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lieux communs (et autres fadaises)

2 octobre 2026

micro237

 

"L'âge ne vous protège pas des dangers de l'amour. Mais l'amour, dans une certaine mesure, vous protège des dangers de l'âge." (Jeanne Moreau)

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"La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil. " (Friedrich Nietzsche)

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"Ne faites pas l’effort d’être un artiste. Faites simplement votre travail. Si c’est authentique, cela deviendra de l’art." (Duane Michals)

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Robert Altman sur le tournage de 3 Femmes

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"Tout le temps qu'il avait creusé, il avait pensé à son frère, convertissant sa rage en énergie. Il déposa l'albizzia avec délicatesse au fond du trou, comme s'il s'agissait du corps d'un enfant, et recouvrit les racines de terre. Il était calme désormais, en paix avec lui-même. Le soleil n'était presque plus visible à l'horizon. L'albizzia fleurirait au printemps, à l'époque où son frère était mort." (Arthur Frayer-Laleix, La Cellule)

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"Je suis devenu acteur de cinéma… Je me suis dit que si Rintintin pouvait y arriver, ce serait du gâteau pour moi." (Robert Mitchum)

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"Il faut vieillir. Ne pleure pas, ne joins pas des doigts suppliants, ne te révolte pas : il faut vieillir. Répète-toi cette parole, non comme un cri de désespoir, mais comme le rappel d’un départ nécessaire… Éloigne-toi lentement, lentement, sans larmes ; n’oublie rien ! Emporte ta santé, ta gaieté, ta coquetterie, le peu de bonté et de justice qui t’a rendu la vie moins amère ; n’oublie pas ! Va-t’en parée, va-t’en douce, et ne t’arrête pas le long de la route irrésistible, tu l’essaierais en vain – puisqu’il faut vieillir !" (Colette, Les Vrilles de la vigne)

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"Une fois qu'il est bordé dans son lit de gazon, Berthe se penche sur l'inspecteur qui dort du sommeil du juste et lui pose une bise maternelle sur le front.
- Bonne nuit mon grand.

Demain il se réveillera avec un mal de crâne carabiné, un mélange explosif de gueule bois écossaise et de bosse poêlée. Le temps de remettre son cerveau à l'endroit, la dernière partie de la nuit lui reviendra. Il se rappellera que, le coup de poêle, il l'avait senti venir. Mieux, il l'attendait. Il avait anticipé le piège de Berthe, espérant dans un recoin de sa tête, loin de l'influence de sa conscience professionnelle, que le grand-mère trouverait un stratagème à sa sauce pour se sortir de là. Espérant aussi ne pas y laisser la peau. Mais il avait confiance en l'ingéniosité de la vieille. Et en son humanité." (Benoît Philippon, Mamie Luger)

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projet pour les nouveaux billets (1)

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"Il est commode de n’avoir qu’une demi-science, tout est clair et s’explique ; une érudition plus avancée me gênerait et j’en sais juste assez pour pouvoir dire des sottises de la meilleure foi du monde." (Gustave Flaubert)

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projet pour les nouveaux billets (2)

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"La leucémie, c'est comme une photocopieuse cassée à l'intérieur des os, dit-elle. Ce qui se trouve à l'intérieur des os, la moelle, produit trois différents types de cellules. La moelle agit comme une photocopieuse qui fait d'innombrables copies de ces cellules utiles. Ces cellules luttent contre les infections et maintiennent le corps en bonne santé.
Mais la leucémie c'est comme un connard qui décide de détourner la photocopieuse et de faire des copies de son cul.
Ça a l'air rigolo mais ça ne l'est pas. Imagine une entreprise. avec une photocopieuse. et au bout d'un moment la photocopieuse n'imprime plus rien que les images du cul de ce mec.

Au bout d'un moment l'entreprise ferait faillite.
Donc, l'idée, c'est de réparer la photocopieuse, mais en pratique cela signifie quasiment réduire l'entreprise en cendres et redémarrer à zéro... en espérant que quand l'entreprise repartira, on se sera effectivement débarrassé de l'employé qui faisait des photocopies de son cul. Si ça ne marche pas, et qu'on voit ne serai-ce que quelques photocopies d'un cul... on rase l'entreprise à nouveau et on repart."
(Duane Swierczynski, L'Ours de Californie)

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projet pour de nouveaux billets (3)

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"Un Aufguss, c’est une plage de dix minutes pendant laquelle on s’entasse à tous les étages du sauna. Les vrais se collent tout en haut, les plus humbles se réservent le banc près de la porte. On a pris soin, pour s’offrir un peu d’élan, de se tremper avant dans le bain glacé – surtout les cheveux, qui goutteront divinement dans le dos tout le temps de la séance. On pioche, dans un tonneau à l’entrée, de grosses poignées de glace pilée pour s’en frictionner.
Apparaît notre maître à tous : le Sauna-Meister aère un peu la salle, nous prévient d’un ton rogue qui déclenche en chacun une montée exquise d’adrénaline : nous ferons trois rounds, et, pendant ce temps, les portes resteront fermées, ceux qui peinent pourront descendre d’un étage, mais c’est tout. Moi, qui hais les groupes, je n’ai jamais aimé mes frères et sœurs humains que lorsqu’ils sont serrés les uns contre les autres, conscients du risque qu’ils prennent, affairés à y survivre.
Le Sauna-Meister verse sur les charbons ardents des mélanges d’huiles essentielles et de décoctions. La chaleur monte, dévorante. De 50°C on passe à 80°C, à 95°C ; armé de son éventail géant ou d’une serviette pliée en deux, notre MC disperse l’enfer aux quatre coins de la salle. Les habitués du troisième étage émettent des râles à mi-chemin entre la souffrance et l’extase.
Les chauves cuisent à l’étouffée sous leur bonnet en feutrine, les femmes nattent leurs cheveux, sifflant entre leurs dents. Dans cette étuve, la solidarité des individus qui ne sont plus que leur chair, une chair fragile et qu’on éprouve, car qui aime bien châtie bien : et il faut bien admettre soudain qu’on s’aime.
Au troisième round fusent les premiers "aua !" les premières plaintes gloussantes. Le Sauna-Meister, ruisselant, fait les gros yeux : "Ruhe bitte !" ("Silence, s’il vous plaît !"] – alors, les cancres des plus bas étages cachent leur panique derrière des œillades d’encouragement. La température maintenant flirte avec les 110°C. «Allez, encore une minute», souffle le Sauna-Meister, en agitant l’éventail comme pour nous achever tous, on dirait que le Malin en personne nous rit au visage.
Il faudrait économiser les mouvements, mais les cuisses se déplient, les ventres se tendent, c’est comme si les rivières de sueur emportaient la gueule de bois, les angoisses, les pudeurs. Cette nudité qui n’a rien de sexuel, se pare, au point culminant de l’épreuve, d’un érotisme sauvage : il s’agit de survivre, personne ne pense à baiser, mais ces gémissements de souffrance, cette langueur, ces transpirations mêlées dans le même effort, rendent toutes les femmes superbes, et tous les hommes héroïques.
Belle, émouvante, cette humanité ployante sous les coups de serviette, qui a du bide, de la fesse, du tétin, et qui ne songe plus à s’en défendre. On sort de là en feignant la décontraction, rouges comme des culs de singe, la tête pleine de coton, cherchant la première douche froide libre. On a failli crever – et que c’est merveilleux, soudain, d’être vivants. L’air frais dans le pli des genoux, dans le pavillon des oreilles, à des endroits qu’on n’aère jamais.
On court s’informer, sur le grand tableau du hall, de la prochaine occasion de craindre pour sa vie. Oui, on court : le cul ballottant, les seins frétillants, le chibre battant la mesure. Sorti comme ça du four de l’Aufguss, ce petit peuple déculotté trotte et rit dans une allégresse de cour d’école."
(Emma Becker, Libération)

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"Ce mensonge constant n'a pas pour but de faire croire au peuple un mensonge, mais de s'assurer que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus distinguer la vérité du mensonge ne peut pas distinguer le bien du mal. Et un tel peuple, privé du pouvoir de penser et de juger, est, sans le savoir et sans le vouloir, complètement soumis à la règle de mensonges. Avec un tel peuple, tu peux faire ce que tu veux." (Hannah Arendt)

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1 octobre 2026

septembre

lundi 31

 

(je dois vraiment beaucoup bouger la nuit : ça fait 2 matins de suite que je me réveille avec la couette en boule au pied du lit...)

un rdv prévu à 18h avec Romain pour arrêter la liste "définitive" des films retenus pour PDA5 est annulé (par Romain) en début d'après-midi... Aïe!

 

finalement, on aura presque tous les films prévus pour la semaine prochaine dans notre programmation hebdomadaire (sauf LA FRAPPE, avec Bastien Bouillon), ce qui doit faire neuf films en tout !

 

je repasse à  l'imprimerie pour imprimer un re-correctif, et je repasse au ciné pour le ré-afficher sur le panneau

 

comme j'ai un peu de temps devant moi avant le rdv à 17h30 au B*reau avec Emma pour récupérer la boîte de jeu que je dois rendre de sa part à Co & Pépin, je pousse jusqu'à "l'Espace Culturel L*clerc" avec l'arrière-pensée de m'offrir -enfin- le bouquin de Laura Kasischke... Ça tombe bien il y est, et je repars donc avec! J'ai même le temps de pousser jusque chez N*z (où j'achète un pack de 3  torchons blancs et noirs made in Romania...)

 

je m'offre un mocktail préféré (avec plein de glace pilée) au Bureau, et je commence à siroter juste avant qu'Emma ne rapplique (elle va voir OKLAHOMA HONEY sur mes conseils...)

 

le soir, plutôt que de regarder LE BON LA BRUTE ET LE TRUAND (que FR3 a la drôle d'idée de programmer juste avant la semaine où nous on le programme...), je jette mon dévolu sur le délicieux UN GRAND RACCOURCI (223), de Armand Foëx et Clément Devilliers (les réalisateurs ont  22 ans!), découvert "par surprise" en lisant une critique hyper-enthousiaste dans Libé, film que je vais d'ailleurs proposer (en n°1!) lors de notre réunion de programmation de mercredi.
Deux cousins d'un côté (dont l'un veut devenir dératiseur), deux copines de l'autre (dont l'une pousse l'autre à se présenter à l'élection de Miss Côtes-d'Armor), qui vont finir par se retrouver dans la même voiture (pour notre plus grand plaisir de spectateur). Il y a une urne funéraire, il y a un papa/tonton avec le bras en écharpe (Olivier Rabourdin, toujours aussi bien), il y a des rats dans un seau, et au dehors, il y a un restau en déshérence, un gymnase, une salle des fêtes, beaucoup de téléphones bien sûr (normal, ce sont de tout jeunes adultes), et même un très touchant discours funéraire...
Beaucoup de plaisir(s), donc.

 

(avec Véro, par sms, nous échangeons nos rituels "bons vœux de non-rentrée" (pour la 12ème année, déjà!)

 

mardi 1er

 

13h15 : après avoir trèèèèèès longuement hésité, je me décide in extremis à aller voir THE DOG STARS (224) de Ridley Scott, qui m'a plutôt bien plu (j'ai toujours aimé les histoires de fin du monde...), presque jusqu'au bout (j'ai trouvé la presque-fin calamiteusement (grotesquement)  nunuche, insupportable, mais bon le tout dernier plan c'était mieux parce que ça m'a fait penser à mes amis Fran et Phil sous le ciel de Llo, il y a 50 ans et ça m'a donc rappelé le bon vieux temps). Disons que j'ai trouvé 90% du film vachement bien, ce qui n'est déjà pas si mal, hein, (dommage que, juste à la fin, on ait la désagréable sensation de mettre le pied dans une grosse bouse toute fraîche)

Tout ce qui est avant se tient, fonctionne, est efficace, comme dans un bon survival (les moments où tout est calme, ceux où on n'est pas tout à fait tranquille, ceux où on a franchement peur, ceux encore où on ne sait pas trop sur quel pied danser), oui, c'est du bon boulot... Du nickel hollywoodien, on va dire (je n'ai pas lu le bouquin dont il est question...). Le réalisateur a situé sa fin du monde (et tout ce qui s'ensuit) en 2035... Et on s'y croirait!

 

je comptais rentrer à la maison ensuite, mais, PROBLÈME, il est 15h30, et, à cette heure-là, j'ai beau  faire le tour plusieurs fois, je ne trouve AUCUNE PLACE dans un périmètre "envisageable", et donc je décide de repartir faire quelques courses :
- (au Globe) : je réserve la table pour jeudi midi
- (à Esprit P*ysan) : oh oh il y a de l'araignée, et je me prends le morceau (presque 300g), je prends aussi des tomates, des pommes (les premières), du jus de rhubarbe (mmmh ça doit dépoter!), mais pas de pâte à tarte (il n'y en a plus, ou pas encore, ça dépend).
- au soldeur qui est juste au bout (et dont je ne me rappelle jamais le nom) deux babioles à 2€ chacune (dont un jeu en anglais pour Coralie!)

 

quand je reviens, il n'y a toujours pas de place (mais, entretemps, Les 2 Gredins © sont passés -"au bon moment"-, et, eux,  ont garé leur véhicule juste en dessous de ma fenêtre, les gueux!) je pousse jusqu'au parking Serpente, où, miracle, des places se sont libérées!

 

mercredi 2

 

(ohoh encore un problème de date : j'attendais mon aide-ménagère ce matin, mais à 8h10 toujours personne, étrange, et avant de récriminer, j'ai vérifié sur le calendrier : ça n'est pas le 2 qu'elle vient, mais le 9! me voilà donc avec un litre de café à boire... tsss!)

 

(j'avais quand même mis une vingtaine de minutes pour changer -avec précautions- la housse de couette et tout le bazar, en faisant bien attention de ne pas heurter le pied de lit fatidique (ma jambe gauche est enfin cicatrisée, les pansements -à 30€!- ont fait merveille!) et j'ai réussi!)

 

je suis toujours plongé dans Skippy dans les étoiles, je viens de passer la page 500, sur 850 et quelques, et il se produit un phénomène finalement pas si fréquent : plus je progresse et plus je l'aime, ce bouquin!

 

à midi j'ai mangé l'araignée (280g, c'est quasiment pas raisonnable, mais bon...)

 

13h15 : j'avais planifié TROIS ADIEUX, mais ça ne passait pas aujourd'hui, et je suis donc allé voir LA PROVIDENCE ET LA GUITARE (225) (je suis tout seul à la 1) une aimable fantaisie lusitanienne avec des airs d'Oliveira (Manoel) sur la fin (le "théâtre filmé"). Plaisant (ou plutôt pas déplaisant), mais l'eut été encore plus avec une demi-heure de moins (heureusement, les mecs ont de jolies barbes... c'est déjà ça!)

 

15h40 : POUR KLARA (226), (encore à la 1 mais là on est 3!) un film tchèque conçu comme le gravissement d'une échelle du "malaisant" : un père en vacances avec sa fille qui a l'air anorexique et son jeune frère, la mère n'a pas voulu venir car ils sont séparés, ça ne se passe pas très bien (elle refuse de manger) jusqu'à ce qu'elle rencontre un jeune homme du cru qui va lui ouvrir les chakras et lui redonner le goût de vivre (et l'envie de manger). Mais ce n'est que le début du malaise ; comme dans un jeu vidéo, on enchaîne les niveaux, et lorsqu'on est au tout dernier (qui nous laisse d'ailleurs cavalièrement en plan), on est quasiment chez Michael Haneke question rigolade et joie de vivre (et détestation de l'humanité). Ouch!

 

18h : réunion de programmation (j'arrive le dernier : J-C, Isa, Benoît, Hervé et Nicolas sont déjà là...)

 

jeudi 3

 

(on reprend les bonnes habitudes...)
donc à midi au Gl*be avec les girls mais plat du jour "brochettes de dinde" alors ce sera "steak haché saignant sans sauce avec frites..."
(Et je n'oublie pas de fêter ce jour l'anniversaire de Marie avec un chèque-cadeau...)

 

à 13h15 je retrouve Emma, puis Catherine (je n'avais pas compris qu'elle venait...) pour TROIS ADIEUX (227) d'Isabel Coixet qui m'enthousiasme -et me bouleverse- d'un bout à l'autre (avec la très aimée -et absolument magnifique- Alba Rohrwacher). Je ne savais pas, en entrant dans la salle, que j'allais y pleurer autant! Mais des bonnes larmes de bonheur cinéphile. Une réalisatrice espagnole qui fait un film italien, déjà ça m'interpelle, sur une femme qui va mourir du cancer (ce que racontait déjà un film précédent de la réalisatrice) et tout dans ce film va me plaire et m'enchanter, d'un bout à l'autre, avec des larmes qui surgissent sans que je m'y attende (la glace fraise-chocolat, l'enterrement du pigeon, la fête post morterm) Top 10! 

 

puis on va boire un coup au B*reau (avec une nouvelle serveuse qui a du mal à prendre les commandes (on dirait presque un petit sketch répétitif)... un petit café, un allongé, et un chocolat, qui a commandé quoi ?)

j'ai le temps d'aller faire quelques courses avant de revenir à 17h15 pour voir SOUDAIN (228) et ses 3h15, qui m'enchantera un peu moins que prévu... (et sur lequel rétrospectivement je n'ai pas envie d'écrire grand-chose...)

 

 

vendredi 4

 

(incroyable! j'ai dormi plus de 6h d'affilée, ça ne m'était pas arrivé depuis des mois...)

 

9h30 : dring! et voici Pépin, pour la reprise de nos cafés-scrabbles du vendredi matin : il gagne les deux premières, et je gagne -péniblement- la troisième

SU(R)PIQUAS, un coup magnifique de Pépin

 

je descends au petit Carrouf' pour récupérer un colis de chez Gibert avec deux livres (Le mal du pays, très attendu, et Derrière les arbres), et le jeune homme me dit qu'il lui semble en avoir un second (paquet) pour moi : c'est ma chemise en jean ! Me voilà un peu encombré pour rentrer...

 

je me dis que je ne vais pas me presser pour aller au ciné, et donc je glandouille tranquille tout l'après-midi en petite tenue...

 

Or*nge me fait des misères (sur le téléphone et sur l'ordinateur) et au bout de quelques heures à galérer c'est à moitié résolu (sur l'ordi mais pas sur le téléphone)

 

j'ai suivi les conseils de Pépin et j'écoute un podcast de France-Cu, un numéro de Book Club où Clémentine Mélois fait visiter sa bibliothèque, et présente (et lit ) cinq livres qu'elle adore (un moment très agréable d'écouter cette amoureuse des livres, qui présente Porculus (Arnold Lobel), Bilbo le hobbit (Tolkien), Méthodes (Francis Ponge), L'Infra-ordinaire (Georges Perec) et Les Murs de Fresnes (Henri Calet), et pleure d'ailleurs "comme chaque fois qu'elle le lit", en lisant ce dernier...)

 

samedi 5

 

(moins bien dormi que la veille, mais 6h30 quand même, même si en deux fois)

 

un tour "complet" (et plutôt "enthousiaste", même si je traîne nettement la patte!) de marché (le boulanger d'amour, le boucher/traiteur, le marchand de primeurs, la légumière, les poissonniers, le fromager-charcutier, la dame qui fait des petits gâteaux maison exquisissimes

 

content d'avoir trouvé :
- des physalis (j'en ai pris une livre!)
- une bière de marque "L'Atypique" (ça devrait plaire à Pépin) j'ai pris à la myrtille (il y en a au moins 6 différentes!)
- du foie de veau (en tranches fines)
- du filet mignon séché
- du cake au chocolat "sans matière grasse" (chez le boulanger d'amour, qui se révèlera pas terrible hélas)
- des crevettes panées
(...) le sac commençait à être lourd!

