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lieux communs (et autres fadaises)
21 novembre 2021

belles jambes diverses

libé adresse

(étonné) aujourd'hui Libé est arrivé dans la boîte pré-lu (plastique ôté, étiquette d'adresse collée directement sur le journal, pages déjà cornées...) on n'arrête plus le progrès!

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(admiratif) je regarde ce mec rentrer, au 12 : j'ai 5 épaisseurs de vêtements  et lui n'a qu'un t-shirt (noir, certes, mais uniquement ça...)

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(ému) de recevoir ce jour une "vraie" lettre de Philou, qui me parle d'écrivains(s) et de lecture (et de souvenirs) : Santiago Amigorena, Alberto Manguel, et Christian Gailly

*

(déçu) : le 26 au soir, soit à la date de notre AG, Maylis de Kerangal viendra lire à Pusey dans le cadre des Petites Fugues

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(songeur) ce n'est pas si souvent que j'arrive à la page 1000 d'un bouquin ; il ne m'en reste plus désormais qu'une petite quarantaine, et vais dire au revoir, à regret, au narrateur de Rabalaïre, d'Alain Guiraudie (en continuant de me demander comment Deloin a réussi à  lire ça en quatre jours!)

*

(réjoui) devant cette "machine à écrire les textes des plaquettes d'exposition" trouvée sur tw*tter

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(ravi) que ce soit un de mes films chéris (c'est vrai, difficilement reconnaissable) qui figure sur l'affiche de cette édition 2021 du Festival Entrevues de Belfort (auquel j'aurai finalement tout fait  -et réussi- pour ne pas participer (cette phrase est très boîteuse j'en ai conscience mais je ne vois pas comment la corriger)et refermons la seconde parenthèse)

 

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*

(nostalgique) évoquant avec Pépin mon goût (aussi soudain qu'immodéré) pour les bonnets à pompon, j'en viens à évoquer le héros de BD auquel pour moi ils se rattachent : Gaston Lagaffe

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(je pensais à une autre planche, que je n'ai pas réussi à retrouver, où gaston porte un bonnet à pompon vert et a bricolé un système ingénieux pour ne pas l'ôter à chaque fois qu'il doit saluer les gens, notamment Mr Boulier, devant lequel il ôte juste le pompon...)
Pépin, lui, m'évoque Modeste et Pompon, que j'ai aussi lu quand j'étais plus jeune, mais même en fouillant sur le ouaibe, je n'ai rien trouvé à propos de bonnet, justement, à pompon.

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(souriant)

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(no comment.e)

18 novembre 2021

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143 RUE DU DÉSERT
de Hassen Ferhani

Mois du Doc 3.
Pour cette séance de 13h30 du 11 novembre dans le bôô cinéma, augmentation quasi-exponentielle du nombre des spectateurs. j'y étais avec Catherine et marie, comme "quand on était jeunes", et il y avait pas loin Christine et Isabelle... Et puis voilà que j'ai un peu piqué du nez au début, et voilà que quand j'ai été réveillé (je n'ai plus fermé l'oeil jusqu'à la fin) je me suis un peu ennuyé. (Tiens, Dominique aurait-elle eu donc raison ?). J'ai rêvassé, disons, devant ce portait de femme dans une maison au milieu de nulle part; dans le désert. Que j'ai trouvé un peu statique et lent. (Pourtant, incontestablement, le désert c'est beau, le jour et encore plus la nuit, et le réalisateur aime le filmer.). Deux séquences musicales viennent heureusement redonner un peu de peps' à tout ça : une en intérieur avec un groupe de musiciens (c'est beau les hommes quand ils font de la musique et qu'ils dansent ensemble), et une autre, plus brève, en extérieur, de nuit, avec du Brian Eno & David Byrne (Qu'ran).
Et donc j'ai rêvassé oui, je n'ai pas vraiment réussi à rentrer dans cette maisonnette, et je me sentais un peu seulet à la sortie, devant le cinéma,  lorsque tout le monde a commencé à faire de jolis compliments, et moi je faisais juste hmm hmm en guise d'acquiescement (comme pour dire aux gens oui oui je suis tout à fait d'accord avec vous) tandis que je restais sur mon quant-à-moi sans oser dire que je m'étais un peu ennuyé...

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Pourtant les photos et les affiches sont très belles, et donnent envie de voir le film...
Je ne comprends pas...
Je devais être trop fatigué, voilà...

17 novembre 2021

double séance là-bas et ici

CRY MACHO
de Clint Eastwood

Oh tiens, il est dans le bôô cinéma en sortie nationale! Et re-oh tiens ils ont même saupoudré quelques séances en VO, et donc j'y étais donc cet aprèm à 13h45, séance dite "de vieux" (on était quand même trois dans la très grande salle 11, j'ai d'ailleurs entendu, juste avant,  à la caisse, trois vieilles s'écrier "ah noooon!" quand le caissier-propriétaire (c'est comme ça dans le bôô cinéma) leur a précisé que le film était en VO...).
Clintounet est vieux, il est vraiment très vieux (waouh! allocin*che m'annonce 91 ans!) et ne se prive pas de nous le faire savoir (il joue -tiens donc- un ancien rodeoman qui s'est cassé un jour le dos (sous son cheval) et donc a dû se ranger des voitures des chevaux, qui est chargé par un boss -envers qui il a une dette- d'aller au Mexique pour récupérer son fils.) Et nous raconte ça dans un film sympathique et un peu paresseux, un peu en pilote automatique, avec, autour de notre vieux cow-boy dans sa vieille grosse bagnole, un gamin révolté, un coq de combat, une chaleureuse tenancière de bar mexicaine, plus, pour faire bonne mesure, quelques méchants d'opérette (ou plutôt de bande dessinée, le genre Caramba! Encore raté!) Et hop! En selle le vieux gringo! (Qui au passage nous expose -ou bien son personnage ?- sa philosophie de vie, une (étonnante pour un Clint E.), petite théorie anti virilisme "rouler des muscles et faire le macho, c'est nul..."). Ok Clintou, si tu le dis... And save the last dance for me...

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LA FRACTURE
de Catherine Corsini

Tous juste arrivé du Mexique, à peine le temps d'un petit crème au bar, et hop! je me suis retrouvé aux Urgences, à Paris. Je ne suis pas d'habitude forcément très client du cinéma de Catherine Corsini, mais là, là, j'ai adoré. Malgré ses excès, ses maladresses, ses invraisemblances, ses lourdeurs, et tout et tout, oui j'ai A-DO-RÉ.
Parce que les comédien.nes, d'abord. Je les présente par ordre alphabétique : Valéria Bruni Tedeschi, Aïssatou Diallo Sagna (une "non-professionnelle" très très bluffante), Marina Foïs, Pio Marmaï pour le quarté de tête, (auquel j'adjoindrais personnellement celui qui vient en premier au générique des "écrits en petites lettres", le toujours aussi impressionnant Jean-Louis Coulloc'h, oui celui de L'Amant de Lady Chatterley).
Soient deux bobottes bourgeasses dont le couple bat (sérieusement ? drôlement ?) de l'aile, qui vont se retrouver aux Urgences (l'une s'est pété le coude en voulant rattrapper l'autre, et du coup (!) l'autre l'accompagne, c'est Valeria qui a chu, et Marina qui joue les garde-malades, et toutes les deux semblent en assez grande forme), en compagnie, notamment, d'un routier gilet jaune qui vient de se faire canarder à la jambe dans une manif (Pio Marmaï à croquer avec sa barbe et son bonnet -sans oublier sa grande gueule-). Dans un service hospitalier en pleine surchauffe et carrément au bord de l'asphyxie et de la paralysie, et attention, en plus, la nuit ne fait que commencer... (et, encore, ils ont de la chance, ils ne connaissent encore pas le covid!).
Le film est plein à craquer, de cris, de malheurs, de souffrances, de rencontres, d'affrontements, de chutes, de rebondissements, de chocs, bam bam bam! mais, heureusement, n'est pas non plus dépourvu d'un certain humour (doublé d'une certaine candeur (ou naïveté ?), sans doute aussi), surtout quand il se focalise (à la loupe déformante) sur son couple d'héroïnes (Valeria joue comme un vrai stradivarius la moi je surmédiquée à qui on aurait envie quand même de coller des gifles, hein, et Marina lui fait bravement face, stoïque dans son registre je t'aime / je te quitte / mais je reste quand même, carrément impeccable). Humour qui vient un peu tempérer la violence, de plus en plus invasive (envahissante), exponentielle, jusqu'à un point critique, quasiment apocalyptique (on se croirait quasiment dans Assaut de John Carpenter). Trop, too much, et autres qualificatifs de l'excessivitude, mais on pardonne, on pardonne, on pardonne tout!
C'est un film qui a la force d'être à la fois très réaliste et très irréaliste. (Un film culotté ? inconscient ?) Et c'est sans doute ça qui fait son charme. En même temps les bourgettes et le prolo. En même temps la crise des Gilets Jaunes et les chamailleries d'un couple de meufs. En même temps tout le malheur du monde et les saillies (les mots d'esprits, les traits décochés) qui font éclater de rire. Le glucose de la romance touillé avec l'amertume du constat social. Comme si on avait vissé ensemble, de force Mais ne te promène donc pas toute nue de Feydaux (je schématise) et La Grève d'Eisenstein (je schématise encore). Et l'assemblage tient, et l'empilement des scènes de crise (inside et outside) continue -miraculeusement ?- de grimper, sans que jamais la pile ne s'écroule
Oui ça tient probablement du miracle. Dans d'autres circonstances on aurait ricané sur ce bref plan de Marina Foïs en Mère Thérésa qui, n'écoutant que la voix de Dieu son devoir, aide les infirmières qui n'en peuvent mais en mettant des gouttes dans les yeux d'une patiente, voire sur l'angélisme de cette scène entre Pio Marmaï déguisé en médecin en train d'essayer de se barrer, et un jeune CRS surpris en train d'uriner contre le mur et qui fait alors la preuve que si tous pour un, alors forcément pas tous pourris... Mais là, justement, on l'adore cette scène...
Et c'est comme ça jusqu'à la fin (je vous promets, on n'a pas le temps de reprendre son souffle tellement on affronte les catastrophes comme s'il en pleuvait...), qui, bien vu (la fin), se paye le luxe d'aligner les happy ends (comme les 7 sur les machines à sous) et hop! banco! toutes les pièces qui dégringolent. Même pour celui qu'on avait un peu perdu de vue depuis sa rencontre, justement, avec le CRS séraphin, et qu'on retrouve in fine (on peut dire que pour lui quand même c'est quasiment un happy end, non ?)
(C'est drôle, je repense à la scène de "la leçon de dézinguage", par Vincent Lacoste, dans Les Illusions perdues, la façon dont on peut traiter des mêmes éléments de façon très positive ou bien très négative, selon l'humeur, et je me dis qu'à un autre moment j'aurais peut-être pu le déglinguer ce film, ou le voir autrement  (j'ai beaucoup ri en lisant les critiques très méchantes*, celles à 0* dans all*ciné) alors que là non non, comme je l'ai dit plus haut je lui pardonne tout...).

