Strange day. (enfin, juste pas du tout comme prévu) J'emmène N. prendre son train à Besac. il est à peine 11h, je descend faire un tour en ville (le syndrome librairie/carte bleue), je veux faire bien et mettre -oui, ça m'arrive ! - des sous dans le parcmètre, clic clic et me voilà autorisé à stationner jusqu'à 15h. Je vais donc à la librairie, où je passe un moment. A-M est là, on discute un moment... (il faudra bien que je parle un jour d'A-M... faites moi-z-y penser!) J'achète pour 1€ Né nu de Daniel Biga. A-M m'ofre La mort du roi Tsongor de Laurent Gaudé (c'est la première fois qu'une libraire m'offre un livre qui n'est pas gratuit...). En cherchant sur l'ordi, nous découvrons qu'un nouveau volume des racontars arctiques de Jorn Riel, (oui, oui, le même dont j'avais mis 4 volumes dans certain petit colis, pour ceux qui suivent) -si mes souvenirs sont bons La Notice et autres racontars- est annoncé pour le 01-09. Bonheur. Presque de quoi attendre la rentrée avec impatience! Je me dis que c'est p't'être l'occasion de déjeuner avec elle, je lui en fais l'offre, pas de bol, elle a ce midi deux copains qui rentrent du Pérou, avec des ouacances à raconter... Pas de bol, mais dit-elle "pas de problème pour une autre fois..."
Il est presque midi et je pars donc, un peu au hasard. Manger là, pas ? Il y a des travaux dans la grande rue, et qui dit travaux dit messieurs qui travaillent, baudriers fluo, et je sors mon appareil illico pour voler quelques images. L'un deux notamment me plaît suffisamment pour que je je le shoote puis que je fasse ma Sophie Calle en le suivant car l'animal est allé ranger son uniforme de chantier, puis va retirer des sous, puis va quelque part. Il marche vite, et je le perds mystérieusement à un angle de rue...
Je vais donc aller au cinéma pour voir TSOTSI (qui a beaucoup fait pleurer M.). Quand je sors, il pleut soudain tellement fort que j'ai envie de rentrer à la maison tout de suite. Mais D. que je dois voir, me confirme qu'elle sera là à la séance de 18h. Donc, je reprends aussi sec un billet pour LE VOYAGE EN ARMENIE, que je n'avais pas -heureux hasard- encore vu. A la sortie il pleut toujours aussi fort, D. m'attend dans le hall, et on va tous les deux voir ADAM'S APPLES. J'aurai passé tout l'aprèm' dans la même salle de cinéma (quasi sur le même sige d'ailleurs!)
Il est presque vingt heures, il pleut toujours, D. m'offre un p'tit coin de parapluie sur notre tronçon d'itinéraire commun. Quand on se sépare, je récapitule : cet après-midi trois films (j'y reviens bientôt), ce matin trois livres... et ce soir ? Arithmétique un peu stupide. Il ne s'arrêtera plus jamais de pleuvoir, je rentre à la maison.
(je me suis réveillé en pleine nuit et j'ai terminé la mise en page des quatre critiques qu'il me restait à faire sur la programmation, puis je me suis recouché, avec la satisfaction du travail accompli, vers 4h)
à 10h j'envoie le pdf de la prog "sans l'édito" sur notre boîte mail
finalement, après avoir beaucoup hésité, je suis sorti pour aller au cinéma :
13h30 : LES CHEVAUX DE FEU (216) de Sergei Paradjanov (le film préféré de Dominique!) c'est très beau, très impressionnant, je regarde ça avec ferveur respect et admiration, mais je m'endors quand même un peu au début ce qui me gâche mon plaisir et fait que je ne comprend pas tout à fait tout (les différents personnages, notamment...)
je continue de me régaler (aux toilettes!) chapitre après chapitre, avec BALANEGRA, le deuxième roman (español!) de Marto Pariente (que je trouve supérieur au premier, LA SAGESSE DE L'IDIOT)
samedi 19
(auparavant je passe "un certain temps" à échanger des idioties (et des choses pas très raisonnables) avec un autre correspondant virtuel "habituel", amateur d'andouillettes...)
matin marché : un peu de pain (sans gluglu, tiens), des bons gâteaux (deux), une "bien blanche", une darne de saumon avec un peu de mayo, des galettes de p. de terre, de la macédoine, du bœuf haché ("au couteau") pour un tartare à midi, des bonnes tomates bio, des gnocchi au fromage, un peu de pesto vert, et je crois que c'est tout!
(je croise Nadine (toute en jaune poussin) et son époux à la boulangerie, puis, au même endroit Claude W. qui rentre d'Avignon et y a vu, entre autres, Anne Alvaro, et enfin, un peu plus loin, Madame J., que je ne reconnais que lorsqu'elle enlève ses lunettes de star et que je trouve resplendissante (je le lui dis), et nous échangeons un peu, notamment sur la santé de Manue...)
à midi je me prépare ce fameux tartare au couteau (tout frais coupé de ce matin, avec dedans tout ce qu'il faut) que je trouve excellent (bon peut-être un peu trop de raifort...)
all*ciné ce matin a fait de la pub pour un film de 99 qui s'appelle VORACE, a été un échec financier phénoménal, et je me souviens alors que j'ai le dvd, même si je ne l'ai jamais regardé... je le trouve en effet à la lettre V, et je le sors donc pour le regarder
VORACE (217) (merci encore all*ciné de l'avoir évoqué!) est une sacrée expérience : un film mi-western mi-horreur, revisitant des grands mythes américains (ou pas), avec un héros a priori pas très héroïque -c'est ce qui nous est montré en ouverture du film...- (mais la suite nous prouvera que non), un film... en dents de scie, surtout très sanglant (mais pas si horrible que ça), avec en plus un zeste de critique politique (américaine ou pas, si, quand même américaine surtout), avec Robert Carlyle (oui, celui de THE FULL MONTY) en grand méchant tout à fait crédible, et tout ça sur une musique bicéphale de Michael Nyman (le compositeur de Greenaway) et Damon Albarn (celui de Blur)... tentant, non ?
Je connais la pochette du cd (qu'un margoulin vend sans honte 148,90€ sur le site de la Fn*c) mais je ne le retrouve pas dans ma discothèque (l'aurais-je revendu ?) du coup je l'écoute en entier sur yout*be (merci y*utube!) et je le downloade morceau par morceau, et c'est au n°6 (Colqhoun's Story) que je reconnais un morceau que j'ai beaucoup, beaucoup, écouté parce que je l'avais mis sur un mix... le doute n'est plus permis, oui j'ai possédé ce disque, mais bon je ne l'ai plus!!
le soir, quasi-soirée de gala devant la télé, puisque l'on projette mon très cher LES BIEN-AIMÉS de Christophe Honoré, que je regarde jusqu'au bout sans faillir (en m'endormant quand même un tout petit peu vers la fin... La distribution (Ludivine Sagnier, Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Paul Schneider, Louis Garrel, Milos Forman, Rasha Bukvic, Michel Delpech...) est toujours aussi plaisante (avec une mention spéciale à Chiara Mastroianni, sublime, forcément sublime), les chansons idem (je réalise qu'il y en a quelques-unes que je n'ai quasiment jamais écoutées) mais le film est un tout petit peu en deçà que dans mon souvenir (comme s'il avait un peu pâli...) Vieillis-je ou bien c'est lui ?
dimanche 20
(une journée agréablement "particulière")
j'ai pris la voiture à midi 30 pour aller à Besac
13h15 : le bonheur de se garer dans un parking Isembart désert ou quasi, puis me voilà au Victor Hugo pour mon intégrale "La trilogie d'Oslo" (tiens, Jean-Luc C. et sa femme y sont aussi!) , on va passer l'après-midi à la 3, et à chaque fois il y aura dans la salle beaucoup plus de monde que je n'aurais cru...
13h40 : TRILOGIE D'OSLO 1 : RÊVES (218)
le "premier" (mais je pense qu'il n'y a pas vraiment d'ordre pour les voir) : une adolescente tombe amoureuse de sa prof de français / norvégien, et réussit à se faire inviter chez elle le soir pour apprendre à tricoter, sans que l'élue de son cœur ne pense à mal ni ne devine quoi que ce soit... De son expérience narrée façon journal intime elle a écrit un livre, qu'elle montre à sa grand-mère, puis à sa mère, et finalement à son éditrice, le seul mâle de cette ruche étant Bjørn, le psy, à qui l'adolescente a raconté tout cela...
16h : TRILOGIE D'OSLO 2 : AMOUR (219)
Ici plusieurs personnages principaux : une doctoresse, un infirmier, un psy et un géologue... avec un ferry qui fait des allers-retours (et une application de rencontres...) Marianne, Tor, Bjørn (le psy du premier film...) et Ole, vont représenter le charmant petit théâtre du désir, avec tous ses aléas, et ses surprises aussi, ses bonheurs, le film est passionnant d'un bout à l'autre (oh que j'aime ce "Tu es toujours aussi gentil ?" et le "Tu roules une pelle au géologue avant de te taper le charpentier ?") Parfaitement écrit, dialogué, filmé, musiqué...
18h20 : TRILOGIE D'OSLO 3 : DÉSIR (220)
En V.O ce volet-ci s'intitule, plus simplement "SEX") C'est l'histoire de deux ramoneurs, dont le premier raconte à l'autre un rêve étrange qu'il a fait (il était avec David Bowie qui le regardait -le désirait- comme s'il était une femme) et son collègue lui raconte qu'il a fait l'amour avec un client (alors qu'il n'est pas du tout gay) et qu'il a trouvé ça plutôt agréable... Et le collègue en question va commettre la gaffe de raconter cette aventure à sa femme... (pour la petite histoire, on reverra Bjørn (le point commun entre les trois films, mais d'assez loin et pas très longtemps...)
et je rentre sous la pluie (enfin, une pluiechounette, hein, mais le bruit de raclement des essuie-glaces est énervant)
lundi 21
(une image de rêve de la nuit : une pièce immense, très haute de plafond, aux murs blancs, dans laquelle un artiste a aligné des bottes de fumier -en ménageant des espaces pour qu'on puisse y déambuler_ , il y en a même au plafond (et je m'inquiète de savoir si elles pourraient ou non tomber sur la tête des visiteurs))
je passe à l'imprimerie pour notre dernière programmation : il faudra que je revienne demain matin pour avoir le BAT (Bon à Tirer), et la demoiselle n'est pas sûre que tout puisse être prêt pour mercredi comme je le souhaiterais...
je finis gloutonnement d'une traite les 80 pages restantes de BALANEGRA, et j'adore ça! une écriture "à l'os", un humour noir corrosif et jubilatoire, une violence assumée, une galerie de trous-du-cul qui ne dépareraient pas dans un film des Coen! Tout est parfait, zéro faute de goût, en plus je me suis rongé les sangs pendant les trois-quarts du bouquin à propos du devenir d'un des personnages (le plus attachant, sans doute...), qui interviendra finalement assez peu dans la narration
Ce n'est pas parce qu'il est español, mais, ce livre, c'est du bonheur, oui, un grand bonheur de lecteur!
c'est drôle, alors que je n'ai plus vu de mites alimentaires depuis une semaine, j'en avise une, esseulée, sur le carreau de la fenêtre, et, sans pitié, je l'estourbis, pour son bien (tu dois t'ennuyer quand tu es une mite solitaire avec personne en vue pour perpétuer la race...)
14h30 : au local pour la réunion préparatoire pour les Festival Parlons d'Amours 4 (Michael V., Gérard M., Isa et moi, on arrive à une liste "cohérente" (équilibrer H et F, doc et fiction, avant-premières, films en programmation normale, et films de patrimoine...) bref ça commence à prendre forme (j'aimerais encore un peu plus de "films de filles", car, l'année dernière elles étaient vraiment en minorité...)
le soir, je commence à regarder (entregent...) OUI, de Nadav Lapid, mais il est un peu tard et je mets en pause au bout d'une demi-heure car le début (la mise en route) est assez malaisant(e), brutal, excessif, tonitruant, violent, je me dis que je continuerai demain...
mardi 22
je retourne à l'Imprimerie, le BAT est prêt, et la demoiselle me confirme qu'elle fera l'impossible pour que ça soit prêt mercredi en fin de matinée...
à midi je prépare des gnocchi (au fromage) accompagnés de pesto mais je trouve que le pesto en question est "trop" (trop salé, trop gras, trop fort en goût)
au courrier, une jolie carte DIY de Coralie et Pépinou qui me fait bien rire (que des culs de gens, de dos, en train de ramasser des coquillages sur la plage) et je dois retrouver les leurs...
j'ai commencé JEUNES LOUPS, de Colin Barrett, et je découvre qu'il ne s'agit pas d'un roman (irlandais) mais d'un recueil de nouvelles (je m'en aperçois à la fin de la première nouvelle, que j'ai trouvé excellente)
(galère en automobile)
j'ai pris ma voiture pour aller acheter
1) des boxers (chez Zeeman, dans le hall du Leclerc Express)
2) deux trois trucs (au Super U)
je décide de commencer par les calbutes, mais voilà que ça bouchonne depuis le rond-point de Peugeot jusqu'à celui de la route de Besac, (de l'autre côté de la chaussée, heureusement), les véhicules embouteillés, en plus un convoi exceptionnel fourvoyé paralyse encore plus la situation... je me gare sur le parking du Leclerc, en me disant que le temps que je fasse mes petites courses tout va s'arranger...
en même temps que moi entrent dans la galerie marchande (par l'autre porte) trois joyeux ouvriers dont la bonne humeur rigolarde montre qu'ils ont visiblement fini leur journée, et l'un d'entre eux attire particulièrement mon attention : torse nu (qu'il a bronzé et solide) au-dessus du pantalon de travail, et le zigoto va mettre assez longtemps pour se décider à remettre son t-shirt vert clair (au rayon fruits et légumes lol) et c'est très plaisant... je bave bien sûr, mais je me cramponne à mon sac de courses puisque je n'ai pas pris mon téléphone...
quand je sors du magasin la chaussée est hélas toujours aussi bouchonnante et encombrée (c'est vraiment la mauvaise heure!), je repars donc dans l'autre direction, je traverse le village par l'arrière (il y a au moins 50 ralentisseurs) jusqu'à arriver sur la quatre voies, où je continuerai jusqu'à l'autre rond-point, d'où je repartirai dans l'autre sens vers Vesoul (tout ça doit faire une bonne dizaine de kilomètres) et je retrouverai -enfin- la route du Super U, cette fois sans plus aucun bouchon)
le soir, je regarde une heure de OUI, c'est un peu moins inconfortable mais mes yeux ne veulent pas rester ouverts : je finirai demain!
mercredi 23
(morceau de rêve : il y a en bas, dehors, cette nuit un genre de manifestation d'artiste(s) de "nuit de la performance, à laquelle je n'ai pas voulu assister, mais que je vois depuis ma fenêtre (ou bien une retransmission à la télé ?)
(...) je pense à Michel C., et hop! soudain il est là, soudain matérialisé dans la cuisine, je l'engueule parce qu'on n'a pas le droit d'entrer chez les gens comme ça la nuit sans faire de bruit, en plus il a installé un petit porte manteau mais ridiculement haut, le bois n'est pas solide, et d'ailleurs une des deux vis vient de lâcher et il pend de traviole.
Je vois qu'il a aussi posé sur le frigo un grand sous-verre avec dedans une litho assez colorée qu'il m'a apportée en cadeau, mais je continue de l'engueuler quand même, parce qu'il m'a fait peur...
il doit être 3 4 heures du matin, et je me décide finalement à y aller à cette fameuse manifestation, avant je passe aux toilettes, il y a un grand journal déplié, avec une partie réservée à l'inscription qui a déjà été remplie (je reconnais l'écriture caractéristique de Christian C. mais, placée comme elle est, cette grande feuille risque d'être mouillée, ou froissée, ou... il vaut mieux que je la range...)
imprimerie > local, je transbahute les progs et les cartes et la caisse orange que je suis allé chercher à la Poste (Mme S. n'était pas là m'a assuré qu'elle serait là cet aprèm')
au local, avant la mise sous plis on fait le point sur la Settimana Italiana prochaine (ils sont venus à 4) puis sur Play it Again, je réalise alors qu'on n'a plus assez de timbres tulipes et que je dois donc retourner à la Poste (j'y en achèterai 1000!) avant de retourner au local pour finir l'envoi, et retourner à la Poste une nouvelle fois, sans être sûr d'y trouver Madame S. (S comme Schrödinger )
finalement à la Poste ça prendra un certain temps mais tout finira bien par bien finir... (je me comprends)
oh oh à Esprit P*ysan il y a de l'araignée (je suis passé pile au bon moment!) ça ira très bien pour ce soir!
comme on a parlé de cinéma italien, et pour me faire plaisir je m'offre sur arte (pour 7,99€) le très beau ARIAFERMA de Leonardo Di Costanzo(oui, le film m'enchante toujours autant, et, oui oui, me tire encore des larmes...)
en rangeant le bazar sur la table de la cuisine je trouve une mite, particulièrement atone, sur le rabat supérieur du paquet de biscottes. Désolé... Couic! plus de mite!
jeudi 24
(waouh! record de vitesse battu! la prog déposée hier à la Poste était ce matin dans ma boîte!)
à midi 30, notre rendez-vous mensuel (chez Ge*rges), avec Emma et Cathy, à l'intérieur cette fois hélas (le temps "est changeant" et la terrasse non accessible), pour un excellent repas, et un moment tout aussi délicieux...
je passe ensuite à l'imprimerie pour savoir s'il serait envisageable d'utiliser les nombreuses ramettes de papier couleur qu'il a trouvées pour imprimer nos progs, et la demoiselle est formelle : oui oui, c'est possible
comme je suis un peu en avance, je passe chez Gem* où je trouve un t-shirt bleuvert cyan (?) qui me convient (en 4xl)
15h30 : HORIZONTE (221) à la 10 avec Manue (et une autre dame, tout au bout du rang) un film colombien que j'ai beaucoup aimé, et je suis trèèès surpris lorsque je vois les critiques : * pour Libé et * pour les Inrocks (deux critiques parfaitement connes et mesquines : du dézinguage pur et simple, méprisant, hautain, parisien, dégueulasse...) Faut pas déconner, quand même hein! Le film est globalement aussi magnifique qu'impressionnant, avec parfois des baisses de régime ou des redondances (la dernière scène dans le brouillard entre la mère et le fils...) avec des images qui restent (la maison qui s'envole, celle qui brûle) au sein d'une histoire assez opaque (et pleine de brouillard) où c'est au spectateur de se débrouiller pour trouver les clés...
ensuite, on s'offre les happy hours en terrasse (tout à 5€!) une pinte (gigantesque!) pour Manue et un cocktail improbable pour moi (avec entre autres du gin, du sirop de violette, une boule de glace citron vert)
en repartant je chouine un peu auprès du petit barbu à la caisse pour savoir s'il avait encore des bananes dorées (ça fait drôle quand c'est écrit comme ça!) comme la superbe qu'il arborait il y a une quinzaine de jours, il dit que l'opération est terminée mais farfouille sous sa caisse et m'en sort une encore sous emballage, mais irisée, je me confonds en remerciements)
et avant qu'on se sépare Manue me donne des tomates-cerises de son jardin...
Il y a dans le Cendrillon de Disney (vous voyez bien que je ne vais pas voir que des films sleiswig-holsteinais!) une scène que j'aime beaucoup ; c'est, lors de la fuite de Cendrillon pendant les douze coups de minuit, le moment où la magie s'arrête,où tout redevient normal : le carosse se transforme en citrouille, laquelle tombe sur la route et éclate en morceaux, qui s'éteignent et redeviennent orange terne. Pfouit!
