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lieux communs (et autres fadaises)
19 août 2012

apparition

LA VIERGE, LES COPTES ET MOI
de Namir Abdel Messeeh

Sous ce titre pas forcément très... vendeur se cache un drôle de film. Attachant, incontestablement, de par ses faiblesses et ses maladresses même. Un drôle d'objet donc, un film qui prend pour sujet son réalisateur et pour objet le work in progress du film que justement, il est en train de faire , mais qui n'est pas tout à fait, vraiment, le film que vous, spectateur, êtes en train de voir (Hervé me faisait remarquer, très justement, qu'on n'était pas très loin alors, du JE FAIS FEU DE TOUT BOIS , de Dante Desarthe).
Attachant et émouvant, parce que, sur un sujet pas forcément très... affriolant (les apparitions de la Vierge en Egypte) le réalisateur (qui se présente comme égyptien, copte, et athée) réalise (tricote) un vrai-faux documentaire sur un vrai-faux film en train de se faire avec sa caméra, celle avec laquelle il filme les différents intervenants, mais aussi la deuxième, celle qu'on ne voit jamais, celle avec laquelle on est en train de le filmer  (il y a quelque chose de pirandellien dans ces différents niveaux de filmage et de fiction, puisque l'existence de la deuxième caméra, si elle est sous-entendue, n'est jamais complètement dite ou explicitée (on ne verra apparaître qu'une perche pour la prise de son, mais volontairement, et revendiquée au sein de la fiction, celle-ci).
J'ai toujours dit que j'aimais les films au sein desquels il y avait un autre film en train de se faire (La nuit américaine, L'état des choses, Ca tourne à Manhattan), mais ici le cas est un peu particulier : puisque les deux (le film et le film dans le film) se confondent quasiment, et assez plaisamment ma foi, étant très difficilement séparables (divisibles ?).  Fiction et réalité, huile et eau, miscibles, non miscibles... Pour résumer les choses, le film se compose de deux parties : dans la première (qui est une fiction) le réalisateur tourne un documentaire, tandis que dans la seconde,il tourne une fiction (mais qui est en réalité un documentaire). Le réalisateur filme, il est filmé, des choses sont vraies, d'autres sont vraies mais ont l'air jouées, d'autres sont jouées, d'autres sont rejouées pour avoir l'air vrai, et d'autres encore ne sont ni l'un ni l'autre, ou plutôt, si, justement, les deux en même temps.
Il ne reste plus qu'à accepter de lâcher prise, et à se laisser trimballer, à déambuler, comme à dos d'âne, nonchalamment, autour de la famille de Namir Abdel Messeeh (sa mère, d'abord, qui est un personnage central du film (dans la première partie en tant que témoin dans la seconde en tant qu'intervenante, et de taille), mais aussi la grand-mère, les oncles, les cousins et et cousines (au générique, la famille Messeeh fait aussi fort que la famille Rabeur-Zaïmèche dans les films du même nom!), les voisins, le village, mais aussi la société égyptienne en général, la cohabitation des chrétiens et des musulmans, des hommes et des femmes, des pieux et des incroyants, sans oublier la politique, le gouvernement, la répression, la censure, les bakchichs... dans une narration multiple, foisonnante, ingénieuse,  avec bien sûr quelques cahots en cours de route, mais le voyage en vaut incontestablement la peine...
En faisant mine de rester centré sur... son épicentre - familial au départ -, Namir Abdel Messeeh décentre ensuite habilement son discours, de la même façon que dans le "film dans le film" il abandonne son sujet- prétexte de départ - la Vierge - pour se s'attarder sur les retrouvailles avec sa famille, justement (enfin, la famille de sa mère).
Je le redis, le film est très plaisant, vraiment, et ça serait vraiment bien (un miracle ?) qu'il puisse "rencontrer son public", même si l'atypisme de l'entreprise ne laisse pas présager les meilleures conditions pour. En tout cas, nous, on va le passer dans le bôô cinéma!
Un petit regret, toutefois, sur la toute dernière partie du film, où on a l'impression d'un (encore plus) joyeux foutoir (que d'habitude), comme si le réalisateur s'était un peu empatouillé les pinceaux dans la masse d'images et de piste possibles, et nous les livrait un peu en vrac, tel(les) que, en bout-à-bout, comme sans vraiment savoir ce qu'il voulait exactement dire, ou plutôt sans pouvoir vraiment choisir... Le sentiment, oui, qu'il nous laisse un peu en plan, le bec dans l'eau, à repartir ainsi, avec sa mère, vers de nouvelles aventures...
Mais comme dirait Téléramuche, ne boudons pas notre plaisir (tiens, justement, je suis curieux de savoir ce que Téléramuche va en dire, du film, qui sort, précisons-le, le 29 août - et que j'ai donc eu la chance de voir avant les autres, grâce à la gentillesse de sa maison de distribution, Sophie Dulac (qui a eu la bonne idée de nous faire parvenir un dvd, signe que oui oui notre association de ciphiles commence elle aussi à avoir un peu d'entregent , - mais bon, c'est certain bien moins que mon amie Zabetta, que je salue au passage - et fermons là la parenthèse.)

