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lieux communs (et autres fadaises)
30 août 2012

la cabane dans les bois

COMME UN HOMME
de Safy Nebbou

De temps en temps, ça me rassure de ne pas aimer un film... Des fois j'ai peur d'être un genre de "lou ravi" cinématographique, applaudissant des deux mains à tout ce qu'il voit en disant "han han c'est bôô". Donc, je n'ai pas aimé Comme un homme. pour des raisons de sensiblerie, sans doute : je n'aime pas ce qui éprouvant, j'ai un problème avec les histoires de séquestrations (pendant que je lisais Le silence des agneaux, bien avant que le film existe, j'étais tellement terrifié que j'ai un peu regardé vite fait à la fin pour savoir si la june fille kidnappée était toujours vivante, en me disant "si elle est morte, je ne le lis pas...". Bon je l'ai lu, et jusqu'au bout), je ne supporte pas la violence infligée volontairement à autrui (alors les scènes de viol je ne vous en parle même pas, je serais capable de quitter directement la salle), et tout le début de Comme un homme n'est que ça : deux ados ont enlevé une jeune fille, ligotée, bâillonnée, qu'ils séquestrent dans une baraque au milieu du marais poitevin (plutôt joliment paysagé, d'ailleurs, le marais). on comprend vite que c'est surtout l'un qui a fait le coup, l'autre n'étant là que pour lui "prêter main forte" (et accessoirement les clés du cabanon en question qui appartient à ses parents. Ca, c'est une moitié du film, l'autre étant l'étude des rapports du deuxième jeune homme (celui qui accompagne) avec son père, veuf (ceci a son importance) qui est aussi proviseur de l'établissement scolaire que fréquente(ent) les deux jeunes gens. Bien entendu, tout va aller mal, de mal en pis, et le scénario (d'après un vieux bouquin de Boileau & Narcejac) va faire en sorte de faire assumer au deuxième jeune homme les conséquences d'un acte qu'il n'avait, au départ, même pas envisagé. escalade, "engrenage fatal", pas d'issue, donc que faire ?
Le détail intéressant du film est que le père et le fils fictionnels sont joués par la famille Berling, père et fils, Charles et Emile, donc. Le jeune est, il faut le dire, assez impressionnant, dans le genre ado mutique prêt à exploser (j'ai pensé à vincent rottiers), et, paradoxalement, en face de lui, son doublement papa semble singulièrement manquer d'épaisseur et de profondeur, à nous la jouer ainsi très light.
Bon, c'est vrai, on n'était que tous les deux dans la salle, avec Dominique, et donc, au bout d'un moment, on s'est permis quelques commentaires et ricanements que nous eussions, dans d'autres circonstances, sûrement gardés pour nous-même, ce qui fait que je me suis progressivement détaché du film, n'en acceptant plus les enjeux, ni les ressorts dramatiques, ni les rebondissements. Plouf! donc. Un coup dans l'eau. (Mais ça n'engage que moi).

 

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29 août 2012

micro107

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Dominique a mangé le cou, et j'ai mangé la crête

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 je ne comprends pas, j'ai toujours aussi sommeil...

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 sentiers battus

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avec l'accent anglais, cette marque de chaussures de sports se prononce a-sex

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les glaçons qui fondent peuvent-ils faire déborder le verre ?

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de la bonne façon de mettre un suppositoire

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pour cet après-midi, la météo annonce ici juste deux degrés de moins qu'en Mauritanie
(37° au lieu de 39°)

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les reine-claudes sont exquises

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 7h : profiter de la fraîcheur à la fenêtre ouverte

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 la foudre frappe toujours à l'endroit le plus haut

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"tu m'as même pas calculé..."

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les enveloppes qu'on léchait

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le soleil effectue autour de ma maison un trajet auquel j'ai du mal à m'habituer

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 "je n'ai jamais pas de pain"

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le plaisir d'avoir la possiblité de perdre sciemment son temps

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28 août 2012

abécédaire des vacances

A comme APPAREIL PHOTO
accessoire indispensable, et toujours dans le sac

B comme BUSSANG
un grand cru cette année, où j'ai adoré les deux pièces (et celle du soir avec mon Pépinou d'amour!)

