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lieux communs (et autres fadaises)
24 septembre 2021

dobro

FRÈRES D'ARME
de Sylvain Labrosse

Un film portuaire (et âpre) tourné à Brest, l'histoire de deux frères serbo-croates Emiljan et Stanko, venus en France avec leur mère suite à la mort de leur père (dont on apprend assez vite qu'ils en sont plus ou moins directement responsables), et qui vont être amenés à s'affronter de plus en plus violemment quand, alors qu'il est question qu'ils repartent bientôt tous "au pays", l'un des deux va annoncer à l'autre qu'il ne veut plus rentrer...
Pour jouer les deux frères, le réalisateur a choisi deux (excellents) acteurs qui sont aussi frères dans la vie, Vincent Rottiers et Kévin Azaïs, qui se ressemblent vraiment beaucoup, ce qui complique parfois un peu la compréhension des scènes ("bon là c'est le quel qui...").
Un film tourné avec peu de moyens, un film ambitieux pourtant parsemé de quelques maladresses, mais, par l'intensité de ses acteurs, un film attachant et touchant. Avec de jolies variations sur la langue, sa traduction et sa compréhension (français, serbo-croate, langue des signes). Prix du Public au Champs-Elysées Film Festival 2019.
Le singulier à "arme" du titre se justifie tout à fait : il est question d'une arme, d'une seule, qu'on va voir et revoir, du début jusqu'à la toute fin. Un vieux flingue transmis de père en fils (comme une malédiction familiale) d'où vient d'ailleurs la ribambelle de violences et de malheurs qui s'abattront sur cette malheueuse famille. Et qui finira jeté dans la mer, et c'est très bien comme ça...

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19 septembre 2021

au piano

SUPERNOVA
de Harry Macqueen

La bande-annonce m'a appâté (deux fois hihihi) : Soient deux acteurs que j'aime depuis longtemps séparément : Colin Firth (depuis le très beau UN MOIS A LA CAMPAGNE, de Pat O'Connor, en 1987!) et Stanley Tucci (qui réalisait et jouait dans l'excellent BIG NIGHT, en 1996), réunis dans un film où ils jouent de vieux amants dont l'un va bientôt mourir... On y est allé, avec Dominique, et on n'a pas été déçus, puisque on a vu le film qu'on s'attendait à voir. Un joli film très british. So british... (pourrait-on presquee un peu regretter, avec toute la retenue que ça implique -mais bon en fin de compte pas si british que ça, puisqu'on ne les voit pas du tout boire de thé, par exemple...-)
Je me suis rendu compte que, finalement, bien que les aimant beaucoup, je n'avais pas vu énormément d'autres films de chacun -mais qu'à chaque fois que je les ai vus, je les ai trouvés classieux, si, si. Et donc ce film ne démentira pas la chose : ils sont très bien tous les deux, la situtation n'est pas guillerette mais l'humour -et les vacheries échangées- est toujours présent, et vient relever un peu la sauce, heureusement pas si mélo qu'on aurait pu le craindre...
Un film d'une grande pudeur et d'une grande délicatesse, qui n'hésite pas à nous confirmer visuellement que ce sont bien des amants, mais sans ostentation ni excès. Oui, tout en délicatesse. On a envie d'aimer (ou d'être aimé) comme ces deux-là s'aiment. Bon, comme a fait remarquer Dominique à la sortie "Pourquoi ces histoires-là se passent toujours dans des milieux extrêmement aisés ?" (ici l'un est pianiste, et l'autre écrivain) Sûrement parce qu'il n'y a pas de vieux gays malades et amoureux chez les chômeurs en fin de droit et les ouvriers métallos qui préfèrent manifester que de penser aux roucoulades... (hihihi)

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15 septembre 2021

la guerre d'un seul homme

ONODA
d'Arthur Harari

Quand il passait à Besac j'avais tenté de m'y faire accompagner par Emma, à la faveur d'un ticket *range, en vain, puis par Dominique, tout aussi en vain, quand on l'a programmé dans le bôô vinéma, j'ai fait les yeux doux à Catherine, avec le même prétexte, mais que nenni... (Sans doute n'est-ce pas un "film de filles ?", et peut-être aussi les 2h47 les ont inquiétées...). Arthur Harai, on l'a découvert il y a quelques années avec le très beau Diamant Noir... Là, il s'est carrément délocalisé en Asie (au Japon d'abord, puis aux Philippines) pour nous raconter l'histoire de cet Onoda qui donne son titre au film. Un soldat japonais envoyé en surveillance dans une île des Philippines pour faire la guerre aux Américains (nous sommes pendant la Seconde Guerre Mondiale,et le Japon est du mauvais côté. Mais voilà que, isolé sur son île avec son bataillon, dans des conditions de vie plutôt rudimentaires, il va manquer l'annonce de la fin de la guerre, et, donc, pendant de longues années, perpétuer sur l'île, "sa" guerre à lui (le film est tiré d'une histoire vraie).
Si dans la première partie partie on peut se dire qu'on se trouve dans un "film de guerre" habituel, avec les qualités (et les défauts) inhérents à un film de guerre "traditionnel", les choses vont progressiveement se modifier, au fil du temps (et des années) qui passe(nt), et de la façon aussi dont ce groupe d'hommes va lui aussi progressivement se réduire, à dix, puis cinq, puis trois, puis deux... comme un décompte inexorable.
Onoda n'en démord pas et reste accroché farouchement (férocement) cramponné à l"ordre et aux consignes qu'il a reçu(e)s de son supérieur. Il est là pour affronter (s'opposer) aus soldats américains, en tant que soldat de l'Empereur, et rien ne pourra l'en dissuader, même le jour où son père vient s'adresser à lui à distance (au mégaphone) pour tenter de lui faire entendre raison.
Les années ont passé (on a régulièrement des dates qui apparaissent à l'écran), lentement au début puis soudain plus vite (il y aura même, à un moment, une ellipse d'une dizaine d'années, qu'on ne percevra d'ailleurs pas immédiatement.)
Un film lent et beau qui procède par imprégnation, qui prend son temps, un film de paysages et de nature (il y pleut beaucoup), un film de corps en même temps qu'un film très mental.
La dernière partie est vraiment magnifique (la rencontre, tant attendue, entre le jeune homme qu'on a vu arriver, avec son petit sac à dos, au début du film, et Onoda, notre valeureux héros, notre Robinson Crusoé nippon, dont on se demande s'il va finir par recouvrer l'usage de la parole) et la fin vous vous en doutez m'a fait verser quelques larmichettes (non, je minore, c'était plus que des lamichettes, hein...)
Un film d'une ampleur et d'une intensité remarquables, un des grands films de 2021, à propos duquel je continue de me demander pourquoi si peu de gens autour de moi ont eu l'envie (le courage) de se déplacer pour aller le voir.
Top 10, et que ça saute

 

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1 octobre 2021

septembre 21

mercredi 1

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merci Pépinou!

jeudi 2

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jour de rentrée (hihi) à l'auberge de Liézey

vendredi 3

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au 10 (au téléphone)...

