Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
lieux communs (et autres fadaises)
31 janvier 2007

flamme(s)

"Il aimait l'amour. Il n'aimait pas les trucs qu'entraînait l'amour. Car l'amour entraîne des trucs, tant il est utopique de vivre exclusivement au lit ne serait-ce que deux jours. Toute une spirale de trucs, amorcée par quelques idées en l'air et assouvie par un baraquement en dur d'où l'amour était censé ne plus jamais s'enfuir. Parti violent comme un feu dherbes entre deux portes et sous le ciel, il achevait sa course entre quatre murs au sol d'une cheminée;"
(Fred Vargas, Pars vite et reviens tard)

"Il y a deux choses où j'excelle : être au mauvais endroit et tomber amoureux de la mauvaise personne."
(du court-métrage MonkeyLove)

31 janvier 2007

festival (deux)

Cinéphagie, malbouffe, files d'attente, allers et retours, prévisions et  ajustements divers, machine à café, échanges d'impressions en faisant la queue, recommandations diverses... le Festival suit son cours ! Mercredi déjà, nous (me) voilà à la mi-parcours, le moment où il faut commencer à faire des choix pour pouvoir voir tout ce qu'on a envie de voir. Les catalogues se gribouillent, se raturent, en fonction des lieux et des dates (comme un gros fainéant je n'ai fait cette année que quatre lieux de projection (les plus proches géographiquement) , il faut désormais pla-ni-fier! (d'autant plus que je me tourne à une moyenne de quatre séances/jour).
Suite à mes bonnes résolutions de socialisation, je parle avec des gens dans les files, les troquets, à la machine à café... Bon le plus souvent c'est juste de l'affabilité de proximité; Le plus souvent aussi d'ailleurs  c'est avec des dames (comme d'hab'), le seul monsieur véritablement sympathique avec lequel j'ai échangé étant hélas déjà reparti vers Toulouse (nous avons échangé nos cartes... faudra peut-être que j'en reparle à mots couverts (ou dans le blog secret ?)
Allez, j'y retourne!

DSC02458

30 janvier 2007

festival (un)

Eh oui, finalement, grâce à ma Marraine Bonne Fée Malou (même si elle n'est pas là en personne, la voilà qui me vient en assistance téléphoniquement!) j'ai trouvé :
1) l'ordinateur
2) la souris
3) le modem (là, ç'a été plus coton, et j'ai dû solliciter mon neurone avec frénésie pour le trouver, mais voilà j'ai réussi!)
et donc me voilà capable de tenir un peu ce blogchounet à jour (quoique le rythme des séances ne m'en laisse pas énormément le temps!)

Festival à nouveau, donc, édition 2007. Me voilà à nouveau dans l'appart' de Marie (merci Marie) même si elle est très loin... Ce qui change ? Cette année, suis tout seul, donc démerde-toi mon grand pour la bouffe l'intendance et tout et tout (remarquez, ça ne me change pas beaucoup de d'habitude chez moi, mais bon, ici c'était plutôt lié dans ma mémoire à l'agitation, des gens qui passent, des enfants qui font des galipettes, des coups de fil pour se donner rendez-vous, des tisanes -ou des bières- après-minuit, des galopades, du cinzano, des discussions... Là : rien! Ze big calme, juste les souris dans leur cage pour faire un peu de bruit pour me tenir compagnie!)

Je suis à l'appart depuis tard  dans la nuit (entre une et trois heures, ça dépend des soirs) jusqu'à assez tard dans la matinée (entre onze et douze) ce qui laisse assez peu de temps pour s'y lamenter (l'amanter ?) de ma condition de moine clermontois. Au moins cette année je n'attends personne. Je sais que zabetta ne viendra pas, que Malou ne viendra pas non plus, que... (euh là je m'égare) bref je m'organise, et -là je m'étonne moi-même- je parviens même à parler avec des inconnu(e)s, dans les files d'attente, à lier connaissance! Je m'étonne quasiment moi-même!