C comme CONFITURE DE MÛRES (de Dominique)
un pot qui "n'a pas fait long feu" (même si trop liquide, en tout cas fini à la petite cuillère!)

D comme DORMIR
je n'ai fait que ça, dormir, mais j'ai l'impression d'avoir toujours aussi sommeil...

E comme EN AVANT LA MUSIQUE!
Le petit bonheur quotidien musical - et de longue haleine - dont Emma nous aura régalés tout cet eté, des choses que je connsaiisais, d'autres que j'ai découvertes... beau travail!

F comme FESTIVAL PARIS CINEMA
les tout premiers jours de juillet (ah, déjà la nostalgie du MK2 Bibli...) pour un demi festival, et la découverte du bus 64 (et du plaisir de rentrer de plus en plus tard -indemne!- )

G comme GÂTEAU COURGETTE/CHOCOLAT
une "découverte culinaire majeure" longtemps rêvée, enfin réalisée (bon la première fois,dans ma précipitation,  j'avais oublié la farine...)

H comme HAPPY HOUR
je suis tombé par hasard sur la rediff de cette émission d'ardisson que j'ai trouvé assez plaisante (enfin, en focntion des invités!), et je l'ai regardée ensuite assez régulièrement

I comme IMPARDONNABLES (musique du générique de)
merci à Joseline qui m'a gravé le film et à Emma qui m'en a extrait la bande-son, me permettant enfin de réécouter à loisir la chanson du générique, dont j'étais tombé instantanément amoureux

J comme JEUX OLYMPIQUES
le plaisir de mater, sur france télévision, les épreuves sans aucun commentaire (lutte, water-polo, trampoline, plongeon de 10m furent les favoris)

K comme KAT ONOMA
re-découvert (par le biais de Rodolphe Burger) et donc réécouté avec délices : mais comment ai-je pu passer à côté d'un album sublime comme Far from the pictures ?

L comme LIEUX COMMUNS
deux envoyés cet été, tout de même, qui tinrent lieu de carte postale estivale (les deux derniers sur papier ?)

M comme MALOU
beaucoup pensé à elle, même si je n'ai pas appelé souvent disons que ce fut ma muse d'été

N comme NADAS (Peter)
auteur hongrois de "romans-monstres" par le poids et la densité : j'ai vaincu le premier (le livre des mémoires) et viens d'attaquer le deuxième (histoires parallèles)

O comme OKEY
"le" jeu de l'été, sur la nappe bleue, au bord de la piscine, à 3, à 4, à 5...

P comme PASTEQUE
j'en aurai toujours eu au moins un quart dans mon frigo...

Q comme QUEEN OF MONTREUIL
vu en avant-première mondiale, mais dont je ne sais toujours pas exactement quand il sort, et que j'ai très envie de revoir...

R comme ROSES TREMIERES
l'indiscutable bonheur botanique - et photographique - de cet été, sous toutes les coutures, avec ou sans bourdons...

S comme SAULON LA CHAPELLE
un petit week-end délicieux chez Catherine et Claude

T comme TOMATES
du jardin de mes voisins bien-aimés, elles firent les beaux jours de mes repas, avec moza ou pas...

U comme UN EMPLOYE MODELE
une suggestion de Régis, qui s'est avérée payante...un polar néo-zélandais que j'ai dévoré!

V comme VACANCE
d'un concept ami de 30 ans, mais toujours pas complètement explicité d'ailleurs

W comme WORKERS
ah... les travailleurs en été... hélas plein de photos qu'on ne pourra jamais prendre (et qui heureusement finissent par s'effacer de la rétine sur laquelle elles s'étaient imprimées)

X comme le numéro estival "Spécial SEXE" des inrocks,
toujours aussi décevant ma foi

Y comme YAOURT
parce qu'il faut bien mettre un mot à chaque lettre, et que celui-là me convient tout à fait

Z comme ZZZZZZ...
autoportrait sur le canapé devant la télé, en moins de 5 minutes!

