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lieux communs (et autres fadaises)
10 mars 2021

poulailler 67

Voilà qui m'a fait doublement plaisir :
1) d'avoir des nouvelles de RLG (Riri La Gâchette)
2) qu'il réponde au "j'ai du mal..." que j'avais lancé et auquel seul Pépinou d'amour avait répondu

"J'ai du mal avec tout... ou presque,
J'ai du mal avec les œufs au plat,
J'ai du mal avec les foules, mais aussi avec the fool,
J'ai du mal avec les plantes d'intérieur... pour les entretenir ou les bouffer,
J'ai du mal avec les gens, les jeans aussi parfois,
J'ai du mal avec les militants... surtout ceux de mon camp,
J'ai eu du mal avec Léon Zitrone, Guy Lux... heureusement qu'il y a leurs successeurs pour avoir autant de mal !
J'ai du mal avec les asperges,
J'ai du mal avec la Franche-Comté : Déjà Comté ça fleure bon l'Ancien régime !!! mais franche ??? je n'en jurerais point !
J'ai du mal les z'héros, ceux de Marvel entre autres,
J'ai du mal avec les hommes,
J'ai du mal avec les femmes,
J'ai du mal avec les enfants,
J'ai du mal avec les d'jeuns,
J'ai du mal avec les vioques,
J'ai nettement moins de mal avec les bêtes... sauf celles qui ont de gros crocs carnivores,
J'ai du mal avec toutes ces cassettes VHS que j'ai engrangé quasi inutilement,
J'ai du mal avec le jour,
J'ai du mal avec la nuit,
J'ai du mal avec le Mal,
J'ai du mal avec moi-même... l'auriez-vous deviné ?
Mais je n'ai point de mal avec le soleil et la lune, ni avec le vent qui souffle dans les bouleaux.... ni avec le raisin dans le tonneau..."

*

lundi 8 à 20h j'étais au Vagabond Cinéma de Bar-sur-Aube (sur le site de la 25ème heure) pour voir SI C'ÉTAIT DE L'AMOUR de Patric Chiha (sorti le 4 mars 2020 -mauvaise pioche- / repris le 22 juin 2020) qu'on n'avait pu ni programmer ni voir... Un film "de danse", autour du spectacle CROWD de Gisèle Vienne, une chorégraphie de jeunes gens, de nuit, de danse, de ralenti, de corps, dont les différentes captations (en répétitions et sur scène) sont entrecoupées de scènes en coulisses, backstage, dans les loges ou ailleurs, scènes que le réalisateur a fait naître, à chaque fois, lors d'impros, et dont émergent parfois des choses magnifiques (le monologue final sur l'amour était, l'a annoncé Patric Chiha lors de la discussion après le film, complètement improvisé...).

Capture d’écran (1868)

Capture d’écran (1869)

Capture d’écran (1872)

2 mars 2021

poulailler 59

 (livres de février)

UN HIVER A WUHAN
d'Alexandre Labruffe
Lu d'une traite, cette chronique pré-, pendant-, et post- covid, plutôt très agréable à lire (j'en ai déjà parlé me semble-t-il), de toute façon j'ai toujours eu un faible pour les LEF (livres en fragments)

UNE PETITE FORME
de Christian Da Silva et François Matton
Drôle de petit bouquin (LEF), lu d'une traite lors d'une nuit d'insomnie un peu angoissiforme, (mais qui fut la dernière du lot), mais qui a, à sa façon, m'a réconforté, en m'aidant à me rendormir un peu plus serein...

FRANCK SINATRA DANS UN MIXEUR
de Matthew Mc Bride
Quand Gallmeister se lâche "grave"... Un polar branque, ahurissant, aussi alcoolisé que cocaïné (et donc, testostéroné), -tout un tas de branques autour d'un sac de sport plein de fric-, aussi très drôle que très violent... Hautement recommandable.

L'OUTSIDER
de Stephen King
J'ai ai déjà parlé plus en détail, ça m'a bien bien fichu la trouille... (je ne le lisais plus le soir)

LOUANGE ET ÉPUISEMENT D'"UN JOUR SANS FIN"
de Christian Da Silva
Encore un tout petit bouquinchounet joli où l'auteur s'enthousiasme à propos du (très aimé) film d'Harold Hamis, avec le non moins très aimé Bill Murray, avec beaucoup de notes de bas de page(s). Un bel objet chiadé typographiquement.

VIS-A-VIS
de Peter Swanson
Un roman (Gallmeister encore) qui commence comme du Alison Lurie, continue comme du Patricia Highsmith et se termine comme du Robert Bloch... Prenant, puis très prenant, de plus en plus prenant, et un tout petit peu moins à la fin.

*

(rien à voir)

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(une jolie photo dans le Libé d'aujourd'hui)

*

(des livres)

le livre que j'ai fait envoyer à Pépin (via mom*x) parce qu'il ne le (re)trouvait plus et qu'il avait envie de le relire (DIFFÉRENTES SAISONS)

le livre que je viens de commencer (LUNE NOIRE)

le livre que Loulou m'a fait passer par Pépin (UN BREF INSTANT DE SPLENDEUR)

le livre pour lequel j'ai dû aller chercher la carte d'identité de Pépin pour le récupérer parce que je m'étais trompé d'adresse en le commandant (DEMEURE, PÉNOMBRE, MENSONGE)

le livre que Pépin est en train de lire, et qui serait susceptible de m'intéresser (JE PREFERE NE PAS)

*

 

 

28 février 2021

poulailler 57

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(fin)

*

merci à Emma qui me prévient par sms que là (Auditorium du Louvres) il y aura ce soir à 18h une "Carte blanche à Laurie Anderson" (qui a invité Sophie Calle pour papoter)*, dans le cadre des "RENCONTRES INTERNATIONALES PARIS/BERLIN", sous-titrées ESPACES HYBRIDES, et que, demain Dimanche, à la même heure, se tiendra une autre Carte blanche, à Apichatpong Weerasethakul!

*

(moins glamour, mais tout aussi plaisant a priori)

J'ai réussi à retrouver la trace de ça, qui m'avait attiré l'oeil lorsque je l'ai découvert dans la vitrine de MGJP, en train de tortiller délicieusement du croupion... Finalement il s'agit d'une "figurine solaire animée" et du coup je l'ai commandée (en compagnie de deux trois autres...)

*

"Samedi matin, le festival (les Eurocks) a diffusé sur les réseaux sociaux un sondage à destination des festivaliers. En cinq questions, il leur est demandé de dire s’ils seraient prêts à participer à une édition adaptée aux restrictions :
- Seriez-vous prêts à y assister "en étant assis" ? 
- Avec une distanciation imposée entre spectateurs  ?
- Sans buvette ni restauration ?
- Accepteriez-vous de porter un masque ? 
- Accepteriez-vous de présenter les résultats d‘un test de dépistage Covid-19 pour accéder aux Eurockéennes ?"
(Bon moi j'en compte six, mais je répondrais oui juste à la première ("être assis") mais on ne m'a rien demandé, ça tombe bien...)

*

"Par décret du 26 février au Journal officiel, les librairies deviennent "commerces essentiels" et pourront rester ouvertes en cas de confinement. À la librairie La Fabrique, Rémi Grandidier, ne comprend pas pourquoi "on autorise les librairies et pas les autres commerces à côté"." (Est Répu)

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(photo Est Répu)

*

* bilan Calle/ Anderson : bof ! j'ai regardé le début, c'est rigolo de voir chacune dans sa maison, et d'entr'apercevoir un peu de sa déco (une photo de Lou reed sur la cheminée chez Laurie, beaucoup de cadres au mur chez Sophie), mais comme madame calle parle un assez mauvais anglais et que Madame Anderson ne parle pas un très bon français, l'"échange" patine assez vite et donc j'ai préféré allez retrouver Malou et Micheluche pour jouer au tarot)

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26 février 2021

poulailler 55

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(à suivre...)

*

Encore une très très belle journée : il faisait tellement beau que je suis allé pique-niquer au grand air, pour faire comme "avant", comme si de rien n'était, comme si rien n'était arrivé, ni covid ni confinement ni contamination ni couvre-feu (la lettre C a plut^t mauvaise presse ces temps-ci). Encore un jour quasiment "schizophrène" ; l'après-midi c'est déjà l'été mais le soir c'est plutôt encore l'hiver, la fin de l'hiver, "presque", mais bon, hiver quand même... En tout cas il faisait bon se prélasser au soleil pour ce pique-nique "rustique" (un très bon sandwich de chez mon boulanger préféré, une  bière fraîche, une poire pour le dessert, et voilà le meilleur des repas...) suivi d'une siestounette, toujours au soleil, mais, cette fois, dans la voiture...(manquait juste le café, que je me suis invité à boire chez Pépin, juste après (et café-scrabble, quoi de meilleur ?)

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*

et il sera ensuite question de deux poètes (que mon ami Philou m'a fait connaître tous les deux, d'ailleurs) :

D'abord, un mail de G*llimard m'annonce une bonne nouvelle : la réédition (revue et augmentée) du mythique (pour moi) et longtemps introuvable LA FABRIQUE DU PRÉ, de Francis Ponge

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*

tandis que Libé, juste après, dans mes mails aussi,  m'en annonce une bien plus triste : la mort, ce mercredi de Philippe Jaccottet

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""J’ai toujours eu dans l’esprit, sans bien m’en rendre compte, une sorte de balance. Sur un plateau il y avait la douleur, la mort, sur l’autre la beauté de la vie. Le premier portait toujours un poids beaucoup plus lourd, le second, presque rien d’impondérable. Mais il m’arrivait de croire que l’impondérable pût l’emporter, par moments", écrivait-il dans A travers un verger en 1975. La mort l’a finalement emporté sur Philippe Jaccottet, mercredi soir. Il avait 95 ans. Le poète suisse laisse une œuvre immense, riche de dizaines de recueils, l’une des plus importantes de la littérature francophone de ces dernières décennies. Sa poésie, essentiellement autobiographique, témoigne à la fois des drames subis et du bonheur offert par la contemplation." (Libé)

*

et pour boucler la boucle, je découvre, en fouinant sur priceministruche, que Phillipe Jaccottet a publié en 2015 un opuscule (80 pages) aux éditions Le bruit du temps, consacré à Franis Ponge : PONGE, PRAIRIES, PÂTURAGES :

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*

tandis qu'au journal télévisé, un schéma entrevu à propos des modélisations utilisées par le gouvernement laisse entrevoir un nouveau pic épidémique (et non académique comme je commençais à l'écrire) pour mai / juin, et annonce l'apparition dun nouveau variant, le "new-yorkais", on n'en aura donc jamais fini avec cette merde...

*

 

 

24 février 2021

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"Pourquoi détestez-vous l’expression "répétitions" ?

