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lieux communs (et autres fadaises)
31 août 2024

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ALIEN : ROMULUS
de Fede Alvarez

C'est moi qui ai un peu chouiné auprès du directeur pour avoir des séances en VO (on en a eu trois, la deuxième semaine), je suis allé à la première d'entre elles, on était 3 sans la très vaste salle 4 (deux ados, à quelques rangs devant, et moi...)
Qui dit "franchise Alien" dit "cahier des charges", et plus exactement "respect dudit cahier des charges" : les passages obligés, quoi : l'espace (où personne ne vous entend crier), le vaisseau, l'équipage, le premier contact avec la bestiole (le très graphique "face hugger", ayant ici carrément le privilège de figurer très clairement sur la très graphique affiche), puis, -forcément-, le chestbuster, (quand il fait exploser le t-shirt), avant de parvenir au xénomorphe (l'animal adulte). Les humains, la bestiole, l'espace clos du vaisseau, l'affrontement, tout ça figure "avec respect" dans le script. (chronologiquement, le film se situe entre ALIEN (le premier, de Ridley Scott, en 1979) et ALIENS (la suite, en 1986, par James Cameron).
Nous avons droit, donc, à des références, des clins d’œil et des hommages au fameux premier opus, sur lequel plane pour toujours -et à tout jamais- l'ombre de Ripley (Sigourney Weaver). On a donc une jeune fille qui suit ses traces, Cailee Spaeny, une vraie battante dotée d'un sacré instinct de survie... Elle s'appelle Rain, elle est rebelle, c'est, bien sûr, notre Sigournette version 2024.
Ce qui est bien, c'est que, si on sait grosso-modo comment les choses vont se dérouler -et, probablement, finir-, on est vraiment "pris", et on se laisse aller... En suivant le déroulement du film, et en guettant, au passage, les poteaux indicateurs qui clignotent, avec plus ou moins de discrétion,  à l'intention de notre mémoire de "vieux" spectateur (l'original a presque cinquante ans, eh) , auxquels les spectateurs d'aujourd'hui ne seront pas forcément aussi sensibles... En plus des passages obligés (les différents états de la créature, évoqués plus haut), il y a donc les références affectueuses (des plans, voire des scènes, repris presqu'à l'identique) le réalisateur allant même -prouesse technique- spoil jusqu'à reprendre carrément un personnage de l'équipage originel du Nostromo!
En parlant de prouesse technique, on ne peut que constater l'évolution incroyable des effets spéciaux, par exemple sur la scène du chestbuster, qui dans l'original est clairement une marionnette, un truc en plastoche téléguidé, tandis que celui-ci de 2024 ressemble carrément à un truc vivant et palpitant... Et bien plus flippant.
Donc cinoche, oui, grosse machine, bien sûr, mais générateur de madeleines, de plaisir de fan, tout autant. Je suis sorti de la salle ravi... (je ne sais pas si c'est le mot qui convient tout à fait... mais bon j'étais content, oui)

Rain et le très intéressant personnage de Andy

 

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