Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
lieux communs (et autres fadaises)
20 décembre 2012

flammes

APRES MAI
d'Olivier Assayas

On en ressort tout nostalgiques, en se disant "nous aussi, on a été jeunes...". Une évocation plaisante, donc, et qui plus est  autobiographique, d'Olivier Assayas, qui nous raconte comment il a fini par devenir cinéaste (en fait, le film s'arrête juste avant...) après être passé, ado puis jeune adulte, par la révolution puis la peinture (et les destinées sentimentales, aussi).
Le film commence par une scène de manif plutôt violente (les CRS de l'époque n' y allaient vraiment pas de main-morte!) et continue avec la lutte (c'est normal, la lutte continue) entre nos jeunes révolutionnaires (d'obédience gauchiste, mais chacun avec sa sensibilité nettement marquée ; communistes, trotskystes, maoïstes, etc., chacune affrontant l'autre avant que de combattre l'ennemi commun : ces gros fachos de droite, le capitalisme, les médias à la botte du pouvoir, les réactionnaires, les petits bourgeois, and so on... Bref toutes les nuances du rose à l'extrême rouge dans des AG aussi fumeuses qu'enfumées.
Tout ça nimbé (assaisonné) dans le nuage de contre-culture post soixante-huitard (Actuel, Hara-Kiri, Rouge) avec toutes ses déclinaisons de propositions ; les AG enfumées, l'expression artistique, les bombages suavages, le cinéma militant, le voyage au Népal, les drogues plus ou moins douces, et, bien sûr, les histoires d'amour, celles de notre Olivier (qui ne se prénomme pas comme ça dans le film mais c'est tout comme), et de ses copains (et copines) aussi.
Le projet est sympathique, et pourrait être taxé de nombriliste - c'est d'ailleurs ce que j'ai pensé dès le début, qu'il ya vait dans le projet quelque chose de complaisant (de l'autobiographie à "regardez comme j'étais bien..." il n'y a qu'un pas), s'il n'y avait cette façon (un peu agaçante) de filmer, à maintes reprises, tout ça à travers les arbres, mais depuis le dessus, en descendant en  travelling vertical (façon de dire, pour Assayas, qu'il prend de la distance, ou bien, plutôt, qu'il prend tout ça de haut ?)
Les gens de ma génération passeront un agréable moment, à suivre ces pérégrinations, tout en guettant d'un oeil aguerri la justesse des reconstitutions et le soin apporté aux détails.

20244839

19 décembre 2012

calendrier d'avent 19 : micro112

le plaisir de mettre en ligne une nouvelle rasade de brimborions :

*

je suis très sensible aux e muets non respectés dans les chansons
(ou ne serait-ce pas, plus précisément,au contraire, aux e ajoutés ?)

*

 le week-end, nettoyer ce qu'on a sali la semaine précédente
(et qu'on resalira sans doute la semaine suivante)

*

le silence immense de la neige

*

"petit con d'la dernière averse, vieux con des neiges d'antan..." (bis)
GB

*

je suis bouleversé par les "regard-caméra"

*

"Monsieur, ma collègue, elle est fermée..."
(à la caisse)

*

 "Nous, les Perses, sommes toujours éblouis par la non-évidence des choses."
(Jacques Bral)

*

 un problème de taille avec les piles

*

 "Pfuit! pfuit! Je suis dans la vase..."
(Family Dingo, Kat Onoma)

*

nous avons fêté le 104 ème anniversaire de Manoel de Oliveira en offrant du porto aux spectateurs à la fin du film

*

C'est Hervé qui m'a appris qu'on projetait Mekong Hotel, d'Apichatpongounet, l'autre soir sur Arte

*

l'expérience de la dilatation du temps, avec la télécommande de mon graveur dvd

*

je déteste conduire de nuit

*

"l'amour, c'est autre autre chose..."
(les Invisibles)

