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lieux communs (et autres fadaises)
1 novembre 2024

octobre 2024

mardi 1er

(il commence à pleuvoir quand je sors)

de bonne heure je vais à pied chez le photographe pas loin de chez moi pour faire mes photos d'identité (j'ai procrastiné, j'en ai besoin  pour demain), mais pas de chance la boutique est fermée, c'est écrit sur la porte " mariage", il faudra que je revienne plus tard dans la journée...

à midi au Globe je retrouve Dominique (qui est déjà là depuis un quart d'heure)

13h30 : THE WICKER MAN (192)
15h30 : LE JOUR DES ROIS (193)

puis je redescend Dominique à la gare, et en rentrant je vais faire mes photos d'identité (par 6 mais le photographe me précise qu'il ne faut surtout pas les découper...)
(il pleut toujours)

le soir je jette un œil sur K-L mais bof bof rien de vraiment palpitant (je ne prends aucune photo, c'est dire...)

 

mercredi 2

(encore une fois, il commence à pleuviner quand je sors)

des ouvriers sont venus nettoyer (changer ?) les chéneaux à la demande de ma propriétaire, avec deux très grandes échelles, et force "putain" et "vingt dieux"

10h30 : rdv au service de l'état-civil pour mon renouvellement de carte d'identité : j'aurai les résultats ds une quinzaine de jours (la demoiselle dénigre le photographe)

15h30 : QUAND VIENT L'AUTOMNE (194)
17h45 : HIER AUJOURD'HUI ET DEMAIN (195)
(j'ai un quart d'heure : je "mange liquide" : Leffe Ruby en 25cl)
20h15 : PARTHENOPE (196) la séance d'ouverture de la Undicesima Settimana Italiana (40 personnes!)
22h45 : (dans le hall) le traditionnel "pot" offert par l'Association des Italiens de Haute-Saône : on y boit (et on y grignote) italien (il y a des petits biscuits que j'adore...)

 

jeudi 3

(mal dormi : du mal à trouver une position où je n'ai mal ni à la jambe ni au dos, en plus j'avais pris un tramadol pour la première fois , mais c'est comme si j'avais pissé dans un violon : nuit, donc, "difficile")

un coup de téléphone qui me rend grognon pour le reste de la matinée (comme tout le monde je déteste être envoyé sur les roses)

quand je sors, mon voisin m'annonce que quelqu'un a -une fois de plus- fait caca dans l'escalier

repas de midi au Globe avec Marie et Catherine qui me rassérène (on prend le temps de prendre le temps, tous les trois, et c'est bien)

(je me sens moins grognon)
je commande les numéros 3 4 et 5 de la collection "Perec 53"

un hasard : deux fois Vincent Delerm dans la boîte aux lettres :
1) cd/dvd de son premier film "Je ne sais pas si c'est tout le monde" (que je vais offrir à Emma pour son anniversaire)
2) livre + dvd de "23 janvier - 11 juillet 2009" (un journal de tournée, textes et photos, que je m'offre pour trois fois rien ou presque)

(je ne me sens plus grognon du tout)

17h45 : DIVORCE A L'ITALIENNE (197)

je termine Alors c'est bien de Clémentine Mélois (qui m'a enchanté)

l'atelier -rangé après sa mort- de Bernard Melois, son père

vendredi 4

(plus ou moins bien dormi -couché à 1h30 ça aide!-)

je me documente sur ce que je peux bien avoir à la jambe gauche et comment y remédier mais je ne suis pas bcp + avancé...

Mort de Michel Blanc : me revient aussitôt cette image que j'aime d'une scène que j'adore d'un film que je n'arrive pas à aimer complètement (TENUE DE SOIRÉE)

(voilà qui ferait une belle carte pour l'année prochaine, non ?)
(celle-là aussi, j'aime beaucoup...)

je contacte Philou pour savoir si je peux passer boire le café en début d'après-midi, mais je ne lis sa réponse, me disant de venir avant 14h parce qu'ils vont peindre, qu'à 13h55, et je réponds que donc il est trop tard)

avec du mal j'arrive à reprendre FARGO saison 5 (mais  je suis obligé d'utiliser un autre navigateur -avec duckduckgo ça fonctionne alors qu'avec mozilla que nenni!-) je regarder les épisodes 8 et 9, je me garde le 10 pour le soir!

N. me contacte sur wh*tsapp (après un mois de silence) et me confirme ce que je supposais, "qu'il viendrait bien passer quelques jours...", et je réussis à lui dire que je n'ai pas vraiment envie de l'héberger et pourquoi..., et donc il me dit bye comme il en a l'habitude dans ces cas-là...

je termine FARGO S5

(je voulais d'abord intituler cette journée "une journée particulière" mais non finalement)

 

samedi 5

5h du mat' je finis de regarder BEST SECRET PLACE (198) de Caroline Poggi et Jonathan Vinel sur MUBI en exclusivité (avec Nathalie Richard et, plus brièvement, Vincent Macaigne...), et je vais me recoucher

le matin, marché tôt : et je réussis à avoir les deux derniers feuilletés de St Jacques! (et toc les vieux!)

je prépare -amoureusement- une soupe butternut + carottes (avec un panais et un rutabaga, des bouts de pommes de terre et un reste de curry de pois-chiches) mais quand elle est cuite, je la trouve hélas un peu trop sucrée à mon goût

je suis retourné à la librairie acheter un autre exemplaire du bouquin de Clémentine Mélois pour l'offrir à Emma, tellement il m'a touché

le soir en cherchant un film sur canal je tombe sur ROSEMARY'S BABY (que je n'ai pas revu depuis un certain temps) et je le regarde presque en entier
(sauf les 10 dernières minutes, qui m'impressionnent toujours)

 

dimanche 6

le matin je prépare un joli paquet pour les cadeaux d'Emma

13h30 je pars à Gy pour fêter l'anniversaire d'Emma : un "café-gourmand" (elle a préparé une montagne de crêpes) en petit comité (on est 6 : Emma Régis, Dominique, Thérèse, René et moi)
je mange beaucoup de crêpes, au sucre pour la plupart

le soir j'ai envie de salé (une tranche de jambon et un bout de fromage feront l'affaire)

je regarde, après quelques hésitations, LES CHAMBRES ROUGES (199) qui s'avère finalement moins terrifiant qu'annoncé

 

lundi 7

le matin je traîne en pyjama

à 13h je m'aperçois que Philou m'a appelé plus tôt dans la matinée, je le rappelle, il confirme que je peux venir pour le café, et je m'habille donc à cet effet
(il pleut)

au courrier, une enveloppe bulle avec les Perec 53 n° 3, 4, et 5

à 20h au cinéma pour notre film-surprise n°2 : FARIO (200) (une vingtaine de spectateurs, moitié moins que la première fois)

 

mardi 8

à midi avec Emma et Cathy chez Monnin ("menu éphémère" à 25€)

en fin d'après-midi, chez moi on parle "livres de lecture" avec Emma qui revient du ciné, et je lui donne  un Poucet premier livret que j'ai en double

le soir on mange en vitesse à la Crêperie des gosses (proche de chez moi), quand on réalise que le concert de ce soir est à 20h  et non 20h30

20h au ThéV' premier spectacle de la saison pour moi, 2 concerts pour le prix d'un, d'abord LOMBRE, puis MARTIN LUMINET (avec, dans la salle, pas loin, Emma, Isa et Manue, et beaucoup d'ados qui utiliseront beaucoup leur téléphone, surtout pendant la première partie)

"Nous, nous sommes des filles et des garçons manqués.
Nous, nous sommes le sol qui se dérobe sous nos pieds. Nous, nous sommes les témoins du monde qui régresse.
Le poing dans le visage de la sagesse.
Nous, nous sommes la preuve du contraire.
Les coups de pieds dans la portière.
Nous, nous sommes la réussite par l'échec.
Nous, des mauvaises filles, des mauvais mecs.
Nous sommes des attardés du cœur
Quelques balles dans le corps
Des présumés capables
Des héros un peu sales
On dé-genre, on dérange
On te dérange, tu dégages
Nous on marche la nuit
Dans la vie, soit on s'emmerde, soit on fuit.
Nous sommes des cartes bleues bloquées.
Nous sommes des rendez-vous ratés..."

(il finit en beauté sur Monde)

 

mercredi 9

je me prépare un itinéraire spécial "pour faire tout ce que j'ai à faire" (pharmacie, service état-civil, cinéma, Maison des Assoc', S*per U...) et je réussis à tout faire

devant la poste je suis apostrophé par Loutfi G. et Yannice B., tous les deux dans la même voiture, me saluant jovialement et prenant des nouvelles de ma santé

17h30 : réunion de programmation (plus tôt que d'hab' à cause du concert du soir)

20h30 : Rodolphe Burger au ThéV' (avec Sofiane Saïdi et Mehdi Haddab) : "Mademoiselles" : une merveille (et quel plaisir de retrouver dans le hall, en même temps Dominique, Emma, Manue, Cathy, Catherine, Claude W., Nathalie, Christine et Jean-Fran, Philippe Z., ...)

 

jeudi 10

la nouvelle libraire a des horaires un peu déstabilisants : contrairement à ce qui était précisé sur internet, elle est fermée le jeudi matin (c'est ce que j'ai constaté alors que j'allais récupérer un livre commandé par Isa, et faire libeller un chèque-cadeau pour Claude W.)

je suis revenu chez moi, j'ai remis mon manteau (j'étais parti en sweat bleu mais il avait commencé à pleuvoir) et je suis parti au Globe en voiture (il restait des places sur le parking en face de la Poste)

à midi avec Isa et Catherine (Marie est "de garde") pour un "bourguignon / pommes grenailles et carottes -à l'eau-" tout à fait moy-moy, et nous parlons de nos soirées respectives et des plaisirs qu'elle nous ont procuré, qui à l'avant-première du film de Reda Kateb, qui au concert de Rodolphe Burger (c'était le même soir)

Je me suis plongé dans "Musée du XXIème siécle" de Thomas Clerc, et je me dis que je pourrais bien être en train de lire le prochain Prix Médicis...

après avoir beaucoup hésité, finalement je n'irai pas voir THE APPRENTICE en vo à 17h45, mais j'ai pris ma place pour la séance d'ouverture du Festival Parlons d'amours à 20h15, avec le très attendu MISÉRICORDE (201) d'Alain Guiraudie

(une quarantaine de personnes, c'est bien!)

 

vendredi 11

(pas trop mal dormi, plutôt bien même...)

je fais quelques courses à pied (!) puisque je ne serai pas dispo cet après-midi (librairie, pour Isa et pour Claude W.) et boulangerie, où, tiens, j'achète un sandwich pour ce midi (tant pis le Ricoré au super U ça sera pour une autre fois)

13h dring! c'est Philou, comme prévu, pour notre visite annuelle à la Foire aux livres (FAL pour les intimes)

14h à Belfort, il fait très soleil et très chaud sous la verrière, je fouine moins longtemps que d'habitude, je trouve 7 livres pour 22€ (détail suivra) et je fais la queue une demi-heure pour payer (ça avance trèèèès lentement), j'ai très soif et je m'offre d'abord un Perrier-rondelle, puis un demi, au bar de l'établissement, où je suis rejoint d'abord par Françoise, puis par Philippe

retour par beau temps, (contrairement à l'année dernière où, me rappelle Philou, nous sommes rentrés sous une pluie battante) et à 19h je suis à la maison

20h15 au cinéma : c'est la deuxième soirée de Parlons d'Amours, TROIS KILOMÈTRES AVANT LA FIN DU MONDE (202) où je suis rejoint par Isa

dans le hall, un raz-de-marée d'adolescent(e)s qui se précipitent pour voir en masse Terrifier 3 (pourtant interdit aux moins de 18 ans, âge que tous ne semblent pas avoir encore atteint...)

de retour à la maison, je parcours la liste des films de notre prochaine prog, envoyée par Hervé (suite à la réunion avec Romain qui avait lieu cet aprèm) et elle me met de bonne humeur

 

samedi 12

je récupère au Point M*ndial Relay un livre que je viens d'acheter (Les dangers de fumer au lit, 2€) et j'en poste un autre que je viens de vendre (Mémoires du futur, édition originale, 20€)

un tour de marché rapide (mais ça pèse toujours un peu trop lourd en remontant et je claudique)

13h30 et quelques : je vais à Coulevon pour donner leurs cartes à Chris et Jean-Fran, et je me fais payer un café (puis un deuxième), on parle beaucoup, et Christine me fait l'article pour l'air-fryer qu'ils viennent d'acheter...

20h30 : MOI, MA MÈRE ET LES AUTRES (203) où je vois arriver les Bousrez et Isabelle

 

dimanche 13

la journée au Festival Parlons d'amours :

10h45 : VIET & NAM (204)
(puis je rentre à la maison pour manger une petite choucroute...)
15h45 : BABY (205)
18h : ARISTOTE ET DANTE DÉCOUVRENT LES MERVEILLES DE L'UNIVERS (206)

en sortant de la salle je félicite Gérard M. pour la qualité de sa programmation

petit plaisir supplémentaire : en rentrant, je trouve libre "la" place juste en-dessous de chez moi pour stationner

 

lundi 14

à la pharmacie pour renouveler mon médoc je  réalise que je n'ai pas pris le bon papier, mais la pharmacienne m'explique qu'elle a tout en mémoire dans son ordi, et donc elle me fournit la fameuse boîte (et une copie de l'ordonnance en question)

13h30 : DANS LA MÊLÉE (207)

sur le parking je croise Hervé qui va voir LEE MILLER

je retrouve libre pour la troisième fois de la journée "la" place de stationnement (c'est normal, c'est lundi)

17h45 : LES ROSEAUX SAUVAGES (208) -je ne me lasse pas de ce film...-

 

mardi 15

(dormi par tranches de deux heures, c'est un peu agaçant mais bon j'ai l'habitude)

je prépare du riz au lait au four que je goûterai demain matin

17h30 : UN JOUR FILLE (209) (l'actrice principale qui devait venir présenter le film ne pourra pas, elle est en répétition à l'espace Villon)
je décline la gentille invitation du président de l'association pour le film de ce soir et le pot de clôture qui suit (dress code : années 80)
je vais manger en vitesse au McD*

(et voilà, le Festival Parlons d'amours Edition 3 c'est terminé!)

 

mercredi 16

(pas très bien dormi, comme d'hab, bout de rêve entre le 1er et le 2ème réveil : un genre de jeu grandeur nature, avec différentes manches ; dans la première on doit marcher à flanc de montagne quasiment tout en haut, en suivant un parcours qui apparaît en pointillés sur une carte en 3D, et, je ne sais pas pourquoi, mais je marche à côté du trajet indiqué, et ça va quand même ; ensuite on se retrouve à une halte, et au moment de repartir, il s'agit de retrouver nos chaussures, et celui dont la paire à disparu est éliminé ; enfin, nous sommes installés face à face devant un tapis roulant où défilent différents jeux, et nous avançons aussi, en même temps, mais je ne me rappelle plus précisément ce qu'on doit faire avec les jeux qui défilent...)

"une sorte d'anniversaire" : Annette a souhaité que nous nous retrouvions (avec Philou, et Dom) pour fêter le fait qu'en 1974 nous nous sommes connus à l'E.N (les conjoints étaient acceptés) ; elle avait établi un programme culturel et déambulatoire autour de Gérôme un peu le matin et un peu l'après-midi) mais je ne me suis associé qu'aux activités assises : café / brioche à 9h30 chez les Soria, puis restau à midi (La parenthèse, au-dessus de Coulevon) suivi d'un plutôt émouvant passage dans la cour de l'ex-E.N, et re-chez les Soria à 18h (champagne!)

l'après-midi, pendant qu'ils marchaient en ville puis au Musée je suis allé au cinéma voir L'AMOUR OUF (210)

au téléphone avec Dominique puis Malou, (qui viennent d'arriver de Bellou) pour planifier (synchroniser) nos activités de demain et de vendredi

 

jeudi 17

(fragment de rêve : je marche dans ce qui me paraissait auparavant être un paysage de montagne mais qui, une fois la neige fondue, se révèle être une gigantesque décharge (mon cerveau m'épargne l'odeur), je marche au milieu d'énormes sacs-poubelles bleus, avec à la main un livre que je ne dois pas perdre, mais que je perds assez vite, évidemment)

à 6h du mat, je confectionne un paquet pour envoyer le bouquin de Guiraudie que je viens de revendre (15€) puis je retourne me coucher et je redors, plutôt bien d'ailleurs

à midi au Globe avec les filles (le plat du jour est du sauté de cerf et personne n'en veut)

je prends la voiture pour aller à Besac, en arrivant je trouve une place libre (la seule) à Isembart

en passant dans la rue du Victor Hugo je suis salué par Caroline (la projectionniste) et nous discutons cinéma en marchant jusqu'à la Banque Pop'

Au Kursaal je retrouve Dominique comme prévu pour LAW AND ORDER (211) de Wiseman

19h dans la cour de Grandvelle, DANS LA SOLITUDE DES CHAMPS DE COTON, avec Anne Alvaro et Audrey Bonnet (avec casque individuel et déambulation)

 

vendredi 18

(en principe j'ai rendez-vous avec la "Dame de la Poste" à 14h, mais comme Emma m'informe qu'elles seront à midi à Besançon au Bouillon, (avec Malou et Dominique),  il faut donc que je déplace le rdv en presque fin de matinée pour pouvoir prendre le bus à 11h25...)

café-scrabble : on n'a le temps de faire qu'une seule partie, (et c'est Pépin qui gagne, un scrabble d'avance)

à 10h30 je file à la poste déposer les progs, et c'est là que tout devient compliqué : les envois pèsent 37g au lieu des 35 règlementaires, et il faut donc régulariser (0,08€ supplémentaires par enveloppe), je règle, mais je n'ai pas le temps de signer (et je refile le bébé à J-C)

11h25 ouf le bus démarre et je suis dedans!