 

13h15 : LA DERNIÈRE PATIENTE (229) de Rémi Bassaler (à la 8), avec Anouk Grinberg et Luàna Bajrami : Vingt-quatre heures de la vie de deux femmes : une qui s'apprête à déménager (Judith) et à fermer définitivement son cabinet médical, et en face, Aïda, une jeune femme dont la grossesse arrive quasiment à terme, qui a perdu du sang la nuit précédente, et souhaiterait consulter, alors qu'elle n'a eu aucun suivi médical depuis le début de sa grossesse... En plus c'est un jour de grève quasiment-générale, ce qui ne va pas arranger les choses... La jeune Luàna Bajrami, on la connaît, on a l'habitude, on sait qu'elle est très bien, et Anouk Grinberg on a énormément de plaisir à la revoir, dans un rôle superbe.  Il y a dans son regard et ses cheveux gris coupés courts une indicible tristesse, en même temps qu'une ineffable énergie...
C'est un premier film, qu'on pourrait dire "d'une belle tristesse". Le réalisateur transcende par le cadrage et la lumière des paysages urbains a priori tristounets. Tout n'est pas parfaitement maîtrisé, il y a des passages à vide, mais c'est incontestablement un film qu'on a envie de défendre, à cause de ses fragilités, justement.

 

15h10 : LE BON LA BRUTE ET LE TRUAND (230) Changement total d'ambiance : On était 4 à la 1 (un monsieur chauve le rang devant moi, une dame avec son jeune fils derrière moi), lorsque, juste avant le début, sont entrés d'un coup dans la salle 8 jeunes gens, triplant ainsi d'un coup notre nombre. (Et j'ai été sidéré par la qualité d'écoute qu'ils ont témoignée durant les 3h de projection). La version projetée était "l'american extended version". J'avoue que c'était la première fois de ma vie que je le voyais (quand j'étais jeune, je n'étais pas très "western").
Trois heures en scope, sur un écran plein à ras bord, avec trois personnages "bigger than life" : Lee Van Cleef ("Angel eyes"), la brute, Clint Eastwood ("Blondin"), le blond, et, entre les deux , extraordinaire, Eli Wallach ("Tuco"), le truand!
Le générique a pris un coup de vieux, mais bon, on se laisse aller à l'indulgence... et on se régale devant cette histoire qui tourne autour d'une caisse contenant 200 000$ enterrée dans une tombe, provoquant la convoitise de nos trois lascars, qui se lancent dans une course effrénée, au son de la musique archi-tubesque d'Ennio Morricone...

c'est vrai que j'ai eu un gros faible pour lui...

 

 

dimanche 6

 

"Le 6 septembre il fait doux à Paris
(mais où as-tu perdu la vie)
Septembre Noir assassin Djemila
Ton seul droit c'est de crever en silence

Septembre Noir il fait doux le matin
Qui l'eût cru on peut encore mourir d'amour
Mon amour mon amour j'aime ma femme
Elle achète les Kronenbourg par six
Les enfants à quatre heures aiment bien les tartines
Une femme qui meurt reste-t-elle féminine

Le 6 septembre il fait doux à Paris
(mais où as-tu perdu la vie)
Septembre Noir assassin Djemila
Ton seul droit c'est de crever en silence

Allons enfants
Gott mit uns
God save America
Du soleil sur la France
C'est Shell que j'aime
C'est une belle histoire
J'ai le cafard
Il est noir comme une arme
Nos machines à laver rendent le temps d'aimer
Ah mon amour forain viens donne-moi la main"

(Fontaine & Areski, "le 6 septembre")

un dimanche "comme un vrai dimanche" : tenue de ouiqinde (va falloir que je me déshabitue et que je me rhabille, j'y ai vraiment pris goût!) je traîne par ci par là et ne fais pas grand-chose d'intéressant (ou de notable)

j'ai bientôt fini SKIPPY DANS LES ÉTOILES (il ne me reste plus qu'une centaine de pages, et c'est vraiment un des meilleurs bouquins que j'aurai lu cette année!

J'ai commencé DERRIÈRE LES ARBRES de Frédéric Pommier, qui raconte le même drame que CLÉMENT (le narrateur a été violé par un homme quand il était enfant) pas tout à fait de la même manière (ici en des chapitres courts dont chacun porte un titre). La grosse différence c'est que Romain Lemire avait donné un "autre" prénom à son alter ego, tandis que Frédéric Pommier appelle un chat un chat (et Frédéric Frédéric!)

 

 

lundi 7

 

13h45 : réunion de programmation (J-C, Hervé et moi) avec Maya, qui officie à la place de Romain, ("en formation") : une programmation "plus courte" (16 films > 3 feuilles recto-verso)

 

on fait une pause "café ou thé" avec J-C (sans Hervé qui a une séance qui commence bientôt...)

 

je rentre à la maison pour commencer à mettre en forme cette nouvelle prog...

 

20h30 : Film Coup de coeur Surprise n°1: L’ESPÈCE EXPLOSIVE (231) de Sarah Arnold, autour de 25 personnes à la 1 (pas mal pour un début!). Alexis Manenti me fait toujours aussi forte impression!

 

mardi 8

"Votre souhait a été exaucé" : le catalogue de l'expo Riad Sattouf sur lequel je guignais depuis un certain temps m'a été vendu -et expédié- par M*mox hier

 

Mazette! (no comment)

(J'aurais voulu cette couverture-là, mais j'ai eu Zaho de Sagazan, beaucoup moins "iconique" pour moi...)

 

J'ai croisé dans la cour le peintre (qui travaille chez ma proprio toute la semaine) et lui ai parlé de mon problème de rebord de fenêtre dans la cuisine, il m'a dit que c'était inévitable...

18h : NOTRE HISTOIRE-CHRONIQUES DU CAIRE (232) , un film bordélique et plaisant sur une famille égyptienne (et l'occasion de revoir un peu l'histoire du pays). Plusieurs époques, plusieurs événements historiques, sur lesquels se greffent les "petites histoires" des différents membres de la famille.

(il me restera de ce film le fait que l'acteur principal (en rouge sur l'affiche), dans la dernière partie du film (quand il est "plus vieux" donc, porte une moumoute - un postiche ?- pour faire croire qu'il est dégarni sur le dessus, et ça m'a dérangé...)

 

mercredi 9

 

8h dring! cette fois, c'est bien le jour d'Anne-Marie, et quand elle arrive le broc de café est prêt...

 

pour midi je prépare un magret au four (cuit sur grille avec plat en dessous pour récupérer la graisse, et patates qui cuisent dans la graisse en question : 10' avec la graisse au-dessus et 10' de l'autre côté) j'en mange la moitié, et l'autre me restera pour ce soir...

 

13h15 : LA VIE D'UNE FEMME (233)

(quand j'arrive au cinéma, c'est le bordel : il y a eu un casse cette nuit, à l'explosif -les malfrats ont essayé, en vain, de récupérer le coffre du distribanque, l'explosion à soufflé le mur du-dessus de la salle 1, qui est inutilisable (dans la salle de projection, le souffle de l'explosion a déplacé le projecteur de la salle 2) - 

le film est très bien Léa Drucker est impériale, et autour d'elle, tout le monde est "au niveau" : Charles Berling, Mélanie Thierry, Marie-Christine Barrault, et Laurent Capelluto... Encore une histoire d'amour entre femmes (ça fleurit pas mal en ce moment) mais vraiment ça m'a beaucoup plu (et en ce moment, je réalise - a posteriori- que si je n'écris pas sur les films " chaud", tout de suite, il y a de grandes chances que je n'écrive pas grand-chose de plus... Après il est "trop tard" et tout s'est envolé...

 

 

avant la réunion de 17h avec Odilon, le professeur d'allemand, pour préparer la semaine du cinéma germanophone, j'ai un peu de temps, et je m'invite chez mes amis les Soria pour boire un café...

 

on s'installe au B*reau, on commence à préparer, et Romain arrive, qui nous invite à visiter pour nous montrer les dégâts... dans la salle 1 et dans la salle des projecteurs, au-dessus... c'est vraiment très très impressionnant

 

On finit notre programmation germanophone (8 films, la semaine du 2 décembre) et avec Isa on en profite pour "corriger" la grille de projections pour le festival Parlons d'Amours...

je rédige la grille au propre et je l'envoie au groupe wh*tsapp PDA

21 septembre 2026

aoûûût3

vendredi 21

je me suis recouché vers 7/8h et j'ai fait alors un cauchemar "carabiné" : Partant en train pour Marseille, je suis descendu pour je ne sais quelle raison, et quand je suis revenu sur le quai, le train était déjà reparti!
Me voilà donc sans valise, sans mon sac à dos avec juste -je vérifie dans la poche de mon manteau mon portefeuille et mon téléphone! Me voilà à errer dans une gare labyrinthique, avec des kilomètres de couloir, en cherchant qui contacter pour prévenir que j'ai laissé mes bagages dans le train, et qu'ils sont partis à Marseille sans moi. Mais à qui s'adresser ? Service des réclamations ? Des objets trouvés ? Déambulations interminables dans des lieux de plus en plus improbables, rencontre avec des gens tout aussi improbables... Je suis de plus en plus inquiet. D'autant plus que je m'aperçois que je suis parti
en pantoufles, et qu'elles sont plutôt en mauvais état... Il faut que j'achète un chargeur pour mon téléphone, et des chaussures!
Je décide d'appeler Malou, et, comme par hasard, la voici qui apparaît! (c'est "comme dans un film" : la voilà soudain qui se matérialise au milieu d'un grand espace vide) Je suis très content dans mon malheur et j'essaie de lui expliquer ce qui m'arrive, mais il y a beaucoup de monde avec elle : Alix (affublé d'une demi-moustache) que je n'ai jamais vu aussi souriant, Céline, Marie-Pierre, d'autres encore que je ne connais pas, et voilà Pascal qui arrive, avec d'autres gens encore! Je repars pour chercher mon manteau que j'avais posé, mais bien entendu il n'y est plus! A la place je trouve un genre de moumoute afghane que je récupère malgré les vociférations d'une dame... Quand je finis par retrouver Malou et les autres, elle me dit en voyant mon manteau qu'elle n'aurait jamais fait ça, mettre le manteau de quelqu'un qu'elle ne connaît pas, et du coup je l'enlève (et me retrouve en bras de chemise).
) et là je me réveille, soulagé!

 

en partant je fais une bonne action : je vais vers le van de "Mr Gredin", qui est garé en double file et attend une place, et lui dis que je vais libérer ma place, en haut de la rue St Georges, qu'il peut la prendre, il me remercie et il fait donc le tour du pâté de maisons pour venir s'y garer...

 

mon "éraflure" au mollet ne cicatrise pas du tout (c'est même pire je trouve), et je décide donc d'aller à la pharmacie, je montre ça au pharmacien, et la boîte de pansements que j'aimerais commander (il ne m'en reste plus qu'un dedans) le pharmacien me présente plusieurs tailles et plusieurs qualités (et plusieurs prix! celle qu'il me présente comme "la meilleure" coûte plus de 80 balles!) il me conseil de voir un médecin, ou, au 116 117, un médecin de garde...

 

je pars avec ma boîte de grands pansements (30€, quand même!)...

 

(finalement je n'en mettrai un que le soir avant d'aller me coucher)

 

 

samedi 22

 

(oh oh ce matin dans le salon il faisait 23°, tandis que le thermostat de la chaudière indiquait, en température extérieure, 15° -ça faisait très longtemps qu'il n'avait pas affiché de température extérieure inférieure aux 19° règlementaires du dedans- Du coup j'ai remis, pour la première fois aussi depuis longtemps, ma robe de chambre en polaire que j'adore pour petit-déjeuner!)

 

Bon! il fallait que je sorte (pour récupérer un colis de pâtés gourmands de chez TÊTE DE L*RD mes charcutiers préférés garantis sans nitrates) donc j'ai poussé jusqu'au marché pour acheter des tomates, las! ma légumière était absente exceptionnellement ce jour! je suis donc allé chez le poissonnier (crevettes panées & rillettes de thon) puis chez le fromager "historique" (chèvre demi-sec, mozza fumée et 1/2 Soumaintrain), rencontré Claude W. qui m'a fortement conseillé de goûter la tarte aux abricots de chez la jeune dame filiforme de l'autre côté de l'allée, et j'ai illico suivi son conseil...

 

devant le "magasin mystérieux" à côté de la boulangerie, (devant lequel il y a presque toujours 3 bonhommes qui discutent) il y avait un bac avec des figurines à 1€ pièce, et j'ai trouvé 2 minions.

 

impossible de boire un coup tranquille (le Lion et la Brûlerie était fermés et j'ai donc continué ma route sobre tel le chameau...) J''ai eu le plaisir d'être rattrapé par le jeune Loutfi G., qui m'a salué et avec qui j'ai discuté quelques minutes -ils sont toujours bluffés quand je les appelle par leur prénom-).

 

13h30 : VENISE LA LUNE ET TOI (214) de Dino Risi et de 1959  (2 à la 1) une kitcherie kitchissime et ritalissime aussi, où Alberto Sordi nous sort le grand jeu en gondolier à cœur d'artichaut qui aime toutes les femmes mais surtout la sienne ("putative"), et Nino Manfredi lui fait face en personnage falot et tristounet, mais riche... et entre eux deux 3 femmes : une italienne et deux touristes américaines en goguette... Sympa, mais Dino Risi a fait bien mieux...

 

15h45 : GAVAGAI (215) d'Ulrich Kohler (3 à la 1, la fréquentation monte...) déjà vu sur petit écran (mais c'est toujours mieux en grand, hein) où Nathalie Richard joue une réalisatrice (à la Claire Denis) qui tourne une version de Médée au Sénégal, avec une grande allemande et un grand black magnifique, puis des mêmes qu'on retrouve "plus tard" lors de la présentation du film lors d'un Festival en Allemagne...

On y parle d'art, de cinéma, de racisme, et d'amour quand même  aussi...
 

 

dimanche 23

 

(quand j'ai ouvert les yeux, coupant ainsi net mon rêve, j'ai réalisé que j'avais la main droite fermée, sur les bonbons que je tenais dans le rêve -la cuisinière venait de nous expliquer où elle les cachait-, mais, bien sûr, dans ma main alors il n'y avait plus rien)

 

je me suis occupé de ma jambe, j'ai changé le pansement (les deux écorchures étaient d'un beau rouge vif, suintantes,  et avaient mouillé le pansement...), j'en ai remis un propre en me disant que demain matin j'essaierais quand même d'appeler ma toubib (la notice dit que c'est normal que la plaie coule davantage la première fois qu'on met le pansement, et aussi qu'on peut le garder jusqu'à 7 jours!)

 

la nouvelle championne de TLMVPSP a été battue ce jour au bout de 3 victoires, par une dame d'un certain âge qui a fait un super score (26, je crois)

 

l'après-midi, j'ai vu que Mubi proposait ROSEBUSH PRUNING ( ce qui signifie juste "tailler le rosier") (216), de Karim Aïnouz, présenté comme inspiré par LES POINGS DANS LES POCHES, le premier film de Marco Bellochio. Un film que j'ai trouvé plutôt déplaisant, mais curieusement (furieusement ?) attirant... Une richissime famille (américaine?) s'est installée en Espagne, dans une baraque démesurée : le père (aveugle), trois fils et une fille, la mère, elle,  "a été dévorée par une meute de loups" (c'est ce qu'on apprend au début).
Le fils aîné (Jamie Bell) a rencontré une copine (Elle Faning, curieusement pourvue de taches de rousseur) et souhaite quitter prochainement la maison, le fils du milieu (Callum Turner) est le narrateur, et le plus jeune des fils (Lucas Gage) a visiblement de gros problèmes, comme, (mais sans doute à un degré moindre) la seule fille de la famille (Riley Keough)... 

 

et le soir, je me suis installé devant L’ESPÈCE EXPLOSIVE (217) de Sarah Arnold, avec Alexis Manenti (qui livre ici  une performance remarquable, presque hallucinée), Ella Rumpf, Vincent Dedienne, Jean-Louis Coulloc'h, Thierry Godard, et même... Bertrand Belin!
Une histoire "rurale" de sangliers, de guéguerre entre chasseurs et paysans, et de magouilles mettant en jeu les notables (corrompus comme il se doit)... On est circonspect, au début, on n'est pas sûr que ça va fonctionner, ce vrai/faux polar (on pense au très perché  SAINTE MARIE AUX MINES), on prend ses marques, on joue le jeu  (on ne peut que remarquer Alexis Manenti dès le début), et pourtant si, ça fonctionne! Les choses se mettent en place, ne partant jamais tout à fait dans la direction qu'on croyait. Bringuebalent. Soufflent le chaud et le froid (le perché ou l'enterré). Avec en climax une scène grandiose de double trip nocturne en uniforme (partagée avec Ella Rumpf), qu'on ne peut pas oublier.
Alexis Manenti mouille vraiment le maillot, et il porte (emporte) le film... Applaudissements pour cet homme (il le mérite!). Il m'a, plusieurs fois, fait penser au très cher John Magaro (surtout dans le dernier film vu, LA ROUTE D'OMAHA), ce qui est sans doute une façon d'indiquer que, lui aussi, entre (confirme sa place) dans les "très chers". (Et on va le revoir très bientôt dans DU FIOUL DANS LES ARTÈRES, que j'ai TRÈS envie de voir...)

 

lundi 24

 

un lundi matin tranquillou... Pas trop mal dormi, le pansement sur la jambe est nickel, je petit-déjeune tard (9h30!) et je ne m'habille même pas, tout va bien donc on va dire...

 

après le repas (tomates en salade, sardines, petits-suisses) je finis quand même par m'habiller : R*kuten m'informe que j'ai vendu un livre ("Félicitations, vous avez une vente!"), il s'agit de "L'agonie de la terre, Roman planétaire" (1922) que je proposais au prix de 11,90€. (j'ignorais que j'avais ce livre, et je mettrai d'ailleurs un certain temps à le retrouver) j'imprime l'étiquette Chr*nopost, je fignole un joli paquet, et hop je vais le déposer au bureau de tabac (ça fait quelques mois que je n'avais pas vendu de livre).

 

Ma propriétaire m'a rapporté, très gentiment, des souvenirs du Cantal, (du cantal jeune et des petits biscuits de Salers!) pour me remercier de m'être occupé du courrier

 

R*kuten m'a informé "qu'un de mes souhaits s'est réalisé", il s'agit du roman Les Saules, prix du polar 2025, à 5€ et donc je le commande!

 

je craque pour la boisson amande/chocolat de chez Bj*rg (qui est A) et je vide le pack en 3 fois

 

 

mardi 25

 

(Le cantal et les petits biscuits tout plats offerts par ma proprio sont vraiment exquis.)

 

je descends récupérer mon dernier pack de livres commandé chez Gibert via R*kuten (avec une légère appréhension, vu l'avant-dernière commande) -mais quand je l'ouvrirai je serai rassuré, tout est ok...-

 

au Super U j'achète des fruits (des pêches plates en barquette, moins chères au kg que celles au détail, vieilles et moches, qui ne font pas très envie)

 

je "prends du souci" à propos de la programmation pour PARLONS D'AM*URS 5 (qui n'est pas simple à finaliser), avec Isa, d'abord, puis avec Gérard, au téléphone...

 

déception (au repas) : les pêches plates achetées sont décevantes (très farineuses) c'est la première fois de l'année...

 

mercredi 26

 

un matin devant mon écran, mi-sérieux (ajustements à propos de la grille de programmation de PDA5) et mi-gaudriole à distance (avec mon AAA, et avec mon autre ami ex-paysan mais qui est maintenant dans un bureau... -après, j'ai "un peu honte"...- A quoi bon tout ça, hein )

 

j'ai préparé 3 feuilles à imprimer et à afficher sur notre panneau au cinéma...

 

(à midi : tiens, et si je me faisais des raviolis ?)

