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lieux communs (et autres fadaises)
31 décembre 2012

top ciné de l'année

Comme ça, en vrac, sans numérotation ni classement... dix-neuf films qui m'ont fait de l'effet (de dix-neuf façons différentes, en fait) : un anglo-américain, un argentin, un belge, un coréen (x3), cinq français (!),  un franco-américain, deux italiens (trois, en fait), un indien, un iranien, un norvégien, un roumain, un russe (en allemand), et un tchèque, un israélien...
Ils ont un point commun : ce sont tous (ou presque) des films que j'ai revus... 
Un constat (en revoyant l'année à l'envers -merci le blog ! - j'ai oublié beaucoup de choses (certains films dont il ne reste absolument rien, et d'autres quasiment... gâtisme ou simple évaporation ?) Un autre : le cinéma américain ne me fait plus du tout rêver...
Me suis arrêté à 19, j'aurais pu en mettre encore quelques-uns mais bon... Et vous ?

 

20063422 20200389 20194851 
20129942 20244216 20094505
19836107 19846206 20018456
19832884 20133111 20170324
 moonrise_kingdom_ver2 20254623 20175421
20160269 20019215 20140062
 20349906

prix du film iranien le plus japonais : LIKE SOMEONE IN LOVE
prix du film russe le plus en allemand : FAUST
prix du plus long trajet en bus : THE WE AND THE I
prix du roadmovie le plus immobile : MOBILE HOME
prix du meilleur hommage (de la meilleure contribution) à la danse, en général : MAIN DANS LA MAIN
prix du film le plus radicalement long : AURORA
prix du film le plus furieusement indien : GANGS OF WASSEYPUR
prix du plus joli voyage dans le temps : CAMILLE REDOUBLE
prix de la plus belle voix off : ALOIS NEBEL
prix du meilleur hommage au désert : SHARQIYA
prix du plus long voyage en camion : LES ACACIAS
prix de la plus longue rédaction : DANS LA MAISON
prix de la meilleure adaptation rital de Shakespeare : CESAR DOIT MOURIR
prix du meilleur suicide : OSLO 31 AOUT
prix du meilleur photographe (et de la camionnette pourrie) : JOURNAL DE FRANCE
prix du plus craquant nounours : UN MONDE SANS FEMMES
prix de la meilleure trinité narrative : IN ANOTHER COUNTRY
prix de l'américain le plus british (et réciproquement) : MOONRISE KINGDOM
prix du couple le plus émouvant : LA PETITE VENISE

accessits divers : un maître-nageur pas frileux, un amant soupçonneux, des djeunz et leurs téléphones, des taulards, une cabane de pêcheur en flammes, des photos à la chambre, un homme et une femme qui tombent à l'eau, des fraises au sucre, un chef de gare qui soliloque, une piscine vide, un bébé expressif, un papa basketteur, une taille de guêpe, une chanson de françoise hardy, la vengeance du boucher, un faux attentat, une télé qui explose, une cassette audio dans une enveloppe kraft, un monsieur qui prend sa douche, un autre qui renifle un t-shirt, une conversation à propos de Blanche-Neige, une grand-mère qui attend, ...

meilleur acteur : Vincent Macaigne et Guillaume Gouix, ex-aequo (entre les deux mon coeur balanceuuuu...) mais bon Jérémie Elkaim n'est pas mal non plus...
meilleure actrice : Noémie Lvovsky (la Miss Huppert est hors-concours...)
meilleur réalisateur : ... Les Taviani, tiens (après beaucoup d'hésitations)
meilleur générique : CAMILLE REDOUBLE / DANS LA MAISON / MOONRISE KINGDOM
meilleure bande-annonce : MAIN DANS LA MAIN
meilleure musique : DANS LA MAISON
meilleur exemple d'oucipo : IN ANOTHER  COUNTRY

28 décembre 2012

cinéparis

Ohlala, galère, galère! c'est bien ce que j'avais remarqué en lisant l'officiel pour faire mon programme : les films ont une durée de vie de plus en plus courts (les éphémères écrira-t-on bientôt) et certains que j'avais raté et cru pouvoir voir en séance de rattrapage soit ne passaient déjà plus du tout, soit en séance unique (un jour où je n'étais pas encore arrivé ou un où j'étais déjà parti) soit à un horaire incompatible avec un autre film...

bilan maigrichon, donc, d'un film par jour:


L'ÂGE ATOMIQUE
d'Héléna Klotz

en un mot ? rimbaldien

ERNEST ET CELESTINE
de Benjamin Renner

en un mot ? délicieux

LES BÊTES DU SUD SAUVAGE
de Benh Zeitlin

en un mot? ouragan

LIKE SOMEONE IN LOVE (revu)
d'Abbas Kiarostami
en un mot ?  japonais

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j'y reviendrai, en principe...