samedi 4

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au 12 (au téléphone aussi)...

dimanche 5

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d'un quart de pastèque lourde à porter mais succulente

lundi 6

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(pour sa grande bravoure) et pour sa haute taille...

mardi 7

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bleu/rouge (art ménager)

mercredi 8

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talc

jeudi 9

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le plaisir du café (1)

vendredi 10

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c'est flou mais on devine l'idée générale (rue Salengro)

samedi 11

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au 12 (tiens, sans téléphone ?)

dimanche 12

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le gingembre ne se sent plus...

lundi 13

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dans le bus Besac-Vesoul (copains de voyage)

mardi 14

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en attendant la  chape...

mercredi 15

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au 12...

jeudi 16

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le plaisir du café... (2)

vendredi 17

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train Besançon/Dijon (aller)

samedi 18

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un joyeux pique-nique (au bord de l'Allier...)

dimanche 19

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les Thermes de Chatelguyon

lundi 20

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train Dijon/Besançon (retour)

mardi 21

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oxalis

mercredi 22

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au 10 (au téléphone, toujours)

jeudi 23

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devant chez Catherine

vendredi 24

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Guermantes (sur France 5)

samedi 25

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A Villefrancon

dimanche 26

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signalétique (?)


lundi 27

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dans la camionette (entre le 10 et le 12, mais incontestablement au téléphone...)


mardi 28

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ton sur ton (ou presque)

mercredi 29

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comme ci...

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ou comme ça ?


jeudi 30

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l'ornière

13 septembre 2021

supplément ouiqinde 11/09

(libé)

aujourd'hui la couverture de Libé c'est ça

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mais la grande photo centrale c'est ça :

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(c'est mieux)

*

présents :

* hier à Coulevon, avant mon départ, Christine m'a proposé des courgettes jaunes (j'en ai pris deux) et m'a gentiment  rajouté "parce que c'était moi", trois tomates rescapées du mildiou (de sous leurs serre), une petite une moyenne et une grosse (une jaune, une verte, et une rouge), j'en ai été touché (et ravi), et j'ai religieusement savouré ces trois tomates hier soir, avec juste un peu de sel

* Manue, qui est passée ce matin boire le "café du samedi", m'a apporté un poireau de son jardin (mais, un poireau de bonne taille, un poireau "viril" ai-je commenté) qu'elle tenait cocassement comme un bouquet de fleurs, et ledit poireau finira ce soir en soupe, en compagnie des courgettes de Christine...)

*

qui veut voyager loin

en arrivant à Coulevon, je me suis rendu compte que mes lunettes ne tenaient plus qu'à une branche, la gauche, la droite veant de tomber suite à la perte de la vis... je suis allé chez un opticien, la demoiselle m'a gentiment remis la vis manquante - gracieusement, car c'est un service, m'a-t-elle précisé- et comme je m'enquérais d'éventuelles lunettes bleues dans leur stock, elle m'assura que dès la mi-octobre, il y en aurait dans la boutique...

(ménage sa monture)

*

(je module...)

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*

des images qui me plaisent, sur tw*tter :
(sans aucun rapport)

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la sieste d'un routier portugais

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le peinturlurge de Pierrot le Fou par JLG

*

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à part ça , j'ai commencé à regarder la série de Julie Delpy (pour laquelle je ressens toujours la même indéfectible  sympathie) et je trouve ça très plaisant, voilà, mais je ne vais pas me bafrer les douze épisodes à la suite comme un gros goinfre, hein, je savoure : un à la fois (comme les carrés de chocolat à 80% avec le café)

*

et, tiens, ce ouiqinde j'ai fait ça

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10 septembre 2021

oh!

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Non mais ça va pas ? N'importe quoi, j'hallucine...
Un singe en hiver, ok, Pierrot le Fou, bien sûr, et A bout de souffle, ok... La Sirène du Mississipi, oui pourquoi pas, mais, après, quand même, la litanie de tous ces navetons navrants estampillés "grand public", produits métronomiquement  -cloc! cloc!- à la chaîne pour le bonheur des tiroirs-caisses et pondus annuellement, aux titres et aux affiches interchangeables (Le Magnifique, L'Alpagueur, l'Incorrigible, l'Animal, le Guignolo, L'As des as, Le Professionnel, Le Marginal, Le Solitaire n'en jetez plus...) tartes dans la gueule, bons mots, cascades, caléçonnades, roucoulades et dégringolades...
Le bonhomme était certes sympathique, grande gueule, gouailleur hâbleur, (franchouillard), mais bon... Un HOMMAGE NATIONAL ? Arghhh faut pas pousser! Et puis quoi encore ?
Pour parler d'acteurs, Michel Piccoli c'était quand même une autre stature, non ? Quand on pense à ce à quoi il a eu droit, en guise d'hommage... Et comme lui, Jean-Pierre Bacri, Jean-François Stévenin, Claude Brasseur, Michael Lonsdale... On est tout de même en droit d'être un peu énervé et révolté...
La mort de Jean-Paul Belmondo ne m'a fait ni chaud ni froid (beaucoup moins d'effet en tout cas que celles des acteurs cités plus haut...)

11 septembre 2021

déménagement(s)

LA JEUNE FILLE ET L'ARAIGNEE
de Ramon & Silvan Zürcher

Etonnant. Ce matin j'ai regardé un film dont, quelques minutes avant, j'ignorais encore l'existence. Tout ça grâce à (clic clic entregent) un gentil distributeur qui a eu la gentillesse de nous mettre un lien de visionnement sur vimé*. Un film qui vous questionne dès les premières images. Un film en appartement, en appartement(s) plutôt, puisqu'il est filmé à cheval entre deux lieux, un qu'on quitte (enfin, une des protagonistes) et un où on s'installe (toujours la même). Et entre ces deux lieux vont et viennent un certain nombre de personnes, qui vident d'un côté et remplissent de l'autre, des gens dont il faudra un peu de temps pour comprendre de qui il s'agit et quels sont les liens qui les unissent. Notamment Astrid (celle qui déménage / emménage) et Mara, son ancienne coloc (et personnage central du film). Un film joliment suisse (suissement joli ?). Un film fait de riens, (de presque riens), mais dont chacun, pris séparément  (et filmé idem) a son historiette à raconter.
Des plumes, des colocs, des cigarettes roulées, des apparts, des dessins, le mot kaputt, un marteau-piqueur, un chat, Voyage voyage au piano, du vin renversé, un cutter, et, bien sûr, une araignée... Oui les choses ont toutes leur mot à dire, et les gens aussi, qui nous tressent un gentil embrouillamini social et affectif, où, justement, toutes les choses ne sont pas forcément dites (articulées, prononcées) et parfois juste un regard suffit.

"-Tu pues
- Chaque fleur à son parfum...
(elle lui souffle la fumée de sa cigarette dessus)
- Maintenant tu ne pues plus
- Tu es mon déo...
- Tu es ma rose..."