C’est la mort du théâtre, qui consiste justement à ne jamais répéter à l’identique ce qu’on a fait la veille. Bien sûr, on l’emploie pour dire qu’il faut retravailler. Mais même lors des plus grands rituels qui semblent immuables, il y a des interstices de liberté, quand on les observe à la loupe. Le mouvement de la vie surgit. J’étais très ami avec Bertolt Brecht, j’aimais regarder comment il préparait les acteurs à refaire toujours la même chose. Mais je n’étais pas d’accord avec lui. On n’est pas sur Terre ni au théâtre pour recevoir des leçons ! Le fondement de mon théâtre, à l’inverse, a toujours été de conserver la possibilité de soulever le couvercle des habitudes qui se sont installées sur scène malgré nous. Vous connaissez mon histoire préférée ? Un jour dans le désert, un conducteur de bus s’arrête et se lève pour nous dire : "Le passé est entré dans l’histoire, le futur est une énigme. Mais le présent, en anglais comme en français, signifie un cadeau." Puis il a redémarré son bus. Depuis je n’ai jamais arrêté de penser que toute représentation, mais aussi chaque instant de la vie, devait être au présent."
(Peter Brook / Libé)

 *

j'ai passé l'essentiel de ma journée hier à terminer L'OUTSIDER, de Stephen King, avec lequel j'ai (enfin!) retrouvé l'attrait de ce qui faisait l'intérêt de mes lectures de jeune adulte de cet auteur (voici une phrase bien éléphantesque) deux points roulement de tambour : la trouille! Oui, King m'a terrifié (Shining -beaucoup plus que l'un peu surestimé film de Kubrick-, Carrie, Cujo, Bazaar, Salem, Le Fléau, Ca, je dois en oublier...) et j'adorais ça... J'en ai lu, j'en ai lu, j'en ai lu... Et puis le plaisir s'était un peu émoussé, et j'avais progressivement pris mes distances...
Et là voilà que je retrouve ce plaisir quasiment intact, qui vous fait addictivement tourner les pages, et vous fait poser le livre, parce qu'il se fait tard, et qu'on se dit qu'il vaudra mieux continuer demain, quand il fera jour... Ce bon gros pavé de 550 pages commence pourtant un peu placidement, "réalistement", comme un polar : un enfant a été assassiné d'une façon épouvantable, tous les indices accusent formellement le même homme, qui pourtant un alibi irréfutable : comment peut-on en même temps être là et pas là ? (il a été vu au même moment dans les deux endroits) Je me demandais si (et comment) l'auteur allait tenir la distance (je commençais presque à bailler et à lire un peu en diagonale quand soudain (re-roulement de tambour) se produit ce que je pensais qu'il était inéluctable qu'il se produise, au terme d'une saisissante scène d'émeute (une des  scènes fortes du bouquin, qui alignera, à intervalles réguliers,  plusieurs "moments de bravoure" pour bien faire flipper le lecteur) et que se réembraye l'intérêt, qui ne se démentira plus jusqu'à la fin... C'est à partir de là que j'ai constaté qu'était réapparu en moi ce trouble délicieux, la trouille. Le plus intéressant étant, bien sûr, l'irruption du fantastique (King est très doué pour ça) et la façon dont plusieurs des personnages (notamment un flic intègre, qui a commis une énorme boulette) seront amenés à progressivement y croire, pour parvenir à boucler la boucle...

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*

(Cet article a été initialement publié dans Libé le 22 février 1980.)

Fin des "garçonnes"…

Un visage aux lignes géométriques, presqu’austères, tout en noir et blanc, sans l’ambiguïté d’une ombre, immortalisé par cet illusionniste de Hollywood que fut le grand photographe George Hommel. Une silhouette à la Erté, libérée des corsets, des jupes longues et des accessoires pour fétichistes, qui traverse le plateau sans chalouper. Deux yeux vifs et pétillants sans ballet de faux-cils où ne filtre que la désinvolture d’une grande intelligence, telle était Louise Brooks sur pellicule placée. Unique, elle ne fut pas imitée.
L’esthétique hollywoodienne de la fin des années 20 avait mis les femmes sous (chapeau) cloche. Bouclettes, satin et paillettes, plumes de cygne et hermine étaient l’alphabet du charme féminin. Entre les vierges d’un cinéma sunday school destiné aux familles (Pickford, Gisg, Swanson) et les grandes courtisanes de l’élite cosmopolite (Nora Talmadge, Pola Negri), l’Hollywood de l’âge d’or  ne produit véritablement que deux personnages de “garçonne” (flapper en anglais) : Louise Brooks et Clara Bow. C’est que celles-ci incarnent une féminité avancée qui suscite l’irascibilité des ligues de pudeur et l’inquiétude du pouvoir mâle. Les "flappers" scandalisent.
A l’écran, elles boivent en pleine prohibition, fument, dévalent les routes en voiture, portent casquette mais point de bustiers, empruntent le vocabulaire des speakeasies, dansent le shimmy à pleines jambes écartées et traversent en flirtant la jungle des villes. Pourtant, plus que les autres types féminins, empruntés aux dime-novels (mélos) à l’opérette ou aux grands mythes continentaux, sans compter les pâtisseries orientalistes, elles sont en symbiose avec leur époque, celle du Jazz-age et des "roaring twenties" : le 6 août 1926, Gertrude Ederle traverse la Manche en 14 heures et 13 minutes, pulvérisant les records mondiaux établis par les hommes. No comment !
En 1929, à la demande des producteurs qui s’inquiètent des menaces que les légions de la pudeur font peser sur les films, un jésuite, le révérend Daniel Lord, taille ses crayons : on lui doit ce chef d’oeuvre de littérature "kitsch" : le code de Production. Les garçonnes sont liquidées. Clara Bow tient auberge à Hollywood, Louise Brooks à qui l’on ne pardonne pas son arrogance et sa lucidité quitte d’elle-même l’usine à idoles, qui pendant trente ans, fera tourner sans ralentir ses Vénus à la chaîne. Il était temps : la mode "flapper" avait fait chuter le chiffre d’affaires de la corseterie de 25%.

… ou fatalité de Loulou ?

"Et ce fut pendant la réalisation du Journal d’une fille perdue, le dernier jour du tournage pour être précise, que M. Pabst pénétra dans mon avenir. Nous étions assis tristement à une table dans le jardin d’un petit café, contemplant les machinistes qui creusaient une tombe pour une scène d’enterrement quand il se décida à me parler. Quelques semaines auparavant, à Paris, il avait rencontré mes amis, les riches Américains avec lesquels je passais toutes mes heures de liberté, et il était en colère : d’abord parce qu’il pensait qu’ils m’empêcheraient de rester en Allemagne, d’apprendre la langue et de devenir une actrice sérieuse, comme il le désirait ; ensuite parce qu’il les considérait comme des enfants gâtés qui s’amuseraient de moi un temps et me rejetteraient ensuite comme un vieux jouet.
“Votre vie ressemble exactement à celle de Loulou, dit-il, et vous finirez de la même manière.”
A cette époque, comprenant fort peu ce qu’il entendait par "Loulou", je me contentais de rester assise, le regardant avec rancune et essayant de ne pas entendre. Quinze ans plus tard, à Hollywood toutes ses prédictions menaçant de se réaliser, je réentendis ses paroles résonner derrière moi. En l’écoutant cette fois-là, je fis mes malles et rentrai chez moi au Kansas."
(Louise Brooks 1956)

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*

4 mars 2021

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Le festival de Berlin (la Berlinale) se tient virtuellement en ligne pour une semaine (du 1er au 5 mars), comme les autres Festivals de cinéma, sauf que, contrairement aux autres, il sera impossible pour le vulgum pecus (dont je fais partie) d'y assister, même devant son ordi : seuls les accrédités (et les journalistes) auront le droit. Scheisse! Une "deuxième manche", du 9 au 20 juin, permettra(it) selon les organisateurs (ces gens sont grave optimistes) de voir les films en salle(s)...

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*

Tant pis, je me consolerai avec le Festival QueerScreen, en ligne, du 12 au 21 mars (je me suis d'ailleurs abonné au site, que j'ai découvert à cette occasion,  pour l'année, soyons prévoyant)

*

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je suis tombé pile-poil, tout à fait par hasard, juste au début de l'émission de Rébecca Manzoni où Alex Beaupain interprétait l'intégralité de LOVE ON THE BEAT de Serge Gainsbourg avec l'Orchestre Philarmonique de Radio-France... et j'ai écouté jusqu'au bout, non sans une certaine émotion je dois dire... il y a sur cet album des chansons que j'adore (aux textes particulièrement travaillés) Love on the beat, Hmm Hmmm Hmm, No comment, Lemon incest, et d'autres que je n'écoute pratiquement jamais, et c'était malin de la part d'Alex B. de les aligner, comme ça, toutes sur un pied d'égalité...

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"sables où m'enlisant
je te dirai les mots les plus abominables..."

*

(à props de la photo d'hier)

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"Vis ma nuit. Début février, Mathilde P., députée Insoumise du Val-de-Marne, était traitée de "poissonnière" par un confrère LREM dans l'hémicycle de l'Assemblée. Après une vive polémique et des sanctions contre le fautif, elle a répondu à l’invitation de Patricia Sero, fière représentante de la profession, à venir découvrir son métier. Vendredi dernier, l'élue débarque donc dans le Morbihan avec son attaché parlementaire et son youtubeur attitré. Achats à la criée, visite de la poissonnerie et vente à domicile, la nuit étalée. A Lorient, la vente commence à 3h30. Vêtue d’un imperméable banal et sans écharpe d’élue, la parlementaire se fond dans la masse. Sur les bancs, seul son sac à main en bandoulière peut trahir son statut de spectatrice (2e en partant de la droite au 2e rang). Personne ne sait qui elle est et personne ne s’y intéresse. Les bacs de poissons défilent et sont rapidement adjugés. L’assemblée des poissonniers est silencieuse et concentrée. Leçon d’humidité." (libé/ chez pol)

*

QueerScreen, suite
J'ai étrenné mon abonnement avec un documentaire argentin

LES GARCONS DU STADE de Martin Farina

"Pénétrez dans le monde fermé des footballeurs et découvrez l’envers du décor !
Tomas, un footballeur sur le point de devenir un grand champion, vous ouvre les portes de son club!
Un confessionnal non censuré des états d’âmes de joueurs de foot qui se livrent sans inhibition sur leurs buts, leurs envies, leurs doutes et leurs questionnements…
A travers l’objectif de la caméra, Suivez Tomas et ses équipiers, évoluer pendant plusieurs semaines durant leurs entraînements, leurs matchs officiels, leurs déplacements nationaux… Et immiscez-vous dans l’intimité des joueurs, dans les vestiaires et leurs moments de détente…" (texte de présention)

Je ne pouvais qu'être appâté, (les mots intimité, vestiaires, il ne manquait que les mots sous la douche) et j'ai donc regardé ce documentaire, (qui tient effectivement ses promesses), dont le réalisateur suit une "vraie" équipe de "vrais footeux" (qui, si j'ai bien compris, n'ont accepté d'être filmés que parce que le frère du réalisateur jouait dans l'équipe en question). le film est produit (et aussi co-monté) par ce (pour moi) très cher Marco Berger (de Plan B au Colocataire) dont on reconnaît au passage quelque-uns des angles de prise de vue préférés... Le réalisateur intervient en voix-off pour nous présenter le foot, son frère, ses co-équipiers, "au naturel" (avec notamment des questionnements intéressants sur le thème du jeu et la re-présentation), et permet au spectateur "par l'odeur alléché" de se sentir like a fly on the wall comme disent les anglais, à l'aise bref en compagnie de ces aimables bourrins qui acceptent de se laisser regarder... Bref, le foot exactement comme je l'aime. Plaisant.

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Capture d’écran (1819)

Capture d’écran (1822)

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16 février 2021

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(cuisine)
j'ai -provisoirement ?- mis un terme à mes ambitions de fabriquer un "levain maison", après deux tentatives successives piteusement  avortées (je viens de jeter la seconde)

*
(cuisine, re)
trouvé un moyen impeccable (imparable) de cuire ces "tranches fines de poitrine fumée sans couenne et sans cartilage" (de Monop') sans drames sans odeurs et sans éclaboussures, ni brûlures au 3ème degré : simplement au micro-ondes, entre 2 feuilles d'essuie-tout, bien rangées sans se chevaucher -sur une assiette "normale" on en met 4, et comme le paquet en contient 8, hop! pile poil deux fournées- pendant 3'30. C'est top!