* dont j'extrais cette perle brute :
"La mauvaise foie du film desserre totalement leur propos et leur combat."
Somptueux, non ?

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(bon, je reconnais quand même que l'affiche est très très moche, hein...)

16 novembre 2021

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GARDÉNIA
de Alain Platel & Franck Van Laecke

troisième spectacle de la saison (apres UN POYO ROJO et CAR/MEN) et on continue de grimper ce genre d'escalier de la gayitude, chaque spectacle étant une marche plus haut que son prédécesseur.
Les spectacles d'Alain Platel, je ne les manque pas...
J'ai été subjugué (et souvent submergé par l'émotion). Pourtant les travelos, d'hab' c'est pas trop mon truc. Mais là ça l'est. Sans constestation possible. Le spectacle est construit de façon à ce qu'on passe, comme ça, d'un état à l'autre (le rire, lémotion), comme sur scène, les actrices/teurs passent d'un genre à l'autre (Monsieur / Madame).
Le début est assez malaisant (tous ces personnages sont grisâtres, atones, apathiques, on s'insuiète à l'avance de comment on va pouvoir supporter si ça dure comme ça) et hop soudain on est transporté, tandis que les personnages eux se transfigurent, et que de sous les tristes costumes stricts surgissent des amours de robes fleuries, qu'on accessoirisera bientôt avec les talons-aiguilles, les perruques et les sacs qui vont bien avec.
(un réjouissant Boléro -de Ravel!- en forme de défilé, avec table de maquillage, au fond, et passage obligé de chacun-cune jusqu'à l'avant-scène, à un-e à deux-e, à plusieur-es, avec chorégraphies qui vont bien avec aussi, et à propos de chorégraphie, un moment sublime où le jeune danseur évolue sur la chanson d'Aznavour Comme ils disent, qui pourtant d'habitude m'exaspère, et en fait un moment de grâce absolue)
Un spectacle en forme de feu d'artifice (qui, justement, prend un certain temps pour l'allumage) sur le genre, sur le corps, sur la mémoire, sur la vieillitude, qui explose en un réjouissant bouquet final. Du bonheur, du bonheur, du bonheur que la (re)présentation de cette humanité-là.
Saisissant. (J'adore cette robe bleue...)

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15 novembre 2021

souvenirs souvenirs (je vous retrouve en mon coeur)*

Hier midi c'était repas chez Domi et Alain. (il a fallu un peu de temps pour trouver la date qui convenait à tout le monde...). On ne s'était pas vu(s) depuis un an et demi. Grande table, on était onze : quatre couples (en sus des invitants, il y avait Emma & Régis, Annette & Jean-Pierre, Fran & Phil), et trois célibataires, dont une avec enfant (Pacoune) et deux sans (Dominique et votre serviteur). Des amis d'au moins quarante ans pour la plupart, c'est dire à quel point ces repas de "retrouvailles" sont des moments qui comptent, des moments précieux, aussi précieux que joyeux d'ailleurs.
C'est une invitation tournante, chacun à son tour recevant les autres (plus exactement, chaque couple à son tour, car, même si ça m'embête un peu personnellement, je suis dans l'incapacité matérielle de recevoir onze personnes dans mon petit n'appart' joli...), à tour de rôle. La dernière fois c'était chez les Soria début 2020   (juste avant qu'on se tape -de plein fouet- le premier conconfinement), et cette fois, à la fin du repas, c'est Annette qui a "réservé" pour la prochaine (on a parlé de juin 2022... "si tout était OK..."), grillant sur le poteau Emma (qui, donc, aura son tour en 2023.)
Onze personnes, ça fait déjà du monde, et le seul regret c'est qu'il n'est pas, justement, possible de parler avec tout le monde. Pour l'apéro, on était assis en rond, chacun ou presque champagne en main, et j'étais assis entre Annette et Emma, et c'est surtout avec elles que j'ai conversé. Pour le repas, une fois qu'on est assis à table, c'est encore moins facile (surtout que j'étais assis à un bout, et j'ai donc surtout discuté avec Pacoune (à droite) Domi (à gauche), Jean-Pierre (en face) et Fran (à côté de Jean-Pierre), tout en faisant régulièrement des efforts pour profiter des conversations des autres, à l'autre bout, m'y intéresser voire m'y immiscer.).
Au fil des conversations  vont et viennent les choses dont on parle, ces instants qu'on partage, ces souvenirs communs qu'on ne manque pas d'évoquer (quarante ans, pensez, ça en fait de la matière à anecdotes), qui parfois ne disent rien à certain(e)s (ce fut mon cas, et c'est là qu'on réalise combien la mémoire est personnelle et sélective...), des détails, des expressions, des lieux, des gens (Fifi A. est mort, tiens...), et les petits bonheurs personnels, intimes ou pas (ah les photos des petits enfants qui -plop!- fleurissent sur les écrans des téléphones des copines, les enfants  ont grandi, c'est normal que ceux qui en ont en parlent et donnent de leurs nouvelles, ces enfants qu'on a vu naître et grandir pour la plupart, et qui ont a présent leurs propres enfants, moi je parle d'autres choses, bien obligé, de films et de livres surtout, ce sont  un peu mes enfants à moi...
Le repas suit son cours (au long cours, on restera tout de même quelques heures à table, mais sans que rien ne pèse, bien au contraire) le repas c'est bien, mais j'aime encore mieux, après le café, ce moment un peu informel où les choses se défont (si on avait eu des cravates, on les aurait desserrées), où on réalise soudain que la nuit est déjç tombée (et le brouillard ne se sera toujours pas levé) on change de place, de conversation, d'interlocuteur, de point de vue, on se laisse encore un peu plus aller, on est un peu plus proches, plus attentifs, plus confidents, plus confiants... oui, j'adore ça...

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(il y a sur picasa cet effet appelé "n&b partiel" que j'affectionne, et qui produit son petit effet, justement...)

Comme le résumait Annette "On a encore 18 ans...", et c'est ça qui est un peu magique, un peu sidérant, comme si le fait de se trouver ensemble nous connectait à un autre espace-temps, que nos vieux corps (ne nous voilons pas la face) nos rides nos bobos nos affections plus ou moins bénignes, nos soucis de sexagénaires, étaient comme par magie relégués à l'arrière-plan, pfuit!, évaporés, en suspens et que c'était juste nos mentaux (oui, un mental, des mentaux) qui se connectaient, nos vieux disques durs qui se réinitialisaient sur ces années qui commençaient par 19..., ces années où on n'avait pas vingt ans, (ou tout juste) et où la vie nous semblait encore immense (et pas du tout si pleine de danger que ça...) où tout était encore à venir...
Comme si le fait de se retrouver nous permettait de nous ressourcer (comme dans les films de super-héros, nos énergies mises en commun s'additionnent, on les mutualise...). Magique, non ?

 

* vous avez reconnu la chanson du titre du post bien sûr

"... et vous faites refleuriiiiir
tous mes rêves de bonheur"

11 novembre 2021

tirelirelire

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dans les deux cartons de livres que Manue portait à Emmaüs et qu'elle m'a confiés pour que je les trie au préalable au cas où j'y trouverais quelque chose d'intéressant, j'ai déniché trois romans parus chez Minuit (Les lubies d'Arthur, de Guibert, L'Innommable, de Beckette et La salle de bains, de Toussaint), plus une charmanté édition des Lettres de mon Moulin, en livre de poche, dans une édition semble-t-il d'époque (1969) en excellent état à l'exception de la toute dernière page à laquelle manque le coin inférieur, parce que j'avais très envie de relire Le sous-préfet aux champs

*

 

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où l'élève surpasse le maître, et l'employé (comme me l'a fait remarquer Loulou) est encore plus beau que le patron... Comment s'appelait ce roman déjà ? Ah oui, La vie est brève et le désir sans fin (et je me sens comme une vraie girouette). Amis, continuez de faire des travaux dans vos maisons!