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18 août 2012

bussang 2012

Bussang, c'est une institution estivale,  le passage obligé chaque été ou presque (le plus compliqué étant de se mettre d'accord avec les amis pour trouver une date commune pour y aller, because j'ai horreur mais vraiment horreur de conduire en montagne), et il en va des rencontres théâtrales comme il en va des humaines, ça dépend des années, des fois c'est bien, des fois c'est moins, des fois on est séduit, et d'autres on est déçu, c'est la vie...

Cette année ? En ce qui me concerne, une grande année. deux spectacles, très très différents, mais qui m'ont, autant l'un que l'autre plu, chacun à sa façon, CAILLASSES l'après-midi et LES ENCOMBRANTS FONT LEUR CIRQUE, le soir.

CAILLASSES
de Laurent Gaudé
mise en scène de Vincent Goethals

Il s'agit d'une commande du metteur en scène à l'écrivain, et je dois dire qu'en y allant, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, le peu d'expérience que j'avais avec les textes de L. Gaudé ne plaidant pas à sa faveur. Il semblait que, pour la circonstance, la scène en pente du Théâtre du peuple l'était encore plus que d'hab', mais peut-être était-ce juste un effet d'optique. Où il est question de Territoires. Occupés. qui ne sont jamais clairement nommés mais bon c'est tout comme. Avec des soldats (qu'on ne verra jamais, mais dont on parlera / qu'on entendra beaucoup) qui contrôlent les entrées et sorties. On va suivre, en parallèle, les aventures de Farouk, le père de famille (sur scène, "dans" le territoire, donc) et de Meriem, sa soeur, qui avec l'aide d'un passeur essaie de rentrer clandestinement pour retrouver son frère. Ceux-là sur scène, et ceux-ci en déambulation dans tout le reste de l'espace du théâtre, scènes en alternance jusqu'au point de rencontre entre les deux qui ne va pas du tout se produire comme prévu, ni pour l'un ni l'autre.
La langue est belle et forte, et la scénographie l'est tout autant. Dès le début, j'ai été saisi, porté, emporté, tout au long d'une première partie à la progression dramatique aussi rigoureuse que douloureuse, qui va littéralement imploser avec la naissance du personnage qui donne son nom à la pièce. Le dénommé Caillasse, né de rien, à un endroit bien précis, cristallisant en lui toute la colère, toute la violence des pierres que justement on jette. Tout ça dans une belle atmosphère sable et bleue, sous les mots d'un choeur à l'antique, personnage à voix multiples qui commente et scande l'action (avec plus ou moins de bonheur, parfois).
Si le ton de la première partie ne poussait pas à l'allégresse, celui de la seconde le fera encore moins. Toujours aussi habilement servi par les cinq pièces de décor modulables (vraiment, chapeau pour cette structure, dont les élement pris séparément semblent tous, suivant les perspectives, plus ou moins de guinguois), l'action va se déplacer en ville, puis dans un bus, plus tard encore dans un cimetière, jusqu' à une fin que j'ai trouvé pour ma part parfaitement sublime (j'adore, quand on chuchote, que ce soit au théâtre ou au cinéma, d'ailleurs!) même si (et peut-être justement parce que) elle prend palce après quelques scènes un peu maladroites (le fantôme) ou longuette (le cimetière, justement), avec une ouverture du fond de scène qui, pour le première fois, me semble-t-il ne provoqua pas l'habituel "oooooooohhhh" de plaisir du public (il faut dire que ni le moment  ni le lieu  ne s'y prêtent vraiment).
En tout cas, en sortant, je peux dire que j'étais vraiment bouleversé, et que les mutliples rappels du public pour les acteurs étaient plus qu'amplement mérités. ils nous ont offert un merveilleux moment de théâtre, et il faut vraiment complimenter la troupe pour son homogénéité, tant on aurait du mal à trouver des différences entre les acteurs professionnels et les amateurs (une mention spéciale pour Christiane Lallemand, une des plus anciennes "amateur", qui se sort avec tous les honneurs d'un rôle important (Mériem) qu'elle tient avec brio d'un bout à l'autre de la pièce...)