 

(je trouve Anne, la nouvelle championne de TLMVPSP très attachante)

 

je n'ai pas changé mon pansement (cette fois-ci le liquide qui suinte n'est pas passé à travers), on verra ça demain matin

 

au cinéma, je mets l'affichage à jour sur notre panneau, et j'en profite (j'ai une heure de battement) pour boire mon mocktail préféré (sans alcool) en happy hour

 

je lis dans Libé les 4 pages (!) sur L'INCONNUE (j'y vais demain) et je tombe sur ce passage délicieux, dans l'interview de Harari:
"J’ai vite compris ce qu’offrait l’histoire, qui permet de produire un trouble énorme avec un simple acte de foi. On sait qu’à l’intérieur, il y a quelqu’un d’autre et on ne le filme jamais, mais il est là. Après, c’était aussi un grand risque de se foirer. La littérature est mieux adaptée. Il y a une nouvelle de Cortázar, Axolotl, dans laquelle le narrateur regarde cette bestiole avant de la devenir, comme s’il y avait un transfert d’âme. C’est une opération purement littéraire, un concentré de ce qu’est la littérature. Il me semblait que de faire un film de cette histoire, on touchait quelque chose de ça, ce truc évanescent que j’avais pas exactement anticipé ou nommé comme ça quand j’y réfléchissais, autour de l’âme – qu’est-ce qui se joue quand c’est pas simplement l’entité totale, corporelle, physique ou matérielle qui est en jeu, et qui en général ce que le cinéma filme : une donnée brute." 

(la probabilité hautement improbable de voir écrit, en quelques lignes, non seulement les mots Julio Cortazar et Axolotl, mais aussi le mot "évanescent", ne pouvait que m'enchanter, en faisant un clin d’œil par surprise au temps -lointain- de ma jeunesse folle)

 

18h10 : LES SAISONS (218) (on est 2 à la 1, l'autre est une dame qui arrive 5 minutes après le début du film et posera ses pieds nus sur le siège du rang de devant, ce qui a le don de m'agacer), un documentaire "joliet" sur le Portugal, ses paysages, ses chèvres, ses bergers, ses contes et légendes, ses chansons, etc. qui ne me passionnera pas plus que ça hélas... (mais qui a la bonne idée de ne durer qu'1h20)

 

et juste à la porte de sortie du cinéma, je suis salué par un charmant jeune homme, avec une très jolie barbounette estivale, avec qui je prends le temps d'échanger (il est d'ailleurs lecteur de ce blog, remercié en soit-il...), ce qui me re-donne le sourire...

 

jeudi 27

 

(le matin je me lève plein d'énergie (!) et je finis par me décider à sortir pour aller acheter du pain frais (et des croissants!) pour le petit-déj', je fais un détour par les Halles mais je n'achèterai rien de plus -je constate avec tristesse que, les pêches plates, c'est fini aussi!-)

 

13h15 : rdv avec Emma pour voir L'INCONNUE puis THE LAST VIKING si c'est possible, mais non! le premier film dure trop longtemps! donc on n'ira voir que L'INCONNUE (219) (on est 4 à la 9!).
Le film est... encore plus inconfortable que prévu! Léa Seydoux y est extraordinaire, comme Niels Schneider (parfaitement méconnaissable), et, tiens, il y a même Radu Jude, en papa d'une des protagonistes! (et je suis content d'entendre à 3 reprises la très belle musique de Johann Johansson! -que je mettrai d'ailleurs un certain temps à reconnaître, il s'agit de l'album IBM 1401-a user manual, qui, petit serrement de cœur, se trouve être le dernier cadeau d'anniversaire que j'ai envoyé au "jeune homme en t-shirt vert", oui, celui des Beaux-Arts, il y a, je pense, une vingtaine d'années ?, -oui ça colle, l'album est de 2006, ce qui ne nous rajeunit pas!-)

 

après le film, Emma a envie d'une glace et moi d'un grand latte, donc direction le McD* pour nos plaisirs coupables!

 

une fois revenu (chez moi), je repars à pied en ville pour acheter un chèque-cadeau pour Catherinechounette, mauvaise pioche, le jeudi, Sandrine ferme à 14h! je pousse jusqu'à "l'autre librairie" mais je n'y trouve rien à mon goût, et je repars avec mon panier  vide...

 

il fait très lourd, et on attend l'orage ("de grêle") que Mété*-France annonce pour ce soir à 23h... (je traîne à poil chez moi comme il se doit)

 

vendredi 28

 

(il n'y a pas eu de grêle, ni même d'orage, juste une ondée qui a chu sans bruit, mouillant la route et les voitures stationnées)

(dans le Doubs)

 

je remets à jour le post micro237 (à paraître bientôt) en retrouvant, enfin, ce passage de L'Ours de Californie à propos de la leucémie que j'avais trouvé bluffant

 

10h30 dring! qui peut-ce être ? E., bien sûr, avec son parapluie (et cette fois on va dans la chambre et c'est très plaisant, (même si, comme à chaque fois, un peu trop rapidos à mon goût...)

 

je souhaite par sms un bon nanniversaire à Catherinechounette, lui demande si elle viendrait au ciné à 15h30 et elle me dit oui! Parfait!

 

je passe à la librairie pour acheter le chèque-cadeau pour C. Parfait encore, cette fois le magasin est ouvert...

 

15h30 : THE LAST VIKING (220), de Anders Thomas Jensen, avec Catherine donc, et en compagnie d'une dizaine d'autres personnes! (je suis très agréablement surpris) Je m'attendais à un truc drôle et noir (on avait programmé il y a 20 ans ADAM'S APPLE, du même réalisateur), ça l'est, mais en plus c'est violent. (Parfois même très!). Deux frères dont l'un a des problèmes mentaux et l'autre sort de quinze ans de taule. Le taulard, juste avant d'être arrêté,  a demandé au frangin de cacher le sac avec le magot "près de la maison où ils ont grandi". Ils vont donc y aller, mais les choses sont compliquées : le frérot demande qu'on l'appelle John (il se prend pour la réincarnation du Beatle), le frangin ex-taulard a des "problèmes de gestion de sa colère", et c'est parti pour deux heures mirobolantes (on se cache les yeux de temps en temps, hein, mais on rit aussi beaucoup. Anders Thomas Jensen, je veux tous ses films!

Il y a -au moins- trois "malades mentaux" sur cette affiche...

après on va au Bureau ou Catherine m'offre un mocktail pour fêter son anniversaire (je lui ai donné son cadeau)

 

samedi 29 

 

le matin au marché ("comme d'hab") : du pain, des grosses  gougères (un peu raplapla mais qui pèsent leurs poids!), des tomates (chez la légumière) et des crevettes "de deux façons" chez le poissonnier, et c'est à peu près tout (ah, et des pêches plates chez le fruitier)

 

je passe récupérer un livre acheté : LES SAULES

 

je me régale avec le bouquin de Clémentine Mélois que j'avais envisagé dans un premier temps d'offrir à Catherine mais je n'étais pas sûr finalement...

 

et l'après midi je regarde THE HOLY BOY (221) un film italien qu'on avait presque envisagé pour la Settimana Italiana, et se révèle être... un film d'horreur! Un peu long (plus de 2h) et un peu ambitieux sur la quantité de thèmes brassés, avec un final qui, après une longue montée,  éclabousse pas mal, un film somme toute "original" dans la production "quotidienne" italienne (le film sort mercredi prochain) dont je suis curieux de voir les critiques (surtout Lib* et Les Inr*cks...

 

(j'ai goûté les pêches plates, elle sont délicieuses! j'ai bien fait d'écouter la jeune vendeuse et de prendre aussi les deux qui restaient...)

 

16h45 : c'est l'heure convenue avec Isa pour se retrouver au Bureau pour une "réunion de travail" (rafraîchissements inclus) à propos de PDA5, de notre programmation "normale", des sorties nationales, de la semaine italienne, du festival allemand, de Diversités, etc. (après elle va voir L'INCONNUE et moi je rentre chez moi)

plus tard on échangera par sms à partir du film, qu'elle a beaucoup aimé

 

dimanche 30

 

(dernier dimanche d'août mais ça ne me fait vraiment ni chaud ni froid!)

 

un jour "pour rien" :  je ne me suis pas habillé du tout (le temps s'y prête, j'en profite!)

 

j'ai fait une vaisselle assez gigantesque

 

à midi, tiens, pour fêter ce "dernier dimanche d'août", je m'offre même une petite mauresque (avec deux glaçons)

 

(crevettes poêlées au curry ail et poivre, salade de tomates avec mozza fumée et chèvre demi-sec, et une belle pêche plate en dessert)

 

j'ai terminé le joli livre de Clémentine Mélois, Choses que je croyais perdues, c'est vraiment très agréable : c'est drôle, c'est tendre, c'est -parfois- mélancolique, c'est très bien écrit (on sent de ci de là les citations comme des clins d’œil oulipiens), ça se lit très vite (je pense que je le relirai!)

et du coup je me suis replongé dans Skippy dans les étoiles, qui ne boxe pas dans la même catégorie : presque 850 pages, que je lis par petits morceaux, mais que j'aime énormément (j'ai très souvent envie d'en recopier des morceaux, c'est bon signe!) je viens à peine d'en franchir la moitié...

le soir je regarde AMOUR(S) (222), un programme de trois courts-métrages réalisés par des femmes : VERS LA TENDRESSE, d'Alice Diop (39'), CONTE CRUEL DE BORDEAUX, de Claire Maugendre (30'), et AMOUR OCÉAN d'Héléna Klotz (30')
Trois films de réalisatrices, trois formes et trois univers complètement différents, trois approches et trois façons de parler d'amour(s). Un doc sur la parole de jeunes mâles de cité et leur rapport à l'amour, un conte "africain" en roman-photo, et une rencontre amoureuse d'une fille de gendarme le dernier jour des vacances sur la plage...

(je me dis que ça aurait pu tout à fait figurer au programme de PDA5!)

11 septembre 2026

aoûut2

mardi 11

 

(rêves denses et agréables, un peu d'air frais, plutôt pas mal dormi...)

 

sur X "on" me propose un lien pour récupérer illico  LE JOURNAL D'UNE FEMME DE CHAMBRE, je m'exécute, puis  on me propose la même chose pour ELLA MC KAY, je m'exécute itou (sans trop y croire, les deux fois, mais ça marche les deux fois! et j'en suis très heureux)

 

Je commence à regarder le film de Radu Jude, la copie est d'une incroyable qualité... 

 

à midi je suis invité à manger chez Co & Pépin, et il y a aussi Loulou et Ali (qui a maintenant 5 ans)
On mange (très bien)
puis on joue...

(un très agréable après-midi)

 

"la" question qui restera de l'après-midi/jeu, c'est "Pour mesurer la Tour Eiffel, dans quel sens empilez-vous les baleines ? Horizontalement ou verticalement ?"

 

18h15 : réunion de mise en forme de la programmation pour Parl*ns d'Amours 5 (Isa et Gérard en visio, Mickaël et Thomas en présentiel)
On réussit à obtenir une liste commune. C'est (assez) compliqué, quand même!

 

en rentrant, je l'ai appris comme ça, sur X, un peu brutalement :

(un réalisateur qu'on peut qualifier de "en marge", pour lequel j'avais beaucoup de respect et d'estime...)

 

 

le soir je finis de regarder LE JOURNAL D'UNE FEMME DE CHAMBRE (207) de Radu Jude. Ça ressemble bien à un film de Radu Jude, dans la mesure où aucun film de Radu Jude ne ressemble à un autre film de Radu Jude! Celui-ci est tourné en France, chez un couple de "notables" bordelais (Vincent Macaigne et Mélanie Thierry, aussi parfaitement odieux qu'odieusement parfaits!) qui emploient une jeune roumaine pour s'occuper de leur fils et faire le ménage (et la cuisine, et tout le reste), et cette même "femme de chambre" joue, dans une troupe d'amateurs (c'est la maîtresse de maison qui l'y a introduite), une adaptation du... Journal d'une femme de chambre, d'Octave Mirbeau. le film est tout en français, sauf quand Gianina téléphone chez elle, en Roumanie, et discute avec sa fille et sa mère... (dans ma copie, c'était systématiquement traduit en anglais...) Comme en plus chaque séquence est chronologiquement datée, vous voilà avec deux, voire trois "journal d'une femme de chambre" (une version "méta" ?) C'est acide, c'est grinçant, c'est cruel, c'est curieux, c'est furieux, c'est menteur, c'est excessif, c'est lucide, c'est social...bref, roumain trop roumain, quoi! En plus on a le plaisir d'avoir, en guise de cerise sur le gâteau, la très chère Marie Rivière!

(sortie prévue 28 octobre)

 

mercredi 12

(il fait frais sur le matin, c'est bien)

à 8h dring!, ma petite Anne-Marie était là (ma perle d'aide-ménagère), et à 10h on se dit (exceptionnellement) " à dans 3 semaines!" (sa fille l'emmène en Turquie pour une semaine!)

à midi je mange "en rimes" sans faire exprès : brochettes de crevettes, avec une omelette

13h30 au cinéma pour KWAÏDAN (208), je pensais être seul, à la 2, avec cette dame que je connais -une habituée- et voilà qu'entrent 4 (quatre!) ados, qui s'installent un peu devant, et ne vont pas moufter pendant les 3 heures du film! Je suis vraiment impressionné... Bravo la jeunesse! En sortant j'ai dit à la dame que je connais "C'est beau mais c'est long!" (en plus je me suis levé deux fois pendant la séance pour aller aux toilettes!) et elle m'avoue qu'elle a un peu piqué du nez pendant la 3ème histoire, la plus longue (et la plus magnifique visuellement).

les quatre jeune gens...

 

je passe ensuite à l'imprimerie : tout est prêt sauf qu'il y a eu du (double) cafouillage au tirage : le jeune homme a tiré les deux documents de la même couleur, et la "feuille" n'a pas été pliée (je n'ai pas été assez précis dans mon mail!) j'appelle J-C qui va essayer d'"arranger" le coup.

 

bien évidemment, le Libé d'aujourd'hui... 

(mais bon je m'en fous, je n'ai pas de lunettes... enfin, pour l'éclipse, je veux dire! Et de toute façon les volets sont fermés et les rideaux tirés!)

 

jeudi 13

 

(nuit "tropicale" traintrain...)

 

(hésitation : Marché ou S*per U ? Je récupère ma voiture, je passe d'abord par le marché : pas de place pour se garer, tant pis et donc ce sera l'option B : je re-retourne au Sup*r U dont les rayons frais se sont remplumés quasi jusqu'à la normale, et cette fois je pense à acheter, entre autres, du beurre -je n'en avait plus depuis quelques jours...-)

 

à midi "repas tiré du sac du Super U" : entre autres des petits saucissons ardéchois -nature, noisettes, et cantal- délicieux mais qui me donneront bien soif tout l'après-midi...

 

15h30 : LA FIN D'OAK STREET (209), en VO, à la 4 (je suis tout seul avec un ado) Re-re-re Anne Hattaway! En quelques mois je l'aurai vue en pull bleu affronter le dragon Meryl Streep (THE DEVIL WEARS PRADA), puis, en tisseuse infatigable, attendre désespérément le retour de son mari Ulysse (L’ODYSSÉE) et la voici en 1982, épouse de Ewan Mc Gregor, en banlieue américaine et affrontant soudain des très méchantes bestioles préhistoriques... Qu'on lui accorde un peu de repos, elle l'a bien mérité! J'avais failli ne pas aller voir le film, justement, à cause des dinosaures. Le réalisateur a déjà réalisé des films plus qu'intéressants (le flippant IT FOLLOWS et le barré UNDER THE SILVER LAKE, je n'ai pas vu le 3ème, qui est en fait son premier, THE MYTH OF THE AMERICAN SLEEPOVER) et donc, "ça se tentait"...
Et alors ? Ben, plutôt bonne pioche : la petite famille ricaine bien sage dans son petit pavillon, soudain confrontée à l'inconnu, et tentant de s'adapter pour survivre... et tout le monde va s'y mettre, avec ses petits bras, en fonction de ses moyens... Le spectateur, après un début planplan en pantoufles va devoir s'accrocher à son siège, voire s'y cramponner en regardant nos héros affronter les sales bêtes (comme à Guignol, on les voit arriver avant eux, et on a envie de crier pour les prévenir, surtout qu'il y en a une de particulièrement dégueulasse, un genre de limace géante avec la gueule pleine de dents...) Et, (spoil!) tout ça va bien finir, et la parenthèse enchantée se referme, et tout le monde est ravi...

*

 

j'avais mal lu les horaires, je pensais avoir le temps de boire un mocktail en happy hours, mais mauvaise pioche au lieu de 18h, c'était à 17h10 que commençait BLUE HERON (210), à la 2 (une salle plus garnie que la précédente, avec, me semble-t-il, juste des dames -à part moi-, avec même deux qui m'ont "pris ma place"!) le temps de passer aux toilettes, d'acheter mon billet, et hop! j'arrive pile-poil pour le début du film!
Je passe d'une famille américaine en banlieue américaine à une famille anglo-hongroise en banlieue canadienne... Il me faut un petit temps d'adaptation, car le film précédent est encore très présent (pour un peu je m'attendrais à voir apparaître des dinosaures, voire Anne Hattaway avec son fusil!) Une famille arrive dans sa nouvelle maison, dans son nouveau quartier, papa, maman et les enfants (l'aîné, d'un mariage précédent du papa, et les trois autres). on apprend vite que la famille a souvent déménagé, et que les "problèmes" viennent du fameux fils aîné, ingérable parce qu'imprévisible, et dont personne (médecin, psys, éducateurs, travailleurs sociaux) n'arrive à savoir quels sont vraiment ses problèmes, et surtout comment les régler!
On suit ça de très près dans une première partie du film lorsque, soudain, la réalisatrice continue de raconter son histoire, mais d'un nouveau point de vue (sans vraiment en avertir le spectateur, mais, c'est ça qui est bien, en comptant sur son intelligence, et ça j'apprécie) Il faudra un certain temps pour réaliser qu'on est, en réalité, à mi-chemin entre l'autofiction et le documentaire, mais avec une douceur et une délicatesse infinies (le générique est une merveille...).

la première fois qu'on le voit...

 

vendredi 14

(obligé de me préparer "tôt" car on a rendez-vous au local à 10h pour la mise sous pli de notre programmation 26.27.1 -et de son petit dépliant "5 films de patrimoine" que Jean-Claude a réimprimé sur un papier de couleur différente, et plié aussi par la même occasion- On sera 4 : Fabienne, Nicolas, J-C et moi, plus Claude qui viendra vers la fin, mais l'important c'est de venir, n'est-ce pas ?)
Hervé et Isa sont excusés.

 

quand je rentre chez moi, ravi, il y a une place de stationnement vide juste en dessous de mes fenêtres, et je m'y installe (et j'y resterai longtemps)

 

je suis en plein dans les films (ceux que j'ai téléchargés et ceux que je vais) je découvre qu'il me reste un disque dur externe avec plein de place dessus, joie! Je fais le tri : films avec sous-titres (c'est parfait qd les sous-titres sont en français, voire en anglais, mais, allez savoir pourquoi, je les ai souvent en portugais uniquement!), je retrouve même des sous-titres sans films (dommage) et donc je fais le ménage!

 

par exemple, je commence à regarder une version joliment restaurée de VICES PRIVÉS, VERTUS PUBLIQUES de Miklos Jancso (1976), mais alors que le cinéaste est hongrois, le film est doublé en italien et sous-titré en anglais!

(le film est leste, c'est sûr, j'en avais gardé le souvenir parce qu'à l'époque c'était la première fois que je voyais autant de QV en même temps à l'écran, mais j'ai dû le voir bien plus tard...)

 

je passe l'après-midi (la soirée aussi) devant l'ordi et des centaines et des centaines de films! (c'est comme les bouquins, il m'est quasiment impossible de jeter!)

