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lieux communs (et autres fadaises)
30 août 2022

abscons

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VENTURA
de Pedro Costa

Ouhlala... déjà, VITALINA VARELA ça ne rigolait pas... c'était une expérience esthétique ultime (jusquauboutiste, en tout cas), mais on savait un peu à quoi s'en tenir, à quoi se raccrocher. Pour ce film-ci (tourné avant, primé à Locarno alors, mais sorti seulement maintenant, après donc), centré sur Ventura, donc, on y croise, déjà, Vitalina... (et Hervé m'apprend que le même Ventura était le héros du précédent EN AVANT JEUNESSE du même Pedro Costa...)
Nous étions sept ou huit, dans le hall, après la séance, perplexes, il faut bien le reconnaître, à nous questionner à la fois sur le film et les événements qu'il évoque (la "révolution des oeillets", au Portugal), chacun faisant un peu la grimace à sa manière, sauf hervé, qui, lui "avait aimé"...
J'avais été -formellement- ébloui, par le précédent VITALINA VALERA, à s abeauté brutale et sombre de chant funèbre, mais là j'avoue que j'ai eu beaucoup de mal avec ce collage/patchwork autour du personnage-titre, qu'on retrouve à différentes époques et à différents lieux, avec notamment une interminable séquence dans un ascenseur avec un soldat...
En plus j'ai -véritablement- lutté contre le sommeil, mais j'ai été vaincu, ce qui n'a pas arrangé les choses question comprenette.
Et pour couronner le tout le projectionniste facétieux nous a rallumé les lumières de la salle cinq bonnes minutes avant la fin du film, nous laissant hagards et clignotant des yeux comme des poissons échoués sur le rivage...
La durée annoncée est de 1h45, celle ressentie fut bien, au moins, deux fois supérieure (je me suis promis de ne jamais prendre l'ascenseur en compagnie d'un soldat...
Finalement, j'adore Pedro Costa comme qui dirait sur un malentendu, quand il parle d'autre chose :le très beau OU GÎT VOTRE SOURIRE ENFOUI ? (2001), sur les Straub/Huillet, et, surtout,  le sublime NE CHANGE RIEN, sur les Balibar / Burger.
J'avais trouvé un qualificatif pour le film en sortant, je l'ai perdu, et ne l'ai pas retrouvé, j'ai donc cherché sur le ouaibe, qui m'a proposé, entre autres, hermérique, obscur, opaque, qui conviendraient presque, mais aussi ce dernier, que je ne connaissais pas : en jus de boudin...

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31 août 2022

serpent

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DANSE AVEC LA POUSSIERE
d'Ashgar Farhadi

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... Et, encore une fois,  un grand merci à MUBI (qui me prévient aimablement avant que les films ne disparaissent de son site, et m'a permis de découvrir ce tout premier long-métrage d'Ashgar Farhadi, dont je ne savais même pas qu'il existait...) Le film date de 2003 (avant LES ENFANTS DE BELLEVILLE, dont je croyais qu'il était son premier) et s'intéresse à Nazar, un jeune homme tout mimi (iranien, quoi...) qui rencontre une jeune fille dans un bus, coup de foudre, l'épouse, et doit ensuite divorcer sous la pression de ses parents, car la rumeur dit que la mère de la demoiselle "en serait une " (prostituée). Il s'est endetté déjà pour payer le mariage et doit s'endetter encore plus pour le divorce (de complaisance, puisqu'il continue d'aimer sincèrement la jeunette).
Et là le récit oblique et change de direction : Nazar se cache dans le camion d'un vieux chasseur de serpents taciturne et mutique (et peu aimable), se réveille dans le désert, se fait chasser une première fois à coups de bâton, revient, re-coups de bâton, et il va user de toute sa tchatche et de toute son énergie (qui ont l'air d'être sans limite) pour que l'autre vieux ronchon (il ne connaît pas son prénom, alors il lui a attribué le prénom de son père) finisse par accepte de se laisser approcher et lui enseigne l'art de chasser les serpents (il faut de l'opium, une petite chanson et un bâton, ça n'a pas l'air trop difficile, finalement, cette histoire), mais, bien entendu, rien ne va se passer comme il avait espéré (je tire le rideau -hospitalier- sur le troisième acte de cette histoire...). Encore plus difficile d'apprivoiser le vieux que d'attraper un serpent. mais à Nazar vaillant rien d'impossible... (bon c'est vrai que j'ai trouvé ce jeune homme très mimi et que je ne suis pas complètement objectif...)
Un "film de jeunesse" donc (le réalisateur a alors 31 ans) , "un petit film", diront certains, mais moi j'aime bien... une (belle) histoire, d'amour, puis d'amitié, puis re-d'amour,  qui nous montre une fois de plus combien les choses sont compliquées en Iran... Quelques mois après le délicieux HIT THE ROAD de Panah Panahi, un nouveau road-movie qui nous fait sillonner des espaces hallucinants de l'Iran et qui, comme le serpent fait sa mue, se transforme soudain en buddy movie, mais à l'iranienne... (avec du thé, un bâton et des billets crasseux).
Et puis cette scène délicieusement ambigüe où le jeune parle au vieux de l'amour, et qui, pour le décodeur pervers de SSTG* que je suis, pourrait tout à fait être interprété comme une déclaration d'amour (vous imaginez ? entre deux mecs ? dans un film iranien ?? hihihi)

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deux affiches

25 août 2022

ouïe ou non

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EN DÉCALAGE
de Juanjo Giménez

oh que voilà un film très curieux (un film très curieux, y a de l'écho, mais c'est fait exprès) qui nous est tombé des limbes cinématographiques en sortie nationale (mais non je viens de vérifier il est sortie le 3 août, on est donc dans la configuration habituelle S+2), dans le bôô cinéma, "programmation estivale", mais, curieusement juste pour 5 séances, et uniquement en VO tiens tiens...)
Un film qui induit un effet très particulier quand on en sort (la façon dont l'identification fonctionne, un peu comme, en sortant de GHOST DOG on marche comme Forrest Whittaker) oui, à l'image de l"héroïne -et du titre- on se sent décalé, d'une certaine manière oui c'est très curieux.
Déjà, l'héroïne, elle est ingénieuse (ou ingénieure ? ingénieresse ?) du son -au cinéma, oui- et travaille dans un studio, zvec un banc de montage (et des films ayant pour héros des ingénieurs du son, il n'y en a pas une palanquée : BLOW OUT de Brian de Palma, et l'étrange BERBERIAN SOUND STUDIO de Peter Strickland... ah, et aussi, mais dans un tout autre genre le LISBONNE STORY de ce bon vieux Wim W.) et clic clic cette dame (qu'on ne nommera que C au générique) est incarnée par Marta Nieto, vue il n'y a pas si longtemps dans le MADRE de Sorogoyen...) Moi, dès qu'il s'agit de voir (d'entendre, plutôt) un film en VO et en español, je suis prêt à toutes les compromissions du monde. Donc j'étais déjà plus que partant. Et là, figurez-vous que pour en rajouter encore à mon bonheur, j'étais seul dans la salle 11 (aux fauteuils assez étrangement inconfortables) SAUF QUE quand j'y suis entré, je pensais avoir dix minutes d'avance (pour la séance de 18h) alors que, ils sont joueurs, cette séance-ci était à 17h45 (j'ai vérifié -trop tard- sur le billet) et j'avais donc cinq minutes de retaed (j'ai manqué les toutes premières minutes du film, ce qui m'a légèrement agacé.).
Donc C. est décalée. Elle entend les choses après qu'elles se soient produites, comme un écho, ce qui la gêne bien sûr dans son travail (pour ce qui est de la post-synchronisation c'est plus que gênant) et donc va chercher à en savoir plus sur cette affection, qui devient de plus présente (et le décalage gagne en intensité) à la fois pour elle et pour le spectateur. Il est recommandé de voir le film ans une salle équipée d'un bon dispositif, les effets n'en seront que plus impressionnants...
Rt le réalisateur va nous faire monter à petits pas les marches d'un récit qui grimpe, mine de rien vers le fantastique. Un fantastique très feutré, intériorisé, rien de violent de sanglant ni de gore, non, juste des effets sonores (le montage-son est ultra-chiadé), on suit C. sur les traces de son passé (il sera même question dun magnétophone à cassettes, hihihi) avec une assez charmante pirouette finale, un genre de clin d'oeil (de clin d'oreille plutôt) et tout ça, merveille, je le redis, en español, quel bonheur...

