de scrabble, donc je me suis recouché après le petit-déj'... et j'ai redormi jusqu'à 11h!
aujourd'hui est le jour d'un anniversaire :
à midi goûté cette fameuse quiche -un peu trop- cuite hier soir, pas mal du tout!!! (il m'en restera la moitié pour ce soir)
13h15 : ALLONS DONC PAPA! (246) (tout seul à la 12) un film en noir et blanc de Vincente Minelli, avec Spencer Tracy (le père) et Elizabeth Taylor (la fille), qui est en fait la suite de LE PÈRE DE LA MARIÉE, du même réalisateur, qui avait connu un joli succès public. dans le film précédent, la fifille se mariait, et dans celui-ci elle est enceinte et elle va accoucher... c'est très plaisant, même si ça n'est pas impérissable. Spencer Tracy, je ne le connais pas plus que ça, (et je me suis juste rappelé qu'il m'avait filé une sacrée frousse dans DOCTEUR JECKYLL & MISTER HYDE) mais là je l'ai trouvé très bien!
à 17h et quelques dring! ah quelle excellente surprise : E passait par là, il a vu ma voiture en bas, et donc il est monté sonner au cas où... bonne idée! On s'ébat. Aujourd'hui tiens ce sera dans la salle de bains plutôt que dans la chambre...
le soir je regarde BARÇA ZOU (247) de Paul Nouhet, un film charmant où quatre ados skateurs partent en virée à Barça (Barcelone, quoi) dans la voiture de la maman d'un d'eux, et, dix ans, après se retrouvent pour évoquer (reconstituer ?) la virée en question... Ado & plaisant.
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samedi 12
à 8h30 je sors pour un tour de marché rapidos (boulanger d'amour / physalis (750g !) / pâtes fraîches / crevettes panées / et pour midi une cuisse de canard aux morilles! / car j'ai rdv au Lion avec Manue à 9h30
j'arrive un peu en avance, je commande un grand crème, j'ai une table à l'ombre, et Manue ne tarde pas à arriver, on commence à discuter, mais on aura de la visite : d'abord une connaissance de Manue, avec qui elle échange pdt un moment, ensuite Coralie, qui est descendue au marché tout seule (et nous passera même Pépin au téléphone pour qu'on le salue au moment où il l'appelle pour lui demander de penser à acheter des pommes pour la salade de chou)
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je découvre que le spectacle de ce soir (la "déambulation dans l'ancien hôpital" a lieu ce soir à 17h (je n'avais pas pris soin de lire ce qui était écrit sur mon billet!) et j'appelle Catherine, on convient de s'y retrouver 10' avant
hier sur TF1 un reportage sur la "coupe-brocoli", repris dans la foulée sur X (oui donc les ados se font bien faire des permanentes !)
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j'ai terminé ce matin l'extraordinaire, le magnifique, le passionnant SKIPPY DANS LES ÉTOILES (en vo, c'est beaucoup plus direct : Skippy dies!), j'ai lu les 30 dernières pages dans le tout petit matin, on se sépare des personnages, l'un après l'autre, c'est très touchant... Et tout ça se termine, bien évidemment, en feu d'artifice! Un roman auquel je n'ai pas fini de (re)penser! Un de mes grands bonheurs de lecture de cette année!
à16h45 je prends ma canne (oui oui) et je remonte clip clop clip clop la rue Baron Bouvier jusqu'à l'"ancien hôpital" où je vais assister à mon premier spectacle de l'année, du ThéV' "hors les murs" : ÉTAT DES LIEUX (8 danseurs et 4 musiciens), dans une déambulation en trois lieux + une quatrième partie où les 3 groupes de spectateurs se trouvent réunis dans la même salle, et tous les danseurs et tous les musiciens
je redescend avec Catherine jusqu'à ma voiture (parking Serpente) et je monte chez Co & Pépin où je vais passer la soirée, en compagnie de Marie-Hélène, que je n'avais pas vue depuis au moins 10 ans!
19h et quelques (rue Miroud*t, donc) : Apéro sur la terrasse (on joue à 3 pendant que Pépin prépare le repas) puis repas à l'intérieur (Pépin a préparé une excellente "tarte aux figues et au chèvre", et une très bonne mousse au chocolat pour le dessert)
Ensuite on joue au Code Name (Pépin fait équipe avec M-H, et Co avec moi, et, tous les deux, nous serons impériaux : on gagnera toutes les manches!