(je reviens sur l'effet de certain message sur meuseuneu qui me fit de l'effet...) Pour conclure que ça n'a servi qu'à rallumer un certain espoir (et des/espoir alors forcément ne serait pas si loin) et retour illico du bord des larmes, que je n'avais pas arpenté depuis longtemps. Un genre de sensiblerie perpétuelle à fleur de paupières (je me connais, va) qui m'est revenue, comme par hasard...
Oui, un rien me fait venir les larmes aux yeux, à nouveau, c'est comme ça je n'y peux rien. tout ça à cause de quelques lignes et d'une trentaine de mots ? j'ai du mal à y (à me) croire : ça doit être la fatigue, le manque de magnésium, ou l'effet novembre...
(il s'agirait de réapprivoisement)
"... me mena vers le bord des larmes et j'eus peur d'y sombrer..." (Jean-Luc Lagarce) Disons que ceci sera ma (modeste) contribution à l'année Lagarce.
pour midi je décide de préparer une tortilla (p. de terre, oignons, œufs) résultat des courses : trop de patates, oignon coupé trop gros (et pas assez cuit), pas assez d’œufs, mais bon c'est mangeable! (et j'en ai pour un deuxième repas du coup)
un coup de fil de Dominique, rentrée de vacances, pour faire le point sur nos actualités respectives
suite à notre conversation, je pars à la recherche du courrier de la MGEN contenant ma nouvelle carte (valide à partie du 1er juillet!) : dans ma caisse à courrier (Oratoire de Chasse-Spleen, tout de même), au beau milieu, je tombe sur la seule enveloppe MGEN non ouverte, et qui, ouf! contient la carte en question
15h45 : A NORMAL FAMILY (249), un film coréen dont plusieurs personnes m'avaient prévenu "qu'il était raide", et je confirme (5 à la 1, où je suis rejoint au début du film par Isa...) c'est effectivement un film "très coréen" : aussi brillant formellement que violent foncièrement. Une histoire de famille : deux frères diamétralement opposés : un avocat véreux (qui plaide en faveur des très riches pour toucher de très gros émoluments et un chirurgien dévoué et désintéressé, dont l'objectif est de sauver des vies), leurs épouses respectives (dans le cas de l'avocat, une nouvelle et jeune épouse, pour succéder à la première, décédée), ajoutez la vieille mère acariâtre des deux frérots, et leurs enfants respectifs, un fils à droite, une fille à gauche... Et pendant une scène de repas des parents, tendue comme d'habitude, voilà que les deux cousins font une grosse connerie... Début de l'engrenage -implacable- qui pourrait illustrer l'expression "tout le monde a une bonne excuse" ou "chacun a ses raisons" (de faire des saloperies). Une démonstration virtuosement implacable ("implacablement virtuose" aussi, ça faisait longtemps que je m'étais pas amusé à ça...) Un film puissant, qui commence et finit de la même façon : un accident.
samedi 23
dormi 7h40 d'affilée ("d'une seule traite")!
un long rêve hospitalier : au début je suis dans une salle d'attente, j'attends... on finit par me donner, à un guichet, plusieurs ordonnances, avec mon nom, je ne comprends pas trop de quoi il est question, au bout d'un moment une infirmière vient me chercher, et je comprends que je vais être hospitalisé, je suis étonné, quand je lui en demande la raison, elle me répond un truc inaudible, ensuite je marche dans des couloirs derrière un infirmier, en me demandant comment je vais m'arranger pour la suite des événements, notamment les vêtements, pour cette hospitalisation qui s'annonce plutôt longue, car je n'ai rien emporté avec moi, je me retrouve dans une autre salle d'attente, je me rends compte qu'il n'y a que des femmes, l'une d'elle, assises juste en face de moi, tente de m'expliquer où elle a mal, en posant sur ma jambe son pied, couvert de plusieurs épaisseurs de chaussettes, (auparavant, j'ai passé un certain temps à chercher mon sac, que j'avais perdu, mais j'ai fini par le retrouver, heureusement)
un petit-déjeuner (très) silencieux
j'ai réalisé : avec mes copines (Catherine, Manue, Marie, Dominique, Cathy), on est un genre de club de célibataires, et on n'en fait pas une maladie
un marché "++" où je croise Christine, à la fin, à qui je promets plus ou moins de passer demain après-midi pour jouer
l'homme en beige, assis au pied de l'obélisque, immobile, penché sur son téléphone, jambes ouvertes ("manspreading"), une image parfaitement symétrique (je n'ai hélas pas pris mon téléphone)
13h30 CHRONIQUE DES ANNÉES DE BRAISE (250) (joli score, dans la 1, pour une "séance de vieux" : on est 14! -dont Isa, qui me rejoint pile-poil à la première image-) Encore un film de trois heures magnifique (j'ai décidé de faire un Top5 spécial "films de 3 heures et plus"), Palme d'Or à Cannes en1975, je n'étais pas allé le voir (j'étais jeune , j'étais con), et le film n'existe pas en Dvd, donc invisible depuis!
après on boit un pot avec Isa en terrasse (pas happy hours, tant pis!)
dimanche 24
(moins bien dormi qu'hier -peut-être autant en durée, mais en plusieurs morceaux... bout(s) de rêve : Za (?) m'a offert un petit oiseau dans une cage, la cage à une forme de maison, assez haute mais elle ne fait qu'une dizaine de cm en profondeur, ce qui fait qu'elle n'est pas très stable et risque de basculer, j'envisage de libérer l'oiseau la nuit dans l'appartement
(un morceau de rêve oublié) on sonne, c'est la voisine d'en face, sur le palier, elle me dit qu'elle voudrait me parler de quelque chose, elle a l'air embêtée, je la fais entrer, elle me dit que, à travers leur porte, ils ont entendu quelles étaient toutes les personnes qui sont passées chez moi ces derniers jours, notamment deux fillettes costumées avec des cordes autour du coup, et je comprends qu'ils passent leur temps à espionner, et à écouter derrière la porte, et ça m'énerve
dans la cuisine, on a laissé ouverts les robinets au-dessus de l'évier, l'eau gicle fort et a commencé à déborder, je mets un certain temps pour réussir à les refermer (revisser) surtout celui de gauche
la voisine, qui s'est allongé par terre me dit que finalement tout ça n'est pas très grave, et je comprends qu'elle a surtout envie que je l'écoute raconter ses malheurs)
Je prépare un clafoutis aux mûres avec celles achetées hier au marché et qui commençaient déjà à tourner (et surtout à attirer des dizaines et des dizaines de petits moucherons énervants)
j'étais censé aller chez Christine cet après-midi, mais je l'appelle trois fois (11h30, 12h30, 13h30) sans réponse et donc je laisse tomber pour cet après-midi
finalement c'est elle qui me rappelle vers 16h, et m'explique qu'elle avait caché son téléphone, à cause de la présence de A., le fils de Jean-fran, qui s'est invité à l'improviste, mais que je peux venir jouer jusqu'à 18h si je veux (après elle fait de la gym dans sa piscine)
au okey, Jean-fran gagne 5 parties, moi une et elle zéro...
pendant qu'elle s'ébat dans la piscine, j'en profite pour prendre des photos de plantes, "comme au bon vieux temps"
sur les plates-bandes de mon ancienne maison, toutes les roses trémières ou presque ont été ratiboisées, les seules qui restent sont sur la plante-bande extérieure, celle qui est devant la mairie
Hervé a envoyé son édito, Antonella aussi à envoyé le sien, je vais pouvoir boucler la programmation et tout porter à l'Imprimerie
lundi 25
(de bon matin) Je revérifie tout avant d'aller à l'Imprimerie...
je passe à l'imprimerie, puis chez G*mo pour récupérer une commande internet (une chemise avec des éléphants et des palmiers!) puis au cinéma pour afficher une feuille informant de la reprise des "lundis coup de coeur" de l'AFCAE
13h30 : NOBODY 2 (251) , en VO, "pour rire", à la 10 (je suis tout seul), une super-bourrinerie avec un super-bonhomme capable de dégommer 15 méchants à mains nues, ou avec les moyens du bord, qui part en vacances avec sa petit famille dans un vieux parc d'attractions décati où il allait quand il était petit avec son père et son frère, et qui, c'est ballot, s'avère désormais appartenir à une méchante super méchante de chez méchante, une latino (qui s'avèrera être incarnée par... (je spoile) Sharon Stone, parfaitement inreconnaissable!) La démesure et l'exagération d'un cartoon, les bastons qui s'enchaînent, l'humour bourrin, la musique qui va avec... oui oui j'ai passé un bon moment!
18h : réunion de mise au point de la programmation pour le Festival Parlons d'Amours : Michael & Thomas, les organisateurs, (exécuteurs testamentaires de Zabetta), Gérard M. (conseiller artistique) et moi-même (Isa était de déménagement, donc pas libre) On réussit à se mettre d'accord sur la liste des films présentés. (ce qui est déjà pas mal)
et on continue la réunion avec un repas au Bureau (le lundi tout le reste est fermé à Vesoul
mardi 26
le matin je suis (encore) très occupé dans la réécriture d'un texte de mon ami de La Rochelle qui est mort récemment, réécriture débutée il y a déjà quelques jours, à destination de mon autre ami virtuel (l'amateur d'andouillettes), et le moins qu'on puisse dire est que je me suis vraiment pris au jeu!
à 10h c'était l'ouverture des réservations internet pour la saison 25/26 du ThéV'. Je suis arrivé à 9h50 et j'étais n° 140 sur la liste d'attente! Je suis passé une demi-heure plus tard, et j'ai réussi à réserver tout ce que je voulais quasiment où je voulais (bord de rang obligatoire...
l'après-midi, je finis par me vêtir (j'étais jusque là en "tenue de ouiqinde") -j'ai mis ma très jolie chemise avec des éléphants...-) pour aller à l'imprimerie voir mes différents B.A.T et donner mon accord pour les différentes impressions :
* la prog "normale",
* la Dodicesima Settimana Italiana, et
* le Festival Play it Again
(ca en fait, du papier!!!)
(et, tiens, je ne vais pas au cinéma ?)
à chaque jour sa musique : hier j'ai roulé toute la journée avec I love you so, des Thugs (découvert il y a des lustres grâce à Bonsoir les clips sur M6), et aujourd'hui c'était One way or another de Blondie (découvert beaucoup plus récemment -2022- grâce au beau MEMORY BOX de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige
mercredi 27
le matin je chatte avec mon ami lointain (amateur d'andouillettes), qui est un peu tristounet car dans deux jours ses vacances sont finies...
(les hasards de la programmation : je vais passer tout l'après-midi à la 9!)
13h30 : LE ROI SOLEIL (252) (à la 9) de Vincent Mael Cardona, un polar "destructuré" (presqu'un petit côté oulipien...) j'y allais sur le nom de son réal' (ah, LES MAGNÉTIQUES...), sur ceux de Pio Marmai, et de Panayotis Pascot (mais tous les autres sont aussi très bien, hein...), je ne connaissais que la bande-annonce et l'affiche, eh bien le film ne raconte pas tout à fait la même chose (ou pas tout à fait de la même façon) : et on ne peut qu'être surpris dès la première séquence (Casanova ? Se serait-on trompé de salle) puis la suivante (un mec en calbute rouge qui pisse dans la chambre du Roi ? ), et il faut accepter de continuer de se laisser balader par le récit...
15h45 : A FEU DOUX (253) (encore à la 9) de Sarah Friedland, un film qui m'a totalement bouleversé d'un bout à l'autre, à la fois par ce qu'il raconte et la façon dont c'est raconté... Une femme qui est conduite par son fils à la (très belle) maison de retraite où elle va finir ses jours (elle est atteinte d'Alzheimer). L'actrice, Kathleen Chalfant, est extraordinaire...
17h45 : ALPHA (254) (toujours à la 9) de Julia Ducournau : j'hésitais : troisième film de la journée, n'était-ce pas un peu un excès de gloutonnerie ? résultat des courses un film où je me suis ennuyé, qui est néanmoins pour moi le plus "regardable" des films de Julia D, très emberlificoté au niveau de la narration (j'avais beau guetter les transformations capillaires de Golshifteh F., au bout d'un moment, fatalement, on finit par perdre pied). Alors oui Julia Ducournau sait créer des images puissantes, magnifiques, mais ça ne suffit pas,il faudrait que le scénario suive...
je sors vers 20h, c'est une bonne excuse pour aller manger au McD*, et je suis à peine installé à mâchouiller mon burger sans sauce (on peut désormais customiser ses hamburgers) que je vois arriver (à l'extérieur d'abord, par la baie vitrée), puis dans le hall, un trio de charmants barbus aussi sportifs que mimis (dont le total des âges devait être inférieur au canonique mien), un grand en noir, un rond moyen, et, entre les deux un amour de petit frisé tout en blanc (avec un short gaufré qui le rendait encore plus appétissant) eh bien figurez-vous que j'ai résisté, ai continué mon mâchouillage burgerien, et que je n'ai pas sorti mon téléphone pour les photographier (alors qu'à un certain moment j'avais "un boulevard" devant moi pour les immortaliser). "j'aurais pu", oui...
jeudi 28
je commence à regarder (entregent...) le très beau film de Dominique Cabrera LE CINQUIÈME PLAN DE LA JETÉE qui, je pense, ira très bien dans notre Mois du Doc...
à midi au globe avec Catherine et Isa (saucisse de Toulouse / purée, un truc léger c'est bien) et j'offre à Catherine un petit cadeau gourmand d'anniversaire prévu de longue date
15h45 : EL SEGUNDO PREMIO (255) (avec Catherine, à la 4)
un film español, sur un groupe español, los Planetas, qui ne présente finalement pas beaucoup d'intérêt (à par le fait d'être en español, ce qui, bien sûr me ravit mais n'est pas suffisant. Les histoires de groupe, d'égos, d'instruments, de bisbilles, de studios, d'enregistrement, tournent un peu en rond. En plus, le dernier morceau joué reprend la mélodie d'un morceau de Daho... bref, bof bof (c'est moi qui avais proposé ce film pour la programmation).
18h : PRIS AU PIEGE (256) (en VO) avec Isa, toujours à la 4, avec, justement, 4 personnes de plus, un film de Darren Aronofski moins "prise de tête" que d'habitude, autour des aventures new-yorkaises et survoltées d'un jeune bellâtre plutôt joli, qui, parce qu'il a accepté de garder le chat de son voisin punk (à crête), va se retrouver aux prises avec toute une série de tueurs, de méchant(e)s, qui courent tous après une clé ouvrant la porte d'un entrepôt ou a été dissimulé un beau magot. (la clé a été cachée dans un faux caca en plastique dans la litière du chat). Un film entre bourrinade et cartoon, avec, notamment une paire de tueurs juifs "en tenue" et particulièrement cruels (Liev Schreiber et Vincent d'Onofrio), et par là-même, jubilatoires. (Et je ne l'avais pas reconnue, c'est l'exquise Carol Kane qui joue la mère des affreux jojos. Mais, dans la famille des affreux, il ne faudrait surtout pas oublier le chat...
(Avant-première organisée par la Région de Franche-Comté d'un film qui sortira le 8 novembre.) Un premier film, si c'est délicat à réaliser, ça l'est tout autant à chroniquer... Question de respect, question d'équilibre. J'aime bien les avant-premières, on se sent privilégié, happy few, vip, à ainsi voir le film avant tout le monde, et gratos en plus! On est plutôt dans de bonnes dispositions (mais des fois justement non, cf ma notule grincheuse à propos de la soirée Indigènes). Bref, c'était là une avant-première normale, pas en hyper grande pompe, sans buffet, avec peu de discours, pour un film dont je ne connaissais quasi rien, à part le titre (plutôt joli et intriguant), la distribution (Grégori Derangère, Anouk Grinberg, Aurélien Recoing...) plutôt alléchante, et l'époque de l'intrigue : la guerre de 14.
Ca commence très bien, un climat sonore plutôt étrange, nappes électroniques, sur un beau générique noir et blanc fait de vraies/fausses images d'archives de ce qu'on devine être des malades mentaux rescapés (si l'on peut dire) de la guerre de 14. Le film nous présente l'Antonin du titre (Grégory Dérangère), interné dans un hôpital militaire (on est en 1919). Il a été auparavant soldat dans les tranchées, puis retiré du front pour causes de blessures et recasé comme colombier, avant d'être à nouveau renvoyé sur le front, et confronté à la réalité de cette guerre d'une telle violence absurde qu'elle l'a hermétiquement reclus dans une maladie mentale qui l'empêche désormais de communiquer, ne lui laissant pour s'exprimer que cinq gestes et autant de prénoms.
Il est pris en charge par le docteur Labrousse (Aurélien Recoing), qui expérimente de nouvelles méthodes pour faire sortir de leur douleur silencieuse ces soldats murés dans leur mémoire, en leur faisant revivre leurs traumas antérieurs pour les en délivrer. Selon un rituel bien établi, on assoie Antonin, on provoque le stimulus (visuel, sonore, tactile) et un opérateur filme la scène. Extérieur (le visage hébété d'Antonin) / Intérieur (la/les scène(s) qu'il revit). On pourra ainsi voir se reconstituer l'histoire d'Antonin, l'instituteur qui "a tué des hommes" (c'est lui-même qui l'écrit),au fil de flashes-back successifs et entremêlés, et se recoller tant bien que mal les petits morceaux cassés de son identité, le pourquoi de chacun des gestes qu'il répète étant à chaque fois comme une nouvelle clé ouvrant une des portes successives de son histoire. Des objets, (un carnet, une aile de pigeon déployée, un tambour, un sifflet, une ballerine dans une boîte à musique...), et des gens (Madeleine, une infirmière, Jergen, un soldat allemand, Simon, un soldat français....) serviront de cailloux blancsau spectateur petit Poucet qui progresse dans cette forêt de la mémoire d'Antonin.
Antonin, Madeleine, Labrousse. Trois personnages aux destins mêlés. Le malade, l'infirmière, le médecin (mais pas dans les rôles que vous croyez). Grégori Dérangère se sort bien d'un rôle pas facile (c'est toujours difficile de jouer la folie, je trouve), Aurélien Recoing l'accompagne, tout en retenue mutique (boutonné jusqu'au-dessus du col) et quasi-amoureuse. Anouk Grinberg, touchante en femme forte mais blessée (ou le contraire) apporte ses quelques grammes de fragilité dans cet univers de boue et de sang. L'intérêt de la vision de Gabriel Le Bomin est d'être resté proche de ses personnages, mais, en même temps, à distance respectueuse. Des visages, des corps parfois en charpie (un scène de "visite aux malades", avec un Niels Arestrup à mi-chemin entre le Général Custer et La vie et rien d'autre est proprement insupportable), des gros plans sur des mains (le protège-doigt de Madeleine, l'alliance de Labrousse, les ongles sales d'Antonin), des regards, des larmes silencieuses, tout fait sens.
Le film est techniquement très maîtrisé. Lumière, cadrage, montage, musique, tout concourt à renforcer la force et la précision de cette histoire, de cette reconstitution toujours à hauteur d'homme, à dimension humaine, d'une vie brisée, et la dénonciation -toujours d'actualité- de cette connerie de guerre (comme dirait Prévert). Le film est riche. Peut-être trop. Peut-être la toute fin n'était-elle pas indispensable (mais c'est quand même bien de finir sur une note positive, même si elle vient un peu en porte-à-faux avec tout ce qui a précédé.) Peut-être pas. Le film est riche, certes, mais sans jamais être lourd, ni indigeste.