LES ENCOMBRANTS FONT LEUR CIRQUE
Mise en scène de Claire Dancoisne

C'est celui-là (de pestacle) que je tenais le plus à boir, parce qu'il ya un ami qui joue dedans (et ça fait toujours plaisir de voir les amis sur scène). Des marionnettes, donc (une première à Bussang) et qui plus est animées par un troupe mêlant "professionnels" et "amateurs' (une autre première pour "la pièce du soir" de Bussang). Un petit cirque (le chapiteau les lumières la sciure) où font leurs numéros des petits vieux et et des petites vieilles... Musique foraine, à l'energie pimpante / clinquante d'un Nino Rota (dont on sait bien aussi qu'il dissimule toujours une subtile mélancolie), voix de stentor d'un monsieur Loyal à l'énergie ritale, et numéros mettant en scène un bestiaire mécanique ébouriffant / éblouissant. Une poésie à la fois violemment nostalgique et comiquement pugnace. On voudrait que ça ne s'arrête jamais, et cette heure et quart passe tellement vite, en compagnie de ces créatures batifolantes et de leurs manipulateurs qui non seulement mouillent sérieux le maillot mais prennent visiblement autant de plaisir que nous. Des numéros qui laissent pantois (le dressage de boîtes de sardines, le requin, le rhinocéros, le domptage d'étoiles filantes) entre le plaisir du fou-rire, l'émerveillement devant la perfection des machines et la curiosité devant certains effets (mais comment font-ils pour animer ça comme ça ? Pépin j'aurai deux trois questions à te poser à ce sujet...) On ne peut sortir de là qu'avec, justement, des étoiles au fond des yeux, et une envie énorme de se joindre à cette troupe mirobolante et brinqueballante.
Du grand bonheur, oui!
Le seul regret, c'est à moi-même que je le dois, et c'est donc à moi que je me suis pris, pendant tout le début du spectacle : c'est la première fois que j'assistais à la "pièce du soir" depuis le balcon (d'habitude, la jauge étant beaucoup plus réduite, j'étais toujours en bas, dans les quatre ou cinq premiers rangs qui plus est). Et bien là, il y avait 700 personnes, et pas question donc d'essayer de se rapprocher... Étant miraud (ahlala mes vieux yeux) et assis loin, il y a donc des choses qui m'ont échappé, et ma frustration n'en était que plus intense. Par exemple, au début, je ne voyais que les manipulateurs, beaucoup plus que les marionnettes, sur lesquelles j'avais du mal à "faire le point", et il fallait des conditions précises d'éclairage pour que je ne parvienne à voir que celles-ci, (ce qui est tout de même le but du jeu, non ?), j'avais beau me tirer les yeux, je n'arrivais même pas à reconnaître la tête de mon ami Pépinou...  Ce qui m'a grignoté tout de même un peu de mon plaisir, je dois le reconnaître, et donc je me suis juré solennellement : plus jamais, plus jamais le balcon!

18 août 2012

september

quand on se dit que c'est bientôt l'anniversaire de Catherine, de Christine, de Marie, d'Elizabeth
quand les roses trémières donnent leurs graines
quand on tape et met en page la prog n°1 del aprochaine saison
quand on commence à recevoir les ctalogues du Thé v', du CDN, etc
quand on reçoit le joli agenda "2012/2013" qu'on a fait de ses petites mains
quand on commence à réfléchir au "film de la soirée de rentrée"
quand les impatiences font péter leurs petites cosses dès qu'on les effleure
quand les préparatifs de la course hippique de C. commencent
quand on commence à raisonner en semaines restantes, puis en jours
quand on approche du (puis qu'on dépasse le) quinze août
quand on recommence à rêver d'école
quand on se dit que, tiens, il faudrait quand même bientôt penser à l'ouvrir, ce sac

... oui, ça sent le mois de septembre!