27 août 2012

la voiture perdue

C'est le matin, je me réveille, et je ne me souviens plus du tout où j'ai garé ma voiture la veille...
je sors de l'appartement, j'habite dans une tour, au sein d'une ZUP visiblement. J'actionne ma clé de contact au-dessus d'un premier parking, avec l'espoir de voir ma bagnole s'allumer, mais en vain... je marche dans cette ZUP, je longe des rues, des parkings, en actionnant ma clé, mais en vain... beaucoup de ues, beaucoup de parkings

à un moment je suis en train d'avancer sur une dalle en béton, qui s'interrompt soudainement, et comme dans les dessins animés, je continue à avancer dans le vide, avant de réaliser que je vois ce qui est en contrebas (toujours en actionnant ma clé pour retrouver ma voiture) et je commence à descendre doucement, comme en parachute, avec une accélération finale juste avant de toucher le sol

je suis avec C. et J-F., le téléphone sonne, je pense (encore!) et J-F. s'éloigne pour  répondre. C., en rigolant, me montre sous la table, en relevant sa jupe, qu'elle a un zizi de garçon, mais il a l'air un peu maladif, bizarre, je suis très étonné, d'autant plus qu'ensuite, elle tient dans sa main deux hémisphères en plastique, avec lesquels elle joue, qui pourraient bien être les couilles du zizi (factice ?) qu'elle m'a montré auparavant

je suis dans une pièce avec un monsieur, en face de moi, et une dame, sur le côté, que je ne vois pas mais dont je sais qu'elle est là. Le monsieur est en train d'emballer un paquet de livres, et en même temps il (me) parle, avec un faux accent rigolo, comme si c'était moi qui étais en train d'emballer le paquet de livres, et que je ne le faisais en réalité que pour que je/il/elle garde un souvenir de moi/lui/elle (c'est très confus, comme si je filmais et que j'étais en même temps dans le film)

il y avait beaucoup d'autres choses dans ce rêve, mais, lorsque je me suis réveillé à 3h du matin, je n'ai pas eu le courage de le noter de suite, et je n'avais écrit sur un papier que la voiture perdue et le carton de livres

26 août 2012

refaire la cuisine

DU VENT DANS MES MOLLETS
de Carine Tardieu

Où il est encore une fois question de famille et d'enfants (cf A perdre la raison), mais dans un univers et pour un résultat diamétralement opposés. Ici c'est une fillette qui raconte, qui parle de ses parents (Agnès Jaoui, un peu grassouillette - mais c'est normal elle joue une mère juive spécialiste des falafels - et Denis Podalydès, égal à lui même), de sa grand-mère (Judith Magre, parfaite) de son école, de la gamine "parfaite" qu'elle idolâtre, de sa meilleure copine, du frère de sa meilleure copine (un grand benêt) dont elle tombe amoureuse, et de la mère de sa meilleure copine (Isabelle Carré) qui va bientôt sympathiser avec ses parents... sans oublier la psy (isabella Rossellini, merveilleuse) à qui tout le film n'est d'ailleurs qu'une longue lettre adressée, tapée à deux doigts sur une machine à écrire en plastoche
Le dispositif évoque immanquablement le précédent (et premier) long-métrage de la réalisatrice, La tête de Maman, d'agréable mémoire, qui parlait aussi de la famille en général, et  du rapport mère/fille en particulier. C'est très agréable à regarder, c'est drôle, c'est tendre, parfois trash, ou gentiment vachard, avec des moments superbes et d'autres plus convenus (les scènes de "spectacles enfantins" me sont, je dois le reconnaître, plutôt insupportables).
La réalisatrice a adapté le roman du même nom, que j'avoue ne pas avoir lu (ni avoir eu envie de lire), un genre d'hymne à la vie, à l'amour, à la famille, dont on peut se demander par moments s'il est tout à fait sincère, et si on n'a pas trop forcé sur la corde "sensible" (la fin, notamment, détonne un peu me semble-t-il)
Ce qui m'a le plus gêné, et la réalisatrice n'y est pour rien, c'est d'avoir vu avant le film la bande annonce de "Cherchez Hortense", avec Jean-pierre Bacri et Agnès Jaoui Isabelle Carré, qui m'a pendant le film fait penser aux Sentiments de Noémie Lvosky, avec justement Isabelle Carré et Jean-Pierre Bacri, avec lesquels ce Vent dans les mollets n'est pas tout à fait étranger (dans sa partie adulte, bien sûr...)
L'interprétation est parfaite, les enfants comme les adultes sont très justes (mais vraiment chapeau pour les gamines!), et le petit parfum de nostalgie (le film se situe dans les années 80, l'évocation est plaisante sans jamais devenir pesante) rajeunira (et petitemadeleinisera) les plus chenus des spectateurs (dont je fais , hélas, partie).
Bref, un parfait moment de cinéma estival, (intelligent, ce qui ne gâche rien, et nous changera énormément de toute la soupe cinématographique indigente et décérébrée qui nous fus servie au bôô cinéma en ce bôô mois d'août), idéal pour finir en beauté et en douceur ce, justement, mois d'août.