Et il y a, surtout, vers le milieu, une très belle scène à trois qui m'a spécialement touché. Deux hommes et une femme. Un allemand et un français. Un repas, une cigarette. Un moment partagé, une parenthèse dans la fiction, une respiration... Chacun pour soi est reparti dans l'tourbillon d'la vie...
(Comment débuter un post) Opalescent. Coalescent. Convalescent. Cette plaisante assonnance m'est venue hier soir, juste avant de m'endormir, à propos du film. Et ça colle pas mal. (coalescent : "Qui qualifie la réunion ou la fusion de deux éléments qui se trouvaient normalement séparés. Deux éléments initialement dispersés qui ne forment plus qu'un après leur contact et qui grandiront ensemble par la suite."). Et les trois qualificatifs s'appliquent nickel à ce film (la lumière / le mélange / la maladie). Il s'agit, par une réalisatrice british inconnue dans ce bataillon-ci puisque ses précédents films n'ont pas connu la joie d'être diffusés ici (et tiens, au fait, qui c'est qui décide de ça, d'abord ?) il s'agit, donc, du premier volet d'un diptyque (pour lequel -tssss...- le programmateur, benêt, n'a même pas été fichu de planifier une séance double où pour voir les deux films en suivant... fermons la parenthèse), où, in England, dans les années 80,une jeune fille, alors en école de cinéma et en train de tourner un film (une histoire, tiens, de famille...) va devoir soudain se focaliser davantage sur sa vie propre, après avoir rencontré un drôle de coco dont elle est tombée follement amoureuse, et qui(on découvrira progressivement pourquoi...) va singulièrement lui compliquer la vie en question... En plus, comme j'ai légèrement piquouillé du nez au départ, je n'ai cessé ensuite de me poser des questions (sur ce qui était effectivement non-dit, ou ce qui avait été dit et que j'aurais loupé d'un clignement d'yeux) et de découvrir des choses, en essayant de recoller les morceaux (en, comme on dit, me raccrochant aux branches, car la forme narrative empruntée par la réalisatrice n'est pas la plus simple ni la plus facile) et en me posant régulièrement des questions, dont certaines sont d'ailleurs, la plupart du temps, restées sans réponse: du genre "Mais pourquoi pleure-t-elle à Venise ?", et d'autres qui se sont résolues d'elles-même (implicitement) par la suite (le cambriolage, par exemple)... Le film est complexe, aussi intense que dense, deux heures pleines à ras bord d'un matériau composite (la vie de la jeune fille, le film qu'elle tourne, les répétitions, les scènes avec le zigoto en question (il est question de "relation toxique"), les rêves, les souvenirs, les détails...) le film tient de la mosaïque (ou de la marquetterie), c'est tout un art d'assembler tous ces fragments, de les ordonner, de les organiser, et le tout est très british (et, tiens, on voit Tilda Swinton qui joue une maman so british elle-aussi, une maman à cheveux gris... (pas "une" maman, en fait, mais "la" maman de la jeune réalisatrice dans le film, qui s'avère être -bonjour les mises en abyme- la vraie fille de Tilda Swinton dans la vraie vie...) et que (je suis allé fouiner sur allocinoche) on retrouvera aussi dans le part 2.
025 THE SOUVENIR (Part II) de Joanna Hogg
Pas mal de monde dans la salle 3 du Victor Hugo ppour cette dernière séance de 15h50 (il ne passera plus la semaine prochaine). Je craignais surtout de m'endormir malencontreuesement, puisque je n'aurais ensuite aucune chance hélas de récupérer ce que j'aurais manqué, (mais, heureusement, je n'ai pas fermé l'oeil une seconde). On reprend donc les choses exactement où on les avait laissées à la fin du I (le chagrin), on retrouve notre héroïne si atone si diaphane so british (Honor Swinton Byrne), qu'on ne va plus quitter, et suivre au fil des saisons (le film donne des détails naturels saisonniers : framboises, cynorhodons, roses trémières, pour donner des dates sans les donner et montrer comme ça file le passage du temps) qui dans le jardin de sa maman (Tilda Swinton toujours aussi bien) qui dans son école de cinéma, où elle semble avoir impulsé un nouvel élan (et un virage) à son work in progress, puisqu'elle veut faire de son film de fin d'études le récit sa propre histoire, de sa relation avec Anthony, qui en son temps (cf The Souvenir I) l'avait éloignée de l"école, et empêchée, justement de faire avancer son film. Elle se (re)met au travail, et on a donc droit à une des choses que j'adore au cinéma : le film dans le film. Joanna Hogg nous fait sa Nuit Américaine, et même, dans sa toute fin, sa Montagne sacrée (puisqu'on n'a pas seulement un "film dans le film", mais bien un "film dans le film dans le film", et tout ça devient alors délicieusement vertigineux, comme si la réalisatrice voulait soudain nous suggérer -clic clic- que c'était peut-être son film de fin d'études à elle, en tout cas l'occasion de nous raconter, peut-être, une part de sa propre histoire à elle aussi, même si -soyons zens- "tout n'est qu'illusion" et rideau -"Coupez!" plutôt-). Aux mauvaises langues qui persiflaient et qualifiaient d'un "zéro de tension" (voire "catatonique") la première partie, je rétorquerais que celle-ci fut bien plus tonique (et elles en ont d'ailleurs convenu), parce que beaucoup plus dans la fiction que dans l'affliction. Et ça change tout (enfin, pas mal). Souvenirs souvenirs (et cinéma cinéma) : ce film-ci est aussi dense que son prédécesseur, mais bien plus plein de vie aussi, et sait parfaitement faire feu (cinématographique) de tout bois (biographique). Maman (Swinton) fait de la poterie étrusque -qui va casser-, et fifille (Swinton Byrne) fait du cinéma rafistolé qui s'auto-régénère... Comme dans le I (il faut voir les deux films, et dans l'ordre), chaque plan est autonome, et s'agence (se construit) autour de sa propre énergie (et/ou de celle de ces acteurs, puisqu'il a beaucoup été question d'improvisation...) et de sa propre durée (et donc de sa propre force). On continue de passer du coq à l'âne avec la même intensité et la même ferveur (encore plus, peut-être dans ce second volet, avec l'effervescence so british et flashy des jeunes réalisateurs/trices autour de Julie...) et on n'a qu'à se laisser porter, en se posant cette fois beaucoup moins de questions que la fois précédente. Un dyptique touchant.
Le dernier film de Terrence Malick est absolument magnifique. Le dernier film de Terrence Malick est parfaitement exaspérant. J'ai arrêté de voir ses films après la semi-déception de The tree of Life, et le fait que je sois tombé, en zappant, sur un extrait de Voyage of time, avec des dinosaures en images de synthèse (ou assimilés) qui nagent, accompagnés par une voix féminine sententieuse et furieusement mystico-new-age, ne m'a pas franchement rassuré (je me souviens avoir pensé "Oh lala ce coup-ci on l'a définitivement perdu, Terrencechounet..."). Mais bon, celui-là était programmé pour deux séances dans le bôô cinéma, et je me suis dit "allons-y!". Première surprise, dans la salle 3 (une des plus petites, bien sûr) nous étions au moins une quarantaine... Deuxième surprise : on enchaîne le début du film (des images de propagande sur la montée au pouvoir d'Hitler) après la bande-annonce d'un film nommé Jojo Rabbit, l'histoire d'un gamin qui s'est choisi comme ami imaginaire le même Adolf H... l'effet marabout-de-ficelle est surprenant. Ces images sont en format carré, occupant un petit espace au centre de l'écran, qui va bientôt s'agrandir et s'agrandir encore jusqu'au bout jusqu'au bout (je reconnais là l'aspect beyond the limits du réalisateur - ou, comme dirait Buzz l'Eclair de Toy Story"Vers l'infini et au-delà!", ça marche aussi-) pour narrer en archi-grand format, l'histoire (vraie) de Franz Jägerstätter, un paysan autrichien qui refusa de prêter allégeance à ce même Adolf, et fut pour cela guillottiné (d'après une histoire vraie, d'un personnage qui force l'admiration, et auquel on ne peut qu'avoir envie de s'identifier). Malick filme ça avec un grand-angle (voire un très grand-angle), qui a juste l'inconvénient de déformer l'image plus on s'approche des choses (ou des gens) que l'on filme, ce qui est sans doute pratique pour filmer les paysages, mais provoque une première gêne (avec régulièrement des effets sur les visages des comédiens dont les déformations prêteraient quasiment à sourire, ce qui n'est visiblement pas du tout le but avoué du film) doublée, quand ça va vite, d'un léger mal au coeur (comme sur les manèges quand on était petit). Je veux desceeeeeendre!. Ensuite, on réalise vite, autre gêne aux entournures, que ce paysan -autrichien-, sa femme, ses filles, sa mère, sa belle-soeur, tout ce monde parle anglais... sauf que, ach! pas tout le monde, justement : les soldats allemands parlent allemand (ou plutôt ils le vocifèrent), -et sans sous-titres, tout comme les villageois, lorsqu'ils deviennent hostiles à notre héros quand ils apprennent qu'il n'a pas voulu jurer fidélité à AH. Oui, ça m'a plutôt dérangé, qu'ensuite, à part les soldats, tout le monde parle anglais (selon l'équation "parle en anglais = gentil"), et on est même étonné que le juge au tribunal (Bruno Ganz, tout de même) quand il s'entretient avec notre héros lors d'une suspension de séance qu'il a demandée, le fasse dans la langue de Shakespeare plutôt que celle de Goëthe,(on se dit alors "gentil ?") mais la scène suivante, il le condamne tout de même à mort (après avoir -en privé- un peu hésité il est vrai auparavant). Après une première partie bucoliquissime (Malick a le sens du paysage qui fait mouche et de la musique qui va bien avec), qui m'a, et c'est plutôt bon signe, fait penser au très aimé Heimat (l'histoire via le petit peuple, les saisons et les travaux des champs), très lyrique, très verte, la deuxième sera beaucoup moins... guillerette, avec d'un côté, dedans, le mari transbahuté de prison en prison (de pire en pire, à la manière de ce film sud-américain, comment s'appelait-il déjà ? ah oui, Compañeros) et, dehors, la vaillante épouse qui multiplie les démarches auprès des autorités pour réussir à le voir. Et ça ne va pas aller en s'arrangeant... La routine carcérale suit son cours, l'avocat ne cesse de jouer les Méphistos en tendant son papier et en répétant "Signez, et vous serez libéré!" , les gardiens sont infects, les soldats idem, mais tout ça est bien insistant et répétitif (heureusement, on a la surprise (le plaisir) de voir passer Matthias Schoenaerts en officier -me semble-t-il- et, plus tard, le très plaisant Franz Rogowski (merci allocinoche) en prisonnier, sans oublier, j'en ai déjà parlé plus haut le très aimé Bruno Ganz (dont ce fut je pense le dernier tournage) en juge...) Bon ne m'empêchera pas de trouver tout cela grandiloquent et par moments presque pompeux (boursouflé) mais je sais que certains adorent et en ont fait quasiment leur film de l'année (nous somme tous, différents, hein, c'est ça qui est bien...) (Mais, bon sang, Terrence, si tu nous lâchais un peu avec dieu, hein ?).
Je vais être très occupé ces prochains jours, puisque je serai (virtuellement) à Reims (décidément ce conconfinement m'aura permis de pas mal voyager dans les différents festivals de cinéma en France -Angers, Clermont, Gérardmer, Toulouse...-) pour P38, le festival du film policier, avec une vingtaine de films à voir en ligne d'ici le 30 mai!Tous les films sont dispo à partir du 26 à midi, et jusqu'au 30 à minuit, donc pas de temps à perdre! (Mmmmmh j'adore ça!) A l'heure où vous lirez ça j'en aurai -en principe- déjà vu quelques-uns. Let's go!
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(ah, enfin, nous voilà redevenus "comme tout le monde" -ou presque-... )
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Ma jambe ? C'est en bonne voie, on va dire... Elle est assez belle le matin (de taille et de couleur raisonnables) et plutôt très moche le soir (quand elle est de taille déraisonnable). Hier soir une baisse de moral soudaine pendant que je discutais avec Dominique au téléphone allongé la patte en l'air sur le canap' et que, en palpant icelle, j'ai senti sous mes doigts la protubérance d'une cloque, en-dessous du genou, et que j'ai eu peur qu'alors tout recommence comme au début...
J'y suis finalement allé ce dimanche soir, après beaucoup d'hésitations... J'avais peur d'avoir peur, mais ce ne fut pas le cas. Ce fut autre chose. Des scènes insupportables par contre, le film n'en manqua pas. Qu'est-ce qu'une scène insupportable ? Ce n'est pas une scène gore, c'est pire que ça. C'est une scène malsaine, dégueulasse, inexcusable, injustifiable... je continuerai la liste des qualificatifs...) Lars von Trier sait très bien faire ça sans qu'on puisse précisément dire ce qui relève du goût de la provoc ou bien du sens du marketing. Pour simplifier, ce film est à l'acte de tuer ce que Nymphomaniac était à celui de jouir. Dans sa structure, d'abord : Jack raconte son histoire à un auditeur qui la commente. L'histoire en question est divisée en chapitres (ici nommés "incidents"), chaque épisode étant "agrémenté" de considérations annexes à visée plus ou moins pédagogique. Joe était une baiseuse, Jack est un tueur. Pour les quelques qui l'ignoreraient, Jack est un serial killer ("Mr Sophistication"), de femmes principalement. Mais on n'est ni dans Le Voyeur (que je n'aime pas trop) ni dans Henry portrait d'un serial killer (que j'aime encore moins), on est... ailleurs. On n'est pas non plus dans American Psycho, ni dans The killer inside me, autres tristes histoires d'aussi tristes tueurs que je n'ai pas voulu(s) voir, les histoires de tueurs à la chaîne n'étant pas, en prinicipe, ma tasse de thé... On est chez LVT. Et donc il nous accommode ça à sa sauce. Mi-visionnaire et mi-fouille-merde. Mi répugnante et mi-fascinante. Techniquement, le film est impressionnant de maîtrise (si Jack fait de chacun de ses crimes une référence à l'Art, Larsounet fait la même chose, par la façon dont il les filme) et place le spectateur (moi dans le cas précis) dans une position plutôt inconfortable (j'ai d'ailleurs beaucoup gigoté pendant les deux heures et demie que dure le film), un peu comme le faisait Haneke dans le malsain -et c'est rien de le dire- Funny Games, que je n'ai jamais vu et que je me suis juré de ne jamais voir... J'étais à la fois exaspéré et sidéré. On a parlé de morale et d'éthique, de politiquement incorrect et de dépasser les bornes, mais ça fait sacrément du bien de se dire que tout ça n'est que du cinéma. (Ouf!). Un personnage abject commet des actes qui le sont tout autant, mais la façon dont le réalisateur le traite (les traite, le personnage et ses actes) produit en même temps, ce double effet de sidération mais aussi de mise à distance. Matt Dillon est au centre du dispositif (il en a fait du chemin le petit, depuis Rumble Fish), épaulé par Bruno Ganz (que pendant longtemps on ne fera qu'entendre -il en a fait du chemin lui aussi, depuis L'Ami Américain...- ô ma jeunesse enfuie!) et une série de femmes (les victimes) au sein (! je n'ai pas fait exprès, vous comprendrez si vous allez voir le film) desquelles Uma Thurman est créditée au générique (mais que je n'ai pas -techniquement- reconnue), traitées -c'est le propre du serail killer comme des objets (du bétail, et c'est là que le film fait le plus mal, est le plus nauséabond). Le prédateur et ses proies (ou, comme il est expliqué dans le film, le tigre et ses moutons). Et, pour aller jusqu'au bout, le réalisateur et ses spectateurs. Il me semble (à chaud) que c'est un des films les plus cohérents de LVT (qui, -merci allocinoche- boucle la boucle et revient au thème de son premier film Element of crime (1984, ô ma jeunesse enfuie, re) qui m'avait - en son temps- pas mal bluffé aussi.) Le film est très intelligemment construit, au début oui oui, il m'est même arrivé de ricanasser, puis de sourire, mais un peu moins, puis plus du tout. Les éléments sont de plus en plus barrés : le cric, le nettoyage, la chasse en famille, le nouveau petit porte-monnaie, la balle full metal jacket, sans oublier bien sur, l'épilogue, qui en serait le toit, l'aboutissement, le couronnement. Car le film se construit sous nos yeux comme cette maison dont parle le titre (et qui finira aussi par être construite, in extremis, sous nos yeux ébahis). La fin (à partir de la chambre froide) est une folie furieuse, une bonne grosse omelette danoise, d'abord glacée puis brûlante, et je dois dire que j'ai trouvé ça tout aussi frappé que frappant. Oui, on est aux enfers, bon sang mais c'est bien sûr, et Bruno Ganz s'appelle Verge parce que Virgile, et le tableau de Delacroix minutieusement reconstitué est La barque de Dante, et la figuration infernale est celle de Gustave Doré, et le paradis c'est celui des faucheurs, venu de l'enfance du tueur et seulement vu par la fenêtre ("mais là nous n'y avons pas accès...") Accès, excès, facile de faire le saut (comme les coq-à-l'âne pédagogiques de LVT). Et de l'excès au too much. Et ainsi de suite, jusqu'à la chute finale -somme toute logique- ("c'est la chute finaaaale groupons-nous et de demaiiiiiiiin..."). Et c'est une autre chanson, guillerette, comme un pied-de-nez final, qui suit, Hit the road, Jack... qui fait comme un sas rigolard (désinvolte) et permet de revenir au réel et de quitter la salle dans un état à peu près normal. A peu près normal, j'ai dit, oui. (mais je pense que si j'avais été une femme je l'aurais forcément beaucoup plus mal pris, et je n'aurais pas pû m'empêcher d'écrire une lettre au réalisateur pour lui dire des choses désagréables...) Mais bon, je le redis, ça n'est qu'un film...
132 HOW TO SAVE A DEAD FRIEND de Marusya Syroechkovskaya
Marusya aimait Kimi. Kimi aimait Marusya. Ils se sont aimés, se le sont dit, montré, ils se sont filmés l'un l'autre. Et puis Kimi est mort. Le film commence d'ailleurs le jour de son enterrement. Il raconte leur(s) histoire(s), sous forme de patchwork, de montage d'archives, de Je me souviens (de majeunesse en URSS) bordélique et joyeux. Et musical. Avec une prédilection pour le groupe Joy Division (dont le leader s'est suicidé), et plus précisément le morceau Love will tear us apart (oh oh ça m'a rappelé des choses, j'avais le maxi 45 en "disque noir").
Le film est un monument funéraire en l'honneur de Kimi. ("Kimi dans tous ses états"). En souvenir de leur histoire. Une façon de garder des traces. Même si pas mal de moments évoqués sont "difficiles". Il se refermera comme il a commencé, avec le couvercle du cercueil qu'on visse. Et, paradoxalement, le sentiment d'un certain apaisement. L'affiche est superbe.
133 FIFI de Jeanne Aslan et Paul Saintillan
Quelques jours après, j'ai revu FIFI, qui, pour je ne sais quelle raison, nous parvenait alors seulement dans le bôô cinéma. J'ai trouvé le film toujours aussi charmant (par la grâce de ses deux interprètes). J'ai trouvé que les réalisateurs chargeaient toujours un peu la barque dans la description de la famille de Fifi (et je n'ai toujours pas reconnu François Négret dans le rôle du beau-père), et je me suis redit que j'aimais vraiment beaucoup la description de cette relation entre une gamine de 15 ans et un jeune homme d'à peine un peu plus (mais à cet âge-là ça fait une énorme différence). Et que, peut-être, Fifi regarde Stéphane de la même façon que Marusya regardait Kimi...