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Je suis retourné à happyc*ash, car il y restait encore deux livres de Donato Carrisi que je n'avais pas, et comme le troisième livre était gratuit, j'ai cherché (looooonguement) le troisième livre en question, et j'ai finalement choisi LES PRÉPONDÉRANTS de Hedi Kaddour (dont j'avais tellement aimé LES PIERRES QUI MONTENT)

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avis de passage plus que succinct, à la suite duquel eut lieu un échange de mails aussi ubuesque que kafkaïen

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Je suis un peu... excessif (mais c'est la faute à Philou et à la F.A.L où je n'ai rien acheté ou presque) : finalement j'ai profité d'un avoir sur priceministruche pour acheter 7 (sept!) livres de Alberto Manguel (tous publiés chez Actes Sud) : LA CITE DES MOTS et LA BIBLIOTHEQUE, LA NUIT chez Mom*x, et LE LIVRE D'IMAGES, NOUVEL ELOGE DE LA FOLIE, UNE HISTOIRE DE LA LECTURE, DANS LA FORÊT DU MIROIR (celui-ci en un peu moins excellent état que les autres), et, last but not least, JOURNAL D'UN LECTEUR (par lequel toute l'histoire a commencé) chez L'Harm*ttan (est-ce bien raisonnable ?)

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Ayant revendu au prix coûtant (50€) le coffret de Manu Larcenet (à propos duquel je me suis irrémédiablement fâché avec ma librairie jusque là préférée), avec les sous je me suis, entre autres,  commandé les tomes 2 et 3 de L'ARABE DU FUTUR, de Riad Sattouf, qui me manquaient

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(Je vais lire du Manguel tout l'hiver, et peut-être même davantage)

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j'ai presque fini le foisonnant rabalaïre d'Alain Guiraudie (il ne me reste plus qu'un peu moins de 250 pages à lre!)

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les livres de polaroïds de Dash Snow (découvert sur Mubi) se revendent entre 300 et 600€ sur amaz*n

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(sans rapport avec ce qui précède)

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Tiens, mais pourquoi donc la Lozère est-elle rouge ?
(taux d'incidence 164, tandis que ses voisins sont à 39 (Cantal) et 50 (Gard) ?)

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4 novembre 2021

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Bernard C., avec qui je discute dans la rue un dimanche matin, (notamment, et surtout, de lectures) évoque soudain sa mère qu'il va aller voir dans sa maison : elle a 95 ans et ne veut pas la quitter, il est un peu embêté.

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"manger de tout, en quantité raisonnable"
(huhuhu)

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A la Foire aux Livres, Philippe S. n'achète jamais de livres de poche.

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la façon quasi-instantanée dont les rêves de décomposent, se désagrègent dès qu'on s'est réveillé, pour peu qu'on n'ait pas eu la présence d'esprit d'attraper le fil (et de s'y cramponner fermement)

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A la boîte à livres près de la boulangerie de Frotey, j'ai trouvé Belle du Seigneur, en belle édition nrf, en très bon état, et je l'ai pris illico (ainsi qu'un roman de Joyce Carol Oates, en poche et à l'état neuf)

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chez happyc*sh, pour 2 livres achetés, le 3ème est gratuit, j'en ai donc pris trois, de Donato Carrisi (dont je pensais qu'il étaient tous de la même série, celle du Chuchoteur (excellent), mais non, il y a deux séries différentes...

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ému aux larmes en regardant, dans l'émission En aparté, Pierre Perret écoutant une reprise de sa chanson Lily, par Barbara, puis ce même Pierre Perret reprendre, a capella, en grattouillant un peu la guitare qu'on a mise à se disposition, les premiers mots de cette même chanson, puis un peu de Mon p'tit loup, et enfin d'une chanson sur les bisous que je ne connaissais pas (dont go*gle m'apprendra qu'elle s'appelle Bientôt et fut écrite pendant le conconfinement)

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j'aime beaucoup cette photo envoyée par Pépin qui montre un panneau " TOUTLEMONDE 5" avec, posé au pied,  un autre panneau un plus petit (et provisoire)qui  indique Déviation

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depuis trop longtemps organisé ma vie comme un pré carré, cloturé, dans lequel, âne, je serais cantonné (avec la tentation d'aller brouter dans le pré voisin (comme dans Le beau chardon d'Aliboron, du Père Castor)

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Vincent Macaigne a tourné dans The French Dispatch de Wes Anderson, mais il a été coupé au montage!

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rdv bisannuel avec le docteur K. pneumologue : ras. Il m'a appris que son emploi du temps serait prochainement moins chargé, le nombre de pneumologues affectés au CHU local passant de 2 à 5. Youpi! (et rdv en 2023)

*

 

 

2 novembre 2021

strictement opérationnel

IL N'Y AURA PLUS DE NUIT
d'Eleonore Weber

Ouverture du Mois du Doc (enfin, officiellement c'est le 1er novembre, hein) : un doc comme j'aime, c'est à dire qu'il ne ressemble pas du tout à un doc. Ou presque. Des images d'archives authentiques, enregistrées par les pilotes d'hélicoptères en zone(s) de combat(s), filmées de nuit par des caméras thermiques (de plus en plus perfectionnées, comme on le verra à la toute fin)) ont été visionnées, choisies, commentées, et sont présentées, avec l'accompagnement de la voix de (la divine) Nathalie Richard, qui dit un texte relatant les entretiens de la réalisatrice avec un pilote d'hélicoptère (Pierre V.), et ses réactions au visionnement des vidéos en question. C'est en même temps glaçant et fascinant, d'observer ces silhouettes lumineuses qui se déplacent, suivies par le viseur des mitrailleuses, avec les commentaires en direct des soldats, qui les suivent, parfois les perdent, les attendent, les retrouvent, et reçoivent l'ordre de les exécuter (ou pas), plus les commentaires dans le texte lu, etl'ensemble crée un univers à la fois virtuel et terriblement réel, la conjonction de tous ces éléments  est aussi hypnotisante que terrifiante.
D'autant plus que j'étais tout seul seul dans la salle.
Seul face à ce "théâtre des hostilités". Où la vie de ceux qui sont observés ne tient qu"à peu de choses. Même pas un fil. Un peu comme dans les jeux vidéo (que je ne pratique pas) on vise on tire et bam! sauf que là on ne marque pas de points (même si certains se congratulent, via la radio). Et sauf que là il s'agit de vrais gens (dont le tireur n'est jamais sûr qu'il s'agit de "vrais" terroristes) et de vrais morts ("c'est difficile de faire la différence entre un paysan qui porte une fourche et un djihadiste qui tient sa kalachnikov..."). les commentaires peuvent aussi être plus glaçants que les tirs qu'ils commentent...
Le geste de tuer, dans toute sa crudité (et "en toute objectivité"...).

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28 octobre 2021

affirmatif

LA TROISIEME GUERRE
de Giovanni Aloi

Quoi de neuf sur la guerre ? pourrait-on dire comme Robert Bobert, après avoir vu récemment MON LÉGIONNAIRE, et avant les prochains IL N'Y AURA PLUS DE NUIT et NOTTURNO, dans le bôô cinéma s'empilent désormais les casques  et les treillis. J'ai eu envie de revoir "en vrai" sur grand écran, ce film que j'avais vu en petit sur mon ordi (et en avant-première) "il y a un certain temps", quand on était confiné (soupir...) dans le cadre du Festival du Polar de Reims.
Anthony Bajon (excellent comme d'hab', avec sa bonne tête de poupon jouflu) est au centre de cette histoire, en incarnant Léo, un jeune homme engagé volontaire, qui se retrouve à patrouiller dans les rues de Paris, dans le cadre du plan Vigipirate après les attentats de 2015, en compagnie du toujours bon Karim Leklou (très impressionnant ici avec son crâne rasé) sous les ordres du sergent Leila Bekthi (elle aussi très bien). Notre trio patrouille, avec ses armes de guerre, scrute, zyeute, observe, dans un décor parisien très quotidien et très banal, qui va pourtant du coup devenir de plus en plus anxiogène, de par l'acuité du regard de ces trois observateurs aux aguets, à l'affût (désespérément, penserait-on presque) d'un colis suspect, d'un (ou plusieurs) hypothétique(s) terroriste(s), ou d'un tout aussi hypothétique attentat.
(Soeur anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?) le mot qui revient le plus souvent dans leurs observations est chelou. Tout est ainsi susceptible d'âtre chelou : un sac abandonné, un véhicule mal garé, un individu suspect, et donc de provoquer une demande d'intervention (qui, en général, a très peu de chances d'aboutir.). Le problème de ces militaires c'est qu'ils sont, paradoxalement, condamnés à l'inaction, à n'être que spectateurs.
Léo a intégré l'armée à la fois pour servir son pays et pour fuir sa famille (on comprend un peu pourquoi la première fois qu'on le voit revenir en perm), faisant en quelque sorte des mecs de la caserne et de ses potes de chambrée sa nouvelle famille, justement. Le film alterne les scènes de patrouille en extérieur (de plus en plus stressantes) et les scènes de "pause" (du dedans), du quotidien des bidasses (entre nettoyage des toilettes et parties de jeux vidéos), tandis que la caméra ne quitte pas Léo et semble scruter l'apparition des premières fissures, imperceptibles, mais qui ne vont aller qu'en s'agrandissant. Jusqu'au climax.
Anthnoy Bajon est, une fois de plus, fascinant, mais il est excellemment accompagné, je le répète, par Karim Leklou (impressionnant même quand il est peint en jaune) et Leila Bekhti (touchante de par son statut "particulier"de femme dans cet univers très viriliste et plutôt bas de plafond).
Il y aura beaucoup d'armes braquées dans la toute dernière (longue) scène du film, mais une seule balle sera tirée...
Impressionnant.