Un film conçu avec extrêmement de soin, un sens du détail qui m'enchante, où le spectateur tâtillon sera peut-être chagriné (désarçonné) par l'absence d'une "vraie" histoire, (au milieu coule une rivière) mais pourra, au contraire, se réjouir de la multiplicité des petits ruisseaux narratifs  qui irriguent le film. Du très beau travail.

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12 septembre 2021

en bois

en regardant tantôt discuter deux jeunes gens, devant le 12, jeunes gens dont, à seulement les regarder quelques minutes, on pouvait deviner aisément qu'ils jouaient dans la même équipe que moi, m'est venue cette comparaison... xylophile.

Soit un hétéro moyen, "normal" (aïe je vais me faire taper sur les doigts), je pourrais me le figurer / représenter comme ça :

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cun truc simple, carré, lourd, droit, solide, sans problèmes ni particularités ni complications, une tête, une pointe, un bon piquet quoi...
Tandis que mes deux jeunes gens qui discutaient, je me les suis aussitôt plutôt figurés comme ça :

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de la même matière, incontestablement, verticaux aussi, mais avec ce je-ne-sais-quoi d'ouvragé, de chantourné, de retravaillé, de chichiteux, d'apprêté, de zigouigouité, qui signifiait immédiatement, même pour un oeil pas très averti, l'appartenance incontestable à une autre essence...

*

le premier, quand il est avec ses copains ça donne ça :

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les jeunes gens, ça donnerait plutôt ça :

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Voilà, ça m'a fait sourire et donné l'occasion de sérendipiter un chouïa -pour trouver les images qui me conviendraient le mieux- (et de me dire que si je ressemble extérieurement plutôt au piquet de base n°1, intérieurement je me sens plein (et délié) de volutes de torsions et de circonvolutions, comme mes copains n°2, car je ne suis qu'un n°2 déguisé en n°1...) et que c'est ça qui me gâche complique un peu la vie : si les n°2 se signalent ainsi à tout un chacun et à qui mieux mieux, c'est pour mieux se signaler, et trouver -clic clic!- d'autres n° 2, tandis que mon truc à moi, c'est, ça a toujours été et ce sera toujours, les n°1 -et plus c'est noueux, mal raboté, et plus ça m'attire...).

*

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(on en reparlera un autre jour, des échardes...)

*

9 septembre 2021

jardin parfumé

UNE HISTOIRE D'AMOUR ET DE DÉSIR
de Leyla Bouzid

Un joli film, un très joli film. Comme a résumé Dominique en sortant "Ca fait plaisir de voir pour une fois des rebeus en fac!". A la Sorbonne, en première année. Le jeune Ahmed (sami Outalbali, excellent) et la jeune Farah (Zbeida Belhajamor, tout aussi excellente). Boy meets girl. (Rebeu meets beurette). C'est simple et c'est beaucoup plus compliqué. Tous deux au cours de Madame Morel (Aurélia Petit, excellente comme à l'accoutumée), sur la littérature arabe érotique (des siècles passés).
Elle arrive de Tunis et découvre la France, elle est fraîche, elle est franche, elle pétille  elle flamboie, lui est un jeune homme "raisonnable" en apparence, qui va se mettre un peu en retrait (et y rester) dès le début de cette histoire d'amour qui semble s'échafauder entre eux deux. Sur la défensive. De cette relation qui va évoluer un peu à couvert, de façon souterraine, cheminant différemment à l'écrit et à l'oral (c'est comme ça que ce post a failli s'intituler), via différents cours théoriques, conversations innocentes (ou pas), question embarrassantes, ou pas, et tout un corpus (car c'est bien de ça dont il est question) : ouvrages, recueils, textes, poèmes, arabes pour la plupart, traduits pour certains et pour d'autres (le plus important, justement) non. Le corpus et le corps. Education sentimentale, avec tous les élans, hésitations, émois, volte-faces que cela implique.
Le désir, l'amour, le corps : c'est difficile pour que toutes les choses s'harmonisent. les belles lettres, les belles pensées, certes. Mais les beaux corps, aussi. Et ce fameux premuer baiser qui semble être la clé de tout. Ahmed a envie, en meurt d'envie, s'en consume, mais s'empêche de. Ronge son frein. Se morfond. Mais continue de s'empêcher de. Pourtant Farah lui tendra des perches, à plusieurs reprises.
Comme lui dira sa prof "Votre attitude conforte ceux qui veulent votre échec..."
Bien entendu on attend, on espère, que "ça" va se produire, et enfin...
On avait déjà bien aimé le premier film de Leyla Bouzid A peine j'ouvre les yeux, mais là on est vraiment enchanté, séduit, conquis... Le film a été récompensé deux fois au Festival d'Angoulême.

 

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6 septembre 2021

grésillements

SOUND OF METAL
de Darius Marder

Je suis sorti bouleversé de ce film (comme, visiblement, Catherine qui l'avait vu la veille). Les "hasards de la programmation" font qu'à quelques jours de distance, j'aurai vu deux films où il est question de surdité et de langage des signes. Je ne savais pas tout à fait ce que j'allais voir, juste le pitch "un batteur  devient sourd", et la présence du comédien principal (Riz Ahmed, que je suis avec intérêt depuis We are four lions, en 2010). Donc j'ai découvert la suite des aventures de Ruben, (ce qui vient après la première phrase) -et donc j'en étais plutôt étonné-  et la façon dont il va apprendre à vivre avec sa surdité (à la gérer).
Dès le générique, le réalisateur nous prévient qu'il a expressément conçu son film pour qu'il soit visible "également" par les entendants et les non-entendants, et, non seulement les dialogues sont sous-titrés (c'est normal, le film est en V.O) mais également tout ce qui concerne le son et la bande-son (toutes les indications "sonores").
De la même façon, la bande-son du film a été extrêmement travaillée, pour faire ressentir au spectateur tout ce que ressent (entend) Ruben mais aussi, se plaçant régulièrement du point de vue de la caméra, ce qu'il ne peut pas (ne peut plus) entendre. Le travail impressionnant de l'ingénieur du son (français!) Nicolas Becker sur le film a d'ailleurs été récompensé par un Oscar.
Ruben dans un premier temps va tout faire pour redevenir ce qu'il était "avant", avec sa copine (les concerts, les tournées, les déplacements dans un mobile-home qui est aussi leur maison) et prêt à trouver l'argent nécessaire pour financer la coûteuse opération qui permettrait de l'appareiller...
Une chose émouvante (pour moi) c'est son arrivée dans une communauté "thérapeutique" composée de non-entendants réunis autour d'un personnage très charismatique, et la scène où Ruben assiste pour la première fois à un cours "signé" avec l'institutrice, je me suis revu à mes tous premiers cours de LSF...
Le film suit Ruben de près, Riz Ahmed est vraiment impressionnant, et on se doute un peu de la façon dont son parcours va évoluer, avecune apparition surprenante de notre Mathieu Amalric national en père de la copine de Ruben, quand celui-ci a décidé de lui faire la surprise d'aller la chercher en France...
Et la dernière scène est absolument magnifique.
(C'est drôle, les larmes ne sont venues qu'une fois que j'étais sorti de la salle...)

