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lieux communs (et autres fadaises)
22 juillet 2018

maria!

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PORORORA
de Constantin Popescu

Pour débuter "joyeusement"(!) notre programmation estivale, un "petit" film roumain de derrière les fagots (2h32)... Dont je ne connaissais rien ou presque (et je ne remercie pas Les Cahiaîs qui, dans une notule condescendante à la limite du mépris, dévoilent la fin en trois mots et sans ménagement,  ce qui est vraiment insupportable). Le cinéma roumain, je l'ai dit et je le redis, est un cinéma j'adore, de par ses diverses éminences (le chêne Pintilié) pousses et rejets (Pui, Porumboiu). Une façon de voir les choses (de les montrer, plutôt) telles qu'elles sont. Une certaine "simplicité", une certaine cruauté, très souvent tempérées par un humour certain lui aussi. En dépit de sa noirceur de sa lucidité et de sa frontalité, c'est rare qu'un film roumain pourtant me mette mal à l'aise. Là ce fut le cas.
La fin est très abrupte (on dirait que le réalisateur -ou le monteur- a coupé en plein milieu d'un plan, tranché à vif dans le muscle, en plus dans le bôô cinéma ça ne rigole pas, les lumières se rallument impitoyablement alors que le générique démarre à peine), et j'avais, dans mon siège, un peu les jambes en coton. Pourtant grâce aux Cahiaîs, je savais à quoi m'attendre. Mais justement peut-être que trop c'est trop.
Au début, un couple, une famille même, maman, papa, deux enfants, un appart xxl, du travail, des petits matins qui chantent, bref ils ont tout. Et à la fin plus rien. Même pire que ça. Un matin Tudor (c'est le mari) a emmené les deux enfants au parc (un très longue séquence de plus d'un quart d'heure à l'issue de laquelle Maria, la fillette, a disparu, malgré l'attention que lui portait son père et la centaine de personnes présentes autour. Volatilisée, et personne n'a rien vu.
Le film va s'attacher ensuite à Tudor, le papa, à ses recherches, à ses démarches, à ses conversations avec le policier chargé de l'enquête. Le film est très roumain (et ça j'adore) et prend son temps (les scènes durent ce qu'elles doivent durer, et parfois même un peu plus longtemps, et le spectateur assiste, impuissant, à la désagrégation d'un homme. Et j'ai repensé alors à Alice, de Marco Martins (2005), qui racontait la même histoire (la disparition d'une fillette et le comportement consécutif d'un père) et m'avait, déjà,  fort impressionné (et m'avait ensuite émerveillé à nouveau dans le splendide Saint Georges, autre tragédie d'un homme seul).
Il me semble que le film de Constantin Popescu fonctionne parfaitement pendant presque toute la durée, observant de plus en plus méticuleusement (obsessionnellement) cet homme en train de perdre pied, se laissant engloutir par son idée fixe de retrouver à sa fille, ou plutôt celui dont il pense qu'il a enlevé sa fille, et entreprenant de détruire méthodiquement tout ce qui l'entoure et lui tenait jusque là  lieu de réalité.
Et la fin me terrifie.
Glaçant, sans doute, mais le film aurait été encore plus efficace, me semble-t-il,  sans cette ultime complaisance nihiliste.

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Et Téléramuche a raison : si le stitre original est abscons, le sous-titre français est mièvre...

 

17 juillet 2018

femme des montagnes

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WOMAN AT WAR
de Benedikt Erlingsson

Waouh! Encore un film venu d'Islande qui vous fait passer un grand coup de vent dans la tête. Quel bonheur! encore grand merci à Dominique, qui nous a emmenés le voir, alors que je n'étais pas forcément très chaud au départ. Une excellentissime surprise, donc, mais c'est vrai que les films islandais nous font le coup à chaque fois.
L'histoire d'une femme en guerre contre l'industrie de l'aluminium (qui vient saccager son pays), et qui emploie donc les grands moyens pour se battre...Une femme épatante, Halla, qui, par ailleurs, dirige une joyeuse chorale, se déplace en vélo, salue les passants avec le sourire, et est dotée d'une soeur, professeur de yoga, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, (normal, elles sont jumelles...)
Halla cache bien son jeu, elle est aussi douce et avenante dans la vie de tous les jours qu'elle est efficace, déterminée, et organisée lorsqu'elle part faire sauter les pylones ou dézinguer les lignes à haute tension, un genre d'iron Woman, à mi-chemin entre Rambette et Robine des bois, bref une terroriste aussi déterminée que suréquipée, qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins. Non seulement commettre des attentats, mais, surtout, après, réussir à échapper à ses poursuivants.
C'est bien le premier atout du film, ce personnage de femme magnifique, interprété par la toute aussi magnifique Halldora Geirhardsdottir (vue il n'y a pas si longtemps dans l'impressionnant -et islandaisissime- Des chevaux et des hommes, que nous passâmes dans le bôô cinéma -et dont Marie vient d'ailleurs de m'apprendre qu'il est du même réalisateur-...)
Ensuite, ce qui m'a infiniment séduit dans le film, hormis les paysages sublimes à tomber (normal, on est en Islande...) c'est la musique, ou plutôt les musiciens : un trio (piano, batterie, vents et percussions diverses) qui répond complètement à l'appellation de "musique vivante", puisqu'ils apparaissent régulièrement à l'écran pour produire la musique qu'on entend à ce moment-là dans le plan, à la façon du choeur dans les pièces antiques (ils commentent l'action sans jamais vraiment y intervenir) et c'est grandiosement plaisant (l'Islande, évidemment...)
Tout ça au service d'un discours écologique militant (et justifié) qu'on ne peut qu'applaudir et défendre (j'ai des copines, comme ça, passionnées, et ardentes défenseuses de la cause, que je soupçonnerais d'être tout à fait capables de passer à l'action de la sorte...) Halla fonctionne pourtant toute seule et abat le boulot d'un commando aguerri. Avec le matériel adapté. Et il lui faut faire preuve d'autant d'efficacité dans le job que d'ingéniosité pour échapper aux nouveaux moyens de détection sophistiqués (ah les drones...) que "les autres" emploient pour la repérer et l'identifier (et l'arrêter, bien sûr).
Mais Halla n'est pas seulement une militante aguerrie, c'est aussi une femme au coeur tendre, et voilà qu'elle apprend qu'elle va bientôt pouvoir adopter une fillette, en Ukraine, qui "attend une nouvelle maman"... Émotion, enthousiasme, puis frustration lorsqu'elle réalise qu'elle ne pourra pas prendre l'avion le jour prévu, à cause du tour nouveau qu'a pris l'enquête.
Plus l'étau se resserre, et plus Halla résiste, avec l'énergie du désespoir... Heureusement, elle dispose de quelques appuis, au travers de personnages heureusement (et savoureusement) prêts à l'aider.
Le film, paradoxalement, se rapprocherait du conte "traditionnel", mais avec pourtant technologie de pointe embarquée, et ce grand écart, ironique d'une certaine façon, est absolument jubilatoire. ("Islande, entre tradition et modernité", sauf que c'est beaucoup plus drôle...)
Oui, électrisant, comme l'a écrit la pub (islandais, quoi...)

