Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
lieux communs (et autres fadaises)
15 avril 2025

micro225

 

*

"Sont disproportionnés les 17 jours de mitard et l'exclusion de son travail en prison prononcés à l'encontre du détenu qui a dit, une fois, à un un surveillant : « Je t'encule »." (Tribunal Administratif de Strasbourg, 12 décembre 2024, 2108363)

*

*

"C’est tout ce qu’on peut espérer, en fait : être heureux quelque temps, et puis s’en souvenir après."  (Philip K. Dick)

*

*

"La première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise." (Henri Jeanson)

*

*

"Dans l'intimité, on peut faire ce que l'on veut. On peut pleurer si personne ne regarde." (Virginia Woolf, Mrs Dalloway)

*

Sandrine Bonnaire

*

"Il me semble qu'ils fabriquent des escaliers plus durs qu'autrefois. Les marches sont plus hautes, il y en a davantage. En tout cas, il est plus difficile de monter deux marches à la fois. Aujourd'hui, je ne peux en prendre qu'une seule. A noter aussi les petits caractères d'imprimerie qu'ils utilisent maintenant. Les journaux s'éloignent de plus en plus de moi quand je les lis : je dois loucher pour y parvenir. L'autre jour, il m'a presque fallu sortir de la cabine téléphonique pour lire les chiffres inscrits sur les fentes à sous. Il est ridicule de suggérer qu'une personne de mon âge ait besoin de lunettes, mais la seule autre façon pour moi de savoir les nouvelles est de me les faire lire à haute voix - ce qui ne me satisfait guère, car de nos jours les gens parlent si bas que je ne les entends pas très bien. Tout est plus éloigné. La distance de ma maison à la gare a doublé, et ils ont ajouté une colline que je n'avais jamais remarquée avant. En outre, les trains partent plus tôt. J'ai perdu l'habitude de courir pour les attraper, étant donné qu'ils démarrent un peu plus tôt, quand j'arrive. Ils ne prennent pas non plus la même étoffe pour les costumes. Tous mes costumes ont tendance à rétrécir, surtout à la taille. Leurs lacets de chaussures aussi sont plus difficiles à atteindre. Le temps lui-même, change. Il fait froid l'hiver, les étés sont plus chauds. Je voyagerais, si cela n'était pas aussi loin. La neige est plus lourde quand j'essaie de la déblayer. Les courants d'air sont plus forts. Cela doit venir de la façon dont ils fabriquent les fenêtres aujourd'hui. Les gens sont plus jeunes qu'ils n'étaient quand j'avais leur âge. Je suis allé récemment à une réunion d'anciens de mon université, et j'ai été choqué de voir quels bébés ils admettent comme étudiants. Il faut reconnaître qu'ils ont l'air plus poli que nous ne l'étions ; plusieurs d'entre eux m'ont appelé monsieur ; il y en a un qui s'est offert à m'aider pour traverser la rue. Phénomène parallèle : les gens de mon âge sont plus vieux que moi. Je me rends bien compte que ma génération approche de ce que l'on est convenu d'appeler un certain âge, mais est-ce une raison pour que mes camarades de classe avancent en trébuchant dans un état de sénilité avancée ? Au bar de l'université, ce soir-là, j'ai rencontré un camarade. Il avait tellement changé qu'il ne m'a pas reconnu." (Philippe Noiret)
 
*
Dennis Hopper et Bruno Ganz sur le tournage de L'Ami Américain

*

"le 7 avril 1927 décès de Calixte Delmas champion de lutte, rugbyman et le plus jeune participant aux Jeux olympiques en 1924, il meurt d’un accident à l’école militaire de Joinville-le-Pont, il tombe d’une pyramide humaine et se brise le cou, cimetière Sud de Saint-Mandé" (@stefdesvosges)

*

Bruno Ganz et Peter Falk

*

"L’équilibre pour moi, c'est se retrouver dans son lit, le soir, sans épouvante et le matin sans découragement. Une espèce d'accord entre ce qu'on pense de soi et sa vie." (Françoise Sagan)