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5 septembre 2021

les jours se suivent

(mercredi)

9h02 : 5 jeunes rebeus, pourtant affûtés capillairement, pénètrent à la queue-leu-leu (dare-dare) dans Le Palais de la Coiffure, visiblement bombardé nouvel arbitre des élégances (plus tard l'après-midi d'autres faisaient la queue, en face, à l'ombre du grand arbre, y ayant même amené leurs enfants)

*

cet amour de tartelette aux myrtilles, non seulement faite maison, mais aussi distribuée à domicile par porteur spécial... (merci Pépinou) et que j'ai mangée à midi

*

organisé fissa ce matin avec Catherine un accompagnement d'entrée en retraite pour Manu, demain, avec une petite virée à Berchigranges (cf les parents de Mafalda : "Se sentir comme des terroristes du bonheur")

*

(jeudi)

une journée... délicieuse avec Manue et Catherine, donc
d'abord Liézey (l'auberge) puis Berchigranges (le jardin) et Gérardmer (la terrasse face au lac)
Le genre de journée dont on se souviendra plus tard en se disant que tout était parfait...

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(vendredi)

rarissime, une autre journée délicieuse, où tout s'est enchaîné pour le mieux dans le meilleur des mondes, depuis la visite sympathique -et imprévue- le matin avant le départ, un trajet sans souci au soleil et en musique, une place de stationnement gratuit (la dernière) à Isembart, un repas de midi à l'Ermitage avec Dominique et sans masque (c'était la première fois qu'elle voyait le bas du visage du jeune serveur), un film très touchant au Victor Hugo (Une histoire d'amour et de désir), l'achat de Rabalaïre, d'Alain Guiraudie, (29,90€) avec mon chèque-cadeau (30€!), une montée à pied (par les escaliers) jusqu'à la gare, un achat de billet pour Clermont à un tarif beaucoup plus avantageux que je ne pensais auprès d'une employée extrêmement sympathique, puis un retour à la maison, toujours  au soleil et en musique, avec un arrêt -plein de curiosité- à l'aire de They, pour des clopinettes mais qu'importe... et j'ai même eu le temps d'acheter du pain à la Boulangerie du Théâtre avant d'arriver à la maison!

15 août 2021

l'armoire de J-F (et Cookie Figowitz)

Merci encore à france.tv : après la lutte aux J.O, j'ai découvert que les trois films réalisés par J-F STEVENIN y étaient disponibles, et j'ai, bien sûr, commencé par PASSE MONTAGNE dont j'ai regardé le début (je ne l'avais pas revu depuis très longtemps)

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(oui c'est bien J-F BALMER...)

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... jusqu'à cette fameuse armoire que Villeret ouvre (indiscrètement),

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et dont le souvenir m'était resté..

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*

et ce matin j'étais sur MUBI pour (re)regarder la fin du merveilleux THE LAST COW de Kelly Reichardt

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le personnage s'appelle Cookie Figowitz, et l'acteur qui l'interprète John Magaro
et le film dégage une bienveillance et un douceur qui vous enveloppent (durablement)

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9 août 2021

triple séance

(là j'ai carrément pris la 'oiture pour aller à Besac, car je savais que sinon je n'aurais pas pu voir le troisième film (que je n'étais même pas sur a priori de voir tellement les horaires étaient ric-rac) à cause de l'horaire du bus de retour...)

les hasards de la programmation ont fait que j'ai, consécutivement, trois films que je pourrais qualifier de "à dispositif"...

POUR L'ÉTERNITÉ (1h12)
de Roy Andersson

Ah, Roy Andersson... J'avais adoré l'avant-dernier (Nous les Vivants) et beaucoup moins le dernier (Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence) et donc là je me demandais sur quel pied j'allais donc danser... Comme a dit plus tard Emma (qui est sortie à la moitié) "J'ai aimé et j'ai pas aimé..." Oui, je pourrais quasiment en dire autant. C'est vrai que ce qui fascine la première fois quand on découvre Roy Andersson, ne présente plus, au troisième film, les mêmes vertus de fascination, et pourrait même être qualifié de "procédé". Histoires courtes, plans fixes, couleurs désaturées, personnages lugubres, dialogues répétitifs, décors minimalistes, tout y est. Sauf que j'ai trouvé ça parfaitement (l'adverbe est pesé) démoralisant. (Et je pourrais carrément recopier ce que j'avais écrit pour le précédent ().
Et pourtant... L'effet d'entassement provoque une certaine sidération (et ce que semble vouloir (faire) dire le réalisateur du genre humain rejoint tout à fait ce que personnellement j'en pense. Heureusement qu'il est court : 1h12 au compteur, mais beaucoup plus en "temps subjectif). Et la "nouveauté" du film (une voix-off féminine qui redonde à chaque fois ce qu'on voit à l'écran) alourdit, me semble-t-il, encore le propos. Restent certaines images magnifiques (celle de l'affiche, qu'on verra d'ailleurs par deux fois dans le film) et certaines situations qui font plus mouche que les autres (le dentiste)... Mais bon il est légitime de sortir de là avec un peu le moral dans les chaussettes (et quand les chaussettes en question sont dites "de contention" -même avec du coton et les orteils dégagés-, je ne vous dis pas l'état du moral en question...) Dérangeant.

 

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JOURNAL DE TÛOA (1h38)
de Maureen Fazendeiro et Miguel Gomes

Après une pause pour changer d'air et d'ambiance (et boire un pot au Commerce), nous voilà partis au Portugal, et j'ai cru bon de prévenir Dominique, qui se plaignait un peu du manque de... tonicité des films de ce mini-cycle européen, que je craignais que le film que nous allions voir risquait de ne pas l'être beaucoup plus. (J'aime bien Miguel Gomès mais je me suis quand même pas mal ennuyé à ses Mille et une nuits, voilà, c'est dit...). Là il co-réalise avec Maureen Fazendeiro -dont je pense qu'elle est sa copine- une drôle d'histoire dont je ne peux pas vraiment dire grand-chose sans vous en gâcher le plaisir de la découverte, sinon qu'il s'agit dun "journal filmé" et qu'il dure 22 jours. Et qu'il y a trois personnages principaux (une femme et deux hommes) du début à la fin (suivant la façon dont on regarde les choses...)
Et j'ai trouvé ça délicieux, même si le démarrage est un peu confus et que la façon même de réaliser (de conduire le récit) fait qu'on se pose régulièrement pas mal de questions... Mais oui, délicieux. (Et c'est le premier film, à ma connaissance,  qui aborde "frontalement" la problématique du virus des masques et des gestes-barrières...)