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24 août 2022

ampoules

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THE HUMANS
de Stephen Karam

Il s'agit d'une sortie MUBI (comme l'avait été, en son temps, le très chéri FIRST COW). C'est le deuxième film du réalisateur (il a aussi signé pour le cinéma une adaptation de LA MOUETTE, de ce très cher Anton T.) et c'est aussi une adaptation, celle de sa propre pièces de théâtre. Une famille se retrouve dans l'appartement quasiment vide d'une des deux filles et de son copain -ils viennent juste d'aménager- pour le repas de Thanksgiving (nous sommes donc fin novembre).
Adaptation théâtrale donc, et on ne quittera quasiment jamais l'appartement en question, qui a l'avantage d'être sur deux niveaux, plutôt vieillot mais avec beaucoup de cachet, et, surtout très cinématographique. Un appart "dans son jus", où les ampoules ont tendance à griller les unes après les autres, dans un bâtiment qui produit d'étranges "bruits domestiques"...
J'étais content de retrouver, en tête de générique, celui qui incarne le père de famille, ce très cher Richard Jenkins, vu dans des films aimés (THE VISITOR) mais, surtout, découvert dès le 1er épisode de SIX FEET UNDER...
Le père, la mère, deux filles, le copain d'une des deux, et la grand-mère (qui perd la boule) dans sa chaise à roulettes. C'est très théâtral, certes, mais presque "a minima", la caméra prend visiblement beaucoup de plaisir à fureter dans tous les coins, explorer les espaces, s'attarder sur des détails parfois en très gros plan, poser d'intelligents cadrages, recadrages, surcadrages (l'espace sera vraiment utilisé au maximum) tandis que se déroule la comédie humaine de ces six personnages-là. Qui racontent leurs vies, leurs souvenirs, leurs rêves aussi, dans cet espace complexe (coins et recoins) plutôt judicieusement utilisé. Il est question de famille, d'amour, de vieillissement (et aussie de thérapie, de rupture, de légumes bio) dans ce décor réduit à l'extrême -le repas est presque un pique-nique-  cet appartement presque vide où on passe, élégamment d'un non-décor à un autre (des couloirs étroits filmé au grand-angle pour un rendu de perspective aussi déformé qu'étouffant.
On met peut-être un peu de temps à "se mettre dedans", au début, tant tout est fractionné, morcelé, il faut le temps que les choses se posent, s'articulent, que les pièces s'emboîtent de ce puzzle familial dont on n'aura pas forcément à la fin une vision complète... Qu'on en apprenne un peu plus sur chacune et chacun, ensuite ne reste plus qu'à savourer cette  rencontre, ce repas de famille, avec des moments de rien, des intertices, et d'autre où, à l'opposé, se jouent des choses très fortes.
Une très belle scène de montée de panique, juste avant que la porte ne se referme...
Un film à revoir, c'est sûr.

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31 décembre 2022

top 10, 20, 30... 2022

(par ordre alphabétique)
(les soulignés font partie du top10, les soulignés en rouge du top 3)

c'est parti!

ALLONS ENFANTS

4150877

ARIAFERMA

5854939

AUCUN OURS

4486885

AVEC AMOUR ET ACHARNEMENT

4402785

CAHIERS NOIRS 1 & 2

5820652 2304738

DECISION TO LEAVE

5104708

EN CORPS

3063490

ENNIO

5303158

EO

2931463

ET J'AIME A LA FUREUR

0351764

FEU FOLLET

4870881

FLEE

0564743

HIT THE ROAD

4264575

I COMETE

1177911

JE TREMBLE Ô MATADOR

4234395

L'HISTOIRE DE MA FEMME

4602741

LA NUIT DU 12

5737649

LA REVANCHE DES CREVETTES PAILLETÉES

5121695

MEMORY BOX

0664176

NOUS

2492588

PACIFICTION

5203051

RESIDUE

0448410

TEMPS MORTS

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THE BATMAN

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THE GREAT BUDDHA

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*

donc si je résume:

3 ex-aequo : AUCUN OURS / HIT THE ROAD
(ça ne risque pas d'arriver de sitôt, père et fils dans le même top ciné!)

2 : LA NUIT DU 12
1 : ARIAFERMA

(et voilà)

14 août 2022

ce très cher jean-jacques...

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Ah, Sempé...
Je l'ai découvert en 1968 (oui, c'est très précis) j'étais en 6ème au Lycée G. (oui, je sais, appellation abusive) et, en cours de cathé, on avait l'abbé F., un homme très gentil, mais surtout très malin, qui avait trouvé un truc imparable pour avoir la paix pendant ladite heure : si on se tenait à carreau, si on était raisonnables, à la fin de l'heure, il terminait en nous racontant une histoire du Petit Nicolas. Et on se tenait à carreau. Et je me souviens que j'adorais ça...

Je me souviens avoir ensuite découvert, bien plus tard, que le monsieur qui dessinait Le Petit Nicolas (mais entretemps je l'avais un peu oublié faut dire) faisait d'autres dessins, dans des journaux. Que ces dessins étaient publiés dans des albums grand format (RIEN N'EST SIMPLE, TOUT SE COMPLIQUE, etc.) qui hélas (j'étais adolescent, voire ensuite jeune adulte) coûtaient formidablement cher (200 francs ? ou quelque chose dans ces eaux-là) et qu'il était donc hors de question que je puisse me les offrir (et la Bibibliothèque Municipale de V. ne semblait pas non plus très encline à investir dans ce genre de frivolité dessinée...)

mais j'aimais vraiment ces dessins-là, certains me faisaient rire, mais pas tous systématiquement, des fois juste sourire, et souvent juste rêvasser, un peu béatement (j'aimais beaucoup qd il dessinait un décor de nature pleine page, avec plein de fouillis végétal, avec le ou les personnages riquiquis au milieu, et j'avais aussi un gros faible pour les braves dames en train de discutailler avec dieu, en plein milieu d'une belle église minutieusement détaillée)

un peu plus tard, j'ai découvert que la plupart de ces albums si beaux mais si chers avaient été réédités en folio, et je me suis donc mis à en acheter, avec la frustration du petit format, et le fait que justement le format en question ne permettait pas l'impression de certains grands dessins (ce que fait remarquer François Morel dans son hommage à Sempé publié ce jour dans Libé), mais bon c'était bien quand même d'avoir sous les yeux tous ces dessins avec ces petits personnages seuls face à l'absurdité du monde...)

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un peu plus tard, à l'E.N sans doute, une amie, sans doute, m'a fait découvrir le touchant personnage de MARCELIN CAILLOU

puis quelques années encore plus tard sont venues les rééditions, en format un peu plus grand, dans des ouvrages thématiques, dont le titre commençait toujours par "quelques" : Quelques philosophes, quelques manifestations, quelques romantiques... dont j'ai acquis quelques uns...

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assez régulièrement, par-ci par là, j'avais aussi plaisir à le retrouver sur une couverture de Téléramuche (dont celle-ci, que j'aimais tellement que je l'ai même gardée -je l'ai toujours d'ailleurs !-)



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Fin 2011, je me souviens d'une belle rétrospective Sempé (gratuite) à l'Hôtel de Ville de Paris (vue à l'occasion d'un "Noël à Champlitte à Paris")

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puis plus tard je me souviens avoir hésité un jour à la Foire Aux Livres (Belfort) en trouvant d'un seul coup 5 ou 6 albums grand format, mais assez chers (au moins 30€ pièce), m'être dit "à quoi bon ?" et les avoir reposés...

et, il n'y a pas si longtemps, j'ai fini par acheter l'album grand format ENFANCES, où l'auteur raconte la sienne (pas très rigolote d'ailleurs) dans un assez long entretien, suivi de reproductions de dessins (pleine page, grand format, luxueusement, quoi) sur le thème en question...

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15 août 2022

CMFUBJ 15 août

"J'adore parler de rien, c'est le seul domaine où j'ai quelques vagues connaissances." (Winston Churchill)

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"Être adulte, c'est avoir pardonné à ses parents." (Johann Wolfgang von Goethe)

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juste pour le plaisir...

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" Les hommes oublient toujours que le bonheur est un état d'esprit et non le fruit des circonstances." (Jokn Locke)

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"On se réfugie dans le médiocre, par désespoir du beau qu’on a rêvé." (Gustave Flaubert, L’éducation sentimentale)

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"Il faut apprendre à éprouver la vie comme un long glissement calme. Au moment où l'on y parvient, on est aussi près de la mort que de la vie. "  (Robert Musil, Les désarrois de l'élève Törless)

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"Tu as tout à apprendre, tout ce qui ne s'apprend pas : la solitude, l'indifférence, la patience, le silence." (Georges Perec, Un homme qui dort)

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Un de mes dessins de Sempé préféré(s)
(j'en avais prévu la publication avant d'apprendre son décès)

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"L’art est l’ultime forme de l’espoir." (Gerhard Richter)

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"Dès le début les hommes se sont servis de dieu pour justifier l'injustifiable." (Salman Rushdie, Les versets sataniques)

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"S'il doit y avoir une paix, elle passera par l'être, non par l'avoir. Le but de la vie est de vivre, et vivre signifie être conscient, joyeusement, ivre, serein, divinement conscient." (Henry Miller)

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29 juillet 2022

CMUBJ d'été (numéro double)

("Rendons à César..." : la grande majorité des phrases citées proviennent du compte tw*tter weekend poetry (@poetryweekend))