 

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25 août 2012

cadre de vie

A PERDRE LA RAISON
de Joachim Lafosse

Si les deux films précédents de Joachim Lafosse (le fraternel Nue propriété et l'éducatif Eleve libre) pouvaient être légitimement qualifiés d'inconfortables, ce nouveau film l'est encore davantage, et ce bien  après la projection... la chronique implacablement (impeccablement) mise en scène d'une histoire (d'amour, de famille, de pouvoir, de dépression) dont on connaît, dès les premiers plans, l'issue, et dès lors, plus aucune issue possible, le film progresse inexorablement, s'échafaude, s'achemine, (au choix descente aux enfers, chemin de croix, calvaire, toutes images impliquant l'idée d'une trajectoire (humaine) vers un indicible point de non-retour), mais aussi une histoire simple, avec des gens et des mots de tous les jours, famille, repas, courses, factures, penser à fermer la porte, prendre des médicaments, des gens progressivement broyés par une situation qui les dépasse, la faute à qui, la faute à chacun, la faute à tout le monde, semble dire Joachim Lafosse...
La mise en scène est magistrale, avec un travail formel rigoureux de cadrage et de compositon des plans, qu'il tient jusqu'au bout. Dans la majorité des scènes, la vue est partielle, il en manque un morceau sur le bord, plus ou moins important, c'est comme si le réalisateur interposait sciemment un obstacle dans le champ, entre les spectateurs et les personnages, comme si ceux-ci étaient épiés par la caméra, observateur omniprésent, omniscient, qui ne révélerait jamais tout à fait sa présence. Comme si les scènes étaient sous la menace d'on ne sait trop quoi, comme si elles ne pouvaient pas être jouées / vécues totalement. Cette réduction  de l'espace est encore consolidée par la présence obsédante de lignes verticales qui viennent un peu plus fractionner cet espace déjà exigu où évoluent, en vase clos, ces trois personnages, dont il serait d'ailleurs temps de parler : Murielle et Mounir (les tourtereaux) et André, le père adoptif de Mounir, chez qui lesdits tourtereaux viennent "par la force des choses" d'emménager.
Mounir et André sont joués par Tahar Rahim et Niels Arestrup, recomposant (d'une certaine façon) le rapport (de force) qu'ils avaient dans Un prophète, (et pouvant par la même infulencer le spectateur qui a déjà vu le film) à la différence qu'ici, rien n'est jamais dit  sur ce qui se joue vraiment dans cette relation entre un Tahar Rahim étonnamment juvénile (on dirait qu'il a 10 ans de moins que dans Un prophète) et un Niels Arestrup qui nous la joue sobrissime, médecin affable, attentionné, attentif, mais surtout parfaitement opaque. Une relation indiciblement forte, dont Murielle (Emilie Dequenne) est, dès le départ, explicitement exclue, sans que cet état de fait puisse à aucun moment être remis en question.
Le film va donc suivre le personnage de Murielle et son impressionnante évolution physique (de la solaire demoiselle frisée qui rit aux éclats dans la voiture tout au début à la triste maman à djellabah et visage tiré de la fin), au fil de ses grossesses successives et de la détérioration de sa condition. Il faut ici saluer l'impressionnante partition d'Emilie Dequenne, qui éclipse quasiment ses deux partenaires (qui sont pourtant déjà excellents), dans ce portrait qui reste pourtant, toujours, d'une sobriété confondante.  On reste là, scotché sur son siège, crispé, témoin impuissant, compatissant (car le regard du réalisateur, ainsi qu'il l'explique brièvement sur ses intentions dans un carton final, est volontairement "décentré", par rapport au fait-divers dont le film est tiré : il ne s'agit ni d'une reconstitution ni d'une démonstration, ni même d'une justification,  simplement  d'essayer de comprendre comment quelqu'un de "normal" peut être amené à commettre un acte aussi inimaginable.)
Même la scène finale, terrifiante, et à laquelle on repensera longtemps après le film, l'est encore plus parce qu'elle est traitée en off,sans effet, sans un bruit, sans rien. Je suis resté figé sur mon siège un certain temps après la fin du générique, d'ailleurs (et j'enviais presque Dominique qui me surprend à chaque fois par la facilité avec laquelle elle sort des films, sans s'y attarder.) Même en étant nul en classique, j'avais deviné que la musique, alors, ne pouvait être qu'un Stabat mater...