Et les films ? Je mettrai dès que possible de plus amples informations en ligne (en deux jours et demie, j'ai vu onze programmes, ce qui fait une soixantaine de courts...) Bon j'y vais, il y a mes pâtes qui sont cuites (j'ai besoin de sucres lents!)

DSC02454

26 janvier 2007

Clermont2

Comme l'an dernier à pareille époque, je pars un peu me mettre au vert (au blanc plutôt) dans cette bonne ville de Clermont où, coïncidence, se déroule en même temps mon Festival du Court-métrage préféré!

Retour prévu entre ces lignes le dimanche 4 (à moins que je ne trouvasse d'ici là un ordi bienveillant pour m'y épancher (mais est-ce bien prudent ? car, comme il était écrit auparavant dans les trains, il est dangereux de s'épancher au dehors)
Soyez sages!

nicht_hinauslehnen

26 janvier 2007

prévisionnement

Hmmm... le bonheur de passer une journée entière au cinéma, à mater des films en avant-première!

ENTRE ADULTES
de Stéphane Brizé (sortie le 28 février 2007)
Très bien dans l'esprit, hélas moins bien dans la forme (une image vidéo un peu pourrave) douze personnages dans des scènes à deux (un mec / une nana) conjuguales (parfois) ou extra-conjugales (le plus souvent). Sur le principe de La Ronde, d'Ophuls. Une scène que j'adore spécialement (celle de la cravate) Mon préféré de la journée.

AGUA
de Veronica Chen (sortie le 7 février 2007)
Le contraire du précédent : parfait dans la forme (d'évidentes -et justifiées- intentions plastiques : j'ai toujours dit que les piscines étaient cinégéniques!) pour une histoire hélas un peu confuse de champion, de fleuve, de tricherie et de revanche. Dommage.

BY THE WAYS (A JOURNEY WITH WILLIAM EGGLESTON)
de Vincent Gérard et Cédric Laty (sortie 7 février 2007)
Un mélange des deux précédents : Un doc produit par agnès b. sur un photographe américain. Arty, donc, joli souvent, confus aussi souvent. Des images fortes, un concept intéressant, mais pourtant on s'ennuie. Dommage...

SUZANNE
de Viviane Candas (sortie 7 mars 2007)
Entre Rohmer et Treilhou. Plutôt classique dans la forme, peut-être ambitieux sur le fond (trop de pistes (?) : le deuil, l'amour, la drague, la guerre d'algérie, un attentat, les chansons, la boulangère, le grec ancien...) Jean-pierre Kalfon est un vieux beau chaud, tandis que Patrick Bauchau serait ici plustôt froid. Certains ont beaucoup aimé. Moi j'ai assez aimé. (Mais...)

18688783 18708533 18727074

25 janvier 2007

diffusion

Les gens qui me sont proches savent que je n'ai pas choisi par hasard le titre de ce blog.

Lieux Communs c'est aussi le nom (je sais, je n'ai pas beaucoup d'imagination) d'un travail d'écriture (et d'image) bref un machin comme je les appelle, débuté en juillet 99, et qui ne devait à l'origine durer que huit semaines, mais qui, de fil en aiguille,en est à présent au numéro 90...
J'avais choisi huit sujets "estivaux", et, dans le cadre d'un échange de courrier triangulaire, la contrainte était d'envoyer chaque semaine à mes amis P. (un écrivain) et C. (un photographe) un "lieu commun", toujours conçu de la même façon : un texte sur le tiers supérieur, une illustration sur le tiers central et une énumération sur le tiers inférieur.
Les sujets retenus étaient : la boîte aux lettres, la nuit d'été, les cartes postales, la chaise-longue, la piscine, l'ombre, l'itinéraire, et la table du petit déjeuner.