*

une pâte de fruit amère

*

"Je vous demande pardon..."
(Rengaine)

*

 

18 décembre 2012

calendrier d'avent 18 : photo

le plaisir d'avoir sous les yeux cette photo à prendre, (le sujet en est sur le mur derrière moi) et de s'y reprendre donc à plusieurs fois, en faisant varier les paramètres (j'ai un ami qui dit "je ne recadre jamais mes photos", mais bon, lui, il a un bon réflex - et probablement de bons réflexes aussi! -)

P1890020 (premier essai : définition insuffisante)

P1890023 (on retente avec une définition correcte)

P1890024 (on change l'orientation, et on essaye le flash)

P1890026 (variations de cadrage)

P1890027 (idem)

P1890030 (on prend du recul : pas mieux)

P1890029 (on se remet comme au début)

P1890028 (juste une petite variation de cadrage...)

17 décembre 2012

calendrier d'avent 17 : boîte à trésors

le plaisir de voir
SUR LE CHEMIN DES DUNES
de Bavo Defurne

Un joli (premier ?) film, (Hervé savait qu'il était fait pour me plaire en proposant de me le prêter), l'histoire d'un ado (blondinet) Pim, de son voisin Gino (un brun un tout petit peu plus vieux, et même d'ailleurs, à la fin, carrément pluvieux hihihi)  et de sa jeune soeur Sabrina. Love triangle, subtilement (simplement) tchékhovien : Sabrina aime Pim qui aime Gino qui...
Une attachante reconstitution sixties, replaçant "réalistement" les ados dans le cadre (étouffant ?) de leurs situations familiales respectives  symétriquement cabossées (mères au foyer, l'une -tristounette et médicamentée -  désespérément seule depuis la disparition du mari, et l'autre -grassouillette et choucroutée -, de la même façon, désespérément mal accompagnée...)
Un film sensible, comme on dit un garçon sensible (tout pédé, avoué ou non, se reconnaîtra plus ou moins dans le comportement de Pim, pas forcément lorsqu'enfant, il enfile la panoplie de reine de beauté de sa maman, mais plutôt, plus tard, dans son attitude solitaire, sa façon de regarder les mecs, et la manie qu'il a de conserver dans une boîte à chaussures des souvenirs -fétichistes - aussi dérisoires que brûlants, "il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour", yeah!) sensible et attachant, oui,  (les interprètes sont parfaits, avec une mention particulière pour les deux mamans respectives, preuve que le réalisateur accorde le même respect -et la même tendresse - à chacun de ses personnages.)
Les dunes et la mer sont toujours aussi cinégéniques, autant que le sont les établissements nocturnes avec des enseignes allumées, dans la nuit, justement, qui seraient assez dépaysantes (et plastiquement réussies) pour vous faire vous sentir ailleurs. Genre amérique, pourquoi pas, c'est d'ailleurs sur cette ambiguïté que joue le titre original.
Une promenade attendrie dans l'univers des passions adolescentes, entre acuité et vague à l'âme, avec des bulles de limonade, un air d'accordéon, et le goût du baiser d'un garçon. Un univers délicat mais pas mièvre, d'une grande justesse, auquel on pourrait peut-être juste reprocher parfois sa timidité, à l'image de ses héros... Mais un indéniable beau moment de cinéma, où les gens sont filmés avec la même attention que les paysages y sont cadrés... Des gens comme dans la vraie vie, et des histoires comme les souvenirs qu'on peut avoir, vous ou moi, de ces moments-là...

20343725
A voir avec d'autant plus de plaisir que, si le film est sorti le 5 décembre, il n'est évidemment pas encore projeté dans nos contrées (il s'agit d'un "petit" film par le nombre de copies) et c'est donc grâce à notre entregent (ou plutôt à celui de notre association de cinéphiles) que je dois d'avoir pu voir ce film sans sortir de chez moi... Du bonheur vous dis-je!