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"On ne sait jamais la place qu’on occupe dans la vie des gens." (Francis Scott Fitzgerald, Tendre est la nuit)

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" Ce que tu fais, fais le suprêmement." (Fernando Pessoa)

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"Au fond, les gens supportent mal le bonheur. Ils le désirent, bien sûr, mais dès qu'ils l'ont, ils s'y rongent à rêver d'autre chose." (Marguerite Duras, Le Square)

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(14 juillet) Essence trop chère : la Patrouille de France défilera en trottinette électrique (Gorafi)

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"Je n'attends plus rien. Je n'aime pas les gens… Depuis longtemps déjà je n'aime personne." (Anton Tchekhov, Oncle Vania)

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"La jeunesse, c’est quand on ne sait pas ce qui va arriver." (Henri Michaux)

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"Étendu dans la barque, je souhaitai la mort, pour la première fois. Mais aussi incapable de mourir que de vivre, je comptais sur un assassin charitable. Je regrettais qu’on ne pût mourir d’ennui, ni de peine." (Raymond Radiguet, Le Diable au corps)

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"Être différent n'est ni une bonne ni une mauvaise chose. Cela signifie simplement que vous êtes suffisamment courageux pour être vous-même." (Albert Camus)

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"Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte. Ce n'est pas une raison pour ne pas se consoler, ce soir, dans les bruits finissants de la rue, se consoler, ce soir, avec des mots." (Albert Cohen, Le livre de ma mère)

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"J’ai assez lutté, j’ai assez souffert, je me suis assez dévoré le cœur. Il est temps que le jour se lève ; j’ai assez vécu dans la nuit" (Alfred de Musset, La confession d’un enfant du siècle)

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"La vie me fait mal à petit bruit, à petites gorgées, par les interstices." (Fernando Pessoa, Le Livre de l’intranquillité)

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"Je crée pour ne pas pleurer : c'est la première et ultime raison." (Paul Klee, Journal)

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"L'interruption de mes rêves ne me blesse pas : ils sont d'une telle douceur que je peux continuer à les rêver sans cesser de parler, écrire, répondre ou bavarder…" (Fernando Pessoa, Le Livre de l’intranquillité)

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"On ne meurt pas de malheur ; on en vit, ça engraisse." (Gustave Flaubert à Louise Colet)

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"On prend tout pour des chagrins d'amour quand on est jeune et qu'on ne sait pas." ( Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit)

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"La vie est un rêve ; c'est le réveil qui nous tue." (Virginia Woolf, Orlando)

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"Je n'ai rien à te dire sinon que ce rien, c'est à toi que je le dis." (Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux)

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"Je suis moins sûr de moi que jamais, je ne ressens que la violence de la vie. Et je suis vide d’une façon absurde. Je suis vraiment comme un mouton perdu dans la nuit et dans la montagne ou comme un mouton qui poursuit ce mouton." (Franz Kafka, Journal)

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"Nous trouvons de tout dans notre mémoire. Elle est une espèce de pharmacie, de laboratoire de chimie, où on met au hasard la main tantôt sur une drogue calmante, tantôt sur un poison dangereux." (Marcel Proust)

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22 juillet 2022

chanter déchanter

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RIMINI
de Ulrich Seidl

Entre cru et cruel (mais pas tout à fait aussi cruel, justement, que les précédents films du réalisateur), un film vu très en avant-première (il sortira en novembre, entregent) grâce à la gentillesse du distributeur, qui nous a fourni un lien de visionnement). Le portrait (une eau-forte) sans concession de Richie Bravo, un ex-chanteur à succès (autrichien) désormais courant le cacheton dans une Italie tristoune hors-saison. Le film, pour bien vous mettre dans l'ambiance, s'ouvre (et se fermera) sur le père du chanteur, désormais pensionnaire -acariâtre et accablé) en Ehpad, abordant, entre autres, la difficulté (et de l'inéluctabilité) de vieillir. Richie Bravo, une belle voix dans un corps massif, alourdi empâté ("par les excès"), un personnage à la fois attachant et répugnant, un épicurien doté d'un sens aigu de la débrouille, de la magouille, des différentes façons de récupérer de l'argent (des plus "ordinaires" aux plus dégueulasses, rien ne l'arrête, aucun scrupule aucune gêne aucune honte), surtout quand réapparaît sa fille qu'il n'a pas vue depuis dix-huit ans et qui lui réclame son dû... Qu'il va donc s'employer (dans tous les sens du mot) à lui rendre.
Un film surprenant, insérant l'histoire de ce personnage pas trop jojo dans des cadres somptueux (surtout les extérieurs, la plage sous la neige, ça a de la gueule, c'est incontestable...). Un film cru, sans concessions, qui ne rechigne jamais à choquer le spectateur, et réussit à (finit par) nous fasciner.

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20 juillet 2022

transporter les gradins

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ZIVAN MAKES A PUNK FESTIVAL
de Ognjen Glavonic

Sur "ma" page d'accueil, Mubi m'informe que, comme annoncé, TERET n'est plus disponible, mais que, si je le souhaite, je peux voir ZIVAN MAKES A PUNK FESTIVAL, du même réalisateur, un documentaire de 63'. Ce qui fut  fait ce matin.
Un film court, donc, qui fait le portrait d'un aimable illuminé (le Zivan du titre) qui s'affaire, de façon plutôt décontractée, à mettre en place la sixième édition du festival qu'il organise dans son village, à Tomasevac. Le film démarre, un encart l'indique, trois jours avant le festival (quand on est organisateur, et, qui plus est, l'unique organisateur, il faut penser à beaucoup de choses, vraiment beaucoup de choses, mais Zivan est cool, Zivan gère, avec des bouts de ficelle, avec trois fois rien, juste une poignée de dinars...).
Un film hyper attachant sur un mec hyper attachant aussi, dont on ne saura pas grand-chose de plus que ce qu'on en voit (de ce que le réalisateur nous montre), on apprendra seulement dans les dialogues qu'il a fait un séjour d'un mois en HP, et un flash-back joyeux nous le montrera, cinq ans auparavant, dans le train qui va à Tomasevac (et son premier festival donc, on reconnaîtra les mêmes lieux...).
Un portrait affectueux, "objectif", attentif, sur la réserve, de trois jours dans la vie de Zivan. La théorie du quand on veut, on peut... Du cinéma documentaire frôlé par l'aile de la poésie, où le réalisateur sait (toujours) s'effacer avec délicatesse. Ni thèse, ni constat, ni démonstration, ni charge. Zivan, les poules, la table de ping-pong, l'ampoule grillée, la sono, les gradins, le matos et la thune, sur la mince ligne de crête du temps présent. Une très belle démonstration.

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11 juillet 2022

la belle et le connard

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LES GOÛTS ET LES COULEURS
de Michel Leclerc

J'ai une tendresse certaine pour les films de Michel Leclerc (et encore plus depuis le formidable PIngouin et Goéland). Dans celui-ci, un beau couple de romcom (comédie romantique), le genre que tout oppose au début, mais a propos desquels le spectateur n'est pas dupe et sait pertinemment qu'ils vont- en principe- tomber dans les bras l'un de l'autre, éperdument. Les tourtereaux ce sont Rebecca Marder ("de la comédie française", découverte il n'y a pas si longtemps dans le frémissant film de Sandrine Kiberlain Une jeune fille qui va bien) et Félix Moati pour lequel j'éprouve, aussi, une tendresse certaine (qui est un habitué des films de Michel Leclerc, mais pas que... -ah, Gaspard va au mariage...-). Elle joue Marcia, une jeune chanteuse qui galère un peu, et lui joue Anthony, jeune bourrinet un peu bas de plafond, mais qui a la particularité d'être le seul ayant-droit de Daredjane, une icône de la chanson gauchisto-contestataire des années 70, qui vient de décéder après avoir (bien) travaillé avec Marcia sur un nouvel album, donc inachevé, et donc posthume.
Et dans le rôle de Daredjane flamboie l'exquise Judith Chemla, qu'on découvre au début du film vieillie ridée et perruquée, mais qui va par la suite (magie du cinéma) retrouver sa prime jeunesse (on la suivra de 1970 à aujourd'hui, c'est dire...). A travers elle, il sera beaucoup question de musique (et de paroles surtout -à noter que toutes les chansons du film ont été co-écrites par le réalisateur) à travers la reconstitution -complice- de la (fausse) carrière de l'idole défunte (ah ce duo Daredjane / Rocheteau, on brûlerait de posséder le 45 tours en question!) faux Discorama, faux concert, faux clip à la Rita Mitsouko, rebel attitude à la Brigitte Fontaine... on n'est pas dupe, mais on y prend beaucoup de plaisir, c'est de notre jeunesse qu'on parle, hein...
Bon, paroles & musique, il est question -d'abord- de chansons (et de disques) mais romcom oblige, il sera, bien entendu (!) question d'amour. Chansons de rebellitude, certes, mais aussi chanson d'amour toujours. Et toi et toi et toi... Dans En roue libre, Marina Foïs et Benjamin Voisin étaient surtout dans une voiture, tandis qu'ici  c'est plutôt -logiquement !- dans un studio d'enregistrement que la romance de nos deux aspirants tourtereaux va se nouer (à moins que ce ne soit le contraire, hihi). Rebecca Marder et Félix Moati sont juste parfaits chacun(e) dans son rôle, et confirment, chacun(e) à sa manière qu'ils méritent d'être aimés.
Les seconds rôles sont aux petits oignons : Philippe Rebbot en manager aussi paternaliste qu'opportuniste, Eye Haïdara en épouse et sculptrice branchouille, Artus en dj-star, et, en passant, ce cher François Morel en crooner... consciencieux!, le temps d'un duo d'amour (et de fesses qu'on caresse, oh à peine comme ça en passant hein...).