28 décembre 2012

plancher qui craque

(j'avais commencé ce post il y a assez longtemps, et je n'avais pas eu le temps de le terminer, c'est désormais chose faite)

MAIN DANS LA MAIN
de Valérie Donzelli

Celui-là, on peut dire que je l'attendais, au vu de la bande-annonce, et que, malgré les petites mines et les bouches un peu pincées des ceusses et celles qui avaient eu la chance de le voir en prévisionnement (sauf Dominique), j'y suis allé le premier jour à la première séance...
Ca commence bien, très bien. j'aime beaucoup les Donzelli/Elkaïm (comme on dit les Jaoui/Bacri), ce couple de cinéma qui n'en est plus un dans la vie mais si quand même et qui, en oblique, (ou en filigrane) réussit à nous parler de lui en faisant semblant de parler d'autre chose. Cinématographiquement, déjà, c'est bien, et visuellement, ça l'est tout autant, ce qui ne gâche rien... (j'avais pensé écrire un post sous forme d'énumération, dans le style "soixante-quatorze raisons d'aller voir Main dans la main", mais voici qque je l'ai commencé de façon plus traditionnelle, tant pis - ou tant mieux -.)
Le succès de La guerre est déclarée a visiblement donné une marge de manoeuvre moins étroite à Valérie Donzelli, ce qui lui a permis, entre autres, d'accueillir dans son film Valérie Lemercier (dont je n'avais jamais autant remarqué la finesse du tour de taille). Lemercier, je l'adore, mais surtout dans ses performances "inhabituelles" (entre Vendredi soir et Adieu Berthe). Elle assure comme une reine, même si le scénario ne lui laisse pas tout de suite la possibilité de déployer pleinement son tellement et que l'actrice y est, un peu à l'image de son personnage, bridée, "corsetée" (mais la scène du rideau dans le bureau du ministre vient remettre les choses à leur place).
J'adore aussi toujours autant Valérie Donzelli (doublement, en tant que femme et en tant que réalisatrice) et j'aime cette façon qu'elle a d'oser, de tenter des choses, de mélanger les genres, de partir en oblique, de revenir par là où on ne l'attendait pas vraiment, même si, justement,  cette multiplication des pistes et des tons risque parfois d'égarer un peu le spectateur, ou de le lasser (ce qu'ont pu reprocher certains critiques, et notamment ma voisine de droite).
Moi, j'ai vraiment beaucoup aimé, et donc j'aurais éventuellement tendance à être peut-être indulgent, et pas tout à fait objectif, comme on peut l'être avec les gens qu'on aime vraiment beaucoup. Parce que le parquet qui craque du générique, parce que le générique graphique, parce que le skate-board, parce que la danse, parce que frère et soeur, parce que la chorégraphie de The man I love en langage des signes, parce que les choix musicaux, parce que la bande-annonce, parce que Béatrice de Stael, parce que Serge Bozon, parce que Valérie Donzelli en facteur, parce que les madeleines, parce que le duo Elkaïm/Lemercier, parce que la bataille de tartes à la crème, parce que le trouple, parce que les voix off, parce que ce sont des choses que j'aime...
Tiens, d'ailleurs, j'y retourne

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24 décembre 2012

calendrier d'avent 24 : réveillon

et (last but not least) le plaisir de faire ce petit réveillon à trois, amoureusement cuisiné par Malou :

foie gras poêlé pané au pain d'épices
*
pintade chaponnée
sur son lit de chou et de marrons
*
gâteau de clémentines confites
*

... que des choses merveilleusement délicieuses!
(merci merci encore, Malou)

 

(et fin de ce calendrier d'avent, au fait)

23 décembre 2012

calendrier d'avent 23 : 104

le plaisir de découvrir, au 104 (depuis le temps que Dominique m'en parlait!) deux expos : le musée des coeurs brisés (dont Libé parlait samedi)

musee-coeurs-brises-cent-quatre-1-528x404(très bien),

 

mais surtout, l'expo Par nature, avec plusieurs installations, notamment celles-ci :

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... mais surtout, surtout, From here to ear, celle de Céleste Boursier-Mougenot (qui, contrairement à ce que pourrait laisser supposer son prénom, serait un homme), qui est une des choses les plus émerveillantes que j'ai pu voir depuis longtemps (j'y suis retourné trois fois) :

Celeste-Boursier-Mougenot

des oiseaux (des mandarins, très précisément) sont en liberté dans une pièce (deux, en fait, qui communiquent par des ouvertures) où sont installées des guitares électriques, reliées à des amplis (avec plus ou moins de distorsion et d'écho), et, simplement, en se posant et/ou se déplaçant sur les cordes, composent  une pièces musicale aléatoire, changeante et toujours recommencée... moi qui adore les "grosses guitares", j'étais vraiment ravi, d'autant plus que se superposent  à ces accords "fabriqués" les pépiements live et constants des oiseaux, qui ont l'air d'ailleurs tout à fait habitués à la présence des spectateurs (dont le nombre est volontairement limité) et pas du tout dérangés par le volume de la musique qu'ils génèrent. Une merveille.