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23 août 2012

livres

"rien fait", peut-être, cet été , en tout cas au moins j'aurai eu le temps de bouquiner, et peut-être autant dépuis début juillet que je ne l'avais fait depuis le début de l'année! ainsi lu, coup sur coup :

UN EMPLOYE MODELE
de Paul Cleave
une découverte, un choc, un grand plaisir de lecture, la prouesse de faire d'un sérial jiller un narrateur plausible, mais aussi un personnage sympathique... délicieusement ambigu ? (et une scène qui fait mal aux couilles)

VANILLA RIDE
de Joe Lansdale
enfin en poche, ce volume des dernières aventures de Hap et Léonard (l'hétéro et le pédé), dans une langue toujours aussi jubilatoirement imagée et drôle ; bastons homériques et gros mots à la pelle, j'adore...

L'URGENCE ET LA PATIENCE
de Jean-Philippe Toussaint
des texticules où l'auteur parle de lui, de l'écriture, de son rapport avec sa maison d'édition, de Beckett... Léger, estival, quoi!

UN PERE IDEAL
de Paul Cleave
moins fort que le précédent du même auteur, pas de la même hauteur, donc!

LA VIE SEXUELLE DES SUPER-HEROS
de Marco Mancassola
une belle écriture à la Philip Roth pour une belle uchronie, un monde où les super-héros sont désormais vieillis et menacés... du sexe, certes, mais aussi beaucoup de sentiments... touchant, passionnant

LE LIVRE DES MEMOIRES
de Peter Nadas
un monument, de part le nombre de pages (750), l'intensité et la densité fiévreuse de l'écriture, un livre univers, multiple, foisonnant, bouleversant, avec plusieurs strates temporelles et/ou fictionnelles, des pages belles à pleurer... nécessitant une lecture attentive pour n'en pas perdre le fil...

COLD IN HAND
de John Harvey
retrouvé avec plaisir ce bon vieux Charlie Resnick, ça commence planplan mais Harvey sait y faire, et on reste scotché jusqu'au bout... Angleterre à terre, toujours ce climat délétère et chronique sociale à la Loach... ça sent la bière, la clope, le thé plus ou moins chaud, les sandwiches improbables... du bonheur!

 