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8 juillet 2018

cascade

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SENSES
de Ryûsuke Hamaguchi

Bon, résumons : à l'origine, un film de plus de cinq heures. Projeté à Locarno, où les quatre actrices principales ont été collectivement récompensées pour leur(s) interprétation(s). Idée marketing : le saucissonner pour une exploitation en salles plus facile (et plus rentable : trois entrées au lieu d'une seule!). Le film étant lui-même subdivisé en cinq parties (correspondant à chacun des cinq sens, d'où le titre), il sera donc exploité en trois films, de taille décroissante (2h20, 1h30, et 1h15), et présenté, marketing toujours, comme "la première série cinéma" Et hop! Chacune des trois parties étant programmée, sur trois semaines consécutivement, début mai (oui, il faut le temps que ça parvienne jusqu'au bôô cinéma, je sais bien).
J'ai trouvé plus facile (et plus conforme, ou judicieux) de les chroniquer toutes les trois ensemble, puisqu'il ne s'agit, finalement, que d'un seul film.
Quatre parcours, quatre histoires individuelles, celles de Jun, Akari, Funi et Sakurako, qu'on suivra, ensemble ou séparément,  assez longuement dans le premier film (2h20), avant que l'une d'entre elles ne disparaisse, in extremis, justement à la fin de cet opus, comme elle l'avait annoncé d'ailleurs à ses copines.
Le film s'appelait à l'origine Brides (Epouses) en référence au Husbands de John Cassavettes, dont il pourrait être, dixit le réalisateur un genre de version féminine. mais le film est surtout né lors d'ateliers d'improvisation auxquels participaient les quatre actrices (dont c'est d'ailleurs, pour chacune, si j'ai bien compris, le premier rôle au cinéma.)

Je viens de voir le troisième (et dernier) film, et j'en suis enchanté. impeccable. Comme dans les deux autres le réalisateur procède par plans-séquences, personnages assis, immobiles, caméra statique aussi, sauf exception (notamment une très impressionnante scène de boîte de nuit et de danse de plus en plus frénétique, dont on se demande à un moment comment, rire ou larmes,  elle va bien pouvoir se terminer...). dans cette dernière partie (un seul "épisode" sensoriel : "Goûter"), 1h15, les fils narratifs sont censés se dénouer, sauf qu'à la faim on restera sur notre faim : Jun a disparu, mais on n'en saura pas beaucoup plus sur ce qu'elle devient, est devenue, deviendra... on aurait bien aimé, en spectateur occidental habitué au confort narratif, la revoir juste un peu, histoire de lui dire au revoir... J'ai énormément aimé cette dernière partie, où on est, en tant que spectateur, un peu secoué : une qu'on pensait morte mais qui ne l'est pas, une qui ment à son mari en lui racontant qu'elle a rencontré un homme, une qui croit que son mari va réchapper de son accident alors que pas vraiment, un autre mari qui tombe mais qui ne se fait pas trop mal, mais qui plus tard va s'acroupir dans la rue pour pleurer... Chacun des personnages, et donc chacun des couples (sauf l'infirmière qui est un couple à elle tout seule) nous (re)présente une situation affective (sentimentale) précise (avec les problèmes générés, y compris souvent au niveau de la communication...) et l'éventail proposé est assez complet (et joliment déployé, de surcroît) pour qu'on suive l'évolution de leur(s) histoire(s), et qu'on ait envie à chaque fois de savoir la suite.

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15 juillet 2018

mais si, tu sais bien... le retour 32

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(huhuhu)

*

Bon c'est pas le tout, hein... C'est pas pasqu'on est les Sampions del Mundo qu'il faut baisser les bras... Il faut le trouver, ce dernier film! Voici la deuxième photo...

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Bon c'est trouvé, mais je vous en mets encore une petite... :

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et tiens, tant qu'on y est, c'est pas plus mal de finir sur les fesses de qui vous savez...

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8 juin 2021

CMFUBJ 57

très mal dormi (enfin, finalement, pas tellement plus que d'habitude...)
j'ai eu mal à la jambe toute la nuit (même allongé, surtout allongé, ce qui est une première)
(dans un de mes rêves de ré-endormissement, je m'administrais même des médicaments!)
je ne sais pas trop qu'en penser...
"Marchons, marchons..."* (comme dans la Marseillaise, mais sans sang impur ni sillons)
just wait and see
(je ne vais pas passer ma vie chez le médecin hein)

*

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espoir : mon gingembre vient de faire une seconde petite pousse

*

rdv ce jour chez la dietétitienne / nutritionniste avancé d'une demi-heure à sa demande, premier rdv, premier bilan, je n'apprend pas grand chose que je ne savais déjà (ah si! que le pain au levain c'est mieux que le seigle), mais c'est bien que les choses soient dites et posées, je repars avec des consignes (éviter complètement les sucres rapides, compléter le petit-déj'), des conseils (marcher une heure par jour / des légumes à tous les repas), des devoirs à faire (relever mes menus sur 15j) et un second rdv dans six semaines pour constater les progrès effectués (et une facture pour éventuellement me faire rembourser par ma mutuelle), c'est 50€ en espèces ou par chèque merci monsieur au revoir monsieur (elle est sympathique pédagogue et souriante)

*

marcher faire de l'exercice chaque jour ok je veux bien le problème c'est que à peine j'ai fait quelques centaines de mètres que cette foutue jambe m'envoie des signaux de détresse : de derrière le mollet ça monte au genou puis le long de la cuisse jusqu'à la jambe... (est-ce que ça existe un jambologue ?) je vais essayer demain matin matin pour voir dans quel état ma jambe sera...

*

covid tracker 6 juin

*

*II. Consonnes de liaison

* ‘s’ ou ‘x’ -> [z] : ‘s’ et ‘x’ se prononcent ‘z’ : Les amis [le[z]ami]
* ‘d’ -> [t] : ‘d’ se prononce ‘t’: "Quand il fait nuit, …" (Quan[t] il fait nuit,…)
* ‘f’ -> ‘v’ : ‘f’ se prononce ‘v’ comme dans "neuf ans".
* ‘g’ -> ‘k’ : ‘g’ se prononce ‘k’ comme dans "un long hiver".
Un long article
Qu’un sang impur … (marseillaise).
Le ‘g’ se prononce (k) : Qu'un sang quimpur..."

*

 

 

 

 

5 juin 2021

CMFUBJ 54

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(François Damiens, Bouli Lanners, Joey Starr, Ramzy Bedia, Gustave Kervern,
dans CETTE MUSIQUE NE JOUE POUR PERSONNE de Samuel Benchetrit, sortie le 01/09/21
et allocinoche annonce en plus Vanessa Paradis, Valeria Bruni-Tedeschi et... Vincent Macaigne!)

*

une journée belle et chaude, j'ai même sorti le pantacourt avec les cho7 blanches pour cacher "presque" mes jambes rouges, mais bon j'assume, pour aller faire des courses, d'abord à Super U, où, entre autres,  j'ai acheté ça à 50% (grâce à la patronne qui m'a fait des soldes avant l'heure)

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( c'est juste un souvenir de Bretagne, j'ai déjà le bol qui va avec...)

puis, à Monop (j'avais oublié quelques ingrédients pour mon taboulé) où j'ai acheté ça

masque barrière

mon super-masque "en forme de couche de bébé" (dixit Martial V.), payé 9,99€ à l'époque, tout de même, mais que j'ai largement amorti depuis, que Monop' soldait à 60% (soit 3€ et quelques), que j'ai donc acheté préventivement afin de l'archiver, avec son emballage en l'état, avec l'espoir que, dans un avenir plus ou moins lointain, quelqu'un tombe là-dessus en triant mes affaires, et se demande "mais à quoi ça pouvait donc servir ce machin ???"

*

croisé à Monop' les D. qui me conseillent d'aller jeter un oeil sur la nouvelle déco de l'Hôtel de Ville... effectivement, ils ont fait fort :

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(j'avoue que je ne suis pas insensible  à l'aspect... psychotrope (hallucinogène) du machin (Alice au pays des merveilles à bon dos...), qui semble vouloir plaider en faveur de dépénalisation, voire carrément de la légalisation, non ? Et en plus, le grand champignon, il tourne !)

*

4 juin 2021

CMFUBJ 53

coquelicot

(ça fait plusieurs jours déjà que je voulais publier cette très belle photo de coquelicot envoyée par Manue...)