 

samedi 15

 

(la plus chaude des nuits vécues jusqu'ici, il a fallu attendre jusqu'à 5h pour ressentir une vague sensation de fraîcheur)

une fin de rêve avec, encore une fois des centaines de gens (mon inconscient -ou subconscient ?- compense comme il peut) : d'abord à une table très longue, style table de banquet, avec beaucoup de gens que je connais, je réalise soudain que le facteur est passé sans que je le réalise et a posé sur la table un paquet contenant le livre que j'attendais, deux livres en fait, et le premier fait 1300 pages, j'apostrophe Pépin un peu plus loin sur la table, pour le lui dire

puis une ambiance de fin de fête, les gens rangent leurs affaires, il va bientôt falloir partir, j'ai un petit sécateur à la main et je coupe quelques-unes des plantes en pot qui ont été alignées un peu partout, j'ai trouvé quelque chose à acheter avant de partir, qui a été apporté par Annette (et Jean-Pierre) il est question de confiture de fruits rouges (mais la mention a été rayée et remplacée, à la main, par "fraises des bois"), c'est présenté sur une jolie carte, avec des photos et des textes, et ça coute 10€, mais je cherche à qui je dois les régler, quelqu'un (Alain V. ?) me fait signe que ça n'a pas vraiment d'importance, mais je tiens absolument à régler, d'ailleurs j'ai dans la main deux pièces brillantes de 5 francs..)

je me suis éraflé (pour la 3ème fois en 15 jours) au mollet gauche, contre le coin du lit (pourtant j'avais une chaussette de contention, donc je pensais que ça allait suffire...)

j'appelle les Soria à propos de notre excursion de demain, (nous allons à Cuse), leur confirmer qu'ils passent me prendre, et m'enquérir de ce dont ils ont été chargés pour le repas (eux c'est salade de tomates et fromage), moi j'ai écopé du dessert, ce qui est moins simple qu'il paraît : nous sommes le samedi 15 août, et demain c'est dimanche! va donc trouver des gâteaux dans ces conditions!

 

(un plaisir minuscule : ouvrir la boîte aux lettres -on est le 15 août hein- et y trouver un paquet qui vous y attend... Bon ok le mec avait prévenu hier après-midi qu'il était passé, mais on n'avait pas eu le cœur de se rhabiller pour sortir juste pour ça)

le livre c'est

(que j'ai découvert par hasard en cherchant autre chose et dont les critiques étaient si enthousiastes que je l'ai commandé illico sur R*kuten chéri)

 

je passe au marché, en guise de dessert je prends une paire de chinois (un au chocolat et l'autre aux fruits confits) en me disant que je ferai peut-être un cake demain matin de bonne heure pour compléter...

 

je croise Loulou et Ali (qui fait une fixette sur la balustrade, au-dessus, que je commets l'imprudence de lui décrire comme "l'escalier du roi", ce qui le lui rend encore plus intéressant, mais qui est, hélas, strictement inaccessible...)

 

je manque de me prendre un coup de chaud en rentrant avec mon sac lourd et la chaleur, j'envisage presque de m'arrêter au Français et de me prendre une mauresque, las, le troquet est fermé, et je pousserai donc jusque chez moi, où, à peine arrivé, je me la servirai, cette mauresque! (dans un verre à Guinness d'une pinte, avec 4 glaçons!)

 

ce jour-ci est l'un des plus, sinon "le" plus chaud, et je passe ma journée à boire, à me rafraîchir, et à perdre au tarot à l'ordinateur... dur dur! 

 

dimanche 16

 

je me suis levé aux aurores pour préparer un cake "myrtilles / coco / citron" "presque" d'après Ottolenghi

 

7h : aaaaah il pleut (enfin!)

 

"La pluie froide et tranquille, qui tombe lentement du ciel gris, frappe mes vitres à petits coups comme pour m'appeler : elle ne fait qu'un bruit léger, et pourtant la chute de chaque goutte retentit tristement dans mon coeur." (Anatole France)

-oh oh souvenir d'école primaire, je pensais que c'était une poésie mais c'était une dictée!)-

 

(mais bon il n'a pas plu très longtemps!)

 

trouvé ça sur X, qui m'a fait sourire (en référence à une récente une de Paris M*tch que je m'abstiendrai soigneusement de reproduire ici tant je la trouve ridicule)

mais celle-ci est effectivement drôle!

 

à midi les Soriano passent comme annoncé pour m'emmener à Cuse, où nous allons passer l'après-midi. Nous y retrouvons Catherine, Louise et Dominique

apéro, puis repas, puis jeux (on ne jouera pas au scrabble, comme cela avait pourtant été un moment envisagé en amont, car Dominique a décidé qu'elle ne voulait plus jouer au scrabble contre Catherine et moi "parce qu'on était trop forts", ce qui, j'avoue, m'agace un peu...)

On a joué au Code Name, jeu très plaisant (et très stimulant pour les méninges), et on n'a même joué qu'à ça!

 

lundi 17

(3h du mat' : un orage carabiné)

*

(sur le blog, en arrière :

il y a 20 ans, au mur dans mon bureau, je voyais ça...

 

 

le temps s'est un peu rafraîchi, et le soleil alterne avec les averses, plus ou moins brutales

 

à 18h, réunion avec Romain et les organisateurs du Festival PARLONS D'AMOURS (la cinquième édition), Maya est là, et Isa, mais la réunion se tient au premier étage du B*reau, ce qui est aussi agréable (j'ai commandé mon mocktail habituel, celui avec de la purée de fraises et du piment d'Espelette, mais le bartender s'est trompé et m'a servi la version alcoolisée (avec du rhum, qui n'apporte pas grand-chose je trouve...)

une heure et demie de réunion où on a réfléchi sur quels films et à quel moment, on a déjà une ébauche de grille, et on se revoit le 31 août à 18h pour -espérons-le- la liste "définitive"

 

sur X mon fournisseur me procure la filmo intégrale de Chantal Akerman, où je récupère TOUTE UNE NUIT et GOLDEN EIGHTIES (TOUTE UNE NUIT est vraiment un de mes films préférés entre les préférés...)

 

mardi 18

 

aujourd'hui était un jour sans rien sur l'agenda, et donc j'en ai profité...

 

(un rêve qui finit avec des installations, quatre, structures installées côte à côte, il faut tirer une longue ficelle pour actionner chacune d'entre elles, -à la première il y a un genre de gaz vert qui est émis...-
il y a Pacoune, qui n'est pas très contente de voir arriver (?), il y a Manue qui m'explique comment couper les... haricots verts, mais ça ne ressemble pas du tout à des vrais haricots verts, juste des très longues tiges filiformes en bas desquelles je dois couper un genre de feuille verte, et il y a aussi Évelyne que je vois "en coin", en me disant que ça fait très longtemps que je ne l'ai pas vue...)

 

à 11h dring! oh oh c'est E., tout bronzé, qui est rentré de vacances et me rend une visite de courtoisie qui, évidemment, me ravit... nous nous ébattons... au frais (ça s'imposait un peu) et je trouve charmant de découvrir qu'il ne bronze pas intégral (son joli cul tout blanc)

 

une dizaine de minutes après son départ, on sonne à nouveau (ce qui m'étonne) : je me rhabille à moitié (juste le haut) et je vais ouvrir : c'est un monsieur du gaz, qui a dû changer une pièce dans le boîtier qui nous concerne, dans la rue, -il me montrera ensuite-), a donc coupé le gaz un moment, et veut savoir si ça a eu un effet sur ma chaudière (qui, effectivement, s'est coupée, mais redémarrera juste en pressant sur un bouton)

 

à midi, je prépare une salade de pomme de terres, mais pour ce soir (je mange du dhal, un truc pas très ragoûtant d'aspect mais plutôt sympa au goût)

 

une bonne nouvelle dans le Téléramuche : un nouveau roman de Laura Kasischke, à la fin du mois (elle est désormais publiée à la NRF)

(jolie jaquette en plus...)

 

mercredi 19

 

(j'ai eu froid cette nuit, et je me suis relevé pour fermer la fenêtre de la chambre)

 

c'était prévisible : Laurent, (qui a battu Vincent l'hyperchampion de TLMVPS lundi et a préféré prendre le fauteuil aux 10000€ avec lesquels il aurait pu repartir) a été éliminé ce midi après 3 participations et part avec 3800€

(il n'était pas très bon, mais pourtant je l'ai trouvé très sympathique...)

 

13h15 : SUR LA ROUTE D'OMAHA (211) (à la une avec 3 dames) C'est quand même toujours mieux de voir le film "en vrai" dans une salle... J'avais été touché en le voyant sur mon écran d'ordi, déjà, (avec John Magaro, je ne suis jamais complètement objectif, mais là, une nouvelle fois, je le trouve spécialement magnifique) Je n'ai pas pu m'empêcher d'étouffer un sanglot au moment fatidique...

15h10 : L'AVENTURE RÊVÉE (212) (à la 1 avec Manue, qui arrive pile-poil nickel pour le début du film (on est 7 ou 8 à la 1) Un film "couillu" avec une maîtresse-femme (archéologue, entre autre) et des mafieux de tous acabits... La corruption, en Bulgarie, ça semble être le sport national!

après on boit notre pinte "happy hours" (pour pouvoir échanger les nouvelles)

quand on se sépare, je lui donne des verrines pour ses confitures, et elle un joli panier de tomates de son jardin

 

(repas du soir : tomates de Manue!)

 

après je liquide le restant d'abricots et de reine-claude pour en faire une jolie compotée (avec cannelle, cardamome, et quatre-épices)

 

jeudi 20

 

(mes nuits redeviennent "habituelles" -un réveil vers 2h et un autre vers 4, et la fraîcheur matinale par la fenêtre ouverte de la chambre-) et je me suis recouché de 7h à 8h30!

 

(une fin de rêve très "bureaucratique", à propos de 4 enveloppes (ou 4 lettres, ou 4 feuilles que je dois (retrouver ? classer ? compléter?), je suis assis devant le bureau, rempli de paperasses, derrière lequel se tient Fabienne Z. qui est responsable (provisoire ?) de l'association, et l'affaire devient de plus en plus affreusement compliquée... je suis content de me réveiller!)

 

je suis quand même sorti pour aller faire des courses (notamment une cartouche de gaz pour mon S*da Stream)

 

13h15 : changement de programme : je n'irai pas voir GAVAGAÏ (que j'ai déjà vu "en petit" sur mon ordi, mais que, Nathalie Richard oblige, je dois voir "en grand"au cinéma, mais il reste encore 4 séances au moins, mais OKLAHOMA HONEY (213) , sorti cette semaine, dont nous avons, grâce à Romain, plusieurs séances en VO (et dont la critique dithyrambique de Libé m'a donné très envie. Critique dont je vous livre ici le début)

"C’est un drame, c’est une comédie, c’est un thriller, c’est un western, c’est un film musical, c’est un dessin animé, c’est une série télé, c’est un clip vidéo, c’est une fresque, c’est une esquisse, c’est un atelier France Travail auquel votre présence est requise sous peine de radiation, c’est un documentaire, c’est un poème et c’est un jambon, mais pas forcément en même temps et pas toujours pour les mêmes raisons. Il faut reconnaître une énorme qualité à Oklahoma Honey : on a rarement vu tel film. Impossible de savoir où ce machin va nous embarquer tant il opère toutes les dix minutes d’impossibles embardées, demi-tours et sorties de routes. Pas étonnant qu’il se soit fait une solide réputation sur le circuit festivalier, notamment au SXSW à Austin où il a été porté en triomphe : ça fait effectivement un bien fou de voir aussi joyeusement voler les formats et les conventions."

On était 4 à la 2 (les 3 autres sont venus 'un coup", et se sont assis le rang devant...), et c'est vrai que je ne savais pas trop à quoi m'attendre, à part qu'il était question de musique country, ou blue-grass, enfin, folk, quoi, avec du banjo, du violon, des pieds qui tapent par terre et des voix qui vocalisent (très très agréable, la partie musicale), et on pourrait dire que c'est le miel de la ruche que constitue le film (car comme le titre l'annonce il sera beaucoup question du miel et des abeilles -et de leurs ruches bien sûr!-)

 

9 septembre 2026

photos d'aoûût

 

1) 

dans un film

 

2)

petite composition monochrome dans les toilettes du ciné

 

3)

le premier a tourné la tête au mauvais moment

 

4)

exagéré, colorisé, entre les volets

 

5)

pêches de vigne

 

6)

à Cuse

 

 

7)

le jour de l'éclipse

 

 

8)

sur MTV

 

 

9)

rétablissement 1

 

10)

rétablissement 2

 

 

11)

sur l'engin

 

 

12)

sur le chantier

 

 

13)

voiture mouchetée

 

 

14)

effiloche, troué

 

 

15)

insultes, au S*per U

 

 

16)

gouttes

 

17)

soleil couchant

 

18)

passante surprise par l'averse

 

 

19)

passants, de nuit

 

 

20)

FR3

 

 

21)

la taille des choux-fleurs

 

 

22)

sur la plage, abandonnés...

 

 

23)

muselière

 

 

24)

randonnée torse-nu dans la neige (1)

 

 

25)

randonnée torse-nu dans la neige (2)

 

 

26)

téléréalité marine (1)

 

 

27)

téléréalité marine (2)

 

 

28)

bavette

 

 

29)

dans un film

 

 

30)

actualités régionales

 

 

31)

ça va beaucoup moins bien marcher...

 

 

32)

vitrine

 

 

33)

anthurium devant l'averse

 

 

34)

gentil facteur

 

 

35)

anthurium exagéré

 

1 septembre 2026

août1

 

samedi 1

(la nuit j'avais laissé les fenêtres ouvertes, je sentais parfois d'agréables courants d'air, mais bon finalement la température n'est pas descendue autant que ça : 28° ce matin dans le salon "les murs ont pris le chaud")

 

je suis sorti 'par obligation" (un colis - de chez Tête de L*rd, mes charcutiers en ligne préférés- à retirer, deux bocaux de champignons cuisinés à la graisse de canard, un de cèpes et un de girolles!)  j'ai poussé un peu jusqu'au marché du coup (pas grand-chose, en fin de compte) et je suis rentré, clopin-clopant jusqu'à chez moi

 

à midi j'ai grignoté, un peu de ci un peu de ça, et notamment des cerises (les dernières) bien meilleures et bien moins chères que celles acheté avant-hier -quelle folie!- au Super U, et dont la plupart ont d'ailleurs fini à la poubelle (disons qu'elles ont tourné à cause de l'orage)

 

 

Je suis en train de lire un excellent polar, recommandé par mon blog polar chéri, LA CELLULE, de Arthur Frayer-Laleix, un polar en milieu carcéral (du côté matons) autour de l'évasion mystérieuse d'un détenu (de sa cellule fermée de l'extérieur et restée intacte). Avec un marais tout autour. Et un autre prisonnier qui s'est évadé, tout aussi mystérieusement, de la même cellule, 40 ans auparavant... Avec  une énorme surptise à la fin de la première partie ("celle-là, je ne l'avais pas vue venir"). 

 

(l'affaire est close) "Nastassja Kinski a finalement obtenu gain de cause après une décennie de combat judiciaire. Une scène du film Faux Mouvement (1975) de Wim Wenders, dans laquelle la comédienne allemande apparaît dénudée à l'âge de 13 ans, va être supprimée à la suite d'un accord entre l'actrice et le réalisateur.
Dans une déclaration commune (...) de la Fondation Wim Wenders, le cinéaste de 80 ans indique avoir "présenté ses excuses à Nastassja Kinski et accédé à son souhait de couper du film la scène qu'elle contestait" depuis plus de dix ans. La scène montre l'adolescente, vêtue uniquement d'un slip, allongée sur un lit. Un homme adulte, également en sous-vêtements, la rejoint."

 

dimanche 2

(je réalise que hier soir j'ai oublié de regarder le documentaire sur les éclipses)

 

(à 5h du matin je prépare la sauce pour ma salade de pommes de terres que je n'ai pas eu le courage de préparer hier soir, et je la remets au frigo pour midi)

 

vers 11h je sors encore "par obligation" (ils ne gardent plus les paquets que 5 jours chez M*ndial Relay) pour récupérer un livre ('"gourmand") de Erri de Luca, et, pendant que j'y suis, tiens (c'est dimanche, soyons gourmand) j'achète une boîte de 4 cônes glacés noisettes / chocolat...

 

à midi, donc, la salade pommes de terre (très bien) , rosbif froid, pastèque... et un cône pour le dessert

 

je termine EGOIST (198) un film gay japonais (ce qui n'est pas si courant...), qui aura tout à fait (et même doublement!) sa place dans le prochain festival PDA (même si je l'ai trouvé juste un poil longuet...) Et avec beaucoup de courbettes (c'est souvent le problème avec les films japonais). Et une vue "de l'intérieur" d'un cercle d'amis gays...

 

finalement je me décide, je me rhabille et je vais chercher ma voiture (en plein soleil sur le parking Serpente, je manque de me brûler avec la ceinture tellement elle est chaude!) pour filer au cinéma pour revoir LE CUIRASSÉ POTEMKINE (199), qui me passionnera toujours autant. Nous sommes 4 à la 1 (et je pense qu'à moi tout seul je suis plus vieux que l'ensemble des autres -jeunes- spectateurs) . Je ne suis pas sûr d'avoir vu en entier auparavant le film dans sa version "normale", et je trouve qu'effectivement la réalisation en est déjà virtuose (malgré l'âge : 100 ans au compteur!), mais l'ajout de la musique des PSB en fait un objet "hybride", ultra-contemporain (où "le tout est supérieur à la somme des parties"). Un grand moment de cinéma (top 10 confirmé!)

 

*

J'ai terminé LA CELLULE, qui est effectivement un très bon polar (très bien écrit et qui se lit très vite, avec un attachant personnage principal dévoré de tristesse, Max), et, dans la foulée ou presque, j'attaque L'OURS DE CALIFORNIE de Duane Swierczynski (dont j'ai déjà lu plusieurs polars qu'on peut qualifier de "fous-furieux") qui est trois fois plus gros que La cellule, et qui, dès les premiers chapitres, s'annonce "pas triste"... (un personnage de vieux sérial-killer pas piqué des hannetons)

 

 

lundi 3

(nuit assez chaude : quand j'ouvre les fenêtres et les volets,vers 23h, je sens encore des bouffées de l'air chaud du dehors... je me réveille à plusieurs reprises, le matin au salon c'est descendu à 26°)

 

le matin j'échange avec mon ami ex-paysan puis avec mon AAA 

 

à midi je ne sais plus du tout ce que j'ai mangé... ah si des pâtes "semi-fraîches" (style gros raviolis ricotta épinard je crois), dont la date-limite de consommation était un peu passée, ce qui m'a fait ensuite craindre d'être malade, mais non, finalement

 

15h30 : THE PLAGUE (200) je suis tout seul à la 1 face à ce film américain... inconfortable, sur le mécanisme du harcèlement qui se met en place au sein d'un groupe de jeunes mecs (12/13ans), en stage de water-polo... (Ben, le nouvel arrivant, Jake le petit chef, et Eli le "pestiféré"...) 

 

 

Je retrouve ensuite au B*reau Emma qui elle est allée voir L’ODYSSÉE et nous y buvons un verre ensemble (le cocktail que j'ai choisi me semble moins bon que la fois précédente, et je trouve qu'il a été préparé vraiment très vite)

 

le soir, sur mon ordi, je me fais une petite fixette sur LE CUIRASSÉ POTEMKINE : 
- j'ai commandé un cd de Michael Nyman (pas donné, mais introuvable autrement) qui a écrit aussi, sa version de la musique
- j'en visionne plusieurs versions surtout sur y*utube, dans différents formats et différentes versions (j'en trouve même une colorisée!) et je fais du coup beaucoup de copies d'écrans (j'adore ça)

-les marins, globalement, j'ai toujours trouvé ça plutôt sexy-

(et j'en ai encore au moins 250 dans la série...)

 

mardi 4

 

(nuit re-tropicale, "la plus dure" annonçait la météo, pour une fois avec raison -en principe c'est la dernière-, malgré les fenêtres ouvertes la température ne baisse pas)

 

je continue L'OURS DE CALIFORNIE, et, vraiment je me régale (oui oui c'est brindezingue! -j'ai beaucoup de mal à me souvenir de cet épithète-)

 

à midi "repas tiré du sac" (menteur, juste ce que je trouve ou qui me tombe sous la main : chips "saveur beurre persillé", à même le sac, sardines basilic et citron sans huile, à même la boîte, et petit pot de crème au café -à même le petit pot, évidemment!-)

 

13h15 : L'ILLUSION DE YAKUSHIMA (201), nous sommes une dizaine à la 12, Vicky Krieps fait, comme d'hab', des merveilles dans ce film de Naomi Kawase à propos du don d'organes et/ou des gens qui disparaissent. C'est encore au Japon et c'est encore plein de courbettes. Et Vicky Krieps a la chance d'avoir trouvé le plus mimi des jeunes photographes barbu chevelu (il s'appelle Jin) et de commencer avec lui une liaison roucoulante.