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THE SPARKS BROTHERS (2h15)
d'Edgar Wright

Et là j'avais une minute maxi (allez, deux) pour changer de salle. Dans le hall était assise ma copine Mimi que je n'avais pas vue depuis pfouh! un bail, et qui a illico changé de billet (elle allait voir FÉVRIER) pour m'accompagner.
Encore un autre dispositif, dans ce vrai film de fan(s) : l'histoire des Sparks via la chronologie pure et simple , d'album en album, depuis le premier (sous le nom de Halfnelson) en 1971, jusqu'au dernier, A steady drip, drip, drip (2020). Vingt-cinq albums chroniqués sur (presque) cinquante ans, dont je me suis aperçu que, si je connaissais beaucoup de pochettes (au moins les premières), à part This town ain't be enough for the both of us, je connaissais très peu d'autres morceaux... Le survol de la carrière des Sparks montre une succession de tentatives, d'échecs, de nouvelles tentatives, de nouveaux échecs, de nouvelles nouvelles tentatives, etc., de la part de ce groupe pourtant américain qu'on s'est acharné depuis toujours à croire britannique (et des allers/retours de production d'albums entre ces deux pays). Pendant toutes ces années ils ont toujours fait ce qu'ils ont voulu, composé et chanté leur(s) folie(s), chiadé les pochettes, accumulé les idées folles, sans jamais rien perdre de leur folie fondamentale...
Le film est léger, drôle, pop, enthousiaste, alternant les témoignages énamourés et/ou attendris (un vrai film de fans vous dis-je) avec des extraits de concerts, des interventions très drôles des deux frères Mael themselves, des mises en scène rigolotes, et tient assez aisément la distance de ses 2h15 (allocinoche m'apprend qu'Edgar Wright est le réalisateur de la trilogie Shaun of the deads / Hot Fuzz / Le dernier pub avant la fin du monde, avec les chers Simon Pegg et Nick Frost, et je comprends mieux du coup l'immédiate sympathie que le film inspire...)
Bref, de quoi couronner dignement et en grande pompe -champagne!- cette déjà plaisante journée cinématographique. Le film est construit dans ce sens, mais je vous jure, j'avais carrément envie d'applaudir à la fin... Un film qui fait du bien!

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14 août 2021

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allez, une dernière salve!

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(pour celles et ceux que ça intéresse, j'en ai fait un livre (je n'ai jamais fait un bouquin-photo aussi vite de ma vie) : j'avais réuni dans un dossier toutes mes impressions d'écran sur la lutte aux J-O de Tokyo -je ne dirai jamais assez de bien de cette fonction merveilleuse-, je les aie téléchargées sur photob*x, j'ai essayé de les mettre dans un livre pour voir ce que ça donnait, et voilà que (on était dimanche) ph*tobox me prévient que les pages supplémentaires sont gratuites juqu'au lundi soir, et hop, au boulot! j'ai donc composé un bouquin de 160 pages pour le prix d'un de 26... Merci phot*box!)

7 août 2021

merci france.tv

je me désolais de ne pas voir de lutte dans les retransmissions des jeux olympiques (il y a pour moi des sports plus affriolants que d'autres), et voilà que je découvre que sur le site de france .tv, on peut (re)voir en intégralité tout ce qui a été diffusé, dans la discipline qu'on a choisie...
J'ai donc passé quelques heures cet aprèm' (ça tombe bien, il pleuvait) à regarder ça, en prenant, bien sûr, des captures d'écran, dont voici quelques-unes...

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30 juillet 2021

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OLD
de M. Night Shyamalan

Bon, celui-là, j'en avais envie, j'ai passé outre mon snobisme de la VO (il ne passe partout qu'en VF! Je n'allais tout de même pas me payer un billet de train pour l'aller voir en VO à l'UGC Les Halles!) Obtenir une place a été un peu difficile, mais j'ai réussi, pour entrer dans une salle beaucoup plus remplie que "nos" salles habituelles. Shyamalan a réalisé, incontestablement, un grand film, son premier, LE SIXIEME SENS (oups dont allocinoche m'apprend que ce n'est pas du tout le premier, mais qu'il y en a eu deux autres auparavant), et après il a eu une carrière en dents de scie (tous les autres films que j'ai vu de lui : INCASSABLE, SIGNES, LE VILLAGE, PHENOMENES, ne m'ont jamais complètement convaincu, tandis que j'ai trouvé le dernier que j'ai vu, THE VISIT, un peu plus convaincant et efficace (parce que beaucoup moins ambitieux au départ).
Celui-là démarre plan-plan (il faut bien présenter un chouïa, en plus de la famille vedette : Papa, Maman Fiston et Soeurette, tous les différents personnages qui vont ensuite se retrouver piégés avec eux sur la plage diabolique où le vieillissement s'accélère et dont ils ne peuvent plus s'échapper.)
Puis ça continue de façon assez prévisible à partie du moment où ils arrivent sur la fameuse plage, et que tout ce qu'on a vu plus ou moins annoncé dans la bande-annonce commence à se produire... et que se rejoue  sous nos yeux une comptine à élimination (comme dans les Dix Petits Negres d'Agathie Christie, qu'il ne faut d'ailleurs plus appeler comme ça...) où chacune/chacun va joyeusement (et plus ou moins violemment) y passer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que quatre (devinerez-vous lesquels ?). Puis que deux, et tadam! jusqu'au twist final (on reconnaît les films de Shyamalan à ce qu'ils ont TOUJOURS un twist final) qui  -bof- m'a laissé un peu de glace, mais nous permet d'assister au cameo du réalisateur (dans un rôle qui lui va comme un gant).
Un épilogue malin (et ouf! tout est presque bien qui finit bien, les méchants vont être punis, mais bon ça n'est pas ça qui va ressusciter les gentils qui sont morts, hein...) et les lumières de la salle peuvent se rallumer, (un poil trop tôt, comme d'hab').

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LA SAVEUR DES COINGS
de Kristina Grozeva et Petar Valchanov

Un film bulgare, ça n'est pas si fréquent (ne serait-ce même pas le premier pour moi ?). Vu après le tonitruant OLD, ce qui faisait un sacré décalage, et que, du coup, au début, j'ai trouvé ça un peu tiède et mou. Double originalité : les génériques de debut et de fin se déroulent chacun suivant une trame sonore : une oraison funèbre pour le début, et la réalisation d'une recette de cuisine pour la fin (sans aucun mot). Ah, question dépaysement, on apprend que là-bas (en Bulgarie) la confiture de coings s'assaisonne avec du géranium!
L'enterrement au début, c'est celui d'une femme qui était l'épouse de notre héros numéro 1, et la mère de notre héros numéro 2. Père et fils (déjà, c'est une thématique qui me plaît). Qui vont se retrouver lancés sur les routes bulgares parce que la brave morte a envoyé un message téléphonique a une des tatas qui assistait à l'enterrement, et que le papa est absolument persuadé que le message lui est destiné, parce que la dernière fois qu'il l'a appelée à l'hôpital, juste avant sa mort, la communication a été coupée alors qu'elle s'apprêtait à lui confier quelque chose... Les choses se compliquent lorsque le père décide de faire appel à un gourou, qu'il disparaît, et que le fils doit jongler au téléphone avec un commercial (il a une pub à réaliser) et avec sa femme, avec laquelle il s'est enferré dans un énorme mensonge (il n'a pas osé lui dire qu'il était à l'enterrement de sa mère).
Un film très plaisant, à pied à cheval en voiture (avec même des pauses en cellule ou en clinique psychiatrique) dont les deux éléments récurrents seraient la fameuse confiture de coings (bien sûr faite maison et au géranium), qui revient à plusieurs occasions (j'aime beaucoup la scène chez les flics...) et d'autre part le téléphone, par qui tout arrive et, finalement, aussi, se conclut ("Bon alors, continue d'émincer...").
Comme quoi un film dans lequel j'avais eu un peu de mal à m'immiscer s'est révélé au final bien plus savoureux et goûtu que le fade machin prédigéré américain vu juste avant...