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10 juillet 2022

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TRANCHÉES
de Loup Bureau

Un très beau documentaire en noir et blanc (avec juste un petit peu de couleur(s), pour un moment spécialement joyeux) sur un groupe de soldats ukrainiens, lors de la "précédente" guerre en ukraine (contre les nationalistes), le quotidien d'un groupe de bidasses (dont une seule de sexe féminin). on se souvient des shadoks qui pompaient, eh bien eux ils creusent (ils creusent vraiment beaucoup), ils tirent aussi un peu de temps en temps (sur "les autres"), et le reste du temps, s'occupent (comme ils peuvent). La "guerre" est présentée à la fois comme quelque chose de très abstrait, et, en même temps, de terriblement réel, réaliste, terre-à-terre.

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 (trop de films vus en peu de temps, trop de posts commencés en même temps, et du temps a passé, et le films s'est un peu éloigné...)

1 août 2022

juillet 2022

vendredi 1

à Belfort :

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aux Eurocks ce fut la cata (deux premiers jours annulés suite à un très violent orage le jeudi à 16h30!), je n'y étais pas, Manue non plus, Emma avait revendu son billet de jeudi... JH a juste fait l'aller-retour

pendant ce temps

à ma fenêtre, essai photographique -plutôt involontaire- :

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(changement de focale et changement de direction)

samedi 2
* ciné avec Emma à Besac
LES GOÛTS ET LES COULEURS
* parlé de cinéma dans le bus du retour (complet) avec un papy des Ardennes en visite touristique (sa femme était derrière)

dimanche 3
fête du cinéma : ENTRE LA VIE ET LA MORT tout seul, puis IRRÉDUCTIBLE avec Emma

lundi 4
matin je vais à St Rémy porter à Marcello du tabac et son chargeur i-phone
après-midi je fais le tour des pharmacies vésuliennes pour en trouver une qui veuille bien me vacciner avant les calendes grecques (une me rappellera en fin d'aprèm, rdv lundi 18 )

mardi 5

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10h matin : café en terrasse au Lion avec Manue
13h20 : rdv gastro-entérologue > prise de rdv pour un(e ?) irm > pharmacie pour produits irm et préparation coloscopie > clinique pour enregistrement pour coloscopie > secrétariat anesthésie pour rdv anesthésiste > (mon été sera -un peu-médical!)

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de la part de Manue, des courgettes du jardin et un petit pot de coulis de groseilles...

mercredi 6

fête du cinéma : LES MINIONS 2 tout seul, puis PETER VON KANT, avec Catherine

jeudi 7

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fjt avec les copines : dernier repas "tous ensemble" avant septembre!

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cassoulet / melon, chimère culinaire (avec la petite feuille de menthe qui va bien)

vendredi 8

9h30 : rdv chez mon médecin traitant (la routine...),en gros (!) c'est plutôt bon signe que je n'ai pas perdu de poids
10h30 : rdv téléphonique pour dépannage ordi (vérifications faites, c'est ma carte bleue qui déconne!)
15h20 : au cinéma avec Emma à Besac voir AFTER YANG

samedi 9
j'ai préparé un taboulé (c'est assez zen comme occupation, ça me ravit)
j'ai un peu traîné au soleil en lisant le début de VNR de Laurent Chalumeau  (et en surveillant -en vain- le routier anglais garé derrière moi, puis le roumain qui est venu se garer presque à côté de moi))
j'ai été ravi, en rentrant, de la végétation autour du parking de la rue Serpente : des chardons (très photogéniques) et des mûres à foison (pas encore tout à fait mûres, et un peu petiotes quand même)

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le soir, sur arte, Le Moine Noir en direct d'Avignon, mise en scène de Kirill Serebrennikov (je m'endors un peu, assez vite hélas)

dimanche 10

courgettes de Manue : j'en ai fait une farcie (delicious, ce midi), j'ai cherché (et trouvé) des idées sur internet pour les deux autres...

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ZIVAN MAKES A PUNK FESTIVAL, sur MUBI

lundi 11

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sur le parking, je joue aux deux papys du Muppet show, avec un autre mec (qui a beaucoup plus de problèmes de santé que moi), assis tous les deux à la fraîche, sur les bancs du coin pique-nique, à l'ombre rafraîchissante des grands arbres, à parler de comment c'était mieux avant, et à nous remémorer nos meilleurs plans de drague, "avant"...

mardi 12

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(fin de matinée) je vais profiter un peu encore du parking avant qu'il ne fasse trop tôt, et je contemple, au loin, ce routier de l'autre côté du parking, qui va et vient autour de son camion en tenue plutôt légère...

 mercredi 13
J'ai acheté un truc pour faire de l'eau gazeuse (et économiser l'achat de milliers de bouteilles en plastoche)
14h30 : mizenplis au local de la programmation estivale, "entre hommes"
20h30 : Estivales , Concert de LUPO à Frotey (Catherine est passée me prendre)

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j'ai trouvé que le monsieur devant la poussette avait de très jolies fesses, et j'ai donc immortalisé l'évènement

22h : On boit un coup au frais dans le jardinet de Catherine (qui me ramène ensuite à la maison)

jeudi 14
je fais beaucoup de choses entre 8h et 11h (appeler St Rémy pour annoncer ma visite / trouver la pharmacie de garde / acheter encore du tabac et des feuilles (dans un premier, puis un deuxième bureau de tabac) / passer à Vaivre à la pharmacie de garde pour récupérer mes médocs (tomber en rade un 14 juillet, il faut le faire!) / partir à St Rémy (je commence à connaître un peu la route, et mon copain de Waze aussi) / je dépose les fumigènes pour M. / je rentre à la maison dont je ne ressortirai plus de la journée (j'ai failli m'acheter un mille-feuilles pour midi, comme récompense, mais non)

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vendredi 15

(dehors)

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(dedans)

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RIMINI d'Ulrich Seidl

samedi 16
j'ai fait un coulant au chocolat qui l'était très (coulant), avec le café c'est divin -j'en mangerai pendant quatre jours!-
Commencé la première saison de STRANGER THINGS (4 épisodes à la suite, et dodo)

dimanche 17
Heureusement les nuits sont fraîches. Après avoir laissé la fenêtre du salon ouverte toute la nuit, le thermomètre sur mon nouveau ventilateur n'affiche plus que 21°. Après avoir refermé la fenêtre, ça remonte assez vite à 24, 25, et le soir, si je n'actionne pas le ventilo, c'est monté jusqu'à 28 (avec le ventilateur plein pot ça descend de deux degrés)
dilemne : terminer STRANGER THINGS ou bien continuer LES ARNAQUEURS AUSSI de Laurent Chalumeau ?

lundi 18
(hélas les nuits ne sont plus fraîches : 26° ce matin malgré la fenêtre laissée ouverte toute la nuit)
9h10: vaccination (4ème dose) pharmacie de Navenne (Pfizer)
15h45 : je voulais aller voir RIFKIN'S FESTIVAL, et voilà que la séance est en VF, plutôt que de repartir je vais donc voir à la place LA TRAVERSÉE
18h : RIFKIN'S FESTIVAL en VO (nous sommes deux dans la salle)
20h15 : rdv chez Catherine, qui m'emmène dans sa voiture super-climatisée voir le concert de TWO FACES, à Scey, où on retrouve Manue! Le groupe est enthousiasmant.

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les copines

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le batteur à capuche

mardi 19

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salle d'attente (vive les plantes vertes!)

il fait très chaud
10h30 chez ma pédicure podologue
puis je passe prendre rdv contrôle technique (lundi prochain) et pré-contrôle technique chez mon petite garagiste (vendredi matin)
18h en allant chez le caviste ("exceptionnellement fermé ce mardi 19") cette vision soudaine qui me réjouit : au premier étage d'une maison, dans le cadre de la fenêtre ouverte, un jeune homme torse nu (et peut-être même en caleçon) plié déplié entre les deux montants
19h30 repas chez les Bousrez, avec Nicolas et Myriam, et Claude, soirée délicieuse, autant que le repas. Ca fait du bien.

mercredi 20

il fait très chaud
15h30 : AS BESTAS avec Emma, à la première image du générique de fin on court dans l'autre salle pour voir la première image de LE PRINCE, prévu à 17h45, où Catherine était toute seule dans la salle

et quand on est sorti, alleluïa il PLEUVAIT! (j'ai rarement été aussi content qu'il pleuve!)