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si vous voulez rire un peu allez voir sur la page y*utube de la bande-annonce
(il semble que ces bérêts aient provoqué des flots d'indignation (et des cris d'orfraies) chez les vrais "spécialistes", qui s'épanchent sans fin (on dirait une armée de trolls) en une longue litanie de récriminations viriles et jérémiades idem ...). il semblerait qu'un bérêt (comme un bleu-bite) doive obligatoirement être formé.

25 octobre 2021

toréador prend gaaaaaaarde

CAR/MEN
Mise en scène de Philippe Lafeuille
Compagnie Chicos Mambo

Deux jours après UN POYO ROJO, retour au Thé V' pour mon deuxième spectacle de la saison : une version entièrement masculine de Carmen de Bizet, à couper le souffle. Genré, dé-genré (et dérangé aussi) un spectacle effervescent, éblouissant, offert comme un bouquet triomphal lancé, claquant, huit danseurs beaux comme tout, torse-poil en jupettes rouges et un chanteur lyrique.
Y aurait-il en ce début de saison une thématique transversale souterraine sur la masculinité ? (et, tout de même un peu, la gayitude) En tout cas on reste dans le registre du plaisant spectacle d'avant-hier (des hommes, des corps d'hommes, des histoires d'hommes) mais cette fois avec  des moyens beaucoup plus démesurée (le "spectacle" à donf!), vidéo, musique notamment.
C'est superbe, c'est drôle, c'est virtuose, ça va très vite, ça ne s'arrête quasiment pas, c'est étourdissant, on se sait plus qu'admirer, les corps (ils sont tous différents mais ont chacun leurs spécificités -leurs intérêts, ne nous voilons pas la face...-), les couleurs, les chorégraphies, les ruptures de ton, les accélérations, on prend plaisir à reconnaître de temps en temps les airs archi-connus de Bizet (que je connais par coeur mais dont je ne me lasse pas, et j'ai pensé très fort au Carmen de SpikeJones que Gigis nous fit découvrir et qui tant enchanta notre belle jeunesse, avec un sens de l'humour et de la dérision qu'on retrouve tout au long du spectacle).
Je ne sais pas pourquoi, mais à la sortie, toutes celles/ceux qui me connaissent m'ont demandé, avec des étoiles dans les yeux "Alors, ça a dû te plaire, non ?"
Ben oui, ça, évidemment, comment voudriez vous que ça ne m'eût pas plu ?

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23 octobre 2021

vestiaire

UN POYO ROJO
avec Luciano Rosso et Alfonso Barón

Avant l'ouverture de saison au cinéma la semaine prochaine, c'était l'ouverture de saison au Théâââtre.
Le premier spectacle que j'ai réservé c'était ça : deux mecs, un vestiaire, un banc, une radio, rien de plus, pour mettre en scène une rencontre, une rivalité un affrontement, un vrai combat de coqs (poyo veut dire coq en argentin) bref un duo/duel, (qui va finir de la plus exquise des façons), du teatro fisico (je croyais que c'était  le sous-titre, mais c'est le nom de leur compagnie).
Un spectacle bluffant, touchant, enthousiasmant.
Deux hommes, d'abord immobiles et silencieux, en avant-scène. Silencieux, ils le resteront pendant tout la durée du spectacle (aucun mot ne sera prononcé, ce sont les corps qui s'expriment) mais immobiles pas pour très longtemps, juste le temps de ce premier plan fixe "introductif", dès qu'ils vont commencer à se mouvoir (s'émouvoir ?), ils ne vont plus arrêter, de bouger danser de courir de sauter de porter, d'être portés, de se chercher de s'éviter de se titiller de s'invectiver, de lutter, de jouer avec la radio (on apprendra à la fin du spectacle qu'aucune soirée n'est identique à une autre puisqu'à chaque fois, la radio est utilisée en direct -et en temps réel-) jusqu'au dernier plan fixe, conclusif celui-là (et fort réjouissant ma foi)...
Un genre de survol des différents états de la masculinité ( "C'est quoi un homme ?" ou plutôt "Comment se comporter en homme ?" ou, encore mieux, "Comment se comporter en homme, face à un autre homme ?" ) qu'elle soit toxique ou pas. Physique, incontestablement (il y sera -vraiment- question de prouesses, qu'on a parfois du mal à croire réalisées sans trucages tellement certains mouvements semblent invraisemblables, mais bon tout ça est juste incroyable mais vrai!).
Des différentes façons de se rencontrer, d'échanger, d'être en compétition, de se battre (alors qu'on a peut-être -sans doute- plutôt envie de se faire des mamours, hein...)
Cela fait 10 ans que ce spectacle, né en Argentine, tourne triomphalement à travers le monde...
Et c'est -vraiment- enthousiasmant.
(J'ai même ramené une affiche!)

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(captures d'écran de diverses captations vues sur y*utube)

22 octobre 2021

du boudin, bien sûr

MON LÉGIONNAIRE
de Rachel Lang

Un film qui vaut beaucoup mieux que sa kitchissime affiche, qui pouvait laisser présager (craindre) un mélo saharien et lacrymal, où Loulou Garrel aurait incarné le bellâtre qui était brun, qui était beau, qui sentait bon le sable chaud, et Camille Cottin la belle énamourée subsaharienne (ou trans).

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Alors qu'en fait, pas du tout. Il est question de légionnaires, d'officiers, d'épouses d'officiers (et d'épouses de légionnaires). De manoeuvres au Mali (ou ailleurs) et de ce que font ces dames, cantonnées en Corse (il y a pire comme villégiature) pendant que leurs maris bossent et crapahutent... Comment perdurent (ou pas) les sentiments, comment se maintiennent à flot (ou pas) ces couples "qui restent séparés parfois pendant longtemps" (voilà un bel alexandrin qui vient de me fleurir au bout des doigts). les hasards de la programmation ont fait que peu de temps avant j'avais entrevu quelques minutes d'un reportage sur les femmes de marins (de terre-neuvas), dont la situation est tout à fait identique... Pénélope au foyer et Ulysse qui baguenaude au loin avec ses potes.
La réalisatrice suit en parallèle les destins de deux de ces épouses (dont on pressent que tout ne va pas forcément se terminer youp la boum) : Céline (Camille Cottin, très bien) et Nika (Ina Marija Bartaité, tout aussi excellente), dans une chronique au long cours où le temps passe vite et parfois par à-coups (aucune date ni marqueur temporel, seuls des détails nous signifient -intelligemment- les ellipses (des paquets de céréales, un chien qui grandit, un ventre qui s'arrondit...) et le tempus qui fugit.)
Un film intelligent et sensible (et juste, tant pour ce qui est des manoeuvres militaires -ah le désert la poussière la promiscuité virile les acronymes et le mess des officiers...- que du quotidien des épouses plutôt délaissées), avec le double plaisir de retrouver Grégoire Colin, toujours bien (il a pris de la bouteille, il est colonel) et d'une conclusion très "graphique" qui résonne comme un clin d'oeil au Beau Travail de Claire Denis (un ballet de soldats torse-nu qui combattent et s'étreignent...).

20 octobre 2021

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"On ne compte pas quand on aime, qui plus est le chocolat ? On a choisi "l'indécent", une recette généreuse de Sophie Dudemaine dans son Chocolat, facile & gourmand . Pour huit personnes, il faut 130 g de chocolat noir pâtissier cassé en morceaux ; 650 g de crème de marrons vanillée ; 4 œufs entiers ; 130 g de beurre demi-sel mou. Pour le glaçage : 150 g de chocolat noir pâtissier cassé en morceaux ; 15 cl de crème liquide entière.

Préchauffez votre four à 180 degrés. Dans une casserole sur feu doux, faites fondre le chocolat avec le beurre. Mélangez, puis hors du feu, incorporez la crème de marrons et les œufs. Versez le tout dans un moule à cake d’environ 26 cm beurré et fariné. Mettez au four pendant 45 minutes. Laissez refroidir, puis démoulez.