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29 juillet 2021

"le jeune homme brun"

(... C'est ainsi qu'il apparaît au générique de BARROCO)

je viens d'apprendre la mort de Jean-François Stévenin, à 77 ans, et c'est encore un beau pan de ma jeunesse qui s'écroule et s'éboule dans la mer gelée de la mémoire...
Stévenin je l'ai découvert comme acteur en 1976 dans le BAROCCO (BARROCO ?) d'André Téchiné (je me souviens que j'étais resté à deux séances consécutives, c'était au Grand Vox à Besac....), où j'étais un peu tombé amoureux de lui au premier coup d'oeil, puis quasi consécutivement dans L'ARGENT DE POCHE de François Truffaut (où il jouait un instit'), puis comme réalisateur (et acteur aussi) dans PASSE-MONTAGNE (1978) qui fut une des grande découvertes mythologiques de mes jeunes années d'adolescent cinéphile er adepte de la vacance*. Puis rétrospectivement, plus tard, dans LA NUIT AMERICAINE, de François Truffaut, que je n'étais pas allé voir à sa sortie... (mais je me suis rattrapé par la suite, c'est sans doute un des Truffaut que je préfère...)
J'avais eu la chance, un peu plus tard, de le rencontrer brièvement "en vrai" à Locarno, où il était venu présenter DOUBLE MESSIEURS, et de boire un café en sa compagnie (à l'initiative de Fred ou de Mimi, je ne sais plus), il était tout seul à une table, je me souviens juste qu'il était un peu embêté pour une histoire de sous-titres qui n'étaient pas présents dans toutes les langues demandées, et que j'avais trouvé qu'il avait vraiment des yeux bleus magnifiques...
J'ai continué de le suivre au cinéma : MAIS OU EST DONC ORNICAR ? de Bertrand van Effenterre (1978), LA TORTUE SUR LE DOS de Luc Béraud (1978), DEUX LIONS AU SOLEIL de Claude Faraldo (1980), LE PONT DU NORD de Jacques Rivette (1980), NEIGE de Juliet Berto (1981), UNE CHAMBRE EN VILLE de Jacques Demy (1982), POUSSIERE D'EMPIRE de Lam Lé (1983), Y A BON LES BLANCS de Marco Ferrei (1988), PEAUX DE VACHE de Patricia Mazuy (1988), LUNE FROIDE de Patrick Bouchitey (1991), LES FRERES GRAVET de René Féret (2002), THE LIMITS OF CONTROL de Jim Jarmusch (2009), jusqu'à LES BEAUX JOURS (2013) de Marion Vernoux, où il fallait bien se rendre à l'évidence -et s'habituer au fait- qu'il jouait désormais les papys..., puis JEUNESSE de Julien Samani (2016) que je n'ai pas encore réussi à voir...

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(2016)

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C'est -bien sûr- à PASSE-MONTAGNE que je continue de vouer une indéfectible tendresse (une histoire d'amitié entre deux hommes, la musique de Philippe Sarde (en fait, celle qu'il avait composée pour BAROCCO, et qui colle en fait parfaitement avec les combes jurassiennes et la nuit hivernale, et reste donc pour moi davantage rattachée à ce film qu'à celui de Téchiné...), le Jura, l'ombre tutélaire de Cassavettes, une expérience de cinéma très novatrice, dont on peut retrouver l'ambiance dans le très beau LE POINT DE VUE DU LAPIN, le bouquin de Yann Dedet, le monteur du film...

et j'ai trouvé encore ça :

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et ça

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(ça aurait fait une sacrée belle carte d'adhérent, non ?)

* après avoir vu PASSE-MONTAGNE, Michel m'avait écrit "notre combe à nous c'est la vacance", ce qui m'avait touché et fait très plaisir, parce que la vacance, c'était "mon" truc...

12 juillet 2021

we love each other so much

ANNETTE
de Léos Carax

Normalement si vous avez vu le film, le titre en question devrait automatiquement s'enclencher dans votre tête et y jouer toute la journée (un critique a parlé de Mary Poppins -mais était-ce bien à propos de ce film ?- mais c'est tout à fait ça, ça reste dans la tête comme "C'est le morceau de sucre qui aide la méd'cine à couler, la méd'cine à couler, la méd'cine à couler..." -et bien sûr alors que je l'ai lu(e) ce matin, je n'arrive pas à retrouver la critique en question...-)
DONC j'étais fort agacé qu'il ne soit pas dans le bôô cinéma comme nous l'avions annoncé (et que le programmateur nous l'avait annoncé), et donc j'ai pris le bus pour aller le voir à Besac à la première séance (erreur : le bus était PLEIN because premier jour des vacances et j'ai voyagé sur un strapontin dans la zone handicapés mais bon je m'en foutais...)
J'ai retrouvé Emma comme prévu, et donc en route pour ce film à propos duquel tous les échos papillonnaient unzniment de louanges... Ca démarre plutôt très bien (la mise en route du film est vraiment très réussie), ça continue un peu moins, avec vraiment des hauts et des bas, des moments magnifiques d'envol et des plages d'ennui monumentales aussi, un coup en l'air un coup en bas, et hop! on continue, haut/bas chaud/froid, jusqu'à ce que je me dise à un moment "Bon là ça devient grotesque", et que, si le film s'était arrêté là j'en serais ressorti vraiment de fort méchante humeur, seulement, malin, ça ne s'arrête pas là, et voilà que, surprise, la fin du film est aussi incontestablement réussie que l'était son entrée en matière, ce qui fait que je me sens retourné comme une crêpe, et que lorsque les lumières se rallument je suis au contraire fort réjoui (avec ce petit rajout fort plaisant que ne verront pas les gens qui sortent au début des génériques, et ce sera bien fait pour eux...)
La musique et les chansons sont assez formidables (j'ai toujours bien aimé -même si parfois d'un peu loin- les Sparks) et efficaces. Du grand spectacle, c'est vrai. mais, contrairement à ce que raconte la pub, le film n'est pas "entièrement chanté"... Et de grands pans du film s'abîment dans les flots noirs de l'ennui.
Donc, pour résumer, Carax = Mauvais Sang et Boy meets girl. A tout jamais.

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les trois protagonistes principaux

(Le pékin moyen peut-légitimement- s'étonner de ne voir aucune photo de cette fameuse Annette. Il comprendra pourquoi en allant voir le film.)