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jeudi 21

il fait  chaud
(Besac) Je finis par trouver LES VIES QU'ON MENE (désormais épuisé), (expo photos + texte de Nicolas Mathieu) dans la troisième librairie visitée : Les Sandales (ça me réconcilierait presque...)

14h : LA NUIT DU 12
16h30 : LA PETITE BANDE
Retour par le bus de 19h10 (bon plan, quasiment vide!)

vendredi 22
8h30 déposé ma voiture au garage pour un pré-contrôle technique
Je vais au FJT à pied
Je termine VIP de Laurent Chalumeau
Repas au FJT avec Catherine (domm le foie de veau c'était hier...)
le soir me fais le plaisir de manger une pizza
et je commence STRANGER THINGS saison 2

samedi 23
marché le matin, puis je ne sors plus
fini STRANGER THINGS saison 2, et commencé, le soir, la saison 3 (2 épisodes mais je m'endors)
ne suis, finalement, pas allé en bus à Besac pour voir L'EVANGILE SELON ST MATHIEU, j'en regarde un bout sur y*utube (en vf!)

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dimanche 24
Terminé les 3 agendas 22/23 commencés déjà depuis quelques temps (pour Emma, pour Catherine et pour moi) et je les commande!
je suis resté à poil toute la journée (quand Emma est passée en fin d'après-midi pour me donner le chèque de Marcello, je n'arrivais pas à retrouver mon short!)
Stranger Things 3 à la chaîne (du 3 au 6, je me garde les deux derniers pour demain!)

lundi 25

9h50 : contrôle technique (RAS) je m'offre pendant ce temps un petit-déj (grand crème croissant) en commençant PISTE NOIRE d'Antonio Manzini, dont, au bout de quelques pages, j'adore déjà le héros...
l'après-midi je passe chez Repr* System pour récupérer les cartes de la saison prochaine (qui sont très jolies, Zabetta va être contente) et solder les comptes de l'actuelle

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je finis STRANGER THINGS 3 et je commence STRANGER THINGS 4

mardi 26
* continué PISTE NOIRE d'Antonio Manzini
* continué STRANGER THINGS 4 (les épisodes font désormais quasiment 1h20 chacun!)
* mangé au FJT (pas très bien) où j'ai fait la queue juste devant le jeune homme que je trouve le plus désirable en ce moment, que je n'ai donc pas pu photographier
* fait un gâteau à la pastèque (recette grecque) qui s'avère être tout à fait comestible

mercredi 27
11h rdv en terrasse au Lion avec Manue

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les "petits crème" sont très beaux...

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les employés municipaux estivaux aussi...


14h rdv chez les Soria pour boire le café
18h rdv avec Catherine au cinéma pour voir LIMBO
j'ai cru que je voyais le dernier épisode de Stranger Things 4 (le n°8) mais non il en restait encore un autre après!

jeudi 28
double peine au FJT : j'y suis allé pour voir si le jeune homme que j'aime bien y était, et non seulement il n'y était pas, mais le repas n'était pas terrible du tout! Double tant pis, donc.
je vais lire un peu au soleil à l'ombre pour me changer les idées...

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(plus tard) Les agendas sont (déjà) arrivés! Waouh!
Je regarde le dernier (et gigantesque : 2h20) épisode (9) de Stranger Things, que je trouve un peu too much mais bon... (il y aura une saison 5!)

vendredi 29

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l'événement notable du jour était l'IRM prescrit par mon gastro suite à un kyste repéré sur le pancréas pendant l'échographie
j'ai pas été déçu : il n'y a absolument rien sur le pancréas, par contre le radiologue a "par hasard" décelé quelques ganglions (dont l'un fait tout de même 4 cm le bougre) DONC scanner vendredi prochain 8h40 à la clinique...

samedi 30
analyses sanguines à jeun 7h30 > grand crème + croissant en terrasse au Lion à 7h45 > marché à 8h, y croisé Christine et discuté assez longuement...

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Emma devait passer à la maison pour boire le café à 17h, mais me propose plutôt d'aller boire un pot à Champdamoy (où je ne suis pas allé depuis au moins 20 ans!) où nous invitons Titi Vuillaume à s'asseoir avec nous : il fait beau, y a du vent, bord de l'au, à l'ombre des arbres... tout est perfecto!

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18h au ciné avec Emma et Catherine (re) voir LA NUIT DU 12 (je suis arrivé avec Emma, et c'est catherine qui me ramènera...)

dimanche 31
dernier jour du mois, un dimanche en plus, on fait donc un peu de rangement, sur le blog dans l'ordi et dans l'appartement, et, tiens,  on met au frais une bouteille de Cerdon pour demain...
le soir, terminé PISTE NOIRE (les 150 dernières pages) d'une traite, j'aime décidément beaucoup ce Rocco Sciavone...

 

7 juillet 2022

toit ouvrant

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EN ROUE LIBRE
de Didier Barcelo

C'était le film A de la semaine. Dont on ne savait au départ pas grand chose. Ni de son réalisateur non plus (un court-métrage en 2011, plus la co-production du beau et intriguant Swagger en 2016). Mais on y allait plein de bienveillance (au vu des noms sur l'affiche, Foïs, Voisin, Clichet). Passé une mise en route "invraisemblable" (elle reste coincée dans sa voiture par une crise d'angoisse qui l'empêche d'en sortir -un peu comme les convives de L'Ange exterminateur de Bunuel, qui ne peuvent pas sortir du salon alors que la porte en est grande ouverte-), une fois donc avalée la couleuvre, le réalisateur met en place un road-movie en voiture jaune, direction Le Cap Ferret, un (souvent) huis-clos entre elle (Marina Foïs, que je trouve toujours aussi bien) et lui, Benjamin Voisin (découvert il n'y a pas si longtemps chez Ozon (Eté 85) puis chez Giannoli (Illusions perdues)), qui casse véritablement la baraque, avec sa colère, sa capuche, sa barbounette et son flingue (tout pour plaire). Louise (Marina Foïs) passera l'intégralité du film dans sa voiture, Paul (Benjamin Voisin) ne va faire qu'entrer et sortir et re, tournicotant autour comme un moustique rageur, le duo Foïs / Voisin fonctionne parfaitement, fait des étincelles juste comme il faut, et tout ça donne un film plus que plaisant, qui donne envie de les accompagner jusqu'au Cap Ferret, où Paul veut concrétiser la rage adolescente qui l'anime. On aura en plus, en prime, un excellent numéro de Jean-Charles Clichet en psy pris en otage et sommé de soigner Louise en thérapie express sous la menace d'un gros flingot.  Tout bien donc, (j'ai toujours eu un gros gros faible pour les road-movies, et peut-être encore plus ceux en voiture), péripéties, rebondissements, frictions, montées d'adrénaline,  jusqu'à la fin que je trouve plutôt astucieuse.
Et on aura appris la différence entre toit ouvrant et toit ouvert...

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3 juillet 2022

camion

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TERET
de Ognjen Glavonic

Encore une belle découverte grâce à MUBI (I love MUBI), un film que j'ai visionné presque en catastrophe car il disparaissait dans les limbes le lendemain. Un film serbe sur Vlada, un mec dans un camion (Léon Lucev, imposant), qui transporte il ne sait pas quoi (la remorque est cadenassée) jusqu'à Beograd. un homme au visage fermé, qui fait des rencontres (un autostoppeur, un voleur de cigarettes, des militaires...) dans une ex-Yougoslavie en guerre. Un film blême, monochrome presque, qu'on peut tout à fait voir (ce fut mon cas) sans savoir qui est serbe, qui est tchétchène, qui est kosovar. Qui a tué qui. Et pour quelle(s) raison(s).Un film où la tristesse se serait comme incarnée, minéralisée, faisant partie des meubles. Comme un cousin des films de Sharunas Bartas. Marqué par l'omniprésence de la guerre, les guerres, une guerre, toutes les guerres. Un film âpre, peu aimable d'apparence (comme son personnage principal) mais dont on garde le souvenir (comme celui d'un briquet volé/perdu, avec une inscription qu'on ne comprend pas forcément).