15 août 2012

endorphine

CHERCHER LE GARCON
de Dorothée Sebbagh

Ca faisait un certain temps que je ne n'étais pas allé au ciné "pour de vrai". Il y avait ce soir la foule (et donc la file d'attente) des grands jours au Kursaal... heureusement "nos" places (celles où on n'a personne devant et où on peut donc étendre ses jambes) étaient libres!
Film que j'avais raté quand on l'avait passé ds le bôô cinéma parce que j'étais à Paris. Film dit "de fille(s)" (Letourneur, Donzelli, Fillières, pour situer mes goûts en la matière) que j'avais envie de voir. "Agréable film estival" avait même précisé Hervé...
Une demoiselle cherche  le mec (de sa vie ?) sur un site de rencontres, et la réalisatrice nous fait profiter de son carnet de rendez-vous, justement. C'est sympathique, drôle, léger, avec une bande-son agréable et acidulée. Le catalogue des différents spécimens mâles est assez plaisant, juste et bien vu (le pressé, le romantique, le pervers, le bonhomme, le touchant, etc.) et la brieveté du film (70') ne laisse pas au spectateur le temps de s'ennuyer, juste celui de sourire, de s'attendrir, et de constater que, oui, effectivement, il vaut mieux laisser faire le hasard... Pourrait être vu comme une autre facette (un prolongement) du Monde dans femmes, de Guillaume Brac, ou du Marin masqué, de Sophie Letourneur, ou planerait l'ombre bienveillante de... Rohmer, disons, au hasard... Marivaudage estival, hétéronormé certes, mais ne boudons pas notre plaisir, avec les mots à la fois comme arme et comme armure, les corps qui font ce qu'ils peuvent, et Cupidon qui s'en fout...
Mention spéciale au générique de fin, qui revisite le film à travers une chouette petite animation.

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15 août 2012

bouquin de vacance

14 août 2012

gens

un soudain et quasi imperceptible (et incompréhensible ?) voile de mélancolie, qui viendrait tout à coup envelopper avec délicatesse le matin de ce nouveau jour

(à cause de ce rêve ? je rêve beaucoup, disons plutôt que je me souviens beaucoup de mes rêves, de la masse de gens qui de façon générale les habite, oui j'ai des rêves sociaux, rêves dont la multiplicité des intervenants viendrait, en quelque sorte, contrebalancer le peu de gens que je vois, en réalité, chaque jour)

j'ai une vie sociale onirique exténuante

(à propos du peu de gens que je vois chaque jour, n'était l'attentive bienveillance de mes voisins d'en face, je pourrais très bien passer des jours entiers (et je le fais parfois) sans voir personne)

se couper du monde (là me manque un adverbe : imperceptiblement ? progressivement ? insidieusement ? inexorablement ? inéluctablement ? j'aimerais en trouver un qui les signifie tous en même temps)

11 août 2012

voyages

Je suis sur le point de partir en voyage

je suis chez des copains (amants ?) et il est question que j'emmène leur chien (mais ne serait-ce pas plutôt eux qui partent en vacances ?) , l'un deux me donne le "manteau" du chien , qui est un genre de structure en cordes nouées ensemble, en forme de chien, mais vide, je pense qu'il doit être très difficile de lui mettre (et je me dis que je ne lui mettrai pas)

le chien est gentil, un peu foufou, mais il est gros

j'étais parti mais je reviens chez eux avant le départ, c'est le soir, il ya du monde qui discute autour de la table, j'ai posé mon sac sur le lit et je l'ai ouvert, j'ai sorti une chemise qui contient plein de petits morceaux de journaux, des photocopies, en noir et blanc, tous plus ou moins représentant des mecs à poil, soudain la couette se soulève, le lit n'était pas vide, et un des deux (mon préféré d'ailleurs) était en train d'y dormir ; avec le mouvement de la couette, toutes les coupures de journaux sont tombées par terre, je suis gêné et je les rassemble en vitesse, pour qu'il ne puisse pas voir de quoi il s'agit

je suis dans un espèce de hall (pour aller prendre l'avion ?) tout au fond de la salle, derrière un enchevêtrement de tuyaux genre beaubourg, j'aperçois, assis à une table en train de manger, les deux mecs à qui je voudrais dire au revoir (mais ne serait-ce pas plutôt une femme avec ses deux enfants ?) lorsqu'ils se lèvent pour prendre l'escalator, je me précipite à leur suite, mais je les vois disparaître sans pouvoir leur faire un signe

je suis dans un bateau, je marche dans un couloir, je vois un écriteau qui m'informe en anglais que les coursives sont fermées à partir de 19h et que je dois me rendre sur le "upper deck", je réalise que dorénavant, tout le monde ne va plus parler qu'en anglais, et qu'il va falloir que je fasse des efforts à la fois pour comprendre et pour me faire comprendre

je traverse une salle ou des gens sont assis à des tables, avec des petites bouteilles, certains ont même mis la tête sous une serviette, comme pour faire une inhalation, je réalise en levant la tête qu'il s'agit d'un duty-free qui (ne) vend (que) des huiles essentielles