En ce qui concerne l'écriture, c'était pour moi un exercice contraignant, surtout à propos de la longueur. Il m'était à l'époque malaisé  de produire une succession de mots cohérents de plus d'une ligne (si si) surtout sur un thème imposé (même si par moi) et donc là il fallait que je m'applique pour rédiger au moins un paragraphe entier à chaque fois, à propos d'un sujet précis,
L'illustration elle-aussi était une autre contrainte : n'utiliser que des photos (je n'avais pas encore d'appareil numérique!) personnelles, illustrant le thème mais sans être redondantes.
L'énumération était, au moins au départ, la partie où j'étais le plus à l'aise (il s'avéra néanmoins par la suite que ce ne serait pas toujours le cas!)

Toujours est-il que je me suis pris au jeu, puisqu'aux huit premiers numéros est venu s'ajouter un neuvième, encore un peu plus "personnel" (le torse) puis un diximème (le générique) qui devait clore la série. Mais le projet était lancé, et ça m'embêtait de tout arrêter là. J'ai donc ouvert dans mon ordi un dossier Lieux Communs où j'ai commencé à écrire, à fréquence variable, au sujet de choses qui me plaisaient, dont j'avais envie de parler, et de cette façon il y avait toujours sept ou huit pages en gestation, dans des états d'avancement variable, où je travaillais et retravaillais le texte, l'illustration, et l'énumération.

Ca fait à présent huit ans que je diffuse ces Lieux Communs (j'ai à présent une liste de vingt destinataires) sous forme papier, et voilà qu'un étudiant des bozarts à qui j'en parlais m'a gentiment proposé de créer un site ouaibe pour les diffuser en ligne. Voilà une idée qu'elle est bonne et dont je caressais secrètement l'espoir, (est-ce qu'on caresse plutôt une idée ou plutôt un espoir ?) mais en sachant tout à fait que je n'aurais jamais le courage l'énergie, le temps, la volonté, (ou quoi que ce soit d'autre) pour la mettre à exécution. Heureusement, les djeunz...

Ce sera donc bientôt peut-être chose faite. Je suis assez content. Je vous tiens au courant!

24 janvier 2007

cérémonie

"...et le César 2007 du meilleur gémissement-oh regardez comme je suis malheureux là hein est attribué à (scritch scritch scritch bruit de l'enveloppe qu'on déchire fébrilement)... Chori, pour son blog "Vieux communs et autres malaises".

Je me lève, je monte sur le podium, au ralenti, je manque de me vautrer dans les escaliers, j'arrive devant le micro, et je sors de ma poche un petit papier froissé :

"Je ne m'y attendais pas du tout du tout, mais au cas où, j'avais quand même prévu un petit papier...
Je voulais juste remercier d'abord (tous) les gens qui viennent me lire, sans eux je ne serais pas là, et je voudrais dire merci à  Catherine, sans qui ce blog n'existerait pas, et à Cathy, sans qui je n'aurais pas eu l'idée d'aller aux bozarts pour ce congé de formation, et à Brigitte, la secrétaire, qui m'avait proposé de joindre le groupe A des 2ème année, à Emma que j'ai tant de plaisir à retrouver chaque matin, et qui est tellement positive, à Christiane Rochefort qui m'a fait croire depuis trente ans qu'une histoire d'amour était possible entre deux mec (d'âge différent), à Jim Jarmusch qui m'avait permis une entrée en matière, à Steve Reich qui sait si bien servir de bande-son aux vidéos arty, à mon hyperémotivité, à mes parents qui ont eu la bonne idée de me faire orphelin de si bonne heure, à ma petite soeur qui est comme moi une "handicapée de l'amour " (mais qui a 'achement mieux réussi dans sa vie affective) à tous les étudiants et étudiantes des bozarts (enfin, ceux que je connais) et plus particulièrement à certaines et certains, et (de plus en plus réduit, le cercle) à celui d'entre eux (il ne doit je pense y en avoir qu'un seul et unique) qui a (eu) l'occasion de lire ce blog, sans oublier...