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22 août 2012

apparitions

COURNOUAILLE
de Anne Le Ny

J'avoue, au vu de l'affiche et du nom de Vanessa Paradis (après le souvenir malheureux de Je me suis fait tout petit) je craignais une nunucherie, et avais, a priori, décidé de zapper le film. Et puis j'ai vu le nom de la réalisatrice, dont j'avais plutôt bien aimé les films précédents (Ceux qui restent et Les invités de mon père), et puis j'ai eu un écho plutôt favorable de Gigis, qui y est allé, et le peu qu'il m'en a dit m'a finalement décidé...
J'y suis allé hier soir, eh bien, pas nunucherie du tout... D'abord Vanessa Paradis m'a vraiment bluffé dans ce personnage d'Odile (loin des facilités et approximations de ses rôles précédents, peut-être parce qu'ici elle était - enfin - "dirigée" ?) un rôle de maturité qu'elle interprète avec une force et une sobriété confondantes. Oui, elle est parfaite dans ce rôle. Ensuite, parce que la demoiselle est bien entourée : d'un côté Jonathan Zaccaï, pour qui j'ai une grande tendresse, et de l'autre Samuel Le Bihan, pour qui j'ai eu une grande tendresse (ah, Vénus Beauté Institut !), même s'il s'est ensuite fourvoyé dans pas mal de merdouillasses (ah, Total western...). Le cadre, non plus, n'est pas étranger à mon goût pour ce film : si je vous dis Finistère, Audierne, Cleden, ça ne provoque peut-être rien chez vous, mais en ce qui me concerne, mes yeux s'allument, en souvenir de plusieurs délicieux séjours estivaux dans cette Bretagne du bout tout à fait de la carte, que la réalisatrice aime visiblement et sait magnifier d'émouvante et grandiose façon (le film est plastiquement superbe).
Si vous ajoutez à celà l'histoire d'une maison familiale héritée, où s'entassent des souvenirs et se baladent les témoins bienveillants d'un passé qui n'est plus, maison avec laquelle Odile se retrouve bien empêtrée (je la vide / je la vends / mais tout n'est peut-être pas aussi simple...), mais qui va être aussi pour elle l'occasion d'une véritable catharsis (hmmm c'est la première fois que je réussis à mettre ce mot dans un post, et j'espère que c'est à bon escient, je vais aller tout de suite vérifier.... - après vérification, oui oui c'est pas mal ça me convient... -) dans un univers où soudain les frontières deviennent floues entre les souvenirs et les apparitions, où la ligne de fuite  entre fantasme  et réalité devient de plus en plus mince, où les souvenirs reprennent vie en même temps que des choix - de vie, justement - prennent corps de façon imprévisible.
Odile aura grandi, changé, d'un bout à l'autre du film, dans un univers mouvant, tiraillé entre le "réalisme" des interprètes (tous sont merveilleux de justesse et de simplicité), le "terre-à-terre" (même si c'est paradoxal pour un film breton ; pourrait-on créer le néolégisme "mer-à-mer" ?) de l'environnement, des situations, et le... fantastique léger (parfois tirant juste un peu trop sur la corde du folklorico-breizh) qui vient nimber l'ensemble...
Ah, les parents... Guérit-on un jour vraiment de sa famille ? En voici en tout cas une très jolie illustration de plus (avec le plaisir de revoir Aurore Clément...)

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21 août 2012

le boucher

C'est un boucher...

je suis chez lui avec (? un autre homme que je ne connais pas, mais qui, lui, visiblement le connaît bien). En sortant de la pièce, je trouve dans le couloir, par terre, une canette de bière cassée, il y a des très petits morceaux, ça peut-être dangereux, je cherche le boucher pour le prévenir, l'autre alors passe la tête par la porte entrebâillée, et me tend une pelle (avec un long manche) et une balayette (qui ressemble plutôt à un plumeau ou une houppette, avec un long manche aussi, pour ramasser les morceaux, j'essaye, ce n'est pas très facile, d'autant plus qu'il semble qu'il y ait une tâche incrustée dans le lino, explique-je au boucher qui arrive à ce moment

je marche (nous marchons) en sortant de la maison... un peu plus loin il ya une rue qui ressemble à l'allée centrale d'une propriété privée, j'hésite à plusieurs reprises avant de l'amprunter, le boucher m'explique que c'est facile, qu'il faut continuer toujours tout droit, toujours tout droit, et on l'on arrive enfin derrière une vaste baie vitrée, à travers laquelle j'aperçois, de l'autre côté de la rue... la gare de Vesoul! je suis émerveillé de savoir qu'à vol d'oiseau il habite en droite ligne en face de la gare!
on est couchés, tous les trois, mais chacun dans son lit, et chacun dans son sens

nous sommes debout, il me tient par l'épaule, il me chuchote qu'il est vachement content que je sois là, qu'il avait très envie qu'on se revoie, je lui dis que moi aussi, et qu'il faut remercier le hasard, au mot hasard, il hausse le sourcil, comme s'il n'avait pas vraiment compris et me répond un truc du genre "ouais, à quarante ans, il serait temps..."