16 décembre 2012

calendrier d'avent 16 : blow up

le plaisir de voir ici dans le Blow up numéro 100 (QUOI ? Vous ne connaissez pas Blow up ? Moi c'est Pépin qui me l'a fait découvrir...) un top 100 de la musique au cinéma... Ca ne pouvait pas mieux tomber non ?

, encore, encore un beau délire de cinéma (pour amateurs de Lynch), Blow up toujours

et tiens, tant qu'on y est, encore un petit troisième,

d4722b8a471463f2270d803898bd17a5

Mmmmhhh c'est comme de mettre la main dans une boîte de chocolats, on en goûte un, puis un autre, puis un troisième, on ne peut plus s'arrêter, on craque encore pour un autre, c'est très addictif (pour les ceusses qui aiment le cinéma, bien sûr, et surtout la façon, à la fois désinvolte et amoureuse qu'a Blow up de l'aborder...)

15 décembre 2012

calendrier d'avent 15 : films-valises

le plaisir de se creuser la tête (ensemble, à ce repas des Amis du Cinéma, ou tout seul chacun de son côté) pour trouver des titres de deux films qui correspondent à cette contrainte : le ou les derniers mots du premier doivent être exactement les mêmes que les premiers du deuxième. Je vous explique avec l'exemple que j'avais trouvé :
La fille sur le pont de la rivière Kwaï , qui avait été suivi par L'homme qui aimait les femmes au bord de la crise de nerfs

Ensuite, ayant expliqué le principe au cours du repas, tout le monde s'y est plus ou moins mis, j'en ai noté quelques-uns :
La gloire de mon père, ce héros
Les sentiers de la gloire de mon père
Le festin de babeth s'en va-t-en guerre
La mémoire dans la peau d'âne
Dans la maison des Bories
La grande vadrouille et d'os (celui-là est de moi et, même s'il est boîteux, me plaît tout particulièrement)
et beaucoup d'autres qu'hélas je n'ai pas eu le courage de noter...

et en ouvrant mes mails, ce matin, je m'aperçois que ma voisine de droite a continué de jouer, dans sa voiture puis à la maison, et m'en propose une palanquée, d'assez plaisants je dois dire (elle a mis à contribution mari et fils semble-t-il) :

Prête à tout ce qui brille
Le père de la mariée était en noir
Les quatre cavaliers de l'apocalypse now
L'homme qui aimait les femmes de personne
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe, mensonge et vidéos
Alexandre le grand blond avec une chaussure noire
Les hommes de l'ombre d'un doute

Vous avez compris le système... Si le coeur vous en dit... (hihi)