"Il faut sans cesse se jeter du haut d’une falaise et se fabriquer des ailes durant la chute." (Ray Bradbury)
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"Je serai toujours du côté de ceux qui n'ont rien et à qui on refuse jusqu'à la tranquillité de ce rien." (Federico Garcia Lorca)
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4 août "Je ne suis pas allé courir ce matin, j’ai eu la flemme.
Je n’ai pas cherché du regard une scène inhabituelle sur la plage, parce que j’ai eu la flemme.
Je n’ai pas vu dans le décor urbain quelque incongruité qui ne s’y trouvait pas la veille, parce que j’ai eu la flemme.
Je n’ai observé aucun toutou, aucun matou, aucun piou-piou au comportement singulier, parce que j’ai eu la flemme.
Je n’ai rien longé d’insolite ni de bizarre sur le bord de mer, parce que j’ai eu la flemme.
Je n’ai pas souri au présent poétique du jour, parce que j’ai eu la flemme.
Je n’ai pas traversé les marais jusqu’à la réserve, rien vu dans le reflet de l’eau, parce que j’ai eu la flemme.
Je n’ai croisé personne, aucun coureur, aucun vélo, parce que j’ai eu la flemme."
(Bonheur portatif / Philippe Guerry)
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"Ne nous suicidons pas tout de suite, il y a encore quelqu'un à décevoir." (Emil Cioran)
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"Deuxième micro-désherbage de l'été : je transfère dix bouquins de ma bibliothèque vers la boîte à livres de la place de l'église. Critères de sélection : livre qui ne me dit plus rien, mauvais souvenir de lecture, achat regretté, livre que je ne conseillerai à aucun ami, et qui ne me servira pour aucun atelier d'écriture, et dont l'ultime feuilletage ne m'arrête l’œil à aucun moment. La ponction n'est pas perceptible." (Philippe Guerry, Bonheur portatif)
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"Les dimanches soir laissent de drôles de souvenirs, comme de petites parenthèses de néant dans votre vie." (Patrick Modiano)
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“I wish people were all trees and I think I could enjoy them then.” (Georgia O'Keeffe)
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le premier épisode de Chapeau melon & bottes de cuir, vu tout seul à la télé un soir (en noir et blanc!)
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"Je ne cours pas, ni une heure, ni quelques minutes
Ni baigneurs, ni baigneuses
Ni pelleteurs, ni pelleteuses
Ni laisse, ni nœud
Ni cale, ni annexe
Ni cycliste perdu, ni objet trouvé
Ni grue, ni échassier "
(Bonheur portatif / Philippe Guerry)
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la récente éclipse
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"Ce qui arrive à l'Ukraine arrivera tôt ou tard à l'Europe." (Mstyslav Chernov)
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(films chéris)
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Le dicton basque du 18 septembre : "Egun onak ogia dakar, egun txarrak esperientzia." (Les bons jours apportent du pain, les mauvais apportent de l’expérience.) (@cauderanais23)
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Le dicton basque du 21 septembre : "Donostiri Matxio datorrenean, udari agur esaten zaio." (Quand vient Saint-Matthieu, à l'été on dit adieu.) (@cauderanais23)
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lumberjacks
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"engage le jeu, que je le gagne"
(palindrome)
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"Tandis que j’écris, je regarde le mouvement des arbres à l’extérieur et je retombe dans cet éternel dilemme : la meilleure façon d’occuper un peu de temps libre offert est-elle d’écrire ou de sortir ? Je me plains souvent de ne pas avoir le temps d’écrire, mais c’est en sortant que j’alimente l’envie d’écrire. Je ne me pose pas la question avec la course, que je vais reprendre cette semaine, armé de mes nouvelles chaussures. En courant, je pense à ce que je vais écrire pendant que je cours, et je l’écris après avoir couru. Je décide donc de sortir, finalement. Je me retrouve à marcher pratiquement seul sur une plage, au petit matin, en me disant que, vraiment, je n’ai pas besoin de beaucoup plus. Dans ces moments-là, on a un peu de mal à se dire qu’il va falloir aller travailler. Nous avons inutilement compliqué nos vies et on ne s’en sort pas." (Philippe Guerry, Bonheur portatif)
sorti "à la fraîche" pour aller faire 2 3 courses (du pain surtout) la ville est déserte...
très fort, au téléphone, une dame informe sa correspondante, et toute la rue par la même occasion, "que c'est la première fois qu'elle va à la messe, que c'est le 15 août, quand même..."
je refais un taboulé (pour ce soir)
13h30 : TOGETHER (244) : un bon petit film d'horreur à la 8 (la salle des "bourrineries"), en VO, à 6...(3 ados en bas, un couple un peu plus au dessus et moi tout en haut), que j'appréhendais un peu parce qu'il était question de body horror (les critiques évoquaient THE SUBSTANCE de Coralie Fargeat, mais j'ai plutôt pensé à un film vu il y a très longtemps, SOCIETY de Brian Yuzna). Un jeune couple (mais ils ne veulent pas qu'on les appelle comme ça) part s'installer dans une grande maison dans un trou du cul du monde britton (air connu). Elle est prof, lui musicien en pause (dès le début, il nous est présenté avec un peu d'insistance comme zarbi, du genre à être possédé facilement...). Ils découvrent le voisinage, le paysage environnant, dont un bâtiment désormais souterrain sur lequel (dans lequel) ils tombent accidentellement -un jour de rando pluvieuse-, qui servit un jour d'église à une secte d'illuminés. (Le spectateur est prévenu que l'endroit craint, via la séquence d'ouverture, où il appert qu'il vaut mieux ne pas boire l'eau contenue dans ce cratère annelé (qui évoque, hmmmm, un orifice humain que Gainsbourg qualifiait de "le moins lisse"...) et nos tourtereaux qu'est-ce qu'ils font ? arghhh ILS EN BOIVENT!, et à partir de là le film peut démarrer. le réalisateur met les gaz progressivement, et ça va aller de plus en plus vite et de plus en plus fort, jusqu'à "la" scène finale ( sur le thème : "jusqu'où un couple peut aller pour devenir véritablement fusionnel ?"), qu'on attend en se cachant un peu les yeux. Finale ? Pas tout à fait : car le film, malin, se conclura juste un peu après, sur une image vraiment "finale" qu'on pourrait presque qualifier de rassurante, d'idyllique, pleine de charme... C'est ça l'amour... (mine de rien, c'est la troisième fois que je récris ce post, ça commence à bien faire)
15h30 : OSLO TRILOGIE 2 : AMOUR (245) vu à la 5, en compagnie de Manue, Emma, et Catherine (par ordre d'entrée en scène) et j'adore toujours autant ce film... Les "hasards de la programmation" font qu'il est la suite parfaite, rêvée, logique, du film d'horreur précédent : C'est ça l'amour 2, puisqu'ici tous les personnages (une doctoresse, un infirmier, une employée du service culturel, un géomètre, un charpentier, et même un psy) ne pensent qu'à ça, s'y affairent, s'y consacrent, s'y emploient... Le couple, le désir, la tendresse, la recherche de l'autre, l'accomplissement, la sexualité, le dialogue, le mariage -ou pas-, il en sera pluriellement question dans les histoires de Marianne et Tor, ici et là dans Oslo mais aussi, à plusieurs reprises, à bord du ferry (dont les allers et retours rythment le film). Mouvements du ferry, et, en parallèle, ceux du cœur. Tout le temps, et sous toutes leurs formes. On (en) parle beaucoup, mais les théories aussi sont faites pour être mises en pratique (ou pas). Oui, re-c'est ça l'amour, et qu'est-ce que c'est bien... Top10 confirmé. (mine de rien c'est aussi la troisième fois que je réécris ce post, que canalbl*g -ou moi ?- avions facétieusement oublié d'enregistrer, à deux reprises)
à la sortie, Emma doit repartir vite (apéro chez le voisin), et, tiens, le Bureau est fermé jusqu'à 18h : Catherine nous invite (Manue et moi) à boire un coup chez elle (derrière) dans son joli jardinet (un espace que j'adore et qui lui ressemble, je trouve...)
samedi 16
assez mal dormi (la chaleur, puis des soucis avec le masque de ma "machine à dormir" ("manque d'étanchéité" me signale l'écran de contrôle)) que je n'arrive pas à corriger...)
finalement je n'irai pas au marché (je préfère rester à l'intérieur "en tenue de ouiqinde")
Ca y est : j'ai pris 3 places pour le concert de The Limiñanas à la vapeur le mercredi 19 novembre
je continue APEIROGON et plus je progresse plus je trouve que c'est un grand livre
je me fais violence pour sortir (et donc, auparavant, m'habiller) : > Esprit Pays*n (du bon pain ?) > N*z (un porte-manteau ? des brochettes de crevettes?) > Ch*umartin ? (je zappe) > S*per U (des abricots, peut-être des reines-claudes ?) Je ne rapporterai finalement à peu près rien de ce que j'avais envisagé (sauf les abricots!)
au courrier, c'est Byzance ! : en plus de Libé, une carte postale de Dominique et une autre, sous enveloppe, format A5, non signée, avec des petites photos du colza, que je suppose venir de Coralie (à cause du modus operandi)
dimanche 17
(mieux dormi : "machine à dormir" réparée, ouf! j'ai fini, sur le coup de 3/4 heures, par ouvrir toutes les fenêtres -chambre, salon, entrée- je sentais même "le frais", et le thermomètre sur le ventilateur n'indiquait plus que 23° ce matin...)
après un repas estival "simple mais de bon goût" (fini la salade de haricots verts (donnés par Manue) / rosbif froid d'Esprit pays*n / un peu de chèvre de chez eux aussi et quelques abricots, rien à (re) dire
pas fait la sieste, mais passé l'après-midi devant l'ordi, à visionner des morceaux sur y*utube (je suis parti d'un morceau connu, et à chaque fois j'ai cliqué sur "suivant" pour voir ou la serendipité m'allait mener (et 3 heures plus tard j'y étais toujours) téléchargeant les morceaux en mp3 (audio) ou mp4 (vidéo) mais pour me rendre compte au bout de quelques heures que le qualité des vidéos était minimale (= toute pourrie), et que je devrais les re-télécharger en version supérieure (une autre fois, hein...), mais j'ai glané pas mal de choses qui me plaisent...
Grands Corps Malade et Suzanne : Pendant 24 heures (mp4 / mp3) / Niagara : Pendant que les champs brûlent (clip original remastérisé) (mp4) / Oldelaf : La tristitude nouvelle version (mp4 / mp3)/ She past away : Rituel (Wednesday dance) (mp4 / mp3) / Tristesse contemporaine : In the wake (mp4)/ Richard Gotainer : Saperlipopette (mp4 / mp3) / Bertrand Belin : Choses Nouvelles (mp4) / Miss Kittin & The Hacker : 1982 (Vitalic remix) (mp4 / mp3) / Thérapie Taxi feat Roméo Elvis : Hit sale (mp4 / mp3) / Philippe Katerine : Liberté (mp4 / mp3) / LMFAO : Sexy and I know it (mp4 / mp3) / Mylène Farmer : Oui mais non (mp4 / mp3) / Die Antwoord : I find you freeky (mp4 / mp3) / Vald : Prozaczopixan (mp4 / mp3)/ Sexy Sushi : Bien regardé, Rachida (mp3) / Sexy Sushi : Marin (mp3) / Sexy Sushi : J'aime mon pays (mp3) / Vitalic : Second lives (mp4 / mp3) / Chemical Brothers et Kraftwerk : Believe the robots (mp4 / mp3) / Vitalic : My friend Dario (mp4) / Vitalic : Haute définition (mp4 / mp3) / Vitalic : Fade away (mp4 / mp3) / Eloi : jtm de ouf (mp4 / mp3) / Metronomy : The look (mp4) / Tristesse Contemporaine : Rude! (PPJ remix ) (mp3) / Miss Kittin & The Hacker : 1000 dreams (mp4 / mp3) / Kompromat : Niemand (mp4 / mp3) / Ultra Vomit : Kammthaar (mp4 / mp3)/ Oldelaf : Mais les enfants (mp4 / mp3) / Fonoptikon : They Live (mp4 / mp3) / Fontaines DC : Starbuster (mp4 / mp3) / Oldelaf : J'aime les bêtes (mp4 / mp3) / Oldelaf : Demi-Dieux (mp4 / mp3) / Rodolphe Burger : Egale zéro (mp3) / Visage : Fade to grey (version longue) (mp4 / mp3) / Barbara Carlotti & Tristesse contemporaine : Vague à l'âme (mp3) / Salut c'est cool : Techno toujours pareil (mp4)/ Brigitte Fontaine et Axel Bauer : Merde à la mer (mp4 / mp3)
avant 19h l'envie me prend de faire des gougères (j'ai très précisément tout ce qu'il faut) je les cuirai en deux fois et je les trouve très réussies (cuisson à 180° / ne pas changer la température pendant la cuisson / ne pas ouvrir la porte du four / laisser les gougères encore un peu dans le four éteint )
(un correspondant m'apprend qu'en anglais ça s'appelle "burgundian cheese puffs")
je fais des photos sur la chaîne l’Équ*pe des demi-finales de Foot-volley (j'ignorais l'existence de ce sport), et même un peu de la finale : Brésil/Brésil! (oui oui)
lundi 18
un rendez-vous pour demain à midi à la Femme du B*ulanger est confirmé par Emma, et je m'en réjouis (sinon ça reportait le prochain en octobre!)
je suis déçu de constater que tous les clips téléchargés hier sont d'une qualité technique déplorable
14h : retrouvé Hervé, puis J-C dans le hall du cinéma, on sonne : personne dans les bureaux! Il appert que Romain nous a zappés (il le confirme au téléphone) nous buvons qui un café qui un thé au bureau en l'attendant
il arrivera un quart d'heure plus tard, son plus jeune fils dans les bras, et nous monterons dans son bureau "avec la clim" pour faire ensemble la prochaine programmation, ce qui, comme d'hab', s'avèrera aussi facile que plaisant...
Hervé part vite après la réunion, et avec J-C on passe au Bureau pour boire un perrier-rondelle (et piapiater un peu -de l'association, des projets, de l'âge de la maladie et de la vieillesse entre autres-)
en rentrant je m'attelle illico à la mise en page de la prochaine prog, ça me prendra jusqu'à minuit (avec des poses, bien entendu)
le soir je regarde PARIS, TEXAS et je dois reconnaître que je m'y ennuie un peu (et que la musique de Ry Cooder a fini par m'agacer) même si les comédiens sont très bien et la photo de Robbie Muller sublime (et puis la looongue scène du peep-show est quand même TRÈS artificielle, non ?), je regarde ensuite un peu du doc sur Nasstasja Kinski, puis, ensuite, un peu du doc sur Wenders et bon il est quasiment 1h du mat, dodo hein
mardi 19
(je récris pour la deuxième fois les posts concernant TOGETHER et AMOUR -ci-dessus-)
à midi rdv au restau comme prévu avec Cathy et Emma, à la Femme du B*ulanger ("faute de mieux", tous les autres restaus qu'on aime sont fermés!)
15h15 : A NEW OLD PLAY (246) que je retourne voir, pour le plaisir (et la confirmation du Top10!)
le soir je chatte avec mon ami lointain (amateur d'andouillettes) qui est un peu tipsy ce soir et donc plus apte à s'épancher que d'habitude (il sera, notamment, question du Pape, si si!)
mercredi 20
(à 3 heures du mat, je réécris pour la troisième fois les posts sur TOGETHER et AMOUR, qui ont à nouveau disparu) je me recouche
à 7h, au réveil, je peste en les croyant encore une fois re-perdus mais une habile manœuvre me les fait récupérer, du coup je mets le post en question (août 3) dans les programmés, comme ça je suis sûr qu'il ne disparaîtra plus...
(tiens il a plu cette nuit ! et le ciel n'est pas franchement riant)
je zone devant mon ordi, d'abord en chattant avec mon amigo des andouillettes (Virginia Woolf, THE HOURS, THE CROWN, BILLY ELLIOTT, etc. excusez du peu... nous avons beaucoup de goûts en commun, et encore je ne parle pas de ce que "rigoureusement ma mère m'a défendu d'nommer ici...")
du coup trop tard pour sortir faire des courses ("Eh bien j'irai (demain) cet après-midi...") je mange ce qu'il y a dans le frigo (des croques "industriels" de chez H*rta, dont je raffole, et un reste de taboulé qui commencerait presque à tourner de l’œil)
je pars au Super u vers 16h, le ciel est noir, j'y rencontre d'abord S., une ancienne élève, et elle est soufflée quand je la salue par son prénom, avec sa vieille maman, elle me répète combien son accueil à l'école maternelle a compté pour elle (elle avait un problème aux jambes), et ne cesse de me complimenter (et Catherine aussi!) pour ce qu'on a fait pour elle, elle me montre une photo de son grand frère H., qui est devenu un beau grand gaillard barbu, j'ai bien entendu les larmes aux yeux. (et, intérieurement les joues roses suite aux compliments...)
à peine quitté S. et sa maman, je vois au bout de l'allée Maria, (une atsem extraordinaire avec qui j'ai eu bcp de plaisir à travailler), joliment hâlée à son retour de vacances, et on papote un moment devant les eux minérales, avant que n'arrive, poussant son caddie, sa fille (avec, dans le caddie ses deux filles à elle, et Maria me dit qu'elle est 5 fois grand-mère)
je finis de faire les courses, j'achète des choses que je n'avais même pas envisagées, j'en ai pour plus de 60€, et quand je sors du magasin, il tombe une rabasse, qui me pousse à me réfugier sous un premier auvent aux côtés d'un athlétique rugbyman de Vannes, en short, qui fume en tentant de rassurer son chien resté dans la voiture garée juste à côté...
je repars sous la grosse pluie, j'arrive devant chez moi, pas de place de stationnement, je fais plusieurs fois le tour et je finis par me résoudre à me garer devant le porche, le temps de décharger mes courses sans être trop mouillé, quand arrive un amour de jeune barbu frisotté et souriant qui ouvre sa voiture ("Vous partez ? Oui oui...") démarre et me laisse sa place, (enfin "ma" place) e tutto va bene...
jeudi 21
réveil à 6h, recouchage, re-réveil à 9h, je cherche désespérément un site pour faire un agenda (puisque ces salopards de ph*tobox en ont interrompu la commercialisation) mais au bout d'une heure, je me rends (à l'évidence) : il n'y aura pas d'agenda photo 25/26
10h! il est temps de petit-déjeuner, je commence et là dring! c'est E. (avec son parapluie) qui revient lui aussi de vacances, et est visiblement très en forme... Ça me fait très plaisir de le voir, de le prendre en main, on va dans la chambre (j'avais commencé à ôter les draps, pour les changer, je les remets) ça commence très agréablement, puis hélas la chose est écourtée lorsqu'il se fait jouir tout seul (me laissant en plan ce qui m'agace) dix minutes montre en main pfff autant dire rien!
13h30 : LE RENDEZ-VOUS DE L’ÉTÉ (247), de Valentine Cadic, un film estival, ténu (et finalement tenu), charmant.