"Road trip sinistre, ponctué par les explosions et les ruines, ce premier film d'Ognjen Glavonic suggère plusieurs registres sous-jacents : la banalité du mal, la culpabilité des Croates (pendant la guerre de 1940), l'impossible rédemption d'une population qui a préféré (comme Vlada) fermer les yeux, l'absurdité d'un conflit dont le moteur est la haine pure. Paysages gris, routes boueuses, silhouettes mangées par un destin sinistre, tout se conjugue pour transformer ce voyage en odyssée glauque. Cette version serbo-croate du "Salaire de la peur" est fascinante." (nouvelobs.com)

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2 juillet 2022

quatre caravelles

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L'ENFANT
de Marguerite de Hillerin & Félix Dutilloy-Liégeois

Un film aussi beau que son affiche et aussi... imposant (compliqué?) que le nom de son couple de réalisateurs. Quarante ans après Rohmer et sa Marquise d'O... (mais il y en a eu quelques autres entretemps) voici une nouvelle adaptation d'une nouvelle de Heinrich von Kleist (1777 / 1811, quand même...). Film "en costumes" donc (d'autant que l'histoire est située encore plus tôt dans le temps, au XVIème siècle), aux dialogues très écrits (dans une langue très soutenue), filmé avec grand soin (on peut penser bien sûr à La marquise d'O..., mais il n'est pas défendu d'évoquer Manoel de Oliveira (celui de La lettre, par exemple) ou le Raul Ruiz des Mystères de Lisbonne) pour la partie portugaise (car le film est bilingue et parle alternativement les deux langues). Pour ce qui est de la partie française, il serait plutôt question de théâtre (une intrigue un peu tortueuse à base de secrets, d'amours clandestines, de trahisons, de sentiments dont on n'ose même pas prononcer le nom, de doubles, voire triples jeux) sentiment renforcé par les choix de mise en scène des deux réalisateurs. Des extérieurs somptueux (ah, la nature...) et des intérieurs minimalistes, avec le nombre minimal d'éléments de décors nécessaires, pour chacune des scènes qui vont s'y jouer. Du cinéma très raffiné, très cérébral (et conséquemment par instants à la limite de l'affectation, de la pose, de l'eugènegreenisme, quoi) mais très réussi aussi (je comprends tout à fait pourquoi Hervé avait très envie de le voir...)
Une fois de plus Grégory Gadebois est parfait, et Loic Corbery ("de la Comédie Française", qu'on retrouvera "en vrai" dans le rôle d'Hamlet sur la scène de Bussang dès la fin juillet, en compagnie de ce cher Pépinou) est tout à fait au diapason.

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22 juin 2022

OAS

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LES ROSEAUX SAUVAGES
d'André Téchiné

Dimanche soir. Que faire ? Je n'avais ni l'envie ni le courage de sortir pour aller au cinoche (pour voir quoi ?), et je ne voulais pas être devant ma télé à l'heure des résultats ... Oui, que faire ? Comme souvent dans ces cas-là, je suis allé faire un tour sur MUBI, qui est toujours de bon conseil... Le film du jour ? La programmation spéciale LGBT ? L'hommage à Trintignant ? Je scrolle un peu, et je tombe sur les films qui quittent MUBI dans 7 jours... Et, en tête de liste, ce film de Téchiné que j'ai adoré à sa sortie mais que je ne suis pas sûr d'avoir beaucoup revu...
J'ai donc revu LES ROSEAUX SAUVAGES, et j'en ai été vraiment enchanté. Elodie Bouchez, Gaël Morel, Stéphane Rideau et Frédéric Gorny (dont j'avais oublié le nom, et aussi combien il est beau dans ce film, mais bon ils sont tous beaux. Jeunes et beaux, oui) composent un quatuor frémissant, fiévreux, sensible, aidés (soutenus) par deux figures adultes (Michelle Moretti et Jacques Nolot, une mère prof et un prof remplaçant) .
J'ai pris beaucoup de captures d'écran (le film s'y prête), livrées ici dans l'ordre décroissant (je n'ai mis -volontairement ni celles de la première scène -le mariage- ni celles de la toute fin -la baignade-), et j'ai été tout aussi bouleversé par le visionnement  que la première fois (peut-être même encore plus, avec l'âge : j'ai eu les larmes aux yeux dès la première scène, et ça a duré jusqu'au bout, régulièrement...).
Le film a obtenu quatre César en 1995 : Meilleur Film, Meilleur réalisateur, Meilleur Scénario original, Meilleur Jeune espoir Féminin...
Quel bonheur!
(Juste regarder les images...)

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22 juin 2022

CMFUBJ spécial été

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"Dans la vie on ne fait pas ce que l'on veut mais on est responsable de ce que l'on est." (Jean-Paul Sartre)

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"Il me semble d’ailleurs qu’on ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?" (Franz Kafka, lettre à Oskar Pollak, 1904)

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"Entre la vie et moi, une vitre mince. J’ai beau voir et comprendre la vie très clairement, je ne peux la toucher." (Fernando Pessoa)

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"Le sommeil et le rêve ont certainement quelque chose en commun avec l'état qui précède notre naissance." (Otto Weininger)

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*

"La valeur des choses n'est pas dans la durée, mais dans l'intensité où elles arrivent. C'est pour cela qu'il existe des moments inoubliables, des choses inexplicables et des personnes incomparables." (Fernando Pessoa, Le livre de l'intranquillité)

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(pour Marie, elle comprendra)

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"C'est une erreur de vivre selon le mode d'autrui et de faire une chose uniquement parce que d'autres la font. C'est un inestimable bien de s'appartenir à soi-même." (Sénèque)

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"Apporte-moi mon testament et une gomme...." (Woody Allen)

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"Ce qui est indéfectible, c'est cette possibilité d'attendre tout de quelqu'un, à chaque nouvelle rencontre. Idéalement, nous sommes tous vierges et nous espérons, contre toute raison, trouver un destin dans le moindre visage." (Jean Baudrillard)

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Bon anniversaire Meryl Streep, bon anniversaire Billy Wilder, bon anniversaire Abbas Kiarostami, bon anniversaire moi...

*

21 juin 2022

la machine à broyer

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COMPÉTITION OFFICIELLE
de Mariano Cohn et Gastón Duprat

Après la comédie déjantée de Dupieux, voici celle du tandem sud-américain Cohn/Duprat (déjà connu et apprécié sous nos latitudes), qui a traversé -provisoirement ?- l'océan pour s'installer en Espagne. Une comédie noire qui parle de cinéma. Surtout de la préparation d'un film. (Un peu dans la lignée de Coupez!). Il est question d'un film produit par un vieux milliardaire qui "veut laisser une trace dans l'histoire". (Qu'est-ce qui vaut mieux, un film ou un pont à son nom ?).Il se paye les droits (faramineux) du meilleur roman, et pour le porter à l'écran, engage la meilleure réalisatrice, Lola Cuevas (incarnée par une Penélope Cruz parfaitement incendiaire), qui engage à son tour les deux meilleurs acteurs possibles (selon elle) : Felix Rivero, une mégastar hollywoodienne (le rôle va à la perfection à Antonio Banderas, qui s'autoparodie sans trop de difficultés) et Ivan Torres (Oscar Martinez, déjà vu dans le très réjouissant -et inquiétant- Citoyen d'honneur, des mêmes réalisateurs, et découvert auparavant dans le non moins réjouissant Les Nouveaux sauvages, de Damian Szifron) un genre de gourou du théâtre expérimental.
Inutile de préciser que ça va dépoter (comme on dit par ici) entre ces trois-là. Ces trois "divas", qui vont, bien entendu, lors de ces séances de "préparation", vont se comporter comme des vraies (divas) : insupportables, à claquer, dans une guéguerre des égos où tous les coups sont permis, et je dis bien tous! Et les réalisateurs vont eux aussi aller jusqu'au bout, dans le registre de la comédie noire et amorale (et cynique). C'est vraiment drôle et trash, et le trio de tête en fait des caisses pour notre plus grand plaisir.
Comme dans L'Homme d'à côté, le premier film des deux réalisateurs distribué en France (2009), l'architecture occupe une place non négligeable (les personnages sont toujours placés dans des décors gigantesques, disproportionnés, monumentaux qui renforcent encore le sentiment de petitesse et de mesquinerie de leurs comportements, de quelque côté de la caméra qu'ils se trouvent.
Rajoutez le travail (soigné) sur la lumière et les cadrages, le sens inné du détail, les dialogues qui claquent, les retournements de situations (certains anticipés, et d'autres pas), et vous obtenez ce délicieux moment de cinéma(s). Revendiquant, avec le sourire (un sourire parfois féroce) que le cinéma n'est qu'artifices et supercheries ("le mensonge 24 fois par seconde" affirmait Brian de Palma, prenant le contrepied de Jean-Luc Godard qui lui défendait plutôt la vérité). Bref, à vous de voir!
(pour ce qui est de voir, c'est très impressionnant le fonctionnement de cette machine à broyer)

(Et la dernière image donnerait presque rendez-vous pour un Compétition officielle 2!)