20.12 :
La mémoire dans la peau de John Malkovich

14 décembre 2012

boucherie

14
de Jean Echenoz

J'ai tous les bouquins de Jean Echenoz, il fait partie des écrivains que j'affectionne tout particulièrement (et ce depuis qu'un soir où, n'ayant plus rien à lire, rue Claude Pouillet, je m'étais lancé, avec méfiance, dans Cherokee dont Pépin et Za ne cessaient de me vanter les mérites - chanter les louanges -, mais que voulez-vous, à l'époque -mais encore maintenant - j'avais du mal à lire quelque chose qu'on me conseillait de lire. Si je ne découvrais pas la chose en question tout seul, en général, ça ne marchait pas.) Je ne l'avais plus lâché, je l'avais dévoré, j'avais succombé, j'étais foutu. Et comme j'ai la passion systématique, j'ai parla suite tout lu de lui (à l'époque, le retard était facile à combler.)
Depuis quelques temps, je dois avouer que Jean Echenoz me décevait. Depuis Ravel, assez précisément. Une série de "petits livres" (par le format et la pagination, et aussi, incidemment par l'intérêt que j'y portai (ou que son auteur suscita). A ma grande surprise, j'ai détesté Ravel, qui m'est tombé des mains, même si j'ai par la suite beaucoup aimé Courir (tandis que l'absence de Des éclairs dans ma bibliothèque me pousse à penser, que, celui-là non plus je n'ai pas trop dû l'aimer, et que je l'avais d'ailleurs revendu assez rapidement.)
Contrairement à mes habitudes d'amoureux littéraire, je ne me suis pas jeté sur le bouquin dès sa sortie. Prudent. Je l'ai acheté finalement d'occase, chez un vendeur du ouaibe, et l'ai attaqué avec circonspection. Au départ, encore un objet dans le genre "petit bouquin" , et qui plus est "je tire au flanc" (j'ai vérifié sur pièces, avec L'équipée malaise, roman que j'adorai -et que je devrais d'ailleurs peut-être bientôt relire - : la police de caractères de 14 est gigantesque, pas tout à fait "large vision" mais presque, et je me suis amusé à en calculer, et à comparer grosso modo la surface éditoriale des deux bouquins, qui donne 32760cm2 pour l'Equipée et seulement 12896 pour 14, chiffre qu'on pourrait encore diviser par deux vu la taille de la police...), dans lequel je me suis avancé, donc, comme on mettrait un pied dans l'eau froide.
J'ai commencé, puis poursuivi, ma lecture, sans grand enthousiasme. L'histoire de quatre copains (dont deux qui aiment la même femme) qui partent au front pour la guerre de 14. Quelque chose d'assez morne, d'un peu appliqué, de pas éblouissant (avec tout de même, de ci de là, au hasard d'une page, quelques lignes spécialement plaisantes, mais bon.) Mouais. Je me désespérais un peu de ne pas retrouver une nouvelle fois l'excellence de cette prose  échenozienne telle qu'elle me ravit (passé simple et présent). Tout ça me semblait terne, un peu sec et sans âme.

QUAND SOUDAIN.

A la page 87 débute un chapitre sur les animaux, et là, très rapidement, dès les premières lignes,  mes yeux se sont allumés de convoitise (et de bonheur). J'ai même relu à plusieurs reprises. Comme si je n'y croyais pas encore tout à fait. "Il" était revenu, mon Echenoz chéri-chéri! Soudain c'était comme un autre roman dans le premier (et ce jusqu'à la fin, à la page 124...) Du style, de l'humour, de la rigueur (de la vigueur) et cette (im)perceptible distance ironique que je chéris tout particulièrement...
Et ce, impeccablement, jusqu'aux toutes dernières lignes. J'ai dévoré ça avec un immense bonheur, inutile de vous le préciser…

13 décembre 2012

calendrier d'avent 13 : Turrón

le plaisir de déguster ça,

c780fdb59b725e27f090ae9b1c8a0c220059c45a

après l'avoir trouvé par hasard dans un supermarché-pour-pauvres-qui-me-déprime-et-où-je-vais-très-rarement (et où j'étais entré pour chercher des boules bleues) et, donc, acheté (hmmm il y a toutes les variétés - mes gènes ibères se sont mis à jouer des castagnettes ! - en assez petite proportion,juste ce qu'il faut pour un moment de plaisir et moins d'un millions de calories, emballées individuellement, ce qui fait qu'une semaine plus tard, j'y suis retourné pour en acheter une autre boîte!)

12 décembre 2012

calendrier d'avent 12 : juke-box

le plaisir de faire, défaire et refaire sans fin le juke-box cd que j'écoute dans ma voiture depuis le debut de l'année : une centaine de titres, que je varie régulièrement, en y introduisant régulièrement de nouvelles choses qui me plaisent, et en supprimant du même coup la même quantité d'anciennes, puisque le contenu du disque ne peut excéder 700Mo, et que c'est cette valeur-là qui doit être précisément atteinte (j'ai essayé 701, par exemple, eh bien ça ne marche pas). Il ya là-dessus beaucoup de morceaux qui ont quelque chose à voir avec le cinéma, et voici donc un genre de Top quelque chose des musiques de films ou presque :