15h30 : LA TRILOGIE D'OSLO 3 : DÉSIR (248)en compagnie de Catherine et de Manue(on est au moins 10 dans la 2!) que je trouve aussi bien que la première fois... (presqu'aussi bien qu'AMOUR, en fin de compte, même si plus statique -et tout ausi bavard!- ) j'aime vraiment beaucoup ces deux amis ramoneurs collègues et hétéros...
(et j'adore le fils (à gauche) un personnage très attachant)
après, on se fait une "happy hour" en terrasse (visiblement après l'averse)
Les Habitants ? Il y avait déjà ceux, remarquables, magrittesques, vaguement inquiétants, d'Alex van Warmerdam. Ceux-ci (les nouveaux) n'ont rien à voir, ou presque. Rayray (comme nous l'avions affectueusement surnommé il y a déjà un certain temps) a sorti du garage sa vieille caravane, l'a un peu rafistolée/aménagée, et est parti pour sillonner la France du nord au sud et du sud au nord, s'arrêtant ici ou là pour y planter son chapiteau (une table dans l'axe, deux sièges de part et d'autre, face à face donc, et derrière une grande fenêtre par laquelle on peut voir tout ce qui se passe derrière.) Plutôt que de cirque, il s'agirait plutôt de théâtre. De petit théâtre ambulant. Où vont défiler une vingt-cinquaine de couples, de duos , de paires : mari et femme, père et fils, mère et fille, copain et copine, pote et pote, chacun/chacune nous offrant (par l'intermédiaire de la caméra -dissimulée- et de quelques micros) leur conversation. Nous gratifiant d'un échange, plus ou moins touchant, plus ou moins drôle, plus ou moins joué etc. Ces gens-là, des jeunes des vieux, des femmes, des hommes, des sérieux et des rigolards, des calmes et des excités, c'est comme les gens dans la vraie vie : il y en a qu'on a plus de plaisir à écouter que d'autres (et même certain(e)s qu'on a le droit de trouver horripilant(e)s). Le dispositif est simple, le découpage l'est tout autant : les moments de dialogues alternent avec les scènes de déplacements de la caravane à Rayray sur nos jolies routes de France (sur une alerte musique, très plaisante du très prolifique Alexandre Desplats) et des plans fixes de la même, sur son lieu d'installation. C'est bref (même pas 1h30) c'est enlevé, et très plaisant à regarder. Ca se grigonte avec gourmandise, comme les fruits secs à l'apéro, et oui, ça en deviendrait presque addictif. Je n'ai pas fermé l'oeil une seconde (c'est un signe qui ne trompe pas) , et ça ne m'aurait pas gêné d'en reprendre une poignée, bien au contraire. Mais nous sommes tous différents (et le film le montre bien) et à la sortie de la salle, les avis divergeaient : un qui trouvait que "c'était pas bon", le deuxième "assez inégal", et le troisième (moi, donc) qui "avait beaucoup aimé"... Sans doute parce que ce dispositif qui se revendique en tant que tel (avec la part de sincérité et de calcul -de roublardise- que chacun voudra bien ou pas y trouver) sait rester à la hauteur des gens, simplement, de ceux qui sont filmés comme de ceux qui les regardent, mais sait ne pas rester simplement simplet, et nous accorde même le plaisir d'une mise en abîme : la vie qui continue derrière nos interlocuteurs, dans le rectangle (très cinématographique) de la grande fenêtre devant laquelle ils sont installés, et où le Rayrayalisateur les ré-inscrit avec intelligence - avec malice ?- dans une réalité qu'on peut supposer objectivement aléatoire (aléatoirement objective ?). Les petites histoires que ces gens nous racontent (les leurs) mises en parallèles avec les petites histoires des gens (les autres) qui passent, dehors. Les parleurs, comme les personnages derrières, par la fenêtre, ne font que ça, passer. inscrire définitivement sur l'écran quelque chose qui n'était, par définition, que provisoire, éphémère. Ca en devient ainsi, forcément, encore plus intéressant.
Et contrairement à ce qui avait été annoncé, le joli film de Rayray n'a été projeté que deux fois, à 18, à la sauvette dans le bôô cinéma... Shame shame shame on you!
Celui-là j'étais curieux de le voir, puisque deux de mes amies l'avaient, l'une adoré et l'autre détesté, et que j''avais envie de savoir de quel côté j'allais me ranger (bien qu'en ayant déjà une toute petite idée...). Une nouvelle catégorie de films : le film forain (catégorie où je pourrais ranger, par exemple, Sous le plus grand chapiteau du monde, qui était rediffusé à chaque Noël ou presque, ou Dumbo, qui l'est à présent tout aussi souvent). Sauf qu'ici il ne s'agit pas de cirque mais de théâtre. oui, de théâtre itinérant, sous chapiteau, avec une troupe bigarrée et haute en couleurs qui va de ville en ville -j'aligne les clichés, sauf qu'ils ne sont plus en roulotte mais en caravanes et camping-cars- pour présenter un spectacle tout aussi bigarré et haut en couleurs à partir de textes de Tchékhov. Léa Fehner (dont on avait beaucoup aimé le Qu'un seul tienne et les autres suivront, avec Réda Katebchounet) s'est inspiré ici d'une tradition familiale (plusieurs acteurs au casting portent le même nom qu'elle) qu'elle a visiblement connue, et nous invite donc à la suivre (à les suivre, plutôt). A la rejoindre. A monter en marche. Qui dit forain dit manège, et, au départ, c'est un peu comme ça qu'on le ressent. on se retrouve embarqué sur ce truc qui virevolte assez joyeusement, mais il faut s'accrocher sur son cheval de bois, qui monte et qui descend, pour bien suivre le rythme. C'est filmé de près, voire de très près, à l'épaule, et ça donne au début un peu le tournis.
Film itinérant, mais film choral, film familial. Il y a au centre de cette famille, le père, (le metteur en scène, le directeur, le boss) autour de qui gravitent femme, filles, maîtresse et les autres mâles de la collectivité dont un (Marc Barbé, rencontré dans le Sombre de Grandrieux, et qui semble avoir été depuis un peu cantonné depuis dans les roles dits "tourmentés") qui n'a pas l'air d'aller très (trop) bien et accumule les conneries et/ou provocations. C'est la vie d'une troupe, la vie d'une famille, avec ses petites et grandes histoires du quotidien d'une troupe (d'une famille aussi) : les problèmes de fric, bien sûr, les problèmes entre les gens (amour, jalousie, affrontements, rivalités, complicité) avec les sentiments qui vont avec (colère, regrets, enthousiasme, inquiétude, tristesse, exaltation) dans un éventail aussi varié et versicolore qu'un nuancier pantone.
Aux côtés de Marc Barbé se tient celle qui porte son enfant, jouée par une Adèle Haenel en très grande forme, et, bientôt, à très gros ventre, qui ne suit pas vraiment d'ailleurs les conseils de Régine Pernoud -ouah c'est une rebelle, une vraie de vraie, une pure et dure- et elle fait bien la paire avec Marc B., et c'est l'histoire de leur couple qui sert de fil conducteur (et de contrepoids à celle(s) du patriarche/metteur en scène de la troupe) au film.
Qui dit film choral dit film à plusieurs voix, et on n'en manquera pas, ici, de voix. Ca chante ça gueule ça rigole ça hurle ça murmure, et ça tonitrue et ça fanfare et ça canonne aussi (dans tous les sens du terme : à plusieurs voix et à plusieurs bouteilles, car si les nuits sont courtes, elles sont intenses et dévastatrices). Qui se clôt d'ailleurs sur une très belle scène polyphonique. C'est vraiment un film qui est du côté de la vie, et qui le revendique. A gorge(s) déployée(s). C'est vrai que, je le reconnais, ce n'est pas forcément un univers et une façon de vivre qui m'attirent ou que je connais très bien, mais ça fait sacrément du bien de s'y plonger et de se laisser porter... Mieux vaut trop d'excès que pas assez de manque, non ?
"Viens voir les comédiens Voir les musiciens, voir les magiciens, Qui arrivent, viens.." (Charles Aznavour, bien sûr, qui n'est pas forcément non plus ma tasse de thé mais qui là colle vraiment au thème, et à la façon dont il est traité)
ps : je me dis aussi que je n'aurais peut-être pas autant aimé si je n'avais pas su que ma copine Dominique avait autant détesté...
le matin, attendu vaguement (et en vain) le chauffagiste (qui devait passer aujourd'hui pour la fuite ds mes toilettes, mais il ne savait pas quand...)
pour midi préparé un plat de "légumes d'été confits au four" mais que je dois laisser cuire bien plus longtemps que prévu (les courgettes sont encore dures) et donc que je mangerai plutôt ce soir
13h30 : LA SOIF DU MAL (239) à la 1 (on est 4) Pauvre Orson Welles... déjà que je n'ai jamais réussi à voir CITIZEN KANE en entier, voilà que la même malédiction s'abat sur ce film-là. Pourtant la copie a été somptueusement restaurée (le noir et blanc est sublime), pourtant le plan-séquence initial fait partie de l'histoire du cinéma, pourtant Marlène Dietrich est magnifique en gitane à cigarillo (et en brune), pourtant Welles ne s'est pas donné le plus beau rôle... n'empêche que je me suis endormi (et re) pas mal, surtout au début, et qu'après j'ai trouvé ça longuet (la dernière partie avec le micro et le magnétophone est même assez laborieuse....)
(ma propriétaire d'amour me sms pour me prévenir que le chauffagiste est passé, qu'il a changé une pièce dans ma chasse d'eau et que tout va bien la fuite est réparée)
16h15 : FREAKY FRIDAY 2(240) en VO à la 12 (je suis 1) Il y a des actrices, comme ça, que j'aime depuis le premier jour, allez savoir pourquoi, et Jamie Lee Curtis en fait partie (je l'aime depuis HALLOWEEN, de John Carpenter, en 1978!) et ce film-ci dès que j'ai vu l'affiche dans le hall du bôô cinéma, j'ai su que j'irais le voir... Et voilà que le très aimable directeur du bôô cinéma nous a mis quelques séances en VO, l'occasion était rêvée! Impossible de refuser! J'ai donc enchaîné, après le film de Welles. Je n'ai pas vu le 1 mais je m'en fichais, parce que je connaissais le pitch...
C'est un film D*sney, à la ricaine, gros moyens, plein la vue etc., et pourtant c'est un film efficace, plaisant, sans excès de glucose, qui met de bonne humeur, bref le dosage estival parfait! Là où dans le 1 elles étaient 2 à échanger leurs corps (la mère et la fille), ici elle sont 4 à permuter : la grand-mère, la mère et les deux demi-sœurs! au début on s'embrouille un peu, et ensuite on se régale! (et la musique dépote souvent, ce qui ne gâche rien...) j'étais bien, là, tout seul, et quand j'éclatais de rire ça résonnait... sacrée Jamie Lee C.!
samedi 09
(moyennement dormi, réveillé et debout à 3h, puis recouché...)
la première chose que je vois en arrivant dans la cuisine (et qui me met de mauvaise humeur) c'est une, puis deux mites alimentaires (alors que je n'en avais pas vu depuis une dizaine de jours), que je n'arrive même pas à occire et qui disparaissent, ce qui m'agace encore plus (dans quel obscur recoin sont-elles déjà en train de se reproduire ?)
c'est tout moi : j'hésite toute la matinée à aller à Besac ou pas (bus à 11h25, film à 13h20), je temporise et bon je me décide au tout dernier moment : douché, rasé, habillé, les affaires dans mon sac, je vais à voiture, j'arrive à la gare 11h15 ric-rac ouf! le bus est là, les voyageurs ont d'ailleurs déjà commencé à monter, je me gare en face, j'arrive en trottinant (en courant aurait tout de même été excessif), et là je vois qu'il y a encore une loooongue file d'autres gens qui veulent monter, et là je fais mon Ismène ("Eh bien, j'irai demain...") et je repars à ma 'oiture. Et toc! (Oui, c'est tout moi...)
à midi, je mange -enfin- ces "légumes d'été confits" (il aura encore fallu que je rajoute 1/2h de cuisson aux courgettes pour qu'elles soient moins "al dente"... courgettes du diable, oui!)
je prépare une compotée d'abricots et de reine-claude à la vanille et à la cannelle (et autres épices) + un soupçon de bergamote (cristaux d'huile essentielle)
je commence à regarder (entregent...)CE QUE CETTE NATURE TE DIT (241) de Hong SangSoo, un Hong SangSoo un peu atypique parce qu'il est long (1h48), avec un générique tout en noir et blanc qui laisse croire que le film le sera aussi, alors que pas du tout, c'est de la couleur, filmé en longs plans-séquences (on a l'habitude) où ça parlera beaucoup (ça aussi), avec uniquement cinq personnages : une jeune fille, son amoureux, son père, sa mère, et sa sœur (et c'est tout), rassurez-vous, ils vont manger -très bien- et boire beaucoup (vraiment beaucoup, ça aussi on en a l'habitude chez HSS), jusqu'à ce que (c'est fatal) certaines choses soient dites... Au début, lors des premiers chapitres (qui sont numérotés, on est en droit de trouver ça très (trop) bavard, et même de piquer du nez par moments, alors on fait des pauses...
pour aller bien avec cette compotée délicieuse (je l'ai goûtée), il faut des petits gâteaux, alors je prépare une fournée de cookies, lors d'une de ces pauses (hélas ensuite il faut avoir la patience de les laisser refroidir pour les goûter)
... et on revient au film, -tiens, il y a même certaines scènes qui sont floues (HSS y aurait-il pris goût ?)- et là, merveille, on finit par être comme qui dirait récompensé de notre patience (d'ailleurs le numérotage des chapitres s'est arrêté, comme pour dire "bon, là, on est presque arrivé..." : je trouve que la dernière demi-heure est parfaite! (cruelle, mais parfaite) Comme on dit "la fin justifie le moyen (du milieu)". A très bientôt dans le bôô cinéma HSS (sortie prévue : début octobre)
tout le monde est là...
(la compotée est vraiment délicieuse mais les cookies n'étaient pas assez cuits! je les ai remis 5 minutes, mais bon du coup il faut encore attendre que ça refroidisse!)
le soir je me couche un peu tard parce que je me suis abonné à un site sur tel*gram où un monsieur réalise grâce à l'IA des messages de messieurs... bluffantes!
ce monsieur n'a rien de réel...
dimanche 10
quand j'ai allumé la lampe de chevet cette nuit, à mon premier ou deuxième réveil, j'ai vu -horreur!- tournicoter tout près de moi une mite alimentaire(que j'ai occise d'un coup de savate)
la chaleur remonte (dans tous les sens du terme) mais notre département ne sera classé en canicule que demain...
encore un dimanche dans la lignée des précédents
* en tenue de ouiqinde
* pas envie de sortir (ni de faire quoi que ce soit d'ailleurs
* (tiens je vais aller faire un peu la sieste)
* bon j'ai quand même démarré une machine, et, après, je suis même allé pendre le linge au grenier
la deuxième mite alimentaire était cramponnée au rideau de la cuisine, tout en haut, et occise elle aussi elle fut, et ce, sans pitié...
le soir je commence à regarder MAHJONG d'Edward Yang - avec Virginie Ledoyen toute jeunette, 20 ans...- mais comme je commence à piquer du nez j'arrête là pour ce soir
lundi 11
dormi 9h et quelques, en plusieurs segments, et je commence la journée en écoutant plein de musique sur y*utube, alors c'est bien...
comme je reste dedans (en tenue de week-end) je me suis (re)mis un peu au boulot : époussetage de quelques posts sur le blog, rédaction d'un mail à Romain pour faire le(s) point(s) sur les diverses choses sur lesquelles nous devons les faire (film surprise, horaires de la semaine italienne, soirées spéciales, etc., je transfère à M. et T. les mails de G. avec les liens de visionnage, qu'ils n'ont visiblement pas reçus.
Romain m'a répondu vite, alors je finalise le dépliant "Dodicesima settimana italiana"
je regarde encore un peu de MAHJONG, film qui nécessite un peu d'attention car il est choral (et, donc, avec pas mal de personnages...
en toute fin de journée je quitte ma jolie place (juste en bas) pour aller faire quelques courses (au Super U je suis obligé d'aller réclamer à la caisse centrale pour récupérer 2 euros et quelques d'une remise qu'ils ne m'ont pas appliquée)
mardi 12
(une fin de rêve dont je me souvenais plutôt bien au réveil mais qui a fini par se diluer ; il reste Michelle Tatu, Dominique et moi qui nous retrouvons rue Bersot (à l'angle avec la "rue de la gare des cars"), mais finalement Dominique nous annonce qu'elle nous laisse et va manger chez (?) une autre copine, je lui crie dessus "tu vois ce que je te fais, Dominique ?" en lui faisant un fuck de chaque main, pour montrer mon mécontentement, mais elle est retournée et ne le voit pas
on est chez des gens, je voudrais aller aux toilettes, j'ouvre une porte sur laquelle est écrit "Bureau de la directrice" (il s'agit de la dame chez qui on est), et derrière cette porte un espace assez confiné, avec plusieurs portes, plutôt étroites, peintes et décorées dans des couleurs vieillottes
une pièce comme un dortoir, avec plusieurs lits, à présent j'aurais plutôt envie de dormir, il y a sur plusieurs lits des couches de vêtements que je devrais débarrasser pour me coucher
dans le lit le plus près de moi, il y a quelqu'un qui dort, il tend le bras pour me caresser la jambe (je suis jambes nues) et je pense que c'est le mari qui a cru que c'était sa femme, ou plutôt le fils qui a cru que c'était son père
je m'apprête à sortir quand le père me demande d'éteindre la lumière : il y a un bloc avec quatre boutons carrés de couleur différentes, j'appuie sur chacun mais rien ne se passe, mais (?) m'en explique le fonctionnement : il faut appuyer sur chacun mais longuement, ce que je fais, et effectivement la lumière baisse.... Je n'avais que le tout début, mais la suite est revenue au fur et à mesure que j'écrivais...)
je sors de bonne heure (en savates!) pour garer ma voiture sur la "bonne place" (qui vient de se libérer) et pour sortir la poubelle jaune (comme ça je n'aurai pas besoin de re-sortir
je me mets donc "en tenue de ouiqinde" pour vaquer à mes occupations
je prépare un taboulé pour ce soir
et une autre petite compotée aux épices avec les fruits qui me restaient : reine-claude(s), abricots, une poire et une pêche de vigne, sauf que je n'ai plus de sucre vanillé (tant pis, je ferai sans)
à midi TLMVPSP a repris, et le champion Joël a été battu (il s'est ensuite volontairement sabordé en n'offrant "que" 100€ à celle qui l'avait battu 16 à 15, et qui a donc accepté de prendre le fauteuil)
je commence à regarder MERCREDI sur N*tflix (avec cette jeune actrice que je trouve si jolie...) un épisode, ça suffit! Puis un autre (mais ce sont des looongs épisodes)
je commence une autre série sur arte , plus accessible : un road-movie iranien en épisodes de 6 minutes : HAPPINESS (et les mecs -enfin, un surtout- sont beaux comme les iraniens peuvent l'être...)
le repas du soir est, quelle surprise, un bonheur : le taboulé (auquel j'ai ajouté le reste de concombre aux épices) est topissime (la semoule U grains moyens est juste par-faite!), j'en reprends même une assiette, puis un petit morceau de chèvre, et pour finir la compotée de fruits aux épices s'avère tout aussi parfaite... Longtemps qu'un repas ne m'avait pas fait cet effet-là..
oh oh, une page se tourne : j'apprends que le 30 septembre AOL met la clé sous la porte, après 30 ans de bons et loyaux services (ce fut mon premier fournisseur d'accès internet...)
souvenirs souvenirs...
mercredi 13
(charmante surprise à 5 heures du mat, -il fait encore nuit noire- lorsque j'ouvre la fenêtre du salon pour aérer : juste en dessous, cinq jeunes gens à barbe, chignon, casquette, bermuda, baskets, discutent, échangent, philosophent, que sais-je, tranquillement : inphotographiable hélas)
(je suis sorti tôt -8h- pour rentrer la poubelle jaune et m'occuper du journal de ma proprio, et après hop! je remonte vite me mettre à l'ombre)
j'imprime différents trucs pour la réunion de ce soir (nous serons 4 : Benoît, Jean-Claude, Hervé et moi, nous listons au moins une cinquantaine de films alors que nous n'aurons qu'une dizaine de créneaux libres pour les films...)
j'ai commencé avec... prudence le très gros APEIROGON de Colum Mc Cann, et ça me plaît beaucoup -ce début qui parle surtout d'oiseau(x)-
le soir, voilà que N*tflix m'appâte avec LE RETOUR DES CREVETTES PAILLETÉES, que je re-regarderai à nouveau jusqu'au bout (avec plusieurs avances rapides, quand même) ; le film est moyen, mais il y a cette fin magnifique, imparable, sur Heroes de David Bowie, qui emporte tout et m'a fait venir les larmes encore une fois..
jeudi 14
à midi le plaisir de manger avec Catherine au Globe, et d'être accueilli(s) avec un grand sourire par la serveuse à lunettes et le serveur à queue de cheval...