 

22 décembre 2012

calendrier d'avent 22 : train

le plaisir de prendre le train à quinze heures et quelques pour aller passer le rituel "noël à champlitte à paris"

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(il pleut mais on s'en fout, j'ai dans mon sac le Libé du jour - avec le supplément week-end -, Pariscope pour faire le programme ciné, et un roman intitulé Fuck America!, acheté il y a longtemps, mais commencé seulement hier...)

21 décembre 2012

calendrier d'avent 21 : vacances

le plaisir d'être en vacances (enfin), tout simplement

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(ouf!)

 

21 décembre 2012

bébé perroquet

LES INVISIBLES
de Sébastien Lifshitz

oh le beau le doux film.
Sébastien Lifshitz, dont je suis la carrière avec intérêt depuis le début, nous livre ici un documentaire touchant, sur des hommes et des femmes, à présent "âgés" (ils ont autour de quatre-vingt ans) qui nous parlent de la façon dont ils ont vécu (auparavant, il y a longtemps, dès le début, aux temps héroïques) leur homosexualité, et leur vie (affective / amoureuse / sexuelle) et même comment ils la vivent aujourd'hui. Un film tendre, paisible, ensoleillé, souriant, qui se souvient des troubles et des luttes et des blessures, mais en parle avec sérénité. Avec une première séquence infiniment émouvante, et qui donne le ton (et met dans le bain).
Apaisement, de tout un(e) chacun(e), simplicité et force du constat. Des gens qui parlent, qui se parlent, qui nous parlent,, leur vie au quotidien rejouée ou à peine, avec leurs images (beaucoup de photos personnelles), et celles du cinéaste aussi (beaucoup de "respirations picturales", ciels, murs, champs).
Qu'ils soient seul(e)s ou en couple, ces hommes et ces femmes se racontent, avec simplicité, et bonhomie (on devrait pouvoir écrire bonnefemmie, aussi). Leçon de sagesse, d'optimisme (la fameuse insoutenable légèreté ?) Leçon de vie, et d'espoir, incontestablement.
Un film qui fait du bien.
(J'avais peur d'être énervé par tous ces témoignages de gens heureux (cf Bernadette Lafont, dans ce film de Marion Vernoux dont j'ai oublié le titre : "Vous vous aimez vraiment, ou c'est juste pour me faire chier ?"), moi qui suis passé à côté de tant de choses, mais non, même ça, le fait de ne pas être en couple, le film le présente comme un choix, avec les gratifications que ça apporte, et au bout du compte, le solde positif du constat...) Yesss!

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20 décembre 2012

calendrier d'avent 20 : cahier cinéma

le plaisir de lire, dans le supplément cinéma de ce mercredi, le "séance tenante" de Fabrice Gobert (le réal des Revenants), entre autres ces lignes-là :

Un film dans lequel il ferait bon vivre ?
Yi Yi, de Edward Yang, A bord du Darjeeling Limited, de Wes Anderson, Trust me, de Hal Hartley, Sérénade à trois, de Ernst Lubtisch... Des films ou il fait même bon être malheureux...

Une chose que vous détestez par dessus tout ?
Sentir au bout de cinq minutes que le film que j'ai envie de voir depuis six mois ne va pas me plaire.

La dernière image ?
Kirsten dunst construit une cabane imaginaire avec trois bouts de bois pour  protéger sa soeur et son fils de la fin du monde, dans Melancholia, de Lars von Trier.

(il a bon goût, ce monsieur...)

20 décembre 2012

renoi chelou

RENGAINE
de Rachid Djaïdani

j'ai eu un peu de mal au début ("C'est mieux quand il filme avec les mains..." a dit Jacky en sortant), j'ai failli sortir au milieu (une scène de torture, qu'on croit être dans le film mais qui s'avère être dans le film dans le film, et qui nous fait du coup, spectateur, relativiser étrangement), et puis, à la fin, il y a ce sublime "Je vous demande pardon" qui m'a un peu broyé le coeur et coupé le souffle tellement c'était beau. (Si je faisais un top 10 des plus belles scènes de film de l'année, celle-ci y figurerait en très bonne place, sans aucun doute.)
Un film instable (oui, inévitablement, on pense à Donoma, fermons la parenthèse), chimiquement parlant, avec précipités, catalyseurs et risque d'explosion, un film d'excès et de rupture, un film de manque et de trop-plein, un film paradoxal, un film acéré, un film acide, un film pêchu, un film coup-de-boule, un film que personnellement j'ai trouvé beaucoup moins "comique" que n'ont bien voulu le dire maints critiques (on est quand même souvent un peu tendu), ce qui prête à sourire serait peut-être ce catalogue assez exhaustif de rebeus (le chômeur, le dealer, le keuf, l'artiste, le libéral, l'étriqué, le sanguin, le cool,etc.) et des différentes  causes d'exclusion (ou d'ostracisation : les rebeus, les renois, les feujs, les pédés...)
Où le manque criant de moyens est revendiqué et utilisé comme stratagème. Faire du barouf avec ce qu'on a sous la main. Insolent, incendiaire, explosif comme un cocktail molotov. Impressionnant.

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