- A children's tale (de La nuit du chasseur) par Robert
- C'est ça l'amour (de Cendrillon) par ?
- Cinéma (de Ne change rien) par Jeanne Balibar
- Diabolo Menthe (du film du même nom) par Yves Simon
- I'm deranged (de Lost Highway) par David Bowie
- La famiglia dei gobbon (de Impardonnables) de Max Richter
- J'ai cru entendre (de Les chansons d'amour) par Louis Garrel et Grégoire Leprince-Ringuet
- Je peux vivre sans toi (des Bien-Aimés) par Ludivine Sagnier
- Lalala (de 2 days in Paris) de et par Julie Delpy
- Lamentation (de Oslo, 31 août) par The White Birch
- Les (de Alois Nebel) de Petr Kružík
- Même tes chaussures vont plus vite que toi (de Camille redouble) par Gaétan Roussel
- Midnight the stars and you (de Shining) par Ray Noble & his orchestra
- Passe des destitués (de Le trésor des îles chiennes) par Messengeros killers boys
- The order of death (de The Blair witch project) par Public Image Limited
- Variation perpétuelle (de Dans la maison) de Philippe Rombi

... et comme j'ai gardé chacun des exemplaires de ces successives créations juke-boxesques, je pense les recycler aussi utilement qu'agréablement en les joignant à mes cartes de voeux... Sur cent morceaux et quelques, chacun chacune devra bien réussir à en trouver au moins un qui lui plaît hihihi

11 décembre 2012

calendrier d'avent 11 : danse

le plaisir d'assister à un spectacle de danse superbe, par la compagnie Accrorap de Kader Attou, sur la symphonie n°3 de Gorecki (celle qu'on écoutait chez mes voisins dimanche dernier quand il fut dans la conversation question de larmes, et qu'on se demandait par ailleurs comment ils allaient bien pouvoir danser là-dessus, les jeunes et fougueux hip-hopeux...)
Ce fut simplement sublime.
Dix danseurs (sept hommes et trois femmes) qui vraiment mouillent la chemise (on le voyait au fil du spectacle, surtout entre les omoplates de ces messieurs) et mettent leur corps, leur danse au service de la musique profonde et belle, triste mais sereine, solennelle et apaisée, quasiment hypnotique, de Gorecki.
Aucune esbrouffe, rien que des corps qui évoluent se déplacent s'immobilisent se synchronisent se désynchronisent, se cherchent se trouvent se perdent se retrouvent, des mouvements d'ensemble, des duos, des individualités gemellaires, il y avait des moments où c'était difficile de tout voir, de réussir à appréhender tout ce qui se passait sur scène (et, bien évidemment quand il s'agissait de choisir entre un duo garçon/fille en cour et, de l'autre côté un duo garçon/garçon à jardin, mes yeux allaient bien sûr traîner du côté du jardin) mais plusieurs fois j'ai eu les larmes aux yeux tellement cette danse remplissait la musique à la perfection, s'y coulait avec autant d'énergie que de sensiblité...
Un spectacle magique (ce qui est bien, avec la danse, c'est ce que chacun peut se raconter les histoires qui l'arrangent, et interpréter les mouvements et les interactions à sa propre façon...) et j'ai spécialement apprécié que les "rôles" (masculin / féminin) ne soient pas hermétiquement distribués : il y avait certes 7 garçons et 3 filles, mais l'un des garçons était pieds-nus, comme les filles, et dansait avec elles (comme elles), et il n'avait pas besoin de robe pour être assimilé comme tel (de la même façon, la scène finale, avec les manteaux, uniformise (égalise) les différences, les disparités, oh comme on voudrait que ça dure et que ça dure encore...
Un très beau et très grand moment. Poignant.

2011_Symfonia-Piesni_02

<< < 1 2 3 4 > >>
Archives
Newsletter
Visiteurs
Depuis la création 394 501