13h30 : AFRICAN QUEEN (242) de John Huston à la 5 (où on doit être 5, dont le grand Alexandre) Je n'avais jamais vu le film, ce fut un ravissement. Huston, Hepburn, Bogart, le bateau, l'Afrique, les rapides, les moustiques, l'aventure, l'amour, les péripéties : un sans-faute (juste un petit truc qui me dérange, c'est après que Rosie se soit mise à prier qu'il se met à pleuvoir : ben voyons)
arrêt sur image en début de film, péripétie supplémentaire nous n'avions pas de sous-titres!
après le film, voilà que Le Bureau est fermé "exceptionnellement" , alors on s'assoie devant, avec Alex, pour discuter un peu, surtout de cinéma...
après comme j'ai encore bcp de temps, je vais au McD* boire un latte frappé
17h15 A NEW OLD PLAY (243), que je trouve... somptueux! l'histoire d'une troupe d'acteurs ambulants, et, parallèlement, la "grande" histoire de la Chine, via les souvenirs d'un des acteurs qui vient de mourir et que deux dieux (le Singe et le Cheval) sont venus chercher pour l'escorter jusqu'aux Enfers, avant qu'il ne boive le potage qui lui fera oublier tous ses souvenirs... Trois heures extraordinaires
et le soir, sur la 4, au diapason de mes émois cinématographiques du jour, le somptueux GERRY de Gus van Sant (et, bien sûr, je repense au jeune homme en t-shirt vert qui me l'avait fait découvrir en 2005, -putain, 20 ans!- ou, plutôt, m'avait donné envie de le voir puisque je l'avais déjà dans ma dvdthèque... -je l'avais gagné grâce à Libé-)
bingo! j'ai posé ma 'oiture juste en bas de chez moi (ce qui est de + en + rare), et décidé que je ne l'en bougerais pas, et donc je vais faire à pied, d'assez bonne heure, tout ce que j'ai à faire, l'à peu près habituel circuit :
* chez Sandrine (acheter un chèque-cadeau pour Fran et commander un recueil de poésies intitulé Le corps des hommes),
* pharmacie (renouvellement des médocs anti-diabète),
* boulangerie (deux "bien blanches"), où j'admire les mains très tatouées du jeune préparateur
* primeurs (pastèque, abricots, tomates, et, soyons fou, encore cerises) où je parle un peu musique (Iron Maiden pour lui, Odezenne pour moi) avec le grand barbu que j'aime bien
je rentre à la maison avec un sac quasiment lourd de marché...
dehors les températures ont un peu baissé, mais à l'intérieur je n'arrive pas à descendre en-dessous de 28°
samedi 5
(mmmmh c'est tombé à 22° avec les fenêtres ouvertes cette nuit, j'ai même ouvert celles de la cuisine et entrouvert celle de la salle de bains, l'appart est désormais courantd'airé d'un bout à l'autre)
une journée un peu "en vrac" : (pour garder ma voiture stationnée "à la bonne place') je pars à pied pour aller prendre le bus de 13h50, je réalise en buvant un café au Globe (je suis en avance) que j'ai oublié mon téléphone à la maison, mais que je n'ai pas assez de temps pour faire l'aller/retour à pied, je pars donc comme ça (sans téléphone et donc sans heure!)
à Besac ouch! c'est la braderie, je passe d'abord chez ma bouquiniste où je trouve un petit Jünger (La cabane dans les vignes) et je demande un grand sac en papier pour y ranger la veste de sweat qui m'encombre (je ne sais pas pourquoi j'ai pris ça...)
à l'Intranquille j'achète deux polars de chez Totem pour l'anniversaire de Marcello
j'arrive très en avance au Victor Hugo, mais je discute dans le hall avec plusieurs personnes : ma voisine de chaise d'abord, puis Caroline, puis Gérard M., puis Jean-Luc C. ...
16h : REFLET DANS UN DIAMANT MORT (198) -je suis venu spécialement pour ça- que je vois avec Jean-Luc C., et qui ne m'enthousiasme pas plus que ça (en tout cas pas assez pour que je le propose pour notre programmation)
Caroline me propose des goodies tout juste arrivées sur 3 films d'Edward Yang (notamment le grandissime YI YI), et, comme je ne sais pas trop quoi faire avant le départ de mon bus (19h10) elle me propose très gentiment de regarder le début d'un film de mon choix, je me décide pour ISLANDS (elle viendra me prévenir quand ce sera l'heure d'y aller)
je m'installe au 4ème rang au bord (pour bien voir la porte), arrive Pacoune qui vient voir le film en question, et à qui j'explique succinctement que je ne resterai pas jusqu'au bout
à l'heure dite je quitte la salle (j'ai trouvé ce que j'ai vu du film très bien), je remercie Caroline et pars prendre mon bus (dans une chocolaterie, en chemin, j'achète une tablette de chocolat "Dubaï Style" -que la dame me conseille de mettre au frais avant de la goûter, elle me donne en plus un "chocolat dégustation" (ganache vinaigre balsamique et fraise), un délice...-)
trajet en bus sans histoires (peu de monde), et après le trajet de retour à pied jusque chez moi me parait interminable (la jambe me fait mal) mais je finis par arriver à bon port...
dimanche 6
le matin je regarde -quelle chance ! (entregent) la suite et fin de ISLANDS (199)
qui n'est en fin de compte pas du tout le film que j'avais imaginé en voyant la bande-annonce, (un genre de remake de Plein Soleil), mais pas du tout du tout, et que je trouve vraiment très bien... -j'aime beaucoup la dégaine de l'acteur principal et le fait qu'on le voit régulièrement couché au début de chaque journée... -(je vais demander le film à la réunion de mercredi à la place du DIAMANT MACHIN...)
un dimanche entier à ne pas faire grand-chose (je suis sorti acheter du pain et du beurre, et récupérer un livre commandé chez le buraliste qui a fait de l'humour en me demandant "Qu'est-ce que tu vas voir ?" (c'est aussi le caissier/propriétaire du bôô cinéma)
à 17h (l'heure du goûter) j'ai mangé un carré de chocolat de Dubaï, et je dois dire que c'est pas mal... allez je m'en offre un second et je le range!
je regarde (entregent...)MIROIRS N°3 (200) de Christian Petzold, que je trouve formidable (le film sort fin août), et je réalise que j'ai oublié le réalisateur dans "l'état des lieux de ma cinéphilie", oubli fâcheux que je répare aussi sec. Un beau film avec Paula Beer, dans une histoire de deuil(s) : Top 10 je pense (un film simple en apparence, mais de plus en plus fort de par ses bifurcations narratives successives, et qui reste longtemps en tête (et Paule Beer est toujours aussi splendide...)
lundi 7
je m'étais levé tôt, puis recouché et à 10h et quelques dring! puis re-dring! (il fallait le temps de mettre une culotte, qd même!), et, comme espéré, c'était E. On a filé fissa dans la chambre pour un câlin caliente.
en début d'après-midi j'ai pris ma voiture (et donc libéré cette super-place) :
* passage au local (pour vérifier les jours et les heures d'ouverture pendant les vacances)
* puis à GEM* pour jeter un coup d’œil sur les soldes (une chemisette à -50% et un t-shirt à -75%)
* au cinéma pour déposer les dépliants Au rythme de Vera récupérés à Besançon
* et quand je reviens, le véhicule des deux gredins occupe triomphalement "ma" place (heureusement l'autre, à côté, est libre...)
mardi 8
(21° ce matin juste avec les fenêtres ouvertes ; ça fait du bien ; "on" nous a bien recommandé d'en profiter pour aérer et rafraîchir les habitations car les températures vont bientôt remonter...)
à 10h je passe chez les Soria pour souhaiter une bon anniversaire à Françoise (ça fait très longtemps que ça ne m'est pas arrivé), je bois un café avec eux au salon, ils sont avec leurs petits-enfants, le merveillon et la merveillonne, que je trouve particulièrement bien élevés (pour des enfants)
à Esprit P*ysan je demande des renseignements sur l'onglet de veau (et la différence avec la hampette, juste à côté, la vendeuse appelle à l'aide un "vrai" boucher, qui me fait l'article sur la déliciosité de ce petit morceau (il y en a 160g, je vais me laisser tenter), s'ensuit une scène un peu ubuesque : le morceau n'est pas répertorié sur l'ordi, il cherche un morceau au prix équivalent, le trouve à peu près (21,10 le kg au lieu de 23), le pèse et me le facture, la demoiselle prend le paquet, mais avant de le fermer, y adjoint, sans faire attention, le morceau de hampette (160g) qui attendait à côté sans rien demander à personne, ferme le paquet , me le tend, et je pars à la caisse, tout guilleret de cette aubaine...)
à midi (aucun rapport) je me suis préparé un steack tartare
l'après-midi je farfouille dans mes disques durs externes pour y faire un peu de ménage, je finis par tomber sur CUPCAKES (201) d'Eytan Fox (2013), enregistré il y a très longtemps sur can*lsat et jamais regardé, je le regarde donc
c'est très kitschouille, cette parodie d'eur*vision (et pas forcément ce que le réal a fait de mieux) mais bon j'aime cette façon que ça a de finir en hyper-happy end pour chacune et chacun...
du coup je découvre sur all*ciné qu'il a réalisé un autre film en 2020, sorti directement en vidéo, mais visible sur Univers ciné, et donc ( après avoir payé mon écot) je l'enchaîne directement : SUBLET (202) (CHAMBRE A LOUER)
et je trouve ça beaucoup beaucoup mieux, cette -jolie- rencontre à Tel Aviv entre Michael, journaliste new-yorkais "d'un certain âge" et Tomer jeune homme qui lui sous-loue son appart'... (et il finira évidemment par se produire entre les deux ce que vous pensez hihi...)
mercredi 9
j'ai entamé la lecture de La cabane dans la vigne, d'Ernst Jünger, mais elle se révèle ardue : si je suis passionné par les nouvelles de la guerre (on est en 1945) et celles du jardin (j'apprends pas mal de noms de fleurs), j'ai beaucoup plus de mal avec les considérations métaphysiques et philosophiques... la forme adoptée -celle du journal- me permet d'en fractionner heureusement la lecture (un jour par jour)
je regarde la programmation 25/26 du Théâtre municipal (dans un sms, Manue m'informe que elle aussi...) : à vue de nez j'en aurais pour 150€...
le facteur (remplaçant ?) est un goret, il a tout foutu en vrac dans la boite, à la va-comme-je te-pousse
à 18h réunion de programmation au local (J-C, Benoît et Antonella, Hervé, Isa et moi...), nous évoquons d'abord la dodicesima settimana italiana, puis la programmation d'août (et un peu début septembre)
jeudi 10
(rêvé avec obstination -le rêve a repris après mon réendormissement_ du film de Raphaël Quenard (que je dois aller voir cet après-midi) : d'abord il fallait le colorier soi-même, ensuite c'était beaucoup plus confus -à un moment je mime le début du Köln Concerto; sans être vraiment convaincant...-)
ce matin dehors il fait 13° (nous sommes sous l'effet d'une "goutte froide" et nous avons intérêt à en profiter...)
à midi, dernier repas de l'année scolaire (avec Marie et Catherine, Isa est partie à Dijon chercher son fils...) et on dit "rdv en septembre pour notre prochain repas à 4..."
au courrier, un libé "normal", un joli livre envoyé par M*mox (Jeunes Loups, en Rivages grand format, comme neuf), et une très jolie carte envoyée par Emma, d'Edi Dubien (le monsieur dont elle a vu l'expo au Musée de la Chasse) "Boys don't cry"
16h : I ♥ PERU (203)de et avec Raphaël Quenard (on est 2 à la 10) un film qui me laisse... perplexe : être un gros con ? passer pour un gros con ? se faire représenter comme un gros con ? Je ne sais pas à quoi m'en tenir (toujours ce problème de "premier degré / second degré" )
en rentrant, un embouteillage dans ma rue : un camion est coincé tout en bas et ne peut plus avancer (et est donc forcé de reculer) et les voitures qui s'emboîtent et s'entassent derrière doivent faire de la place (reculer ou carrément demi-tour) et très vite le ton monte, et le mec furax sorti d'une voiture derrière moi est sorti pour invectiver le chauffeur de celle devant moi en lui criant dessus qu'il aurait pu faire demi-tour (ce qu'il est en train de faire) plus tôt, moi je me suis garé devant le porche, en bas de chez moi, en demandant à ma proprio si elle m'autorisait à le faire...
10h : visite (comme annoncé) de ma proprio suite à une histoire de fuite d'eau... mystère (peut-être les toilettes ? Il faut que je fasse le "test de la feuille de papier"...)
échange de sms avec Catherine et Isa: on se retrouve au cinéma à 13h30...
13h30 : LE RIRE ET LE COUTEAU (233) de Pedro Pinho (3h33!) où les aventures de Sérgio, un ingénieur portugais joliment barbu et joliment velu aussi (il passe son temps à se mettre torse-nu pour se rafraîchir!), missionné en Guinée Bissau (où il a très chaud, donc), et de ses relations sociales, professionnelles, affectives (affectueuses) avec les autochtones, surtout deux d'entre eux : Diara (qui arborera pendant le film un nombre impressionnant de coiffures et de perruques) et Guillermhe, un grand échalas follement gay. (pas mal aussi du côté capillaire)
Diara et Sergio (plutôt vers le début)Gui et Sergio (plutôt vers la fin)
Un film-fleuve (on pourrait aussi bien dire film-pirogue, ça dépend du trajet -du débit!-). Une déambulation, donc. Sérgio, donc, au début tout seul mais dont on comprend qu'il cherche à ne pas le rester longtemps... Des rencontres, des retrouvailles, des refus, des pertes aussi. La Guinée Bissau (et donc, l'Afrique) ça n'est pas (si) facile. Mais Sérgio, bonne pâte, est plein de bonne volonté, et nous aussi, on est content(e)s de l'accompagner...
Un film que j'avais découvert grâce à la dithyrambique critique cannoise qu'en avait fait Libé, et immédiatement inscrit dans la liste de mes vœux. Pourtant l'Afrique me reste (et me restera) terra incognita, et du coup je me retrouve dans le regard de Sérgio, et, de la même façon dans celui du réalisateur. Un film-continent, un film-monument, livré sans mode d'emploi ni règle du jeu. Des fois on est dedans, et des fois on n'y est pas, des fois on comprend et d'autres pas, mais on se laisse trimballer par le flux du récit, avec parfois la surprise d'ellipses abruptes... Et c'est vrai que ce Sérgio est pour beaucoup dans le charme du film!!
samedi 2
(sur suggestion matinale de Manue, nous convenons de nous retrouver au Lion à 9h30)
très étonnant : voilà que arte propose le visionnement de TROMPE L'OEIL de Claude d'Anna, vu à sa sortie en 1975, (j'avais 19 ans!) mais jamais revu depuis, auquel est rattachée la citation "l'illusion du secret, c'est le secret de l'illusion" , qui m'a longtemps fasciné... (à moins que ce soit pour son film suivant, L'ORDRE ET LA SÉCURITÉ DU MONDE ?) Bon en tout cas, visionnement prévu ce jour...
à 9h30, comme convenu on se retrouve avec Manue -elle est arrivée la première- : il pleut et il fait soleil (les fameuses giboulées d'août hihi) et on discute, de façon toujours aussi plaisante, le temps de deux crèmes successifs)
puis un tout petit tour de marché avant de rentrer chez moi...)
17h45 : L'AVENTURA (234) de Sophie Letourneur (on est 8 à la 9 : trois couples, assis à chaque fois pile au milieu du rang, l'un derrière l'autre, et, au dernier rang, symétriques, une dame tout au bout à droite (qui m'a pris "ma" place), et moi, donc tout au bout à gauche...). La musique du générique de fin (la chanson de Stone & Charden reprise par Letourneur & Katerine) est parfaitement imparable. Irrésistible, sur un fond bleu comme le ciel d'été. Et ne peut donc que vous mettre dans les meilleures dispositions à propos de ce vrai-faux-mais un peu vrai quand même film(s) de vacance(s) en famille, construit selon un principe plutôt malin de double (voire multiples) temporalités. Sophie, Jean-Phi, mais cette fois-ci avec les enfants, Claudine et Raoul. Un cahier de vacances, avec le bordel des vacances (auquel s'ajoute celui de la famille), avec les petits bonheurs de vacances, les petites tristesses aussi, les chamailleries, les réconciliations... On est un peu déstabilisé au départ, ça parait foutraque en apparence et il faut juste le temps de prendre le rythme... Et voici pour moi, sans doute aussi le meilleur film de Sophie Letourneur. (Contrairement à mon souvenir, j'avais plutôt beaucoup bien aimé VOYAGES EN ITALIE, son précédent, là)
je suis les conseils de Christian B. et je vais jeter un œil sur Dr*moy : c'est très facile d'accès, l'offre est conséquente (mais hélas tous les films sont en VF) ; pour le plaisir je jette un œil sur DANGEROUS ANIMALS (il est possible de faire des copies d'écran! Ce dont je ne me prive pas.) :
(je ne me lasse pas de cette scène...)
et je termine avec le dernier spectacle de Roman Frayssinet...
dimanche 3
(relâche)
lundi 4
(oui bon j'ai eu un coup de mou, ça arrive...)
le premier bonheur du jour (comme chantait Françoise Hardy) : j'ai récupéré les QV sur twiXter, qui a mis la France au régime sec en bloquant TOUS les "contenus sensibles" depuis une semaine (X sans zizis c'est triste je vous le dis et ça n'a pour moi aucun intérêt!)
Non seulement il faut modifier son compte en disant que vous habitez "ailleurs", et pour ça il me fallait mon mot de passe X, que je n'avais plus (et que, curieusement m*zilla n'avais pas mémorisé), et pour ça il fallait que je dise que je l'avais oublié, et pour en récupérer un nouveau il fallait que j'aille sur gmail.com (que j'utilise rarement) et que je récupère le code qu'ils m'avaient envoyé, que je revienne sur X, que je tape mon nouveau code, puis la confirmation, et que je reprenne le processus de modification sauf que là "une erreur s'était produite" que twiXter ne s'ouvrait plus, et que je ne pouvais plus rien faire, sauf redémarrer l'ordi
et là ouf! ça marchait...
mais EN PLUS il fallait que je paramètre mon VPN comme si j'étais aux Zétats-zunis, et là, miracle, je retourne sur twiXter et the QV are back!!