12h30 au Bouillon, comme prévu, un joyeux repas avec mes trois copines

on se sépare vers 14h30, mais je n'ai pas le courage d'attendre la séance de cinéma que j'avais plus ou moins programmée à 16h30 ; librairie (Polichinelle, de Pierric Bailly) puis ma bouquiniste (2 livres) et je vais attendre le bus de 16h et quelques

 

samedi 19

(je me suis couché tôt et donc réveillé tôt : à 3h du mat, c'était déjà la troisième fois!)

pas le courage de sortir pour aller au marché, à la place je prépare une compote (avec jus d'orange et vanille)

15h15 : HIJO DE SICARIO (212) (on est 3)
18h : RIVERBOOM (213) (on est 2), documentaire qui m'enthousiasme tout particulièrement et que je recommande illico via sms à plusieurs de mes ami(e)s

 

dimanche 20

pour le repas de midi j'avais d'abord envisagé un "gratin de crozets à rien" qui s'est transformé en "gratin d'épinards et de dos de lieu (et béchamelle et comté râpé") : roboratif même si pas très joli à la sortie du four

je lis "Plus on est de fous plus on s'aime" du toujours très aimé Jacky Durand

et non, je ne me suis pas vraiment habillé (normal, c'est dimanche)

je prépare des calendriers sur ph*tobox (un modèle pour les copines et un pour moi hihi)

 

lundi 21

(je me suis réveillé au moins quatre fois, ce qui fait que c'est presque comme si je n'avais pas vraiment dormi )

toute dernière image du dernier rêve : je vois arriver un chat, il s'approche de moi, il a une ficelle au tour du cou, avec un grand morceau qui traîne par terre, que je ramasse, et ça fait comme si je promenais le chat en laisse... il s'approche d'une flaque et se met à boire, c'est ça qu'il voulait, il avait soif. Quand il a fini, il se retourne et repart tranquillement d'où il venait, je lâche la ficelle, qui traîne par terre derrière lui)

je passe la matinée à préparer un nouveau mix sur clé pour la voiture, intitulé "rareries et vieilletés" (mais ensuite c'est plus compliqué que je ne pensais pour en extraire un cd)

j'ai quand même fini par m'habiller, à cause du facteur qui m'a confié un colis pour Nelly, ma proprio, que je suis ensuite allé déposer dans son garage, selon sa suggestion

du coup je me suis décidé à passer chez mon généraliste, à cause de ma grosse jambe, espérant en obtenir une lettre m'envoyant consulter un dermato, c'était la remplaçante, et j'ai réussi à passer entre les gouttes, avec la complicité silencieuse et souriante de la secrétaire

je lui ai montré ma jambe, elle a tâté, m'a confirmé qu'il fallait repartir aux antibios, a évoqué une érysipèle, et m'a re-donné rdv ds 15j : "si ça ne s'arrange  pas, il faudra penser aux Urgences..." je ressors avec moyen le moral...

je n'aurai pas perdu ma journée, j'ai enfin réussi à créer mon Espace Santé et à m'y connecter, après les 36000 vérifications et contre-vérifications successives demandées

repas du soir : je prends le premier antibio (j'en ai pour 12j, à 4 par jour...)

20h et quelques, j'apprends la mort de Christine Boisson, et je pense illico à

(je l'avais "en vrai" cette affiche...)

je me lave les pieds à la bétadine scrub comme conseillé par la remplaçante (de mon médecin), mais ça fait vraiment une sacrée gymnastique!

 

mardi 22

(rêves répétitifs et plutôt fatigants qui se font passer pour la réalité -en quatre parties, avec à chaque fois une bande de papier de couleur, différente-)

j'ai mal à l’aine à nouveau (je vais remettre de l'éconazole, comme d'hab')  là quand je me hasarde à regarder, c'est bien enflammé -rouge- du côté gauche

à 10h dring! c'est E. (avec son parapluie) qui me la joue un peu "lapin d'Alice" (...) et repart illico après avoir joui (en me faisant le coup de "ohlala j'avais pas vu qu'il était déjà cette heure-là") mais bon j'avais très envie ça tombait bien quand même

je prépare -enfin- ce fameux gratin de crozets (avec jambon de Savoie et emmental de Savoie, à défaut de Beaufort)

je découvre que Brigitte Fontaine fait la couverture de Téléramuche, puis de fil en aiguille qu'elle sort un nouvel album, le 1er novembre, intitulé Pick up,  produit par The Limiñanas (j'en écoute deux morceaux, Cantilène et Les animaux, et, in fine, sur le site de la fn*c, je l'achète  en précommande)

en sortant pour aller acheter des pastilles pour la gorge, je vois sur la place du Palais un homme qui promène son chat au bout d'une longue ficelle, comme dans mon rêve de l'autre nuit, sauf qu'elle est rose

en revenant de la pharmacie, je m'arrête à la nouvelle librairie / salon de thé  qui me séduit plutôt, où j'achète un petit bouquin de Pierric Bailly (L'Homme des bois) et quatre petits croquants aux noisettes (il faut encourager le petit commerce local)

j'ai le nez qui coule (narine droite) je tousse, j'ai la tête comme une citrouille, mais mon thermomètre électronique continue de m'afficher, impassiblement, 36,5°

le gratin de crozets est pas mal (la croûte grillée surtout), mais un peu surcuit hélas (ça fait du "pépè")

 

mercredi 23

(du mal à dormir cette nuit, avec les quintes de toux entre autres)

8h dring! c'est Marie ma chère aide-ménagère (ça me fait du bien de m'épancher sur mes divers bobos..., ça me dégrognonne un peu)

après le doliprane du matin, ça va en effet un peu mieux

je sors dans l'après-midi (pharmacie : nouvelles chaussettes de contention & Bépanthen Sensicalm, et S*per U)

comme je n'ai pas trouvé de croquets à la noisette, je décide d'en faire... (il serait temps d'ailleurs que je les sorte du four..) et je suis plutôt content du résultat

j'ai reçu le livre de Navid Sinaki Les larmes rouges sur la façade (une histoire d'amour -gay- entre deux jeunes iraniens, en Iran...) et je l'ai commencé illico

 

jeudi 24

(couché tôt, réveillé tôt, mais bon rendormi quand même...)

café-scrabble : je gagne la première et Pépin les deux suivantes (j'ai apporté des croquets pour le café)

à midi au Globe c'était moules-frites, on n'était que 3, Marie n'était pas là (elle gardait 3 petits-enfants sur 4)

dans Libé, bouleversé par un très bel hommage de Philippe Lançon à Simon Fieschi, intitulé Parallèlement, (publié également dans Charlie-Hebdo), dont voici les dernières lignes :
"Je m’éloigne de l’ombre de ma mort. Celle-ci, pourtant, me rend visite à l’été 2023, une visite simple mais bien réelle. Je suis dans un hôpital dans le nord de l’Allemagne. Cette fois, Simon n’est pas dans la chambre d’à côté, mais il est l’un des premiers à qui j’écris. Il me répond qu’il est prêt à prendre l’avion le jour même, pour m’apporter «des bonnes choses à manger», me «faire la lecture». Si j’avais dit oui, je sais qu’il serait venu. Son texto débute ainsi : «Philippe, mon Philippe, mon frère. C’est peu dire que je pense à toi. Que je suis avec toi de tout mon être. Merci, merci d’avoir survécu !» Je ne remercie pas Simon de ne pas avoir survécu."

20h15 : plaisante Soirée d'Ouverture de Saison des ADC avec VINGT DIEUX (214) de Louise Courvoisier (dans une salle 8 confortablement remplie : 290 spectateurs annoncés par Romain)

 

vendredi 25

(mieux dormi cette nuit, comme quoi...)

15h15 UN AMOR (215)

(avant le film, trois bandes-annonces notables : celle de ANORA, en VF (alors que nous aurons aussi le film en VO, celle du MOIS DU DOC -depuis que nous participons à la manifestation, c'est la toute première fois je crois- ; et enfin celle de LA VALLÉE DES FOUS, que je n'avais pas trop envie de voir, mais maintenant si...)

 

samedi 26
de bonne heure une place de stationnement s'est libérée ("ma" place, juste sous la fenêtre), une heure après elle est toujours vide, je m'habille donc et je vais chercher ma voiture garée devant le Palais de justice, je fais le tour, et quand j'arrive, ô bonheur, la place est toujours dispo, et je m'y installe pour le ouiqinde

à la boulangerie j'achète du "pan de los muertos" (une pâtisserie parfumée à la fleur d'oranger)

au stand du fromager, la dame à côté de moi se rend compte qu'elle vient de se faire voler son porte-feuille, là, sous nos yeux ou presque, on soupçonne un pickpocket, personne n'a rien vu...

avant de manger, levant machinalement la tête, je réalise que j'ai des visiteurs au plafond : des asticots de mites alimentaires! Je mène la chasse et j'extermine au balai, mais du coup j'ai un peu moins d'appétit pour goûter le parmentier de poisson que j'ai ramené de chez le poissonnier... (les asticots ça me dégoûte)

(pourtant, dans mes placards, tout à l'air nickel... je ne comprends pas trop d'où elles viennent)

j'ai ensuite vidé le placard de gauche, l'ai passé au vinaigre blanc, inspecté les contenus, et j'ai trouvé les coupables : une boîte de cacao bio en poudre non sucré (le sachet était à peine entamé) et un sachet de poudre d'amandes (ouvert mais refermé pourtant hermétiquement) hop! tout ça à la poubelle, et la poubelle descendue et sortie

je continue tout l'après-midi de pourchasser au balai les asticots qui montent au-dessus du placard (c'est bien les murs blancs, on voit les choses tout de suite) ; progrès : j'arrive même à les prendre ensuite entre deux doigts avant de les écrabouiller, et ce sans vomir

je regarde TROUBLE EVERYDAY (216) que je n'avais pas revu depuis 2001

deuxième vague (concertée!) d'asticots, le soir, cette fois ils arrivent par la bouche d'aération! c'est  une infestation!

je m'endors sur le canapé devant 100% logique

 

dimanche 27

(changement d'heure : réveillé une heure plus tôt! 3h et quelques, je retourne me coucher)

(dégueulasse) avant de petit-déjeuner, je nettoie la table des asticots (venus pendant la nuit par la bouche d'aération juste au-dessus) qui s'y promènent : sur la bouteille de lait (plusieurs), à l'intérieur des couvercles des différents bocaux pourtant fermés,(un par bocal) où juste se promenant par-ci par-là, (sur la nappe bleue c'est facile de les repérer), j'extermine sans pitié

à midi foie d'agneau et flageolets

je continue de lire à petites gorgées le roman iranien (Les larmes rouges sur la façade), comme une friandise exotique, une pâtisserie orientale, avec régulièrement des mots crus comme j'aime

après le désasticotage du matin, le reste de la journée se passe plutôt calmement (par crainte pour ce soir j'ai passé préventivement la bouche d'aération au vinaigre blanc et ça a l'air de marcher, plus personne à l'horizon)

le soir sur arte L'ARNAQUE (217), jamais revu depuis sa sortie je pense

 

lundi 28

(trois réveils pendant la nuit, mais -victoire!- plus aucun asticot visible nulle part : matin calme!!!)

à midi au Globe (changeons les habitudes!) avec Marie et Catherine, puis nous partons gaiement à la FAL de Belfort (avec le rituel arrêt "GNV" qui chaque année réserve son lot de surprises)

14h30 : nous y voilà! pour quelques heures (on rentre désormais par le fond, mais, à la place des "écrivains régionaux", il y a des cartons et des cartons de BD et de romans, autour de 4€ (en très bon état en général, mais tout est mélangé..., il faut donc tout inspecter, je dis au moins 30 fois à Catherine "ça, Philou, il aurait pris...")
j'avais commencé à charger mon sac, mais purée c'était lourd, et je me suis progressivement dépouillé (allégé)

j'ai finalement été très raisonnable : 5 livres pour 17,50€!

je mange presque toutes les pommes séchées que Catherine a apportées (et elle me donne même le reste que je finirai à la maison!)

Marie nous apprend que C*ra s'appelle désormais Carref*ur, et nous le montre qd on passe devant...

 

mardi  29

(dormi 5h30 d'affilée : extraordinaire!)

je trempe mes pieds ds l'eau chaude pendant 20 minutes pour me ramollir les ongles des orteils afin de pouvoir les couper, ce que je fais ensuite, avec plus ou moins de bonheur

je prépare (tard) une poêlée de pdt & carottes : moy-moy

Philou m'envoie une photo de Fran devant l'affiche de l'expo Caillebotte

je finis par me doucher et m'habiller pour aller faire quelques courses

je commence un post sur la F.A.L

bonheur  : deux travailleurs en orange attendent assis sur l'escalier du 12, j'en profite pour les photographier copieusement (une petite centaine d'images, dont quelques-une que je trouve "plaisantes") il finissent par rentrer au 12 (seraient-ils locataires de l'appartement du rez-de-chaussée à droite ?)

 

mercredi 30

(pas très bien bien dormi, je n'avais pas pris de Doliprane hier soir, et je me réveille avec une nouvelle douleur, au ventre cette fois)

Philou m'envoie une photo de Fran devant l'affiche de l'exposition Apichatpong Weerasethakul

(calimérades) le boulanger d'amour était fermé (parce que c'était mercredi et qu'il ouvre jeudi) chez le marchand de primeurs il n'y avait pas de coings, chez le boucher il y avait trop de monde, la boulangerie suivante était fermée exceptionnellement aujourd'hui et demain, trop de monde aussi chez le fromager, et pas de coings non plus au petit Carrouf, heureusement dans  la dernière boulangerie (qui avait été quasiment dévalisée), j'ai pu quand même acheter un complet bio

15h30 : SUR LE FIL (218)

17h45 : ANORA (219) où je suis rejoint par Isabelle

 

jeudi 31

(j'avais pourtant pris un dodoliprane, mais j'ai eu du mal, cette nuit...)

Pépin ne viendra pas demain pour le café-scrabble, on convient de vendredi prochain

j'ai terminé le bouquin iranien, et je me replonge donc -avec toujours autant de plaisir- dans celui de Thomas Clerc

je trie et visionne des photos pour le mois en cours, pour le post sur les photos, et aussi pour les calendriers en cours...

15h45 : NIKI (220) (je suis tout seul à la 8)

18h : RUE DU CONSERVATOIRE (221)

le disque de Brigitte Fontaine ne sortait en principe que demain, mais la Fn*c me l'a expédié aujourd'hui

Et hop! voilà octobre terminé, et novembre, le "mois du doc" qui va démarrer...

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 novembre 2024

micro 220

"Je crois qu’habiter poétiquement le monde, c’est l’habiter aussi et d’abord en contemplatif. Contempler est une manière de prendre soin." (Christian Bobin)

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"J'ai eu honte de moi quand j'ai réalisé que la vie était une fête costumée et que j'y étais avec mon vrai visage." (Franz Kafka)

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j'aurais tendance à me fier davantage aux écrivains qui publient toujours chez le même éditeur plutôt qu'à ceux qui en changent à chaque nouvelle parution (une histoire de fidélité).

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"Je suis doué d’une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire." (Gustave Flaubert / Correspondance)

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*

"Chaque personne qui passe dans notre vie est unique. Elle laisse toujours un peu d'elle-même, et s'en va avec un peu de nous. (…) C'est la preuve évidente du fait que deux âmes ne se rencontrent pas par hasard." (Jorge Luis Borges)

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je pense que c'est là que j'ai réalisé que j'aimais les barbus...

*

Certaines choses auxquelles on goûte pour la première fois semblent délicieuses parce que, justement, c'est la première fois qu'on les goûte, et risquent de sembler moins bonnes les fois suivantes..

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"On est en train de devenir tous tellement cons tellement vite que je pense que nos arrière-petits-enfants vont remonter dans les arbres. Le problème c'est qu'il n'y aura plus d'arbres." (Swâmi Petaramesh)

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"Mieux vaut mourir incompris que passer sa vie à s'expliquer." (William Shakespeare)

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Tchekhov tel que
le même, colorisé

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"J'aime l'automne cette triste saison va bien aux souvenirs. Quand les arbres n'ont plus de feuilles, quand le ciel conserve encore au crépuscule la teinte rousse qui dore l'herbe fanée il est doux de regarder s'éteindre tout ce qui naguère brûlait encore en vous."  (Gustave Flaubert)

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"Jeune berger"

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"Tant que nous sommes parmi les hommes, pratiquons l’humanité." (Sénèque)

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"Traîner en jogging le dimanche est une nécessité, on a besoin d'éprouver le vide qui est en soi» La psychanalyste incite à réhabiliter, au cœur de nos existences saturées, cet espace de non-volonté, où peuvent s'ancrer à nouveau le désir et les transformations." (Hélène L'Heuillet, psychanalyste, Libération du 26/10/24)

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"Les morts dépendent entièrement de notre fidélité" (Vladimir Jankélévitch)

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(Goya)

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"L'ennui, c'est que nous pouvons voir, mais nous n'avons pas le droit de toucher." (Georges Perec, en interview, à propos des Choses)

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(celui-là, je ne m'en lasse pas...)

*

"En Angleterre tout est permis sauf ce qui est interdit, en Allemagne tout est interdit sauf ce qui est permis, en France tout est permis même ce qui est interdit, en URSS tout est interdit même ce qui est permis." (Winston Churchill)
(celui-là non plus je ne m'en lasse pas...)