*

Cannes 2021, Sélection Officielle :

Asghar Faradi, Un héros

François Ozon, Tout s'est bien passé

Nanni Moretti, Tre Piani

Julia Ducournau, Titane

Wes Anderson, French Dispatch

Sean Becker, Red Rocket

Kirill Serebrennikov, La fièvre de Petro

Bruno Dumont, France

Justin Kurzel, Nitram

Apitchapong Weerasethakul, Memoria

Jacques Audiard, Les Olympiades

Mahamat-Saleh Haroun, Lingui

Joaquim Lafosse, Les intranquilles

Catherine Corsini, La fracture

Joachim Trier, Julie en 12 chapitres

Juho Kuosmanen, HYTTI NRO 6 (Compartment NO.6) 

Nabil Ayouch, Haut et fort

Nadav Lapid, Le genou d’Ahed

Ryusuke Hamaguchi, Drive my car 

Mia Hansen-Love, Bergman Island

Paul Verhoeven, Benedetta

Ildikó Enyedi, L’histoire de ma femme

Leos Carax, Annette

Sean Penn, Flag Day

(en gras les 5 plus attendus)
(en rouge les inconnus au bataillon)

*

ça faisait drôle quand ça a sonné à 13h et quelques, et que j'ai ouvert la porte à Marie, elle m'a dit un truc dans l'escalier et tout de suite j'ai eu les larmes aux yeux, on a compté sur les doigts de nos mains depuis combien de temps on ne s'était pas vu "en vrai" : novembre, décembre, janvier, février, mars, avril, mai, juin, autant dire un sacré bail... on a bu le café puis on a fait trois parties et ça faisait du bien de se retrouver, comme ça, comme avant... à mardi, Marie!

*

et  je suis descendu pour l'accompagner et j'en ai profité pour prendre le courrier, et là, surprise! il y avait une enveloppe assez volumineuse de l'hôpital, du service diabétologie plus exactement, qui me donne rendez-vous dans deux mois pour un bilan-diabète et nutrition, avec un truc assez astreignant à remplir (pendant 10 jours dire précisément tout ce qu'on mange, et prendre sa glycémie avant et deux heures après chaque repas...), je m'occuperai donc de ça à partir de la mi-juillet...

*

et comme pour une fois les horaires collaient parfaitement (la séance démarrait dix minutes plus tard), j'ai filé au bôô cinéma pour voir DES HOMMES (post suivra), dont je suis sorti avec, encore une fois, les larmes aux yeux...

*

(sans rapport avec ce qui précède)
je viens de terminer une soupe de légumes délicieuse et joliment verte, une des meilleures que j'ai jamais préparé (es ?) : dans l'eau de cuisson des asperges (merci Dominique pour cette bonne idée) j'ai fait cuire le reste de petits légumes verts de ma "salade printanière" (fèves, pois gourmands, cébettes, petits pois) auxquels j'ai ajouté deux patates, un oignon, une échalote... j'ai cuit tout ça longuement puis mixé langoureusement, et j'ai savouré ça sur trois repas !

*

j'ai eu peur ce soir : au dessus de mon pied j'ai cru à une cloque (horreur!) mais ce n'était qu'une ampoule (dans le pli, le contact avec les chaussettes, ça frotte et voilà...) donc tout va bien, voui voui...

*

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l'affiche du Carax*...

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... et celle du Anderson

*

* je me souviens avoir été assez déçu lorsque j'avais appris, dans Starfix je crois, qu'il avait choisi ce pseudonyme, Leos Carax, pour signifier "l'Oscar pour Alex"...

*

1 juin 2021

CMFUBJ 50

(P38 /5)

LA LOI DE TÉHÉRAN
de Saheed Roustayi
avec Payman Maadi, Navid Mohammadzadeh, Hooman Kiaie, Parinaz Izadyar, Farhad Aslani
(sortie : 28 juillet 2021)

Un cas d'école. J'ai commencé à le regarder en pleine nuit (autant rentabiliser mes pauses nocturnes), j'en ai vu une trentaine de minutes, et je n'étais pas très emballé. Ca commence par une perquisition musclée, avec plein de flics qui courent partout, et ça ressemble à un pas très bon téléfilm, puis suit un reportage sur les déshérités fumeurs de crack qui vivent dans des tuyaux en ciment, puis un coup de filet massif et la mise en garde à vue tout aussi massive de dizaines et dizaines de mecs et de femmes, je suis retourné me coucher en n'étant pas sûr que je regarderais la suite. Et quand je l'ai repris, je l'ai regardé d'un autre oeil. Le héros, Samad, est un flic intègre et inflexible, qui fait tout pour parvenir à arrêter Nasser Khakzad. un insaisissable gros bonnet de la came à Téhéran. Ce qu'il va réussir à faire, (dans un loft de 600 mètres carrés!) et c'est là que le film va commencer à être intéressant, de plus en plus passionnant, via un long-huis clos dans les différents espaces du poste de police, et les affontements non seulement entre Nasser et Samad (car Nasser est un sacré personnage...) mais aussi entre les flics eux-même. En Iran, ça rigole pas avec la came (en général c'est la peine de mort). Plus on progresse vers l'inévitable issue, avec des rebondissements et des retournements de situation successifs, et plus on est fasciné. Un indéniable tour de force.

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WATCH LIST
de Ben Rekhi
avec Alessandra de Rossi, Jake Macapagal, Arthur Acuña, Jess Mendoza
(sortie le 11.06.21 en VOD)

Des Philippines, je ne connaissais comme cinéastes que Brillante Mendoza et Lav Diaz, dont les points communs sont de ne pas être les réalisateurs les plus joyeux du monde (euphémisme), ainsi que la violence qui affleure dans chacun de leurs films. Ben Reikhi ne déroge pas à la règle : son film est aussi noir par son histoire qu'il est joyeusement coloré dans ses décors et ses costumes. Le film commence avec une déclaration télévisée -violente- du président Rodrigo Duterte pronant l'éradication pure et simple de tous les drogués du pays. Par balle si besoin. Au début du film, Maria et son mari Arturo font l'objet d'une descente de police à domicile leur annonçant qu'ils figurent tous les deux sur la liste des dealers. Quelques jours plus tard, Arturo est abattu, et Maria se retrouve seule sans ressources pour élever ses trois enfants. Elle va finir par contacter l'officier de police vu au début du film pour solliciter son aide, et il va lui proposer d'intégrer son équipe, où elle va découvrir en quoi consiste son nouveau job, qui la place dans une position moralement intenable... Un film noir noir noir...

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IL SINDACO DEL RIONE SANITA
de Mario Martone
avec Francesco Di Leva, Massimiliano Gallo, Roberto De Francesco
(sortie : "prochainement")