(Pépin m'a impressionné, lors de la dernière, quand il a failli gagner en proposant en 3 "aspirine" pour faire deviner front (trouvé) barre (trouvé) et recette -hélas pas trouvé-)
... et tout ça nous mènera passé minuit!
dimanche 13
un dimanche sans grand intérêt
(ou sans grand-chose que j'aie envie de raconter)
J'ai commencé Baignade surveillée, de ma très chère Laura Kasischke (je me suis souvenu que c'est Christine qui me l'a fait(e?) découvrir, (elle m'avait offert Les revenants -ou plutôt Rêves de garçons ? je ne suis plus très sûr-)
j'ai épluché mes 750g de physalis
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Finalement je me suis bougé pour aller voir FJORD (248), avec, -surprise pour un dimanche !- pas mal de monde, dans la salle 3... Ça faisait un moment que j'hésitais, et j'avais du coup de moins en moins envie de le voir... Quelle erreur! j'ai trouvé le film très puissant. La confrontation entre le cinéma norvégien et le cinéma roumain produit un genre de phénomène sismique, de choc thermique très intense. Très violent. J'aime cette façon qu'a le réalisateur de mettre, finalement, et d'assez cruelle façon, dos à dos, deux "intégrismes" : celui de la protection de l'enfance en Norvège, et celui de la religion à outrance (de Roumanie, mais pas que.) pratiquée par la famille incriminée. Le film a été, pour moi, une énorme bonne surprise. Même si on est en droit de trouver son message "ambigu".
(Et toujours ce plaisir intact de retrouver Renate Reinsve!)
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lundi 14
(pas très bien dormi, je ne me sentais pas "tranquille", j'avais mon rdv trimestriel avec ma docteure, qui a le don de me mettre dans mes petits souliers... et ça n'a pas manqué, mais bon passons) j'avais rdv à 9h45 et j'ai dû n'attendre qu'un quart d'heure, ce qui est extraordinaire...
elle m'a rajouté un médoc parce qu'elle trouve que ma tension était trop élevée, n'a toujours pas voulu me donner de chaussettes de contention tant que je n'ai pas fait un doppler (artériel) de mes jambes -ce qui m'énerve encore plus- et elle a enfin pris ma jambe droite en considération (je dois prendre rdv pour un scanner)
en rentrant il n'y avait de place nulle part pour se garer (j'ai fait n fois le tour), il y avait deux beaux ouvriers (barbus) en train de monter un échafaudage en bas de la rue St Georges, et, au coin de la rue Serpente, le gros chantier était ouvert, et y évoluaient un premier ouvrier torse-nu à la couleur de pain d'épices, puis un deuxième, plus jeune, torse-nu aussi, perché sur un tas de palettes ou je ne sais quoi... Je suis revenu chez moi pour récupérer mon appareil photo et je suis revenu à ce chantier où (merci le gros zoom) j'ai pu prendre en photo l'objet de ma concupiscence...
15h40 EN NOUS (249) de Juliette Binoche (on est 3 à la 12) un documentaire "en rouge et bleu" (elle et lui), sur le spectacle qu'elle a réalisé avec le danseur Akram Khan, une forme d'échange entre eux, elle qui n'avait jamais dansé et lui qui n'avait jamais fait l'acteur... Le film est long (plus de deux heures), en deux parties : les répétitions (à partir des toutes premières impros, créées "à partir de rien") suivies, sans transition du spectacle lui-même. Plaisant, (mais peut-être un peu... complaisant ? Mais notre Juliette on l'aime, on lui pardonne tout...
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(elle avec la robe rouge, lui avec le t-shirt bleu, c'était difficile de ne pas penser à Mauvais Sang...)
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(l'affiche est magnifique...)
18h : réunion avec Romain
1) on finalise (enfin!) la liste des séances pour PARLONS D'AM*URS 5
2) On s'occupe ensuite de la "mise au propre" de notre prochaine programmation à nous
ensuite on boit un pot avec Isa au B*reau (et ma jambe se re-coince au moment de repartir!)
mardi 15
comme hier je suis beaucoup sorti, aujourd'hui je ne l'ai pas fait
je suis resté à la maison, principalement devant mon ordi, à peaufiner tout ce qu'il y avait à :
la prog n°3 d'octobre, le dépliant Settimana Italiana, le dépliant PDA5 pour nos adhérents (et celui en format A3 qu'on affichera sur notre panneau), tout en échangeant avec Hervé, avec J-C, avec Isa
(et je ne me suis même pas vêtu, sauf à 18h, sommairement, juste pour aller chercher le courrier...
je viens d'apprendre la mort de Catherine Ringer, d'un "cancer foudroyant" ont annoncé ses enfants, et ça m'a fait quelque chose, alors j'ai écouté des morceaux, regardé des clips, LE PETIT TRAIN, C'EST COMME CA, HIP KIT, DON'T FORGET THE NIGHT, Y A DE LA HAINE, SINGING IN THE SHOWER, qu'est-ce que j'ai pu écouter tout ça (et j'aime toujours autant...) encore un petit morceau de ma jeunesse qui disparaît...