*

Et tiens, puisqu'on est en cuisine, pour fêter la St Valentin, voici la photo d'une recette, pour les amoureux :

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(coeur de boeuf sauce ravigote)

*

ce qui m'a bien sûr fait penser à ça

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et donc à ça

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(une des rares fois à Bussang où j'ai failli me lever et sortir)

*

Bon appétit!

 

 

 

14 février 2021

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"Il fait un froid de loup
Ouh ouh ouh ouh
il fait un froid de loup
les loups sont tout autour de nous
il fait un froid loup
Ouh ouh ouh ouh
il fait un froid de loup
maman prend-moi sur tes genoux..."
(Anne Sylvestre)

*

"Le coût social et psychique du confinement est énorme, nous dit-on. Ces explications pourraient être entendues si le gouvernement et son administration faisaient tout pour éviter d'en arriver là. Mais un an après le démarrage de cette pandémie, nous sommes toujours à la traîne: les tests salivaires ne sont pas autorisés en France, le traçage est réduit à sa plus simple expression, les informations sur l'aérosolisation sont à peine évoquées. Et rien n'est fait dans le secteur scolaire pour sécuriser les établissements: ni autotests ni information claire aux familles ni consignes d'aération cohérente ni protocole adapté. Il a fallu ferrailler pendant des mois pour obtenir de masquer les élèves pour les protéger ainsi que les personnels, mais Jean-Michel Blanquer s'entête à inventer un monde merveilleux dans lequel son protocole sanitaire de Schrödinger, qui empile des mesures floues à mettre en place "dans la mesure du possible", règle le problème. Arc-bouté sur des sociétés savantes de pédiatrie incapables de se dédire, le ministre laisse flamber l'épidémie et feint de croire que ceux qui alertent sont des ayatollahs inhumains inconscients du risque éducatif pour les enfants." (Christian Lehmann / Journal d'épidémie / 31 janvier)

*

babioles (emploi du temps)

je me suis réveillé à 4h (trop tôt)
je me suis donc rendormi jusque à 5h30
j'ai fait des trucs à l'ordi jusqu'à 7h30 environ
je me suis recouché jusqu'à 9h et quelques
j'ai discuté avec Emma au téléphone vers 9h15
j'ai déjeuné vers 9h30
j'ai fait des trucs à l'ordi jusqu'à 11h30
(je ne savais plus si Catherine était dispo ou non pour jouer au scrabble
comme elle n'était pas connectée, j'ai commencé à jouer
quand j'ai vu qu'elle m'avait laissé un message me disant qu'on pourrait en faire une petite avant que les Soria arrivent et que j'y ai répondu, elle m'a répondu qu'il était trop tard
j'ai joué jusqu'à 12h30 (gagner de 2 points face à un 9950 ça ouvre l'appétit)
j'ai regardé la dernière partie de TLMVPSP (le "nouveau champion" a gagné de justesse sa deuxième partie...)
j'ai mangé vers 13h (la,gue de boeuf / purée de chez mon traiteur)
j'ai allumé la cafetière pour réchauffer le café d'hier
je suis retourné sur l'ordi pour m'occuper un peu du blog, faire un tour sur twitter et d'autres trucs
à 14h j'ai mangé mon dessert
à 14h05 je me suis rasé, ensuite je me suis douché, puis habillé (quand j'ai terminé il était 14h44 -j'avais le réveil sous les yeux- et je me suis dit que le café devait être chaud (c'est du déca heureusement) mais avant il fallait que je fasse ça (taper l'emploi du temps)
15h14 je vais boire mon café

*

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Ca y est j'ai craqué, et démarré EN THÉRAPIE... et je suis addict (content de voir  Frédéric Pierrot sous les sunlights des rôles principaux -j'adore cet homme depuis longtemps, depuis LA VIE MODERNE de Laurence Ferreira Barbosa (1999! Je me souviens qu'on l'avais programmé dans le moche vieux cinéma, c'est dire!) -mais allocinoche me signifie que ça a commencé au moins en 1998 dans A VENDRE de Latitia Masson (que je me rappelle avoir beaucoup aimé mais c'est à peu près tout ce qu'il m'en reste), devant la qualité et l'homogénéité des l'interprétation (toutes les actrices et tous les acteurs sont dignes d'éloges). Le format des épisodes est parfait (environ 30') et arte tv pousse à la consomm' en faisant, comme Netflixmuche, s'enchaîner les épisodes... 35 épisodes en perspective, et j'en suis au 7ème, donc, que du bonheur en perspective

*

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*

et tiens ce soir téléramuche fait de la pub pour la rediffusion sur mycanal de la sublime série RECTIFY (que m'avait fait découvrir Catherine, si mes souvenirs sont bons...)

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 *

12 février 2021

poulailler 41

la neige la neige la neige!

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*

Comme le savent celles et ceux qui me connaissent, je l'aime surtout vue de derrière ma fenêtre, en buvant un bon chocolat chaud... Vu de là,  quand elle tombe, je trouve toujours autant le spectacle émouvant (comme chantait Anne Sylvestre "Il neige un peu pour les enfants"...), marcher dedans peut aussi s'avérer un grand plaisir pour peu qu'on soit bien camouflé protégé emmitouflé imperméabilisé  (c'est vrai qu'elle transcende le paysage), mais pour le reste non. Non non non. (Je ne parle pas de ski, que je n'envisage même pas, je parle simplement de conduite.) J'ai rangé ma voiture juste sous mes fenêtres il y a deux trois jours et je regarde désormais, vues d'en haut, se superposer les strates nivales  successives  (à chaque jour suffit sa peine, à chaque nuit suffit sa neige) car il est important à mon coeur que la neige s'entasse ("sur la tête des gens qui passent", c'est bien connu, très private joke) et bien sûr je photographie.

Bon tout ça ne va pas arranger notre socialité (socialisation ? socialisme ? socialitude ?), déjà réduite comme peau de chagrin (ou , mieux, peau de balle, pour être encore plus précis) avec tous ces changements consécutifs à vous savez quoi. Chacun dans sa maison derrière sa fenêtre avec son chocolat chaud à regarder tomber la neige ("avec le moelleux d'un voile qui choit" -mais d'où me (re)vient cette expression ? gouglechounet ne la connaît pas, ce n'est donc pas d'un écrivain célèbre...- mais il me semble que j'ai tout de même ma petite idée...)

(par contre, tiens, (re)trouvé ça, chez amaz*n :

amazon la neige

Incroyable, non ?)

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(re- la neige)

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Capture d’écran (1676)

Capture d’écran (1677)

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(presque sans rapport avec ce qui précède, mais si quand même)

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(j'ai trouvé sur twitt*r la photo de ce monsieur-là qui me donnerait envie d'aller me promener avec lui sous la neige (mais on pourrait rester au lit à la maison aussi, à boire du chocolat chaud derrière la fenêtre...)

*

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*


(Claire Simon tourne, avec Swann Arlaud et Emmanuelle Devos, les deux entretiens que Yann Andréa accorda à Michèle Manceaux, à propos de sa relation avec Marguerite Duras)

"Le sujet, c’est donc la passion et la sujétion, mais aussi "une parole masculine à laquelle on n’est pas habitué et qui résonne fortement aujourd’hu", disent de concert Claire Simon et Swann Arlaud. "Yann Andréa parle de sa faiblesse et de sa soumission. De Marguerite qui l’habille comme elle, avec un col roulé, change son parfum, le transforme en personnage, en fait sa fiction. Elle va même jusqu’à lui répéter que sans elle, il n’existe pas. Elle ne supporte pas son homosexualité. Et il découvre l’amour avec une femme, avec elle", remarque son interprète, heureux que Yann Andréa lui fasse le cadeau "de ne pas occuper le terrain de la figure masculine puissante". Swann Arlaud est en train d’essayer une veste en tweed gris à discrètes épaulettes, rappel du tout début des années 80 et parfaite pour l’autre grand moment d’irréalité de la journée : le vernissage d’une exposition, où Yann Andréa ne cesse de se faire rembarrer par les invités qui ne lui prêtent aucune attention. Claire Simon est au cadre, elle demande inopinément à la cantinière de faire l’artiste, et au directeur du cinéma le Lux d’être l’homme qui aborde Michèle Manceaux et ne la lâche pas. Ciel, on a oublié les cendriers, car on a déjà oublié qu’à l’époque on fumait dans les lieux clos. Les figurants sont trop gentils. Ils ne parviennent pas à masquer leur joie de discuter avec lui tout en buvant des coups.

Une prise, deux prises, trois prises. Claire Simon garde son calme : "Il y a une autre solution, on fait un stage d’une semaine avec la troupe de Pina Bausch, pour chorégraphier les mouvements, et on y arrivera", plaisante-t-elle. Le buffet se vide, les verres de (vrai) vin se vident, et Swann Arlaud invente à chaque fois une autre manière de se frayer un chemin jusqu’à Manceaux. Emmanuelle Devos, elle, doit simplement sourire une seule fois, pas deux. "Il y a des journées comme ça, où on prend le train aux aurores, pour s’échiner à ne surtout rien faire et c’est ce qu’il y a de plus épuisant", remarque l’actrice. Claire Simon tente un autre argument pour convaincre la quarantaine de figurants de ne pas être trop friendly avec Swann Arlaud : "Il a le Covid, à chaque fois qu’il veut entrer dans le cercle de la discussion, vous lui tournez le dos. Ça nous arrive à tous, non, de prendre des râteaux dans une fête ?" Le Covid ? On l’avait (presque) oublié, malgré les masques – qu’il s’agit de cacher en même temps que les portables sont dissimulés. Dernière prise – tout le monde est formidable et accepte enfin d’être odieux –, dernière journée pour Emmanuelle Devos qui remet sa doudoune rouge pour courir prendre le train du retour. Applaudissements. Quels rituels inventer pour la fin d’un tournage pendant l’épidémie ?"
(Libé)

*

Neige et verglas : "Le trajet le plus sûr, c'est celui qu'on va éviter de faire" rappelle la Prévention routière.

*

11 février 2021

poulailler 40

César 2021 : l'affiche (x2)

 

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César 2021 : la liste officielle des nominations

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César 2021 : les "principales" catégories :
(avec mes pronostics)

 

César du meilleur film

  • Adieu les cons
  • Adolescentes
  • Antoinette dans les Cévennes
  • Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait
  • Été 85

César de la meilleure réalisation

  • Albert Dupontel, Adieu les cons
  • Maïwenn, ADN
  • Sébastien Lifshitz, Adolescentes
  • Emmanuel Mouret, Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait
  • François Ozon, Été 85

César de la meilleure actrice

  • Laure Calamy, Antoinette dans les Cévennes
  • Martine Chevallier, Deux
  • Virginie Efira, Adieu les cons
  • Camélia Jordana, Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait
  • Barbara Sukowa, Deux

César du meilleur acteur

  • Sami Bouajila, Un fils
  • Jonathan Cohen, Enorme
  • Albert Dupontel, Adieu les cons
  • Niels Schneider, Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait
  • Lambert Wilson, De Gaulle

César de la meilleure actrice dans un second rôle

  • Fanny Ardant, ADN
  • Valéria Bruni Tedeschi, Été 85
  • Emilie Dequenne, Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait
  • Noémie Lvovsky, La bonne épouse
  • Yolande Moreau, La bonne épouse

César du meilleur acteur dans un second rôle

  • Edouard Baer, La bonne épouse
  • Louis Garrel, ADN
  • Benjamin Lavernhe, Antoinette dans les Cévennes
  • Vincent Macaigne, Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait
  • Nicolas Marié, Adieu les Cons

*

Je fais des rêves surpeuplés. Des gens, plein de gens, des gens partout, qui se pressent dans les couloirs de bâtiments démesurés, (avec des couloirs genre école à 15 classes) qui se réunissent, qui se croisent, qui préparent des spectacles, qui entrent et qui sortent, apparaissent et disparaissent, des ami(e)s , des connus et des inconnus,  d'anciens élèves, d'anciennes amours (parfois même mon père), le plus souvent dans une ambiance -surpeuplée- de complicité joyeuse, de brouhaha, d'effervescence, et qui me laissent en général au réveil exténué presque  mais réjoui.