 

à la sortie, j'hésite : un allongé au B*reau ? et ensuite je retourne voir I WANT YOUR SEX à 15h30 (surtout pour y voir le sympathique acteur en tenue légère ? Est-ce bien raisonnable ?) Finalement je choisis la raisonnabilité et je rentre à la maison, en faisant juste un petit détour par le S*per U (où j'achète une planche à découper en bois fabriquée en Inde... qui va s'avérer trop grande et pas très pratique, mais je ne le sais pas encore)

 

J'ai sorti la poubelle jaune (hihi j'avais écrit la poubelle jeune) comme demandé par Nelly B. (ma proprio), actuellement en vacance

 

je continue ma lecture : une grosse surprise au milieu de L'Ours de Californie

 

mercredi 5

 

(nuit "hachée", encore une fois, quand j'ouvre les fenêtres il fait toujours encore plus chaud dehors que dedans..., la précédente était censée être la dernière, alors que pas du tout... On nous ment on nous ment on nous ment, comme chante Rodolphe B.)

 

le matin, j'ai, surprise, entendu quelqu'un rentrer la poubelle jaune (en principe c'est mon job) et ça ne peut être que le voisin du dessus...

 

de bonne heure, préparé une salade de tomates mélangées (4,99€ le kg au Super U) pour midi... (c'est joli toutes ces couleurs) mise à rafraîchir au frigo

 

je m'amuse avec mon ami ex-paysan qui bosse désormais dans un bureau, mais je n'ai aucune nouvelle de mon AAA...

 

la "météo" sur X annonce -déjà- une "nouvelle canicule" pour le week-end prochain, alors que, curieusement, elle ne semble toujours pas avoir  cessé ici (il fait 32° à 16h30, j'ai donc annulé mes velléités de cinéma pour cet a-m -15h30 la séance, tss-)

 

nouvelle surprise -celle-là je ne l'avais pas vue venir- dans L'Ours de Californie...

 

(On serait en droit d'être un peu démoralisé, non ? Mais bon de toute façon on n'a plus de larmes... et puis, c'est quand même le mois d'août, non ?)

 

jeudi 6

 

terminé L'OURS DE CALIFORNIE (qui, de façon surprenante,  finit presque trop "sagement", étonnant, non ?)

 

vers midi un mail de la programmatrice (à Douai!) nous informe qu'on ne peut pas montrer EEGA LA MOUCHE VENGERESSE la semaine prochaine (pour une histoire de visa exceptionnel limité à 30 séances), et après avoir consulté Hervé je propose KWAÏDAN en remplacement, et, après quelques échanges de mails,  à 14h tout est ok...

 

je fais en vitesse une jolie affiche pour mettre au cinéma et prévenir nos adhérents

 

(et en même temps je prépare une salade de pommes de terres pour ce soir!)

 

18h : LA DERNIÈRE SÉANCE (202) de Pan Nalin, on est 5 à la 10, et le film est "très très indien" : les couleurs, les gens, la bouffe, les gamins, vraiment on s'y croirait, (ma copine Auntie Christine va se régaler je pense), même si au bout d'un moment on se sent embarqué dans un truc genre  "Le Club des Cinq fabrique un projecteur de cinéma avec des clopinettes", pas très vraisemblable, et donc on est en droit de trouver alors le film un peu benêt, un peu   nunuche, mais finalement on se prend au jeu ("on dirait qu'on serait..." ) et le réalisateur parvient à redresser la barre et se sortir un peu de la mélasse (il réussira même un peu plus tard à me faire venir une larmichette)... On adore cette famille indienne ! Et bon, un film qui finit par une ode au cinéma (et à celle et ceux qui le font) ne peut pas être tout à fait mauvais et mérite d'être défendu...

(et le petit projectionniste maigrichon et barbu -et gourmand-  est très mimi aussi)

 

je ris en arrivant devant chez moi lorsqu'un couple en voiture s'arrête et me demande la direction du McD*, je réponds qu'on en a deux mais qu'ils sont aussi éloignés de l'un que de l'autre (je leur conseille de chercher celui près du cinéma

 

j'avais au courrier un joli mail-art de vacances from Coralie + Pépin, et en allant au ciné, j'ai vu qu'ils étaient rentrés...

 

vendredi 7

(j'ai un peu mieux dormi, et il faisait même un peu frais ce matin : 24° dans le salon! merveilleux!)

15h : SUR MES LÈVRES (203) (4 à la 11) Pour les 25 ans du film, dit la pub, une sublime copie restaurée dit la pub, et c'est vrai! Emmanuelle Devos y crevait l'écran en "cageot" (c'est prononcé dans le film), Vincent Cassel en taulard, Olivier Gourmet en truand (et Olivier Perrier dans un rôle magnifique de contrôleur judiciaire). Troisième long-métrage de Jacques Audiard, (après le sublime REGARDE LES HOMMES TOMBER et le très bon UN HÉROS TRÈS DISCRET), il donnait pour la première fois à une actrice un rôle principal...
Mais que ce film est brutal! Et sanglant! (A l'époque je m'émouvais -m'agaçais- de ce que je nommais son "virilisme" : grosso modo, les hommes, avec des grosses couilles, sont des brutes, des truands, des killers, avec des gros poings et/ou des gros flingues, et, toujours aussi grosso-modo,  les femmes, remisées à la périphérie, sont soient des mamans soient des putains...).
Ici (c'est peut-être la présence de Tonino Benacquista au scénario) la donne est légèrement modifiée, par l'importance accordée au personnage interprété par Emmanuelle Devos (jusque là connue pour ses rôles chez Desplechin, dont ce film allait révéler l'immensité du talent et la singularité de la présence). Mais j'avais oublié combien le film était sanglant (la dernière demi-heure ne nous épargne rien) et, mais c'est une caractéristique chez Audiard, finalement assez peu aimable. (Plus tard, DE BATTRE MON CŒUR S'EST ARRÊTÉ, puis, et surtout, UN PROPHÈTE provoqueront les mêmes réactions).

 

17h : THE CHRISTOPHERS (204) (tout seul à la 9) Changement complet d'ambiance pour ce film du protéiforme -et toujours surprenant- Steven Soderbergh pour ce film so british, quasiment du théâtre filmé, sur l'affrontement (surtout verbal) entre un vieil artiste prétentieux et misanthrope (Ian Mc Kellen, dans ses grandes œuvres) et une jeune faussaire (Michaela Coel, à la hauteur du maître), engagée par les enfants du peintre pour terminer une série de 8 tableaux ("The Christophers" du titre) entreposés dans un grenier, que l'artiste n'a jamais pu (voulu ?) terminer. Je ne sais pas trop pourquoi, mais le film m'a évoqué le brillantissime LE LIMIER de Mankiewicz) : deux personnages qui s'affrontent, une joute verbale de haut niveau, des mensonges, des retournements de situation, et, tout au bout, peut-être la vérité (mais on n'est sûr de rien). Et, vraiment, j'ai trouvé ça brillant.

 

19h15 : NUIT OBSCURE 3 "AIN'T I A CHILD ?" (205) (5 à la 9) même pas un quart d'heure pour souffler,et nous voilà, à 5 (Isa, Antonella et Benoît, Hervé) pour visionner le dernier volet de l'impressionnante trilogie de Sylvain Georges. Celui-ci, le petit dernier (à peine 2h45!) suit toujours les harragas, partis du Maroc depuis Mellila (volets 1 et 2) et qu'on retrouve cette fois à Paris. Le noir et blanc est toujours aussi beau (et les cadrages "photographiques" idem, dans ce film qui s'attache au quotidien de ces adolescents (parfois même des enfants) qui ont enchaîné les galères, les arrestations, les gardes à vue, les juges, pour se retrouver en galère (et en précarité), au pied de la Tour Eiffel et de ses illuminations... Mais le film a ses limites, et peut susciter quelques réserves et /ou interrogations (comme j'ai demandé à Hervé à la sortie : "Alors, complaisances ou coquetteries ?") Mais bon, en tout cas, on est 4 à avoir vu les 10h et quelques!

 

samedi 8

 

(ce matin : 22°, et à un moment j'ai presque eu un peu froid)

 

Aïe il fallait que je sorte (pour récupérer le CD à tirage limité de Le Cuirassé Potemkine par Michael Nyman arrivé hier)

 

et j'ai donc poussé, presque à contrecœur, jusqu'au marché : pfff nul de chez nul! (comme aurait dit A.) : Plus d’œufs chez le marchand d’œufs, pas de crevettes comme j'aime chez le poissonnier, pas (encore) de physalis chez la légumière, pas de foie de veau chez le boucher, bref je suis reparti sans rien acheter!

 

à la maison j'ai assez longuement hésité avant de re-sortir jusqu'à ma voiture pour aller au jusqu'au S*per U, où je me suis fait plaisir avec des courses à 50 balles (il y avait une promo sur le foie de veau par 3 tranches, sûrement plein d'antibiotiques, hein, mais quand on a envie...  et donc j'ai craqué)

 

et à midi j'ai réalisé mon souhait : une tranche de foie de veau "à minima" (huile d'olive, sel, poivre, plus de persillade tant pis) deux minutes de chaque côté et déglaçage au vinaigre (de cidre ce coup-ci) et c'était par-fait!

*

(Comme c'est triste! Ainsi s'achèvent plus de 20 ans de bons et loyaux services...)

 

(visionnement) je commence à regarder VIRAGES (206), de Céline Carridroit et Aline Suter, qui a été projeté dans la sélection ACID à Cannes 2026. Je commence à regarder "poliment",("pour dire que" j'y aurai jeté un œil) : on suit une femme en mob à Genève. Ok. Et quasiment immédiatement, on est intéressé, interrogé, intrigué, séduit, par Johanna, la femme en question, qui travaille dans un atelier d'horlogerie qui fabrique des montres de luxe, qui a une amie actuellement en vacances au Mexique, dont on apprendra ensuite lors d'une discussion avec son ami Rocco, qu'elles sont en couple depuis quinze ans... Et tout le film va procéder ainsi, par petites touches, complétant progressivement le portrait de Johanna, sans pathos, sans larmes, sans sensationnalisme, non juste "c'est comme ça" et voilà, et plus on en apprend et plus on l'aime, c'est vraiment un personnage MAGNIFIQUE! Un documentaire déguisé en fiction (à moins que ce ne soit le contraire) mais en tout cas un plaisir de cinéma... Oui, j'ai vraiment été enchanté par ce film!

(Johanna dans tous ses états)

 

dimanche 9

 

(plutôt pas mal dormi, et ce matin il faisait même presque délicieusement frisquet!)

 

et il a même plu, un peu -la météo l'avait annoncé, juste comme une petite pause de mansuétude, de miséricorde avant l'arrivée de la "5ème canicule" qui a été annoncée et confirmée, bien qu'ici on n'ait pas vraiment perçu à quel moment ça s'est interrompu!

 

il a même replu- un petit peu- pas très longtemps après, mais tout a séché

 

à midi je me suis fait plaisir en terminant le foie de veau (toujours "a minima")

 

j'ai commencé Mamie Luger, de Benoît Philippon, offert par Pépin, et j'ai eu un peu de mal au début parce que
1) je trouve le personnage "exagéré"
2) ça reprend -exactement- une scène déjà lue dans CABOSSÉ, du même Philippon
Heureusement la garde à vue (avec l'inspecteur Ventura ! -qu'elle surnomme bien sûr Lino-) va être longue et la Mamie (Dalton) va avoir le temps de raconter toute sa vie!

 

 

le soir, je regarde, parce que je me retrouve pile-poil à la bonne heure sur mon canap' (et aussi parce que le réalisateur a fait carrément de la pub pour le passage de son film sur X), TONI EN FAMILLE (206), de, donc,  Nathan Ambrosioni, un très jeune réalisateur, avec Camille Cottin en mère de 5 ados... et je reste jusqu'au bout devant cette saga familiale plutôt bien ficelée... un joli film attentif à chacun de ses personnages...

 

lundi 10

 

résultat des courses : ce matin le réalisateur était content! (et l'a fait savoir)

 

fini par me décider à aller au Super U :

deux faits notables :

* tous les rayons "frais" étaient vides (avec une affichette précisant qu'ils avaient eu un problème électrique et s'excusaient du désagrément cause : ça veut dire que tout était fichu ???)

* alors que j'attendais à la caisse j'ai vu arriver Z. et son papa (j'ai d'abord reconnu le papa) Z. est comme une grande asperge (il doit faire 30cm de plus que moi), et il a 16 ans m'a-t-il dit (et bien sûr comme d'hab' j'étais très ému

 

(cinéma) ce qui me restera de I WANT YOUR SEX, de Gregg Araki :

(j'ai honte ? euh, pas vraiment!)

 

 

j'ai bossé pour les ADC (finalisation de la prog 26/27 1) et pour PDA5 (liste des films en lice)

 

nouvel acronyme (pour un conducteur qui va trop vite : VPVC! (Va plus vite, connard!)

22 août 2026

juillet3

mercredi 22

 

13h15 : DE LA COMÉDIE FRANÇAISE (185) avec Emma. Je me régale une nouvelle fois, je ris autant que la précédente (en plus l'effet "film en grand dans la salle" augmente encore ses qualités (et son pouvoir drôlatique). Je ne comprends pas que ce film ait été éreinté avec autant de hargne (et de désinvolture parisianiste) par, au hasard L*bé et les Inr*cks, et du coup ça fait redoubler encore mes éclats de rire... Il y a plein de détails irrésistibles, et tous les comédiens assurent, même dans des rôles parfois à contre-emploi ("Bon, c'est leur métier hein, ils sont payés pour ça..." me répondraient en cœur la journaliste de Libé et celle des Inrocks). N'empêche que ça faisait un bail que je ne m'étais pas autant bidonné au cinoche, voilà!

après, impossible de boire un coup avec Emma au B*reau car il est "exceptionnellement fermé entre 15h et 18h", tant pis hein, pas grave on va se consoler au McD*! (une glace pour Emma et un grand latte pour moi)

 

et j'en profite (j'avais un peu choisi ma place) pour prendre quelques photos des ouvriers qui travaillent derrière, juste presque dans ma ligne de mire (les travailleurs, je ne m'en lasse pas...)

 

Emma repart à Gy, il me reste deux heures (nous avons rdv au B*reau à 18h pour une "double réunion de programmation"), je ne sais pas trop quoi faire ( où vais-je ? où cours-je ?) et, ô bonheur voilà qu'un film commence juste dans quelques minutes ! Je m'y rue!


DES MINIONS ET DES MONSTRES (186) à la 8 (avec quelques familles, et quelques bambins qui courent dans les travées (dans un premier temps)... mais qui se tiendront bien pendant la séance, excepté bien sûr les inévitables passages au pipi pressants en cours de séance) 

L'histoire n'a pas grande importance (d'ailleurs je me suis endormi au début, si si), juste ce qui m'éclate vraiment (ça tombe bien!) ce sont les minions, leurs attitudes, leurs conneries, les gags qu'ils provoquent, et, bien sûr, leur dialecte!

 

18h : comme annoncé, le B*reau rouvre, les gens de la réunion arrivent, et nous mobilisons 4 tables (et demandons s'il est possible de baisser un peu la musique). D'abord on finalise la programmation pour la TREDICESIMA SETTIMANA ITALIANA (8 films dont 2 de Patrimoine et une avant-première), puis on s'occupe de "notre" programmation à nous (Hervé, Fabienne, Isa, Benoît et moi, J-C est excusé mais a laissé ses souhaits)

 

 

jeudi 23

 

je n'irai pas à la cérémonie funéraire de Pascal B. (je ne vais qu'exceptionnellement aux enterrements, j'ai depuis toujours un problème avec ça, avec les "rites funéraires", depuis l'enterrement de mon père, en fait...), mais bien sûr j'aurai une pensée pour lui 

 

j'ai un peu chatté ce matin avec mon AAA, en vacances (et nous avons, notamment échangé sur Clément, de Romain Lemire, que je lui avais chaudement recommandé et qu'il a beaucoup aimé...)

 

j'ai prévu d'aller au cinéma à 18h, et donc je passe, avant , au B*reau pour boire une pinte d'Hoegarden rosée -ou de Leffe Ruby ? je ne suis plus sûr- (après relecture : c'était de la Leffe!)

 

18h : POLVO SERAN (187), nous sommes 3 à la 1 (dont une dame très très bavarde "avant", dont je crains qu'elle ne parle pendant tout le film mais qui ouf! s'arrête au début -ou presque, on sent que ça lui coûte...-)
Un film curieux, avec Angelina Molina (vue récemment dans COSMOS) et Alfredo Castro (toujours aussi bien quel que soit son rôle), une histoire de fin de vie assistée, sous forme de comédie musicale! Le mélange est détonant jusqu'à la fin, où tout le processus dit "final" est montré étape par étape au son d'un pimpant morceau latino intitulé "Todo tiene su final" qui me marque tellement que je le télécharge dès que j'arrive à la maison...
Je ne suis pas allé voir Pascal ce matin, mais avec ce film et son final, c'est vraiment l'effet-boomerang! (je l'ai eue, même sans la vouloir, ma cérémonie funéraire!)

 

 

vendredi 24

 

à midi je me suis "réconcilié" avec le foie de veau : j'en ai cuisiné une tranche achetée hier au Super U (une tranche fine, 100g!) cuisson 2 minutes de chaque côté, sel, poivre, déglaçage au vinaigre balsamique et ajout de persil et hop : un régal!

 

16h50 : NIGHTBORN (188) un film d'horreur finlandais, de Hanna Bergholm, en VO et en séance privée! Un film... étonnant! Un jeune couple vient s'installer dans la maison de la grand-mère de "elle", en Finlande et en plein milieu des bois... Lui, je le reconnais à sa barbe rousse, c'est Rupert Grint, repéré quand il était petit  dans Harry Potter... (eh eh la réalisatrice nous ferait-elle un clin d’œil complice ?). Ils font l'amour dans les bois, et à cet accouplement sylvestre et bucolique succède sans transition un accouchement... impressionnant. Nous ne verrons pendant très longtemps ce premier-né que par fragments, et à travers les yeux de sa mère, qui a du mal à l'accepter, et souffre de plus en plus (physiquement et mentalement...), tandis que le papa semble un peu dépassé par les évènements, qui vont prendre une drôle de tournure, vu toutes les légendes qui traînent là-bas (en Finlande) sur les trolls et autres esprits de la forêt, dans un engrenage bien goupillé qui débouche -on s'y préparait- sur un climax horrifique aux petits oignons.
Suivi d'une ultime scène où la réalisatrice, mutine, nous révèle enfin ("in fine") le visage de ce fameux bébé, et qu'on reconsidère alors "d'un autre œil" tout ce qu'on vient de voir jusque là... Malin!

 

 

ensuite, juste le temps d'un "allongé"/verre d'eau" rituel (et, avant, de courir à la boulangerie acheter un paquet de tuiles aux amandes) pour

 

19h : NUIT OBSCURE 1 FEUILLETS SAUVAGES (LES BRÛLANTS LES OBSTINÉS) (189) , de Sylvain Georges, notre premier tiers (4h16!) du "morceau de bravoure" de notre programmation (il y aura plus de dix heures en tout!), et nous sommes 5 à la 1 (Antonella, Benoît, Hervé, Isa, et moi), ce qui constitue quand même, pour moi, une petite grosse déception... (nos adhérents ne sont pas curieux, ou bien ils sont en vacances, ou bien ils s'en fichent...)

voilà ce que l'IA nous annonce à l'entrée de la salle
au lieu de ça...