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(deux clips dont je ne me lasse pas : Y a d'la haine et Le petit train)
et Libé a déjà montré sa belle couverture (il est 23h05)
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(et cet album plein de pépites :)
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("this is not a compilation")
mercredi 16
r*kuten me rappelle que dans 15 jours ce sera fermé définitivement, alors je me fais une petite folie en commandant un certain Journal (de 1000 pages) épuisé, et que des margoulins proposaient à 100€ (les gueux!), et qu'un vendeur plus "raisonnable" propose en "bon état" à 25€, en précisant que c'est un ancien livre de bibliothèque avec tampons, étiquettes, etc. Je prends!
je passe à la "nouvelle ancienne imprimerie" pour le flyer PDA5, je choisis un papier orange pâle, on commande 300 exemplaires pliés
j'en profite pour prendre -c'est plus fort que moi- au débotté une photo tout à fait hors-sujet (mais plaisante)
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du coup, en sortant, je prends mon courage à deux mains et je m'arrête au cabinet de l'angiologue avec qui je n'ai pas d'atomes crochus dirons-nous pour prendre rdv pour un echo-doppler des membres inférieurs (demandé par ma généraliste pour qu'elle daigne me donner des chaussettes de contention), et quand je finis par voir la secrétaire, elle me donne -ô bonheur- rdv début octobre avec la remplaçante... (un mot magique, dans ce cas) je suis heureux comme un gamin à qui on dit qu'il n'a pas école aujourd'hui...
j'arrive à midi au B*reau où je commanderai un plat du jour (sauté de veau aux olives) dont j'envoie la photo à Catherine pour montrer que ça n'a rien à voir avec les portions du Gl*be. Je suis rejoint par Emma, qui prendra elle-aussi un plat du jour
13h15 : HISTOIRES DE LA NUIT (250) , avec Emma, on est quelques-uns à la 11 un "thriller" d'après le roman de Laurent Mauvignier, avec Hafsia Herzi, Monica Bellucci, Bastien Bouillon, Benoît Magimel, Paul Hamy (impressionnant dans un rôle de brute, inhabituel pour lui), et, révélation pour moi, dans le rôle du petit frérot, Alane Delhaye, (qui a débuté chez Bruno Dumont) que je trouve vraiment très très impressionnant... Un huis-clos "noir c'est noir", qui tient ses promesses (on est cramponné à son accoudoir pendant deux heures), jusqu'à son final exténué, superbe, en pause dans le petit matin blême... Une réussite!
puis je file à la 3 (où je serai seul) pour voir le tant attendu RRR (251), de Mr Rajamouli... On change complètement de style et d'univers : une super-superproduction bollywoodienne de 3h et quart! Que du bonheur! J'AI ADORÉ CA! Tout est en très grand (même en plus que très grand!) : l'histoire, les péripéties, les héros, les danses, les rebondissements, les animaux féroces, l'amitié, la trahison, la re-amitié... le happy-end, le ballet final! Quel bonheur de spectateur! Une histoire d'amitié virile, en tout bien tout honneur, entre deux hommes qu'en apparence tout oppose : un militaire ambitieux enrôlé chez les anglais et un "tribal", protecteur d'un village dont une fillette a, justement, été enlevé par lesdits brittons (plus exactement la femme du Gouverneur, qui va se révéler être une fieffée salope, encore plus que son salopard de mari qui en est pourtant déjà un sacré).