*

*

" It's all gone (Tout est parti)
Nothing left of all I loved (Il ne reste rien de tout ce que j'aimais)
It all feels wrong (Je ressens que ce n’est pas normal)
It's all gone (Tout est parti)
No hopes, no dreams, no world (Plus d'espoirs, plus de rêves, plus de monde)
No… I don't belong (Non... je n’ai plus ma place)
No… I don't belong here any more » (Non… je n’ai plus ma place ici). "
(Endsong, The Cure)

*

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14 août 2025

micro230

"Trop près ou trop loin du sujet, je ne veux être systématiquement ni l’un ni l’autre, et avec cela l’obsession du rêve ou l’obsession directe, je ne sais ce qui vaut le mieux et je m’en fous tout compte fait, pourvu que cela s’équilibre comme cela peut, de préférence sans équilibre. Le contact avec la toile je le perds à chaque instant et le retrouve et le perds… Il le faut bien parce que je crois à l’accident, je ne peux avancer que d’accident en accident, dès que je sens une logique trop logique cela m’énerve et vais naturellement à l’illogisme. Tout cela bien sûr n’est pas facile à dire, n’est pas facile à voir, il n’y a pas de vocabulaire et, si vous voulez, le système métrique de cela restera à inventer lorsque j’aurai fini de peindre." (Nicolas de Staël)

*

*

"J’étais là ce matin dans le métro à écouter une conversation qui ne me regardait en rien et je me suis dis : pourquoi les femmes trompées s’en prennent si souvent à l’autre femme ? Le mari est manipulé sous influence ou je ne sais quoi ? Pourquoi pas, mais y’a vraiment aucune réflexion plus poussée ? Sur lui, sur soi, sur le coupe ? Elle était au téléphone a déblatérer connerie sur connerie "il voulait revenir mais elle l’a empêché… c’est une manipulatrice…". Au-delà de mes questionnements, j’ai pensé à lui arracher le téléphone et à le casser. Je crois que ça aurait fait plaisir à tout le monde. Au pire, si c’est urgent de tout raconter à ta meilleure pote, tu descends et tu vas sur un banc. À la fin, on savait tout même sur la couleur des sous-vêtements de la fille "tu sais du rouge bien salope". Comme cette femme doit souffrir pour en être là. En plus, aujourd’hui, j’ai de la lingerie fine, et rouge. Je dois être une bonne salope !" (@poetry_weekend)

*

*

" Les gens sont également responsables de ce qu'ils choisissent d'ignorer " (Milan Kundera)

*

salle de contrôle d'un sous-marin allemand

*

"J'aurais pu dire "vieillir, c'est désolant, c'est insupportable, c'est douloureux, c'est horrible, c'est déprimant, c'est mortel", mais j'ai préféré "chiant" parce que c'est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c'est chiant parce qu'on ne sait pas quand çà a commencé et l'on sait encore moins quand çà finira. Non, ce n'est pas vrai qu'on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant, invulnérable. La vie devant soi, même à cinquante ans, c'était encore très bien.... même à soixante. Si, si je vous assure, j'étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entretemps, j'ai vu le regard des jeunes... des hommes et des femmes dans la force de l'âge qui ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J'ai lu dans leurs yeux qu'ils n'auraient plus jamais d'indulgence à mon égard, qu'ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m'en rendre compte, j'étais entré dans l'apartheid de l'âge". (Bernard Pivot, Les mots de ma vie)

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Sergio Leone et Ennio Morricone, dans la même classe

*

"La ménopause c’est tout un délire qui cherche à nous ruiner le moral ! Je vais faire partie du camp de la contre-attaque ! Avec une alimentation-plaisir. "Tant qu’à grossir pour rien autant y aller !" Sera mon slogan de campagne ! Je vais faire une carte du club !" (@poetry_weekend)

*

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Le dicton basque du 2 août : "Abuztuaren bigarren eguna, udazkenaren lehen seinale." (Le 2 août, le premier signe de l'automne.) (@cauderanais23)

*

*

Le dicton basque du 3 août : "Abuztuaren hirugarren egunean, eguzkiak jaitsi eta ilunpetan." (Le 3 août, le soleil descend et se perd dans l’obscurité.) (@cauderanais23)

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*

"Petit moment de gêne dans les toilettes de la médiathèque : nous sommes deux bonhommes, installés côte à côte chacun devant son urinoir, et cette proximité immédiate a pour effet de nous bloquer dans l'émission de nos pipis respectifs. Quelques secondes flottantes passent, pendant lesquelles nous attendons, en silence et l'appareil à la main, qu'une vessie veuille bien se débloquer." (Bonheur portatif)

*

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Le dicton basque du 7 août : "Gaitan Deunaren egunean, eguraldiak ez du axola." (A la Saint Gaëtan, peu importe le temps) (@cauderanais23)

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"Il n'y a jamais trop de livres ! Il en faut, et encore, et toujours ! C'est par le livre, et non par l'épée, que l'humanité vaincra le mensonge et l'injustice, conquerra la paix finale de la fraternité entre les peuples". (Emile Zola, Rome)

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photo "d'époque"...

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"Le Conseil Constitutionnel juge que la procédure d'adoption de la #LoiDuplomb n'a pas été irrégulière. Au regard de la Charte de l'environnement, il censure les dispositions autorisant à déroger à l'interdiction d'utiliser des néconicotinoïdes."

(en rouge un morceau de phrase que je juge complexe)

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Le dicton basque du 9 août : "Abuztuan heltzen ez dena, ez da abuztuan helduko." (Ce qu'août ne mûrit pas, ce n'est pas août qui le fera) (@cauderanais23)

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Avec 9 jours fériés, la France va devenir le pays d'Europe avec le moins de jours fériés.
Slovaquie 15 Roumanie 15
Croatie 14 Espagne 14 Lettonie 14 Malte 14
Bulgarie 13 Lituanie 13 Pologne 13 Portugal 13 République Tchèque 13 Suède 13 Autriche 13
Estonie 12 Finlande 12 Grèce 12 Italie 12 Slovénie 12
Hongrie 11 Danemark 11 Norvège 11
Luxembourg 10 Belgique 10
Royaume-Uni 8 à 10 (varie selon régions)
Suisse 8 à 15 (varie selon cantons)
Irlande 9 Pays-Bas 9
Allemagne 9 à 13 (varie selon les Länder)
France 9

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Le dicton basque du 13 août : "Abuztuaren 13ko eguraldiak lau egun irauten du." (Le temps du 13 août, dure quatre jours)(@cauderanais23)

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1 août 2025

photos de jui-jui

1) 

paquet-cadeau 1
paquet-cadeau 2

 

2)

reportage

 

 

3)

au Globe, avec infiniment de patience...

 

 

4)

en bas

 

5)

papa au McDo

 

 

6)

"Islands"

 

 

7)

après l'averse

 

 

8)

rue Serpente

 

 

9)

farine

 

 

10)

goûter d'anniversaire

 

 

11)

boys don't cry

 

12)

au Lac

 

 

13)

tiramisu framboise façon expresso (La Terrasse)

 


14)

les résultats du bac (reportage)

 

15)

presque selfie

 

16)

"bô mâle"

 

 

17)

le bras du monsieur

 

 

18)

pour les touristes

 

 

19)

difficile à prendre

 

 

20)

reflet cabossé

 

 

21)

reportage

 

 

22)

"Les Bien-Aimés" 1

 

 

23)

"Les Bien-Aimés" 2

 

 

24)

le joli monsieur à vélo 1

 

le joli monsieur à vélo 2

 

le joli monsieur à vélo 3

 

 

25)

à côté du cinéma

 

 

 

26

"Le Messager"

 

 

 

27)

culotte de gendarme

 

 

 

28)

V V

 

 

 

29)

Cathy & Emma

 

 

 

30)

le seau

 

 

 

31)

un peu exagéré

 

 

 

32)

les roses de la rue Miroudot-St Ferjeux qui font coucou

 

 

 

33)

au bord du trou

 

 

 

34)

"Dangerous animals"

 

30 décembre 2024

caldap30

Dis, à quoi tu penses ?
Je pense à toi

A quoi tu penses ?
Je pense que, quand j'étais gosse, j’écrivais au Père Noël, et qu’aujourd’hui encore, il m'arrive d'imaginer les trois souhaits que je souhaiterais voir exaucés si je rencontrais une fée

A quoi tu penses ?
Je pense que j'ai du mal à dormir quand je prends un café le soir, et pourtant, c'est chaque fois pareil, j'en prends un

A quoi tu penses ?
je pense qu'il s'est passé plusieurs années entre le moment où j'ai compris que j'allais mourir et celui où j'ai compris que j'allais d'abord vieillir

A quoi tu penses ?
Je pense qu'aucune chenille ne se doute qu'elle sera un jour papillon

A quoi tu penses ?
je pense que l'oreille absolue existe, mais pas le nez absolu, ni l’œil absolu, ni même le sexe absolu, et, au demeurant, je me demande ce que ça pourrait bien être si ça existait.

A quoi tu penses ?
Je pense qu'en 1514 personne n'aurait pu imaginer 1515 Marignan

A quoi tu penses ?
Je pense que, tout à l'heure, j'ai vu, écrit dans la crasse d'une voiture très sale,"existe également en blanc".

A quoi tu penses ?
je pense que je suis incapable de résister à une femme à qui je plais, et je m'en moque d'être un type facile.

 

(Les amnésiques n'ont rien vécu d'inoubliable d'Hervé Le Tellier)

Hervé Le Tellier

Un pilier de l'Oulipo. Lui, c'est l'ami Régis qui me l'a fait découvrir, il y  a trèèèèès longtemps (depuis Sonates de bar, 1991). J'ai adoré ces Amnésiques, (dont j'ai même acheté la réédition quelques années plus tard parce qu'il y en avait "plus"...), comme j'ai adoré plus tard ses Joconde (Joconde jusqu'à cent puis Joconde sur votre indulgence) sans jamais me douter qu'il finirait par avoir le Prix Goncourt pour l'Anomalie

11 août 2025

juillet 3

vendredi 11

au téléphone avec Hervé pour fixer la prochaine réunion avec Romain pour la programmation (finalement ça sera jeudi 17) et avec Frédérique pour faire le point (je passerai la chercher demain matin à 8h30 pour aller marcher (j'avais écrit "manger") à la fraîche...

je passe récupérer un petit paquet (ma "livraison" de M*demoiselle Breizh, avec dedans un cadeau pour Catherine) et un encore plus petit (une toute petite édition d'un inédit de Perec : "Ce qui motive ma racontouze" (48 pages), co-édition par deux éditeurs minuscules : le fond du tiroir et pré#carré)

14h et quelques à Gy pour boire le café, ça fait une semaine qu'on ne s'est pas vu, avec Emma, Régis a toujours des problèmes avec ses dents, il n'a pas le moral, et finalement il restera à la maison cet après-midi

15h Emma me conduit chez Marcello pour son anniversaire, on arrive les premiers, j'ai le plaisir de voir Magali, sa fille aînée que je n'ai pas vue depuis au moins 30 ans, mais qui n'a pas du tout changé! Arrivera ensuite Philippe, un copain de Marcello, avec son jeune chien Viking, puis Thérèse et René (nous sommes en très petit comité, Marcello est dans une forme moyenne, mais ce goûter d'anniversaire, sur la terrasse ombragée, est  plaisant (avec peut-être un je ne sais quoi de tristounet en arrière-plan, mais bon)

Emma repart plus tôt (elle doit aller au concert de Dominique A.), et je rentrerai une heure plus tard avec Thérèse et René, qui veulent en profiter pour voir Régis...

à Gy, nous sommes accueillis par Emma, qui a préféré rester à la maison avec Régis plutôt que d'aller au concert, et nous nous installons un peu sur la terrasse tous ensemble pour boire un verre d'eau à la fraîche

je rentre en fin d'après-midi chez moi, tranquille

 

samedi 12

à 8h30 je passe chez B. pour prendre Frédérique, elle m'offre un café et nous évoquons nos "trucs de vieux" respectifs

9h et quelques sur le parking du lac... : je gare la voiture à l'ombre d'un arbre maigrelet, et nous voilà partis... à 1/3 du parcours je réalise que nous sommes partis sans eau, et nous faisons donc demi-tour, après une pause sur un banc à l'ombre, et le retour m'est assez pénible à cause de ma jambe...

on s'installe en terrasse pour un crème et un verre d'eau

(quand on revient, la voiture est toujours à l'ombre de l'arbre maigrelet!)

On file chez N*z pour voir les meubles C*sa, et F. se lâche pour moult cochonneries (elle m'offre un mimi coussin-panda...)

je rentre à la maison, et, bien que le temps ne s'y prête pas vraiment, je réchauffe un reste de cassoulet...

(si j'avais regardé mon téléphone j'aurais vu que j'étais invité à manger avec elles à midi mais bon trop tard je ne l'ai vu qu'à 14h...)

Catherine P. par sms m'invite à manger avec elles (Dominique et Louise) lundi à midi à Villersexel...

 

dimanche 13

(je reste à l'intérieur, "en tenue de ouiqinde")

pour midi j'ai quand même cuisiné des courgettes à la poêle (que j'ai trouvées très bonnes!)

avec mon café j'ai mangé le dernier carré de chocolat "à la Dubaï"

je lis Pitié, d'Andrew McMillan, un roman irlandais à plusieurs étages (dans l'espace et dans le temps), que je trouve excellent

(je ne fais pas grand-chose d'autre)

je termine la journée en regardant des clips sur y*utube, après avoir cherché Dancing with tears in my eyes de Ultravox, (un vieux clip qui parle de fin du monde...) (1984), et je regarde ensuite, à la chaîne, ce que me propose l'ordi avant de m'arrêter sur ce qui me semble le mieux avant d'aller dormir... (en fait ça sera du Odezenne...)
Et je trouve (une fois de plus) très belle la jeune actrice qui interprète Mercredi Addams (Jenna Ortega)

dans le clip de She passed away "Rituel"

je découvre par ce biais le groupe  She past away ("elle est décédée") un "groupe turc de post punk" (m'apprend-on sur le ouaibe)

 

lundi 14 

(eh non ce jour je ne suis pas "resté dans mon lit douillet", même si j'en ai eu envie je l'avoue...)

8h30 chez Bernadette, je bois un café pendant que ces dames finissent de petit-déjeuner, puis nous partons au Lac, puisque à 8h30 il ne pleut plus, comme l'avait annoncé la météo

nous avons marché en parlant (parlé en marchant serait plus juste), en faisant des haltes sur les bancs (ma jambe)
au retour, nous commençons à croiser de plus en plus de monde, et voici un jeune coureur, casquette à l'envers, lunettes miroirs (appétissant) qui nous croise, me regarde, s'arrête, me dit qu'il me connaît, enlève ses lunettes et  je reconnais R. le fils aîné de Philou (surprise)
je fais les présentations avec Frédérique quand arrive Philou en personne , (et en vélo), suivi de ses deux petits-enfants, sur leurs petits vélos eux aussi

Je refais les présentations, Philou se rappelle que c'est  à Frédérique qu'il a acheté sa première chaîne stéréo (une Dual) il y a environ une cinquantaine d'années! chacun ensuite poursuit sa route de son côté, et je ramène F. chez B. (pas de crème en terrasse car dans peu de temps je dois partir pour mon rdv de midi...

Aïe! j'ai un petit incident de vessie en arrivant chez moi -c'est aussi ça, vieillir!-  (j'ai fini la bouteille que j'avais dans mon sac car j'avais très soif, et je n'ai pas vraiment le temps de me retenir le temps d'arriver jusqu'aux toilettes...) Gasp! Je me change donc  avant de repartir pour le  restau à Villersexel...

(je réalise à mi-chemin que je suis parti sans mon porte-feuille, qui est resté dans la poche de ma chemise en jeans, mais bon, j'ai mon chéquier, alors ça va...)

mon copain Antonin sur w*ze me guide comme il faut jusqu'à la Terrasse, pour ce repas de midi à l’initiative de Catherine P., en présence comme annoncé de Louise, sa nièce (dont c'est l'anniversaire) et Dominique...
L'équipe du restaurant a changé (elle est désormais nettement rajeunie), les prix n'ont pas baissé... mais bon on passe un excellent moment (en salle, la terrasse n'étant pas disponible pour cause de vent et de risque d'averse...)

et nous nous séparons une nouvelle fois, Catherine et Louise repartant à Cuse, Dominique partant vers Jussey pour aller rejoindre Malou et Pascal, et moi rentrant à Vesoul...

comme j'en ai parlé ce matin avec Frédérique, je passe sur MUBI pour vérifier si FIRST COW est toujours disponible (pour le lui faire envoyer par MUBI), il l'est, et, bien sûr, je commence à le re-re-regarder une fois de plus... je le déguste, plan après plan, ce film atteint pour moi une sorte de perfection...

mardi 15

à 9h je récupère un livre commandé (qui je pense, fera un bon cadeau de non-anniversaire pour Pépinou)

puis je vais chercher les cartes 25/26 à l'imprimerie, et, contre toute attente, je réalise que la graphiste a fait un sacré bon boulot...

9h30 chez B., l'heure du café (je l'ai commandé double, il sera moitié déca moitié normal m'annoncera Frédérique, comme la vie quoi)

puis au lac, garé presque sous le même arbre maigrichon, et cette fois on part à droite, pour changer un peu (mais on n'ira pas très (trop) loin...)

le rituel crème et son verre d'eau sur la terrasse mais comme toutes les tables sont déjà installées pour midi, on est relégués tout au bout, sur des vieilles moches tables en bois, derrière des buissons (pas terrible, le point de vue...)

à midi je me nourris frugalement (fromage de chèvre et pâté au magret...)

à 20h30, JARDIN D’ÉTÉ (214), un joli film japonais de 1994 jamais sorti en France... On est une grosse douzaine dans la salle, et ça fait plaisir... Trois gamins ("Sac d'os", "Sumo" et" Lunettes") y font la connaissance d'un papy qui vit dans une maison à l'abandon et un jardin idem, vont finir par sympathiser avec lui (alors qu'au départ ils envisageaient de le voir mourir...), remettre le jardin en état, puis la maison, etc. Et accompagnent de leur mieux la mort dudit papy lorsqu'elle survient pour de bon... J'ai trouvé la fin très belle (des cosmos, un puits, et beaucoup de papillons...)