*

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neige de Catherine

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neige de Manue

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ma neige à moi (c'est toi hihihi)

*

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10 février 2021

poulailler 39

lus en janvier :

L'ANOMALIE
de Hervé Le Tellier

Bien, le Goncourt 2020. j'ai été moins séduit par les divagations philosophicos - scientifiques  au milieu, et par la toute fin que je trouve un peu bâclée...

FLEURS PLANTÉES PAR PHILIPPE
de Dominique A

Bien, et émouvant ce (tout petit) livre écrit par Dominique A. en l'honneur d'un musicien suicidé

LA FOIRE AUX VANITÉS
de Gérard Lefort

Bien, ce livre de souvenirs Cannois où Gérard Lefort n'hésite pas à se lâche (à se déboutonner) et nous en conte les dessous alcoolisés, enfumés, sexués, et festifs...

BROADWAY
de Fabrice Caro

Bien aussi, et très drôle ce bouquin de Fabrice Caro avec plein de petits gimmicks idiots mais irrésistibles, même si j'ai parfois le sentiment qu'il écrit sans se fatiguer ("au kilomètre") avec une intrigue minimaliste mais c'est incontestable, ça fonctionne...

NOS DERNIERS FESTINS
de Chantal Pelletier

Bien ce polar d'anticipation où une fliquesse assez rude sur les bords enquête sur la mort d'un cuisinier (qu'on a fait cuire dans sa gamelle) dans un futur proche où les gens ont un permis à points pour la bouffe...

*

faire l'effort de se lever, de se raser, de se doucher, de se sécher, de s'habiller
juste pour le plaisir de
faire l'effort de se lever, de se raser, de se doucher, de se sécher, de s'habiller
juste pour le plaisir de

(and so on)

*

je ne sais pas comment se

ass-waxing-statue

mais il y a à présent deux jours d'écart entre l'écriture d'un post et sa publication

*

2,3

C'était, en pourcentage, la baisse des émissions de gaz à effet de serre en France initialement prévue pour 2019 dans la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Mais l'objectif a été revu à la baisse début 2020, lors de la révision de la SNBC : le gouvernement s'était finalement fixé une baisse de 1,5% des émissions de gaz à effet de serre. Un tour de passe-passe qui aura permis à Emmanuel Macron, hier, de se féliciter. "La France a baissé ses émissions de gaz à effet de serre en 2019 de -1,7%. C’est au-delà de notre objectif !", s'est réjoui le chef de l'Etat, omettant donc de préciser que, sans la modification du plafond en début d'année dernière, l'objectif pour l'année 2019 n'aurait pas été atteint. Avant même ce grand numéro d'auto-satisfaction, Barbara Pompili se réjouissait dans le JDD. "Nous sommes désormais sur la bonne trajectoire et la loi climat est une des briques qui va nous permettre d'accélérer", a indiqué la ministre de la Transition écologique, inventant par la même occasion le concept de brique qui permet d'accélérer."
(Chez Pol / Libé)

*

, un générateur d'affiche "présidentielles" (lien aimablemnt fourni par chezpol/libé)

par exemple

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(on s'amuse comme on peut hein...)

*

 

 

8 février 2021

poulailler 37

(ce soir la soirée de clôture à Clermont)

aujourd'hui donc dernière journée de visionnage "à la carte" (ce que j'aurais éventuellement manqué), en feuilletant -attentivement- le catalogue

Compétition internationale :

GOD'S DAUGHTER DANCE
de Sugbin Byun (Corée)

Capture d’écran (1641)

un(e) transexuel(le) est convoqué(e) pour les examens médicaux précédant le service militaire, et doit "prouver qu'elle est vraiment une femme". Culotté(e) et salutaire

MASEL TOV COCKTAIL
d'Arkadij Kaet & Mickey Paatzsch (Allemagne)

Capture d’écran (1646)

"Nous sommes tous des juifs allemands..." mais le personnage de ce film caustique (à l'humour tout aussi salutaire que le précédent) est ostracisé parce qu'il l'est (juif de Russie mais juif quand même), en butte à toute la mauvaise conscience germanique, qui caractérise tout un peuple...

DALEJ JEST DZIEN
de Damien Kocur (Pologne)

Capture d’écran (1648)

la rencontre entre un passeur solitaire et un clandestin arrivé à la neige, qui veulent communiquer mais ne parlent pas la même langue

AYN LEVANA (WHITE EYE)
de Tomer Shushan

Capture d’écran (1651)

le voleur de bicyclette, version judéo-érythréenne. Impeccable

ACCAMORA
d'Emanuela Muzzuppapa

Capture d’écran (1654)

deux frères (un grand, un petit) vont ramasser des figues pour la dernière fois sur ce qui fut leur propriété

WORKSHOP
de Juda Finnegan (Nouvelle-Zélande)

Capture d’écran (1656)

des jeunes en survêt bleu participent à un atelier pour régler les problèmes qu'ils ont avec leurs parents

DWARF PLANET
d'Adrian Chiarella (Australie)

Capture d’écran (1658)

un ado féru d'astronomie (surtout le système solaire) a payé un prostitué pour venir s'allonger près de lui dans sa chambre...

ESCAPING THE FRAGILE PLANET
de Thanasis Tsinpinis (Grèce)

Capture d’écran (1665)

juste avant la fin du monde (un brouillard rose) la rencontre entre deux mecs, un blond et un brun, et comment ils s'amusent avant...

compétition nationale :

A MARCHE FORCÉE
de Vladilen Vierny

Capture d’écran (1667)

(c'est bizarre que ça soit en compét' nationale parce que le film se passe en Russie et est entièrement parlé en russe sous-titré, mais bon...)

... et on va s'arrêter là pour l'instant

 

*

ce matin la lumière était inhabituelle, vaguement orangée, bizarre (ça pourrait être une lumière de fin du monde... Renseignement pris (météofrancemuche) il s'agirait d'une tempête de sable remontant du Sahra et se dirigeant vers Belfort et Montbéliard...

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(ça c'était la photo du journal)

*

"La vie n'est qu'un éclair de lumière entre deux éternités d'obscurité."
(Vladimir Nabokov)

*

2 février 2021

poulailler 31

Programme de la journée :

GÉRARDMER (dernier jour)
LES ANIMAUX ANONYMES
de Baptiste Rouveure
Celui-là j'appréhendais un peu (la fameuse "peur d'avoir peur") au vu de la bande-annonce et des quelques critiques glanées ça et là, et je l'avais donc gardé pour la fin. J'étais aussi fasciné par l'affiche

Les_Animaux_anonymes

et, finalement, le film est très exactement ce qu'annonce son accroche "dans une campagne réculée, toute rencontre avec le dominant peut devenir hostile"  (à ce détail près que la formulation est bancale, ce n'est pas la rencontre qui est hostile) et ça donne un truc un peu à part (1h04, aucun dialogue, des scènes hachées par des plans de coupe noirs) jamais vraiment terrifiant (c'est a priori un peu pour ça qu'on était venu là) mais toujours assez profondément malaisant. Ici (contrairement à ce que suggère la bande-annonce) pas de sérial killer ricanant, de meurtres abominables ni de tortures, non, juste l'évocation de la vie à la campagne dans ce qu'elle peut avoir de plus routinier et "normal" que ce soit pour le travail (s'occuper du bétail, l'étable, l'abattoir) ou les loisirs (la chasse le jour  ou les soirées organisées entre potes la nuit) sauf qu'ici le rapport dominant/dominué habituel a juste été inversé, et que la tension ressentie face à ces animaux-là ne va jamais se démentir. Beau travail sur la lumière (très esthétiques champs noyés de brume au petit matin), perfection de l'ambiance anxiogène, et pourtant le film tient quasiment du documentaire (Le sang des bêtes, de Franju) tant ces petits exploitants sont dépassionnés. Inquiétant, le film l'est. Suffisamment pour pousser le spectateur à s'identifier avec chaque humain qu'il y croise (et, donc, efficace). Dérangeant (militant ?).

Capture d’écran (1370)

Capture d’écran (1368)

Capture d’écran (1371)

CLERMONT :

I11

BÌNH
de Ostin Fam (Vietnam)

Capture d’écran (1374)

Un extra-terrestre prend les traits d'un jeune homme et visite un chantier où on crée "des maisons pour les dieux" (et va finir par jouer à E.T)

FABIU
de Stefan Langthaler (Autriche)

Capture d’écran (1378)

Un jeune (et mimi) garde-malade arrive dans la maison d'un vieil homme pour l'aider à s'occuper de sa femme malade. La relation entre les deux hommes va évoluer de façon imprévue... (et ça m'a fait venir une larmichette). Très bien.

BEYOND THE THRESHOLD
d'Angineh Isanians (Arménie)

Capture d’écran (1381)

Chronique de la saloperie hélas ordinaire dans un petit commissariat de province. En Arménie, tout à fait comme ailleurs...

PRAČKA
de Alexandra Májová (Tchéquie)

Capture d’écran (1383)

Comme chantait Souchon, "L'amour à la machine"...

HEAVEN REACHES DOWN THE EARTH
de Tebogo Malebogo (Afrique du Sud)

Capture d’écran (1386)

Deux hommes, une montagne, des dieux, du feu... (un peu trop mystique et lyrique pour moi, mais le résumé lu ensuite dans le catalogue, et donc l'intention du réalisateur m'ouvrent de nouvelles perspectives)

BADAREN
de Jonatan Etzler (Suède)

Capture d’écran (1389)

Pour échapper à la police, un homme refuse de sortir de la piscine... Il ira jusqu'au bout ... ("d'après des faits réels")

F11

HORACIO
de Caroline Cherrier

Capture d’écran (1392)

Un ado meurtrier, pas si fréquent en animation. Et prêt à récidiver à peine sori de prison, encore moins ("En prison, tout colle...") -et, tiens, c'est la première fois que je vois signer dans un film d'animation...-

OURSE
de Nicolas Birkenstock

Capture d’écran (1395)

Une adolescente fait des crises de somnambulisme où elle effectue toujours le même parcours nocturne, et, grâce à son jeune copain poupin va essayer d'aller jusqu'au bout (et d'en trouver le pourquoi ?)

NOTRE DOCTRINE
de Damien Salama

Capture d’écran (1400)

à l'école des apprentis CRS lors de leurs trois semaines de formation (c'est rarissime de les voir ainsi, "de l'intérieur", et, qui plus est, pleins de doutes et de questions)

T'ES MORTE HELENE
de Michel Blanchiart

Capture d’écran (1402)

(le film est en "compétition nationale" mais il nous vient de Wallonnie, et vient, de plus, de gagner le grand prix du Court-Métrage au Festival de Gérardmer 2021) . Oui, elle est morte, Hélène, mais pourtant elle continue de vivre avec son copain, qui commence à avoir du mal à supporter la situation et ne sait pas comment lui annoncer qu'il aimerait qu'ils se séparent. Bien ficelé, efficace, drôle, touchant... tout pour plaire, quoi!


L4
(comme en vrai, à Clermont, parfois la dernière séance "passe un peu à l'as" à cause de la fatigue et de l'assoupissement -et de l'heure tardive-...)

PULSION
de Vincent Menjou-Cortès (France)

Capture d’écran (1417)

(j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour capturer correctement cette image qui me plaisait, même si ce n'est pas vraiment le sujet du film... et quel est-il d'ailleurs ? Deux mecs, de l'lectro, une salle de spectacle vide...)