Pendant ce temps, faites fondre au micro-ondes le chocolat avec la crème pendant une minute (puissance maximale). Laissez tiédir, puis nappez le cake avec le glaçage. Dégustez bien froid avec une crème anglaise ou tout simplement une bonne crème fraîche."
(Libé / Tu mitonnes / Jacky Durand)

*
mercredi 13 :
* FJT avec Marie et Catherine
* Foire aux livres avec Marie et Catherine
* réunion prog Amis du C.

jeudi 14 :
* FJT avec Catherine et Isabelle
* cinéma avec Catherine

vendredi 15 :
* pizzeria avec Dominique
* cinéma avec Dominique
* retour en bus (bondé)
* "Surprise musicale" chez Co et Pépin (avec bcp de monde -clic clic-)

samedi 16 :
* à Cuse chez Catherine P., avec Fran et Phil et Dominique
* (aller avec Fran, retour avec Phil & Fran)
* et Sylvère, le nouveau chien de Catherine
* ramassage de (grosses) noix

dimanche 17 :
repos (mais je retourne quand même au cinéma le soir avec Co et Pépin)

lundi 18 :
je me sens un peu... désorienté

*

(from tw*tter, cette semaine)

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 *

m'est soudain revenu ce nom, je ne sais pas par quel biais : Col des Marrous, où je suis certain d'avoir séjourné pendant quelques temps lorsque j'étais enfant, j'ai donc gouglé et le ouaibe m'a fourni ça, qui pourrait correspondre avec certaines bribes de souvenirs

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et rajoute même ça (qui, là, ne m'évoque rien

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*

19 octobre 2021

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AFTER LOVE
de Aleem Khan

Le Victor Hugo programmait cette semaine une film dont je n'avais jamais entendu parler, et que je n'aurais pas forcément fait l'effort d'aller voir si je n'y avais vu clignoter au générique un nom chéri, celui de (clic clic Pépin) Nathalie Richard.
Un film anglais, qui démarre en Grande-Bretagne (logique) mais va se poursuivre en France, à Calais plus précisément. Mary, épouse de Ahmed (pour qui elle s'est convertie à l'Islam) va rencontrer, après la mort de ce dernier, Geneviève, avec laquelle ce cher Ahmed vivait maritalement (mais en France). Une méprise va permettre à Mary de venir régulièrement chez Geneviève, de faire la connaissance de Solomon, le fils qu'elle a eu avec Ahmed, sans qu'elle parvienne, dans un premier temps à dire la vérité, à avouer qui elle est vraiment...
Un film tendre et un réalisateur attentif à ses deux personnages féminins antagonistes (la très touchante Mary/Joanna Scanlan et  l'émouvante Geneviève/ Nathalie Richard, les épithètes sont permutables) et à la façon dont leurs relations vont évoluer, sans oublier le jeune Solomon (Talid Aris) qui va devenir sans le savoir le pivot émotif de cette histoire en miroir.
Un premier film (très) attachant.

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Et on a le droit de sortir la machine à gifles pour la critique de la demoiselle de Libé
"On a l’impression d’avoir vu mille fois auparavant cet arsenal d’émotions discrètes, verrouillé dans un scénario que même une mise en scène affirmée (ce dont le film manque cruellement) aurait peiné à rendre mémorable." Oui, et plutôt deux fois qu'une, même!

18 octobre 2021

"nous nous reposerons..."

DRIVE MY CAR
de Ryusuke Hamaguchi

"Pour comprendre les autres, il faut d’abord pouvoir se regarder en face."

Je l'avais déjà vu fin août, il m'avait déjà enthousiasmé, et voilà qu'on a pu -enfin- le proposer dans le bôô cinéma, mais hélas pour trois minuscules séances, et j'y suis donc allé à la première, avec Catherine. Je voulais vraiment le revoir en intégralité car, la première fois, j'avais un peu piqué du nez au début.
J'ai bien fait. J'ai encore plus aimé que la première fois (et j'y ai plus pleuré aussi). Et j'ai été sidéré, pendant les 2h59 que dure le film.
Ce film est fragile et précieux comme une dentelle émotionnelle narrative et cinématographique.
Et d'une richesse incroyable, sous une apparente simplicité.
Oui, incontestablement, un de "mes" films de l'année.

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13 octobre 2021

ottava settimana italiana

mercredi 6

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(soirée d'ouverture), un film "idéal", calibré pour, et qui a visiblement d'ailleurs beaucoup plu. Une belle avant-première (le film est annoncé pour décembre), consensuel à défaut d'être complètement original (le réalisateur a su se souvenir de Nous nous sommes tant aimés...)

***

vendredi 8

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une autre -très belle- avant-première (encore plus exceptionnelle que la précédente -le film sort en février 2022 !- et pour laquelle le distributeur a fait bien moins de chichis), un film que j'avais déjà vu en ligne en mars 2021 dans le cadre du Festival Univerciné organisé par le Cinéma Katorza de Nantes, mais pas vu tout à fait complètement (j'explique ça , dans mon poulailler 68, où j'annonçais déjà -hihi!- que nous le programmerions dans cette Settimana), un film qui m'a totalement ravi, enchanté, enthousiasmé (mais qui aurait été sans doute moins consensuel pour la soirée d'ouverture). Mon chouchou.

****½

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le premier des deux films de l'hommage à Risi, en copie superbement restaurée, dans un très beau noir et blanc, avec un Sordi extraordinaire, d'anthologie (et j'ai découvert, dans la première partie, que la barbe lui va très bien), secondé par une Lea Massari en début de carrière, dans une fable grinçante et subtilement désenchantée. Inratable (c'est un des films préférés de Zabetta, si je me souviens bien...)

****

dimanche 10

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un film qui ne pouvait que me plaire : les réalisateurs ont utilisé uniquement des images d'archives pour donner corps à la voix-off d'un jeune soldat italien anonyme qui prend le train pour aller combattre en Russie... (pas forcément le souvenir le plus glorieux pour l'armée italienne hein...), qui lui utilise les mots d'autres soldats italiens (anonymes ou pas)... passionnant donc, mais bon j'ai un peu dormi comme un bébé hélas...

****

 mardi 12

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un film absolument magnifique (un biopic pourtant) qui a visiblement enthousiasmé tous les spectateurs de cette pénultième séance, autour d'un personnage pas facile (dans tous les sens du terme), un peintre dont je connaissais vaguement le nom (Ligabue), qui passa pas mal de temps  en institut psychiatrique, et dont la vie est démontée / remontée par fragments agencés dans un montage virtuose... un film plastiquement parfait, et tout aussi parfait pour clore (en ce qui me concerne) avec panache cette ottava settimana de très haute tenue...

****½

rdv l'année prochaine pour la nona settimana!

10 octobre 2021

formidable

TRALALA
d'Arnaud & Jean-Marie Larrieu

Un formidable, c'est ce que Tralala demande à se faire servir (et qu'il ne touchera d'ailleurs pas), c'est l'équivalent de quatre demis, donc, un litre. J'ai redécouvert ce mot, et je me suis dit qu'il conviendrait parfaitement pour le titre de ce post, à double titre donc. (Car, oui, formidable, le film me l'a paru aussi).
Depuis 1999 (FIN D'ÉTÉ), je suis fidélement le cinéma pyrénéen et épicurien des deux frères en question. Deux caractéristiques spécifiques (et inamovibles) à chacun de leurs films, auxquelles on pourrait ajouter Mathieu Amalric, avec qui ils ont quand même tourné cinq fois -mais quand on regarde leur filmo et ses interprètes, on retrouve d'autres noms qui réapparaissent à intervalles réguliers : Philippe Katherine, Denis Lavant, Sergi Lopez, Pierre Pelet, Karin Viard, Sabine Azèma..., la "Larrieu team"-, un cinéma que les critiques ont qualifié de cru, fantasque, libertaire, voire foutraque, tous qualificatifs qui m'enchantent...
Ici, autour du central Mathieu Amalric (même si le rôle était initialement écrit pour Philippe Katerine), c'est un casting "renouvelé" : Josiane Balasko, Mélanie Thierry, Maïwenn, la jeune Galatea Bellugi côté dames, et Bertrand Belin, Balthazar Gibert et Joseph Brisset -les deux jeunes rappeurs du groupe Sein- et Jalil Lespert ("avec la participation de"), qui gravitent vont toutes et tous venir -ensemble ou séparément- pousser la chansonnette (et même pour certain-e-s danser, et même sur des chorégraphies de Mathilde Monnier) car le film se revendique comédie musicale. Oh oh. Et qui plus est, in situ à Lourdes. Et, pour faire encore plus bonne mesure, avec des vrais masques anti-covid sur les museaux des gens.
Tralala, un sdf chanteur et musicien a quitté Paris pour Lourdes, à la poursuite d'une mystérieuse demoiselle en bleu (madonne, quasiment) rencontrée un soir  et qui a disparu, après lui avoir délivré ce mystérieux conseil "Surtout ne soyez pas vous-même"... Il va devenir Pat, celui que reconnaît Lili (Josiane Balasko), son fils musicien disparu depuis très longtemps, jouer le jeu (meme si certain-e-s audébut ne sont pas dupes) et finalement servir de catalyseur dans une réaction chimique familiale, dont il va aider à la résolution (et au happy end ?) -comment s'appelait déjà, en chimie, le résultat de cette réaction ? ah oui le précipité...- Tralala / Pat va remettre en route une histoire immobilisée (grippée) depuis des lustres, il sera l'huile dans les rouages, et chacun(e) ne s'en trouvera que mieux...
Un film charmant, un film qui fait du bien, un film qui nous enchante, et a le bon goût de se clore  sur une prestation scénique de l'excellent Bertrand Belin (qui a écrit des chansons pour le film, mais il n'est pas le seul : Philippe Katerine, Jeanne Cherhal, Dominique A, Etienne Daho, et les jeunots de Sein s'y sont mis aussi, chacun-e- au service d'un personnage), devant un public aussi joyeux que masqué, et on est tenté de chantonner, avec un peu la larmichette au coin de l'oeil, pour accompagner Tralala qui s'éloigne en ramant, style I'm a poor lonesome singer..., repartant vers de nouvelles aventures puisqu'il a fait pour celle-ci tout ce qu'il pouvait y faire...
Les frères Larrieu n'ont pas fait les choses à demi (ni à Demy, bien évidemment), avec ce beau mélodrame familial et païen au beau milieu des bonnes soeurs, des curés, et des statues de la vierge remplies d'eau bénite (un vrai miracle! vous dis-je) et on sort de là le poitrail tout regonflé de joie comme un passereau enthousiaste, en se disant qu'on ne pourra pas faire autrement que d'y revenir bientôt (ne serait-ce que pour revoir la belle et longue scène dite "de la boîte de nuit" qu'on a tout particulièrement admirée)...
Top 10 ?