Le hasard -heureux- a voulu que ce soit ce film-là précisément que je voie en dernier (en fait, si je voulais, là, j'aurais encore le temps pour un autre, il est 21h) alors que je n'en avais pas vraiment très envie a priori, MAIS je m'étais promis de voir tous les films de la compétition (10) et celui-là était le dernier de la liste. j'ai fait un effort (je renâclais un peu en me disant "encore une histoire de Parrain et de truands, pfff...") Et il d'agit donc d'une excellente surprise, venue d'Italie, car, dès le début (en forme de fausse piste : rap italien et street art monumental), on est ailleurs, autrement... Jusqu'à ce qu'il finisse enfin par apparaître, le fameux Antonio Barracano (interprété par Fransesco Di Leva, bluffant), au milieu de son petit théâtre domestique -son épouse, sa bonne, son toubib, ses hommes de main, plus les différents "plaideurs" qui vont se succéder- qui rend la justice dans sa luxueuse maison en dessous du Vésuve (on va y rester d'ailleurs presque tout le reste du film, excepté le dernier acte), comme St Louis sous son chêne...
Ce qui est le plus marquant, c'est le ton du film, ou plutôt sa nature. Allocinoche parle de "drame, policier", mais pendant un long moment le spectateur ne sait pas trop si c'est du lard (de la comédie) ou du cochon (du drame), et c'est ça qui est très fort, de se tenir exactement sur cette ligne fine. Cette ambiguïté. Le sérieux qui se prend au sérieux mais pas trop, et l'humour en face qui fait pareil. Comme chez Shakespeare, il y a des rois des traîtres et des bouffons. des complots, des confidences, des apartés.  Avec toujours au centre des débats le flamboyant Don Antonio Barracano, qui a (toujours) le dernier mot sur tout et n'oublie jamais de (nous) le faire savoir... Ca parle beaucoup (normal, c'est rital...) mais on se régale (il y a des tirades et des monologues sublimes).
Jusqu'à ce dernier acte, cette dernière scène, qui revendiquent pleinement leur aspect théâtral* (ça pourrait être du Pirandello) et toujours ritalissime, où se modifie tout à coup le regard qu'on pouvait porter jusque là sur ce personnage très souvent exaspérant il faut le reconnaître...
En tout cas, un sacrée belle façon de terminer en beauté ce (pour moi) premier P38 (FESTIVAL DU POLAR de REIMS...) Vivement que le film soit distribué en France!

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* je viens de voir au générique qu'il s'agit en fait de l'adaptation de la pièce du même nom de Eduardo de Filippo...

25 mai 2021

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(message effacé par erreur et recomposé a posteriori -et meeeerde!-)

le lundi de Pentecote est dpuis 2004 un jour de solidarité (pour les vieux) créée par Jean-Pierre "la route est droite mais la pente est dure" Raffarin. Férié ou pas ? Je me souviens  que, quand on bossait encore, on l'avait remplacé par un jour supplémentaire pré-pré rentrée (ou post-post-vacances)
C'est donc un jour férié, un jour de solidarité donc, et, en tant que vieux, j'ai décidé d'en faire un jour de solidarité pour le cinéma..

j'ai démarré de bonne heure en commençant d'écrire un post sur L'ETREINTE de Ludovic Bergery avec Emmanuelle Béart, et j'ai fini, quelques heures après, , en train de regarder ça :

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Capture d’écran (2280)

trouvé un peu par hasard en consultant sur allocinoche la filmographie d'Emmanuelle Béart, justement. Comment ? un autre premier film de Jeanne Balibar ? Et on ne m'en aurait rien dit? (en fait j'ai dû le savoir et je l'avais oublié, puisque ledit film n'existait pas physiquement en dvd, sur priceministruche par exemple... Et voilà qu'il était disponible sur vimeo (merci Vimeo!).
Un film... différent. (sudouest.fr l'avait qualifié d'"expérimental", ce qui n'est pas faux. Je l'ai regardé jusqu'au bout, et j'y ai pris beaucoup plus de plaisir qu'à Montfermeil. Le film a été tourné en deux fois, à Deauville en septembre 2010 et en mai 2011 à Paris. Il comporte donc deux trames narratives distinctes : la première concerne la pièce de Sophocle, ELECTRE, et les comédiens en lisent/jouent des passages (à Deauville donc) : Balibar joue Electre, Emmanuelle Béart joue Chrysothémis, sa soeur, Pierre Léon joue je ne sais pas trop qui (le générique de fin donne le nom des acteurs mais pas la distribution) -peut-être Egisthe ?- et la grande Edith Scob joue -divinement- le Choeur, dans plusieurs scènes de métro. Dans l'autre fil de la trame (à Paris donc) on retrouve Jeanne B., costumée en vacancière, accompagnée de Pierre L., costumé lui en tyrolien, qui jouent leur propre rôle, et rencontrent une (ou des) chargée(s) de programmes culturels pour lui/leur exposer un projet de théâtre (mais leurs échanges, assez théoriques, sont aussi lus), partie qui, comme dirait un journaliste de téléramuche, n'est "pas dépourvue d'affèteries" (pourquoi avoir attifé l'interloctrice cultureuse de postiches ridicules ?). Et, finalement, une troisième trame, (où les fils se touchent) où les personnages en costumes qui de vacancière, qui de tyrolien, jouent/lisent encore quelques scènes d'Electre... Un film surprenant, attachant, (parfois agaçant, parfois bouleversant) qui mériterait d'être vu plusieurs fois pour en saisir toutes les bonnes idées qui y fourmillent... (Merci encore à Emmanuelle Béart, et merci à Viméo. Et à Jeanne Balibar bien sûr).

*

entretemps, avant de voir ce film, je m'étais promené un moment au fil des bandes-annonces que me proposait allocinoche, et j'ai commencé à dresser la liste de mes envies :

j'ai très envie de voir PLAYLIST (2 juin)

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j'ai très envie de voir LE DISCOURS (9 juin)

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j'ai très envie de voir IBRAHIM (23 juin)

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j'ai très envie de voir LA SAVEUR DES COINGS (7 juillet)

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j'ai très envie de voir LA MORT DU CINEMA ET DE MON PERE AUSSI (4 août)

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j'ai très envie de voir ORAY (29 septembre)

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j'ai très envie de voir LE DIABLE N'EXISTE PAS (1er décembre)

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*

 

24 mai 2021

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rectificatif eur*vision (je devais être à moitié endormi hier soir, pensez il était une heure du mat') : la France est deuxième, et pas troisième!

*

une très belle journée aux Bâties, chez René, à l'initiative de Dominique...

après un petit repas tranquille (du bistèque et des frites!), un café avec un carré de chocolat, un petit tour au jardin : du ciel bleu, du vent, beaucoup de lumière, de la fraîcheur, des allées tracées dans l'herbe très verte, des iris, des pauvres fruitiers en déshérence (figuier, cerisier, cognassier, pêcher) , deux escolchias, des fraises mûres juste sur le dessus, de la rhubarbe géante,

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et voilà ce fut un dimanche ce fut un beau dimanche...
(et je reviens chez moi avec deux tiges de rhubarbe géantes (et un joli mug vache/poule)

*

covid 23 mai

(moy-moy, hein...)

*

 