"Et bien, nous avons eu une surprise, une très bonne surprise, car nous ne savions pas à quoi nous attendre. C’est un film tripant, comme un carnaval en crescendo avec des scènes d’action, des danses, une histoire de vengeance, une autre d’amour. Les méchants sont vraiment méchants, et les gentils sont vraiment gentils. Chargé d’effets, de séquences au ralenti et d’images de synthèse bien exécutées, il porte les émotions et l’action à leur paroxysme." (martincid.com)
Tout va souvent par trois : RRR pour "Rise, Roar and Revolt" (se soulever, rugir et se révolter), et on sort du film avec dans la tête "Load, aim, and shoot" (arme, vise, et tire)
Le film a obtenu l'Oscar de la meilleur chanson de film pour le tonique Naatu Naatu, un des plus énergisants moments du film
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Un extraordinaire moment de méga-cinoche (Top 10 déjà c'est sûr, mais tout en haut du classement serait carrément envisageable)
le soir, je commence à regarder LE JOUR DE SON RETOUR, (de ce cher Hong Sang Soo), que nous programmons dans un mois...) et c'est un véritable choc thermique après le bouillonnant et hyper-vitaminé RRR
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jeudi 17
ce matin changement de programme : café-scrabble rue Miroudot, puisque Pépin ne sera pas dispo demain matin...
on a joué la dernière tellement vite (moins d'une demi-heure) que finalement je suis en avance au restau avec les copines (plat du jour "araignée de porc sauce barbecue avec frites et carottes/panais" (bien entendu j'ai commandé "sans sauce", et c'était excellent comme ça)
13h15 : DES JOURS ET DES NUITS DANS LA FORÊT (252) le très beau film de S.Ray (finalement on est trois à la 2, deux des spectatrices se sont levées au générique de début : visiblement elles s'étaient trompées de salle!) Un "autre" film indien, en noir et blanc, dans un autre esprit, d'un autre âge aussi, mais une incontestable réussite formelle (comme si Cassavettes était transféré pas loin de Calcutta. Dommage, j'ai dormi (comme une masse) tout au début, et il me manque donc quelques éléments, mais, Hervé avait raison, c'est vraiment un grand film...
A revoir!
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15h40 : L'INVITATION (253) d'Olivia Wilde. On quitte l'Inde des années 50 pour les USA aujourd'hui... Un remake d'un film de Cesc Gay (Sentimental), un quasi-huis-clos, après un très joli générique cubiste (ou un couple (La réalisatrice et Seth Rogen) reçoivent leurs voisins du dessus (Penelope Cruz et Edward Norton), qu'ils connaissent surtout par l'intensité sonore de leurs ébats amoureux...
mettons les choses au point : j'adore Seth Rogen, que je suis depuis le début de sa carrière (Supergrave, 2007) J'aime sa dégaine de nounours barbu et ventru (et fumeur de pétards), c'est un peu, pour moi, l'équivalent américain de Vincent Macaigne (et, comme pour Macaigne, je suis prêt à aller voir à peu près n'importe quel film dans lequel il joue!). Ce film-ci démarre plutôt pas mal, exploite au maximum les possibilités du "théâtre filmé qui ne souhaite pas ressembler à du théâtre filmé", mais, bon, le film ne tient pas la distance (ni ses promesses), et, progressivement, ça s'étiole et ça se ratatine, et ça devient beaucoup moins drôle (jusqu'à un très insupportable final "sentimental" au piano et à deux mains genre "l'amûûr finit toujours par triompher...") Mais bon, Penélope n'est pas mal en blonde, et Seth Rogen en calbute et/ou torse-nu, ça peut justifier le déplacement (hihi)
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après je passe à Repr*print pour récupérer nos flyers, mais pour réussir à les déposer à la MDA, je dois faire une série de tours et détours invraisemblables , tout ça parce que la rue du passage à niveau est fermée pour travaux... et ça bouchonne du coup à qui mieux mieux dans tous les sens!
(en repartant du parking Serpente) le mec, qui vient vraisemblablement de pisser dans une encoignure, rejoint au petit trot son pote en se rebraguettant et s'exclame "J'ai mal fait la gougoutte! j'ai mal fait la gougoutte!"
le soir je regarde encore un peu de LE JOUR DE SON RETOUR : c'est minimalistissime! les 3 premiers chapitres : Nir et blanc, trois plans fixes, dans un même lieu, de la même situation, avec le même cadrage : une actrice, (de face), se fait interviewer par une journaliste, (de 3/4 face) jusqu'à ce qu'une voix masculine (hors champ) intervienne pour dire que l'interview est terminée... Comme je pique du nez je m'arrête là...
vendredi 18
je termine de bonne heure BAIGNADE SURVEILLÉE de Laura Kasischke (un livre coupant, en 100 éclats, rangés par 10 (numérotés alternativement en croissant et en décroissant) dans 10 parties) Un bouquin impressionnant (j'aime toujours autant l'écriture de cette femme), un des plus tristes que j'ai pu lire en tout cas. La mort d'un enfant est toujours épouvantable (je ne spoile rien, c'est écrit -cliniquement- dès les premières lignes)
j'attaque aussitôt PILOTE AUTOMATIQUE, d'Eliot Rufel (dont j'avais déjà lu Après ça), qui attendait sagement à côté sur l'étagère...