BLUE AFFAIR
De Ozuke Okahara (Japon)

Capture d’écran (1407) Capture d’écran (1406)

Rêves récurrents, noir et blanc, le réalisateur s'est emparé "de l'étoffe dont les songes sont faits" et en reproduit la trame, la substance,dans un beau noir et blanc avec beaucoup de flou comme j'aime,  et j'ai beaucoup aimé...

NORMAL
de Julie Caty (France)
(dormi)
animation bleue et orange avec du Karl Marx dedans...

(revu le lendemain matin et j'ai bien fait, j'ai trouvé ça vraiment excellent, agité du bocal, destroy juste ce qu'il faut)

Capture d’écran (1420)

Capture d’écran (1422)

("C'est plus facile d'évoquer la fin du monde que la fin du capitalisme...")

UNDER THE NORTH SEA
de Alberto Allica et Federico Barni (Royaume-Uni)

Capture d’écran (1411)

Capture d’écran (1424)

Je pensais être affriolé quand j'ai vu, au début,  des mecs casqués en tenues orange, mais non il est question de travailler très en profondeur, de scientifiques et de matière noire...

JUST A GUY
de Shoko Hara (Allemagne)

Capture d’écran (1413)

Portrait animé de quatre femmes ayant une relation épistolaire avec un sérial killer emprisonné... Ricanant

MAELBEEK
d'Ismaël Jouffroy Chandoutis (France)
(beaucoup dormi hélas))
Au sujet d'une femme, une des victimes -rescapée- d'un attentat meurtrier dans le métro et qui aimerait retrouver ses souvenirs de cet évènement que sa mémore a complètement occulté (une animation en pointillés)

(revu le lendemain matin et j'ai bien fait
Elle s'appelle Sabine ("je ne comprends pas comme je peux être encore vivante alors que tous les gens autour de moi dans la rame sont morts...") et l'animation est vraiment particulière, nébuleuse, "en grains". Très (photo)sensible)

Capture d’écran (1429)

Capture d’écran (1427)

 

1 février 2021

poulailler30

(Angers c'est fini pour moi, pas de film(s) aujourd'hui mais je vais voir si je peux  voter...)

*

GÉRARDMER 4
MOSQUITO STATE
de Filip Jan Rymza

Après les sauterelles, les moustiques... Après un générique ultra-chiadé, hélas, plus grand-chose d'autre. Le film se partage en autant de parties que le cycle de vie du moustique (le repas de sang / l'oeuf / la larve / la nymphe) mais souffre d'un scénario bancal, d'une hybridation ni très réussie ni très crédible (la haute finance et les moustiques), et d'un personnage principal pas charismatique pour un sou (ni très crédible non plus, que ce soit en trader ni en maître des moustiques) que le réalisateur comment l'erreur de surcharger dès la scène d'ouverture (pourquoi le figurer comme un genre de King-Kong benêt puceau asocial et bas de plafond ?). Malgré les promesses du génrique, le film hélas ne suit pas (Et ce n'est pas l'inattendue réapparition d'olivier Martinez, avec son anglais rigolo, qui va arranger les choses...) Et la scène finale, hélas, frôle le grotesque, ce qui n'arrange rien... En fin de compte juste une histoire immobilière : elle aimait son appart', il le lui lègue. Une belle déception, donc. (C'est vrai qu'a priori c'est difficile de faire peur avec des moustiques, d'ailleurs allocinoche met "drame, thriller" comme catégorie.) Dommage.
Demain : Les Animaux anonymes (j'ai très peur) et peut-être un petit dernier ? j'hésite encore...

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*

CLERMONT-FERRAND :

16h :
 C+

 

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BRUITS BLANCS de Thomas Soulignac, déjà vu hier en F12

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de Stéphane Castang, un film spécialement touchant, parce que non politiquement correct (les amours du quatrième âge) et parce que Jean-Pierre Kalfon à l'EHPAD (et des souvenirs iconiques de sa belle jeunesse) et un couple d'amoureux pas si fréquent au cinéma...

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de Sarah Hafner, une fantaisie seventies pimpante et apprêtée (et plaisante à écouter) comme une chanson d'ABBA (formica, extra-terrestres et couteau électrique dernier cri...)

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de Lola Halifa-Legrand et Marie Jacotey, une animation aux crayons de couleur avec filles bad ass et coups de couteau graphiques comme dans Possessor (mais bof...)

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de Naïla Guiguet : sexe, drogues, rock'n'roll techno, bière, vodka, et tous les autres alcools, LGBTQI et toutes les autres lettres, un film violemment mélancolique (où on a le plaisir de (re)voir Félix Marithaud traîner sa dégaine... même s'il n'est pas le sujet principal), jusqu'au bout de la nuit, mais le petit matin est tristounet

18h
L3 :

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d'Adrian Figueroa, un plan-séquence sublime de 16 minutes (panoramique à 5 fois 360°, dont une avec rotation verticale complète) sur les lettres lues d'Osman Kavala, intellectuel turc injustement (et sans raison) emprisonné, comme un tour d'horizon minutieusement chorégraphié, dans un noir et blanc superbe...

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de Felix Montoya, comme DUSTIN, vu présédemment, sexo, droguas, LGBTQI, mais à Medellin (Colombie) et hommage du réalisateur à son acteur principal défunt (et témoignages de ses ami-es)

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de Victor Brim, en Iakoutie (c'est écrit dans le catalogue mais rien dans le film ne permet de le deviner) un survol  lent (très) et (très) esthétique (hypnotique) sur les exploitations minières... envoutant et énigmatique

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de Paul Bush, une animation très pop, colorée, flashy et fun, autour du plastique, du plastoque, du plastoche...

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d'Alberto Vasquez, une fantasmagorie en noir et blanc (et rouge) sur un drôle de pays avec des drôles d'habitants aux comportements pourtant étrangement humains (l'amour, la mort l'amort tout ça...)

21h :
I6 :

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(Canada) de Zoe Pelchat, l'histoire de Babz (dont on apprendra qu'elle sort de prison) et de la façon dont elle va reprendre confiance en elle (et dont la réalisation la transfigure progressivemen)

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(Argentine) de Jaime Levinas : une drôle et attachante histoire d'amour entre un jeune homme qui rentre au pays (après des études en France, suppose-t-on) et la "Chinoise de l'épicerie d'en bas" (une idylle délicieuse entre caramels et vidéo-surveillance)

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(Norvège) de Margrethe Danielsen, un hérisson et son ballon, deux ours sur un iceberg, deux huitres perlières, neuf minutes de thérapie de couple exquises et muettes... j'ai beaucoup aimé

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(Chine) de Yue Jiao, un  polar enneigé très chinois et impeccablement mis en scène et implabalement tenu. Du beau travail

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(Liban) de Wissam Charaf (dont j'avais adoré le Tombé du Ciel à Entrevues, et donc là mon chouchou a priori), cette fantaisie de la même veine (on peut penser encore à Elias Suleyman) entre deux hommes, le jaune et le bleu, le coach of life et le coach of death, (particularité : c'est mon premier film ici avec masque et gel, même si le masque ici se porte sous le nez -parce que plus bas, ça ne se porte pas très bien non plus)

30 janvier 2021

poulailler 28

scrabble : les mots qui énervent quand je joue contre l'ordi (ou contre des tricheurs/cheuses)

ALEM /AMIGO / AROL / ASTICS / BOITTE / CADMIEZ /CULEX / DOBOK / EYALET / MANX / MEPLATE / OTORRHEE / PYTHIENS / QUIPOU / RUMEN / SALINIER / SHED /SYCONE /TAXIES / TOBYS /

*

10h : j'avais rendez-vous pour me faire couper les cheveux (un peu -hihi- en prévision du re-re-conconconf) mais ce n'était pas "ma" coiffeuse habituelle (qui - je l'ai appris par la patronne, qui s'est donc occupée de moi-  est arrêtée depuis mi-décembre, souffrant d'une tendinite, accompagnée d'un léger burn-out), je les ai donc demandés "très courts", ce qu'elle a fait, puis nous avons devisé de la gestion de la crise sanitaire, des problèmes des petits commerçants, des inquiétudes -légitimes- de chacun-e, mais aussi de problèmes dermatologiques (j'ai un souci de démangeaisons et desquamation au niveau du cuir chevelu, la patronne quand à elle souffre d'urticaire) et capillaires aussi... J'ai eu droit à une séance quasiment de "soins complets" (la coupe / les sourcils / les conseils pour la barbe (la barbiche plutôt) et même un petit massage facial d'abord avec un lait hydratant puis une huile au clou de girofle... D'habitude je me sens bien en sortant, mais là je me sentais vraiment "très bien", et je lui ai même pris, en sus, du coup (et du coût aussi!) le shampoing traitant qu'elle me recommandait...

*

15h : Gérardmer 2
LA NUÉE
de Just Philippot
Un autre film français qui se passe à la campagne, avec une famille à trois (maman, fistonne et fiston) où la maman essaie de s'en sortir en élevant des sauterelles, de plus en plus de sauterelles, de façon de plus en plus obsessionnelle, n'hésitant pas à payer de sa personne pour que ses fifilles (les sauterelles) grandissent mieux, croissent et se multiplient... d'où dissensions croissantes avec le voisinage (mais pas que).
Ca démarre quasiment comme un documentaire socio-rural, et, par petites touches, le malaise, puis l'inquiétude, puis carrément l'angoisse vont étreindre le spectateur, avec, au départ, presque rien, puis un peu plus, et de plus en plus (sans jamais aller vraiment jusqu'à l'horreur où l'épouvante). Le réalisateur se réclame de Petit Paysan et Take Shelter, il y a bien de ça (et moins de La mouche, que revendiquaient les deux scénaristes, ce qui finalement m'arrange plutôt). Efficace donc, solide (malgré deux trois petites invraisemblances -ou maladresses), mais j'aurais peut-être un petit bémol à propos de la fin...
demain : POSSESSOR de Brandon Cronenberg

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18h : Angers 5
COURTS-METRAGES EUROPÉENS

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(une jeune fille rêve d'intégrer la Garde Impériale...)

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(très joli -et très court- film d'animation en peinture sur verre)

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(une jeune fille travaillant dans un chenil tombe amoureuse) mon préféré je crois

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(une actrice fantasque et son jeune fils quittent Varsovie pour la province)

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(space-opéra animé en techniques mixtes)

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20h30 : Angers 6
PETIT SAMEDI
de Paloma Sermon-Daï

La réalisatrice revient dans le village où elle a passé son enfance pour réaliser un film (documentaire) sur son frère, 43 ans, souffrant d'addiction à l'héroïne et vivant encore quasiment chez sa mère, mais ça n'est ni lourd ni moraliste ni voyeur, juste simple, doux, et attentif. La réalisatrice signe un film lumineux sur un "couple" mère/fils très touchant, et réussit parfaitement à le mettre en images, les prenant à un point a et les accompagnant jusqu' à un point b sans que forcément tout soit  solutionné à la fin (rien, en effet). Un film étonnant, mine de rien, que j'ai failli abandonner au bout de quelques minutes (mais j'aurais eu tort). Le frère en question, Damien,  le "petit Samedi" du titre, est une belle personne.

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26 janvier 2021

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("les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elle viennent...")

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Top 42

"Vous en aviez marre des tops de fin d’année ? Vous aviez raison. Une année, ça reste un vulgaire calendrier, 365 journées qui s’enchaînent à la suite et rien de plus. Mieux vaut ouvrir la focale et considérer notre vie entière. Ah, vous en avez marre des tops, tout court ? Dans ce cas, on ne peut rien pour vous car, de notre côté, ça nous amuse. Surtout le Top 42 des chansons majeures qui ont marqué notre existence. Vaste chantier. Vertigineux challenge. Pas si difficile, pourtant.

