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lieux communs (et autres fadaises)
4 novembre 2025

micro 233

Le dicton basque du jour : "Urri eguzkitsu, abendu estalitsu." (Octobre ensoleillé, décembre emmitouflé)(@cauderanais33)

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"J’étais au festival de Sydney quand la guerre avec Israël a commencé, j’ai voulu rentrer immédiatement. Mais il n’y avait pas de vols, je devais rester en Australie. Il s’était passé des choses que j’ai apprises après coup, et c’était vraiment comme une scène de film. Un des missiles est tombé exactement sur une des parties de la prison où j’étais incarcéré. La bombe avait pulvérisé les murs, les portes, et les prisonniers pouvaient soudain prendre la fuite. Mais en traversant la salle des interrogatoires, ils ont vu des gens, employés de la prison, allongés au sol, blessés. Et au lieu de se sauver, ils ont porté secours à ces personnes ensevelies sous les gravats. C’est là que l’humain se révèle, comme dans mes films. Si je retrouvais la personne qui m’a interrogé violemment en prison, que je la croisais dans la rue vaquant à ses occupations, je ne sais pas comment je réagirais. Mais si je vois la même personne en danger, mon premier réflexe serait de lui venir en aide." (Jafar Panahi, interview, Libération

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"J’aime bien découper, je rêvasse aux vies que je pourrais avoir, aux voyages que je ne fais pas et j’aime bien sortir trouver des papiers. C’est une jolie balade, je ne sais jamais ce que je vais rapporter. Je sais qu’il existe quantité de sites à bas prix, je ne juge jamais les gens qui consomment de cette façon mais non. Les vêtements pareil. J’ai toujours les mêmes et quand ils sont morts je rachète. Je n’ai pas la surconsommation dans la peau, j’aime bien claquer quelques euros en promenade, m’asseoir boire un thé dans un salon de quartier. J’achète une nouvelle fringue de temps en temps, même si depuis que j’habite proche d’un MUJI, j’ai explosé le compteur vêtements. En même temps, j’avais quasiment tout vendu pour déménager. J’aime prendre dix balles pour aller chiner aux puces, c’est trop facile de partir avec une carte bleue et d’afficher ses « trouvailles » au retour sur Instagram ! J’adore acheter à manger à proximité, j’achète frais ça m’oblige à sortir. Il paraît que c’est plus cher, je ne sais pas, je n’ai pas l’impression. J’achète uniquement ce que je consomme au jour le jour. Bien sûr, j’ai un penchant pour le traiteur libanais mais depuis que je suis à Paris, j’en consomme moins. Je n’ai pas encore trouvé MON traiteur idéal. Je sais bien qu’on peut faire différemment, mais c’est ma façon de vivre et j’aime bien comme ça. J’entretiens de bonnes relations avec les commerçants, je suis fidèle. Hier j’étais enchantée de trouver une mercerie pas très loin de chez moi. La dame charmante poudrée et brushée comme dans une série télé. Je sais que je peux acheter son ruban sur internet moins cher. Mais à quoi bon se priver d’une belle conversation pour quelques pièces en moins ? J’ai appris beaucoup de choses sur le quartier, et il paraît qu’Annie Duperey est cliente de la mercerie elle aussi et que la mairie de Paris va construire un immeuble horrible, le fils Dutronc aurait une maison dans le quartier. Il y avait là une dame qui habite le XIVe depuis ses 14 ans et petite elle sonnait aux portes et s’enfuyait en courant. Elle a dit "maintenant je ne peux plus courir ! J’ai été jeune vous savez ! " et j’ai dit "ce n’est pas que vous ne pouvez plus courir, c’est parce que maintenant il y a des digicodes !" elle m’a fait un clin d’œil ! ça m’a fait penser à Christophe qui me disait souvent "tu sais j’étais beau gosse avant"." (Marie-Laure Dagoit, @poetry_weekend)

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"Alors que la philosophie enseigne comment l’homme prétend penser, la beuverie montre comment il pense." (René Daumal)

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"Ce n’est pas parce que nous sommes un parti charnière qu’il faut nous prendre pour des gonds." (Hervé de Charette)

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"Fort heureusement, malgré les avis contraires, le monde est assez vaste pour qu’on puisse tous y avoir tort." (Arno Schmidt, interview)

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"Je n'existe pas ! Je suis un outil. Un outil de perception peut-être. Je ne crois en rien, ni en personne, même pas en moi-même." (Miroslav Tichý)

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"On se veut et on s'enlace ; puis on s'en lasse et on s'en veut." (Sacha Guitry)