10 juillet 2021

diabolo grenadine

SEIZE PRINTEMPS
de Suzanne Lindon

Cette demoiselle, j'en ai déjà parlé, et je le confirme, est vraiment d'une grâce... émouvante. Avec son petit jean, sa chemise blanche aux manches roulées, ses cheveux lâchés, sa voix par instants étrangement rocailleuse (est-ce que les jeunes filles muent ?). J'ai attendu jusqu'à la dernière séance pour aller voir le film, y suis allé parce que je souhaitais avoir des nouvelles d'ANNETTE, soudain disparue de l'affiche,et du coup comme j'étais là j'en ai profité... J'ai trouvé la salle étonnamment remplie pour un de "nos" films (au moins 10 personnes!) et j'ai trouvé le film... charmant.
Une chronique adolescente, écrite par, jouée par, (et réalisée par) une adolescente, on pouvait à priori s'inquiéter un peu (la jeunesse, l'inexpérience...) Mais non mais non. Rêves de jeune(s) fille(s) en fleur, certes, mais le traitement de l'histoire est plutôt plaisant. Bon, cette adolescence-ci (c'est valable autant pour le personnage du film que pour la réalisatrice) est une adolescence très... protégée, famille irréprochable, milieu social bcbg, pas de problèmes ni financiers ni affectifs, alors autant s'étendre (s'épancher) sur une bluette délicieuse, et, quand on s'appelle Suzanne  qu'on a seize ans et qu'on s'ennuie au lycée, tomber amoureuse éperdument d'un mec bien plus âgé, un théâtreux, avec qui on va vivre une romance platonique et joliette. Le film aussi est plutôt gracieux, de cette grâce un peu maladroite qui caractérise à la fois les jeunes filles (bon, les jeunes gens en général) et les faons, (le syndrome de Bambi) et la mise en scène  estaussi  à ce diapason bambiesque,  avec par exemple,  plusieurs jolis moments  chorégraphiés (un solo / trois duos, c'est vrai on danse souvent dans ce film), mais, et c'est un peu dommage, pas grand-chose d'autre.
Il faut vraiment avoir la chance de s'appeler Suzanne L., d'avoir pour parents des vedettes de cinéma, (donc d'avoir été élevée "dans le sérail"), d'être -déjà! une nouvelle égérie de Ch*nel (remercié clic-clic à plusieurs reprises au générique) pour avoir la chance de pouvoir tourner ainsi son premier film (adapté de son propre scénario). Ca n'est pas donné à tout le monde de pouvoir le faire, elle l'a fait, alors autant s'extasier autour du berceau, comme les bonnes fées marraines de (Cendrillon ? La belle au bois dormant ?).
Oui, charmant.

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elle a le bon goût de s'être choisi Frédéric Pierrot comme papa de cinéma...

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le premier duo

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l'affiche en anglais

7 juillet 2021

comme s'il en pleuvait

Oui, aujourd'hui les bouquins étaient comme le temps (pluvieux!)

Il m'est d'abord tombé du ciel ce midi (dans un joli papier-cadeau kraft réversible bleu/jaune) :

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(cadeau d'anni par Catherinechounette)

puis je suis retourné chez Lecl*rc (re)voir les soldes de bouquins et j'ai (re)trouvé, (à 2€!) :

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(Je suis quasiment sûr qu'il n'y était pas hier!)

et comme j'avais du temps avant le cinoche j'ai trouvé (à HappyC*sh)  :

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(celui-là je ne l'avais pas, c'était Pépin qui me l'avait prêté)

et en rentrant, j'avais un sms qui me disait de passer à mon Point R*lay pour récupérer ma commande de chez Gibertuche :

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(J'aime ça quand il pleut des bouquins!)

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et pour couronner le tout, en discutant au téléphone avec Dominique ce soir, je réalise que la croûte de la vilaine ampoule du 18 juin vient juste de tomber! Ma jambe est lisse comme une cuisse de nymphe ! Quel bonheur!

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(et, tiens, une petite pensée émue pour Manue dont c'était aujourd'hui le dernier jour d'école avant la jubilacion (les españols ont le sens du mot juste))

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(j'aime beaucoup cette photo)

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6 juillet 2021

festival

eh oui mercredi on n'aura d'yeux que pour Cannes...

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et ça, tiens, rien à voir c'est extrait du clip ALICE ET JUNE, (d'Indochine) que je prends grand plaisir à écouter en ce moment  (je trouve les paroles assez stupides mais le riff de guitare est imparable, et puis, c'est toujours beau, des jeunes gens qui courent... (le clip est visible )

*

 

7 juillet 2021

fête du cinéma 1

LA FINE FLEUR
de Pierre Pinaud

Pas un feel good movie, plutôt un feel hyper good movie, à propos de la culture des roses et de leur hybridation, Catherine Frot campe un rosière-chef des grands jours, secondée par une Olivia Côte au grand coeur, et par un trio de bras cassés (dont on sait, quasiment dès la première seconde, qu'ils ne sont pas si bras-cassés que ça) face à Vincent Dedienne qui campe un "méchant" très disneyen (dont on sait à peu près aussi vite qu'en tant que méchant, il ne va pas gagner à la fin, autant qu'on est sûr que, tiens, justement, c'est justement Catherine F. qui va gagner.
Une comédie à ficelles (un peu) apparentes, soit, mais qui incite à l'indulgence,  plus que plaisante à regarder (parce que, justement, on s'y sent à l'aise), et j'ai même, vers la fin, je l'avoue, écrasé quelques larmichettes, tant il s'y dit des choses touchantes, non seulement sur les roses (on apprend quand même comment les hybrider), mais aussi sur les relations humaines en général, familiales en particulier. Le réalisateur aussi a su hybrider son film juste ce qu'il faut, et faire un pas de côté pour dépasser les clichés, et  ça fait du bien, oui, quand tout est bien qui finit bien, et que c'est -en plus- les petits qui gagnent... En tout cas, un chouette film pour commencer en fanfare la Fête du Cinéma...

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(Fatsah Bouyahmed, Marie Petiot, Melan Omerta)

 

LES 2 ALFRED
de Bruno Podalydès

Cela presque 30 ans (depuis Versailles Rive gauche, 1992) que les Podalydès brothers nous enchantent (un devant la caméra et l'autre derrière, mais devant aussi) et cet opus-ci respecte le contrat une fois de plus : nous faire rire, nous émouvoir, nous toucher, tout ça avec beaucoup de respect, de complicité, et, surtout, d'élagance. Depuis le premier film, on retrouve autour d'eux la même bande amicale qui les suit depuis le premier film (Candelier, Vuillermoz, Brouté) et le même principe : une (ou plusieurs) star féminine invitée (j'ai toujours pensé "pour qu'ils puissent les y embrasser") : ici Sandrine Kiberlain (beaucoup) et Vanessa Paradis (juste à la fin). Il s'agit aussi, à chaque fois, d'une mécanique narrative parfaitement huilée, dont on ne sait pas forcément, au debut, où est-ce qu'elle va nous mener (enfin si un peu quand même : à la fin ils s'embrassent) mais surtout par quels tours et détours et circonvolutions les compères vont nous y amener. Ici il est question d'enfants et d'entreprise. D'une entreprise, The box,  qui embauche les gens à condition qu'ils n'aient pas d'enfants. Alexandre (Podalydès D.), qui en a deux, va donc devoir mentir à tout le monde, notamment à son binôme Séverine (Kiberlain S.), aussi blonde que survoltée. Heureusement il fait la rencontre d'Arcimboldo -Podalydès B.-  ("à cause du nez en aubergine"), qui va l'aider à sa façon. Et aussi de beaucoup de machines (une voiture sans chauffeur, des drônes, des montres connectées des assistants personnels, des... ovnis (?)) qui vont l'aider aussi. Ou pas. Jusqu'au dénouement attendu (ils s'embrassent), mais après une scène de coming-out collectif particulièrement émouvante.