23 mai 2021

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DRUNK
de Thomas Vinterberg

Voilà un film qui vaut beaucoup mieux que son affiche ou sa scène d'ouverture (j'avoue que là j'ai eu peur, en me disant que si c'était comme ça tout le film, je n'allais pas rester.). Mais Thomas Vinterberg est beaucoup plus malin que ça. Vinterberg, un réalisateur que j'apprécie, mais dont je n'ai, finalement, vu qu'assez peu de films : un tous les 10 ans en moyenne (FESTEN en 1998, SUBMARINO en 2010, et ce DRUNK en 2020, pourtant tous autant appréciés les uns que les autres). L'autre raison que j'avais de voir le film, c'était Mads Mikkelsen, un acteur que j'aime beaucoup (mais dont je n'ai, finalement, pas vu  tant de films que ça non plus : OPEN HEARTS, ADAM'S APPLE,  AFTER THE WEDDING, MICHAEL KOHLHAAS...).
César du meillar film étranger, Oscar du meilleur film étranger (plus un avis très enthousiaste de Loulou transmis par Pépin)... ça valait peut-être la peine d'y jeter un coup d'oeil...
Il est question de quatre hommes d'un certain âge, quatre profs, quatre potes aussi, qui en viennent à tester un "protocole", suite aux théories d'un certain scientifique norvégien qui professe que le corps humain souffre d'un déficit d'alcool et doit être à un degré d'alcoolémie de 0,50g pour livrer des performances optimales... Et les voici donc tous les quatre qui mettent le pied à l'étrier (et la bouche au goulot) en notant scrupuleusement les différentes étapes de l'"expérience".
Le film pourrait être sous-titré "de l'influence de l'alcoolémie sur la pédagogie"...
Pour chacun des quatre mousquetaires de la bibine commence alors un parcours du combattant (aller en cours légèrement bourré est une chose, mais gérer le quotidien dans le même état en est une autre).
Les quatre acteurs sont vraiment parfaits, (chacun dans son style et dans son domaine...) et constituent une sacré belle équipe. On sent la complicité qui les unit, et qui rend les scènes de groupe encore plus touchantes.
Et l'expérience continue, et le degré d'alcoolémie grimpe... Même si, on s'en doute bien, à l'enthousiasme et à la rigolade des premiers instants, vont -forcément- succéder des moments (beaucoup) moins euphoriques... Tout les quatre sont arrivés à l'âge-charnière où on ne peut pas s'empêcher de faire un peu le bilan de son existence (affectivement, professionnellement, familialement...) et ça n'est pas forcément toujours très jojo...
Le regard que porte Vinterberg sur ses quatre "héros" est assez habilement dosé : assez proche pour générer de l'empathie, mais en même temps avec l'imperceptible distance nécessaire pour pouvoir se permettre d'être critique, et mettre (avec plus ou moins de bienveillance et/ou d'humour) l'accent sur les accidents de parcours de chacun.
Le film est bien construit, le dosage du cocktail entre sucrosité des sentiments et amertume du constat est plutôt plaisant en bouche, on sourit, on s'attendrit, on verse une larmichette, on est curieux de la suite, mais bon mais je n'ai pas pu m'empêcher de le trouver un peu longuet vers la fin...
On sait que les danois (et les scandinaves en général), n'ont pas la réputation de sucer de la glace) et donc ces spectateurs-là n'ont pas besoin qu'on leur fasse l'apologie de l'ivresse, et donc le message de Vinterberg, pour tous les autres,  reste finalement assez consensuel (et suffisamment flou pour ne froisser personne.)
Plus qu'un feel good movie (un genre que j'affectionne je l'avoue), on aurait plutôt affaire à un drink good movie, ce qui n'est déjà pas si mal...

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"et glou et glou et glou

il est des nôôôôôtres..."

15 juin 2021

CMFUBJ 64

(au boulot! ce matin, la programmation nouvelle est arrivée, il faut la mettre en page et la pdfer (ça me prendra grosso-modo de 5 à 11h du mat' -avec une pause pour le petit-déj' quand même!)

pour les plus impatient(e)s, voilà ce que ça donne :

prog juillet

(je la trouve très bien...)

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(lui aussi, je le trouve très bien, hihihi)
(, une longue interview de lui)

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 (le plaisir de retrouver par hasard cette image)

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oui c'est tout pour aujourd'hui mais bon j'ai été je vous l'ai dit très occupé...

23 mai 2021

CMFUBJ 41

covid 21 05

(pfff... encore mauvaise pioche)

*

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il me semble que je l'avais lu en Carré noir, mais, si j'ai bien compris la version n'était pas "intégrale", voici donc une excellente occasion de rectifier le tir... (commandé sur priceministruche) -et du coup envie de relire tous les autres, sagement rangésur leur rayon de la bibliothèque-

*

visite du plombier (chef)  à l'appartement, en compagnie de ma propriétaire, pour une histoire de fuite, j'ai dû vider les placards du bas pour qu'il trouve d'où venait cette fuite, il est allé farfouiller là-dessous et il a trouvé (il m'a gratifié d'un sympathique plumber's crack, jovial et en gros plan, mais à ce moment-là ma proprio était juste à côté...) il revient mardi matin pour les réparations...

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(c'est flou mais c'est l'émotion...)

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interprétation bichromatique de ma dernière croûte, qui est tombée hier soir
(en "vraies couleurs", c'est dégueulasse...)

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au concours de l'Eurovision, le candidat du Royaume-Uni a obtenu 0 point du jury des professionnels et 0 point du jury du public (la France est 3ème, meilleur score depuis au moins 100 ans)

*

 

 

 

22 mai 2021

CMFUBJ 40

covid 20 mai

(pfff... mauvaise pioche pour nous)

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"MESSAGERIE NOCTURNE - En dépit des nécessités du sommeil réparateur, du bon sens des aiguilles d'une montre et des admonestations parentales, 15% des jeunes en âge d'être scolarisés dans un collège d'Ile-de-France textotent au milieu de la nuit, et parmi leurs SMS tardifs envoyés à quelque camarade d'insomnie, on distingue deux questions archétypales, qui représentent  les trois quarts de ce quiz nocturne : "Tu dors ?" (36%) ou "T Là ?" (39%) - et en cas de réponse, deux messages standards, attesté comme les plus récurrents : "Presque" (12%) ou "Y a koi ?" (28%) ainsi qu'une majorité d'émoticônes incendiaires." (Yves Pagès /Il était une fois sur cent)

*

acte 1 : Aujourd'hui était écrit dans la case correspondante de mon joli calendrier "vaccin 2ème dose", et voilà c'est fait. Mon médecin a pris des nouvelles de ma jambe, du résultat de la prise de sang d'hier que je venais de recevoir (mais lui pas encore, CRP en baisse (6,6) mais pas encore à la normale (en dessous de 5) -pour mémoire il y a un mois il était à 49... on progresse!- , je lui ai demandé un courrier pour le diabétologue, une ordonnance pour des chaussettes de contention, l'ai informé que je n'avais pas encore commencé le traitement anti-diabète, il a un peu ronchonné en me disant que je devrais, que c'était trè faiblement dosé, et qu'agir sur mon alimentation serait insuffisant...

acte 2 : à l'hôpital service diabétologie, la dame au comptoir a pris la lettre, mes résultats d'analyse, est allé les photocopier et m'a demandé un numéro de téléphone, m'expliquant qu'il n'y avait plus de place en consultation jusqu'à l'année prochaine, qu'elle allait transmettre ça aux docteurs, et que ce serait eux qui décideraient si j'étais prioritaire ou pas, et qu'on me téléphoneait pour me prévenir... J'en étais comme deux ronds de flan (sans sucre)...

acte 3 : du coup j'ai eu envie d'aller au cinéma, mais le film que je voulais voir (L'ETREINTE) ne passait que dans une heure... en repartant chez moi, je me suis arrêté chez Coralie et Pépin, qui m'ont offert un thé (c'était l'heure) et une part de tarte à la rhubarbe faite maison (j'adore la rhubarbe, j'ai craqué...) puis je les ai laissés travailler leur LSF...

acte 4 : en repartant en direction de chez moi, je me suis dit : "s'il y a une place, je me gare et je rentre, et s'il n'y en a pas, je file au cinéma..." J'ai donc filé au cinéma (il était 16h57) et je suis arrivé dans la salle pile-poil pour le début du film (et j'y ai -bonheur- retrouvé Catherine... Donc, L'ÉTREINTE, de Ludovic Bergery (critique suivra...)

*

 

 

 

 

21 mai 2021

CMFUBJ 39

(que dire ?)

aujourd'hui je n'ai rien écrit parce que j'ai été pal mal occupé (il est 21h05, j'étais en train de m'endormir devant l'écran de l'ordi devant un film latino un peu kitscho)

ce matin est repassé le jeune et joli infirmier pour une nouvelle prise de sang (mon médecin veut être sûr que les chiffres baissent), il m'a demandé des nouvelles de ma jambe, je la lui ai montrée, la jambe n'est plus que rouge et (un peu moins) enflée, et il ne reste plus qu'une seule croûte, dont j'aimerais bien qu'elle tombe...), il m'a piqué, a rempli ses petits tubes, rangé tout son petit bazar dans son grand sac,  et est parti joyeux...