 

mercredi 16

8h : dring! c'est Anne-Marie, mon aide-ménagère... (après elle sera en vacances, et on ne se reverra donc que fin août!)

depuis quelques jours, je ne trouve plus de mites alimentaires, et je lui fais partager ma joie à ce propos...

après le repas, je fais une sieste... virtuelle (à distance) avec un correspondant internet que je croise assez souvent (un paysan de la Nièvre) et l'expérience est assez plaisante... (même si un tout petit peu frustrante)

17h30 : je passe prendre Frédérique pour l'emmener au cinéma...

18h : ROCK BOTTOM (215) nous sommes 2 à la 1 pour ce film que je suis très curieux de découvrir : une adaptation en animation d'un album sublime que j'écoute depuis au moins 40 ans (c'était mon ex, Momo, qui me l'avait fait découvrir me semble-t-il)... la réalisatrice -españole!- raconte en fait la très psychédélique histoire de Robert Wyatt himself (le musicien à l'origine de l'album en question, produit par Nick Mason, de Pink Floyd -c'était d'ailleurs écrit sur la pochette-), et j'avoue que lorsque les premières notes du premier morceau retentissent à l'écran, les larmes me sont montées direct. Les 6 morceaux de l'album apparaissent dans le même ordre dans le film, selon le souhait de Robert Wyatt, et la réalisatrice a fait un sacré boulot...

c'est Fred qui, en sortant,  évoque les Happy Hours au Bureau (de 17 à 20h du lundi au jeudi, toutes les pintes et tous les cocktails à 5€), et donc on en profite : elle prend un truc au gin et moi un Spritz St Germain (à la liqueur de sureau)

 

jeudi 17

petit parkour urbain: chez Georges pour réserver, chez Sandrine pour récupérer le livre commandé (ah, "le Corps des hommes", c'est pour moi ça, hein...) , et chez carrefour market pour récupérer (encore!) une commande chez Gibert

14h30 ds le hall du cinéma, avec Isa, Hervé, J-C, pour la fameuse "réunion de programmation" avec Romain, dans un bureau avec la clim que c'en est un délice (on le réalisera en sortant!) résultat : 23 films, jusqu'au 3 septembre!

puis J-C nous paye un pot au Bureau, Hervé préfère rentrer chez lui car il ne se sent pas au mieux...

17h : je commence à mettre en forme la prog 11
22h et quelques : je m'arrête...

 

 

29 décembre 2024

novembre semaine 5/ decembre semaine 19h30 :

vendredi 29

(pour la première fois depuis lgtps beaucoup de mal à m'endormir, alors que d'habitude à peine je pose ma tête sur l'oreiller que je m'endors, et pourtant je n'ai pas bu de café)

9h30 : au café-scrabble, avec Pépin, nous finissons la première partie comme nous avions fini la dernière : ex-æquo, puis je gagne les deux autres (même si Pépin a fait une très belle remontada avec un x9 : NOMBRAIT)

la crème conseillée par la pharmacienne a l'air de faire un peu effet sur ma jambe...

je ne sais pas encore si je garde le vêtement reçu dans mon colis enfin arrivé... (ça manque de poches...)

j'avais oublié de mettre au frais la soupe donnée par Thérèse, et elle a tourné ("soupe aigre") beurk, et du coup je me fais une soupe miso

le soir je regarde JE NE ME LAISSERAI PLUS FAIRE (239) de Gustave Kervern (et je me laisse faire jusqu'au bout)

 

samedi 30

(nuit assez cauchemardesque, premier réveil après même pas deux heures de sommeil, difficultés pour me rendormir, etc... je me débrouille sans redémarrer l'ordinateur)

je rappelle Malou, qui a appelé hier et ce matin, je lui confirme que je ne viendrai pas pour Noël, (cette année ça se fera à Riom, en deux vagues...) comme je le lui avais déjà annoncé...

marché du samedi : poissonniers barbus jolis légumes bio bouchers barbus jolis, fromager, pommes bio, la routine quoi...

en rentrant du marché j'appelle Dominique, qui me dit qu'elle, elle y va (j'avais pensé que si elle n'y allait pas, nous aurions pu nous faire un "petit Noël d'orphelins" ensemble...)

je découvre J'ADORE LE MONDE (The Limiñanas / Bertrand Belin), ça me plait, et j'en fais profiter les copines...

 

 

dimanche 1er décembre

pour mon calendrier d'avent ("caldav"), je vais mettre pour chaque jour un passage de la première page de toute une série de livres que j'aime beaucoup... mais bon  c'est assez long à faire! (j'ai déjà fait celui d’aujourd’hui)

11h : TROIS KILOMÈTRES AVANT LA FIN DU MONDE (240)
je rentre à la maison et je cuisine - c'est dimanche !- du boudin aux pommes (d'abord au four, puis re-sauté un peu au beurre à la poêle, faut c'qu'y faut hein !)

15h LEURS ENFANTS APRÈS EUX (241), où Isa vient me rejoindre (le parking du cinéma est PLEIN!, mais les gens sont surtout là pour le dernier Disn*y...)

je tape mon caldav jusqu'au numéro 8! (c'est vrai que, à deux doigts, c'est assez laborieux...)

j'apprends la mort de Niels Arestrup et je me souviens que la première fois que je l'ai vu au cinéma, c'était dans le JE TU IL ELLE (1974) de Chantal Akerman, où il jouait un routier

une très belle scène d'ailleurs (le reste du film m'intéressait moins...)

 

 

lundi 2

(encore une nuit... compliquée (le "cauchemardesque" d'hier était un peu excessif) avec beaucoup de réveils, et des périodes de sommeil encore plus réduites, du coup je me suis recouché ce matin après le petit-déj', rendormi, et quand le téléphone a sonné je n'ai pas eu le courage de me lever)

la crème conseillée par la pharmacienne semble efficace (pour ce qui est de la desquamation...)

je continue de taper les pages de mes caldav successifs (c'est un -finalement assez plaisant- travail de secrétariat affectif)

des places de stationnement comme des rencontres amoureuses (air connu) : quand on cherche "désespérément", on ne trouve pas, et c'est quand on n'attend rien que hop! on en trouve une de libre (j'ai fait quatre fois le tour parce que le conducteur de la deuxième place n'arrivait pas à se décider, j'ai fini par aller me garer devant le palais de justice, je suis remonté à pied avec mon gros sac de courses, et alors que j'arrivais devant  chez moi c'est la voiture qui était sur la première place qui est partie (la place n'est restée libre qu'une trentaine de secondes...)

promos au S*per U : une bouteille de Jagermeister toute seule en rayon : 20€ ; la même dans un coffret avec 2 (jolis) verres Jagermeister : 17,99. J'ai pris le coffret... (j'ai appris par la même occasion que ça se buvait à -18°!)

j'ai regardé LE CORBEAU (242) ; entre chaque rediffusion, c'est curieux, j'oublie lequel des personnages est vraiment le corbeau...

 

 

mardi 3

j'ai bien travaillé sur mon caldav pour le blog ; j'ai décidé d'enjoliver en rajoutant la photo de l'auteur(e), je suis arrivé au n°25, consacré à Georges Hyvernaud, (où j'annonce que je prolongeais la chose jusqu'au 31...) je l'avais pratiquement terminé, ne me manquait plus qu'une photo de l'auteur, mais c'est en la cherchant que j'ai fait je ne sais quelle mauvaise manip, et tout le post a disparu dans les limbes : pfuit! je m'y (re)mettrai demain!

20h30 : SOUS LE POIDS DES PLUMES (Compagnie Pyramid) au ThéV', une chorégraphie exquise (enthousiasmante) pour quatre danseurs tout aussi enthousiasmants (exquis), un spectacle "M-DCV" (Mieux-Disant Culturel Vésulien), selon mes critères, puisqu'y assistaient les S., Mireille K., et les B/G)

après, Manue nous paie une bière, puis Catherine me raccompagne aimablement

en rentrant je suis pris d'une frénésie de grattage que j'assouvis férocement, mais que je regretterai par la suite...

 

 

mercredi 4

(une nuit très compliquée... (le "cauchemardesque" se justifiait quasiment) toute de petits morceaux, où j'aurai quand même réussi à dormir 4h30 en tout)

8h  dring! c'est Anne-Marie
9h dring! c'est le monsieur qui vient pour la révision de la chaudière (ce n'est pas le rondouillard et sympathique patron de l'entreprise, comme l'avait souhaité ma propriétaire, c'est un de ses ouvriers, un souriant jeune homme à la jolie barbe de 3 jours (que je m'abstiendrai -héroïquement- de photographier)

suis embêté par ces démangeaisons récurrentes... découvert que le froid -les blocs de glace du congel-  fait du bien

je m'embrouille dans mes mails relatifs à mes différentes commandes, je crois que ma commande de charcuterie est -déjà-  arrivée, alors qu'on m'annonçait juste son départ, et donc j'ai commis l'erreur de prendre ma voiture à 17h, qui est la pire heure pour le transport urbain, et j'en profite du coup pour pousser jusqu'au S*per U

j'écrabouille une des dernières mites alimentaires, au plafond (et hop! ça c'est fait)

j'ai terminé mon caldav pour le blog (avec même une double ration pour le 31 décembre!)

je regarde CONCLAVE (243) sur mon ordi : bof bof (j'ai manqué m'endormir une dizaine de fois!) : ce film est survendu!

je m'amuse à rédiger mon (pour l'instant) top 21, qui à deux exceptions près, ressemble à un refuge pour pauvres films abandonnés, des films dont personne ou presque n'a parlé dans les tops de fin d'année... mais bon je m'y reconnais...

 

jeudi 5

(pfff quelle nuit! dormi 7h en six ou 7 morceaux, avec une idée fixe : surtout ne pas me gratter!)

du coup je baille toute la journée

à midi au Globe : choux braisés et saucisses, avec les filles... quand Marie est partie, comme on a du temps (Isa fait grève), on se prend chacun une douceur : qui une boule de glace chocolat, qui deux boules de glace chocolat / café, qui un chocolat liégeois

Isa, qui est allée manifester, est en bas de chez moi à 15h15 pour que je la véhicule au cinéma (elle est sans)
15h30 : DIRECT ACTION où nous retrouvons Catherine (le film "fait" 3h36 mais comme je m'y endors très rapidement, je préfère quitter le navire vers 17h -et donc je ne le numérote pas-)

J'apprend par twixter le décès de Jacques Roubaud

(je me souviens que Pépin et Za aimaient beaucoup La Belle Hortense, que je continue de relier à la façon dont les hommes se rasent...)

25 décembre 2024

caldav25

(Normalement le caldav 25 ça n'existe pas, puisque l'Avent est terminé, toutes les cases sont ouvertes, mais bon je me suis pris au jeu et disons que je vais continuer jusqu'à caldav31, avant 2025 donc.)

 

Je ne choisis pas mes amis
STENDHAL

 

 

Bourladou me demande souvent :
- Enfin, qu'est-ce que tu peux bien y foutre, dans ta chambre, tout seul, comme ça, des soirées entières ?
Parce que lui, Bourladou, dès qu'il ne parle pas à quelqu'un, il s'emmerde.
Ce que j'y fous, ça ne regarde pas Bourladou. Ni personne. J'y creuse mon trou. On a quand même bien le droit de creuser son trou.
- Je lis, tu sais, je travaille...
- Ah oui fait Bourladou.
Creuser son trou dans l'épaisseur de la ville et de la nuit. Et s'y blottir, s'y gratter, s'y lécher, en attendant le sommeil et la mort.
Bourladou regarde des bouquins épars sur ma table, et se demande ce que ça peut bien être, mon travail.
- Si encore tu avais la radio, dit-il.
Pas besoin de radio. on n'a qu'à s'asseoir sur son lit. A rester là. A écouter le petit bruit obstiné que fait la vie.

(Le wagon à vaches de Georges Hyvernaud)

(Georges Hyvernaud)

Un gros coup de cœur, pour l’œuvre de cet écrivain, découvert grâce au bouquiniste chez qui j'ai trouvé les deux premiers volumes, de la réédition chez Le Dilettante, Feuilles volantes et La peau et les Os, avec ce sentiment incroyable -je m'en souviens encore très précisément- que l'auteur s'adressait directement à moi, ("Eh bien on sera seul") dans les premières pages de Feuilles volantes, que j'ai commencé à lire en sortant du magasin.

29 décembre 2024

caldap29

1

Tout de suite, le jour qu'il était venu s'installer chez eux, un moment que Charlotte était à la cuisine, Fabrice avait dit à Romain, "Sérieux? ça te gêne pas que je suis pédé ?"
Romain, le mari de sa sœur, avait haussé les épaules et dit "Non. Pourquoi ça me gênerait ?"
L'air de le penser. Quand même, Fabrice curieux de voir jusqu'où. "Ben je sais pas. T'en as, ça les gênerait."
"Ah ben ça, d'autres, peut-être. Mais moi c'est pas un souci."
" Bon ben c'est cool alors."
" D'ailleurs, j'ai envie de te dire, les gens que ça les dérange, plus ça va, moins t'en vois."
Fabrice, la tête pleine d'exemples qui prouvaient le contraire, mais laissant dire son beau-frère.
"C'est plus comme il y a dix ou quinze ans. Dix quinze ans, ouais, je dis pas. Mais là, tu vois le PACS, l'adoption, tout le bordel, ça montre, les comment ça s'appelle, les mentalités ont évolué, je dirais."
Ce jour-là, Fabrice voyait Romain pour la première fois, n'ayant pas pu venir à leur mariage l'année d'avant et l'occasion de faire connaissance ne s'étant pas présentée depuis. Trouvant son beau-frère plutôt sympa à première vue. Beau mec, en plus. Fabrice se disant que Charlotte aurait pu plus mal tomber. Ensuite, Romain avait dit " Si tu préfères, je te prends moi comme exemple : il y a dix ans, tu m'aurais dit ton beau-frère va être gay, ça m'aurait peut-être pas "gêné", mais j'aurais plaisanté, tu vois ce que je veux dire ? Sans penser à mal, mais j'aurais fait des vannes. que là, comme je disais, c'est pas un problème."

(Bonus de Laurent Chalumeau)

Une excellente découverte de l'année dernière, grâce à Pépin, qui m'en a apporté un, réédité chez Rivages (KIF, je crois), qui m'a tellement emballé que, de fil en aiguille, j'en ai racheté le plus possible. Régulièrement, je me régale, car pas grand chose ne lui fait peur... Inégal, mais peut s'aligner sans rougir sur l'étagère Smith / Dorsey / Hiaasen.

27 décembre 2024

caldap27

Le jour de mon anniversaire je crains d'être oubliée. Dans le but de me délivrer de cette inquiétude, j'ai pris en 1980 la décision d'inviter tous les ans, le 9 octobre si possible, un nombre de convives équivalant à mon nombre d'années. Parmi eux un inconnu que l'un des invités serait chargé de choisir. Je n'ai pas utilisé les cadeaux reçus à ces occasions. Je les ai conservés, afin de garder à portée de main les preuves d'affection qu'ils constituaient. En 1993, à l'âge de 40 ans, j'ai mis fin à ce rituel.

 

Depuis l'âge de quatorze ans, elle avait conservé tous les cadeaux d'anniversaire qui lui avaient été offerts - encore emballés, rangés bien en ordre sur des étagères en fonction des années. Adulte elle organisait chaque année en son honneur un diner d'anniversaire, où le nombre des convives correspondait à son âge.
Léviathan, extrait, p.85
(extrait entouré en rouge)

(Le rituel d'anniversaire de Sophie Calle)

Sophie Calle

Un des petits volumes parus chez Actes Sud qui me fut offert, avec deux autres,  par Philou, en remerciement, me semble-t-il, pour des travaux graphiques que j'avais réalisés pour lui... (Il m'avait, quelques années plus tôt, offert L'Hôtel, de la même...) J'aime la dame, voilà, dont je suis les travaux depuis cette époque (= très longtemps), sa folie, son nombrilisme, sa façon de faire de chaque élément de sa vie -ou presque- une œuvre d'art... (même si parfois elle m'énerve)

31 décembre 2024

caldap 31 / et tiens, 1er du coup!

(numéro double)

Je regrette que Georges Perec n'ait pas été le premier à s'illustrer dans le genre éminent des inventaires, mais qu'il ait été précédé par l'auteur anonyme  du premier livre des Chroniques, par Homère et Raymond Queneau, par François Villon et Guillaume Apollinaire, par Gustave Flaubert et Paul Eluard, par Donatien de Sade et Claude Lévi-Strauss, par Etienne Binet et Henri Michaux, par Sei Shônagon et Pascal Quignard, par Émile Zola et Charles de Linné, par Joris-Karl Huysmans et Michel Butor, par Alexandre Vialatte et Joe Brainard (dans son I remember) mais surtout par Joseph-Ernest Ménétrier, dit Emile Hodinos Josome, plus grand que tous les autres, puisqu'il poussa l'amour du genre jusqu'à le cultiver, les vingt et une dernières années de sa vie (1853 - 1897) au fond d'un asile de fous.

 

Je regrette l'odeur de goudron qui m'attirait dans les latrines d'autrefois, et qu'on a remplacée depuis, j'ignore pourquoi, par une forte odeur d'urine.

 

Je regrette de m'être confessé, enfant, à des prêtres méchants et stupides.

 

Je regrette d'avoir giflé mon petit frère un jour qu'il était particulièrement doux, qu'il souriait avec confiance et ne faisait rien de mal.

 

Je regrette l'époque où, fréquentant assidûment les professionnelles, j'avais une idée précise de ce qu'on est avant et de ce qu'on est après.

 

Je regrette de ne pas avoir connu Louise de Vilmorin.

 

Je regrette de ne pas avoir su me faire aimer de Jean-Luc Godard.

 

Je regrette de m'être trouvé sur ce trottoir d'Algrange (Moselle) certain samedi de l'année 1977 : j'y ai éprouvé ma première angoisse.