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8 octobre 2021

stigmates

SAINT MAUD
de Rose Glass

Je n'ai pas osé le regardé hier soir (j'ai eu la trouille) et j'ai préféré le faire ce matin... J'ai bien fait. Le film a été multiprimé à Gérardmer 2020 mais pour cause de conconfinement, n'a pu bénéficier d'aucune sortie en salle (et c'est dommage, quand on pense au nombre de navetons qui eux hélas y sont parvenus...).
Tout d'abord une précision grammaticale qui a son importance : le titre n'est pas un seul nom propre (comme pouvait l'être SAINT-ANGE de Pascal Laugier -ah les yeux de Virgninie Ledoyen à la fin...-) mais un prénom, MAUD, (celui de l'héroïne) et un qualificatif qui s'y rapporte. En français, on aurait dû traduire par "Sainte Maude", ce qui effectivement pouvait déjà vendre un peu la mèche (en anglais ça reste plus ambigu).
L'histoire de Maud, donc, une jeune fille, infirmière et très pieuse qui arrive dans une maison isolée pour s'y occuper d'Amanda, une ancienne danseuse, atteinte de "longue maladie" et déclinant doucement vers la mort... On croit déjà avoir tout compris, mais non non... Maud est vraiment très très pieuse (une infirmière bigote, au début j'ai pensé à la maman de Carrie, de Brian de Palma...), elle est même branchée en prise directe avec Dieu, avec qui elle discute régulièrement, et le film choisit de suivre son point de vue à elle, et la dégradation progressive de sa perception du réel, dirons-nous. Ca monte très progressivement (c'est très bien construit, et on se demande, au début, pourquoi donc ce film est classé en épouvante/horreur, mais on comprend mieux dans la dernière partie). L'actrice principale (Morfydd Clark) est vraiment très impressionnante, et parfaite dans ce rôle d'allumée/illuminée, elle est d'ailleurs très bien accompagnée par les autres actrices (le film a aussi la singularité d'avoir un casting presqu'exclusivement féminin, d'où une ambiance légèrement (et délicatement) saphique. Comme disait l'autre "si c'est pas de l'amour, c'est de la rage!" Quelques scènes resteront mémorables (tout en étant le plus souvent d'une certaine sobriété -jouant sur la suggestion bien plus que sur ce qui est vu "vraiment" (la scène dite "des chaussures" par exemple)-). 
Et la toute toute dernière image, presque subliminale, est vraiment glaçante (enfin, façon de parler), surtout par opposition au quasi-chromo sulpicien qui la précéde.

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1 novembre 2021

octobre 2021

vendredi 1er

comme quand on faisait du théâtre :
j'aimerais avoir des ongles incarnés/désincarnés

samedi 2

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le gentil serveur qui "nous a fait confiance"

dimanche 3

"Les dimanches passent passent
le Puc / Villeurbanne
y a du café dans les tasses
devant la lucarne..."
(Alain Souchon)

lundi 4

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un échafaudage, à Vaivre


mardi 5

"Votre attitude conforte ceux qui souhaitent votre échec."
(Une histoire d'amour et de désir)

mercredi 6

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un autre échafaudage, mais à Besac

jeudi 7

"JULIE
Que vouliez-vous qu'il fît contre trois ?
LE VIEIL HORACE
Qu'il mourût,
Ou qu'un beau désespoir alors le secourût."
(Pierre Corneille)

vendredi 8

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Mytho s2/e4

samedi 9

"Rendant sans regret à César ce qui obsède tellement César, ce signifiant massif du pouvoir, Issa pourra aimer Siham, vivre leur désir en dehors (littéralement, dans l’épilogue) des limites qu’on veut leur tracer, au large de tous les je bande, de Gaza ou d’ailleurs, mon amour." (Libé)

dimanche 10

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tiens ça coule... (ça a coulé, plutôt)

lundi 11

"Il eût fallu en plus qu'en Prusse
ces processus se sussent"
(Serge Gainsbourg)

mardi 12

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tout à fait ça...

mercredi 13

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F.A.L avec Catherine et Marie, "comme au bon vieux temps"...

jeudi 14

"On ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens." (Cardinal de Retz, cité en réunion par J-C)

vendredi 15

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"surprise musicale" chez C&P

samedi 16

"Allons au verger Simone,
Allons au verger

Avec un panier d'osier.
Nous dirons à nos pommiers,
En entrant dans le verger :
Voici la saison des pommes.
Allons au verger, Simone,
Allons au verger."
(chanté a capella sous le noyer par Catherine P.)

dimanche 17

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(beaucoup de mal pour retrouver le nom de la dame qui a fait ça (que j'adore), dans l'expo temporaire à l'usine Bohin)

lundi 18

"L'art, c'est le cadeau de consolation par excellence." (Dominique A, cité par Pépin)

“L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art”  (Robert Filliou, cité par Dominique A)

mardi 19

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(nice crack)

mercredi 20

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First Cow
, aujourd'hui dans Libé

jeudi 21

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(et moi je bois du Perrier...)

vendredi 22

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butternut & potimarron en versions individuelles ( = pour célibataire) : nickel pour la soupe!

 samedi 23

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La nuit juste avant les forêts, de Bernard-Marie Koltès

dimanche 24

"Des bouts du sermon me reviennent en mémoire... "Aimes-tu ?" : c'est la question que chacun de nous doit se poser... "Aimes-tu? As-tu aimé ?" Je me demande si j'aime et si j'ai déjà vraiment aimé, d'ailleurs qu'est-ce que c'est exactement, aimer ? Est-ce que si on a du désir pour quelqu'un, même un désir infini, ça veut dire qu'on l'aime ? Est-ce qu'on peut aimer sans désir ? Est-ce que ça compte si on aime sans être aimé en retour ? Si on aime dans le vide, en quelque sorte. Est-ce qu'aimer ou avoir aimé son père et sa mère quand on était petit, ça compte, vu que c'est  un amour automatique. Est-ce que ça compte d'aimer le genre humain dans son ensemble sans aimer personne en particulier. Ca arrive de partout dans ma tête, en fait, je pense à tous ceux que je connais et faut que je reste comme ça un moment sans rien dire, sans rien faire, pour que ça décante, et le seul qui reste au bout du compte, c'est le curé." (Alain Guiraudie, Rabalaïre, p 525)

lundi 25

"parfois un souvenir surgit
se pose sur la rambarde 
et se toilette les plumes
comme un oiseau banal
je l'admire émerveillé
pendant quelques secondes
puis il disparait à nouveau
alors je regarde le vide
par dessus la rambarde"
(Thomas Vinau)

mardi 26

"Ramène-moi des choux à la crème si tu vas sur l'autoroute!" (Passe Montagne)

mercredi 27

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"On voit tout le temps en automne quelque chose qui vous étonne..." (poésie d'école)

jeudi 28

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Il n'y aura plus de nuit
(pris dans la salle!)

vendredi 29

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mon gingembre, il passe tellement de temps derrière les carreaux de la fenêtre de la cuisine, à mater ce qui se passe en bas dans la rue, que ça en deviendrait presque gênant...

samedi 30

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Sylvère, le nouveau (jeune) chien de Catherine P.

dimanche 31

Une histoire de la lecture (Prix Médicis, 1998) / Le livre d'images (2001) / Stevenson sous les palmiers (2011) / Chez Borges (2003) / Journal d'un lecteur (2004) / La bibliothèque, la nuit (2006) / Le lecteur comme métaphore (2011) / Nouvel éloge de la folie (2011) / De la curiosité (2015) / La Cité des mots (2016) / Je remballe ma bibliothèque (2019) /(bibliographie séllective de Claudio Manguel, tous ces livres sont publiés chez Actes Sud)