 

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la dernière croûte

*

je suis allé faire des courses au S*per U (je me suis inspiré de la page web "Exemples de menus équilibrés diabète type 2") je n'ai pas trouvé tout ce que je cherchais, mais un truc que je ne cherchais pas mais dont j'espérais qu'il existerait ; de la grenade bio, égrénée (?) et surgelée (j'adore la grenade mais je trouve que c'est un fruit difficile à manger proprement sans en mettre partout, mais je m'aperçois ô tristesse qu'il ne figure pas dans la liste des fruits recommandés parce qu'il apporte plus de 13g de sucre aux 100g... tant pis j'en mangerai moins! Et avec l'argent que j'avais sur ma carte (37€) je me suis offert une nouvelle poêle (38€ et des broquilles)

*

j'essaye de m'astreindre à cuisiner et à préparer des repas équilibrés, mais ça n'est pas toujours simple là j'ai préparé un smoothie pomme/concombre/menthe (pas mal du tout) et une soupe poireaux / pommes de terre, et j'espère pouvoir rencontrer bientôt un diabétologue pour en savoir un peu plus...

*

au scrabble marie a gagné la première partie, elle avait toutes les lettres chères, et j'étais un peu grognon à la fin, elle m'a fait remarquer que le fait que je sois mauvais perdant lui gâchait un peu son plaisir de gagner (j'en avais conscience, mais je ne suis pas sûr de pouvoir agir autrement)

*

en fin d'après-midi je suis allé chez ma coiffeuse, chez qui j'avais pris rdv à l'avance (sa patronne m'a appris qu'elle était à mi-temps parce qu'elle avait des problèmes de dos, et de moral aussi, et, en me oucpant les cheveux, elle a pris des nouvelles de ma santé, puis j'ai pris des nouvelles des siennes, d'une façon fort civile, et je suis sorti assez content (je suis toujours content quand je viens de me faire couper les cheveux, comme beaucoup de gens, je suppose)

*

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et tiens au fait j'ai planté du gingembre (j'ai mis en terre un vieux rhizome de gingembre frais oublié dans ma corbeille à fruit et qui du coup a commencé à faire une petite pousse) on verra bien ce qu'on va voir (sur le ouaibe ils préviennent que c'est trèèèèèèès looooooong...)

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19 mai 2021

CMFUBJ 37

(bien dit)

"Je n'avoue pas que je suis homosexuel parce que je n'en ai pas honte. Je ne proclame pas que je suis homosexuel parce que je n'en suis pas fier. Je dis que je suis homosexuel parce que cela est." Jean-Louis Bory

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(joli)

les roches colorées du Parc national de Glacier dans le Montana

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*

(sous pli)

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la nouvelle prog...

*
(vie sociale)

* Philou est passé en fin de matinée (je partais pour faire mes courses, il m'a accompagné, (boulangerie / primeurs) puis retour à la maison où nous avons parlé (de santé puis de bouquins) en buvant une chicorée, je lui ai prêté le Clémentine Mellois).

* Dominique m'a appelé mais je lui ai dit que Philou était là, que je la rappellerais plus tard

* j'ai préparé le manger, en prévenant Marie qu'on jouerait plutôt à 13h15 qu'à 13h

* j'ai re-rappelé Dominique pour lui dire que je la re-re-rappellerais en fin d'après-midi (elle m'a donné quelques tuyaux à propos du diabète)

* j'ai appelé Marie à l'heure dite, nous avons fait trois parties de scrabble, la troisième en présence de

* ... Pépin, qui devait normalement passer à 16h, mais qui avait été libéré plus tôt, il m'apportait un autre Clémentine Mellois, en me demandant de lui prêter l'autre (celui que je venais de prêter à Philou) quand je le récupèrerais

* je lui ai offert un café, nous avons fait deux parties de "vrai" scrabble

* je prends un peu de temps ici avant de rappeler Dominique (il est encore trop tôt, elle m'a dit qu'elle irait se promener...)

(je me sens une vraie madame Verdurin...)

* là je vais préparer une soupette de fanes de radis...

*

 (fleurie)

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*

 

 

 

18 mai 2021

CMFUBJ 36

ANTIDISTURBIOS c'est fini...

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les mecs c'est bien beau, mais bon, la vedette de la série c'est quand même elle...

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elle s'appelle Vicky Luengo et elle est vraiment épatante...

*

(parcours santé)

* 1) notion de "pied diabétique"

* 2) vers un avenir radieux de légumes bouillis à volonté...

*

je reviens sur le le livre de Clémentine Mélois, DEHORS, LA TEMPÊTE, que je viens de terminer et qui m'a ravi, (et que je vais ranger sur le rayon des livres précieux... j'ai un rayon "oulipo", un rayon "livres qui disent que je", un rayon "livres précieux", un rayon "polars que j'adore", entre autres, qui sont habilement cachés dans les rayons de cette magnifique bibliothèque que m'a construite Gigis d'amour...)
c'est un livre habile, un livre touchant, un livre malin, un livre ami, avec plein de listes, d'énumérations, de digressions, de bifurcations, d'avatars et de coquecigrues (comme disait Alexis, même si le BD en question n'a absolument rien à voir), et autres coq-à-l'âne, tous en rapport a priori avec les livres, mais Clémentine M. se laisse parfois dériver un peu plus loin, mais ça reste toujours très plaisant, d'autant plus que dans ses digressions, elle évoque des choses et des gens qui me touchent aussi...

" C'est sans doute pour ça que j'aime tant les textes écrits à la première personne. Je ne peux m'empêcher de croire que l'auteur me fait des confidences, qu'il ne sourit qu'à moi.
Tout m'intéresse. Ses histoires de famille, ses souvenirs. Des détails les plus dérisoires. Ses manies, ses habitudes, ses envies, ses espoirs et ses craintes. Tout me plaît, tout me parle. Le contenue des placards de Marguerite Duras dans La Vie matérielle, les lubies de la mère de Romain Gary dans La Promesse de l'aube. La vie tout entière d'Edouard Levé dans son Autoportrait, les chambres dans lesquelles Perec a dormi, ce qu'il a bu et mangé. Les névroses de Philip Roth, le chien acariâtre de la mère d'Henri Cueco, le quotidien de Carole Fives, l'enfance de Joël Baqué, les maladie imaginaires d'Emmanuel Venet, les doutes de Victor Pouchet."
(pages 77/78)

Ce livre est en même temps toute une bibliothèque mais aussi un grimoire, un palimpseste (Clémentine Mélois fait parfois oeuvre de copiste, et ne répugne pas aux enluminures, aux enjolivures, qui rendent encore le texte plus beau.). Mine de rien. Et fait triplement (fine) mouche en évoquant successivement, dans le chapitre Ranger le monde, les listes d'Hulul, de Sei Shonagon, et de Georges Perec. Trois qui, justement, me sont chers.

*
 

17 mai 2021

CMFUBJ 35

(que dire)

une bonne surprise ce matin en farfouillant dans les paramètres et les statistiques du blog : j'ai multiplié par deux le nombre de mes abonnés! Figurez-vous que j'en avais un, et voici qu'à présent ils sont deux! Bienvenue, nouvel(le) abonné(e) dont je ne connais que l'adresse mail, qui me fait supposer sa localisation géographique...