 

Je regrette les bras de mon père, qu'il ouvrait grands, du fond de son fauteuil, pour m'accueillir.

 

Je regrette d'avoir déjà lu Le Comte de Monte-Cristo.

 

Je regrette de ne pas avoir une bonne mémoire. Par conséquent de refaire sans cesse les mêmes erreurs.

 

(Le livre des regrets de Jacques Drillon)

Jacques Drillon

(un petit livre que j'adore, découvert grâce à Philou, qui peut sans rougir figurer sur l'étagère des Oulipiens, même si Drillon ne fait pas vraiment partie de la bande...) et je suis toujours fasciné par le double sens du mot "regretter"

 et

 

Je me souviens d'avoir plus d'une fois rejoint Georges Perec dans l'autobus ou le métro. Il se mettait toujours à côté d'une fenêtre ; je le reconnaissais de loin : sa coiffure "afro" et sa barbiche donnaient à son visage le rayonnement d'un masque primitif.

 

 

Je me souviens qu'on me disait de Georges Perec , avant que je le connaisse, qu'il "aimait bien rigoler". J'ai trouvé un homme désespéré. Pourtant, au milieu des réunions, il faisait calembour sur calembour, de façon presque obstinée. Sa "rigolade" était plutôt un moyen inoffensif de tenir les autres à distance.

 

 

 

je me souviens de mon agacement, après la mort de Georges Perec, quand on me demandait s'il fumait beaucoup. Sa mort était si inadmissible qu'on n'avait pas le droit de l'expliquer par une chose aussi banale. Plus tard, ses médecins dirent à Catherine B. que sa tumeur pulmonaire ne devait rien au tabac ; plus tard encore j'appris que son mal était le type même du cancer du fumeur.

 

 

Je me souviens d'avoir demandé à Georges Perec, fana du vélo dans le passé, pourquoi il était tellement plus facile de maintenir sa vitesse quand on était "dans la roue" d'un autre coureur. Y avait-il une explication mécanique, ou psychologique, ou les deux ? Il répondit qu'il n'y avait rien à expliquer - on comprenait la chose ou on ne la comprenait pas.

 

 

Je me souviens de mon arrivée en gare d'Austerlitz, avec Georges Perec, en été 1975. Bien qu'il ne cherchât qu'elle des yeux, il ne vit pas Catherine B. au bout du quai où, solitaire et belle, elle l'attendait. J'ai dû la lui montrer du doigt.

(...)

 

Je me souviens de Georges Perec souriant comme un fou pendant qu'il dansait un jerk effréné avec Catherine B. dans l'appartement d'Andy Warhol prêté à Renaud C. pour une fête. Enfin, trempé de sueur, Georges Perec demanda à prendre une douche. Peu après il réapparut parmi nous, vêtu d'un seul drap de bain noué à la taille. Il était irrésistible.

 

(Le verger de Harry Matthews)

Harry Matthews

Je ne pouvais terminer autrement que par cet émouvant opuscule d'un oulipien consacré à un autre oulipien, l'Oulipo au carré, en quelque sorte...

26 décembre 2024

caldap26

Bobby

Un jour, notre père acheta une décapotable. Allez savoir pourquoi. J'avais cinq ans. Il l'acheta et arriva à la maison au volant de sa nouvelle voiture aussi naturellement que s'il nous apportait un litre de glace à la vanille. Imaginez la surprise de notre mère. Elle stockait des élastiques autour des poignées de porte, lavait les vieux sacs de plastique qu'elle mettait à sécher sur un fil, rang de tristes méduses de récupération séchant au soleil. Imaginez-la en train de frotter un de ces sacs pour en éliminer l'odeur de fromage quand notre père arrive au volant de son cabriolet Chevrolet, d'occasion certes mais quand même -paysage mouvant de métal, pare-chocs chromés, kilomètres de carrosserie argentée. Elle était sur un parking en ville avec son écriteau "A vendre" et il avait décidé de jouer au type qui achète une voiture sur un coup de tête. Manifestement l'excitation de mon père se dissipe au fur et à mesure qu'il s'avance. la voiture l'embarrasse déjà. Il roule lentement dans l'allée avec un sourire figé assorti à la calandre de la Chevrolet.
Bien sûr la voiture doit disparaître. Notre mère ne veut pas y monter. Mon frère aîné Carlton et moi avons droit à un tour. Carlton est aux anges. Je suis sceptique. Si notre père achète une voiture au coin de la rue, de quoi d'autre est-il capable ? Qui est-il au fond ?

(La Maison du bout du monde de Michael Cunningham)

Michael Cunningham

Je n'ai pas choisi la première page des Heures, pourtant lu en premier, parce qu'elle me paraissait moins représentative... J'avais lu ensuite celui-là (souvenir : j'étais à Membrey) qui m'a tout autant bouleversé...

23 juillet 2025

micro229

 

*

"Il ne faut pas confondre la vérité avec l'opinion de la majorité." (Jean Cocteau)

*

Le dicton basque du 8 juillet : "Uztailaren zortzian, beroa gogor, euliak asko, eta pazientzia eskas." (Le 8 juillet, chaleur forte, mouches en pagaille et patience en fuite.) (@cauderanais36)

*

*

"Le fait que les méduses aient  survécu pendant 650 millions d'années sans cerveau donne de l'espoir à bien des gens..." (sur twiXter)

*

un sacré boulot!

*

"Jouer avec un élastique.
Le retrouver autour de sa teub on ne sait pas comment...
Vraiment les hommes hein"

(@Tom2Toulon)

*

Etude de drapé, Alphonse Mucha

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"Il n'est pas nécessaire d'avoir une religion pour avoir une morale, car si vous ne pouvez pas distinguer le bien du mal, ce qui vous manque c'est la sensibilité, pas la religion." (Margherita Hack)

*

*

"22 juin
Je me suis relevé dans la nuit pour avaler une cuillère de miel et tenter de calmer une quinte de toux. Assis dans le fauteuil du salon, tandis que le miel coule, je me dis que les lumières de la ville ne sont plus éteintes la nuit, et commence à ruminer des pensées amères sur le peu de consistance des convictions écologiques de la municipalité. Et sous mes yeux, les lumières s’éteignent, pour mieux me faire taire."
(bonheurportatif.fr)

*

 

*

Le dicton basque du 15 juillet : "Santiago eguna garbi bada, negua gogor eta goibel etorriko da." (Si la Saint-Jacques est serein, l'hiver sera dur et chagrin.) (@cauderanais36)

 

*

*

 

"Je sais pourquoi nous essayons de garder les morts en vie : nous essayons de les garder en vie afin de les garder auprès de nous. Je sais aussi que, si nous voulons vivre nous-mêmes, vient un moment où nous devons nous défaire de nos morts, les laisser partir, les laisser morts. Les laisser devenir la photo sur la table de chevet. Les laisser devenir le nom sur les comptes de tutelle. Les laisser partir au fil de l’eau." (Joan Didion, L'année de la pensée magique)

*

 

"location de travestis" ???

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"les meufs qui appellent leur mecs « mon homme » elles sont tjr connes j’ai remarqué" (@afropolkaa)

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Jean Yanne et Christine Pascal ("Regarde les hommes tomber")

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Le dicton basque du 19 juillet : "Uztailaren hemeretzian, belarra bilduta eta soroak isilik." (Le 19 juillet, l’herbe est fauchée et les champs se taisent.) (@cauderanais36)

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Le dicton basque du 20 juillet : "Uztailaren hogean, haizeak hostoak dantzan eta zuhaitzak kantari." (Le 20 juillet, le vent fait danser les feuilles et chanter les arbres.) (@cauderanais36)

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"Le fait d'être habité par une nostalgie incompréhensible serait tout de même le signe qu'il y a un ailleurs." (Eugène Ionesco)

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Oh noooon

*

"À la poste, le gars soupirait derrière moi à cause de mes enveloppes. Il dit « c’est pas bientôt fini ? » ! Oh l’affront ! Je suis partie dans un solo sur la poésie la vie la littérature la mort l’entreprenariat l’été et encore la mort Proust et Duras les mirabelles en juillet au lieu de septembre et les parfums dégueulasses à la vanille des filles dans les rues les témoins de Jéhovah et les pieds calleux dans des sandalettes hors de prix bien sûr j’ai placé le morbier et le gruyère d’alpage la fellation l’andouille de Guéméné VS Vire tout ça avec la confiance d’un quarterback. Il a pensé que c’était fini, et je suis repartie en boucle sur la mort. Le gars était rincé. Ça lui apprendra !" (@poetry_weekend)

*

couple avec ses quadruplés (1880)

*

(post-scriptum)

"Putain j’ai oublié les bouffées de chaleur et la sécheresse vaginale ! Ce sera pour le prochain!" (@poetry_weekend) 

 

13 juillet 2025

juin 3

vendredi 13

 

9h30 chez Co/Pépinou pour café-scrabble, on fait nos trois parties, je gagne les deux premières et lui la der (avec le plus joli coup de la partie, "VORTEX" pour plus de 70 points!

 

Il m'annonce s'être fait piquer par des guêpes dans son jardin -ils ont un nid- (je hais les guêpes, parce que j'en ai une peur bleue...)

 

vers 16h je descend au labo (pour faire mes analyses trimestrielles d'hémoglobine glyquée) pour la 3ème fois cette semaine : la première c'était samedi à 14h : le labo est fermé, la seconde c'était lundi à 18h et quelques, le labo ferme à 18h, et la troisième -aujourd'hui, la secrétaire m'informe qu'ils ne font plus d'analyses sanguines après 14h, et m'invite à repasser demain matin à partir de 7h30...

 

la température au salon est passée (pour la première fois) à 25°, j'ai mis en route le ventilateur...

 

18h : LE TESTAMENT D'ORPHÉE (181) : nous sommes 2 à la 2, et visiblement la clim' est en panne, parce qu'il fait très chaud dans la salle, j'endure devant ce film que je trouve joliet mais un peu longuet, malgré le plaisir que j'ai d'y retrouver mon amour de jeunesse Maria Casarès (ado j'avais été très amoureux d'elle), et de reconnaître, de ci de là, Jean-Pierre Léaud, Yul Brinner, Charles Aznavour, Alice Sapritch, Pablo Picasso, et même Jean Marais (tout à la fin)

 

20h15 : PAR-DELÀ LES SILENCES (182) de François Royet, avec Charles Belle, notre "grande soirée", sauf que l'intéressé principal (Belle) a déclaré forfait une heure avant le début (pour "mal de dos"), heureusement le réalisateur était là et a pu répondre pour deux (le film est très bien : voir un créateur à l’œuvre (!), comme ça, c'est passionnant... un beau film, une belle salle bien remplie, une bel échange après le film, la soirée n'était pas loin d'être parfaite ! (en plus, la clim' avait été réparée) Mais bon...

 

samedi 14

(ce qui m'a encore plus agacé, c'est qu'on a reçu, après, un mél nous informant des activités à venir de Charles B., des dates et lieux de projection, et des conférences qu'il allait faire, comme si de rien n'était ("notre" soirée figurait dans sa feuille de route...)

 

à 8h30 je suis au labo pour ces fameuses analyses, et une heure plus tard environ (je n'ai pas l'heure, j'ai laissé mon téléphone à la maison) j'en sors, un tour de marché rapidos (où je n'achèterai presque rien) et je rentre à la maison, où je me mets "en tenue de ouiqinde"

 

je commence GRACIER LA BÊTE de Gabrielle Massat

 

j'ai préparé une "salade d'abricots à l'infusion de menthe/gingembre" (avec la menthe donnée par Pépin) que j'ai mise à rafraîchir pour quelques heures et je mangerai ça ce soir en dessert)

 

volets fermés, rideaux tirés, le ventilateur fonctionne dans la bienheureuse pénombre du salon et il affiche 25° / je l'ai coupé pendant une heure en fin d'après-midi, et lorsque je repasse devant lui il affiche 27 °! (mais je le redémarre  et la température redescend à 25 quasiment illico...)

 

la petite salade d'abricots, dont je pensais qu'elle n'aurait aucun intérêt, m'a surpris -en bien- (et rafraîchi!) : c'est excellent!

 

(comme j'aime...) j'ai passé 3 heures sur y*utube à regarder à la chaîne des clips que j'aime (l'algorithme a bien retenu tout ce que j'aime bien et le programme est à la fois plutôt plaisant, avec même des surprises fort agréables, des trucs que je n'ai jamais demandés ni visionnés auparavant (ex: Fatal Picards : "Sucer des cailloux")

 

 

 dimanche 15

 

il a plu un peu tôt ce matin, j'en ai profité pour ouvrir les fenêtres : la température oscille entre 24° et 27°

 

(je n'ai aucune raison de m'habiller et donc je ne le fais pas...)

 

je prépare une affiche pour notre programmation spéciale "Fête de la Musique" (4 films à 6 séances, et 1 en séance unique, mais qui sera repris ensuite)

 

oh quel bonheur il pleut, assez longtemps, plus ou moins fort, et j'ouvre donc les fenêtres pour faire baisser la température (nous voilà stabilisés à 25°...)

 

par hasard, sur la 5, je me retrouve devant un concert d'Etienne Daho (devant 17000 personnes) je restart, pour le voir depuis le début, et c'est un genre de grand best of, qui me réjouit, voire carrément m'enthousiasme, et me voici en train de pleurnicher avec délices devant ma télé...

 

mystères de la poste : hier matin de bonne heure (8h30) j'avais dans ma boîte le Libé de la veille, et, ce jour, en descendant les poubelles (oui oui je me suis habillé) j'y ai trouvé (dans ma boîte, pas dans les poubelles) celui de ce week-end...

 

 

lundi 16

 

(cette nuit, avec la fenêtre ouverte, c'était redescendu à 22°!)

 

J'ai terminé GRACIER LA BÊTE de Gabrielle Massat, je trouve que c'est très bien fichu, bien écrit, bien construit, j'aime bien Till, son "héros" et j'ai eu l'immense plaisir de retrouver Cyrus, que j'avais tant apprécié dans LE GOÛT DU ROUGE A LÈVRES DE MA MÈRE, avec son chien, même si très périphériquement par rapport à l'intrigue principale (mais du coup on se prend à espérer son retour "pour de vrai"...) et j'ai presque versé ma larmichette à la toute fin...

 

à 15h30 rdv ds le hall du cinéma avec Hervé pour la programmation des films de juillet avec Romain : et hop! 19 films en un peu moins d'une heure (nous avons été efficaces)

 

je me suis attelé à la mise en page de la prog (une feuille de moins que d'habitude) j'ai bossé trois heures environ jusqu'à ce qu'une manip malencontreuse ne me fasse effacerd'un coup tout ce que j'avais fait (à peu près la moitié) sans possibilité de récupérer : plus qu'à tout refaire (c'est rien de dire que ça m'a agacé)

 

j'ai commencé à regarder (entregent...) THE RETURN (LE RETOUR D'ULYSSE), que nous programmons en juillet, appâté par une critique où j'ai lu "les hommes sont en tenue d'Adam" (on ne se refait pas) et c'est vrai que c'est un film qui semble un peu fait à la gloire du corps masculin...

 

 

mardi 17

 

(de bonne heure, Cathy confirme notre restau pour ce midi...)

 

à midi, donc, nous (Cathy, Emma et moi) sommes en terrasse "Chez Georges", soleil, ombre, petit vent, tout est exquis... (de même que le repas, et tout particulièrement le dessert, un très léger tiramisu café / spéculoos)

 

Cathy part plus tôt que prévu pour aller récupérer sa petite-fille à Faverney, Emma va récupérer sa voiture à la bibliothèque (elle me raccompagne jusqu'à la place du Palais), et moi je file chez mon médecin pour ma visite trimestrielle (encore une fois c'est la remplaçante, et c'est très bien ainsi...)



je passe à l'Imprimerie pour une petite affiche A3 pour notre programmation spéciale "Fête de la Musique"

 

et à 15h45 : CLOUD (183) tout seul à la salle 1: j'ai dormi tout au début ce qui fait qu'ensuite je n'ai plus compris grand-chose...

 

un message téléphonique de Catherine P. qui m'invite à Cuse samedi midi pour manger avec Dominique et elle.

 

 

mercredi 18

 

8h dring! c'est Anne-Marie

 

ensuite je vais prendre le bus pour aller à Besac (pour acheter le chèque-cadeau d'anniv' pour Gigis (à l'Intranquille puisque hélas Reservoir Books semble être dans une (très) mauvaise passe)

 

à midi trente à l'Iguane, en terrasse sans avoir réservé (mais il reste ma petite table tout près de la porte, idéale pour observer le ballet des garçons qui entrent et sorte à un rythme... soutenu!

 

je passe faire un tour au Victor Hugo, juste pour dire bonjour à Caroline et discuter dans le hall un petit moment...

 

sur le chemin jusqu'à chez "ma bouquiniste" il y a des travaux, ici, et là, et je prends donc quelques photos

 

 

dans la boutique, je me lâche (il y a des jours comme ça), et j'achète 8 bouquins, pour, donc 20€ (Le Pingouin d'Andrei Kourkov, Ferdinaud Céline de Pierre Siniac, Café des Immobiles de Jean-François Pocentek, Qui après nous vivrez d'Hervé le Corre, Apeirogon de Colum McCann, Le petit livre à offrir à un amoureux des mots, Le Silence, de Dennis Lehane, Intérieur, de Thomas Clerc) tous dans un état impeccable!

 

et je reprend le bus de 16h20 ("bon plan")

 

le soir, déception : je me faisais une joie de revoir RECHERCHE SUSAN DÉSESPÉRÉMENT, et voilà que j'ai trouvé ça mou-mou, que ça avait pris un sacré coup de vieux, et je me suis donc copieusement endormi devant...