(là, coup d'oeil au présentateur de la soirée qui commence à s'impatienter, regarde sa montre, et s'approche du micro pour s'apprêter à me couper la parole, tandis qu'en coulisses des gens me font signe d'abréger, que l'heure tourne, que y a pas que moi à passer... je perds mes moyens.)

... euh je ne sais plus ce que je voulais dire (je deviens tout rouge) mais voilà, à tous ceux et celles que j'oublie, merci merci encore, j'essaierai de faire mieux l'année prochaine, peut-être si je travaille assez dur, si je me donne à fond, si je n'économise pas mon énergie, si je change, j'espère pouvoir décrocher le César 2008  du Tralala Pouet pouet la vie est belle...

24 janvier 2007

snow

DSC02420

23 janvier 2007

noyau dur

Je suis -chacun de nous est- un genre de fruit, je me verrais bien en pêche, tiens!

Le dehors, ça va ! Un air de fruit normal, sain , joyeux (est-ce qu'un fruit peut avoir un air joyeux, je vous le demande...) enfin bref, l'apparence, quoi, l'aspect social, l'image publique. Un vieux plutôt de bonne humeur joviale, qui sympathise avec pas mal de monde, qui en fait rire pas mal d'autres, qui sait se rendre utile, voire parfois briller en société par son éléphantesque mémoire, à qui on ne connaît pas d'histoire (il est marié ? divorcé ? Il a des enfants ? une copine ? un copain ?) Au moins une personne sur place connaît mon histoire et mon petit problème. (Petit problème d'environ 1,60m, dirais-je pour être précis).  Je donc me comporte "normalement", comme les autres, avec les autres. Ca c'est la peau du fruit, dont je parlais au début. L'impression qu'on donne, qu'on veut bien donner. (La peau du fruit ne se touche pas, juste elle se regarde)

Ensuite on passe à la couche juste en dessous : la chair. disons que c'est ce qui est exposé, mis à contribution, lors d'un rapport plus "personnel". Plus individuel, plus intime. Ce qu'on laisse passer de. Ce que l'autre peut éventuellement toucher, pourquoi pas goûter. Comment on est, un peu plus vraiment, quoi. Simplement, sincèrement. Lorsqu'on ôte le masque social, les obligations de représentation, qu'on accepte -qu'on ose- se montrer à l'autre tel qu'on est, tel qu'on pense être. Là on est plus vulnérable, on peut garder des traces. Là, ca marque un peu plus...

Et puis, il ya le milieu. Et dans ce milieu (la troisième couche donc), il y a un petit noyau dur et ridé. Et dans ce petit noyau, la chanson est toute autre. Là c'est la boîte noire, le coffre-fort, les  petits secrets entassés, bouclés à double tour, que personne en principe ne verra jamais. Charbonnier est maître chez soi, ai-je déjà écrit, il y a longtemps. C'est un club privé dont est est le seul membre, à la fois le barman et l'unique client, le d-j et le seul danseur.

Dans ce blog, je suis rarement au niveau de la peau, la plupart du temps au niveau de la chair, mais pour ce qui est du noyau, niet de niet, vous n'en saurez pas plus!

22 janvier 2007

micro23

Je me sens inutile comme un faux-bourdon dans une ruche.

*

Question de posture : il me tourne le dos, simplement.

*

Le routier semble désappointé parce que les toilettes ont été murées.

*

Une vache morte posée (rangée ?) sur le bord de la route.

*

La semaine dernière, j'ai -au sens propre- pété une durite.

*

Juliette Gréco chantant Bécassine c'est ma cousine. (Authentique)

*

Surtout, ne pas (le) photographier.

*

Le coeur, comme déhoussable pour mieux être exposé.

*

Une pie en gros plan vient s'accrocher au volet, me faisant sursauter.

*

Je range.

*

DSC02375

1 2 3 4 > >>
Archives
Newsletter
Visiteurs
Depuis la création 394 515