4h16, on a rarement programmé un film aussi long ! 
Le film est la première partie d'un triptyque consacré aux harragas, ces jeunes maghrébins qui rêvent de fuir leur pays pour passer, d'abord en Espagne (partie 2) pour arriver, rêve ultime, à Paris ! (partie 3). Et donc ces quatre heures "et quelques" nous allons les passer à Mellila (enclave espagnole au nord du Maroc, "en face de Gibraltar" m'a précisé Manue) en compagnie de ces jeunes gens, souvent en bande, qui cherchent désespérément à passer "de l'autre côté", par tous les moyens, pendant qu'en face les flics essaient, tout aussi systématiquement, de les en empêcher.
Oui, on était tous d'accord, à la fin : c'est beau, certes, mais c'est long. On aurait pu avoir un film tout aussi fort avec une heure de moins. (Hervé évoque des complaisances de la part du réalisateur, tandis que je préfère le terme de coquetteries).
Mais bon, je reviendrai vendredi prochain à 19h pour la partie 2...

 

samedi 25

 

(au marché rapidos, puisqu'avec Manue on s'est fixé rdv à 9h45 au Lion, pour reprendre les bonnes habitudes estivales...)

 

9h30 et quelques : rendez-vous au Lion, table à l'ombre, petit crème & grand crème, on papote le plaisir de donner et de prendre des nouvelles, on prendra même une deuxième tournée! On aura même le plaisir d'entendre la chute de quelques gouttes sur l'auvent (vraiment "quelques"!) au-dessus de nos têtes, mais bon, pratiquement rien!

 

l'après-midi, avant de faire la vaisselle (conséquente) je règle leur sort à ces cinq ou six malheureux abricots affaissés et au fond de myrtilles "fraîches" dont je fais une "soupe/compotée" suivant l'inspiration du moment... (Compotée qui s'avèrera excellente!)

 

(mais bon viendra le soir et la vaisselle ne sera toujours pas faite!)

 

dimanche 26

 

à midi à Gy pour le rituel (et délicieux) "poulet-frites" dominical : mauresque (rituelle aussi "pendant les vacances") à l'apéro, avec des grignoteries apportées par Dominique, poulet et frites "maison" et pour dessert, avec le café le "marbré façon rocher" (rituel aussi) que j'ai apporté...

après, bien sûr, on joue sous le parasol (il fait un temps parfait, pas trop chaud, avec des fréquentes bouffées d'air délicieuses : Papayou, Qwirkle, Okey, et Skyjoe pour finir...

19h et quelques c'est l'heure de se dire au revoir... ("Ce fut un dimanche, ce fut un beau dimanche...")

 

lundi 27

(un rêve d'école, avec beaucoup d'enfants : je suis de retour (congés ? maladie ?) et je retrouve mes collègues, Catherine et Isa, il y a beaucoup de parents d'élèves aussi, c'est dur de se déplacer car les couloirs sont étroits et les enfants très très nombreux (il y en a tellement qu'on ne peut pas se croiser!)
J'arrive dans une salle où des enfants (ma classe ?) sont déjà installés sur des gradins (il est question de répéter des chants, et Maria me rassure en me disant que tout va bien se passer...
)

 

le matin je bosse un peu et je mets au propre quelques pages pour la réunion de cette après-midi avec Romain

 

à midi je mange n'importe quoi (j'ai fait cuire des patates, mais elles me serviront pour préparer une salade de pommes de terres pour demain midi)

 

puis je me suis surpris (moi-même) en m'attelant -enfin- à cette grosse vaisselle qui m'attendait depuis plusieurs jours. (Ça, c'est fait!)

 

VICTOIRE!
 

J'ai terminé les plus de 1000 pages du bouquin de Stephen King, qui a (une nouvelle fois) réussi à me surprendre dans le traitement de cette uchronie, même si je pense qu'on aurait pu en ôter 200 pages sans grands dommages pour la narration (mais il faut vraiment lui reconnaître un don pour vous trousser une séquence narrative où vous êtes tout à fait incapable de reposer le bouquin tellement vous êtes accro....)

 

(y*utube me permet de redécouvrir un vieux morceau de Madonna que j'adorais il y a 16 ans et que j'avais complètement oublié : Ray of light, et donc je fête les retrouvailles et m'en gave, en replay)

 

17h : dans le bureau de Romain, une réunion de programmation en tout petit comité : juste Hervé et moi, et, comme d'habitude, tout se passe excellemment... (cet homme est exquis)

29 films, dont 5 "de Patrimoine" ce qui me donne l'idée de faire un flyer "5 films de patrimoine", pour remplacer celui de Play it ag*in auquel on ne participe pas cette année...

Nous buvons un cocktail au B*reau avec Hervé, qui avec alcool et qui sans... cette fois-ci c'est moi qui régale

 

bien entendu, en revenant,  je commence aussi sec la mise en page de la prog 26.27/1 (c'est loooong, hein)

 

mardi 28

 

le matin chez moi je commence à regarder THE MAN I LOVE, pour lequel Gérard M. a demandé à son distributeur un lien de visionnement (très en avant-première : le film est annoncé pour janvier 27!)

 

à midi je me régale avec cette salade de pommes de terre à la fois basique et délicieuse : il m'en restera un peu pour ce soir!

 

13h30 : RIZ AMER (190) , un film de patrimoine qui me surprend très agréablement, quasiment contre ma volonté (je n'en connaissais pratiquement rien, sinon que la...  plastique de Silvana Mangano avait ému des générations de cinéphiles -mâles-...) donc j'y allais plutôt serein, ("Qui n'espère rien n'est pas déçu") et j'ai découvert un film étonnant, dans une copie splendide, et dedans, surtout, (en ce qui me concerne) un duo (un duel plutôt) "épatant" d'acteurs mâles : Vittorio Gassmann et Raf Valone, qui rivalisent de testostérone...

 

 

en fin d'après-midi changement d'ambiance (moins de testostérone ?) : je termine THE MAN I LOVE (191) d'Ira Sachs (dont le précédent film, PASSAGES m'avait passablement agacé), film "classique"  que je trouve plutôt bien, qui me tire même quelques larmichettes (une scène, en particulier, où il interprète What have they done to my song Ma que j'ai trouvé particulièrement forte....) Le film n'est pas forcément très original (New-York, années 80, comédie musicale, colocs, drogue, sida - même si ce dernier n'est jamais nommé- et bien moins énervant que le précédent c'est sûr (même s'il abuse quand même un peu des Stabat Mater hein...)

 

le soir je commence à regarder un autre film en avant-première, avec un lien fourni par le gentil distributeur : FACE A LA MER de Helen Walsh, (l'amour chez les mytiliculteurs!) et j'aime plutôt plutôt très bien...

 

mercredi 29

 

je finis de regarder FACE A LA MER (192) et je dois dire que j'ai vraiment beaucoup aimé ça... Une "romance gay" entre un père de famille (avec un fiston) en bord de mer (il ramasse les moules en grattouillant) en apparence tranquille et sans histoires (le job, le pub, les pintes, le thé, so british...) jusqu'à ce qu'il croise la route d'un beau matelot et que les choses se compliquent (selon la logique des "romances gay", même si l'histoire prend son temps -ils mettent quand même une heure -de film- avant la première étreinte...-. Les deux acteurs sont très bien, (pas vraiment dans les canons habituels des "romances gay"...) et donc tout ça s'achemine tranquillement vers -attention je spoile- de façon étonnante quasiment sur un happy end (parce que c'est réalisé par une femme ? en tout cas ça fait du bien...)

 

(pas vraiment ce qui était prévu) en principe c'était LE CUIRASSE POTEMKINE à 13h15 (copie neuve restaurée avec nouvelle musique par les PET SHOP BOYS) puis THE PLAGUE plus tard dans l'après-midi,

sauf que si le CUIRASSE POTEMKINE était bien là,  c'était la "vraie" version originale, avec la musique d'origine, et donc pas celle qu'on avait programmée, j'ai couru voir Mathias, qui m'a dit "qu'on ne l'avait pas prévenu", qui a bidouillé dans l'ordi, retrouvé la version "PSB" dans ses fichiers, et qu'il faudrait trop de temps pour la recharger pour cette séance, mais que ça serait prêt pour la prochaine et les suivantes... Me suis fait rembourser ma place et du coup je suis rentré à la maison... (mais les deux autres spectateurs dans la salle n'ont pas eu l'air dérangés du tout!)

 

j'ai fait une "reprogrammation" pour les deux séances manquantes sur ma "semaine ciné", et du coup, j'en ai profité pour regarder LA GRADIVA (193) dont le lien de visionnement venait de nous être transmis par le distributeur via Gérard M. (valable 15 jours et pour 5 visionnements). Le film avait eu un certain écho à Cannes (où il a remporté le grand prix de la Semaine de la Critique). Sortie prévue le 04 novembre 2026 (mais le distributeur nous a précisé qu'il était question d'en repousser la sortie)
2h25 au compteur avec des ados en voyage scolaire à Pompéi accompagnés par leur prof de latin. Qui dit ados dit téléphones, chahut, rigolades, fumette, bibine, amourettes, rivalités, incartades et escapades (on aura tout ça). Un sacré beau film, avec des ados en effervescence filmés de très près (les trois acteurs principaux, Suzanne Gerin, Mitia Capellier-Audiat et, "surtout", Colas Quignard , sont impeccables, en plus d'être tous les trois des non-professionnels), avec en fond d'image les fresques (et les vestiges) de Pompéi et  (en double-fond métaphorique) l'imminence de l'éruption qui détruisit toute la ville.)
Sans oublier un très beau personnage de professeure de latin, Antonia Buresi (entrevue dans JE LE JURE)

 

jeudi 30 

 

à midi au B*reau avec Catherine (on mange des salades "plutôt pas mal"), puis on est rejoints par Emma qui vient boire un café avec nous avant de nous accompagner à la 11 pour voir à 13h15  UN CHAMP DE FRAISES POUR L'ÉTERNITÉ (194), que j'aime toujours autant (dont j'adore toujours autant la partie entre Florence Loiret Caille et Grégory Montel -Jocelyne et Raymond d'anthologie- (leur couple de cinéma restera probablement pour moi "le" couple de cinéma de cette saison...). Le film est imparfait, certes, mais cette partie-là est un vrai bijou!

 

16h15 : LE CUIRASSE POTEMKINE (195), enfin dans la "bonne" version (dite PSB pour Pet Shop Boys), film qui m'ENTHOUSIASME d'un bout à l'autre. Je suis doublement estomaqué : par la qualité technique (le film a 100 ans tout de même!) et par la qualité de la prestation musicale fournie par les PSB, (et la façon dont ça fonctionne parfaitement avec les images...)

 

17h50 : I WANT YOUR SEX (196) de Greg Araki (on est 2 à la 10, et j'ai raté le début parce que je ne voulais pas me re-taper les bandes-annonces pour la troisième fois de l'après-midi, sauf que, visiblement, il n'y a pas eu de bandes-annonces du tout... "Joli" film Arakiesque : fun, flashy, humour noir, cul mais chaste, bitchy, (bref, queer quoi), et j'en passe, dont le héros m'enthousiasme (deux enthousiasmes le même après-midi!)

Il s'appelle Cooper Hoffman (c'est le fils de Philip Seymour Hoffman, et c'est vrai qu'il y a un air de ressemblance...) (Et il est beaucoup plus affriolant en mini culotte rose et soutien-gorge assorti! -smiley avec des yeux en cœur-)

 

vendredi 31

 

je sors faire des courses (parce qu'il le faut) vers 11h, il fait épouvantablement chaud, je sors du Super U avec un sac très lourd, que je devrai ensuite remonter chez moi fournissant ainsi un effort inconsidéré, qui me fait craindre d'avoir pris un coup de chaud... Je m'arrose la tête, je bois beaucoup, et il me faudra un peu de temps pour revenir à un état "normal" (je me suis presque fait peur...)

 

(Visionnement(s) : un nouveau lien, merci Gérard M., je commence à regarder EGOIST, un film japonais, candidat pour PDA)

 

à 18h je m'installe au McD* pour prendre mon repas à l'avance (je vais visionner NUIT OBSCURE 2 -3h-) et je mange tout, tout, et je bois tout aussi!)

 

19h : NUIT OBSCURE 2 (197) (nous somme 5 à la 1, dont une jeune fille inconnue qui dormira un bon moment, puis regardera le film un autre moment, et finira par se lever et  quitter la salle...) Mêmes remarques que  pour le 1 : c'est très beau mais c'est très long! Ce deuxième opus à été présenté à Locarno, où il a obtenu une "mention spéciale", et peut être vu indépendamment du 1, dont il reprend de larges extraits. Des scènes magnifiques, et d'autres sur l'utilité (et/ou le sens) desquelles on s'interroge...

 

à 22h22 l'orage gronde au loin, le temps que j'arrive devant chez moi, que je ne trouve pas de place, que je fasse deux fois le tour et que je termine -logique- au petit parking habituel, les petites gouttes sont devenues très grosses, et je rentre chez moi sous une averse "tropicale" carabinée : je n'ai plus rien de sec en arrivant! ("trempé comme une soupe") mais quel plaisir incroyable d'avoir enfin la pluie!

12 août 2026

juillet2

dimanche 12

(un "dimanche-type", et de canicule en plus)

réveillé à 5h parce que je veux trouver une recette pour utiliser ces abricots qui s'abîment de plus en plus vite... Une demi-heure d'abord pour trouver laquelle faire (en fonction des ingrédients dont je dispose, aucune ne me satisfait tout à fait, il manque toujours un truc). Finalement ce sera une tarte (j'ai la pâte), avec, en goumeau une "variation de frangipane" (poudre de noisette, sucre de coco  et deux œufs)

 

je regarde encore un film trouvé sur mon disque dur externe (mais cette fois dans le dossier "Vieux films gravés récupérés") il s'agit de DUANE MICHALS, THE MAN WHO INVENTED HIMSELF (174) , un documentaire de Camille Guichard (2012), sorti directement à la télé (mais que je possède pourtant en dvd, sans avoir jusque là fait l'effort de le regarder). Il s'agit d'une copie enregistrée à la télé (il fut un temps où j'enregistrais les films à la télévision!), pas d'une qualité excellente donc, et, en plus les sous-titres sont un peu baveux. Mais bon  quand on aime...

Un film qui me touche, voire me bouleverse, donc, comme celui d'hier (VIOLET) , même si pas de la même façon ni pour les mêmes raisons. Le (vieux) photographe qui m'est cher est en scène, se met en scène, fait le clown, parle, montre, arpente, questionne, lit, explique, plaisante, dans trois lieux principaux : Pittsburgh (où il est né et a passé son enfance), New-York (où il a vécu) et la campagne (où il vivait, paisiblement, au moment du tournage...).
Il parle de sa famille, de la mémoire, des souvenirs, de la photographie, de la surimpression, des séquences photographiques, de l'écriture, du désir, de l'amour, de l'homosexualité, du temps qui passe, des rêves, de la vieillesse, et même, oui, de la mort (mettant même sa mort en scène, heureusement suivie de sa résurrection... ) Le personnage est absolument magnifique, et le film du coup se met au diapason...
Encore un grand plaisir de cinéma...

 

 

la tarte aux abricots est délicieuse (la pâte est bien cuite, croquante, pas détrempée, et le goût de la poudre de noisette contrebalance bien la légère acidité des abricots...)

 

18h au cinéma : KILL BILL THE WHOLE BLOODY AFFAIR (175), on est une vingtaine à la 3 (surtout des ados). Je me souviens que je n'avais pas eu envie d'aller le voir à sa sortie (et finalement j'avais eu  raison...)
Uma Thurman est parfaite, mais bon, c'était encore à l'époque où j'étiquetais Tarantino "faiseur surestimé" : les scènes de baston, ça me gonfle, le maniement du sabre, idem, l'apprentissage shaolin, pareil, la longue séance en animation, bof bof, le choix des musiques, je n'en parle même pas, bref je me suis (beaucoup) ennuyé, un peu, beaucoup, passionnément, même si je dois reconnaître qu'il y a quelques scène très fortes (le flash-back en n&b au début du 2, le réveil à l'hôpital avec la scène dite de "la porte" (il l'a bien cherché, hein) celle où elle est enterrée vivante -mais on ne s'en fait pas vraiment, puisqu'on SAIT qu'elle va s'en sortir, forcément!) et d'autres qui, paradoxalement, deviennent très drôles : le premier duel, au début du 1, où elles cachent le couteau dans leur dos quand la fillette rentre de l'école, celle, très longue, où elle combat des centaines de yakuzas (idem, on SAIT...) Bref,  pas de quoi en faire une montagne!

 

 

lundi 13

 

13h15 : LES FLEURS DU MANGUIER (176) de Akio Fujimoto, à la 1, une splendeur de film, à propos de l'odyssée de deux enfants, frère et sœur (qui sont vraiment frère et sœur dans la vie) qui quittent le camp où ils sont réfugiés, au Bangladesh,  partent en compagnie de tantes et cousins vers l'hypothétique maison d'un oncle, en Malaisie. Car le réalisateur veut surtout évoquer la terrible destinée du peuple Rohingya, mais en le faisant à hauteur d'enfant, d'une façon très simple (et très juste) et d'autant plus bouleversante... Le voyage est très mouvementé (pour ne pas dire épouvantable), où les fugitifs sont obligés de traiter avec des passeurs dégueulasses et violents (la chiennerie de l'homme est sans limite...). Les deux jeunes acteurs sont vraiment impressionnants, et je ne suis pas près d'oublier cette dernière image du petit garçon sous sa couverture jaune... Le travail de l'image est, lui-aussi, admirable, la caméra est souvent portée, les scène sont souvent nocturnes, à tel point qu'on pourrait penser être dans un documentaire, alors qu'il s'agit, définitivement, d'une fiction...

 

 

15h30 : LES HOMMES PRÉFÈRENT LES BLONDES (177), toujours à la 1, que je n'avais jamais vu, et qui, finalement  me saoule un peu (je réussis même à m'endormir pendant Diamonds are a girl's best friend !). Hyper Hollywood,  glamourissime, rouges à lèvres tellement brillants qu'on a envie de les lécher, robes à paillettes fendues haut sur des cuisses interminables, Marylin joue une cruche et Jane une chaudasse... (un numéro d'anthologie avec des athlètes en petits shorts couleur chair au bord d'une piscine... qui finit par la chute -imprévue- de Jane Russell dans ladite piscine)

 

 

mardi 14

 

(une nuit "tropicale", où malgré l'ouverture des volets et des fenêtres, la température ne descendra pas en dessous de 28 °)

 

"Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n’écoutant pas le clairon qui sonne."

(Georges Brassens, bien sûr, mais la version chantée par Audrey Tautou est un vrai délice...)


 

j'ai fait faire un tour à mon lit (le matelas), à l'horizontale (180°, non ?) parce que le côté gauche (de mon matelas) n'est jamais utilisé (ou presque) tandis que l'autre l'est, tout le temps, et donc, je pense, affaissé.

 

 

je réussis à "récupérer" (laborieusement) un coffret de dvd de Philippe Garrel, 4 films avec Nico datant des années 70 (je me souviens de m'être engueulé avec Pat P., à Paris, dans ces années-là, à propos du Berceau de Cristal, qu'on venait de voir (mais je ne sais plus qui le défendait et qui l'attaquait! et je ne me souviens plus non plus de qui d'autre était avec nous... les Soria? Les Schäfer?)

 

(C'est encore une journée très chaude, dans le salon ça oscille entre 29 et 30...)

 

Ca y est! j'ai enfin réussi à commencer 22.11.63 le monstrueux (par le nombre de pages : plus de 1000!) roman de Stephen King. Et Pépin avait raison : c'est vraiment très bien!!!

 

le soir c'est "le" match, France-Espagne, et vous comprendrez bien que mon cœur balance... Je fais tout à fait autre chose et je jette juste un œil au score à la mi-temps, où, joie, l’Espagne mène 1-0 (mais je précise bien, hein, le foot j'en ai rien à fout'!)

 

mercredi 15

 

(quand je me suis levé pour aller aux toilettes, j'ai vu que l'Espagne avait gagné 2-0, (mais je m'en doutais un peu étant donné que je n'avais été réveillé par aucune klaxonnade effrénée) et j'ai envoyé à Manue un sms "Et viva España!" )

 

à 8h dring! Anne-Marie pour son rdv bimensuel , comme d'hab', et quand elle part à 10h, tout étincelle! A dans quinze jours!