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3 juillet 2021

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LES SÉMINARISTES
de Ivan Ostrochovský

1) Derrière ce titre peu affriolant se cache une merveille de film. Plastiquement c'est -vraiment- somptueux : noir et blanc intense, format 4/3, travail méticuleux sur le son, éclairages et cadrages hyper-soignés, oui, sans doute un des plus beaux films que j'ai pu voir cette année (merci Hervé!) (les hasards de la programmation nous font afficher deux films en noir et blanc la même semaine, c'est dire si, moi qui aime tant ça, les films en noir et blanc, j'ai été parfaitement comblé).
MAIS deux petites choses m'ont empêcher d'apprécier pleinement ce film cinglant (ou, en tout cas, de l'apprécier encore plus) : d'abord le sommeil (qui est arrivé quasiment dès la première image!), ou plutôt ces micro-endormissements (de l'ordre souvent de quelques secondes) qui vous font soudain ouvrir l'oeil et vous dire "ah tiens, là, j'étais en train de dormir un peu..." on se concentre, on se pince un peu -dans l'espace entre le pouce et l'index-, on tente de lutter mais rien n'y fait les yeux se re-ferment : film /noir / film / noir, jusqu'au moment où votre cerveau décide de vous libérer, et vous voilà réveillé, fringant, mais de l'eau a coulé sous les ponts du film, et il faudra souvent ramer pour réussir à se remettre à flot du récit (on aura forcément manqué des éléments essentiels), et, justement, la deuxième chose (cf début du §), c'est le récit lui-même, à propos des accointances entre l'Eglise et le pouvoir politique (communiste) dans la Tchécoslovaquie des années 80, avec ses instantanés d'apparatchiks saisis sans pitié comme autant de vieux reptiles préhistoriques et répugnants clignant des paupières dans la lumière des phares, déjà pas très sexy en lui-même, mais rendu du coup quasiment incompréhensible par ce que j'en avais manqué lors de mes endormissements.
Je l'ai donc regardé, ce film, passionnément, comme j'aurais pu, en son temps, regarder, par exemple L'année dernière à Marienbad (tiens, encore un grand film en noir et blanc!), sans jamais comprendre tout à fait ni ce qui s'y disait, ni ce que s'y disaient ses différents protagonistes.

A noter dans le film la présence de l'imposant Vlad Ivanov, acteur roumain multi-vu (et toujours autant apprécié), notamment dans Les Siffleurs (2019), Baccalauréat (2016), Dans la brume (2012), Le voyage de Monsieur Crulic (2011), My Joy (2010), Policier, adjectif (2009), de la Roumanie jusqu'à l'Ukraine, c'est dire...

2) Ca m'avait vraiment agacé d'en avoir perdu autant, et, donc, j'y suis retourné, le lendemain, à 16h, accompagné de Catherine, que mon enthousiasme avait finalement réussi à décider. Cette fois je n'en ai pas perdu une miette, et j'ai pu remplir les blancs que mon sommeil avait créés. Et j'ai réalisé qu'il m'en manquait pas mal, surtout au début, du simple intertitre ("143 jours avant"), durée, une seconde, jusqu'à des scène beaucoup plus conséquentes (jusqu'à quelques minutes), avec l'intense plasir d'avoir, cette fois, tout vu, mais, même en ayant tout vu, subsistaient encore des interrogations (notamment à props de l'organisation Pacem in Terris) et toujours aussi le sentiment d'avoir vu un film brillantissime (en même temps que, paradoxalement, plutôt opaque, bref un genre de trou noir cinématographique). Et encore plus content de voir que Catherine et Claude W. (qui assistait aussi à la séance) étaient du même avis que moi.

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photos au format du film

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l'affiche

la bande-annonce est

 

29 juin 2021

CMFUBJ

J'aime beaucoup ce que fait Emma.

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Pour mon anniversaire, hier,  elle m'a offert cette belle théière (c'est elle qui l'a faite et j'en suis émerveillé), et elle m'a dit que je pouvais, si je le voulais, choisir encore autre chose, si je voulais...

J'ai donc choisi ce bol

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parce que j'aimais beaucoup ces fleurs / nuages

 

puis celui-ci

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parce qu'il était le plus assorti à la théière

et celui-là

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parce qu'il est en porcelaine bleue, et délicatement ouvragé

et celui-là enfin

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parce que je le trouvais simplement ravissant

et j'en étais en-chan-té!

Merci Emmachounette!

*

un fait indéniable (qu'il faut interpréter positivement) : je dors beaucoup, beaucoup mieux (9h en moyenne désormais, même si toujours en tranches) ce qui double presque ma moyenne (donc, je devrais, en principe, dormir moins au cinéma!)

polygraphie-homme-dort

*

 

28 juin 2021

CMFUBJ

Plus ça va et plus je me dis que ma jambe va rester comme ça ad vitam aeternam
Eh bien tant pis j'aurai une grosse jambe rouge ad vitam aeternam et voilà
(en espérant juste que cette saloperie de cloque va cicatriser et qu'aucune autre n'apparaîtra derrière)

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des photos de tw*tter...

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ça je ne sais plus du tout pour quoi c'était... un tremblement de terre ?

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marche des fiertés, qui démarrait cette année pour la première fois en banlieue, à Pantin

*

covid 26 juin

on y est presque...
(tiens, je ne sais pas pourquoi le Puy-de-Dôme est surligné...)

*

un petit goûter d'anniversaire à Gy, pour l'anniversaire de Gigis et le mien... Emma avait fait des gaufres et tout ce qui va dessus pour les manger, j'avais apporté du Cerdon pour trinquer et des fruits rouges (fraises, cerises, pastèque, les cerises coûtant à elles-seules autant que tout le reste réuni) pour accompagner, en petit comité avec Dominique, Marcello, et René véhiculé par Zouzou, autour de la grande table avec la toile cirée à pois,  à l'ombre de l'érablus lapinus, et c'était très bien, de se retrouver simplement et de partager ce moment, de piapiater, avec certaines infos qui font mouche (bzzz Zouzou va voir La Cerisaie avec Huppert en Avignon, bzzz le Et leurs enfants après eux qui sera créé en août à Bussang est une merveille, bzzz le fils de Marcello, Victor, et sa jeune épouse ont joué des jeunes gens qui se marient dans le nouveau film d'André Téchiné -sortie 2022-...)

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*

 

 

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