 

 

jeudi 19

 

à midi au Globe avec les girls (salade César, très bien... du coup je prends un dessert (crumble pomme/rhubarbe (moy moy, les pommes sont presque crues), un allongé pour faire passer, et la gentille serveuse m'apporte gentiment  un petit bol de haribo(s) et je bouffe TOUT)

 

pendant tout le repas, sur la terrasse, une table de 3 ouvriers pile en face de moi (dont un jeune et joli barbu qui passe son temps les yeux rivés sur ton téléphone) bien entendu, je photographie...

 

(je photographie Marie, bien sûr!)

 

15h45 : au ciné où je retrouve Emma, puis Catherine, pour aller voir ENZO (184), à la 1 : j'avais prévu un grand mouchoir, et j'ai bien fait! je trouve ce portrait d'ado en pleine crise d'ado (et d'indécision, et de mal-être, et d'hésitations) absolument magnifique, d'autant plus qu'il me touche / m'émeut / me bouleverse tout particulièrement (un des films les plus forts de l'année pour moi -j'irais même jusqu'au Top5, c'est dire!-) , et la distribution est à la hauteur (il faudrait citer tout le monde!!!)

le soir je suis fatigué tôt, et quand je me couche il fait encore jour!

27 juillet 2025

juin 5 / juillet 1

vendredi 27

(nuit en dents de scie)

9h30 café-scrabble avec Pépin (le dernier de la saison!) : soyons fous! Finalement on fera 5 parties (les deux dernières "en jouant vite", et la toute dernière carrément en buvant l'apéro!) J'en ai gagné trois sur les 5 (n° 1,2, 4), et Pépin la toute dernière (celle qui compte lol!) et l'antépénultième...

tirage remarquable...

 

en rentrant à la maison, je trouve dans la boîte aux lettres... le calendrier bimestriel de Pépin, sérieusement chiffonné! (le facteur était soit très désinvolte soit très pressé, soit les deux)

 

et aussi la nouvelle prog des ADC (déposée pourtant à la poste mercredi par J-C!)

 

le soir, je regarde un peu de LA CRISE, de Coline Serreau, sur arte (je ne me lasse pas de "la" scène grandiose avec Maria Pacôme qui annonce à sa famille qu'elle part avec le prof de yoga (qui a dix ans de moins qu'elle), et celle ensuite de Zabou Breitman qui annonce à son amant pour quoi elle n'a pas envie qu'il vienne s'installer chez elle  ("Ta vie c'est ta vie, ma vie c'est ma vie!") à trois heures du matin. D'autres (scènes) ont un peu plus mal vieilli...

 

 

samedi 28

 

levé tôt, et sorti tôt, "à la fraîche" pour mon tour de marché samedinal

 

le premier boulanger pour "une bien blanche", le second pour un demi-Georges, et le pâtissier-chocolatier qui vient de s'installer entre les deux,  pour tester (un joli gâteau au chocolat pour demain dimanche)

 

comme il est tôt, je tombe sur Christine et les C. qui sont encore en train de boire leur petit café sameditudinal au Lion et je m'attable un peu avec eux...

 

tout le monde a eu l'idée de venir au marché tôt, sous les Halles, la queue devant chez Ligny est conséquente (et devant les autres aussi, mais je n'y vais pas... je rentre à la maison assez tôt, et je n'en ressortirai plus de la journée : volets fermés (même ceux de la cuisine, depuis ce matin), rideaux tirés, ventilateur en action, et "tenue de week-end"

 

je reste tranquille chez moi et je ne fais rien (ou presque)

 

le thermomètre affiche 28° dans le salon, mais bon qd on est affalé sur le canap', ça va...

 

j'ai quand même nettoyé -piano piano- les deux placards "à provisions" de la cuisine, vidés entièrement, intérieur nettoyé au vinaigre blanc, idem pour les étagères, je n'y ai remis que des boîtes de conserves,
et pourtant je continue de voir des mites alimentaires... c'est rien de dire que ça m'agace!

 

 

dimanche 29

 

(d'après la météo la canicule croît, et elle pourrait le faire jusqu'à jeudi... et je pense à Zabetta : c'est comme la médaille d'amûr : "aujourd’hui plus qu'hier et moins que demain"...)

 

je continue ma "retraite ds la pénombre" comme hier (et dans la même tenue)

 

à midi : darne de saumon / mayonnaise de mon BCT, gnocchi au basilic de la boutique italienne des Halles, et en dessert ce trèèèès bon petit gâteau au chocolat de chez le nouveau pâtissier- chocolatier

 

 

lundi 30

ça chauffe toujours mais je me suis habillé et je suis sorti tôt pour aller faire des courses "à la fraîche", et coup de bol, qd je reviens (je me suis arrêté devant le portail pour décharger mon gros sac) mon voisin -qui était garé juste sous ma fenêtre- sort pour aller travailler et donc me libère sa place toute chaude...

 

j'ai commencé LA SAGESSE DE L'IDIOT, un polar español chaudement recommandé par mon blog de polars préféré

 

je ne fais pas grand-chose d'autre (je fonctionne a minima), et je ne me déshabille même pas puisque je dois descendre prendre le courrier (à 15h le facteur n'était toujours pas passé!) -je n'ai toujours pas eu le Libé du ouiqinde!-

 

17h: toujours rien ds la boîte! je rentre et du coup vu l'heure je peux me mettre à l'aise...

 

Woh woh woh le thermostat sur ma chaudière pour la température extérieure indique 41°... je sais bien qu'il exagère toujours un peu , mais quand même!

 

 

mardi 1er juillet

 

(rituellement, comme chaque année, je pense, bien sûr, à Brigitte Fontaine et sa chanson du même nom...)

 

(il a tonné un peu cette nuit, et plu un peu aussi, mais je n'ai quasiment rien entendu...)

 

vers quatre heures du matin, j'ai ouvert toutes les fenêtres, et c'était bon de sentir ce délicieux petit courant d'air rafraîchissant...

 

11h30 : Dominique arrive à la maison, comme prévu, je lui offre un verre d'eau, puis je la véhicule jusqu'au parking du cinéma, où je me gare face à deux ouvriers en short orange et t-shirt blanc, en train de faire les marquages au sol (je me retiens de les photographier, avec mille regrets...)

 

nous retrouvons Emma à la pizzéria où nous nous installons dans la "véranda", une salle sonore, qui le devient encore plus lorsque s'y installent, -à l'autre bout mais la pièce est petite !-, un groupe d'instits et d'atsems (que je connais), qui se mettent à jacasser et à rigoler et glousser très fort comme dans une volière, ON NE S'ENTEND PLUS!

 

à la fin du repas, quand je vais payer, je suis salué près de la caisse, par mon prénom, par un jeune maçon (qui a laissé dans son assiette tous ses trottoirs de pizza) qui a l'air de bien me connaître, et me signale que le gros jeune homme à la caisse me connaît aussi, qu'il est lui-aussi allé à la maternelle où je travaillais! (j'en déduis que le maçon sexy faisait aussi partie de mes anciens élèves...)

 

sur le parking du cinéma c'est encore plus hot puisque, sur les deux jeunes gens en short orange (encore au travail, il est pourtant treize heures) un a carrément viré le t-shirt (je frôle la surchauffe, mais je ne les prend toujours pas en photo...), et cette image me brûle quasiment la rétine, du jeune homme torse-nu en short orange penché en train de ramasser je ne sais pas quoi... (et je la garderai longtemps)

 

(Fête du C.) :

13h30 : on voulait voir LE GRAND DÉPLACEMENT mais on s'est visiblement trompé de jour (!) et donc à la place on va voir... AVIGNON (193) que j'ai trouvé gentillet, mollasson et sucré (j'ai eu du mal à m'y intéresser au début) mais avec de temps en temps de (très) jolis moments qui croquent sous la dent... (et je reconnais, dans un rôle secondaire, un joli barbu que j'aime bien, Amaury de Crayencour, dans le rôle d'un bellâtre qui joue Dans la solitude des champs de coton, hihi)

 

on a juste le temps de se rafraîchir un peu au B*reau, avant d'aller à la 10

 

15h45 : LITTLE JAFFNA (194) que j'ai énormément aimé : un polar nerveux dans la communauté tamoul parisienne : un jeune flic infiltré (c'est aussi le réalisateur) pour renseigner la police sur les agissements du "parrain" local, et, en arrière-plan, une version tamoul de Roméo et Juliette, tout ça bien speedé, bien musiqué, avec des effets d'oiseaux qui s'envolent ou de pétales de coquelicots éparpillés (et en plus j'adore comment ils s'habillent : ah cette chemisette blanche avec des champignons brodés dans le dos, je la veueueueux... )

 

(en rentrant chez moi en fin d'après-midi, je me rends compte que mon appareil-photo était sagement resté à la maison, et je suis d'autant plus content de ne pas avoir essayé de photographier les jeunes gens en short orange...)

 

 

mercredi 2

 

(il faisait très chaud hier soir, j'ai ouvert la fenêtre et le volet de la chambre, mais la fraîcheur n'est venue que bien plus tard...)

 

8h : dring! Anne-Marie (en fait elle est arrivée à 6h -j'ai reconnu le bruit de la poubelle qu'elle rentrait-, mais elle est d'abord aller bosser chez ma proprio, qui était absente)

 

10h et quelques : dring! oh quelle bonne surprise! c'est E., en tenue estivale... Étant donné que
1) je viens de changer mes draps
2) au salon il y a le ventilateur,
nous nous ébattons tranquillement donc au salon... (c'est plaisant)

 

Philou m(envoie un sms pour m'inviter à boire une bière à 18h30 chez eux... Je réponds oui, sacrifiant une séance de FdC que j'avais envisagée (mais pour les amis rien n'est trop beau...

 

(je retourne au ciné tôt, avec je l'avoue  une arrière-pensée de jeunes gens en short orange et t-shirt blanc -ou, mieux, sans t-shirt- mais, hélas, le chantier est désert...)

 

(Fête du C.)
Plusieurs films envisageables à 13h30 mais je me suis décidé pour la toute première séance de L'ACCIDENT DE PIANO (195), de Quentin Dupieux. Une vingtaine de spectateurs à la 9, dont une habituée (la grande blonde assidue) qui m'a carrément pris "ma" place.
Un adjectif pour qualifier le film ? Détestable. (je sais, j'ai un problème avec le premier degré). Pourtant Adèle Exarchopoulos, Jérôme Commandeur, Sandrine Kiberlain, Karim Leklou... Oui, pourtant. Oui, mais non (le film m'a produit le même effet que LE DAIM, du même). Oui, détestable.

 

aujourd'hui dans la boîte : Téléramuche et quatre Libé(s)! (mardi 24, samedi 28, lundi 30, mercredi 2)

 

(pris en photo le thermostat de la chaudière : température extérieure : 43°)

 

18h30 dring! chez les Soria pour un apéro bière dînatoire, délicieux comme d'hab' dont je repartirai vers 21h30... 

 

 

jeudi 3

 

(malgré les fenêtres ouvertes, la température a eu bcp de mal à baisser -encore 29° dans le salon à 2h-)

 

dernier repas de l'année scolaire avec les filles, mais on se retrouvera peut-être encore jeudi prochain...

 

13h30 : SONGE (196) on est deux à la 8, avec Catherine, un film palestinien, où un enfant souhaite absolument récupérer le pigeon voyageur que son oncle lui avait offert et qui s'est envolé... un très joli film, road-movie à petite échelle (de la Cisjordanie vers Bethléem, Haïfa, en passant par Jérusalem...) où la quête du volatile vagabond se conclut sur un espoir de réconciliation familiale au crépuscule et en silence...

 

15h45 : LE GRAND DÉPLACEMENT (197) tout seul à la 2, et plutôt une bonne surprise, vue la volée de bois vert qui s'est abattue sur son réalisateur... Certains ont qualifié le film de "trop riche", d'autres au contraire d'indigent, et on ne peut qu'être admiratif devant l'ambition du projet, et les moyens dont il s'est doté... Bonne idée que ce casting de "all-blacks" où Reda Kateb (en tête du générique) fait office quasiment de visage-pâle! (Je regrette juste que Jean-Pascal Zadi ait poussé l'humilité jusqu'à s'attribuer le rôle du vraiment con de service...)

 

vers 21h ça me prend de préparer un clafoutis aux myrtilles et aux abricots...

25 novembre 2020

RCC26

27

ni tout à fait la même ni tout à fait une autre...

*

"Faut-il arroser l'aloé vera ?"
(un superbe décasyllabe, aux accents presque tahitiens, né -spontanément- d'une interrogation légitime,
et dont j'aime bien le rythme et la musicalité)

*

Passé ce matin un joli moment sur le site du TNB (là)
où l'on peut visiter CARNETS DE TOURNEE une exposition de dessins/peintures/croquis d'Albin de la Simone
(ici)
et un(e) interview avec Albin de la Simone à propos de l'exposition (annulée) FILMS FANTÔMES et du spectacle (annulé aussi) qui allait avec... (là)

Capture d’écran (720)

(et me revient le souvenir de ce merveilleux concert à Lure, il y a deux ans je crois...)

*

Bientôt un mois de reconcon (et plus que quelques jours avant le reredéconcon mais qu'il ne faut pas appeler comme ça c'est interdit) et je vous ai trouvé-e-s je dois dire (à l'exception de Riri, Pépin, Sylvain, Dominique) étrangement et obstinément silencieux-ses je tenais juste à le constater

*

willem

(esprit de noël "réglementaire", toujours)

*

"ON VA LAISSER PARLER LES IMAGES THIERRY Des migrants frappés et brutalement sortis de leurs tentes, des journalistes molestés, d’autres nassés en compagnie d’élus… Heureusement qu’il y a des images pour documenter l’action de la police, lors du démantèlement d’un camp de migrants place de la République à Paris, hier soir. C’est en tout cas l’avis (sans rire) de Gérald Darmanin qui, à la vue de "certaines images […] choquantes", a demandé "un rapport circonstancié sur la réalité des faits au préfet de police". De nombreux députés LREM joignent leurs voix au concert d’indignation. Comme Nathalie Sarles, opposée à l’article 24 et qui évoque un "outrage", sur RMC ce matin. "On ne peut pas tolérer dans notre pays que ces agissements aient lieu", tonne la députée de la Loire… avant de mettre en cause les assos à l’origine de cette protestation : "Proposer d’emmener ces migrants sur la place de la République, c’est aussi les exposer et les mettre en pâture et je pense que les associations humanitaires n’auraient pas dû faire ce qu’elles ont fait hier. Je pense qu’il y avait une forme de provocation. […] Peut-être qu’il y a eu une certaine manipulation de la situation."" (Libé/  Chez Pol)

*

axerez

un petit record personnel : 101 points avec un mot de 6 lettres (sans scrabble, donc)...

*

"UN PRESIDENT DEVRAIT DIRE ÇA Emmanuel Macron parle (encore) à 20h ce soir à la télé, mais on sait déjà globalement ce qu’il va annoncer (notamment la réouverture imminente des commerces non-essentiels). On le sait grâce à de multiples informations de presse parues ces derniers jours, mais aussi grâce à Jean Castex. Le Premier ministre a légèrement spoilé l’allocution présidentielle à venir, hier soir lors du bureau exécutif de LREM. "A ce stade, ce sera un léger assouplissement au confinement", a-t-il annoncé devant les cadres de la macronie, comme le rapporte l’AFP. Et le même de dérouler : "Les choses sont très compliquées mais en même temps elles sont simples. La première chose que nous avons devant nous, ce sont les réveillons, qui sont des usines à Covid. Si on a une chose à traiter, c'est ça." Et joyeuses usines à Covid de fin d’année à tous ! (Libé/  Chez Pol)

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battul'ordi

un petit plaisir personnel : réussir à battre l'ordi
(ça n'arrive pas souvent)

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"ÇA SENT LE SAPIN "Il n’est pas certain que tout soit certain" (Pascal); "La seule manière de parler de rien est d’en parler comme si c’était quelque chose" (Beckett); "Savoir qu’on n'a plus rien à espérer n’empêche pas de continuer à attendre" (Proust); "Je comprends que les gens en ont marre, personnellement j’en ai marre du coronavirus" (Gérald Darmanin)... Ce florilège de pensées mémorables suffira-t-il à meubler cette journée d'attente du verbe présidentiel, calé pour se déverser sur la plèbe impatiente à 20 heures par les canaux médiatiques habituels d’une sorte d’ordalie politico-sanitaire entrouvrant telle portes de petits commerces, ou de lieux de culte, ou réinventant Noël en éloge de la solitude, pour maintenir d’autres sous verrous et bonne garde? On l’a compris depuis le début de la crise, les clefs sont à l’Elysée et Emmanuel Macron, déjà auto-institué maître des horloges, est aussi devenu à la faveur de l’épidémie un espèce de monarque des serrures." (Libé Culture)

 *

tarot malou

 encore un plaisir personnel : réussir à retrouver Malou sur le site de tarot, pour quelques parties...

*

vingt heures et quelques, à la télé : sublime, forcément sublime...
je n'en croyais pas mes yeux...
LSD ? champis ? peyotl ? psilocybine ? tétrahydrocannabinol ?
que nenni! allocution présidentielle
(qui prenait alors plutôt des allures d'hydrocution, d'électrocution, de déflagration, de désintégration, de décomposition, de déprédation, de dissolution, de dissociation...)
Pas seulement l'image, mais le son aussi (on ne percevait qu'un mot sur dix, j'ai enregistré 13 minutes de cette re/création  sonore, et j'ai filmé, aussi, deux séquences d'une minute chacune.)
Hallucinant. j'ai cru que ma télé était en train de rendre l'âme, ça faisait la même chose sur toutes les autres chaînes (sauf N*tflix), mais, mystérieusement, le phénomène a cessé vers 20h40, et tout a repris une apparence "normale", ordinaire...

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(celle-ci est une de mes préférées je dois dire...)