Mais pourquoi 42 titres et pas 10 ou 50 ?

Est-ce parce qu’il s’agit là du nombre fétiche des geeks ? De la réponse Google à la recherche suivante : "La grande question sur la vie, l’univers et le reste" ? Non. Amis scientifiques, on se détend tout de suite. Bien avant d’apprendre la dimension symbolique de ce chiffre mythique, on avait fait un calcul nettement plus basique.

Voilà comment procéder :

Prenez six heures pleines de votre temps libre/de travail, si possible quand vous avez besoin de chasser les idées noires. Discutez avec un(e) ami(e). Promettez de lui transmettre un premier Top de 31 titres au terme de ces six fameuses heures. Ne regardez aucune de vos playlists. Seule votre mémoire compte, faites-lui confiance. Vous dessinez alors le Top 30 (n’essayez pas de n’en retenir que 10 ou même 20, c’est un crève-cœur et on ne souhaite même pas aux plus fillonistes d’entre vous de vivre ça) auquel s’ajoute le fameux titre additionnel dont il serait trop douloureux de se séparer. Clairement, à ce stade, vous avez fait le plus dur.

Laissez ensuite passer un mois entier. Votre mémoire musicale fera le boulot à votre place pour faire apparaître à la surface les chansons que vous aviez oublié lors des six premières heures. Il s’agira souvent des plus anciennes, ou du moins les plus éloignées de votre fil d’actu (d’ailleurs, Facebook et même YouTube n’existaient peut-être pas encore). Seules dix d’entre elles devront figurer parmi les heureuses élues. Vous en êtes donc à 41 titres. Vous approchez du Graal.

Il suffira ensuite d’une semaine pour seller le sort de votre Top 42 car le mélomane que vous êtes se souviendra forcément d’une chanson jusqu’ici oubliée. Si vous ne la trouvez pas, redoublez vos efforts. Traquez-là. Elle est là, à la portée d’une playlist ou d’un bac à vinyle, faites un effort. Une fois que les retrouvailles auront lieu, cette chanson intégrera peut-être même directement le Top 20, tant vous voudrez vous racheter de l’avoir laissée de côté, tant votre amour pour elle vivra une seconde jeunesse.

OK mais quelles chansons choisir : les plus importantes ou les plus belles ?

Vous avez pleuré à l’enterrement d’un proche car la sono diffusait "Angels" de Robbie Williams et vous associez désormais chaque écoute de cette chanson en supermarché à ce moment fort. Dans ce cas, que devez-vous faire ? L’intégrer ou pas ? Ce tutorial apporte une réponse claire : non, c’est insuffisant. La seule fonction de madeleine de Proust est une négation de votre statut de mélomane, que vous avez patiemment acquis.
A l’inverse, vous entendez un morceau de jazz ou de métal et vous êtes époustouflé(e) par la dextérité des musiciens ou la structure de la composition. Est-ce que cette fois, ça suffit ? Non, toujours pas. Une chanson n’est ni un cours de gym,  ni une démonstration mathématique. Vous devez prendre une claque et pas une leçon.
Dernier exemple : une chanson vous touche. Mieux, elle vous émeut. Summum de l’émotion, vous êtes même en larmes. Vous êtes sur le bon chemin. Mais posez-vous deux questions : n’êtes-vous pas seulement fatigué(e) ? Depuis quand cette chanson vous touche ? (exception notable : la chanson coup de foudre, celle dont vous savez immédiatement, au fond de vos tripes, qu’elle va rester dans votre vie parce qu’elle bouscule votre rapport au monde, votre rapport à l’autre. C’est le moment où vous êtes convaincus que oui, merde, la magie ça existe. Et vous avez une chance folle de vivre ça.)
En somme, la chanson retenue sera un doux mélange de tout ça. Elle devra faire exploser la digue entre votre cœur et votre cerveau. L’un et l’autre doivent se rejoindre pour créer cet attachement si particulier qui unit un artiste à son public. Elle ne craint pas la répétition. Elle affronte tout contexte. Elle relève de l’intime. Et parce qu’elle ne quittera plus votre vie, elle constitue une toute petite parcelle de votre âme. Elle est la bande-son de ce que vous, pas l’être humain mais l’être qui ne saurait vivre sans musique, avez vécu de plus intense. Ces chansons ne sont pas les meilleures. Elles sont bien plus que ça : elles sont vos préférées. Vous ne tombez pas toujours amoureux de la personne à la fois la plus brillante, sexy, drôle et intelligente, si ? Non, vous tombez amoureux de celle qui fait résonner en vous quelque chose de spécial, celle qui vous fait être en phase avec vous-même. En face d’elle, vous vous sentez simplement dans le vrai. Cette chanson retenue dans votre Top 42, c’est pareil. Elle doit avoir la force de l’évidence. Ce n’est pas tant un choix qu’une reconnaissance.

42 chansons, très bien, j’y suis. Mais comment je les classe ?
Plusieurs méthodes s’offrent à vous. Un classement par ordre supposé d’écoutes aurait du sens mais c’est un réflexe de fainéant. Concentrez-vous dans un premier temps sur votre Top 10 et uniquement là-dessus. Chacun de nous connaît au moins 10 chansons qu’il estime absolument impensable de ne plus jamais écouter au moins une fois dans sa vie. C’est le fameux coup de l’île déserte. Les chansons classées Top 18, Top 29 et Top 36 sont certainement importantes pour vous mais n’allez pas nous faire croire que votre vie sera altérée à jamais si on vous prive d’elles. Alors que celles du Top 10, oui. Sinon, vous n’avez rien à faire ici, retournez sur MinuteBuzz.
C’est la seule étape de ce travail que vous devez mener à contre-cœur : après avoir soigneusement sélectionné ces mêmes chansons, éloignez-les de vous-mêmes, repoussez-les en simulant le fait que vous pourriez ne jamais les réécouter. En psychologie, on appelle ça la prescription paradoxale. De fil en aiguille, vous faites ainsi le ménage jusqu’à la 42ème place.
Autre conseil pour le classement : les chansons associées à un moment de votre vie, et seulement à ce moment là, doivent être reléguées au fond du classement. L’écoute des chansons les mieux classées doit être UN moment à part entière, provoqué, répété jusqu’à l’absurde.

C’est tout bon ?
Non, pas tout à fait. Quatre dernières remarques :
- Faites de la place pour 42 artistes/groupes différents. Choisissez donc une seule chanson de vos cultes sur pattes. C’est comme ça, c’est la règle.
- Oubliez les prétendus incontournables et des singles qu’il faudrait caser. C’est votre Top 42, pas le Top 50.
- Ne cherchez pas à caser un artiste à tout prix. Un Top 42 de vos artistes ultimes peut différer légèrement.
- La bande FM déborde de chansons aux accents putassiers. Vous avez le droit de les intégrer. Celui qui vous jugera et sa présumée intelligence est, en réalité, plus étroit d’esprit que vous.

Et là, c’est tout bon ?
Oui."
(Ronan / sourdoreille.net)

*

"Merci Niels Arestrup. De sa voix lointaine, calme et grave, qui nous ensorcelle, l’acteur a eu des mots très justes sur le plateau de Laurent Delahousse sur France 2, dimanche soir. Il a dit: "Je suis choqué par la façon dont on nous parle, et là je parle à la fois des scientifiques et des politiques. Je crois que les Français sont drôlement gentils, depuis un bon moment, depuis pratiquement une année. Ils font tout ce que l’on demande, ils font tous les efforts qu’ils peuvent. Et quand j’entends hier une information qui venait de l’Académie de médecine, je crois, proposant aux gens qui sont dans un métro à sept heures du matin de ne pas parler, parce que ça risque de faire des postillons alors qu’on est dans une situation proche… Je trouve que quand on dit ça aux gens, il faudrait leur parler avec respect, leur expliquer pourquoi on le fait et ne pas leur donner des ordres brutaux. […] Ce n’est pas une vie quoi. Il faut être gentil avec les gens qui vivent ça et qui acceptent ça. Ce ne sont pas des procureurs, ce sont surtout des victimes."

Merci Niels Arestrup de rappeler que les Français souffrent, physiquement et mentalement. Lui-même le reconnaît: il est en dépression. Alors qu’un confinement numéro 3 est dans l’air et que le gouvernement joue avec nos nerfs, entre fuite dans les journaux et sortie inquiète du président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, sur BFM, une question risque une nouvelle fois de passer à l’as: jusqu’à quand les Français vont-ils l’accepter? Jusqu’à quand vont-ils se dire que le jeu en vaut la chandelle? Le premier confinement, ça allait (presque): c’était du jamais vu, du jamais vécu. Une expérience de société, avec de vrais moments de solidarité et d’entraide. Ça paraissait sacrément utile, surtout en l’absence de connaissances sur la dangerosité du virus et ses modes de contamination. On sauvait le monde en prenant des kilos sur son canapé : super. Le deuxième, déjà, on avait moins envie. Tout le monde cet été répétait "plus jamais ça". C’est finalement reparti pour un tour. Au moins, c’était plus light. On avait moins peur. On avait compris qu’on allait peut-être mourir, mais pas tous. Les écoles restaient ouvertes, ça soulageait les parents. Les restaurants un peu aussi. Ils servaient des bières à emporter et ça soulageait les animaux sociaux. On allait les siroter dans le froid sur les marches des escaliers de Montmartre, comme des bandits. Le troisième… c’est dur. Allez, un dernier effort avant le vaccin? On voudrait y croire, même si les variants cassent l’ambiance.

Merci Niels Arestrup de rappeler que ce n’est pas de notre faute puisque c’est toujours l’angle d’attaque de la majorité. C’est le préfet de police Didier Lallement, en avril, qui déclare que ceux qui se retrouvent en réanimation sont ceux qui n’ont pas respecté le confinement (avant de s’excuser sous la pression). Ce sont quelques danseurs en plein air du XVIIIe arrondissement qui passent pour de dangereux apaches de la Belle Epoque. C’est Richard Ferrand, président de l’Assemblée, qui ajoute en octobre que si on est malade, c’est qu’on n’a pas fait "aussi attention que nécessaire" (une petite pensée pour Macron et ses "dîners de travail"). C’est "la bamboche qui est terminée" d’un préfet, montrant tout son mépris de classe pour les amusements triviaux, les trucs de pauvres qui ne savent pas se tenir. C’est "l’effet fête de fin d’année". Ce sont les teufeurs de Bretagne qui méritent la prison. C’est "l’effet apéro". C’est, désormais, "l’effet galette". C’est la partie médiatique des scientifiques et des médecins, bruyante, qui a la culpabilisation facile, alors qu’ils se sont eux-mêmes tant trompés. Et ce n’est pas grave de se tromper, c’est normal, ça arrive, surtout face à un nouveau virus qu’on ne connaît pas. Il faut faire simplement attention à ne pas tout asséner du ton docte de la vérité. D’autant plus quand on est dans une position de pouvoir et de sachant.
(…)
Merci Niels Arestrup d’oser se demander si ce sont les bonnes méthodes qui sont mises en place, si cette demi-vie que l’on nous impose ne fait pas toujours que retarder le problème. Il est légitime de se demander si tous nos efforts servent à quelque chose, tant que les écoles seront ouvertes, tant que les transports seront blindés, tant que les magasins seront pleins. A quoi cela sert-il d’écoper à l’arrière, quand le bateau prend l’eau à l’avant?
(…)
Là, certes, on est encore vivant, mais on est maintenu dans un état semi-comateux. Certes, si nous sommes en guerre depuis mars 2020, nous n’avons pas encore perdu, mais nous ne gagnons pas non plus. Et, comme pour toute guerre, quand la défaite pointe, ce ne sont pas les troupes qu’il faut vilipender.
Merci donc aux Français de continuer de tenir la tranchée, en râlant et en se demandant, avec raison, si c’est la bonne tactique, mais en la tenant quand même. Et merci à Niels Arestrup de rappeler qu’ils sont bien gentils de le faire." (Libé)

L'article entier (beaucoup plus long est (mais peut-être ne peut-il être lu que par les abonnés)

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24 janvier 2021

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"le" dessin de Xavier Gorce qui a fait faire des excuses au Monde envers ses lecteurs "choqués", et fait démissionner son auteur ("la liberté ne se négocie pas..." a-t-il déclaré)
-j'avoue que sur cette histoire j'ai du mal à me faire une idée, à savoir que penser-

et son dernier dessin publié :

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restons-en là donc...