9 août 2012

en zappant...

oui, je passe pas mal de temps sur le ca'pé, principalement pour m'y endormir, je le reconnais (c'est incroyable ce que c'est hypnotisant et infailliblement neuroleptique pour moi! et donc je zappe... Un peu les J.O (mais ce que j'avais le plus envie de voir ne passe pas à la télé, je dois me rabattre sur l'ordi et francetv, qui permet de voir les mêmes choses mais sans coupures pub et surtout sans commentaires idiots, le bonheur! j'ai fait mes choux gras de la lutte, du plongeon, du trampoline, de l'haltérophilie, du water-polo, notamment) mais surtout les films

... je zappe car je suis un grand indécis, et, étant donné que j'ai beaucoup de chaînes cinéma, je n'arrive parfois pas à me décider, et je zapotte ainsi entre deux films ou plus, quelquefois très différents, hélas au détriment des uns et des autres ! Films que j'ai déjà vus, le plus souvent (j'aime beaucoup voir des films, mais ça vous le savez déjà) mais que j'ai souvent plaisir à revoir en pièces détachées, films que je n'adore pas forcément, mais où j'attends une scène particulière (par exemple, je n'arrive pas à chopper le début de Pédale douce, quand Timsit est arrêté à un feu rouge, torse-nu dans sa  voiture, juste à la hauteur d'une voiture de flics, avec du Mylène farmer en bande-son)

de ces derniers soirs ?
30 juillet : entre LA TRAVERSEE DE PARIS (Autant-Lara) et STAND BY ME (Rob Reiner)
31 juillet : deux doigts d'ABYSS (version longue)
2 août : le début de NUS ET CULOTTES (je zappe quand je vois que les zizis sont cachés par une feuille de vigne dessinée dessus) puis entre ZACK ET MIRI FONT UN PORNO (Smith) - ohlala Seth Rogen... - et LE COUSIN (Corneau) et aussi GARE CENTRALE (Chahine), malheureusement sacrifié après en avoir loupé le début
4 août : entre NUIT D'ETE EN VILLE (Deville) - jamais vu en entier - et LE LOUP-GAROU DE LONDRES (Landis) - archi-connu mais trop fort! -
6 août : SIMETIERRE (Lambert) - bouh fais moi peur! mais hélas en vf -, FAIS-MOI PLAISIR! (Mouret) - mouretissime ! -  et FRANKIE ET JOHNNY (Marshall) - que j'adore tout spécialement : Pacino et Pfeiffer in love dans un bouiboui graisseux -, puis, en entier SEPT ANS (Hattu), inconnu au bataillon et qui méritera quelques lignes à part
8 août : POURQUOI PAS! (Serreau) - ou comment nos rêves d'adolescence ont pris un léger coup de vieux, mais les acteurs ( surtout Frey, Gonzalez, Murillo et Aumont) sont impeccables - et I LOVE YOU PHILLIP MORRIS - Carrey in love de Mc Gregor on n'y croit pas une seconde - et , avec un chouïa de CARNIVAL OF SOULS (Harvey) -toujours impec' craspec'

j'ai revu aussi plusieurs morceaux de TRAVELLING AVANT (Tachella) film pour qui j'ai une certaine tendresse, entre Simon de La Brosse, Ann-Gisel Glass et surtout Thierry Frémont, qui est un acteur que j'adore là-dedans, et que je trouve  scandaleusement sous-employé, d'une façon générale...

 

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et aussi reconnu dans un film... pas inoubliable (DEUXIEME QUINZAINE DE JUILLET, avec Zinedine Soualem et Michèle Bernier...) l'acteur qui interprète leur fils neveu (je viens de vérifier) -encore tout tout jeune !- prénommé d'ailleurs Kevin dans le film!

150800

Vous le reconnaissez, le petit Kevin, là-derrière ?