*

en train de lire un très joli livre de Clémentine Mélois, DEHORS LA TEMPÊTE :

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Clémentine Mélois est écrivaine, plasticienne, oulipienne... (joli cv).
J'ai déjà acheté deux livres d'elle :

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des fictions inventées à partir de listes de courses trouvées,livre  que j'ai revendu parce que Gibert me l'avait vendu comme "comme neuf" alors que la couverture en était carrément pliée en deux en diagonale

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des variations délicieuses autour de titres de romans connus, que j'ai ensuite offert à Régis pour un Petit Nouvel-An

DEHORS LA TEMPÊTE est un livre qui traite des liens de son auteure avec les livres (comme l'avait fait il y a quelques années Annie François dans BOUQUINER, sous-titré Une autobiobibliographie) et, entre amateurs de livres, on se comprend... Donc je déguste a, avec l'envie d'en recopier de pleines pages. Si Clémentine Mélois parle dans les premiers chapitres de deux livres qui lui sont chers mais pour lesquels je n'ai pas d'affinité particulière (MOBY DICK et LE SEIGNEUR DES ANNEAUX), les choses deviennent ensuite beaucoup plus intéressantes...
Un régal.

*

Un après-midi récréatif (et pluvieux) comme on aime, à Cuse, avec Dominique et Catherine. Café/gâteau maison, scrabble, 6 qui prend, fous-rires, et hop c'est déjà l'heure du pré-poulailler, et de repartir donc sous une pluie battante (avec, à l'arrivée en ville, un passage "tempête tropicale" particulièrement violent) et avec, surtout, l'immense plaisir, en arrivant de trouver vide "la" place de stationnement juste en dessous mes fenêtres...

*

"L’été sera plein de musique. Un peu en intérieur, beaucoup en plein air, assis puis debout, alors que la soif de live est exacerbée par un long sevrage et l’enthousiasme d’une détente généralisée. Du jazz, du baroque, de la chanson, comme aux Francofolies de La Rochelle maintenues… Et tant pis si, pour cause de situations sanitaires très variables à travers le monde, les stars de la pop américaine n’en seront pas, tant pis aussi si les restrictions risquent de calmer les ardeurs de ceux qui espèrent voir ces événements se muer en quelque chose de plus festif. A Paris, Villette Sonique se tiendra le week-end du 29 mai avec une programmation 100 % française et un dispositif d’accueil que Frédéric Mazelly, directeur de la programmation, qualifie de "militaire" (jauge limitée, masque collé serré) mais promet aussi "joyeux". "Dans l’idéal, j’aurais préféré un festival où les gens peuvent déambuler. Ce n’est pas possible, et le report n’était pas souhaitable une deuxième année." Car la pression est trop forte pour ne pas se tenir à carreau. La priorité est au maintien, afin que les artistes puissent se produire et toucher leur premier cachet depuis une éternité. "C’est aussi symbolique, ça relève de notre mission de service public."" (Libé)

*

Je me trouve quand même un peu démuni avec cette histoire de diabète. Le médecin me dit "vous êtes diabétique", signe les papiers de la prise en charge, me prescrit des cachetons (un par jour pendant trois mois, d'abord pour voir comment ça se passe...) et rien d'autre... Désemparé, quoi. Comme si son silence signifiait "et démerde-toi...". En rajoutant tout de même "qu'il suffirait que je perde un peu de poids (lapsus : j'avais écrit un peu de moi) pour que ma glycémie baisse..."

*

 

covid 16 mai

(on va vers le beau...)

*

 

15 mai 2021

CMFUBJ 33

(hoy wouah comme on dit par ici) entre l'arrivée de la précédente perturbation, la perturbation actuelle, et l'arrivée de la nouvelle, on est bien sous la flotte, et pour un moment semble-t-il...

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*

"À voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit
Je finirai, c'est fatal, par pouvoir m'endormir aussi
À voir tant d'yeux qui se ferment, couchés dans leur lit
Je finirai par comprendre qu'il faut que je m'endorme aussi
J'en ai connu des grands, des beaux, des bien bâtis, des gentils
Qui venaient pour me bercer et combattre mes insomnies
Mais au matin, je les retrouvais, endormis dans mon lit
Pendant que je veillais seule, en combattant mes insomnies"
(Barbara)
*
"Si je ne te regarde plus, tu disparais
Si tu fermes les yeux, je m’évanouis
Il faut se tenir éveillé, jour et nuit
Si tu t’endors, je te réveillerai"
(Dominique A)
*
Je passe au cabinet de mon docteur pour faire le point (final, je l'espère) :
- le diabète ? oui oui, donc il faut mettre en place un protocole de soins avec prise en charge à 100% (et des cachetons)
- (mais il suffirait que je perde un peu de poids pour que ma glycémie chute aussi)
- les antibios ? on arrête (ça tombe bien, puisque il ne m'en restait plus que 2)
- il me prescrit une pommade à appliquer tous les matins après toilette
- et une autre prise de sang dans une semaine pour évérifier que l'infection est bien éradiquée
- et me souhaite un bon après-midi...
*
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un nouveau festival latino, avec un pass pas cher (8€ pour 8 films latinos en compét')
*
où l'on reparle des asperges des bois...

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(ou ornithogale des Pyrénées)

pour moi ça a le goût du déconfinement...

*

 

 

8 mai 2021

CMFUBJ 26

(que dire)

encore un jour comme le temps : soleil / nuages
(ou comme les photos avec l'instamatic (soleil / nuages)

ce matin à 8h est passé le "grand" infirmier pour la nouvelle prise de sang, on a parlé un peu du diabète, de son traitement, de ses complications, et il m'a ensuite pommadé la jambe (plutôt que de revenir à 10h pour le faire), avec cette fois de la pommade antibitiotique, il m'a fait aussi l'éloge de mon médecin, qu'il trouve très "réactif" (une façon de me rassurer ?), et finalement m'a dit "à lundi" puisque l'infection n'est pas terminée...

la jambe est vraiment très grosse (plus qu'hier et moins que demain ? comme la médaillé d'amûr?) mais les croûtes diverses semblent "en bonne voie", j'ai donc le moral qui monte et qui descend...

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(j'aime bien cette image)

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et c'est tout ?
oui, c'est tout

 

 

2 mai 2021

CMFUBJ 20

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trouvé ça sur tw*tter, qui m'a bien plu

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et ça aussi (mais rien à voir, pas sur tw*tter)

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qui m'a bien plu aussi...

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les bourgeons gonflent leurs écailles
les violettes vont mourir
les bras enlacent les tailles
c'est le muguet qui va fleurir

(je n'étais pas sûr que vous ayiez pu lire la jolie poésie qui était sur la 4ème carte postale hier, et il eût été dommage que vous n'en profitassiez pas...)

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1er mai 2021, Besac

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regardé le second épisode d'HIPPOCRATE 2. Je trouve ça très bien mais vraiment très anxiogène, je vais donc attendre un peu pour regarder la suite...

*

 

 

 

 

1 mai 2021

CMFUBJ 19

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Influençable.
Oui c'est ça, je suis influençable.
Alors que j'étais (un peu) grincheux à cause le nuit (un peu) épouvantable que je venais de passer, j'ai changé (mentalement) mon fusil d'épaule lorsqu'à son arrivée le J&JI (jeune et joli infirmier) m'a dit en regardant ma jambe que ça allait visiblement beaucoup mieux qu'avant-hier, que c'était moins rouge, moins desquamé, et que sûrement cet antibio était celui qui me convenait... Ah bon ?

En plus ce ne sera pas lui qui viendra le semaine prochaine, ni non plus "le vieux", mais le troisième, "le grand", celui que je n'ai vu qu'une fois... Et que certainement après ils vont arrêter... Donc on s'est quitté en se souhaitant plein de bonnes choses pour le ouiqinde et la suite, et il a rajouté "vous savez, comme on avait dit l'autre fois, j'espère qu'on ne se reverra plus" (= "parce que vous serez guéri...") avec le plus désarmant des sourires dans la voix (puisqu'il avait son masque sur le museau).