beaucoup de gens dans la pièce à présent, à un moment, il se tient au milieu, accroupi, tout le monde le regarde, et fait un truc vaguement ridicule : il fait semblant de s'exprimer "en chien" pour réprimander (pas très fort) son fils, qui a fait une bêtise, je détourne les yeux car je le trouve ridicule

on se tient à nouveau par l'épaule, très proches, donc, et il me fait faire le tour de l'assistance, pour embrasser les gens (plutôt les mecs, d'ailleurs), il fait la bise d'un côté et moi de l'autre , comme nos têtes sont très proches ça n'est pas très facile, j'ai notamment du mal à faire correctement la bise à un mec qui a mis un faux bec de canard en plastique

on est en train de parler, il me parle de trucs qu'il a fait avant, et je réalise soudain avec tristesse que, la scène précédente, je viens de la rêver, et qu'elle n'a absolument pas eu lieu... oui, ça m'attriste

on est à présent dans une cour, genre cour d'école, où il est question d'installer les tables pour le repas de midi qui va y avoir lieu. je passe par une petite pièce où on installe les enfants (les plus petits) qui vont y faire la sieste, je suis obligé d'intervenir pour rétablir un peu l'ordre et le calme car d'autres enfants, plus âgés, viennent les déranger et vont les empêcher de dormir

je vois arriver Salim M., avec d'autres ados, je le salut ironiquement "tiens voilà Monsieur Salim M." Il laisse tomber , comme d'habitude, un tas de trombones et de pièces de monnaie qu'il a sorti de ses poches. je ramasse les pièces (1€, 2€, et des très grosses, argentées, comme fausses, pièces de 5€) comme si j'allais les confisquer, mais finalement je lui tends, sans qu'il me demande rien, d'ailleurs (je me dis que je suis un peu con, que c'est moi qui ai fait tout le boulot pour rien)

pour installer les tables (ce sera un grand U, comme pour les banquets), il faut mettre bout à bout des supports, très lourds, constitués de 3 poutres parallèles, en chêne avec entre elles un espace de la largeur d'une poutre, et, sur ces supports, il faut poser les plateaux, mais qui n'ont pas les mêmes dimensions et ne sont pas forcément adaptés, je manque d'en faire basculer un en voulant "le remettre droit"

une nana m'explique que, si c'est très long (de mettre la table) c'est parce que, à l'intérieur, ils essuient consciencieusement chacune des choses, avant de les apporter

20 août 2012

sept à boire à boire à boire...

(air connu)

oui, sept points de détail de ce blog (que vous devez commencer à connaître si vous le fréquentez régulièrement) :

1) les films (quelques chouchous de la saison en cours)

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2) les acteurs (et trices, mais quand même en principe plus teurs)

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3) les mots (tout ce qui s'écrit sur les murs, notamment)

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4) les travailleurs (d'une jolie série aux Halles)

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5) les fleurs (oui oui je suis un midinet, je suis un rose trémier, je suis je suis...)

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6) les livres (des lus, des relus, et des en train de)

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7) les culs (non non, même pas honte, j'assume...)

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... toutes choses agréables s'il en est mais pourquoi donc s'arrêter à 7 dans cette liste ??? Eh eh parce que c'est aujourd'hui le 7ème anniversaire de ce blogchounet! Une pensée émue pour ma bonne marraine de blog Catherine (qu'elle en soit encore une fois remerciée) et des bisous à tous les autres, lectrices (je sais qu'elles sont en majorité, même si ça peut sembler paradoxal -quoique-), lecteurs, cinéphiles ou non, amis, passants, flâneurs, mateurs, amateurs, j'en passe et des meilleur(e)s... à l'année prochaine, hihihi!

 

 

 

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