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13h15 : LES CONTREBANDIERS (254), je suis tout seul à la 12 (c'est loin) pour ce film d'aventures "à l'ancienne", avec sur l'affiche Ethan Hawke (le gentil) et Russell Crowe (le méchant) (mais en fait on voit beaucoup plus Ethan que Russellchounet -que j'adore depuis GLADIATOR- si Ethan est là d'un bout à l'autre (et très bien là, je dois dire), l'autre est là 10 minutes au début et 10 à la fin (en étant large). Une histoire de crapahut dans la forêt hostile de plusieurs repris de justice -escortés par deux matons "incorruptibles" à fusils- portant de lourds sac à dos remplis de lingots qu'il s'agit de convoyer d'un point A à un point B, et, bien sûr, toutes les embûches, coups fourrés, péripéties et rebondissements seront au rendez-vous : l'irruption d'une belle indienne mystérieuse, puis d'un "bonhomme" encore plus mystérieux, une rivière grondante à traverser, des troncs d'arbres en flottaison, un pont de singe avec des planches qui manquent (à la Indiana Jones, hein) et qui peut supporter le poids d'un homme mais pas celui de son sac de lingots, etc. On va de Charybde en Scylla (et même on y retourne!).
Et -tant pis je spoile!- tout finit bien pour le héros qui finit par retrouver sa fille et son nounours, sur une version vigoureuse et joyeuse de Call me the breeze de JJ Cale... (même en vieillissant, Russell C. reste toujours incroyablement sexy -oh mon dieu cette voix en infra-basses, je fonds...-). Une chouette balade dominicale en forêt, quoi!
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à ma grande surprise le JOURNAL DE TRÊVE est déjà disponible via M*ndial Relay et je vais donc le chercher... J'ai exagéré : le livre n'est pas aussi gros que je pensais (660 pages, pas 1000!) et il ne s'agit non plus d'un "ancien support de bibliothèque, plastifié, étiquettes", comme annoncé par le vendeur... Juste un livre de 20 ans avec une "usure d'usage". Le bouquin a été publié en 2006 chez Gallimard (collection L'Infini), et coûtait à l'époque 25€ (et c'est justement ce que je l'ai payé...)
samedi 19
au marché le matin (la jambe me fait toujours mal...) : j'y allais surtout pour les physalis (j'ai rapporté mon sac en papier) -je réfrène mes ardeurs devant la dame derrière moi qui a aussi apporté son petit et me regarde avec un air implorant et je dis, magnanime "Allez, on partage..."-
13h15 : ENTRONCAMENTO (255) tout seul à la 2 (je commence à avoir l'habitude) Un film portugais (encore un! c'est le troisième de cette programmation, avec un quatrième la semaine prochaine, que j'ai très envie de voir...) Entroncamento, c'est le nom de la ville (ni Lisbonne ni Porto comme d'hab'), une ville où on fera connaissance -surtout de nuit- avec toute une série de jeunes gens en survêtements de marques, avec des fantaisies capillaires, des doudounes (il a l'air de faire très froid), qui s'appellent "frère" et se checkent pour se saluer, mais se crient dessus et se bagarrent pour des histoires de shit, de revente, d'argent dû, de territoire (de vrais combats de coquelets, sans cesse dressés sur leur jeunes ergots), jeunes gens au milieu desquels une jeune fille va essayer de (et réussir à) trouver sa place, prouvant qu'elle est aussi capable qu'eux pour tous les enfumer...
Le film est très très noir, ils sont tous en galère et sont prêts à tout (même au pire) pour s'en sortir : boulots de merde, combines foireuses, agressions ou braquages qui le sont tout autant (ça ne marche jamais... Le film aurait pu être sous-titré "Caramba, encore raté!" mais l'ambiance n'est pas vraiment à la rigolade, hein). Et le film, du coup, finit par asphyxier le spectateur (qui ne peut que finir par le trouver presque déplaisant...)
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en fin d'après-midi à la maison je prépare un cake marbré (j'ai hésité longuement avant de me lancer, et hésité entre plusieurs recettes que j'ai fini par panacher, grosso-modo), j'étais un peu triste car il a un peu collé au fond, (pourtant du moule en silicone) mais quand je le goûte je le trouve très bon (et 100g de sucre c'est bien suffisant, au lieu des 150 préconisés par Cyril L.)
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