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j'ai pensé à Tintin,

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mais là c'était encore bien plus beau...
(du coup je ne comprenais pas du tout ce qu'il disait, et comme ça c'était parfait!)
j'ai pris plus d'une centaine de photos, qui pourraient bien d'aileurs -ce serait de circonstance (et de bon aloi)- remplacer ma bonne grosse vache au-dessus de la page, qui a bien gagné le droit à un peu de tranquillité (et un peu moins d'exposition médiatique...

*

tiens, en lieu et place du feel good blog

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une petite danse signée Albin de la Simone, faut bien fêter ça...

 *

27 janvier 2025

décembre semaine 5

vendredi 27

14h30 : chez mon généraliste (comme d'hab', hein, juste il a une jolie chemise de Noël, avec des lutins sur fond rouge... C'est moi qui lui demande une ordonnance pour des analyses (psa) et une nouvelle infiltration)

18h : BE NATURAL (256), le doc sur Alice Guy, narré par Jodie Foster

20h15 : UN OURS DANS LE JURA (257), en avant-première, dans une salle bondée

en sortant du cinéma, il faut gratter (il fait très froid)

22h30 : je me fais cuire des tortellini à la maison (2min, ouf!)

 

samedi 28

périple un peu compliqué à mettre sur pied : finalement je pars à 9h30 en voiture à la boutique bio de They pour acheter le "sublime" pour le 31, comme je me suis trompé de route j'appelle Manue pour me faire radio-guider, qui du coup m'invite à manger "des restes" avec elle à midi

le paysage est magnifique (givre et brouillard...) je n'ai pas le courage (l'occasion) de m'arrêter pour prendre des photos

je reviens donc ensuite à Authoison, je mange avec Manu ces fameux "restes", (des os à moelle, quel bonheur, j'aimerais bien en avoir tous les jours, des restes comme ça!) puis je repars  à Vesoul, je dépose les "sublimes" dans mon frigo avant d'aller à la gare où je dépose ma voiture, et vais prendre le bus de 13h50 pour aller à Besançon

chez la bouquiniste, un Ron Rash dédicacé (à une certaine Brigitte) et un autre polar, puis je passe à Réservoir Books (où je dépense  -enfin- une bonne partie de mon chèque-cadeau)

16h et quelques, au Victor Hugo Yves R. me ramène mon coffret Wiseman (avec en remerciement le film du même sur les frères Troisgros)
16h30 : MY SUNSHINE (258)- où je dors beaucoup -
et je file ensuite prendre le 202...


 

dimanche 29

le matin quelques courses (au S*per U je croise successivement Nelly, ma propriétaire, puis Loulou, toujours aussi radieuse, avec qui nous échangeons à propos de nos Noëls respectifs...)

 

à midi, boudin blanc de Réthel et frites (bio) au four...

 

l'après-midi, comme je me l'étais promis, je me lance dans un peu de rangement et de vaisselle, en musique (j'écoute notamment ROCK BOTTOM, et je réalise en lisant la pochette que cela fait 50 ans que ce disque m'enchante... enfin non, je crois que Momo me l'a fait connaître une dizaine d'années plus tard...)


Dominique appelle et nous discutons assez longuement...


je finis de re-regarder DADDIO (où j'avais pas mal dormi, et je me convainc que je dois le mettre dans mon top 24)

 

lundi 30

le matin je file à Repr* System pour imprimer tout ce qu'il y a à imprimer (prog, semaine belge, festival téléramuche) et apurer nos comptes de 2024 (j'y passe quand même 4 cartes de 10000 sur les 6 achetées... Normal on imprime plus (4 feuilles mini) et en plus grand nombre (500 exemplaires, même si je pense souvent qu'il y a du gaspillage)

 

je peaufine mon top 24 que je finis par mettre en ligne "en 3 versions"

 

à midi, tiens, une petite raclette "light" (sans charcut') avec des pommes de terre violettes (vitelottes) : joli et bon...

 

l'après-midi je passe à la poste pour expédier le calendrier de Malou, et j'en profite pour échafauder avec une des employées une logistique pour pouvoir déposer notre envoi jeudi après-midi mais rien n'est sûr (madame S. m'enverra un mail dans la matinée pour me préciser si elle sera là ou pas...)

 

mardi 31

8h dring! exceptionnellement, (d'habitude elle vient le mercredi) mon aide-ménagère, qui m'offre gentiment un amaryllis...

 

après je passe à l'Imprimerie pour récupérer la prog (et tout et tout) car ils sont "exceptionnellement fermés cet après-midi" ; orange, jaune, violet, ça va être très coloré!)

 

à midi juste un écrasé de pommes de terre vittelote (c'est toujours aussi joli)

 

l'après-midi se traîne un peu (j'attends 19h pour partir chez les Soria pour le réveillon)

 

19h : j'y suis, avec tout mon petit barda pour manger le Sublime... (pain complet, pinot gris, et trois confits - oignons figues et mangues -)

(un peu plus tard, tout le monde est là, Phil et Fran, Régis et Emma, Jean-Pierre et Annette, Alain et Domi, Dominique, et moi, (Pacoune est ailleurs) et on attaque l'apéro : champagne, verrines (Fran) et gougères (Annette), en ouverture d'une soirée repas / jeux qui nous mènera jusqu'à 3h

 

en revenant, je m'aperçois que j'ai laissé "clairer" la lumière de la cuisine, ce qui fait une plaisante tache de lumière dans cette rue désormais toute noire à cette heure...

 

mercredi 1er

(couché entre 3 et 4h et donc, moyennement bien dormi... réveil toutes les heures, mais finalement levé à midi, ça n'est pas si mal...)

j'ai fait cuire des spaghetti pour midi (j'ai failli les faire cuire 10 minutes de trop!)

15h15 : LIMONOV, LA BALADE (001, on repart à zéro!)


après le film je passe chez les Soria avec le secret espoir de récupérer un morceau restant de Sublime pour mon petit casse-croute du soir, las! ils ont tout fini à midi (ils avaient des invités), et Fran me donne à la place deux morceaux du cake saumon/poireaux d'Emma et les deux derniers morceaux de pâté en croûte des Vuillerez

 

jeudi 2

je sors tôt pour faire les courses : boulangerie 1 fermée, boulangerie 2, fermée, et sous les Halles, tout est fermé aussi! Je me console chez le marchand de primeurs et le BCT... (restes de menus de fête : écrevisses, lotte, morilles...)

je bas le rappel chez les filles pour manger au Globe à midi, seule Catherine répond présente, et, donc, nous mangeons tous les deux...

 

14h30 : réunion de mizenplis exceptionnellement à la maison paroissiale, nous sommes une petite dizaine et ça usine plutôt joyeusement

 

après, (hélas) un peu le parcours du combattant pour déposer notre envoi (niet au tri, et, finalement, ouf! à la grande poste, un mec (celui qui est dans le même bureau que madame S., qui nous fait défaut jusqu'à lundi) réussit à nous retrouver dans le dédale informatique, et réussit à imprimer les fameux documents indispensables à l'envoi (que je signe avant de partir)

je passe au S*per U pour prendre du pain, et j'en ressors avec quelques restes de plats de fête à prix bradés (croustades aux pommes et au foie gras...)

4 janvier 2025

31 jours 31 photos (décembre)

1

Libé

2

parking rue Serpente

3

averse de neige

4

boîte aux lettres

5

travaux

6

undefined
au Globe

7

téléréalité

8

chercheur de trésor

9

téléréalité 2

10

Bruno G.

11

des nouvelles des petits-enfants

12

soirée-concert à Cuse

13

le serveur du Bouillon

14

carosserie

15

flou

16

gouttes

17

aux Abattoirs

18

l'accroc dans la toile cirée

19

parking de la poste

20

parking du cinéma

21

la poignée (et le photographe)

22

Noël 1

23

Noël 2

24

Noël 3

25

Noël 4

26

Noël 5

27

Noël 6

28

réveillon 1

29

réveillon 2

30

réveillon 3

31

réveillon 4 (ma préférée)

 

6 novembre 2020

RCC7

8

faut pas pousser, hein...

*

hier soir, la fin de dix pour cent

2216212

je me suis régalé :
bien écrit, bien ficelé
(avec une préférence pour l'épisode 5, celui avec Sigourney Weaver)
la boucle est bouclée
("Chacun reprendra sa jument et tout ira bien..."
Puck/ Le songe d'une nuit d'été)

*

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sur le carnet d'Eric Pessan

*

Et meeeerde!
(En relisant la page d'hier, postée ce matin, où il manque le dernier ajout que j'y avais fait, tout en bas, à propos du chocolat du jour :
j'avais troussé quatre alexandrins pour l'évoquer, et, je ne sais plus comment, je finissais même par faire référence à la mouette rieuse de Gaston Lagaffe...
C'est pour moi "le" gros problème de canalblog : c'est la dernière page enregistrée qui a raison. En principe quand une seule page est ouverte il n'y a pas de souci, mais là, par exemple, comme je retravaille et je complète au fil de la journée, coexistent plusieurs états de la page, (je suis assez bordélique), et j'ai du cliquer "enregistrer" sur le mauvais état (celui de non-finitude), et, dans ce cas, pas de possiblité de rachat : ce que vous n'avez pas enregistré disparaît immédiatement et à jamais (et sans espoir de retour) dans les limbes infinis du grand néant internetien... Arghhh! (J'en étais pourtant assez content nom de bleu de nom de bleu!)
Je vais essayer de reconstituer le quatrain (j'ai déjà le dernier vers et je me souviens qu'il y avait deux rimes en a et deux rimes en ine)

*

(après quelques heures de cogitations et manipulations )
Bon, ça donnait à peu près ça :

ce qui a priori ne payait pas de mine
a pourtant très bien fait son job de chocolat

DSC06010
(noir / praliné maison)

me suis,  dans ce dessein, assis dans ma cuisine
et je l'ai savouré en buvant un déca

(ensuite, je concluais par "amis de poésie de cuisine bonsoir HIHIHIÂÂR" -comme dirait la mouette de Lagaffe-)

mouette-rieuse-2

(et j'avais pensé même alors que ça ferait un chouette truc récurrent pour illustrer ce reconcon, cette mouette, ça nous changerait un peu du perroquet, non ?)

*

mais bon ça c'était hier, et aujourd'hui vous ne couperez pas au chocolat d'aujourd'hui (que j'évoquerai beaucoup plus simplement)

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chocolat du jour
indéfiniment
craque sous la dent

(je suis un piètre haikuiste, j'aurais voulu faire aussi bien que ce canadien,
Chuck Brickley, dans celui-ci ,que je trouve... parfait) :

Retirant
                            nos caleçons : étincelles
                 dans le noir…

*

30 octobre 2020

RCC0

2

"prendre ses dispositions"

(brimborions)

* Derniers préparatifs pour le nouveau grand raoût (je n'ai pas dit Raoult eh oh) mégafun ultrafestif hyper joyeux qu'on nous annonce (impose, en fait on n'a pas vraiment le choix) pour ce novembre 2020.
* les cinémas seront fermés mais les cimetières restent ouverts.
* Manue est passée ce matin m'apporter un "vrai" four (à moi les gratins les gougères les teurgoules etc) d'une de ses filles, et on a bu ensemble un "dernier café avant la route"
* Emma m'a demandé par sms si j'allais aller au cinéma aujourd'hui et j'ai répondu non non autant s'habituer tout de suite à ne pas
* J'ai envoyé par whatsapp à mes correspondant(e)s cette image (enfin, la version originale) qui sera celle de ce reconcon (fini Coco et le Capitaine Haddock donc) et que j'ai retravaillé (a minima) pour chaque jour avec un "effet spécial" de ce cher Picasa
* J'ai retrouvé les deux "oiseaux d'Emma" qui étaient accrochés à ma petite fenêtre de cuisine à Coulevon, et que je pensais avoir perdus pendant le déménagement : ils étaient dans la boîte du mixer de Séverine et de ses accessoires (c'est dire si je m'en sers souvent) et ça m'a fait très plaisir
* Hier j'ai demandé à madame Quévy (ma chocolatière préférée) un "calendrier d'avent du recon(con)finement" un chocolat par jour (4x7) et je lui ai dit qu'ainsi je penserais à elle tous les jours
* La soupe de courge/pomme de terre d'hier que je trouvais assez inintéressante gustativement a pris ce midi un virage inattendu avec le reste de sauce des râbles d'hier (champignons / crème / vin blanc) avec lequel je l'ai mixée
* Je suis allé refaire quelques coursinettes ce matin à Monop' dès 8h30, (lait, café, purée,entre autres) où désormais il est recommandé, en plus de se geler les mains, d'effectuer la même chose avec la poignée du chariot ou l'anse du sac
* J'ai garé ma 'oiture exactement au même endroit que lors du con(con)finement : juste sous mes fenêtres
* J'ai pris la résolution de ne plus regarder dans la mesure du possible aucun journal télévisé ni chaîne d'info en continu et ce jusqu'au 1er décembre
* réinstallé scrabble pro et recommencé à jouer en ligne avec Catherine P.
* refait le plein d'efferalgan à la pharmacie
* racheté une "plus petite" cafetière
* "fin prêt" quoi...
* que le spectacle commence!

3 mai 2019

leur faire peur comme ils nous font peur

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L'EPOQUE
de Matthieu Bareyre

entregent (merci à Zabetta)

unité de lieu : Paris (Paris-centre, même)
unité de temps : la nuit (Paris, la nuit)
unité d'action : des jeunes gens s'expriment, face à la caméra du réalisateur.
(la vie des jeunes -grands ados, jeunes adultes-. Une génération désenchantée, larguée, sans illusions.)

Témoignages face caméra entre vraies interprétations personnelles et lieux communs (comme ici, welcome)

Le film aurait pu s'appeler Rose et l'époque, tant la demoiselle en question y occupe une place importante (elle est là depuis le début et revient dans le film à intervalles réguliers ;  les dix dernières minutes lui sont intégralement consacrées)

un bel opus nocturne, fiévreux, mouvant, bruyant, joyeux, violent, avec des jeunes gens qui vivent, parlent, dansent, boivent, affrontent, parlent, rient, se confient

(la jeunesse dans tous ses états)

avec en face, récurrents, omniprésent, impassibles, frontaux, granitiques, les keufs (le générique mentionne "avec la participation des Compagnies républicaines de sécurité et de la Gendarmerie mobile", et ce sont -c'est un choix- les seuls adultes qu'on verra dans le film)

avec en habillage sonore Il Giardino Armonico dans ses grandes heures (le baroque à cordes s'accorde très bien avec les scènes urbaines, qu'elles soient de danse ou de guérilla)

la guérilla urbaine est très cinégénique (à mon goût)

un travail de montage soigné, avec des images qui le sont parfois moins (souvent captations brutes) mais qu'importe on se laisse emporter par ce flux vital fiévreux

état des lieux, état des nuits, état d'esprits (état d'urgence)

chacun(e) peut y trouver son compte

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28 avril 2020

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5h45 : ouvrir la fenêtre, et, dans le silence parfait de la nuit, enregistrer pendant une minute le chant des oiseaux

*

(à Philou) la présence immarcescible des arbres

*

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(c'est vrai que, sur le coup, ils se sont bien bien foutu de la gueule du bon peuple)

*

"Contrairement à ce qu'affirme l'exécutif depuis le début de la crise, la doctrine visant à détenir un stock stratégique d'un milliard de masques était inchangée depuis dix ans. Alerté dès 2018 sur la pénurie, le ministère de la Santé n'a pas réagi.

Pendant des semaines, le ­gouvernement a tout fait pour le dissimuler. Au mois de février, alors que le coronavirus se propage déjà en France, le stock de masques de l’Etat est pratiquement à sec. Une situation qui n’empêche pas Jérôme Salomon, le directeur général de la santé (DGS), d’assurer avec aplomb qu’aucune pénurie n’est à craindre. Au même moment pourtant, soignants libéraux, personnels hospitaliers et même autorités régionales de santé sont dans le noir. Le ministère de la Santé ne leur donne pratiquement aucune visibilité sur les livraisons de ­masques à venir et acte, sans le dire, une gestion au compte-gouttes des stocks publics.

Mi-mars, après plusieurs semaines d’inquiétude, les autorités consentent enfin à communiquer l’état du stock stratégique disponible en ­janvier : 117 millions de masques chirurgicaux et aucun masque FFP2 (modèle plus protecteur), contre respectivement 1 milliard et 600 millions dix ans plus tôt. Mais le gouvernement, par l’intermédiaire d’Olivier Véran, le ministre de la Santé, réfute une gestion de la ­pénurie et se défausse à plusieurs reprises : cette faiblesse initiale des stocks serait due à un changement de doctrine et de décisions vieilles de près de dix ans. Un véritable mensonge d’Etat. De nouveaux ­témoignages et documents consultés par Libération permettent en ­effet de démontrer les errements du gouvernement et la responsabilité du ministère de la Santé dans ce désastre." (Libé)

*

L'allocution (de 15h) génère des problèmes d'élocution (je n'en parlerai donc pas (ni ne l'écouterai).)

*

 

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(assez) mauvaise pioche pour nous

*

vers d'autres rivages...

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ce que je me suis amusé à faire (c'est assez long et minutieus) pour m'abstenir d'aller écouter le discours de cce cher E.P, et chose curieuse, la seule couverture que je n'ai pas pu faire entrer dans ce tableau, elle "dépassait" vraiment, c'est celle-ci :

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ce qui, je trouve est plutôt bon signe, non ?

*

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*

 

29

 

 J-14 ?