*

*

"Gardez bien en vous ce trésor, la gentillesse. Sachez donner sans retenue, perdre sans regret, acquérir sans mesquinerie." (George Sand)

*

pour Manue (lièvre de Pâques)

*

"L'homme prit un air grave, et, jetant dans un coin
Son bonnet de forçat mouillé par la tempête :
"Diable ! diable ! dit-il, en se grattant la tête,
Nous avions cinq enfants, cela va faire sept.
Déjà, dans la saison mauvaise, on se passait
De souper quelquefois. Comment allons-nous faire ?
Bah ! tant pis ! ce n'est pas ma faute, C'est l'affaire
Du bon Dieu. Ce sont là des accidents profonds.
Pourquoi donc a-t-il pris leur mère à ces chiffons ?
C'est gros comme le poing. Ces choses-là sont rudes.
Il faut pour les comprendre avoir fait ses études.
Si petits ! on ne peut leur dire : Travaillez.
Femme, va les chercher. S'ils se sont réveillés,
Ils doivent avoir peur tout seuls avec la morte.
C'est la mère, vois-tu, qui frappe à notre porte ;
Ouvrons aux deux enfants. Nous les mêlerons tous,
Cela nous grimpera le soir sur les genoux.
Ils vivront, ils seront frère et sœur des cinq autres.
Quand il verra qu'il faut nourrir avec les nôtres
Cette petite fille et ce petit garçon,
Le bon Dieu nous fera prendre plus de poisson.
Moi, je boirai de l'eau, je ferai double tâche,
C'est dit. Va les chercher. Mais qu'as-tu ? Ça te fâche ?
D'ordinaire, tu cours plus vite que cela.

- Tiens, dit-elle en ouvrant les rideaux, les voilà !""

(Victor Hugo, Les pauvres gens)


(je n'ai mis que la dernière partie du poème, celle que j'ai apprise en classe... et ça me met toujours les larmes aux yeux!)

*

Gustave Caillebotte à son balcon

*

"Nous sommes comme des livres. La plupart des gens ne voient que notre couverture, la minorité ne lit que l'introduction, beaucoup de gens croient les critiques. Peu connaîtront le contenu." (Émile Zola)

*

Sabine Weiss, Sortie de métro

*

"Je demande pardon aux pauvres cochons

Je demande pardon aux pauvres cochons – à ceux-là qui marchent sur quatre pieds, qui sont innocents, qui sont beaux, qui sont bienfaisants, qui sont chez les charcutiers et que déshonore avec injustice le langage humain.

Je demande pardon à ces humbles frères de les avoir – par indigence d’imagination ou pénurie de vocables – assimilés irrévérencieusement à une catégorie d’animaux puants dont la plus savante industrie des viandes serait inhabile à utiliser le moindre morceau.

Pauvres chers cochons! de qui les boudins et l’honnête lard furent l’aliment de ma jeunesse, dont la
tête me parut, à dix-huit ans, le plus désirable des fromages, et qui me consolâtes si souvent par la succulence de vos pieds grillés dans la chapelure;

O cochons! si aimables quand on vous fume ; pélicans de l’adolescence littéraire; vous que les poètes ont le devoir de chanter sous les lauriers dont ils vous dépouillent;

Je vous prie de me pardonner."

(Léon Bloy)

*

 *

(bonne nouvelle) Philippe Poutou vient d'ouvrir une librairie à Bordeaux avec sa femme.

*

*

tant qu'à faire, je préfère celui-ci, d'oiseau...

*

*

me voilà rassuré : le véhicule des chers "deux gredins", qui n'avait pas bougé  depuis presqu'une semaine, a à nouveau été déplacé...

*

 

Commentaires
P
Un petit bijou, ce texte de Noiret... que les moins de 60 ans ne peuvent pas apprécier...
Répondre
Archives
Newsletter
Visiteurs
Depuis la création 394 474