6 octobre 2021

le doux amour des hommes

CETTE MUSIQUE NE JOUE POUR PERSONNE
de Samuel Benchetrit

Mardi soir  c'était l'avant-première du dernier film de Samuel Benchetrit que j'attendais  tout particulièrment, depuis Cannes 2021 (même si les échos critiques n'en étaient pas des plus flatteurs). Un casting rutilant aux pare-chocs chromés : Valeria Bruni-Tedeschi, Vanessa Paradis côté dames, et Ramzy Bedia, François Damiens, JoeyStarr, Gustave Kervern, Bouli Lanners, Bruno Podalydès ("avec la participation de"), côté gentlemen (sans oublier le jeune Jules Benchetrit, fils du réalisateur, et Vincent Macaigne, dans sa bulle narrative "à part").
Du même, je suis resté sous le charme de J'ai toujours rêvé d'être un gangster (2007) puis d'Asphalte (2015), mais, par contre,  je n'ai pas voulu voir Chien (pourtant, Vincent Macaigne et Bouli Lanners, c'était -pour moi- une distribution de rêve...), une filmo, donc, façon montagnes russes, en creux et en bosses, que la volonté manifeste de dézinguage de la part de certains critiques et/ou journaux (pourquoi le film n'est-il même pas mentionné dans le Libé de mercredi, alors que tous les autres sortis le même jour le sont ?) me rend encore plus attractivement sympathique (sympathiquement attractive).
Plusieurs fils conducteurs : d'abord Jésus et Poussin (JoeyStarr et Bouli Lanners, paire magnifique), dont on ne saura jamais précisément quels sont les liens qui les unissent, qui sont chargés de recruter des invité(e)s pour la boum d'anniversaire de la fille de leur patron (Damiens), lequel vient de découvrir la poésie (il se pique d'en écrire) parce qu'il est amoureux d'une jeune caissière de supermarché à gilet rose, patron dont l'épouse passe ses journées vautrée sur le sofa à mater la téloche (Valeria bruni-Tedeschi, dont je ne dirai jamais assez à quel point je la kiffe), et qui a chargé (le patron, pas l'épouse) un de ses exécutants, Jacky (Kervern) de recouvrer -la hache à la main- l'argent dû par un comptable indélicat, mais qui va (l'éxécutant, pas le patron, eh oh vous suivez ?) tomber éperdument amoureux de sa veuve (Vanessa Paradis, juste excellente), qui a besoin de cet argent pour réaliser son rêve de monter une pièce (une comédie musicale) sur l'histoire de Simone de Beauvoir et Sartre...
Voilà un peu la partition de cette musique -si particulière et si plaisante- de Samuel Benchétrit que, deci de là, cahin-caha ("va chemine va trottine, va petit âne..." je m'égare) il a composé pour chacun(e) de ses solistes... Et j'ai retrouvé le plaisir déjà ressenti en visionnant ses films aimés, entre les habitués (Lanners, Kervern, Valeria B-T) et les nouveaux venus (Bedia, Damiens, Vanessa P.) qu'il filme avec la même tendresse attentive et bourrue. De la même façon que beaucoup de ses personnages de mecs passent de la violence à la douceur.
Un film qui se clôt en musique et en dansant (les couples se sont formés et slowent langoureusement, tous sauf un dont visiblement, nous spectateurs, -vu les discussions que nous avons eues à la sortie- attendions (espérions, en ce qui me concerne) tous qu'il se forme enfin et rejoigne les autres, mais bon, visiblement, ces deux-là n'étaient pas encore tout à fait prêts...)

 

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29 septembre 2021

tout droit! tout droit! tout droit!

LE GENOU D'AHED
de Nadav Lapid

Suis allé spécialement à Besac dimanche parce que l'unique séance (quotidienne) y était à 16h (contre 18h le reste de la semaine.). Pas mal de monde donc dans le hall du cinéma, mais la majorité des chenu(e)s allaient voir Tout s'est bien passé. On était hélas dans la 2, dont les conditions de projection ne sont pas optimales, et, en plus je sentais que j'allais piquer du nez.
La réputation de peu aimable du film n'est pas du tout usurpée (Téléramuche parle, tout aussi justement, de "film qui fait la gueule"). Soit Y, un cinéaste venu (en avion) présenter son dernier film dans une région "reculée", (un village au fin fond du désert d'Arava), y a affaire  à une déléguée culturelle fort avenante, (il doit lui signer un papier précisant de quoi parle le film -et la discussion qui suivra-), il envoie aussi régulièrement des vidéos à sa maman (dont on apprendra bientôt qu'elle souffre d'un cancer du poumon), il danse aussi tout seul dans le désert sur une chanson de Vanessa Paradis (étonnament, d'autres gens, aussi, vont danser, dans le film), et surtout, surtout, il est énervé. Contre le gouvernement, contre sa politique (culturelle ou pas), contre le Ministre de l'art, contre sa représentante, contre les gens, et les autres aussi,  bref, il est vénère grave, le fait savoir aux autres, et donc à nous aussi, les spectateurs. Et la caméra aussi nous le fait savoir, qui valdingue, portée, et tressaute et tournicote et tourneboule (un filmage entre  véhément et furibard).
Vous avez déjà ressenti ça je suppose : vous êtes énervé (peu importe pourquoi) et du coup tout le reste, l'environnement,  vous paraït encore plus énervant, et vous insupporte encore plus (une scène de marche urbaine de nuit où chacun des sons est véritablement une agression). Un film amer comme une remontée de bile, douloureux comme un ulcère (oui, il y est question de choses que le personnage principal, le réalisateur qui ressemble bougrement à Nadav Lapid, a du mal à digérer, justement.)
Un film "de combat" un crapahut cinématographique assez asphyxiant, comme, soldat (il sera, dans le film, beaucoup question de soldats, et ça j'aime plutôt bien, Ah Beaufort, ah Yossi & Jagger, ah, Foxtrot...) on grimperait une montagne au petit trot, avec tout le barda sur le dos , et culminant dans une dernière partie, justement, au-dessus du vide (après une scène de "discussion" après la projection qui ressemble à une longue éructation douloureuse, une remontée très acide et violente, qui éclaboussera chacun des participants).
Pour moi qui suis plutôt bisounours et caliméro, un film, donc, a priori plutôt très éloigné de mon univers rose et satiné habituel, et avec lequel je me sentirais a priori plutôt très peu d'affinités. Mais. Comme un bel hétéro, un film très séduisant par, justement son manque total (de désir de) séduction (son non-désir de plaire). Un film Fais-moi mal Johnny. Un film déplaisant attirant. Un film d'homme (comme on dit une boisson d'homme) fort, comme son personnage principal (et, donc, son réalisateur) aussi sincère que manipulateur.
(Il m'en restera le bruit de la caillasse qui roule sous les pieds, c'est dire...)

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(Y à terre)

28 septembre 2021

marcel me harcèle ?

GUERMANTES
de Christophe Honoré

Le nouveau film de Christophe Honoré, qui sortira en salle le 29, était projeté en one shot sur France 5, et je n'ai donc pas pu résister. Un film intriguant dans son résumé (Christophe Honoré répète une pièce d'après Proust, avec les acteurs de la Comédie Française, et apprend -au début du film- que la pièce ne sera pas jouée, covidmuche oblige, il décide donc de tourner un film sur une troupe d'acteurs de la Comédie Française qui répétaient une pièce d'après Proust et apprennent que la pièce ne sera pas jouée, et ce qui va se passer ensuite, dans un séduisant effet Vache-qui-rit, -on peut dire aussi mise en abyme...-), qui, après un début plutôt naturaliste -et anecdotique ?- (les réactions après l'annonce) va se mettre en pause, et partir batifoler sur des chemins narratifs de traverse, entre disons Pirandello et L'Etat des choses (Der Stand der Dinge), de Wim Wenders).

"Voilà ce que j’écrivais le 18 juin 2020 aux actrices et aux acteurs de la Comédie-Française avec qui, en mars, j’avais commencé à répéter un spectacle d’après Proust, avant que l’instauration du premier confinement nous enferme chacun chez nous :
“Il semblerait qu’on puisse se revoir enfin en juillet et il semblerait qu’on me confie une caméra. Il y aurait donc un film à faire. Un film qui parlerait de vous, de Proust, de ce qui se passe autour de nous, de nos vies. Je n’ai rien écrit, sinon quelques notes. J’ai le rêve d’un film qu’on pourrait imaginer ensemble au jour le jour. C’est jamais aussi simple que ça. Néanmoins, dans l’urgence de cette fabrication qui s’offre à nous, je me dis qu’il faut tenter notre chance sans craindre l’effet tremblé, l’effet inachevé. On se retrouverait de 14.00 à 23.00 pendant ces dix jours, et on filmerait des choses qu’on a décidées la veille. Il y aurait parfois un peu de texte, parfois des improvisations, parfois de la vie telle quelle qu’on tâcherait de capter. J’aime bien l’idée de vous filmer et vous regarder de près.”
Je ne veux pas avoir à clarifier ici ce qui est d’ordre plus documentaire, ou autobiographique, de ce qui l’est moins. Mais je sais que ce film est certainement “le plus vrai” de ceux que j’ai pu tourner. Aux spectateurs maintenant de décider ce qui, dans Guermantes, a bien eu lieu. " (Christophe Honoré)

Le vrai et le faux, le spontané et le mis en scène, le documentaire et le fictionnel, l'intime et le public, voilà le genre de dualités qui titillent, surtout quand il s'agit d'actrices-teurs "de la C-F" dans leur(s) propre(s) rôle(s). Pourtant la chose a un peu de mal à démarrer, à se mettre en place, à s'ébranler. Je me suis dit à un moment, au début ou presque, que je m'y ennuyais presque un peu (d'ailleurs -mais ce n'est pas forcément un indice significatif-, je piquais un peu du nez sur mon canapé...).
Et puis, insensiblement, on se prend au jeu (aux jeux, ou, peut-être justement, sont-ce les acteurs, et le metteur en scène lui-même,  puisqu'il n'a pas hésité à se filmer en tant que metteur en scène -de la pièce-, qui s'y prennent aussi et voilà que la mayonnaise, -puisque cette phrase est centrée sur le verbe prendre-,  à son tour prend aussi, progressivement mais formidablement).
Petites histoires de chacun, coins et recoins du Théâtre Marigny, chansons, parties de ping-pong tournantes, échanges, digressions, disputes, la narration fait feu de tout (petit) bois, va et vient, s'arrête, soupire, éclate de rire, se pose, repart... L'action s'emballant lors d'une sortie du théâtre en costume de tout la troupe, pour se poursuivre dans une chambre au Ritz, (Chambre 203, j'ai cru que c'était un clin d'oeil auto-citationnel, mais non, le film de Christophe Honoré s'appelait Chambre 212, Lacan aurait peut-être pu dire "alors quoi de 9? non ? bon d'accord, je délire...)  celle que Proust réservait pour s'y faire servir de la sole et boire de la bière, puis finissant en joyeuse apothéose nocturne où Sébastien Pouderoux (un joli barbu) joue les Anita Ekberg dans la Fontaine de Trévi...