7 juillet 2025

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"Est justifié le licenciement du salarié obsédé qui parle quasi-quotidiennement de sa "grosse bite", en expliquant que s’il la sort sa collègue "allait se la prendre dans l’œil"." (Cour d'appel d'Aix-en-Provence, 13 juin 2025, n° 21/09929)

*

 

 

*

"Je crois aux vertus de l’optimisme. Ce n’est pas facile, mais ça ne sert à rien d’être pessimiste. Anticiper le malheur, c’est le vivre deux fois. Mieux vaut croire que les choses vont aller mieux." (Jean-Pierre Bacri)

*

 

 

*

"Le gars qui m’a glissé un pourboire dans mon tablier en frôlant mon mister freeze hier soir la prochaine fois met ton num avec le billet stp" (@Orthheus)

*

 

 

*

"All those moments will be lost in time, like tears in rain...” (Roy Batty (Rutger Hauer), sous la pluie, à la fin de Blade Runner)

*

 

L'Esprit de la Ruche

 

*

(j'avais appris ça en tant que poésie)

 

"La pluie froide et tranquille, qui tombe lentement du ciel gris, frappe mes vitres à petits coups comme pour m’appeler ; elle ne fait qu’un bruit léger et pourtant la chute de chaque goutte retentit tristement dans mon cœur. Tandis qu’assis au foyer, les pieds sur les chenets, je sèche à un feu de sarments la boue salubre du chemin et du sillon, la pluie monotone retient ma pensée dans une rêverie mélancolique, et je songe. Il faut partir." (Anatole France)

*

 

Partir un jour (version longue)

 

*

"Il n'y a rien à dire disait ma mère et c'est sur ce rien que je travaille" (Chantal Akerman)

*

 

 

*

Le dicton basque du 28 juin : "Ekainaren 28an, eguzkia goian eta zapata gorrian. (Le 28 juin, le soleil est au plus haut et les chaussures chauffent.) 

*

 

 

*

"Bien plus agréable, je l’avoue, est le bain froid lorsqu’on le prend en plein été dans une vasque profonde du torrent où coulent les premières eaux du ruisseau, dans la gorge des montagnes. Le flot, qui paraît glacial, même au simple regard, est de la neige à peine fondue qui ne s’est point encore adoucie en absorbant de l’air en abondance ; elle garde toute sa crudité première, et sa couleur d’un bleu dur a je ne sais quoi d’hostile. D’avance on frémit ; toutefois, ce n’est pas seulement de frayeur, c’est aussi de désir, et tout animé par la marche et la fatigue de l’ascension, on se jette avec volupté dans l’eau glacée." (Elisée Reclus)

*

 

 

*

"On me dit ; ce genre d'amour n'est pas viable. Mais comment évaluer la viabilité ? Pourquoi ce qui est viable est-il un Bien ? Pourquoi durer est-il mieux que brûler ?" (Roland Barthes)

*

 

 

*

Le dicton basque du 5 juillet : "Uztailaren bosten, denak lanpetuta, baina inork ez du presarik." (Le 5 juillet, tout le monde est occupé… mais personne n’est pressé.)

*

 

 

*

"La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient." (Gabriel García Márquez)

*

 

 

*

le bouquet des trois feuilles d'or

Je n’ai rien
Que trois feuilles d’or et qu’un bâton
De hêtre, je n’ai rien
Qu’un peu de terre à mes talons,
Que l’odeur du soir en mes cheveux,
Que le reflet de la mer en mes yeux,
Car j’ai marché par les chemins
De la forêt et de la grève
Et j’ai coupé la branche au hêtre
Et cueilli en passant à l’automne qui dort
Le bouquet des trois feuilles d’or.
(Henri de Régnier)

(autre poésie apprise en classe)

*

 

 

*

(allez, une petite dernière...apprise au CP!)

L'ÉCUREUIL ET LA FEUILLE

 Un écureuil, sur la bruyère,
Se lave avec de la lumière.
Une feuille morte descend,
Doucement portée par le vent .
Et le vent balance la feuille
Juste au dessus de l'écureuil;
Le vent attend, pour la poser,
Légèrement sur la bruyère,
Que l'écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière
Où il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.
Maurice Carème

*

 

*

"Mon enfer, c’est les darons de 40-50 ans qui vont s’entraîner à 3-4 à la salle et qui gueulent pour discuter comme une classe de seconde de 16 h à 17 h." (@banlieuedeprof)

*

 

20 juillet 2025

juin 4

vendredi 20

 

(le solstice d'été a lieu entre le 20 et le 22 juin)

9h30 : dring! Pépin, café-scrabble, j'ai préparé des litres de café, trois parties à jouer vite (il doit passer au garage avant midi) Bilan des courses : 2-1 (mais c'est Pépin qui réalise le plus joli coup de la partie (quasiment tout à la fin) : CUBISTES (scrabble sur triple)

 

repas de midi total "Esprit P*ysan" (tranche de gigot mariné poêlée, salade de tomates, gruyère, reste de biscuit de Savoie (à-50%) et framboises (locales) : tout venait de chez eux!

 

13h30 : BRIAN JONES ET LES ROLLING STONES (185) : je suis tout seul à la 9, j'apprends plein de choses dans ce doc ultra documenté -entre 60 et 69-, mais, bon, tout ça est un peu (très) démoralisant : sex, drugs and rock'n'roll (et noyade dans la piscine, et hop!)

 

en revenant, des courses, je me disais joyeusement que, si les deux places en bas étaient occupées, je pourrais me garer devant le portail, puisque Mme B. (mon adorable propriétaire) était absente jusqu'à lundi, mais que peut-être, justement, les deux places seraient libres : eh bien, fait rarissime : les deux places étaient libres! -j'en ai laissé une pour les deux gredins hihi)-

(qu'ils n'ont même pas occupée!)

 

 

samedi 21

 

le matin je cours (façon de parler) un peu (boulangerie, pâtisserie, Super U -où je croise Manue-, pas de marché!)

 

12h je pars pour Cuse, chez Catherine P., par qui je suis invité à manger ce midi avec Dominique (j'ai acheté des "bons gâteaux", quatre bien qu'on ne soit que trois, on ne sait jamais...)

 

apéritif, taboulé, grillades, saucisses... on fait une pause avant le dessert : première partie de scrabble (c'est Catherine qui gagne)

 

Catherine m'offre gentiment un cadeau de pré-anniversaire : une boîte de calissons (j'en suis tout ému)

 

looongue pause café-dessert (les quatre gâteaux  -religieuse chocolat, "nuit et jour", pavlova et délice pistache/framboise-  y disparaîtront, je n'ai mangé que la pavlova...)

 

 

après une petite pause dehors pour ressentir la chaleur et lancer et relancer un peu la baballe (gluante) de Sylvère, deuxième round de scrabble...

 

...et je reprends la route (je l'avais annoncé) pour être à Vesoul au bôô cinéma pour la séance de 20h30, où nous serons 9 à la 11 pour fêter la Fête de la Musique au cinéma (une première!) devant la séance unique du très aimé KNEECAP (186) (sur grand écran, on en prend vraiment plein les yeux et les oreilles!)

 

et pour continuer à fêter dignement la soirée, on se retrouve à 4 chez Catherine (avec Manue et Isa), dans son très joli jardin, à nous rafraîchir en buvant d'abord de l'eau délicieusement aromatisée (citron menthe et j'ai oublié les autres plantes) avant de se partager  2 grandes bières (dont l'Echappée belle, dont Manue nous narrera la genèse de l'appellation)

avant le départ Catherine m'offre en cadeau d'anniversaire un chèque-cadeau chez notre amie libraire

 

je rentre chez moi vers une heure, je me gare devant le portail (j'ai le droit) ; je viens juste de me déshabiller que je vois par la fenêtre que "la" place est désormais libre, je me rhabille -a minima- à toute berzingue et je sors -en savates!- pour garer "correctement" ma voiture

 

je dormirai ensuite assez mal, il fait un peu chaud, et ma jambe me fait un peu mal...

 

 

dimanche 22

 

(tralala c'est mon anniversaireuh...)

je mange léger à midi (salade de tomates et œufs durs)

 

14h je pars à Gy (le rdv est à partir de 15h30 mais comme je fais partie de l'organisation j'ai le droit de venir plus tôt...) Emma est en train de préparer une montagne de crêpes, la question est : dedans ou dehors ? (il fait très chaud) et finalement ce sera dehors

 

Emma m'offre un très beau livre que j'avais hésité à acheter

 

On trinque avec du crémant d'Alsace (bio), on mange des crêpes (beaucoup) avec différents toppings, puis on joue à ce jeu auquel on avait déjà joué à l'anniversaire de Thérèse et qui nous fera beaucoup rire!

 

je ramène Pépin à Vesoul

 

j'ouvre les fenêtres de la chambre et du salon avant d'aller me coucher, j'ai pris un cachet (lamaline) pour ma jambe et du coup je dormirai beaucoup mieux

 

 

lundi 23

 

13h30 : LILI MARLEEN (187) je pensais être tout seul à la 12 mais est arrivé un jeune homme qui s'est installé le rang devant moi et s'est tenu à carreau pendant toute la séance : de la graine de cinéphile ? ça fait plaisir... je n'étais pas allé voir le film à sa sortie (je ne sais plus pourquoi), mais là bon, j'ai trouvé que c'était un mélo inoxydable (peroxydé?) qui s'étire et se répète (la scène où Robert est enfermé et qu'on lui passe en boucle un extrait rayé de la chanson) mais j'aime bien l'apparition de Fassbinder en chef des anti-nazis (avec ses lunettes rondes fumées et son manteau en cuir), et la façon dont il illustre la chanson avec les visages des soldats sur le front... Et Hanna Schygulla est toujours aussi joliette (et glamour) : sublime, forcément!

 

16h : HISTOIRE DU SOLDAT (188) un film d'animation américain qu'on avait annoncé dans notre programmation en V.F, (avec les voix d'Henri Salvador et de Serge Gainsbourg!), mais en fait ce fut la V.O, avec celles de Dusan Makavejev dans le rôle du soldat et Max von Sydow dans celui du diable, le film dure 55 minutes mais j'avoue que j'ai presque trouvé ça longuet...

 

je passe chez Pépin pour lui prendre un peu de menthe (il est en train de kärcheriser sa terrasse...) et il me paye un coup...

 

et rentré à la maison, je fais za-zen en préparant un taboulé (que je mettrai au frais jusqu'à demain...)

 

le soir, je finis de regarder LES AMANTS ASTRONAUTES (189) de Marco Berger, (qui reprend grosso-modo le pitch de son PLAN B vu en 2010 -critique - ), et signe son film à la fois le plus prude à l'image (pas l'ombre d'une QV à l'horizon) et le plus cru dans les dialogues... Soyez rassurez, oui, ils s'embrassent à la fin (c'est une constante chez Berger), bref un film que j'ai trouvé un peu agaçant (frustrant ?) au début, mais qui prend de l'intérêt au fur et à mesure des tournages autour du pot respectifs de nos deux amis mal rasés..., de leurs tergiversations, de leurs mensonges, de leurs jeux (déjà pour PLAN B j'avais évoqué Eric Rohmer... mais là c'est du Rohmer pour -comme dirait Pépin- "public averti") avec, encore une fois, pouet pouet un happy end auquel on n'est pas vraiment sûr de croire...

 

...et j'enchaîne sur CLASSE MOYENNE (190) d'Antony Cordier, réalisateur que j'aime bien depuis son initial DOUCHES FROIDES (2005, vingt ans déjà hihi), une comédie acide avec l'affrontement de deux couples (Elodie Bouchez & Laurent Lafitte vs Laure Calamy & Ramzy Bedia) façon "lutte des classes", avec l'aide de leu(r) fille(s) respective(s), et, au milieu de tout ça, d'un jeune beur futur avocat qui compte les points (en tentant de tirer les marrons du feu ?)... Tous les acteurs semblent s'en donner à cœur joie pour dynamiter leur personnage... (il n'y en a pas un pour sauver l'autre, hein, rassurez-vous...) (sortie : 24 septembre 25)

 

 

mardi 24

 

(j'ai encore dormi -mieux- fenêtres ouvertes, et ce sans lamaline...)

 

à 15h à la MDA pour mettre sous enveloppe notre prog n°10 (juillet) : nous somme quatre (J-C, Hervé, Benoît) et claude W. fera un court passage, vers la fin, (semblant prendre pour une attaque personnelle le fait qu'on ne soit pas allé voir le film sur Michel Legrand)

 

J-C accepte très gentiment d'aller à la Poste demain pour déposer notre envoi et voir Madame S. à ma place...

 

(rien au courrier, même pas le Libé du jour)

 

il fait assez chaud dans l'appart et je me sens un peu ramollo...



Je lis le livre de Philippe Geluck offert par Marcello

 

j'améliore mon taboulé en rajoutant du concombre, deux tomates, un jus de citron et de l'huile d'olive (je goûterai demain midi) mais je crois que je n'ai pas pris la bonne semoule...

 

je jette un vague coup d’œil sur le finale de K-L qui est vraiment nullissime

 

 

mercredi 25

 

(j'ai ouvert les fenêtres de la chambre et du salon, mais ça n’a pas servi à grand-chose sur le coup -j'ai un un sommeil très morcelé, à cause de la température- ce matin dans le salon il faisait 23°)

 

9h : chez la coiffeuse pour on rafraichissement estival (elle m'a fait 9-12 : 9 sur les côtés et 12 au dessus)

 

le taboulé n'est pas terrible, je trouve (rien à voir avec celui mangé chez Catherine P.)

 

(au courrier, le Libé du jour, et c'est tout... -donc il me manque tjrs celui d'hier. Et le Téléramuche)

 

je reste à l'abri dans la semi-pénombre de mon appart' (j'écoute des musiques sur y*utube ("mon mix")

 

je suis quand même sorti vers 17h pour acheter du pain et récupérer un livre commandé qui venait d'arriver

 

je croise le maire de notre bourgade, en chemise et cravate (il fait plus de 30°) qui me salue avec un sourire qui m'en évoque tout de suite un autre (cinq minutes après j'ai trouvé : celui de la marionnette de Jacques Chirac aux Guignols)

 

(tiens! le nouveau pâtissier chocolatier -entre les deux boulangeries (boulanger d'amour et boulanger ancien préféré)- vient d'ouvrir, mais comme j'avais acheté un rocher chocolat noir / amandes je n'y suis pas entré : raisonnable, non ?)

 

 

jeudi 26

 

à midi au Globe on était 3 (Isa chez le médecin) : araignée de porc sauce à l'ail des ours (très bien)

 

Marie m'offre deux polars de Jurica Pavicic (un auteur croate de polars) L'EAU ROUGE et LA FEMME DU DEUXIEME ETAGE

 

16h : ELVIRA MADIGAN (191) de Bo Widerberg : notre "film de Patrimoine" de la semaine : un film "en costumes" (et en musique, un peu excessivement ressassée d'ailleurs : trop de Chopin tue le Chopin), une histoire d'amour bucolique et champêtre entre une jolie funambule et un comte déserteur, dont on sait depuis le début (par la voix-off) qu'elle se terminera mal et qu'ils vont mourir tous les deux) on les voit tomber progressivement dans la misère (elle mange des petits champignons qu'elle cueille, puis carrément du trèfle) jusqu'à ce que pan! pan! (hors-champ) comme annoncé... Magnifiquement surprenant

 

 

18h : L'EFFACEMENT (192) de Karim Moussaoui (on est trois à la une, avec Hervé et Dominique) j'avais beaucoup aimé le premier film du réalisateur (EN ATTENDANT LES HIRONDELLES), celui-ci m'a un peu moins enthousiasmé (le pitch du film : un jeune homme mal dans sa peau s'aperçoit un matin que son reflet a disparu...) n'est pas exploité comme il le devrait... le film se traîne un peu mais je me souviens que la fin est très bien (même si je ne me souviens plus de la fin en question...)

 

à l'heure où j'écris ceci (21h47) j'ai ouvert toutes les fenêtres et voilà que je sens dans mon dos un petit courant d'air délicieux...

 

20 novembre 2019

son enfance et sa joie

177
LA CORDILLERE DES SONGES
de Patricio Guzman

C'est, d'après ce que dit le réalisateur dans son commentaire en voix-off, le vingtième film qu'il a réalisé sur le Chili. Et le dernier volume d'une trilogie entamée par Nostalgie de la lumière (2010) et pourquivie avec Le bouton de nacre (2015).D'abord le désert, puis l'océan, et, finalement, ici, la montagne. A chaque fois envisagés d'un point de vue multiple : géographique, plastique et politique. Trois lieux spécifiques de la géographie (et de l'histoire) chilienne : le désert d'Atacama, l'Océan Pacifique, et, ici, la Cordillère des Andes. Et à chaque fois en rapport avec Pinochet et le coup d'état du 11 septembre 1973, qui renversa le gouvernement d'Unité populaire de Salvador Allende (merci l'Universalis).
Rien que les vues de la Cordillère des Andes (j'avais écrit des anges) justifieraient de voir le film tant elles sont à couper le souffle, à plus forte raison quand le réalisateur (dans son commentaire que j'ai trouvé très posé, articulé (trop ?) , comme s'il avait peur que l'on ne puisse pas tout comprendre) s'épanche sur ladite montagne, et s'attache à nous faire ressentir la façon -désolante- dont Pinochet n'a pas été seulement un tyran sanguinaire qui a fait disparaître des milliers d'opposants (enterrés dans le désert -film 1- jetés dans l'océan -film 2-) mais aussi celui qui est à l'origine de l'installation au Chili du capitalisme triomphant et autres joyeux néo-libéralismes.  (Ce dernier volet serait davantage géo-socio-économique qu'historio-politique.)
Patricio Guzman effectue un genre d'état des lieux du pays, plutôt démoralisant (mais comme partout ailleurs ou presque : les riches encore plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, l'ordre des choses, quoi) et termine son constat en faisant  un voeu (qu'il chuchote à la fin dans l'oreille du spectateur : que son pays (le Chili) retrouve enfin son enfance et sa joie...)
On quitte donc la salle sur ce constat plutôt tristounet, quand les lumières de la salle se rallument -avant la fin du générique bien évidemment-, mais avec encore dans les yeux les étincelles générées par la vision de ces sommets majestueux, enneigés, et résistant -encore pour combien de temps ?- à la funeste connerie des hommes...

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