Après je me sentais du coup plus léger, d'humeur badine, et je me suis mis à faire la vaisselle d'hier en chantonnant Göttingen de Barbara en version allemande (je l'ai dans un mix) mais dans un sabir allemand approximatif qui ne faisait rire que moi (mais de bon coeur)...

depuis quelques jours mon nez s'est remis à couler (il est enchifrené, comme disait Philou à propos de celui de Françoise, normal je sors pieds-nus en sandales) et j'ai réalisé tout à coup hier soir que j'avais à nouveau re-perdu (d'un coup) la part d'odorat et de goût qui m'étaient revenus depuis un certain temps... (agaçant)

reçu une enveloppe mgen bien dodue (9 pages, tout de même, un record personnel!) avec la liste de tous les remboursements aux prestataires divers à qui j'ai eu affaire depuis le 19.03 (ça ne fait pas tant de temps que ça finalement) et me suis amusé à l'étudier un peu en détail (pour le peu que je peux y comprendre) , j'ai été étonné par le prix des médocs, j'ai constaté que les trois infirmiers qui sont intervenus chez moi se sont pas indemnisés tout à fait au même tarif, et comptabilisé que j'avais vu mon médecin sept fois entre le 19 mars et le 15 avril...

reçu ce même jour mes nouveaux résultats d'analyse (que mon médecin a reçus hier, mais comme il ne m'a pas rappelé d'urgence c'est qu'il n'y a pas trop de quoi s'inquiéter), j'aimerais juste qu'il m'en dise un peu plus sur la glycémie (mais bon on verra lundi hein...)

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*

petit florilège, tiens, justement...

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30 avril 2021

CMFUBJ 18

(que dire)

l'infirmier est passé ce matin à 7h pour la prise de sang (j'aurai bientôt des résultats d'analyse, donc...) et m'a dit "à demain" et "passez une bonne journée..."

il ne croyait pas si bien dire...

Dominique est venue ce midi avec des repas de chez Thierry Marx :
asperges vertes
lapin à la moutarde riz au safran et petits légumes
tarte tout chocolat

puis Emma nous a rejoints pour le café (j'ai fait la recette de libé des Moëlleux express au chocolat)

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puis nous sommes allés chez Coralie et Pépin pour voir Loulou et son merveillon (c'est vraiment un trèèèès joli bébé), pour un petit goûter (financiers de chez Marx, brownie au chocolat maison) dans le salon

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(toutes les photos que j'ai faites sont floues)

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(sauf celle-là)

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(mais le flou, hors-contexte, ça peut devenir graphiquement très intéressant)

et ça me faisait du bien de voir du monde, comme ça

même si à un moment , toutes ces voix ensemble ont commencé un peu à m'entourner

d'autant plus que Coralie nous lisait, quasiment en temps réel, les propositions de déconfinement sortie progressive de crise, et j'en retenais juste (avec presque une larmichette) la date de réouverture putative des cinémas

le 19 mai (avec des jauges)

le même jour que celles des terrasses
(et donc 2 jours avant ma re-vaccination)

*

oui donc , merci cher infirmier j'ai passé une bonne journée (un jour très "gens",  très "chocolat", et très "bonnes nouvelles" aussi)

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"Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche"
(Aragon)

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28 avril 2021

CMFUBJ 16

(parcours santé)

Mon médecin, de retour de vacances, s'est inquiété de ma santé téléphoniquement (toujours en numéro caché) une fois hier en fin d'après-midi et une autre fois ce matin, en m'informant qu'il tenait à ma disposition les documents que je lui avais demandés (bilan de la matinée aux urgences), j'y suis donc allé en fin de matinée, après avoir contacté la secrétaire à 9h30...

Il a constaté que ça n'était pas joli joli, encore rouge et enflammé et a donc diagnostiqué une résistance partielle de l'infection à l'antibiotique prescrit. Et m'en a donc prescrit un autre (plus que 2 cachetons par jour à prendre, un le matin et un le soir) -et j'en profite pour  m'auto-médiquer à la pharmacie en achetant de l'ultra-levure pour mes petites entrailles-, plus de nouvelles analyses de sang (je lui demande si c'est possible d'y ajouter la glycémie, puisqu'autant de gens me demandent si par hasard j'aurais du diabète...) et merci docteur au revoir docteur

du coup quand je sors il est midi trente, la pharmacie est fermée, et je vais donc faire quelques coursinettes un peu plus loin en attendant qu'elle ouvre (N*z, S*per U, boulangerie, et, pour finir pharmacie, où je retrouve cette ancienne élève qui m'accueille avec un large sourire...), et je suis chez moi à 14h30 pour mon repas de midi (heureusement plus de piostacine à prendre au milieu d'icelui)

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(auparavant)

une visite de mon ami Philou, qui me fait très plaisir

il est venu avec des croissants, je lui offre un petit café

nous parlons éducation des (petits-) enfants, santé (résultats d'analyse, "chinois de la douleur", numéro privé des médecins, psa) -et il a ce mot très simple en parlant de ma jambe, mais qui me réconforte "mais tu sais que ça va guérir..." qui me donne l'occasion de relativiser -, puis littérature (et cinéma) bien sûr, je lui prête DIEU SAIT QUOI de Jean-Daniel Pollet d'après Francis Ponge et J'ECRIS AVEC UN CAILLOU DANS LA CHAUSSURE de Thomas Vinau. Et nous évoquons même les modalités de notre prochain anniversaire du colza...

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robichonnière

... et reçu ça de Malou, qui me remplit de joie aussi

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concert

"On se souvient du concert de rock géant, organisé le 27 mars à Barcelone, en Espagne pour une expérience clinique. Près de 5000 spectateurs dansaient masqués, mais sans distanciation physique. Le rassemblement visait à prouver que des concerts sont possibles malgré le Covid-19. Selon les organisateurs, le verdict est clair : il n’y a "aucun signe" de contagion après ce concert-test, ont-ils affirmé mardi."( le parisien)

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29 avril 2021

CMFUBJ 17

5049713029028759631245875477414923910454992636602015524529821012251576553170544911014892433038912447444055530257le grand bain2871816en liberté!sauvagele monde est à toiburningwoman at warle poirier sauvageretour à bollèneà genoux les garsthe ridertrois visagesmes provincialesfoxtrottaste of cementtesnotacall me by your namegaspard va au mariage045854376103256739158836918517637548748215926218604365014268421011547_2013061016374904369467597021054853artigo_34456874107066209929835895-glasses-0-230-0-345-cropthree billboardshours568115086033les frères sistersmedia54207104500834719623042838524031177543820753326457851818747649062080020259427776082475019309307306331729431745082250236881379126131138546075424397519ewZF2iUL0071182398201048961515063391712059663242191868219518616551[1]ce_bougecelluloid_closetcorps_coeurkhroustaliov_voituremauvais_sangmedia

nous nous sommes tant aimés (1)
le cinéma en tant qu'échappatoire, musée personnel, archive, catalogue, refuge, pansement, remède, friandise, souvenirs, bonheur, plaisir, archive, chronique, caresse, besoin, envie, nécessité, etc.
qu'est-ce qui fait qu'on aime un film ?
qu'est-ce qui reste d'un film ?
de ces cent, juste au-dessus, une seule certitude, celle de les avoir tous aimés
plus ou moins bien, plus ou moins fort, avec plus ou moins de raisons,
certains juste vus, d'autres vus et revus, et parfois même re encore
certains que je connais assez précisément, d'autres dont ne subsiste qu'une image, une scène, une ambiance générale

*

(que dire)

E0Db-tGX0AISryi

pas question ici de covid mais de tiques : "Dans l'Est de la France, un tiers des tiques transportent des maladies." (l'Est Répu)

*

l'infirmier est passé ce matin, il est un peu désemparé (non non rien n'a changé comme chantaient les Poppys), je l'ai informé du changement d'antibio et des nouvelles analyses de sang prescrites, il revient demain matin à 7h pour les faire

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