- et c'est tout ?

- oui, c'est tout!

 

 

22 janvier 2021

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(la culture...)

"Cela aura tout d’un non-événement pour qui scrute les derniers rebondissements désespérément contraires de la situation épidémique en France, entre variants de plus en plus exotiques et plateau en pente ascendante, mais le rendez-vous donné par le gouvernement ce mercredi aux lieux de culture pour réexaminer leurs perspectives de réouverture ne donnera rien. Et ce ne sera une surprise pour personne, sauf à fixer désespérément le calendrier et cette fameuse date du 20 janvier au point d’occulter que l’ensemble du pays a basculé six jours plus tôt dans un régime plus sévère encore de couvre-feu, sans perspective proche d’en voir le bout.

En lieu et place de la revoyure annoncée, le ministère de la Culture émet donc tous les signaux de ne plus voir grand-chose, sinon s’étirer les longues semaines, peut-être des mois, à maintenir le secteur sous oxygénation artificielle d’aides financières plus ou moins ajustées. Auprès des professionnels les plus pragmatiques, la fin mars est désormais souvent désignée comme l’échéance optimiste d’une remise à feu générale, et seulement sous réserve que celle-ci puisse être sereinement préparée, sur deux ou trois semaines a minima. Le déploiement au petit trot de l’opération vaccination n’y changera rien, puisqu’est donnée comme tout à fait exclue l’hypothèse d’introduire un «pass» vaccinal en guise de sésame pour tel ou tel type d’établissement.

Appelées de ses vœux par Roselyne Bachelot voilà une semaine, histoire peut-être d’occuper l’espace, les expérimentations de nouveaux protocoles d'accueil du public, plus flexibles, modulables en fonction des caprices des courbes sanitaires, demeurent au point mort et dans l’attente d’un signal de fumée de la rue de Valois, si l’on en croit plusieurs collectivités s’étant portées candidates, telle la Nouvelle-Aquitaine – sans forcément sonder les acteurs culturels locaux, d’ailleurs. Pendant ce temps, les rares pays voisins ayant maintenu musées, salles de spectacles et cinémas ouverts jusqu’au cœur de l’hiver, notamment l’Espagne et le Portugal, se trouvent ces jours-ci submergés par de nouvelles poussées covidées – sans qu’il faille forcément voir là une cause et ses effets – et ne peuvent dès lors plus tenir lieu de contre-exemples éclairés du caractère vital de l’inessentiel. Merci de nous indiquer la fontaine de cyanure la plus proche. Bref, non seulement le marasme prend racine, mais la seule inflexion qui puisse s’envisager à courte échéance prendrait la forme d’un durcissement.

D’ici là, la stase du haut plateau a comme figé un état sinon une vision des choses culturelles en la France de Macron, instauré lors de la première phase du déconfinement automnal, et qui n’était sans doute pas pensé pour durer mais dont les nombreux paradoxes et dissymétries n’apparaissent pas moins riches en effets de sens confondants. Outre l’insolent privilège d’accueillir leurs fidèles octroyé aux lieux de cultes quand ceux de culture gardent porte close, il y a par exemple matière à s’interroger sur l’ouverture des galeries d’art à la différence des musées, les plus menues et donc propices à la cohue (en regard des imposants volumes de Beaubourg ou Orsay), comme les plus vastes, dont la surface excède amplement celle de bien des centres d’art. Et puisqu’il ne paraît guère convaincant que la logique à l’œuvre soit sanitaire ou architecturale, quelle est-elle sinon bêtement marchande ?

Si les galeries, comme les librairies, ont pu rouvrir, c’est au nom du libre négoce de biens tarifés qui s’y exerce comme en tous ces commerces qu’il était urgent de rouvrir à la foule à l’heure des achats de Noël. L’expérience esthétique la plus démocratique peut bien attendre dès lors que le business continue. Et, comme nous le soufflait un ami peintre il y a quelques jours, le Louvre devrait en déduire ce qu’il lui reste à faire pour convaincre ce gouvernement de la nécessité de sa réouverture : il suffit d'apposer à la Joconde une étiquette qui en afficherait le prix." (Libé)

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le point sur les festivals (de cinéma) :

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* MY FRENCH FILM FESTIVAL : (du 15 janvier au 15 février) en ligne chez nous comme dans beaucoup de pays, sauf que j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi, malgré l'intitulé et la sélection, le fait d'être en France n'autorise à voir aucun des longs-métrages au programme ("pour des raisons de droits d'exploitation ce film n'est pas disponible à la location dans votre pays"), juste les courts, et c'est un peu rageant... Tous les autres y ont droit sauf nous c'est vraiment trop inzuste

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*FESTIVAL TELERAMUCHE : l'édition 2021 (prévue du 27 janvier au 2 février) est purement et simplement annulée, et passe directos à la trappe. Zou!

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* FICÂÂÂÂÂ (initialement prévu du 26 janvier au 2 février) : idem! (rendez-vous en 2022!)

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* FESTIVAL DE GERARDMER : du 27 au 31 janvier : 5 films réservés (j'ai peur d'avoir peur)

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* FESTIVAL DE CLERMONT-FERRAND : du 29 janvier au 6 février : Pass acheté (je vais essayer d'en voir le plus possible)

ps : c'est la première fois de ma vie (et sûrement -j'espère- la dernière!) que je pourrai, comme ça,  assister à deux festivals (Gérardmer et Clermont) en même temps

mercredi 27 : GERARDMER
jeudi 28 : GERARDMER
vendredi 29 : GERARDMER & CLERMONT-FERRAND
samedi 30 : GERARDMER & CLERMONT-FERRAND
dimanche 31 : GERARDMER & CLERMONT-FERRAND
Lundi 1er : CLERMONT-FERRAND
mardi 2 : CLERMONT-FERRAND
mercredi 3 :CLERMONT-FERRAND
jeudi 4 : CLERMONT-FERRAND
vendredi 5 : CLERMONT-FERRAND
samedi 6 : CLERMONT-FERRAND
... ça va être un peu cho vendredi 29 samedi 30
et dimanche 31!

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14 juin 2021

CMFUBJ 63

(relâche)

un dimanche où il faisait très chaud et où donc je suis pas sorti (j'avais mal à la jambe, derrière la jambe plus précisément, de derrière le mollet droit jusqu'au milieu de la fesse droite, grosso-modo, mais par intermittences, ce qui faisait clignoter dans ma tête le mot sciatique mais j'attendrai de retourner chez le toubib pour avoir confirmation sur le diagnostic et la marche à suivre).

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j'ai traîné à poil jusqu'au milieu de l'après-midi, ce matin je me suis recouché et rendormi plusieurs fois

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aucune tique supplémentaire (et/ou retardataire) n'a fait son apparition, du coup, de colère,  j'ai jeté à la poubelle les asperges des bois qui me restaient (je ne suis pas près d'en remanger de sitôt), des fois que quelques-unes d'icelles y fussent restées accrochées, et je me suis concocté un petit menu dominical :

asperges
filet de poulet au four et aux épices / petits-pois frais
roquefort
pastèque

avec, tiens, en apéro, un petit ballon de blanc frais (accompagné d'amandes et de noix de cajou), et, avec le café, un carré de chocolat 72%

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j'ai un peu écrit dans chacun des posts-cinéma en cours (celui nommé Clafoutis, celui nommé Jokari, et celui nommé Fentanyl)

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ce matin on ne parlait plus de tennis mais de rugby, du match Biarritz / Bayonne (et de la liesse non respectatoire des mesures barrières qui s'en ensuivit) :

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(bon, faut pas exagérer quand même, on voit très bien sur la dernière photo qu'il y en a quand même deux qui portent le masque, oh hé hein...)

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sur tw*tter je prends assez régulièrement des nouvelles de ce jeune homme

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(mais il est en général plutôt moins vêtu...)

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quant à moi je me suis finalement vêtu, justement, pour aller au cinéma (toujours le Festival Téléramuche avant-premières, mais sans Catherine, sans Co et Pépin, sans Claude W., sans Dominique et Hervé, toutes et tous indisponibles pour diverses raisons qui leur sont personnelles,, pour le très beau (et inattendu) GAGARINE de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh (post suivra, of course)

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13 juin 2021

marbre

MICHEL-ANGE
d'Andrei Konchalovsky

Petite séance d'histoire de l'art (Michel-Angelo je connais ses oeuvres, mais je ne connaissais rien du bonhomme (j'imaginais vaguement peut-être un truc un peu interlope à la façon du Caravage...) et c'est la première fois que je vois un film italien (aussi bien) réalisé par un russe. je n'ai pas manqué de me consacrer à mon activité préférée au début d'un film : piquer du nez (c'est incroyable, ça se produit vraiment très tôt, à chaque fois, au début du film) ce qui fait que, comme je manque l'exposition, j'ai un peu de mal avec la suite. Michel-Ange est pris entre deux feux, entre deux familles : les Della Rovere à ma gauche et les Médicis à ma droite, qui se foutent ardemment sur la gueule. Et tous les coups sont permis. Et entre les fresques de la Sixtine, le tombeau du Pape, notre Mimi (chel Ange) est submergé de boulot, mais ne veut mécontenter personne et s'engage sur tout...
Le bloc narratif central, le clou de la reconstitution pourrait-on dire, le gros morceau, c'est justement ce qui, dans le film, est surnommé "Le Monstre", un bloc de marbre géant que Michel-Ange a "piqué" à un concurrent et qu'il s'agit de transporter... Trahison(s), c'est un mot qui reviendra souvent dans le film, avec son corollaire : vengeance.
Monumental, le film l'est, à l'image de ce bloc de marbre démesuré qui nécessitera une centaine d'hommes pour le déplacer. Didactique aussi (instructif en tout cas). Pédagogique et esthétique. Avec un souci du détail (un sens du détail) qui force le respect. Et puis ces corps d'hommes saisis en plein effort (j'ai de plus en plus le sens de la capture d'écran, en me disant, pendant le film "là, ça serait très bien de faire un clic") sont au moins aussi beaux que les statues du Maître (desquelles le réalisateur nous offre un panorama (un survol) final que j'ai trouvé par contre un peu appliqué et scolaire).
Me restera du film l'image du bloc, parvenu jusqu'au bord de la mer, et attendant là, immobilisé, on ne sait pas trop quoi...

 

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(belle métaphore de la création)

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(cette image-là, je ne m'en lasse pas...)

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12 juin 2021

CMFUBJ 61

PROLOGUE

Catherine a eu la gentillesse d'accepter de m'accompagner en promenade, et nous sommes partis sur les hauts de Noidans (là où, l'an dernier on avait trouvé des asperges des bois) j'étais très content parce qu'en plus, pour la première fois depuis deux mois j'avais réussi à mettre mes baskets!