 

Capture d’écran (1956)

Capture d’écran (1954)

Capture d’écran (1952)

Capture d’écran (1950)

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Capture d’écran (1958)

 

20 juin 2022

les fourmis

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INCROYABLE MAIS VRAI
de Quentin Dupieux

Me voici réconcilié avec Quentin Dupieux (depuis quelques films mon amour pour lui battait de l'aile, depuis Réalité (2014), ma passion -et ma patience- se sont peu à peu émoussées, au fil de Au poste!, Le Daim, Mandibules, où à chaque fois quelque chose m'empêchait d'applaudir comme il se doit : à deux mains et me faisait un peu faire la grimace).
Mais là, déjà, le fait de retrouver le Chabat de, justement, Réalité, qui plus est entouré de Léa Drucker, Anaïs Demoustier, et un Magimel en super forme remonté à bloc (chacun d'eux doté d'une coquetterie capillaire plus ou moins visible) fait qu'on boucle la ceinture pour s'installer dans cette attraction de fête foraine qui démarre pour notre plaisir. Dès le début, Dupieux s'amuse à emberlificoter une narration pourtant au départ très simple et naturaliste, pour mieux se rapprocher (s'imprégner) de ce qui se trouve dans la cave de la nouvelle maison (et dont je ne parlerai pas pour ne pas gâcher le plaisir, si si, enfin non non plutôt).

Disons qu'on a affaire à un dîner entre deux couples amis (enfin, dont les deux maris sont potes) et où chaque couple à une nouvelle sensationnelle à annoncer à l'autre : l'un le fera et l'autre pas... (vous voilà bien avancés) et le film va continuer ainsi, sautillant d'un couple à l'autre (la musique, c'est comme dans un film des années 70, du Bach réinterprété au synthé de façon plutôt guillerette), chacun/chacune avec ses problèmes personnels et ses obsessions (il y a même, au milieu, un chat qui pourrait presque, soyons fou, être celui de Schrödinger, en tout cas qui lui fait vaguement un clin d'oeil). Comme dans une équation d'Einstein il est question de temps et d'énergie (enfin, de vigueur plutôt), mais ce n'est pas du tout aride et désespérant comme une équation, il y a vraiment une narration, une histoire presque "normale", pour peu qu'on en accepte les surprises, et au terme des soixante-quatorze minutes du film (c'est assez court mais c'est suffisant...), on se dit qu'allo-cinoche s'est encore une fois trompé de catégorie et que ce n'est pas finalement tant une "comédie" que ça (bien que ça soit pourtant très drôle...). en tout cas, pas que. Sous l'absurdité apparente, sous le vernis non-sensique, se tapit une pointe de gravité, un peu surprenante chez Quentin D., et une profondeur (comme la grotte d'hier, dans Il Buco) qu'on n'aurait pas soupçonnée...

Bon, on n'est pas chez Bergman quand même, hein, mais tout de même ça donne du grain à moudre pour qui le veut bien (le temps qui passe, l'usure du couple, l'obligation de performances, la folie...). Et in fine ça nous ravit par le clin d'oeil ultime (peut-être n'a-t-il construit cette histoire que pour ça) de cette très belle (et angoissante) image  surréaliste venue de L'Âge d'or, de ce cher Bunuel... Du vraisembable jusqu'au fauxsemblable...

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malin, les deux versions de l'affiche...

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Capture d’écran (1891)

Capture d’écran (1890)

on ne voit qu'eux deux dans la bande-annonce...

19 juin 2022

l'aventure intérieure

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IL BUCO
de Michelangelo Frammartino

Surprise je n'étais pas seul! Nous étions trois dans la salle 10 pour cette séance dite "de vieux" (celle de 13h30). Du même réalisateur (nous l'avons même programmé) Le Quattro volte (2010), construit d'ailleurs un peu sur le même mode : un cinéma bucolique (poétique) et peu bavard. Dans l'opus précédent il était question, si mes souvenirs sont bons, de charbon de bois, d'agneau, de sapin (j'en avais écrit une critique très très enthousiaste, ici). Ici il sera surtout question d'une grotte (il buco du titre) et d'un vieux berger (deux histoires disjointes mais voisines). Il s'agit de la reconstitution d'une "expédition" datant de 1960, où un groupe de spéléos avaient découvert -et exploré- une grotte qui s'était avéré être une des plus profondes connues (-689m). On les voit arriver à la gare, se réunir, installer leur campement autour du gouffre, commencer l'exploration...
Le film est dans la veine du précédent (la nature, les animaux, bref tout ce qui n'est pas humain), avec des plans-séquences magnifiques, apaisants, somptueux, où, finalement, le réalisateur nous montre que l'homme n'y est qu'accessoire (que de passage) , notamment avec l'histoire du vieux berger.
Tout ce qui est souterrain, tout ce qui concerne l'exploration de la grotte, pourrait à première vue sembler un peu plus anecdotique (on a quand même eu, il y a quelques années, dans la bonne ville du bôô cinéma, un "cinéaste spéléologue"...) mais se révèle d'autant plus puissant que le filmage a impliqué une logistique démentielle (le réalisateur dit "c'est la grotte qui a décidé du film...") tellement les conditions de tournage étaient compliquées... Personnellement, ça ne m'a jamais attiré (il y avait pourtant un "club spéléo", si je me souviens bien) mais obscurité, humidité et chattières, très peu pour moi (claustro un jour, claustro toujours...)
Je vous mets en lien -en espérant que vous pourrez y accéder-  l'entretien avec le réalisateur dans Libé (ici), et surtout, l'article furieusement dithyrambique paru dans ce même Libé ()  qui m'avait donné furieusement envie de voir le film (et que je trouve quand même, rétrospectivement, un poil excessif, mais bon c'est vrai que, quand je m'enthousiasme, il m'arrive, je le reconnais, de m'enthousiasmer trop, et de l'enthousiasme à l'exaltation la marge est mince...).
Tel quel, le film procure (propose ? provoque ?) un agréable plaisir de spectateur, appelle un certain laisser-aller, on est là, paisible, dans son fauteuil rouge, on est toute ouïe (toute vue aussi), disponible, vacant (et, comme le dit souvent Dominique, on est même en droit d'avoir le droit de rêvasser, si, si...). Un film contemplatif qui part de l'anecdotique pour confiner au grandiose (et remet l'homme à sa juste place, rikiki). Ca oxygène les neurones.

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Capture d’écran (1889)

Capture d’écran (1887)

Capture d’écran (1886)

Capture d’écran (1888)

Capture d’écran (1885)

13 juin 2022

la routine

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PETITE FLEUR
de Santiago Mitre

J'adore être surpris par un film. Surtout un qu'on n'a pas du tout vu venir, et qui surgit plop! devant nos yeux écarquillés. Un film d'un réalisateur sud-américain (dont on a vu me semble-t-il El presidente), un film dont l'action est située à Clermont-Ferrand (coucou Guiraudie !), un film dont le scénario a été co-écrit avec Mariano Llinas (le réalisateur de La Flor, souvenez-vous le(s) film(s) fou(s) de quatorze heures!), un film dont la bande-annonce a semblé joyeusement perchée. Et un film pour lequel, finalement, on est tout seul dans la salle, en plus, à la séance de 16h pourtant (pas la digestive spécial troisième âge de 13h30...), et pour lequel donc on va rire tout seul (c'est drôle de rire tout seul dans une salle vide...).
Ca commence avec l'arrivée -en live, et pas via la cigogne ni les choux! - d'un bébé chez un jeune couple mixte (franco-argentin) : elle (celle qui accouche) c'est la toujours bien Vimala Pons et lui (celui qui assiste) se nomme Daniel Hendler (acteur uruguayen déjà vu, il y a quelques temps déjà, dans les excellents Whisky et 25 watts de Pablo Stoll Ward et Juan Pablo Rebella).
Ils sont venus s'installer il y a peu de temps à Clermont-Ferrand, où lui, dessinateur, a été embauché par une boîte dont le logo est un célèbre bibendum, avec pour tâche de redesigner le célèbre bibendum en question. Et il vient d'apprendre qu'il s'est fait virer par le DRH. C'est elle qui va donc aller travailler tandis que lui reste à la maison pour pouponner et s'occuper de leur petite Antonia. Il va faire la connaissance de la voisine (Françoise Lebrun) (qui propose ses services en tant que cuisinière et/ou baby sitter) et du voisin, chez qui il sonne pour lui emprunter une pelle,(et qu'il va finir par assassiner, presque accidentellement, d'un coup de cette même pelle) et qui n'est autre que la voix off du film, Melvil Poupaud, en très grande forme. voix-off qui nous a prévenus dès le début du film qu'il est mort (mais bon il parle quand même comme William Holden dans Boulevard du crépuscule, fait qui m'avait fort chiffonné quand j'étais enfant mais je crois vous en avoir déjà parlé, non ?), et qu'il a, par la suite, par lui été assassiné tous les jeudis (c'est bien ce qu'on avait cru comprendre dans la bande-annonce), ghost in the machine (plutôt fantasma en la maquina dans ce cas précis) qui intervient à intervalles réguliers pour commenter l'action, entre sarcasme et affection.
Les échanges à la maison se font bilinguement (elle fait l'effort de parler en español tandis que lui ne fait que baragouiner en français) et c'est donc en réalité (délice!) un film en vost plutôt qu'une comédie lambda en français comme je le croyais en entrant dans la salle. Et le film va en remettre une couche dans la langue españole (et le plaisir auditif qu'elle m'apporte) avec l'entrée en scène d'un nouveau personnage, le nouveau psy/gourou/ coach mental de madame, interprété par ce cher Sergi Lopez (qu'on n'avait pas vu depuis un certain temps et qu'on a plaisir à retrouver en grande forme...).
C'est donc une plaisante comédie noire qui va se dérouler devant nous. Qui démarre très fort (trop ?) et calme ensuite un peu (trop ?) le jeu, dans une deuxième partie plus conventionnelle, moins carabinée... (qui changerait même, presque, son fusil d'épaule). Un film-surprise, hélas distribué un peu à la sauvette, sans tambours ni trompettes ni tapis rouge publicitaires (comme les grosses conneries américaines avec des avions et des acteurs botoxés qui font en ce moment -tant mieux pour eux les pauvres ils en avaient besoin- le bonheur des tiroirs-caisses en apnée de nos vaillants cinémas) et risque donc hélas une carrière météoritique et c'est bien dommage car il mérite mieux, incontestablement.
Un film cintré, givré, perché, qui s'affranchit de la gravité habituelle et lourdingue comme une bienvenue (et salutaire) bouffée d'hélium... Inspirez, pour ce qui est d'expirer, le film s'en charge, ne vous inquiétez pas...