 

à 10h30 réunion -matinale- de "mizenplis " : J-C, Fabienne, Claude, Isa (qui a apporté des pains au chocolat), et Benoît (Hervé ne sera pas des nôtres car il a perdu / s'est fait piquer son porte-feuilles au C*rrefour, et il doit donc effectuer les démarches nécessaires)

 

on manque de se faire enfermer (en principe la MDA ferme à midi, et il est midi et quelques, heureusement le petit jeune à l'accueil mange sur place, et donc nous délivre! 

 

il est tard pour rentrer à la maison (et je n'ai aucune envie de cuisiner, je vais donc manger au B*reau, où le plat du jour est, joie, du foie de veau! (j'adore ça) -hélas je déchante il est beaucoup trop cuit , (il est presque carbonisé !) et surtout coupé trop épais - mais bon je mange tout quand même

 

 

13h15 : LES VACANCES DE MONSIEUR HULOT (178), à la 2 (on est peu!) pour une séance... originale : le film (la copie est de toute beauté) est en version sous-titrée en espagnol !( ce qui rajoute un certain piment à la chose...). En plus, comme il n'a pas de générique de fin, les lumières se rallument 5 minutes trop tôt! A la sortie, je vais raconter tous nos malheurs à K., qui promet d'y remédier (ainsi qu'au fait que tous les films ADC sont  à 8,50€ sur la borne!)

 

j'ai pas de mal de temps entre les deux séances, je passe au S*per U pour de petites courses : depuis un moment, le ciel est chargé (gros nuages) et il pleut un tout petit peu (des gouttes rachitiques qui marquent à peine le pare-brise)

 

16h15 : HÉLÈNE TRÉSORE NATIONALE (179), de Judith Abitbol, avec Hélène Hazera (que je ne connaissais absolument pas) le portrait d'une femme absolument extraordinaire, "bigger than life" , admirable, qui nous retrace toute sa vie : elle a "tout fait" depuis les années 70 : changement de sexe, prostitution, militantisme (le FHAR, Front Homosuxuel d'Action Révolutionnaire, dont je suivais à l'époque  les actions "de loin"), joué dans un film de Godard, écrit dans Libé ("à l'époque c'était un journal maoïste!"), été virée de Libé, embauchée par Laure Adler pour une émission sur la chanson française, bref une vie passionnante et mouvementée, avec une parole tout aussi passionnante...  (et mouvementée!) Une grande bonne femme (qui vient -enfin- d'obtenir des papiers d'identité avec le sexe F, ce qu'elle demandait (et pour quoi elle bagarrait) depuis des dizaines d'années.)

 

en sortant du cinéma il pleut toujours un peu, avec Claude  ça nous rafraîchit et ça nous met de bonne humeur, puis un peu plus fort même, et de plus en plus, et quand j'arrive devant chez moi, je me retrouve avec un triple problème : une averse très violente (pas grave), une crampe très violente aussi (moins facile à gérer), et un sac très lourd : je vais mettre assez longtemps pour faire les quelques dizaines de mètres jusqu'à ma porte d'entrée

la grosse pluie

 

et donc ensuite, à domicile, un orage monstrueux (quel bonheur!) : j'ouvre "quand même" les fenêtres (et je fous de l'eau partout!) mais je suis vite obligé de les refermer 

 

mais quand ça se sera un peu calmé la soirée se passera toutes fenêtres ouvertes (on entendra l'orage longtemps gronder, au loin) mais bon dans le salon ça ne sera jamais descendu qu'à 26°!

 

jeudi 16

 

(j'appelle Hervé pour prendre des nouvelles de ses papiers et de son moral...)

 

je pars pour retrouver Dominique au B*reau. Comme je suis en avance, je m'arrête chez Gem* (les soldes), je trouve une jolie chemise N&B à 50%, et, en plus, la vendeuse m'informe que j'ai trouvé à 5€ de réduc pour mon anniversaire! Je prends!

 

à midi, sur le parking du cinéma, il n'y a que 2 voitures : celle de Dominique et la mienne! (j'avais réservé une table!) un repas tout à fait moy-moy (pour, quand même, 25 balles chacun!) Il y avait encore du foie de veau au menu, et, visiblement, le cuisinier n'avait pas fait beaucoup de progrès en ce qui concerne la cuisine (deux personnes voisines qui en avaient commandé n'y ont pratiquement pas touché...)  Je me dis que désormais, Le B*reau,  je me  contenterai d'y boire!

 

13h30 : JIM QUEEN (180) (5 à la 10) : un bonheur total, un plaisir complet, j'ai gloussé j'ai souri, j'ai éclaté de rire, j'ai ronronné, bref, c'est jubilatoire! Jim Parfait, un gay fou de son corps, débordant de muscles de partout (mais un peu atrophié des neurones) apprend qu'il a attrapé l'hétérose, une terrible maladie qui lui fait perdre ses abdos et va le transformer en beauf hétéro "normal"... Avec l'aide de Lucien, un twink maigrichon pâmé d'amour pour lui (son dernier follower), il va partir à la recherche du Docteur Ragoult, susceptible de détenir un antidote qui pourrait le sauver... Une quête à épisodes (et rebondissements) qui permettra de rencontrer quelques "sous-groupes" gay (dont certains particulièrement pittoresques, mais dont aucun ne m'était inconnu (je me tiens au courant, hein, même si je ne suis désormais qu'un vétéran,, qu'un "has been", qu'une pauvre vieille chose abandonnée sur le bord de la route, et, de toute façon je me suis toujours senti "out" de la communauté (mais ça, je peux le certifier que les gays pardon les queers sont assez impitoyables entre eux, et ça le film le cerne bien! Et le montre.) Mais bon ça faisait longtemps que je n'avais pas autant sollicité mes zygomatiques pendant un film!

 

 

16h15 : AU BORD DU MONDE (181) (5 à la 2, dont le fameux "homme au téléphone" -envers qui Dominique interviendra en pleine séance-). Un "choc thermique" avec le film précédent, à l'opposé complet sur l'échelle cinématographique : Alexia, une jeune stagiaire découvre de l'intérieur le monde des services psychiatriques, frontalement, et ça fait mal... Mara Taquin incarne la jeune stagiaire, elle est de quasiment tous les plans (souvent filmée de dos comme la Rosetta des frères Dardenne), elle est vraiment impressionnante. Elle tient tête à Joëlle, l'infirmière-chef -moins méchante que celle de Vol au-dessus d'un nid de coucous, hein- interprétée, elle, par la toujours divine Nathalie Richard...
Une chronique âpre, réaliste, tendue, violente, (qui fait un peu le point sur la triste condition du soin psychiatrique de nos jours), révoltée, puissante, (et qui finit, de manière un peu surprenante mais c'est tant mieux, par un quasi happy-end).

 

Dominique m'avait gentiment apporté des figues de son jardin et me les donne avant de partir : elles sont énormes! Je les mangerai ce soir en dessert.

 

J'attends la pluie et les orages annoncés, mais, que nenni!

 

vendredi 17

 

(on nous avait annoncé des orages à 19h, à 20h, à 21h... résultat il n'est pas tombé une seule goutte d'eau de la nuit -et il fait toujours 28° dans le salon!)

 

 

13h15 : L’ODYSSÉE (182) en VO, à la 4 (on est une quinzaine je dirais...) Une super giga extra méga hyper production (dont on avait pu voir la super giga mega etc. bande-annonce en VF depuis des mois...) et voilà c'est parti pour trois heures ou presque de relecture -à la fidélité revendiquée par le réalisateur d'Homère et des aventures d'Odysseus (c'est comme ça qu'Ulysse s'appelle dans la VO, allez savoir pourquoi!). La première gêne (et elle durera hélas pendant tout le film, est que le son est BEAUCOUP TROP FORT! Et ce dès les toutes premières images : un mec qui tape avec un bâton en énonçant une suite de mots, mais chaque coup de bâton retentit quasiment comme une déflagration atomique! puis l'histoire commence (on la connaît, Ulysse, (pardon Odysseus) sur les quatre chemins maritimes pendant des lustres d'une part, pendant qu'à Ithaque, Pénelope l'attend en tissant (et détissant chaque nuit) avec son fils Télémaque et leur très vieux chien, au milieu d'une troupe insupportable  de prétendants braillards dont le chef est "le" méchant très méchant en chef (mais vraiment très méchant, hein, même si de façon caricaturale et excessive, comme l'était le méchant dans Princess Bride, qui en fait des caisses mais dont on sait bien que, malgré toutes ses vilénies,  à la fin, il va mourir et c'est le gentil qui va gagner...).
Matt Damon sur les mers, Anne Hattaway au palais, Tom Holland dans les jupons de sa mère, et Robert Pattinson en roi des crevures, l'incarnation est ici très hollywoodienne (il paraît que les Grecs se sont plaints parce qu'il n'y avait aucun grec au générique). Mais il y aura encore du sacré beau linge, remarquable (Charlize Théron) ou plus anecdotique : Zendaya - qui semble déplacée qu'on vient de la voir juste auparavant dans la bande-annonce de Spiderman, et on a l'impression qu'elle a mis juste un fichu sur sa tête pour ne pas être reconnue,  mais qui n'a en  pas plus  non grand-chose à jouer- et Mia Goth, par exemple...).
Le cyclope, Circé, les Sirène, Charybde et Scylla, Calypso, tout le monde est là. Toutes les péripéties (on a même un  joliment impressionnant Cheval de Troie en flashback), on connaît le cahier des charges. On s'accommode à l'excès et à la démesure. La moindre bagarre est parfaitement cataclysmique pour vos pauvres petites oreilles, mais bon, on est obligé de reconnaître que tout ça a quand même de la gueule, hein, en se disant que, hein, bon, le super giga extra méga hyper spectacle, ça va un moment, pour vous décoiffer avec le souffle épique et vous desceller les tympans par le niveau sonore, mais bon, comme Ulyssechounet , qu'on aspire finalement à plus de... calme et de sérénité. De simplicité. Pas top 26 donc.
("Quelle parole a franchi la barrière de tes dents ?" Homère)

 

 

samedi 18

 

(de bonne heure je suis allé à pied (pas très loin) chercher ma voiture, que j'ai ramenée pile sous ma fenêtre...)

 

je suis sorti vers 10h pour aller au marché, suis tombé sur Claude deux fois, suis rentré avec un sac très lourd (plein de bonnes choses) où je me suis dépêché de mettre les choses au frigo...

 

il y avait des vraies "myrtilles des bois", chez les dames de Fougerolles, j'ai essayé de prévenir Fran, sur son portable, sur le fixe, sur le groupe wh*tsapp, mais en vain je crois...

 

à midi, le plaisir d'un tartare au couteau (tout frais coupé) les bouchers se souvenaient de ma mésaventure (le patron avait le chiffre précis en tête, et l'autre m'a demandé "Du coup vous prenez votre ticket ?" en rigolant)

 

en fin d'après-midi me suis lancé dans la confection d'un "moelleux aux myrtilles" qui est actuellement au four (il est presque 19h)

 

dimanche 19

 

(une nuit en fragments : "couché tôt > réveillé tôt")

le matin, mon exercice zen préféré : je prépare un taboulé "du pauvre" : le fond d'un paquet de semoule, le jus de trois citrons qui commençaient à tourner de l’œil (j'ai bazardé le quatrième), une vieille tomate solitaire qui se languissait près des citrons, un demi-concombre, une échalote survivante, un demi-oignon rouge (je les ai tous les deux dégermés), de l'huile d'olive, bien sûr, et de la menthe achetée hier matin chez ma légumière préférée, (qui commençait déjà un peu à faner), et hop au frigo pour ce soir!

 

le "truc aux myrtilles" est juste "pas mal"... la texture en est un peu décevante (la pâte à gâteau est  un peu modifiée par les myrtilles, il y en a d'ailleurs trop -de myrtilles-) mais bon ça se mange hein

 

je trouve, sur mon disque dur externe, dans le dossier "Alain Cavalier", lui-même dans le dossier "France", LE PLEIN DE SUPER (183), un film de 1976, que je n'ai jamais vu, même si j'en connaissais l'affiche,

le pitch et les interprètes... Quatre mecs, quatre potes (même s'ils ne l'étaient pas au début du film), partent en virée dans une grosse bagnole que l'un d'eux est chargé de convoyer par son boss, de Lille jusqu'à Aix-en-Provence.
Patrick Bouchitey, Etienne Chicot, Bernard Crombey, et Xavier Saint-Macary, voilà nos quatre lascars, qui non seulement jouent mais ont aussi, collégialement, écrit le scénario et les dialogues, avec le réalisateur (j'aime énormément Alain Cavalier). Ils ont autour de la trentaine, et une formidable énergie (on a le droit de penser à HUSBANDS, de John Cassavettes), dans ce trajet qui ressemble à un "état des lieux" de la masculinitude à la fin des années 70... Au fil des aléas et des rebondissements (des hauts et des bas) de leur virée seront évoqués pas mal d'attitudes, d'états d'âme, de confidences (souvent très intimes, et parfois très crues, mais c'est ça qu'on aime entre mecs, non ? Pouvoir se lâcher entre potes...) de mal-être, mais d'espoirs aussi...
Ce film-là m'attendait depuis 50 ans, rendez vous compte!

de là... (l'aller)
à là (le retour)
en passant par ici (coucou Nathalie Baye!)
et par là (un tout petit détour)

Un film donc, qui fait plaisir à plus d'un titre, même si certains esprits chagrins seraient en droit de trouver ça, par moments "beauf" ou "bourrin" (ou les deux hihi...). Mais qui en tout cas ne m'a pas déçu (et m'a fait repenser, bonheur, à ma folle jeunesse...)

 

goûté le taboulé préparé ce matin, que j'ai trouvé très bien, même si manquant d'un petit je ne ne sais pas quoi...

 

lundi 20

 

(dormi à épisodes, comme d'hab, la fenêtre de la chambre fermée -on annonce 19° dehors-, mais à poil et sans couette d'abord, même si je l'ai remise un peu plus tard dans la nuit)

ce matin j'avais plein de choses à faire :
- récupérer les cartes 26/27 des ADC (fait)
- passer à la pharmacie du Bvd pour acheter de l'huile lavante (flûte ça n'ouvre que l'après-midi)
- S*per U : plus de sucre, plus de beurre, plus de yaourts, etc. (je réussirai quand même à oublier de prendre le beurre!)

 

l'après-midi :

* re-passer à la pharmacie (fait)
* passer à l'Imprimerie pour imprimer 2 A3 pour annoncer nos "Trois soirées exceptionnelles NUIT OBSCURE" (fait)
* les afficher sur notre panneau (fait)
* régler avec qui de droit un problème d'horaire de séance en VO (je contacte Romain qui me renvoie à Maya) (fait)
* je m'installe une heure au Bureau avec mon cocktail préféré et le bouquin de Stephen King (ça y est j'ai dépassé la moitié!) qui est toujours bien mais patine un peu au milieu je trouve (je lis même quelques pages en diagonale)

 

*18h15 MA FAMILLE CHÉRIE (184) pour vérifier que le film est bien sous-titré. (Sous-titres il y a bien, mais dans la salle nous sommes deux).
Je me suis moyennement intéressé au film parce que je venais d'apprendre la mort de Pascal B. (qui souffrait de la maladie de Charcot et qu'on avait vu impitoyablement décliner au fil des mois).
C'était un mec délicieux, un sportif aux yeux clairs avec un sens de l'humour hénaurme. Nous avions partagé durant quelques années les bonheurs de la troupe d'amateurs que Pépin mettait en scène. C'était un ami  proche de Nicolas, et quand ils étaient tous les deux en société, ils se livraient à une joute oratoire (jeux de mots, et, surtout, contrepèteries, Pascal était virtuose dans l'art de décaler les sons...)
Mais avec la maladie son élocution s'était progressivement tarie, et, même quand il voulait s'exprimer, c'était devenu impossible de le comprendre... 
J'en viens à me dire que c'est quand mieux comme ça pour lui, en fin de compte...

 

 

mardi 21

 

(la nuit n'a pas été simple, j'ai l'habitude, mais la fenêtre de la chambre est restée fermée. Dans le salon ce matin il faisait 23)

toute la journée je suis un peu chiffonné, je pense à la mort de Pascal (même si nous n'étions pas des amis très proches) , qui me tourne dans la tête et dans l'estomac.

un souci à la jambe (gauche cette fois) : deux jours de suite, je me suis juste éraflé (très très superficiellement) contre le pied du lit en me levant de mon fauteuil, et, évidemment, ça devient des cercles sanguinolents, qui vont mettre un certain temps à cicatriser, que je suis obligé de protéger par un pansement parce que je dois remettre mes chaussettes de contention...

ça ne me met pas de meilleure humeur, hein...

Le soir je re-re-re-regarde juste le début de MORTELLE RANDONNÉE, que je connais quasiment par cœur, puis la suite (jusqu'au meurtre au rasoir dans la piscine) et je vaque sur l'ordi, sans avoir le courage (la patience) d'attendre la toute fin (que je connais par cœur et que j'adore aussi "Alors il poussa alors la porte et entra dans la photo...", une des plus belles fins au cinéma que je connaisse)

 

3 août 2026

photos jujuillet

 

1) 

pour A. évidemment!

 

2)

passants 1 & 2

 

3) 

travaux

 

4)

le sac rose

 

5)

Circulez...

 

6)

sur le parking de la Mairie, à C.

 

7)

il était tellement beau que je n'ai pas pu le photographier de face

 

8)

série américaine

 

9)

téléréalité

 

10)

passant 3

 

11)

supporters 1

 

12)

supporter 2

 

13)

passant 4

 

14)

"c'est ben vrai!"

 

15)

rue Victor Hugo

 

16)

série américaine (autre)

 

17)

les pas du maçon


18)

dans le hall du ciné

 

19)

le journal dans la boîte 1

 

20)

enfin, l'averse

 

21)

la routine au B*reau

 

22)

à côté de la pharmacie

 


23)

téléréalité (autre)


24)

le reflet au plafond

 

25)

passant 5

 

26)

travailleur (détail)

 

27)

passant 6

 


28)

le journal dans la boîte 2


29)

la cambrure

 

30)

téléréalité

 

31)

Ceuta 1

 

32)

Ceuta 2

 

33)

Ceuta 3

 

34)

la voiture d'à côté

 

35)

le journal dans la boîte 3

 


36)

un vacancier toulousain

 


37)

à Gy


38)

le journal dans la boîte 4

 

39)

passant 7

 

40)

passant 8

 

 

 

2 août 2026

juillet1

jeudi 2

 

(oh oh bonheur à deux heures du mat'  dans le salon fenêtres ouvertes il faisait 23°, et, au matin, quand j'ai refermé les volets, ça n'est remonté que jusqu'à 24°...)

 

je suis allé "manger avec les filles" (3 sur 4) au Gl*be et c'était dommage qu'Isa ne soit pas là parce que c'était notre dernier repas avant les grandes vacances (assiette fraîcheur, pas mal...) et donc on ne se retrouvera à 4 qu'en septembre...

 

et après, je ne suis pas allé au cinéma, mais jusqu'au "Pôle Multimodal" pour attendre le bus de 13h50 pour Besac (j'y allais juste "pour  les bouquins" : ceux de ma soldeuse , chez qui je ne suis pas allé depuis longtemps, et un bouquin "neuf" précis : CLÉMENT, de Romain Lemire, Goncourt 2026 du premier roman (je l'ai trouvé à l'Intr*nquille, il y en avait carrément une pile!)

 

le bus de retour étant à 16h20, j'avais le temps de m'offrir 3 boules de glace "maison", dans le salon de thé que j'aime bien, en face de la Banque Pop. Il y avait une table libre entre deux tables occupées chacune par deux dames qui tchatchaient mon train (j'avais deux conversations, hétérogènes, en stéréo, deux pipelettages de bourgeasses, pendant qu'impassible je dégustais mes glaces : trois boules pistache / chocolat noisettes / et framboise griotte... un vrai bonheur! -c'est la première fois que je trouve une glace pistache qui sent autant la pistache!-

 

juste le temps de passer un petit coup au Victor Hugo (pour utiliser les toilettes et pour discuter un peu avec cette très chère Caroline...)