(ça m'a quand même pris une heure tout ce bazar hein...)
et, de fil en aiguille, j'ai repensé à la chanson d'Arno :
"je ne suis pas un communiste
je ne suis pas un cycliste
je ne suis pas un catholique
je ne suis pas un footbaliste
allez allez circulez
avec ton cul de pédé
j'aime les femmes
j'aime les garçons
et comme j'ai déjà dit
j'aime les zizis
putain putain
c'est vachement bien
nous sommes quand même
tous des Européens"
(juste pour la phrase "j'aime les zizis", c'est vrai, je l'avoue, je le reconnais, mais pour le reste hein ça fonctionne aussi!)
>>>histoire de la fuite d'eau (suite et fin) : ça venait bien de mes toilettes ! (après vérification in situ avec Nelly ma proprio)
(en partant au ciné) le jeune homme (tenue orange de travailleur -bermuda- casquette et barbichu) qui désherbait en face du funérarium, je l'ai vu une première fois en descendant vers le super U, et n'ai pas pu m'empêcher d'y repasser en en revenant et de le mater encore une fois en regrettant de ne pas pouvoir m'arrêter (catégorie "les plus belles photos sont celles qu'on ne prendra jamais")
je prends un café double au B*reau avant le film, le gentil serveur (celui avec une moustache débutante) l'accompagne gentiment de 3 langues de chat, puis il va farfouiller dans sa caisse et revient avec un éventail en cadeau de la même opération promo que les bananes dorées et les chaussettes de tennis)... vraiment tout ça est très gentil! je le remercie...
16h : LE RIRE ET LE COUTEAU (235) Eh oui j'y suis retourné, j'en ai repris pour 3h30 (cette fois-ci à la 1, d'abord juste avec Hervé, puis un couple qui est arrivé en retard croyant sans doute la séance à 16h15), et je l'ai encore plus apprécié cette fois que la première, parce que je n'y ai pas dormi du tout, (et vu plusieurs scènes qui m'avaient ainsi échappé), et parce que j'ai pu voir dans son intégralité "cette" scène que j'avais à moitié manquée en allant aux toilettes lors du premier visionnage... Je revois du coup mon jugement encore à la hausse (top10!) et je ne peux m'empêcher de frétiller en pensant qu'une version de 5 heures est prévue à la rentrée! Je la veux! Je la veux!
je sors à 19h45 et je n'essaie même pas de pousser jusqu'au M*cDo...
mardi 5
la première quinzaine d'août c'est toujours pareil, les boulangeries ferment presque toutes en même temps : il faut marcher bien plus que d'habitude pour trouver du pain!
après avoir trèèèèès longuement hésité (pesage de pour et de contre, lecture de critiques, lecture même des spoilers dans les critiques spectateurs) j'ai décidé de ne pas aller voir SUBSTITUTION... (Pépin n'a même pas répondu à ma suggestion...)
d'ailleurs oh oh un petit sms de B., en villégiature au lieu habituel (il a fauché hier, là il pêche) et je comprends qu'il me sollicite, je lui pose la question franchement et il répond "Ouiiiiii" et donc j'y vais (en partant vers la voiture j'ai revu le jeune travailleur d'hier qui désherbait, et je l'ai photographié précipitamment de loin, je ne suis pas sûr que ça donne grand-chose...)
Ce n'est qu'à 1/4 d'heure de voiture, c'est plutôt bucolique, il m'attend il a juste un short et rien d'autre, (...) et nous passons une heure trèèèès agréable
après, quand j'ai fait des courses au S*per U, j'avais l'impression que tout le monde savait en me regardant que je venais de faire des cochonneries pendant une heure...
à la sortie, une petite voiture familiale stationnait devant le distribanque, un gros utilitaire blanc était nez à nez avec elle, il a fini par déboîter, et en arrivant à ma hauteur, m'a fait signe d'ouvrir ma vitre et m'a dit très fort, en montrant l'autre "Gueule-z'y dessus, il veut pas laisser la place..."
mais je n'ai rien crié du tout je voulais juste revenir dans le magasin pour photographier ça...
mercredi 6
(le matin, le voisin du dessus pète les plombs une nouvelle fois, il hurle au téléphone contre son ex, et a même ouvert la fenêtre en grand pour que tout le quartier puisse en profiter...) les flics arrivent, se garent, discutent 5 minutes ("appelés par le voisinage", me dira plus tard Nelly) puis repartent... (ces accès de colère, ces hurlements, cette violence, me paralysent...) il finit par se calmer. Ouf
15h30 : RAPACES (236)que j'avais (re)demandé, et je m'aperçois avec plaisir que nous sommes une dizaine à la 1. Un film qui suit le quotidien d'une équipe de journalistes de... Détective, où les fouille-merde présentés au début comme plutôt antipathiques vont progressivement devenir chers à nos cœurs en menant l'enquête, au prix de quelques coïncidences un peu grossières, comme des vrais Bibi Fricotin (j'ai l'air de plaisanter comme ça mais toute la partie finale -le restau, puis la poursuite en voiture- atteint un niveau de suspense que je n'avais pas ressenti depuis longtemps au cinoche...). Tous les interprètes (Sami Bouajila, Mallory Wanecque, Jean-Pierre Darroussin, Valérie Donzelli, Stefan Crépon) sont impeccables...
et ensuite je retrouve Emma, qui va voir le premier film de la Trilogie d'Oslo à 18h, qui est en train de finir son premier thé (elle en commandera un second) tandis que je prendrai un virgin mojito... bien, mais juste un tout petit peu trop sucré
jeudi 7
marché du jeudi (je n'ai plus de légumes!), et, zen, je n'achète ni fromage ni charcuterie... (ça ne durera pas, je pense...)
à midi, une portion de "branlette de morue" (qui est quand même vendue 30€ le kilo, ce que je trouve un peu excessif : c'est que des patates et de la morue, non ?)
(malin : avant le film "qui fait peur", toutes les bandes-annonces sont celles de films qui font peur à venir, et je trouve plaisante cette unité thématique)
15h30 : ÉVANOUIS (237) en VO dans la salle 4 (on y sera 2) un film qui, à l'arrivée, ne ressemble pas du tout à ce que la bande-annonce voulait nous vendre (un banal "bouh fais moi peur") et vaut même beaucoup mieux que ça, et je vais carrément trouver ça excellent! (le titre en VO, WEAPONS, vend un peu plus la mèche...) J'aime beaucoup ce point de départ de la disparition à la même heure de tous les élèves d'une même classe -sauf un, ce que la bande-annonce omet -sciemment- de nous dire-. Le film est très habilement construit (chapitres successifs centrés à chaque fois sur un personnage différent, donc un aspect de l'histoire, qui laissent à chaque fois les choses "en plan", mais font progresser astucieusement l'histoire à leur manière, jusqu'à ce tout soit à sa place, pour un final d'anthologie...)
et en rentrant chez moi, je trouve un lien envoyé par Gérard M. pour un autre film à visionner pour le festival Parlons d'Amours 4, ce que je fais illico :
MASPALOMAS (238), sortie prévue en juin 2026! Un film en basque, sous-titré en anglais. La touchante histoire de Vicente, un papy de 70 et quelques et vivant (bien) son homosexualité à Maspalomas, quand un problème de santé pousse sa fille à le faire admettre en maison de retraite, où il décide de cacher sa vraie nature...
Il irait bien dans le Festival Parlons d'amours, sinon on le prendra(it) dans la programmation ADC
(bout de rêve : je suis revenu dans ma maison d'enfance, dans la chambre de mon demi-frère G. je fouille un peu, je trouve par exemple, tombées par terre, des K7 VHS m'appartenant (je reconnais ma petite écriture appliquée sur les étiquettes) et je m'étonne de les trouver là (je pensais avoir tout jeté à la déchetterie) quand je lui pose la question il élude en me parlant d'une émission sur un terroriste célèbre... je fouille dans la chambre, je voudrais trouver des affaires lui appartenant ; sur la première étagère près de la porte, des gâteaux enveloppés, des boissons, je comprend que ce sont les fournitures alimentaires pour la garderie -j'avais écrit galerie - qui est juste à côté ; dans la grosse armoire je ne trouve rien non plus, et je m'étonne que dans sa chambre il n'y ait aucun de ses vêtements...)
un rdv chez ma dentiste à 13h qui m'empêche d'aller au cinéma à 13h30 : si j'avais consulté mon téléphone j'aurais pu voir qu'il y avait bcp de retard, et que donc si je préférais je pouvais annuler le rendez-vous ; dans la salle d'attente il y avait 5 personnes et donc la secrétaire m'a donné un autre rdv pour mardi prochain à 15h30
13h30 : LES 4 FANTASTIQUES (223)(en v.o à la 8, la "salle des bourrins", qui confirme son appellation) on est quand même 7 ou 8 (que des ados à part moi) et ça confirme une chose : les films de super-héros, ça me gonfle! J'ai copieusement dormi pendant l'interminable combat supersonique -et très bruyant- contre Galactus, le montre qui veut manger la Terre. Dieu que c'est bête. Une niaiserie supersonique, et voilà (on est sûr d'une chose : il y aura une suite (annoncée au beau milieu du générique de fin, au terme d'une séquence "4 ans plus tard") et, bon, Pedro Pascal ne me passionne pas en tant qu'acteur!
samedi 26
"Rien"
(comme avait écrit Louis XVI sur son agenda au jour du 14 juillet)
Il y a des jours comme ça hein : je ne suis pas sorti, je ne suis pas allé au marché, je n'ai pas acheté de pain, je ne me suis pas vraiment occupé du repas de midi... je ne sais même plus si je me suis habillé, je suis resté devant mon ordinateur et incapable d'en bouger jusqu'à une heure avancée (le soir j'avais presque une tendinite au bras droit, à cause de la souris...) oui je suis là-devant comme qui dirait dans un état de sidération, pris comme un lapin dans la lumière des phares, et incapable d'en bouger sans l'intervention d'un élément extérieur...)
tard le soir Malou m'a envoyé un sms pour me dire qu'elle était 1ère pour la journée sur le site de tarot en ligne, je l'ai félicitée en réponse, et elle m'a rappelé aussitôt pour m'expliquer sa bonne fortune... J'étais très content pour elle
j'ai pris un cacheton contre la douleur car la nuit précédente ma jambe m(avait un peu fait souffrir...
dimanche 27
(et en effet j'ai mieux dormi...)
pour midi (c'est dimanche) j'ai fait décongeler le morceau de veau qui m'était revenu "en plus" à Esprit P*ysan (je pense que c'est celui qui était étiqueté "hampette"... joli, non ?) et j'ai trouvé ça délicieux (deux morceaux tout en longueur)
à 13h30 alors que je me pose sur le ca'pé, voilà que sur arte démarre précisément LE MESSAGER (224), de Joseph Losey, Palme d'or en 1971, et que je n'ai jamais vu, et donc je m'installe... J'apprécie doublement le générique (des gouttes sur une vitre, et une musique de Michel Legrand qui ne ressemble pas a priori à une musique de Michel Legrand, pour moi ça aurait pu être plutôt du Morricone...) Un film "en costumes" astucieusement construit, très british (à la Ivory...) avec en tête d'affiche une splendide Julie Christie (la lady, avec vraiment beaucoup de cheveux,) et le non moins splendide Alan Bates (que j'ai trouvé ici furieusement beau) (le paysan), avec entre les deux un gamin qui fait des allers-retours avec des lettres dans sa poche... (Mercure, "le facteur") et qui est en fin de compte le narrateur de cette histoire qui évoque l'Amant de Lady Chatterley, mais dans un film aussi touchant que réussi, et, surtout, compréhensible, ce qui n'est pas toujours le cas chez Losey (je me souviens de The Servant, ou, encore plus, d'Accident, qui m'avaient laissé... perplexe)
J'ai commencé un livre que certains hasards concomitants m'ont poussé à lire : En cas d'amour : psychopathologie de la vie amoureuse, d'Anne Dufourmantelle ; j'ai trouvé que cette dame écrivait très bien, j'ai terminé le premier chapitre
je regarde le premier segment de FIVE de Kiarostami que je viens de télécharger via mon copain cinéphile portugais de twiXter... dix minutes de flux et de reflux avec un bout de bois, ça m'apaise... (même si je réalise, après coup, que je l'avais déjà dans ma vidéothèque)
de là...... à là!
puis j'attaque le visionnement des films pour lesquels Gérard M. nous a fournis des liens de visionnage...
Commencé par TRANS MEMORIA (225)de Victoria Verseau (pour être honnête, les codes fournis pour les deux films précédent d'abord tentés ne fonctionnaient pas, et celui-là a bien voulu...) un documentaire franco-suédois sur les personnes trans, un film plastiquement magnifique, où l'on suit trois femmes (la réalisatrice et deux amies) + une quatrième, absente, que le film va s'employer à chercher...
je regarde ensuite l'intriguant (par son titre) DRUNKEN NOODLES (226)de Lucio Castro, un amour de film argentino-américain, qui démarre avec les aventures d'Adnan, plus ou moins en vacances dans la maison de son oncle à New-York (qu'il lui a laissée pendant les vacances... c'est très très gay (les lieux de drague, les rencontres nocturnes, les regards des hommes, les sentiments (si si...) les partouzes aussi, tout y passe ou presque mais, paradoxalement, dans une certaine softitude (on verra des fesses, ça c'est vrai, mais le seul appendice mâle entraperçu est visiblement une prothèse...), donc, bien sûr, il reste les sentiments (et une construction originale... Une louchette de fantastique, beaucoup de tendresse, que voilà un film plaisant pour notre Festival LGBTQI+ (j'espère que je n'en ai pas oublié) du mois de novembre...
et je termine par NIGHT STAGE (227) un film brésilien de Filipe Matzembacher et Marcio Reolon, un film "follement gay" qui commence plutôt très bien : deux potes colocataires, un black un peu follasse (de par sa garde-robe, surtout ses petits hauts façon crop-top) et un petit blanc (barbu à la peau claire), membres de la même compagnie de théâtre entrent en rivalité pour le premier rôle d'une série télévisée, quand le black rencontre un joli barbu rouquin qui va se révéler être candidat à la mairie de la ville, et que son goût (leur goût) pour l'exhibition sexuelle va mener à sa (à leur) perte. La première heure se tient très bien, mais ensuite les choses vont se gâter progressivement (à partir de l'apparition du bonhomme "tout cuir" à la fête de la troupe... On s'achemine hélas un peu vers le n'importe quoi narratif...) Plus hot que le film précédent (on a même droit à quelques furtives QV) mais beaucoup moins convaincant...
lundi 28
10h et quelques : dring! puis dring dring! (il faut le temps que j'aille à l'autre bout de l'appart'' pour prendre un peignoir et dissimuler ma nudité de vierge effarouchée, des fois que ça ne soit pas la bonne personne qui sonne...) j'ouvre et oui c'est bien E. en tenue estivale (un short / un t-shirt) qui a envie de passer dans la chambre sur le champ, et c'est ce qu'on fait... un moment trèèès agréable (j'avais très envie de rouler des patins, ça tombe bien...) avant de partir (après la douche, il m'informe que dans 5 jours, il part en vacances pour 15j...
pour midi j'ai fait des tomates sautées au vinaigre balsamique (avec juste un chouïa de sucre pour relever la sauce, comme le faisait mon père) pour faire de ce plat, comme l'annonçait la dame "une tuerie" (qui oui, peut-être à tort, m'a rappelé mon enfance...)
à 13h30 au cinéma, où j'avais rdv avec Isa pour une séance en vo de DANGEROUS ANIMALS (228), un film estival et frappadingue (et australien) avec, sur un bateau (rouge et jaune, très joli sur la mer bleue), une surfeuse blonde, rebelle, aussi douée de ses mains que McGyver, son jeune soupirant délicieusement sexy, qui sont séquestrés par un serial-killer bien givré (le propriétaire du bateau) -sexy aussi dans son genre, (en ce qui me concerne) - dont le taf (le kif) est d'enlever des demoiselles, et de les donner à boulotter aux requins, en filmant le tout (sur VHS, on est dans les années 80/90, on a les vidéothèques qu'on peut...)
Comme on n'était que deux dans la salle, avec Isa on s'est autorisé une séance "comme les deux vieux du Muppet", avec réactions à vif et commentaires à haute voix assortis (puisqu'on ne dérangeait personne). Du bonheur régressif, mais efficace!
après on a le temps de boire un coup au Bureau (hélas pas encore en happy hours) et je repartirai, quand même, (après avoir un peu chouiné) avec deux bananes supplémentaires : une dorée et une bleue irisée (plus une paire de cho7 36/40)
un petit passage au S*per U pour acheter des sachets-congélation (j'allais écrire "consolation" ahah) et quelques autres bricoles, et me voilà de retour at home, avec, soudain, tiens, un léger flottement (ça m'arrive de temps en temps, oui) -comme chante Vanessa "Today, j'ai le vague à l'âme, je n'sais trop pourquoi..." -
mardi 29
(rêves répétitifs et agaçants dont je ne garderai, heureusement, aucune trace au réveil)
je me lave les dents consciencieusement + hydrojet + les brossettes + le bain de bouche à l'huile d'olive thym citron + (pas tout en même temps, hein,) tout ça parce que j'ai un rdv chez ma dentiste chérie (celui de la semaine dernière qui a été reporté)
dès mon arrivée tout va bien, pas d'attente, j'attends à peine 5mn (le temps de photographier un joli rebeu au comptoir -qui laisse son moteur tourner le temps de prendre son rdv- et qui, en plus d'être joli s'avère très drôle, il rit, la secrétaire rit, et je ris aussi du coup..) Je vais rester très peu de temps (juste un petit coup de détartrage, on parle de cette molaire qui bouge un peu mais qu'on n'arrachera pas tant que je n'aurai pas mal, et en plus j'ai des compliments pour l'état de mes gencives -j'en suis rose de joie-) je reprends néanmoins rdv pour le 1er octobre (ohoh ce sera le premier jour de la Settimana Italiana!)
et en sortant me voilà du coup d'humeur plutôt joyeuse, et j'appelle Pépin pour venir chercher de la menthe (j'ai vu qu'ils étaient rentrés) et du coup me voilà invité ce soir pour manger des crêpes chez eux...
(j'ai le temps de mettre en page le dépliant pour Play it again (8 films, du 19 au 29 septembre, soit juste avant la Settimana Italiana, du 1er au 7 octobre...)
à 19h30 me voici chez Co & Pépin, où je suis accueilli par Loulou, Pépin, Coralie, et aussi Ali, Thelma et Ninon (tous les petits enfants sont là!) pour une joyeuse (et gourmande) soirée crêpes (avec la crêpière au milieu sur la table c'est plus facile!) on mangera beaucoup de crêpes et on boira beaucoup de cidre...