 

 

7 août 2012

d'un été exemplaire

... où je pourrais, si j'en avais le courage,  me laisser aller à écrire sur la vacance (on y revient toujours, surtout en été) oui ce temps délicieux merveilleux (oui oui je sais je sais je me répète) où rien ne pèse, rien ne compte, rien ne soucie ni ne préoccupe vraiment, les instants successifs sont dans la trame du jour comme des miettes sur la toile cirée de la cuisine, équivalents, minuscules, effaçables d'un revers de main, ils n'ont pas d'importance, mais chacun existe en tant que tel, qu'il soit pris séparément ou collectivement, en tant qu'élément faisant partie d'un tout...

les événements sont (ou ne sont pas), on fait (ou on ne fait pas), juste une certitude le temps qui passe, mais encore, avec un rythme particulier, spécial, adpaté, estival dirait-on, un temps sans repères (la plupart du temps) et par là-même indolent, oui, d'une nonchalance certaine, puisque rien ou presque ne compte, n'est fixé (et la moindre date précisée pour le moindre rendez-vous devient soudain vaguement effrayante : ciel, on serait donc à ce moment contraint ?)

on flotte, bienheureux (je l'ai déjà écrit oui oui je me répète encore, mais n'est-ce pas celà, justement, le propre de la vacance ?) comme ces histoires qu'ils connaissent pourtant par coeur mais que les enfants, justement demandent qu'on leur raconte, encore et encore, parce que justement ils savent à l'avance ce qui va être dit à ce moment là, et quelle péripétie va survenir à cet autre moment

dans ces vacances, qui me plaisent autant, il n'y a rien, (et il y a tout aussi), les jours sont comme la tapisserie de Pénélope attendant son Ulysse (qui, donc, selon nos prévisions, devrait retrouver les côtes d'Ithaque juste avant la fin du mois), une trame bariolée plus ou moins, aux motifs en général reconnaissables (et connus) qui s' (qu'on) élabore dès le début du jour, dès qu'on ouvre (c'est drôle, en relisant, je m'aperçois que j'avais écrit "ferme")  les yeux, et qui progressera d'heure en heure (au son du cliquetis du métier à tisser - mon père fut un moment ouvrier tisserand, je n'en ai gardé que le bruit de la machine et l'odeur de l'huile, fin de la digression -) oui le jour passe, et l'on ferait alors, au sens propre, tapisserie

des vacances considérées comme La guerre de cent ans, mais en infiniment moins belliqueux, par l'extrême petit bout de la lorgnette, le champ de bataille serait vide, il ferait chaud, on dirait pouce! et le combat aurait cessé avant même de commencer, faute de combattant, en tout cas une histoire genre cent fois sur le métier... pas de guerre, rien, quelques mouches, la sieste, un peu de vent, des sourires, le journal du jour comme péripétie ultime...

je range un peu, beaucoup, pas mal, ça dépend des jours (mais d'un jour à l'autre, justement, un oeil inattentif, et moins enclin que le mien à l'encouragement ou la gratification ne décèlerait pas forcément les différences - parfois subtiles il faut le reconnaître - dans l'agencement -ou le dés-, justement, des différents éléments de la pièce, tiens j'aurais dû prendre des photos c'eût été plus parlant

indolence, paresse, inactivité, flemme, farniente oh que je l'aime ce champ lexical là, avec juste une envie, tiens, celle de m'y allonger, de m'y étendre complaisamment, de m'y vautrer, adorateur invétéré que je suis de la position horizontale

6 août 2012

la viande

je retrouve Elizabeth et Hervé au restaurant (en angleterre ?) c'est bizarrement agencé, nous sommes assis chacun à une table individuelle, une petite table (comme à l'école) et les tables sont plutôt serrées

la viande que j'ai commandé arrive, c'est comme une très grosse entrecôte, mais quand je la coupe, je m'aperçois que l'intérieur est  rose, comme de la viande de porc crue, Elizabeth me dit qu'il faut absolument que la renvoie, pour qu'on la refasse cuire, je fais donc un signe au serveur derrière le bar

nous sommes le lendemain, et je repense à cette histoire de restuarant, et je n'arrive pas à me souvenir si, finalement, je l'ai mangée ou pas cette viande

... mais non, la voilà qui arrive, c'est maintenant un plat plutôt appétissant, même si un peu inhabituel : la viande est en croûte, il y a au-dessus du plat en terre une croûte très fine, friable, comme en pain azyme, et, à l'intérieur, la viande, dans une sauce à la crème ; le détail qui me fait absolument saliver c'est que, disposée tout le long du bord du plat (autour du morceau de viande, donc), il y a de la saucisse grillée, que j'espère être de la saucisse de Toulouse

(bribe de rêve lors d'un bref réendormissement en milieu de matinée)

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