"Ce moment de flottement devient la matière même du film, quand soudain les esprits du théâtre se retrouvent enlisés dans l’incertitude. On quitte rapidement les rives du vrai-faux making of pour celui de la fiction, c’est-à-dire à cet endroit précis où le jeu permet d’ôter les haillons du réel pour dévoiler des personnages en action se heurtant aux parois d’un monde à part. Tout est vrai, tout est faux, tout est permis. Christophe Honoré, acteur-metteur en scène, fait bouger les lignes et sa troupe avec, dans le décor vide du théâtre." (Première)

Je viens de regarder la bande-annonce () et je réalise que j'ai très envie de le revoir "en vrai", sur grand écran, dans le bôô cinéma, alors on croise les doigts...

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27 septembre 2021

comment font les pauvres ?

TOUT S'EST BIEN PASSÉ
de François Ozon

Comme tous ses autres romans, j'avais lu Tout s'est bien passé, d'Emmanuèle Bernheim à sa sortie (plus une auto-fiction, quasiment un journal, qu'un roman), puis plus tard j'avais vu le très beau Etre vivant et le savoir, d'Alain Cavalier, à propos du film que celui-ci devait en tirer mais qui ne vit pas le jour à cause de la mort d'Emmanuèle Bernheim, et donc j'étais assez curieux de voir ce qu'allait en tirer ce cher François Ozon.
Surtout dans un film où on annonçait Sophie Marceau dans le rôle de la romancière et André Dussolier dans celui du père. Je ne suis pas très familier de la carrière de Sophie Marceau (le dernier film avec elle que je me rappelle avoir  vu doit être La fille de d'Artagnan en 1994!), beaucoup plus avec celle d'André Dussolier (que je suis avec grand plaisir depuis son premier film, Une belle fille comme moi, en 1972) que j'appréhendais un peu de voir vu le rôle qu'il joue ici...
J'ai trouvé Sophie Marceau excellente (même si un peu en surjeu lors des premières scènes) et André Dussolier plutôt très bon (AVC, lit d'hôpital, déformations faciales, larmes, bave, un rôle périlleux) même si incarnant un personnage assez agaçant (un "mauvais père" comme le qualifiera sa fille).
Et c'est drôle comme la suite du film ne m'a apporté quasiments que des plaisirs d'actrices - teurs.
Plaisir de revoir Géraldine Pailhas dans le rôle de Pascale (la soeur)
Plaisir de revoir Jacques Nolot dans le rôle du voisin de chambre
Plaisir de revoir Charlotte Rampling dans le rôle de la mère
Plaisir de revoir Eric Caravaca dans le rôle du mari
Plaisir de revoir Grégory Gadebois dans le rôle de l'amant.
Plaisir de revoir Hanna Schygulla dans le rôle de "la dame suisse"
Plaisir, enfin, de revoir la divine Nathalie Richard dans le rôle de la commissaire.
Et aussi Daniel Mesguich, et aussi Judith Magre...
Oui, question casting, vraiment, "tout s'est bien passé"...
Et le film, alors?
J'ai repris hier soir en rentrant le livre d'Emmanuèle Bernheim (dont je n'avais que peu de souvenirs à part peut-être sa "sècheresse" documentaire) et j'ai été frappé par l'extrême fidélité du film par rapport à son modèle. D'un livre avec juste la peau sur les os, Ozon a tiré un film avec plus de chair, (comme à partir d'une carcasse de poulet on reconstituerait un plat de grande cuisine), "enjolivant" (illustrant) (lissant ?) cette histoire a priori ni très joyeuse ni très plaisante, rendant l'inacceptable regardable, mettant in fine dans sa façon de filmer l'imperceptible distance ("documentaire") que pouvait y mettre la romancière, face à la complexité de cette histoire familiale et de ses zones obscures (et donc un certain nombre de non-dits et de questions qui resteront -volontairement- sans réponse).
Et c'est peut-être parce qu'il est ainsi tempéré (certain-e-s diront édulcoré ou aseptisé) que je ne l'en ai que plus apprécié. Il y est question du droit de mourir dans la dignité, respectons donc tout autant  celui de filmer dans les mêmes dispositions. Et digne, le film l'est, sans conteste.
Voilà, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film.

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26 septembre 2021

hyper actif ?

(au test de caractérologie, en 1974 (!), j'étais EnAP (Emotif /Non-actif / Primaire) soit le type "nerveux". Autant dire que pour ce qui est de l'activité, j'ai des gênes indolents du sud-ouest : "tout doucement le matin, etc.". J'adore ne rien faire, la chaise-longue, la rêvasserie, flotter au milieu de la piscine sur un matelas, faire la sieste sous un arbre. Non-actif, oui, ça me va comme un gant. Quand j'ai marqué un truc pour une journée sur la page de l'agenda, c'est déjà très bien! -bien assez pour moi, je veux dire-.)

Pour le 18, j'avais d'abord écrit :
"10h : Expo Nicolas de Staël, Brioude" (déjà rien que ça, ça justifiait une journée!)

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sauf que non non

- il était ensuite prévu un pique-nique  et il a fallu faire auparavant des coursinettes sur le marché de Brioude (qui fêtait en outre ce jour la "journée de la solidarité et des échanges"), pour préparer ledit pique-nique

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 - 12h30 rdv au Camping de la B. où on attend, à deux voitures, l'arrivée de la troisième ( B et  sa maman)

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puis pique-nique au bord de l'Allier, plutôt très joyeux piapiateur et ensoleillé (et gourmand) s'ensuit (encore plus apprécié vu qu'il était censé alors  pleuvoir beaucoup...)

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(carte postale office de tourisme : en vrai, l'eau était plus basse que ça...)

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- puis, , on finit par se relever de notre plaid à carreaux pour aller prendre, tranquillement, un café (ou un digeo pour certaine) au bar du Camping (avec son sympathique patron)

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(carte postale office de tourisme, j'aurais bien photographié le patron mais je ne l'ai pas fait...)

- puis B. s'en va, avec sa maman, et nous on part, à deux voitures, visiter le chateau de Parentignat (de la famille Lastic), le "Versailles local", visite guidée (journées du Patrimoine oblige) par un jeune homme un peu clic-clic!, visite qui sembla un peu longuette au début mais on a fini par se prendre au jeu : différence antre les styles Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Régence et même Empire, c'est dire!

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(carte postale quasi d'époque!)

- puis on va chez chez G. (qui sera bientôt chez M.P aussi!) pour prendre un apéro (on était supposés mais tout le monde ou presque a bu du Perrier) et visiter le beau jardin de G (quand il n'a plus plu).

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(oui, il pleut un peu...)

- 20h30 : (enfin, un peu après, certains d'entre nous sont arrivés plus tard et plus mouillés que d'autres, pour cause d'averse clermontoise carabinée sur le trajet et pas vraiment d'imper) on se retrouve "au" restaurant clermontois ouvert et réservable, le Smørrebrød (qui n'est absolument pas, comme on pourrait le croire, un restau scandinave).

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(bon ça n'était absolument pas comme ça, c'était même tout le contraire : il faisait nuit noire et il pleuvait beaucoup)

J'ai pris ça

* Tarte feuilletée cèpe et tomates confites des Jardins de Nicolas & jus de volaille au Xérès

* Magret de canard rôti au sautoir, haricots verts des Jardins de Nicolas, prunes confites à l’aigre-doux,
& jus au poivre Timut du Népal

* Choux craquelin, croustillant praliné romarin, crémeux au chocolat Altara 63% de la maison Weiss,
sorbet à la mûre
de ronce

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(mon dessert)

- et on est rentré à la maison (accompagnés quasiment par les supporters qui rentraient en nombre -et en grappes- du stade après le match... -que visiblement, vu l'ambiance, ils avaient perdu.)
Quelle (folle) journée mes amis, quelle (folle) journée!

25 septembre 2021

C & D (14/08/21)

Quel plaisir! on a enfin reçu de Céline le lien envoyé par Laurent pour télécharger le dossier -volumineux- contenant toutes ses photos en noir et blanc de la fête du 14 août à Moulicent (avant, pendant, et après) + d'autres (en couleurs)...

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C'est juste une petite sélection perso, très subjective, et absolument pas représentative, des photos de ce monsieur, que j'aime beaucoup

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(ici photographié -en couleurs-, par sa chère et tendre)

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