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"Il est un malheur que personne ne plaint, un danger que personne ne craint, un fléau que personne n’évite ; ce fléau, à dire vrai, n’est contagieux que d’une manière, par l’hérédité — et encore n’est-il que d’une succession bien incertaine, — n’importe, c’est un fléau, une fatalité qui vous poursuit toujours, à toute heure de votre vie, un obstacle à toute chose — non pas un obstacle que vous rencontrez — c’est bien plus. C’est un obstacle que vous portez avec vous, un bonheur ridicule, que les niais vous envient ; une faveur des dieux qui fait de vous un paria chez les hommes, ou — pour parler plus simplement — un don de la nature qui fait de vous un sot dans la société. Ce malheur donc, c’est le malheur d’être beau." (Delphine de Girardin, La Canne de Monsieur de Balzac (1836))

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"Nous avons tous deux vies : La véritable, qui est celle que nous avons rêvée pendant l’enfance, Et que nous continuons à rêver, adultes, sur fond de brume ; La fausse, qui est celle que nous vivons dans la vie partagée avec d’autres, Qui est la pratique, l’utile, Celle dans laquelle on finit par nous mettre dans un cercueil. Dans l’autre il n’y a pas de cercueil, pas de mort. Il n’y a que les illustrations de l’enfance : De grands livres colorés, pour voir, pas pour lire ; De grandes pages de couleurs pour s’en souvenir plus tard. Dans l’autre nous sommes nous-mêmes, Dans l’autre nous vivons ; Dans celle-ci nous mourons, c’est là ce que vivre veut dire. En ce moment, aux prises avec cette nausée, je ne vis que dans l’autre…" (Fernando Pessoa)
 
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Pépin, qui est pâmée dans Golden Eighties, de Chantal Akerman?

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Matinée satisfaisante. Levée 6h15, ménage, impressions des commandes de la nuit, courses. Jambon au torchon et pommes de terre pour faire un cratère dans la purée. J’ai acheté un beurre de compétition, ça change tout. Je suis passée chez La mère de famille. J’ai trouvé des gommes réglisse vanillée en sachet de 100gr. Ensuite, je me suis arrêtée à la boulangerie. Devant moi il y avait une bande de 4 copains d’âges variés. Les 3 poussaient le premier. Quand la boulangère a dit "Bonjour qu’est-ce que vous prendrez ?" le premier gars tout rouge, j’ai senti la connerie venir, a dit : "Je vous prendrais" il a hésité, puis poussé par les autres "par derrière" ils se sont barrés en courant en rigolant à se faire exploser le ventre. Moi aussi, j’ai éclaté de rire. La boulangère était consternée. C’est vraiment un truc de gamins de faire ça, comme de faire encore un cratère dans la purée à 55 ans bientôt 56." (@poetry_weekend)

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"Ce qui me semble bon, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien." (Gustave Flaubert)

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L'après-midi, je joue en pleine conscience mon rôle dans la comédie du travail. Je commence par une visio, durant laquelle, tout en participant, je me rends bien compte que je fais semblant, que les sujets dont on débat, je m'en fiche éperdument, que je joue l'implication, comme je jouerai demain au professionnel, en posant des questions qui ne seront que rhétoriques puisque les réponses, je pourrais tout aussi bien les écrire dès à présent, tant on me demande un exercice de communication institutionnelle convenu. Je poursuis par la plus imbécile des tâches : créer mon profil sur la plateforme administrative d'un nouveau commanditaire, étape nécessaire et obligatoire, qui m'oblige à aller chercher sur des sites où je ne vais jamais des documents dont personne n'a jamais besoin – une attestation d'assurance maladie, un extrait de casier judiciaire – et d'autres dont je ne sais même pas ce que c'est – une attestation employeur principal ? Évidemment, chaque document impose sa part de connexions, de demandes de renouvellement de mots de passe, d'envois de codes de sécurité, d'information de connexion, de mails de confirmation, d'accusés de réception, de captchas à recopier, de preuves de non-roboticité. Il ne m'en faudrait pas beaucoup plus pour que j'envoie tout balader." (Philippe Guerry, Bonheur Portatif

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Aniki Bobo (ces enfants ont désormais bien plus de 80 ans...)

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Commentaires
B
En guise d'humble partage ;<br /> <br /> "L'essentiel, en effet, qu'est-ce c'est que ça ? Le banal, l'anodin, la déroute quotidienne, voilà l'essentiel."<br /> <br /> (Jean-Claude Pirotte)
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C
Ciel ! Je défaille!!! Riri la Gâchette est ressuscité! Incroyab' après tant de mois de silence (j'ai cru que tu avais mouru, sans déc') Je suis enchanté, vraiment enchanté, de cette bonne nouvelle!
B
Magnifique cette citation de Pessoa !<br /> Et merci pour l'hommage à Tchéky et du coup à Pascale.<br /> Abrazo.<br /> Riri la Gâchette<br /> <br /> PS : Ce n'est pas parce que je ne commente plus que j'ai déserté les lieux.
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C
Eh Eh monsieur a l’œil! C'était même, me semble-t-il, son premier rôle au cinéma...
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P
Ne serait-ce point notre chère Nathalie R. ?
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