J'ai apporté un pot de pâte à tartiner chocolat/ sarrasin / fleur de sel, et je vais découvrir (via Loulou) l'ov*maltine crunchy et (via Pépin) le miel de baobab!
après, pendant qu'Ali, en haut, regarde une vidéo, on fait une partie de Skyjoe en bas, qui se terminera en queue de poisson faute de combattants (mais bon quand mêmeje crois que j'ai gagné, ceci dit)
et (grâce à Loulou qui m'y a fait penser, j'avais oublié) je repartirai avec mon petit bouquet de menthe
mercredi 30
(nuit agitée : ohlala j'ai mangé trop de crêpes, et du coup je dors très mal... je me réveille toutes les heures, et je fais pipi du cidre...)
repas Super U prix bradés : saucisse de morteau (50%) et patates à réchauffer au micro-ondes (5') puis à la poêle (3') et cancoillote...
je reprends OUI (229) de Nadav Lapid là ou je l'avais interrompu, (j'apprends donc qu'en hébreu oui se dit ken, ce qui devrait ravir les jeunes, et moi aussi...) et cette fois je vais jusqu'au bout... Et j'en suis ravi. Quelle claque! Un grand film.
un loooooong coup de fil à Hervé pour faire le point sur tous les trucs en suspens...
finalement je ne suis pas sorti pour aller voir L'AVENTURA (je n'étais pas habillé pour)
à la place, j'ai commencé CONNEMARA, d'Alex Lutz (que j'aime beaucoup) d'après le roman du même nom de Nicolas Mathieu (que j'aime beaucoup aussi)
j'ai transcendé la salade de pois-chiches tristounette de l'autre jour avec de la menthe fraîche de chez Co & Pépin, de la pêche plate épluchée coupée en petits quartiers, des petits morceaux de blanc de poulet, mais surtout je l'ai servie dans l'assiette du "repas comtois" de ce midi, au fond de laquelle restait de la cancoillotte...
puis je reprends CONNEMARA (230), que je terminerai, bien sûr, avec des larmichettes... J'avoue un gros faible pour Alex Lutz, à la fois en tant que comédien et que réalisateur. Mélanie Thierry et Bastien Bouillon incarnent à la perfection Hélène et Christophe, les héros du roman. Que j'avais beaucoup aimé, et donc j'attendais ça de pied ferme...
On démarre avec Hélène, dans une ouverture toute en frémissements, en fragments, en ruptures, en flous et en mouvements d'appareil, comme un état mental, c'est très... florissant (?) tandis que Christophe apparaît de son côté, au sein de ce bouillonnement émotionnel par petites touches, ici, là, chacun dans son histoire jusqu'à ce qu'elles se croisent devant la vitrine de "ce restaurant franchisé" et que leur re-histoire (re)commence. C'est très joliment (et intelligemment) fait. D'autant plus qu'on a le plaisir de voir passer Jacques Gamblin, Clémentine Célarié, Grégory Montel, Bruno Sanchez, tandis que progresse cette histoire qui m'a semblé très fidèle au souvenir que j'avais du livre (et dont je savais que tout se dénouait lors d'une scène de mariage... Avec bien sûr (il ne pouvait pas y couper avec un titre pareil), la chanson de Michel S. du même nom -une version live- dans une scène-bilan aussi émotionnelle que réussie...
Le film souffrira sans doute du voisinage avec PARTIR UN JOUR (même situation de départ, même -excellent comme toujours mais quand même- Bastien Bouillon, même histoire d'amour qui se ratatouille, mais on s'en fiche, soyez sûr(e)s qu'il sera programmé bientôôôt dans le bôô cinéma!
jeudi 31
je suis allé au pain puis un peu au marché (le jeudi ça n'est pas du tout comme le samedi) j'ai croisé Cathy qui se fait du souci pour sa santé, suite aux affirmations de son chirurgien, et se pense "en fin de vie" (je lui remonte le moral comme je peux, c'est à dire en la faisant rire...)
ces jours-ci j'ai moi-même un petit souci (et donc de légères inquiétudes) sur le fait que j'ai vraiment tendance à mélanger les jours, à ne plus savoir quel jour on est...
13h30 DIDI (231) de Sean Wang (on est 5 à la 10), un joli film "de Sundance" sur un adolescent asiate, en 2008, les débuts des chats sur internet, des premiers tutos y*utbe ("comment embrasser comme un pro"), et, d'une manière générale, comment affronter tous les problèmes qui se posent à un ado... Plaisant.
16h30 EDDINGTON (232) d'Ari Aster, avec Joaquim Phoenix et (encore!) Pedro Pascal, un jeu de massacre qui va... jusqu'au bout. En nous faisant un état des lieux "objectif" des travers de la société américain "great again" de donald T. L'affrontement entre Joaquim Phoenix (qu'on est content de retrouver) et Pedro Pascal (qu'on retrouve pour la troisième fois cet été, mais qui là est vraiment très bien je trouve) n'est que l'étincelle, le prétexte à tout le déferlement de violence(s) qui va suivre, jusqu'à un climax tellement stylisé qu'on pourrait se croise dans un jeu vidéo... Le film, en tout cas, m'a infiniment plus convaincu que le boursouflé BEAU IS AFRAID
Par le réalisateur de l'impressionnant BRUNO REIDAL, un précédent moyen-métrage (50') dans un très beau noir et blanc finistérien, qui suit Céleste, une jeune fille, gardienne dans un camping, qui va partir à la recherche d'une fillette disparue... Une très belle découverte (sur le site de BREF) à mi-chemin entre réalisme et presque fantastique...
(vu déjà il ya un certain temps mais je me suis aperçu que j'avais laissé le post en plan, le voii donc)
Certain(e)s critiques avaient fait la fine bouche à Cannes. Et puis le film a été récompensé par le prix de la mise en scène. Et le réalisateur est quand même celui de OLD BOY (qui m'avait en son temps secoué) et de THIRST (idem). (et allocinoche me précise (confirme) que je le confondais un peu avec Lee CHang-Dong (PEPPERMINT CANDY, BURNING, SECRET SUNSHINE), avec qui je me sens un peu plus... confortable.) J'y suis allé avec Catherine à la séance de 18h (un bon prétexte pour me rhabiller et quitter un instant la demi-pénombre rassurante de mon appart'.) Une excellente surprise. (comme quoi, une fois de plus, la critique, hein...). Une mise en scène ultra léchée au service d'une histoire plutôt classique de femme fatale, mais superbement efficace jusqu'au bout (une façon d'en finir vraiment pas banale, même si, comme faisait remarquer Catherine, ça n'est sûrement pas celle-là qu'elle aurait choisie.) Un flic mène l'enquête sur le décès d'un homme tombé d'un pic rocheux, et tombe instantanément amoureux de sa belle veuve... L'affaire close, il aura à faire à elle à nouveau quelques mois plus tard, pour (tiens tiens) une nouvelle affaire de mari mort... Une précision : l'actrice, Tang Wei, est phénoménalement belle.(Elle apparaissait dans le magnifique LONG VOYAGE VERS LA NUIT, de Bi Gan). Un pur film de mise en scène, fascinant. Une mise en scène flamboyante pour une histoire d'amour vénéneuse. Une très grande réussite. (Top 10 ?)
trois films vus sur mon ordi, deux via La Cinetek, et un from Mubi
081 FIGAROS WOLFES de Dominik Galizia
Un film curieux, découvert sur Mubi dans un double programme spécial Franz Rogowski (émoticone avec des coeurs dans les yeux). Un film allemand, en noir et blanc, de soixante-et-onze minutes qui se passe pour l'essentiel sur un toit. Une femme, trois méchants, un gentil. Et un flingue. Ca parle beaucoup, de part et d'autre (lui et elle / eux entre eux). De tout et de rien. Comme pour tous les films (ou presque) en n&b, j'ai un a priori très favorable. Qui ne se démentira pratiquement pas. Une curiosité, donc, et une découverte. (mais le film -et le réal- semblent complètement inconnus sur allocinoche.
082 LES SAISONS d'Artavazd Pelechian
Un film que je ne connaissais absolument pas, et qui était pourtant conseillé par Léos Carax, Robert Guediguian & Clément Cogitore dans la Sélection du mois de la Cinétek. Un court-métrage arménien en noir et blanc, de 1972 (ô mes seize ans...), à propos de bergers. Le genre de film (vu à 6h du mat!) où je bougonne un peu au début, juste en jetant un oeil et en me disant Mouais, et que je regarderai finalement juqu'au bout, parce qu'il y a là-dedans des choses sublimes. La poésie dans ce qu'elle a de plus fort et de plus naturel. Parfaitement fascinant.
083 ICE STORM d'Ang Lee
J'avais adoré le roman de Rick Moody, et j'ignore pourquoi je ne suis pas allé voir le film, (mais peut-être que quand le film est sorti (1997) je n'avais pas encore lu le bouquin!) Un casting chromé aux pare-chocs rutilants : Kevin Kline, Sigourney Weaver, Elijah Wood, Christina Ricci, Tobey Maguire, tous plus jeunes de 25 ans, ça fait drôle, ça fait son petit effet. Pour une histoire subtilement perverse d'adultère entre couples voisins tandis que les enfants ne sont pas en reste... Le film est nickel, et donne , du coup, envie de relire le livre!
Joli film chinois vu il ya quelques temps déjà et que j'avais omis de chroniquer... Une histoire de famille déconstruite / reconstruite (ou comment un homme obligé de fuir loin de sa femme enceinte retourne la voir 50 ans plus tard, et, évidemment, elle a entre temps fondé sa propre famille... Que faire ? L'emmener, et rompre ce qui a été créé avec l'illusion de rebâtir ce qui avait été cinquante ans plus tôt, ou bien ne rien changer, avec la tristesse de voir se désagréger les projets fous qu'on avait échafaudés ? Réunion(s) de famille(s), donc, argumentations, discussions, explications, cris(et un peu de chuchotements, aussi). Mais qui dit famille + film asiatique dit scènes de repas interminables et salivantes... en sortant de là, on n'a qu'une envie c'est d'aller se taper un chinois (le restaurant, je veux dire, bien sûr!) Un film très plaisant, à l'image de la cuisine qui y est longuement montrée : simple mais savoureux, épicé mais pas trop, parfumé, quatre-épices, cinq-parfums, délices de Bouddha et j'en passe... Miam miam!
ça a été trouvé rapidos, je mets quand même les autres photos que j'avais prévues...
(celle-là était initialement prévue comme première, mais je me suis dit que des petits malins allaient googler ça et trouver tout de suite... ça marche, je l'ai fait!)
et voilà la dernière :
(je n'ai pas mis celle avec les yeux du diable, parce qu'elle me file encore les jetons...)
Presque une installation : les témoignant(e)s sont filmés, chez eux, bien centrés, et évoquent ce que c'est pour eux que "vieillir", avec des très beaux plans de coupe en décors naturels qui viennent oxygéner, aérer, les discours... C'est très bien construit, avec la progression dramatique adéquate (on finit bien sûr par parler de la mort, inutile de tourner autour du pot, et la dernière interviewée clôt le film par un définitif "je veux mourir en hurlant!".)
163 ALMAMULA
de Juan Sebastian Torales
Un beau film qui aurait pu figurer dans notre semaine latino mais tout autant dans le Festival Parlons d'Amours à venir, autour d'un adolescent harcelé par ses congénères parce qu'il est gay, et que sa mère a décidé d'envoyer "au vert", près de son père forestier mutique, mais dans la forêt toute proche rôde l'Almamula, un monstre aux yeux rouges qui emporte les adolescents trop préoccupés par le zizi-panpan... Le jeune Nino se cherche, entre un curé un peu relou et un attirant -et mystérieux- saisonnier...
164 HIGHWAY 65
de Maya Dreifuss
Daphna, une fliquette fraîchement mutée de Tel Aviv dans une petite ville de province, interroge un jeune homme qui dit avoir trouvé, la nuit précédente, un téléphone dans un champ de maïs, téléphone qui est celui d'une jeune femme disparue, fille d'un personnage "haut placé" de la communauté locale, et l'enquête de Daphna à propos du téléphone (et surtout de sa propriétaire) va foutre un joyeux bordel dans ladite communauté locale, au point de finir par se mettre elle-même en danger... Palpitant et très bien construit... (le temps du récit n'est pas toujours celui qu'on croit...)
165 ONLY THE RIVER FLOWS
de Shujun Wei
Un polar asiatique où il pleut tout le temps, avec un flic qui mène l'enquête sur un serial killer, une histoire plutôt embrouillée avec des meurtres successifs, un tueur insaisissable, on est en droit de penser au magnifique MEMORIES OF MURDER... sans que le film n'ait vraiment pas à souffrir de la comparaison, pour ce qui est de la noirceur et du pessimisme (et du soin mis à filmer)... Impressionnant et finalement plein de questions (et à revoir)
169 MA VIE MA GUEULE
de Sophie Fillières
Notre premier "film-surprise" de la saison, avec Agnès Jaoui en alter ego de la regrettée Sophie Fillières (ce sont ses enfants qui ont terminé le montage, après le décès de la réalisatrice.) Un film "brut", pas forcément aimable (au contraire, même), autour d'une femme en crise (on pense au personnage que Jaoui incarnait dans LA VIE DE MA MÈRE) et de ses relations avec ses proches (et plus ou moins proches). Un film un peu en forme de puzzle, en éclats. des hauts et des bas. Une très jolie scène, par exemple, avec ses enfants qui lui font signe depuis le quai tandis qu'elle s'est embarquée seule... Ce film, plus je le vois et plus je l'aime (et Agnès Jaoui aussi...)
170 A SON IMAGE
de Thierry de Peretti
Ça n'était pas forcément le meilleur jour pour le voir, j'étais soucieux parce que j'avais égaré un chèque-cadeau, et j'avoue que je me suis un peu ennuyé devant le portrait de cette jeune fille, photographe, et mariée avec un autonomiste qui alterne les interventions et les séjours en prison... (alors que Dominique, par contre, a trouvé ça très bien...). Le point positif du film : la joliesse du mari barbu de la dame (je sais, je sais, je suis incorrigible...)
171 LE PROCÈS DU CHIEN
de Laetitia Dosch
Il y avait un morceau de la bande-annonce, vue plusieurs fois, qui me faisait vraiment beaucoup rire... et le film, pareil. Avec des hauts et des bas, et même des moments d'émotion, et d'autres où Laetitia Dosch ouvre les vannes à sa folie furieuse (avec quel plaisir on se laisse emporter). Le chien est parfaitement irrésistible (et -je viens de le vérifier- a remporté à juste titre la Palm Dog à Cannes 2024, le contraire aurait été incompréhensible). Et, comme l'a fait remarquer Catherine "C'est un film politique..." (en ce moment j'ai l'impression de voir Mathieu Demy presque partout, ici il joue le juge)
172 BEETLEJUICE
de Tim Burton
Je retombe en enfance, quasiment. (Bon d'accord, "en jeunesse" serait plus juste). J'ai vu le film en salle à sa sortie, en 1989 (j'avais quand même 33 ans!). Je me souvenais surtout de la musique, de la scène du repas sur Day oh, du maquillage un peu moisi de Michael Keaton et de son costume rayé (et mais oh mon dieu cette ado gothique c'est Winona Ryder...), bref une friandise, tout simplement, comme un apéritif avant le second volume, pour se rafraîchir la mémoire (et j'adore toutes les scènes dans la salle d'attente de l'au-delà)
173 & 179 BEETLEJUICE BEETLEJUICE
de Tim Burton
Et dès le lendemain c'était donc reparti : la maison hantée, la maquette, la nouvelle famille, le musique, la salle d'attente de l'au-delà-delà, oh re-Winona Ryder qui joue désormais la mère, re-Michael Keaton idem sous le vieux maquillage dégueu, re-Catherine O'hara, et en nouvelle venue Monica Bellucci, en ex-femme de Beetlejuice (qui bénéficie de la plus belle scène du film, sur Tragedy des Bee Gees), on passe un moment plaisant, tambour battant, même si l'intrigue est un peu bordélique et que, surtout, la fin semble véritablement expédiée...
174 TATAMI
de Guy Nattiv & Zar Amir
Un film iranien en noir et blanc, surgi de nulle part, sur une championne de judo dûment harcelée, empêchée de prétendre à la médaille d'or qu'elle mérite vraiment parce que les barbus à turbans (ou en costume trois pièces) ont décidé qu'elle ne pouvait pas combattre contre une athlète israélienne et devait donc se coucher avant... c'est son entraîneuse, ex athlète olympique, qui va jouer dans un premier temps la courroie de transmission, avant de se révolter à son tour dans une deuxième partie du film qu'on n'osait plus espérer. Étouffant, et, à sa manière, terrifiant (comme chaque fois qu'on parle de l'Iran).
175 CONTE NUPTIAL
de Claire Bonnefoy
(en avant-première)
Une adaptation de La grande entourloupe, de Roald Dahl (la nouvelle parue dans un recueil que j'avais, et qui apparaît d'ailleurs physiquement dans le film. Deux maris, voisins, décident de manigancer un échange d'épouses (un "one shot" hihi ), mais, comme toujours chez Roald Dahl, survient un rebondissement inattendu... On a le plaisir d'y retrouver Raphaël Quenard, très en forme (les trois autres comédien(ne)s sont moins connus. Ça rohmérise pas mal, c'est agréable à suivre, sauf que la fin est décevante (et nous laisse carrément en plan) c'est dommage...
177 PLUS QU'HIER MOINS QUE DEMAIN
de Laurent Achard
Le premier film du réalisateur (décédé) que j'avais découvert à Entrevues (Belfort). Une histoire de famille(s), avec les secrets qui vont avec. La première apparition du jeune Pascal Cervo (qui apparaîtrait ensuite dans les autres films du réalisateur, jusqu'au très impressionnant DERNIÈRE SÉANCE). La France des années 90 la famille, la violence, le racisme, et, au centre, un enfant (un personnage qu'on retrouvera à plusieurs reprises par la suite chez Achard). Un film aussi âpre que puissant.
178 LE FIL
de Daniel Auteuil
j'aime plutôt bien les films de procès, on suit les débats, le pour et le contre, jusqu'au bout, jusqu'au verdict (l'alternative est simple : soit il est déclaré coupable, soit il est innocent. Tout jeune j'avais été très impressionné par une poupée avec une robe tachée de sang (LE GRAND ALIBI, de HITCHCOCK, que je n'ai jamais revu depuis) et en général , c'est pour ça qu'on attend, à la fin il y a un twist (j'avais adoré celui de FAUTES DE PREUVES (1991), et, bien sûr, celui de MUSIC-BOX (1989). Eh bien ici, record battu : on a le verdict, puis un premier twist, suivi d'un deuxième! Waouh!
180 LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE
de Mohamed Rasoulof
Un autre film qui nous parle de l'Iran et des difficiles conditions de vie, à travers l'histoire d'une famille dont le père vient d'être promu "enquêteur" (à la prochaine promotion, il sera juge) et donc muni d'une arme de fonction, sauf que le pistolet va disparaître, et provoquer un séisme qui va quasiment désintégrer la famille (le père, la mère, et leurs deux filles), tandis que le réalisateur nous montre, en parallèle, via des écrans de portables, la tentative de soulèvement de la jeunesse iranienne (le mouvement Femme Vie Liberté) et la terrible répression (policière) qui s'ensuit... Terrifiant.
181 WHAT A FANTASTIC MACHINE!
de Axel Danielson & Maximilien Van Aertryck
(en avant-première)
Un documentaire découvert un peu par hasard (clic clic entregent) à propos de l'image (dans tous ses états), qui commence par une camera oscura (le degré zéro de la production de l'image : un trou dans une feuille et la lumière passe...) pour finir avec les réseaux sociaux et leurs milliards de productions iconiques. Image fixe (la photographie), puis image animée, avec un souci didactique (en apparence) mais non dénué de roublardise, voire de perfidie (le film est produit par Ruben Östlund, on peut donc s'attendre à un regard décalé, et on ne sera pas déçu...)