 

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1 juillet 2022

juin 2022

mercredi 1er

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comme quoi, avec un peu de volonté, on peut réussir une photo de coquelicot très moche (tout arrive)

jeudi 2

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celui du milieu est délicieusement joufflu

vendredi 3

dans la rue la nuit (de ma fenêtre)

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comme ci

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ou comme ça

samedi 4

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le ciel bleu et blanc comme j'aime

dimanche 5

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à la télé (de nuit)

ou

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juste en bas (de jour)

lundi 6

sur le parking, reflet

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comme ci

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ou comme ça...

mardi 7

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homme dans la rue (plutôt vers la droite)

ou

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homme dans la rue (plutôt vers la gauche)

mercredi 8

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les couvreurs

jeudi 9

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depuis le parking du magasin

vendredi 10

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l'oxalis dans tous ses états (ombres et reflets sur le couvercle de la poubelle)

samedi 11

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bon anni Gigis! (à Gy, bien sûr!)

dimanche 12

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sur la plage à la télé (version floue)

ou

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sur la plage à la télé (version nette)

lundi 13

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un papillon sur la fenêtre

mardi 14

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un jeune homme, avec sa panoplie complète de jeune homme

mercredi 15

exceptionnellement aujourdhui le café était servi sur place

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jeudi 16

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Marie,(qui a bien plus l'oeil que moi), avait vu que sur l'élastique de son boxer il y avait le nom d'une équipe de foot (ce que mon téléphone ne me permettait pas) et m'a alors demandé "si je m'intéressais aux résultats sportifs" (question dont je n'ai saisi tout le sel que plus tard...)

vendredi 17

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j'ai enfin compris pourquoi la feuille A4 mesure 21x29,7 cm (et pourquoi elle s'appelle A4 : parce que A0 "fait" un mètre carré! -et aussi parce que le ratio entre les deux dimensions est de 1/2)

samedi 18

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une petite piqûre de rappel de T*p Chef 2022...

dimanche 19

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la honte, la honte totale et intégrale

lundi 20

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tiens, ça ferait une jolie pochette d'album, non ?

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(par exemple)

mardi 21

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en terrasse au Lion, en sortant du labo, une pensée pour Manue

mercredi 22

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à mi chemin entre Hopper et l'Angélus de Millet, une belle journée d'anniversaire à Malans

jeudi 23

parlonsd'amours

Je vais voir MOFFIE avec Catherine, le premier film (pour moi) de ce premier Festival LGBT dans le bôô cinéma

vendredi 24

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cueilli quelques groseilles à Cuse (et ramené mon carton de champagne)

samedi 25

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ton sur ton (yellow forever)

dimanche 26

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avant l'orage, sur le parking du cinéma (effet "flou artistique")

lundi 27

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vigueur de la jeunesse (seule image retrouvée à cette date)

mardi 28

retour au parking x3

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option "prises de vue rapprochées"

mercredi 29

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une double célébration plutôt inconfortable à divers égards 

jeudi 30

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le cinéma c'est rouge

ou bien

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le fjt c'est plutôt "entre gris clair et gris foncé"

 

7 juin 2022

à malaise malaise et demi

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VORTEX
de Gaspar Noé

Un choc. J'y allais très prudemment (j'avais prévenu Catherine que si je trouvais ça trop dur je sortirais). Avec Gaspar Noé je me méfie... Françoise Lebrun, Dario Argento, déjà, a priori c'est questionnant. (Ca fait envie). Plus Alex Lutz, plus huis-clos, plus split-creen, n'hésitons plus hop! on embarque...
Le split-screen (qui fait hurler à la lune le "contre" de Télérama) est, non seulement très bien amené (la scène de lit et de réveil nocturne où le réalisateur met en place son dispositif avec infiniment de délicatesse) mais plutôt très bien utilisé, et ce jusqu'à la fin (Gaspar Noé va vraiment jusqu'au bout, jusqu'à la toute fin, (même si on l'avait un peu vu venir avec ce générique de début très très détaillé), et cette scène finale est radicalement parfaite je trouve. Glaçante et en même temps parfaitement objective.
Un appartement impressionnant, l'appartement de toute une vie, rempli à ras bord de bouquins, d'affiches, de papiers, où le partage d'écran rend encore l'espace plus asphyxiant, au fur et à mesure que le mal de "elle" (Françoise Lebrun, magnifique) empire.
Un film sobre (ça aussi ça étonne chez Gaspar Noé), -de sobre à sombre il n'y a qu'une petite lettre de différence- mais de plus en plus anxiogène. Irrespirable. Inéluctable (et irréversible aussi).
Silence de mort dans la salle lorsque les lumières se sont rallumées sur le mot FIN,  que personne ne semblait oser rompre...

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DON JUAN
de Serge Bozon

Vu juste après le Noé, glaçant. J'espérais en entrant dans la salle (le film commençait tout juste) m'y "changer les idées". Ca commence plutôt pas mal, Tahar Rahim est mimi dans son petit costume de futur ex jeune marié, planté par sa promise (Virginie Efira, multiple) le jour de son mariage, pour un regard surpris à la fenêtre envers une autre femme... Il est aussi, tiens donc, acteur, et répète Don Juan, avec une metteuse en scène au personnage limite schématique (voire caricatural(e)) et une Elvire débutante qui l'est tout autant. Il est malheureux et voit son ex-femme partout, mais surtout, hélas, il chante (et là c'est pas terrible, même avec toute l'indulgence requise pour le courage de ce pauvre Taharchounet), son ex-future femme chantera aussi un peu (elle est un peu plus convaincante), de même qu'un Commandeur en imperméable (mais lui c'est son métier de chanter), sous les traits d'un Alain Chamfort toujours touchant à regarder. Très vite le plaisir pris dans les premières scènes se délite, on a le sentiment que tout ça tourne un peu en rond (comme un chien après sa queue, oui oui) et, spectateur, on soupire un peu en attendant que ça se passe (et surtout qu'ils arrêtent de chanter). Bref, encore raté. Je ne sais pas si je vais continuer (m'obstiner à) voir ses films. J'avais pourtant beaucoup aimé La France (), où, pourtant déjà on chantait...

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11 juin 2022

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"Dans son premier essai, Genèse, le physicien Guido Tonelli, qui a longtemps travaillé sur la découverte du boson de Higgs, choisit un parallèle audacieux, celui du mythe de la création en sept jours. Le premier jour dure ainsi 10-32 seconde (soit cent-millième de milliardième de milliardième de milliardième de seconde) quand le troisième, celui où intervient notre boson préféré, dure trois minutes et le quatrième 380 000 ans. Le résultat est étonnant et réussit à marquer une temporalité dans les événements fondateurs qui reste gravée dans notre mémoire." (Libé)

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Salut Albert!

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❝Quand la vie réelle nous échappe, on vit des mirages. C’est tout de même mieux que rien.❞ (Anton Tchékhov, Oncle Vania)

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from Rithy Panh

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"C'est ce que vous ne voyez pas qui est le plus effrayant." (Christopher Lee)

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no comment

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détail : larmes

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"Il ne faut pas pleurer parce que cela n'est plus, il faut sourire parce que cela a été." (Marguerite Yourcenar)

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"Ne te laisse pas tenter par les champions du malheur, de la hargne stupide, du sérieux joint à l'ignorance. Sois joyeux." (Pasolini)

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Tiens! ils sont passés à Paris ?  Tsss on ne me dit jamais rien...

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"La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence, infiniment plus profonde. L'intelligence a des limites, la bêtise n'en a pas. " (Claude Chabrol)

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une image qui me fait flipper...

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tsss... les temps changent!

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