 

et il est déjà l'heure d'aller prendre ce cher bus de 16h20 (chauffeur aimable qui ouvre les portes dix minutes avant, peu de monde dans le bus, et en plus il ne s'arrête pas à la gare!)

 

j'attaque Clément, et je ne le lâcherai pas jusqu'à l'arrivée ou presque (j'ai dévoré 80 pages...)

 

en rentrant à pied (du parking Serpente où je suis allé me garer en désespoir de cause parce que je n'avais pas trouvé de place) je réalise en arrivant que "la" fameuse place juste en bas est désormais libre, mais je ne me sens pas de remonter au parking pour récupérer ma voiture, d'autant plus que je m'arrête pour discuter avec ma proprio en train de ratisser sa cour (elle me confirme qu'elle n'a chez elle ni clim ni ventilateur) et parler de cinéma pendant quelques minutes (elle a vu -et aimé- les deux "De Gaulle" et aussi le film d'Agnès Jaoui) et lorsque je remonte chez moi, je vois par la fenêtre que la place en question n'est déjà plus libre...

 

(au cas où) j'envoie un message à Pépin en disant qu'on peut éventuellement faire un dernier café-scrabble demain...

 

vendredi 3

 

(toujours aussi plaisant de dormir avec la fenêtre ouverte dans la chambre)

 

Pépin m'a répondu : il ne peut pas ce matin! Et je réponds "pas grave".

 

après avoir longuement hésité, je finis par aller faire des couses au Super U (où je salue, à la caisse, derrière moi, Jean-Fran, qui m'invite gentiment à venir jouer au okey à Coulevon...)

 

et quand je reviens chez moi (avec un sac très lourd) oh bonheur les deux places devant chez moi sont libres!

 

J'ai terminé un polar plutôt original dans sa construction :

(pour la petite histoire, Frédéric Andréi, l'auteur, est l'acteur qui incarnait Jules, le jeune postier mélomane, dans DIVA de Jean-Jacques Beineix -1981-)

 

et je peux donc reprendre Clément...

*

(un festival dont l'esprit me plaît... mais bon faut aimer le reggae! un mien amant (ex) m'en avait fait la pub en disant que "c'était le meilleur endroit pour voir des jeunes gens torse-nu en train de fumer des pétards...")

*

Le street-artist(e?) COMBO a créé cette fresque à Paris et je trouve ça plaisant... (Il déclare :" Tintin et le Capitaine Haddock vient à deux dans un château avec un chien Je pense que c'est assez clair...")

 

samedi 4

 

(oh oh ce matin, dans le salon, après avoir ouvert depuis 3h du mat', il faisait 21°! le bonheur...)

 

petit tour de marché rapidos : pain, tartare au couteau, œufs, "crevettes croustillantes", mayo, gruyère, emmenthal, croissants aux amandes (je n'ai pas pris mon petit déjeuner!)

 

de retour à la maison, et discutant avec mon AAA, je passe sur le site de ma banque en ligne, et, tout à fait par hasard, je découvre que mon tartare du mercredi 1er juillet m'a coûté un bras : le grand boucher me l'a facturé 155€ au lieu de 15,50!

 

Je dois donc me rhabiller (il est midi et quelques, et courir à la boucherie (qui ferme à 12h30) pour me faire rembourser. j'explique tout ça au grand boucher, qui retrouve mon ticket de carte bleue, vérifie le numéro de ma carte, me présente ses excuses et me rend 140€ en liquide, en s'excusant encore une fois...

 

je peux donc me re-déshabiller une nouvelle fois, pour le repas de midi (tartare au couteau, donc, et salade de pommes de terre)

 

je continue CLÉMENT, j'aime vraiment beaucoup ce bouquin, j'en recopie même toute une page sur le blog

 

soldes de la FNAC : j'achète moitié prix un coffret de 2 bouquins de Cormac Mc Carthy (car ils sont accompagnés d'un dessin inédit de Manu Larcenet...)

 

dimanche 5

(pendant la nuit, une plaisante vision, par les volets entrouverts : un jeune homme barbu, torse-nu, remonte la rue , de cour à jardin, dans un silence total, juste vêtu d'un bermuda léger qu'il porte assez bas sur l'aine)

 

(bout de rêve : je conduis un poids lourd, mais il y a, garé devant moi, un autre poids lourd, avec une remorque gigantesque derrière, et en démarrant mon camion, je pousse un peu celui de devant, qui part tout seul, roule le long de la route en descente, et, coup de chance, bifurque sur un chemin à droite, sur lequel il s'engage et finit par s'immobiliser, avec la remorque à angle droit, encore sur la route.
quand j'arrive sur le chemin en question (à pied) il y a un homme qui manipule un engin bizarre, avec le quel je crains qu'il ne bloque le passage, je lui parle, et il me répond dans une langue que je ne comprends pas (du turc?))

 

un dimanche devant l'ordi, mais surtout occupé à faire des choses "sérieuses" (et principalement pour les ADC : peaufiner la programmation (Hervé a envoyé son édito, qui rentre pile-poil dans le cadre de texte), prise de tête à propos de la photo de Nathalie Baye qui figurera sur notre carte 26 / 27 (finalement ce sera la 4!), échanges mél avec J-C, sms avec Isa, téléphonique avec Hervé, et tout a l'air finalement, plus ou moins ok,

 

à midi j'ai mangé les crevettes croustillantes (poêlées) et de la macédoine (que j'ai trouvée… moyenne)

 

j'ai presque fini CLÉMENT (je me suis juste gardé le tout dernier chapitre) et vraiment ce livre m'enthousiasme et m'émeut (et m'apprend même des choses sur moi-même!), je trouve même une nouvelle page magnifique que je vais recopier dans le blog…

 

j'échange aussi avec mon AAA qui commence une nouvelle histoire (cet homme a un "joli brin de plume") et ça me fait très plaisir

 

le soir j'ai terminé la macédoine (que j'ai trouvé cette fois très bonne, comme quoi...)

 

j'ai envoyé un mel à la graphiste pour lui expliquer que, finalement, on avait changé de photo pour notre carte 26/27...

 

 

lundi 6

 

(les nuits sont fraîches, et -vraiment- c'est délicieux)

 

j'ai terminé CLÉMENT et j'ai vraiment trouvé ça magnifique (ça m'a vraiment amené à me poser des questions sur moi-même, mon fonctionnement, mes interrogations...)

 

la graphiste m'a répondu illico avec un nouveau BAT, en me précisant que la photo était de meilleure qualité...

la carte ADC 26/27

 

réunion au cinéma ds le bureau de Romain avec Isa, Christine, Greg à 14h puis un jeune godelureau un peu plus tard ("ah oui la réunion était prévue à 14h" a-t-il répondu en s'installant à 14h30)

 

ensuite je bois un cocktail (sans alcool) avec Isa au B*reau (elle me l'offre parce qu'elle a oublié mon anniversaire!)

 

et je vais ensuite à Coulevon passer le reste de l'après-midi, sur l'invitation de Christine, je me fais d'abord embaucher pour nettoyer des fraises (en promo à Gr*nd Frais), puis, retour des bonnes habitudes : on joue au okey au bord de la piscine, comme au bon vieux temps : Ju (qui a à présent 22 ans), Sacha (5 ans) le fils d'Aurélien, Dominique (l'ex-femme de Jean-Fran) et Gilles (son copain), Christine, bien sûr, et Jean-Fran, idem, puis Isa, et enfin Nadège, une copine de Christine... Du monde et du mouvement, quoi! On joue au Okey puis au Skyjoe

 

Je repars bien après l'angélus (j'ai beaucoup de mal à descendre l'escalier sans rampe!)

 

Il y a un groupe de cigognes dans un pré entre Coulevon et Vesoul

 

mardi 7

 

le matin : courses au S*per U
en revenant je me gare sur la place "on ne stationne pas dans ce sens là mais je vous emmerde"

 

à midi je mange un peu ce que je trouve (oh oh ces tomates bio commencent déjà à s'abimer, mangeons-les vite!)

 

je sors vers 16h pour aller chercher mon paquet "soldes Fn*c 50%" (un coffret de deux bouquins de C. MacCarthy + en cadeau un dessin de Manu Larcenet)

 

il fait grave cho et donc j'ai grave du mal à marcher...

 

(mauvaise nouvelle en politique ; à propos de LGS (la grosse salope, ceux qui me connaissent traduiront...) je ne m'étendrai pas sur la question (smiley qui vomit)

 

mercredi 8

 

(nuit assez agréable -en température et en rêves-)

 

je descend vers 7h pour changer ma voiture de place (un fâcheux s'est garé à 10 cm de mon rétro) et je salue Mr Deux gredins©, avec une jolie chemise blanche, immobile sur le perron du 12 (qui doit attendre Mme).

 

je tombe sur un article à propos du climat qui ne fait pas remonter le moral (dans les chaussettes que je n'ai pas...) :

 

"Le ministère a décidé selon ses termes de "lever un tabou" et de proposer un plan d’adaptation dans une France à + 4 degrés en 2100. Mais ce plan est un mensonge. On peut s’adapter dans une France à + 1,3 degrés, mais pas dans une France à + 4. Il n’y a alors par exemple plus d’œufs, car les poules ne pondent plus, plus de pain, car on ne peut plus cultiver… Et, les pics caniculaires sont à 55 degrés, dans l’Est de la France.

Donc ça veut dire une désertification de pans entiers du territoire national français qui étaient destinés à la production agricole. Tant que les politiques parlent d’adaptation au lieu d’atténuation, et refusent de contraindre les acteurs économiques, cela veut dire qu’ils ne tirent pas les conséquences des travaux scientifiques." (Nathanaël Wallenhorst)

(heureusement en 2100 je serai mort depuis belle lurette!)

 

je me débats entre R*kuten et G*bert pour obtenir un remboursement de 13,40€, et c'est kafkaïen! (et ça fait 15 jours que ça dure!)

 

je regarde LA CHALEUR (171) de Stéphane Demoustier, un film très... estival, plein de jeunes gens torse-nu qui font les fous sur la plage et ailleurs, dans un camping et sur la plage toute proche.
En plein milieu, Marouane, là avec toute sa famille (papa, maman, la sœur, le frère, le chien), qu'on repère aisément car c'est le seul à ne jamais enlever son t-shirt, et le seul aussi à promener sa tête de Droopy (on ne le verra pas sourire une seule fois durant tout le film) contre vents et marées.
Conte d'été ? Assez tôt dans le film, le voilà qui se retrouve avec un cadavre sur les bras (à la suite d'un accident), qu'il va aller enterrer tout seul comme un grand, de nuit, sur la plage... Et le film va le suivre, tout au long de la journée qui suit (justement!), cette dernière journée au camping...
Un film écrasé de chaleur, agréable à regarder je le répète (j'ai un faible pour les jeunes gens torse-nu, et même les moins jeunes, aussi), mais -est-ce la chaleur estivale ?- tout de même un peu moumou sur la longueur (on a envie de zapper jusqu'à la dernière image pour savoir s'il va se dénoncer ou pas, ou toute autre proposition scénaristique...) mais le réalisateur promène un regard attentif sur l'adolescence, son bouillonnement (son ébullition ?) et tous les moments qui en font le charme (ou le contraire...) 

Où est Marouane ?

 

Fran me demande sur wh*tsapp s'ils peuvent passer demain et je réponds oui oui

 

le soir je regarde une curiosité "d'époque" : PASSING STRANGERS un porno gay américain des années 70 que j'ai acheté sur viméo suite à une pub sur X... (à chaque fois que j'ouvre le film, il est précisé en haut à droite "ceci vous appartient")

 

 

jeudi 9

 

(nuit à peu près bonne -la chaleur ça va, mais c'est la jambe qui me "fait souci"...)

 

je vais de bonne heure à Esprit P*ysan parce que j'espère trouver des bleuets pour Fran, las, il n'y en a plus! Chou blanc! Et quand je reviens j'ai perdu ma jolie place, et je suis obligé d'aller stationner jusque devant le Palais de J.

 

du coup je vais à pied au marché (surtout pour la dame des saucissons, en fait), et je rentre en passant par les deux pharmacies, la "normale" et la "d'amour"... (pour achats divers)

 

comme j'ai nettoyé la table hier soir et que je n'ai pas envie de la re-salir ce midi je décide d'aller manger au B*reau (plat du jour : salade de burattina, pas mal)

 

13h15 SORDA (172) on est 5 à la 1 pour ce film español de Eva Libertad Garcia, très prenant : une "sourde" (Angela) en couple avec un "entendant" (Hector), ils vont avoir un enfant. Après l'accouchement la question se pose : leur fille sera-t-elle sourde ou entendante ? Un récit aussi simple que fort, jusqu'à en devenir bouleversant : la réalisatrice, dans un premier temps, utilise les sous-titres pour sourds et malentendants, après nous en avoir expliqué les codes de couleurs. Puis elle bascule dans le monde d'Angela, plaçant le spectateur dans la même situation (auditive et sonore) qu'elle : le silence et le signe, ou le port des appareils auditifs pour tenter de s'intégrer, mais en souffrir assez vite. 

 

après je repasse en ville pour acheter un chèque-cadeau pour Fran. Las! la "libraire du dessus" ferme à 13h le jeudi, et je vais donc faire mes emplettes à "la librairie du bas"...

 

je rentre à la maison sous un soleil de plomb, avec la jambe qui déconne...

 

18h dring! ce sont les Soria qui viennent fêter mon anniversaire de 70 et boire la bouteille de champ' qui les attendait au frais ; j'ai prévu des cochonneries à grignoter, on passera deux heures fort plaisantes.
J'ai reçu en cadeau un très beau stylo-plume waterman (avec la cartouche d'encre bleue qui va avec) "pour que tu continues à écrire" a dit Philou

 

Tiens! (je m'en rends compte après leur départ) les chiffres de l'heure ont disparu sur l'écran de mon micro-ondes (ne restent que les deux points verticaux au milieu), mais toutes les autres fonctions de l'affichage sont encore ok. Étrange.

 

vendredi 10

 

(bout de rêve : j'allais être flingué par un mec (j'étais à terre et il me visait) parce que j'étais sur un parking, et que le mec en question s'est approché de moi, descendu d'un camion, en compagnie d'un autre mec, et portant le cadavre d'une femme (j'ai vu ce que je n'aurais pas dû voir) ; je pense que je vais mourir, je ferme les yeux mais rien ne vient... Je les rouvre, et je m'aperçois qu'il na pas tiré parce que plusieurs personnes sont arrivées sur le parking (des jeunes en majorité) et viennent vers nous et je me réveille )

 

je ne m'habille pas (pour le moment, et je traîne comme ça... j'ai rangé l'étagère des toilettes (qui croulait sous les bouquins les journaux et les magazines) et j'ai retrouvé sur le canapé deux livres achetés à Besac et que je cherchais désespérément

 

sur les recommandations d'Isa, je commence à regarder LES MATINS MERVEILLEUX (je ne le numérote pas puisque je ne l'ai pas vu en entier), dont je ne verrai hélas pas la fin parce que ça a coupé, et, quand j'ai relancé, ça affichait "visionnage limité", ce qui voulait dire qu'on ne pouvait hélas plus le regarder... India Hair l'est, merveilleuse (mais elle l'est toujours) et Raya Martigny l'est tout autant (et sans oublier "avec la participation" d'un Eric Cantona merveilleux lui-aussi, entre broussaille et disco...) Pile-poil pour PARLONS D'AMOURS!

 

je suis sorti -étourdiment- vers 16h (ce qui doit être grosso modo la pire heure de la journée) pour récupérer un paquet, il faisait vraiment horriblement chaud, et du coup je n'ai pas poussé jusqu'à la pharmacie comme je l'avais envisagé

 

suite à des conseils trouvés sur le ouaibe, j'ai réussi à faire réapparaître l'heure sur mon micro-ondes : il suffisait de le débrancher "plus de deux minutes" pour réinitialiser sa carte-mère

 

bonne nouvelle : les 4 livres commandés chez G*bert (et jamais livrés) vont -enfin- m'être intégralement remboursés (ah mais!)

 

samedi 11

 

(pendant la nuit (!) je tombe sur un message envoyé par Loulou hier en fin d'après-midi, et m'invitant  le lendemain matin (samedi donc) pour "un yams et un café à la fraîche, à 8h30", ça m'interpelle (j'en rêverai d'ailleurs plusieurs fois en me rendormant) j'y réponds vers 6h30, mais ce n'est que deux heures plus tard que Loulou m'annonce que finalement ils partent toute la journée...)

j'étais sorti pour acheter des chouquettes (pour accompagner le café) et donc je me tape toutes les chouquettes (ça tombe bien j'adore ça, donc ça ne me coûtera pas beaucoup...)

 

un repas de midi "basique" (salade de tomates et jambon cru, et un bout de R*ucoulons, et un grand café -ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de café-)

 

l'après-midi je passe un certain temps avec VIOLET (173), le premier film de Bas Devos (dont nous avons programmé -et aimé- le deuxième, GHOST TROPIC (post ici), et programmé aussi -et adoré- le troisième, HERE).

Je l'ai retrouvé dans un de mes disques durs externes, dans le dossier "Belgique / Hollande", et j'ai donc commencé à le regarder...

Petit problème : si le film est "belgo-néerlandais" (c'est ce que dit allociné), on y parle néerlandais (c'est toujours allociné qui le dit), je l'ai récupéré chez un cinéphile boulimique brésilien ou portugais, et donc si la copie est techniquement irréprochable (blu-ray), la seule piste de sous-titres qui l'accompagne est ... en portugais!

donc j'abandonne assez vite le visionnage, et je cherche des solutions pour voir le film avec des sous-titres que je puisse comprendre (ce qui me prendra un certain temps et me fera visiter un grand nombre de sites, jusqu'à ce que je finisse par tomber sur la perle rare : le site opensubtitles.c*m, où je trouve les sous-titres en français, que je télécharge, et je peux donc retourner au visionnage...

J'avais qualifié Ghost tropic de "film exigeant", et celui-ci l'est tout autant. Mais quelle merveille! Après un début un peu.. abrupt (d'abord rien, puis des lumières, puis un écran de vidéos de surveillance), on découvre le Héros Jesse, et son problème, Jonas (je ne veux rien en dire de plus, au cas où par hasard vous visionneriez le film -que, ceci dit, je tiens à votre disposition au cas où...).
Jesse fait partie d'une bande de jeunes gens qui font des acrobaties en vélo (BMX, non ?), et qu'on suit dans leurs activités acrobatiques de groupe quotidiennes (entre Gus Van Sant et Larry Clark ?), en même temps qu'on suit Jesse et son malaise qui va croissant...
Et plus on progresse et plus on jubile, tellement tout est fait pour notre bonheur absolu de spectateur (la couleur, la colorimétrie, la composition (le cadrage) des plans, le jeu avec la profondeur de champ, les mouvements de caméra) tout est magnifique (et il s'agissait à l'époque d'un premier film!). J'ai commencé à faire des copies d'écran, et je ne vous en livrerai ici que quelques-unes (mais je ferai peut-être un post à part juste pour ça...)

Le film est assez court (1h22) mais très intense, à travers ses fragments (ses éclats) successifs et ses morceaux de bravoure (je pense à une scène de concert, qui donne d'ailleurs son titre au film, puisque le public -on ne verra que lui- assiste au morceau Violet, par le groupe de métal  Deafhaven -dont on n'entendra qu'une partie (le morceau fait 12 minutes!)- dans un extraordinaire travelling avant (de la foule floue à un visage unique très net) avec effets stroboscopiques).
Du grand art!

Et voilà que j'apprends qu'il existe un 4ème film de Bas Devos, Hellhole (2019), avec Alba Rohrwacher, présenté à la Berlinale en 2019 (mais disparu des radars depuis) que all*ciné annonce "prochainement"

j'ouvre les fenêtres à 22h mais il fait encore très chaud dehors!

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