ACTE 1

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On s'est bien promenés, on a ramassé des asperges des bois, on n'a pas rencontré un chat (ni âme qui vive) sur le parcours (mais on a entendu beaucoup beaucoup d'oiseaux, cela explique ceci...)

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ACTE 2

Quand on est revenus chez Catherine, elle m'a proposé de goûter son vin d'aspérule (avec, comme glaçons, les tranches d'orange avec lesquelles elle l'avait fait mariner) , j'ai trouvé ça très bon (et très raffiné aussi...)

 

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ça a une très jolie couleur...

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les glaçons

(tiens, j'étais sûr d'avoir pris une 3ème photo, avec le vin dans les verres, mais non, j'ai dû oublier)

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INTERMEDE

Quand je suis parti chez Catherine, toutes les places ou presque en dessous de chez moi étaient vides (c'est rarissime), et quand je suis rentré de chez Catherine toutes les places absolument toutes étaient occupées en bas de chez moi (ce qui est habituel).

Je redescends du parking vers chez moi, il fait encore très beau, j'ai sur la tête ma casquette noire (donnée par Philou et validée par Manue) et dans ma main une brassée d'asperges des bois. Une voiture montant de la rue St Georges ralentit pour prendre le virage, je regarde machinalement le conducteur, qui me regarde aussi par la vitre ouverte, une fraction de seconde, je sens qu'il va prendre la parole, peut-être veut-il me demander un renseignement, il me regarde encore une fois et lâche, presque affectueusement, presqu'en souriant, un unique mot " Tapette..." puis tourne la tête et poursuit sa route, me laissant là avec mon bouquet d'asperges des bois, me disant qu'il n'a pas complètement tort, d'accord, mais bon... J'aurais peut-être juste dû répondre "gros con...", les yeux dans les yeux, de la même façon amicale...

*
ACTE 3

(un bonheur n'arrive jamais seul)
ce matin en me réveillant, j'ai réalisé que je grattais un truc que j'avais sur le ventre, qui n'y figurait pas hier soir, que je n'arrivais pas à enlever, et que finalement (deux heures plus tard) après quelques recherches paniquées je viens de réussir à ôter, tout seul comme un grand (merci le tire-tic de Clément Thékan!) ... Une tique, voui! (la première fois que j'en ai entendu parler, il y a longtemps, j'étais jeune, on appelait ça "pou de bois"). Saprée petite saloperie, je t'ai eue!!

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(avant)

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(après)

Je suis donc retourné me coucher l'âme un peu plus légère...

*
ACTE 4

Mais mais mais un peu plus tard, avant de prendre ma douche, m'inspectant à dessein, j'aperçois sur mon avant-bras gauche un point noir qui n'y était pas hier... et tiens à hauteur du coude un second, et près de l'épaule un troisième! Je sors ma loupe, oui, c'en est! Saloperies! Je continue l'inspection... jambe gauche rien jambe droite (ma Grosse Jambe Rouge) oh oh au dessus du genou en voilà une autre, et un peu plus bas, une autre encore, et là, tiens, une troisième (ça faisait un triangle équilatéral). Mon goût devait leur plaire, faut croire...
Le pharmacien (j'ai choisi une officine où je ne connaissais personne) à qui je suis allé conter mes malheurs m'a proposé illico de me les ôter, et en a même trouvé une supplémentaire dans le dos (que je ne pouvais voir), et m'en a donc enlevé sept! (sept d'un coup, comme le vaillant petit tailleur), en me précisant qu'il n'en avait jamais autant enlevé sur une seule personne, et moi, tellement je lui étais reconnaissant, à ce brave homme, que je lui ai acheté : le nouveau lot de trois tire-tiques (avec le tout petit, qui ne se vend pas seul) + une solution miracle en cas de piqûres d'insectes ou autres bobos dermato + un répulsif anti-tiques (pour que je puisse quand même retourner me promener dans les bois!) Merci monsieur au revoir monsieur !(il ne croyait pas si bien dire)

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ACTE 5

En fin de journée, en cherchant un autre pantacourt pendant que celui d'hier bouillait à 60° dans la machine, je me déshabille et donc me réinspecte, et ça ne manque pas : deux de plus, du côté gauche : une en haut de la cuisse et une en-dessous du bedon. J'essaie avec le tire-tic pour celle qui semble accessible mais j'ai deux mains gauches (et je suis miro), et je retourne donc à la pharmacie de ce matin, où le pharmacien me reconnaît, et me fait entrer dans la petite pièce exprès pour ôter les tiques... On voit que c'est un vrai pro, il fait ça très facilement, me fait même la démonstration, et il compte "et de 8, et de 9!", en les écrabouillant à chaque fois après les avoir extraites tout en douceur, et je conclus par "non, 10, avec celle de ce matin". Je lui promets de revenir car j'ai vu qu'il avait des chaussettes de contention à rayures bleues et blanches...

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ACTE 6

Et ce n'est toujours pas fini! En rentrant du ciné (FIRST COW, excellent, post suivra), j'en découvre trois autres : un sur la cuisse gauche, que je finis par charcuter à la pince à épiler (pas bon) un sous la cuisse droite (que je repère au toucher, et un sur la fesse droite (idem), je suis bon pour retourner à la pharmacie demain...
Bon, on s'arrête à 13 ?

 

 

11 juin 2021

CMFUBJ 60

(nb : ce post a été publié, par erreur, le 10 juin, alors qu'il était en cours de rédaction, et était prévu pour être publié le 11 au matin... dsl pour ceux qui l'ont lu en avance)

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ah... 60, quand même,
soixante jours que je me trimballe cette saleté
(et visiblement ça n'est pas prêt d'être terminé!)

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Marie est passée me chercher ce midi pour aller manger au FJT où Catherine devait nous retrouver peut-être un peu plus tard, mais  finalement elle était déjà là quand on est arrivé, et nous avons repris les choses où nous les avions laissées mi-octobre je crois... Les filles ne s'étaient pas vues depuis là et avaient donc bcp plus de choses à se raconter...
Les lasagnes étaient délicieuses et le café toujours pas terrible, mais ça faisait vraiment du bien de se retrouver là, et après le repas d'accompagner Marie dehors quand elle est sortie pour aller fumer sa clope...

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je suis allé en ville (au pain) à pied, et je suis revenu jusqu'à ma voiture qui était garée rue Serpente, pour aller faire les courses ensuite au Super U ; du rond-point jusqu'au parking tout est en montée, j'ai été doublé tout en bas par un bo mâle estival (clope au bec masque à l'oreille, pantacourt et robustes mollets bronzés, qui avançait à son allure (normale) tandis que mon ryhme ralentissait de plus en plus pour cause de douleurs dans le genou, puis dans la cuisse puis dans la fesse, croissant progressivement  avec la déclivité... je suis arrivé à la bagnole traînant de plus en plus la patte (et après avoir redoublé le bo mâle estival qui farfouillait je ne sais pas quoi dans son (sa?) Méhari.)

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159

terminé aujourd'hui Meurtres à Willow Pond, de Ned Crabb (qui avait pondu  il y a quelques (dizaines d') années un réjouissant polar, à la Série Noire, nommé La bouffe est chouette à Fatchakulla, un seul et unique, oui)

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qui publie, cette fois chez cet éditeur de très bon boût qu'est Gallmeister, un nouveau bouquin, parfaitement ciblé pour être publié là : 50% vie au grand air, bateaux, pêche à (la mouche ? au gros ?), amour de la nature, et 50% crime atroce, suspects réunis dans un lieu-clos, enquêteurs qui enquêtent, rebondissements, sans oublier, dans un cas comme dans l'autre, beaucoup beaucoup de bourbon (sec où à l'eau où on the rocks). Le livre commence plan-plan (il faut bien présenter tous les personnages), puis trouve sa vitesse de croisière avec la préparation d'une réunion de famille (qui s'annonce explosive), cumulant dans le climax d'un orage gigantesque.
C'est noir, c'est drôle, et c'est plaisant d'observer ce panier de crabes (quasiment pas un pour racheter l'autre) qui s'échauffent et s'agacent les mandibules dans la nasse, avec le contrepoint (sous le regard) d'un trio d'enquêteurs particulièrement attachants... j'ai mis un certain temps, mais je m'y suis régalé!

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la vitesse incroyable à laquelle les fraises moisissent : en un après-midi c'était plié ! (heureusement qu'il n'en restait plus beaucoup)

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covid 10 juin

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10 janvier 2021

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(on reste au chaud pour le ouiqinde)

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(aujourd'hui au JT)
(j'ai toujours eu un faible
pour les reportages sur les chutes de neige apocalyptiques,
surtout vus depuis l'intérieur, bien au chaud et au sec)

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(hier avec Catherine)

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(bon, ça avait un peu fondu depuis le matin, à cause du soleil)

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qu'est ce que j'ai fait de beau aujourd'hui (de pas comme d'habitude ?)
Manue est passée en toute fin de matinée, et comme les années précédentes, pour la cérémonie rituelle dite "de la galette", cette année c'était pistache/griottines (délicieux), mais, 2021 oblige on a fêté ça sans fleurs ni couronnes sans fève et sans couronne (de toute façon on savait que c'était elle la reine et que c'était moi le roi et c'était très bien comme ça...

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Philou est passé en toute fin d'après-midi pour me rapporter gentiment les trois petits bouquins/photos format carré que j'avais faits pour célébrer le conconfinement, qui ont donc réintégré leur étagère, et ont été remplacés dans le sac (que Philou remportait) par Autoportait, d'Edouard Levé

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(sans rapport avec ce qui précède)

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(ni avec ce qui suit...)

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18 janvier 2021

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(JPB1)

Jean-Pierre Bacri est mort.
Et je réalise, en parcourant sa filmo sur allocinoche,  qu'il a joué dans beaucoup de films que j'aime de beaucoup à passionnément :

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j'aimais vraiment le bonhomme, et (indissociablement ?) "le" personnage qu'il incarnait régulièrement, et de façon toujours aussi simple et aussi juste, sans fioritures ni tralalas, avec au fil de sa filmo plusieurs répliques/scènes cultes (dans Didier, dans Le goût des autres, dans la bande-annonce d'On connaît la chanson, dans Les sentiments), je l'avais même croisé un soir "en vrai" à Paris, qui sortait de chez Dalloyau, mais il avait l'air de très mauvaise humeur... Je me demande quel film va être diffusé en son honneur...

9 janvier 2021

poulailler 7

Le sociologue Bernard Lahire poursuit son enquête sur nos vies ensommeillées et montre que les songes, certes spécifiques à chacun, sont aussi liés à la trajectoire sociale du rêveur. Travail, place dans la société, compétition... autant de problèmes qui, une fois les yeux fermés, nous hantent.

(…)

"Derrière leur apparence farfelue, les rêves ont donc une cohérence ?

On raconte souvent les songes qu’on a soi-même produits comme des réalités étrangères à soi. Ils nous paraissent absurdes, incongrus. Ils sont au contraire aussi logiques qu’une équation mathématique. Sur les raisons de la bizarrerie apparente du rêve, je suis en total désaccord avec Freud. Selon lui, si un rêve est confus, incompréhensible à la première lecture, c’est parce qu’il contourne la censure : le rêveur chercherait en permanence à brouiller le message. Pour le comprendre, il faudrait donc "craquer" le code mis en place pour échapper à la censure. Je pense au contraire qu’il n’y a pas plus "libre" de toute censure que le rêve. Il est sans doute l’espace d’expression le plus franc, le plus direct, le plus cash. Sauf que son langage est très implicite, fait d’évocations, de symboles ; il ne nous donne à voir que quelques pièces d’un grand puzzle. Pour voir l’image complète, il faut trouver les pièces manquantes qui renvoient à des moments précis de la trajectoire sociale du rêveur - pas seulement à ses pulsions sexuelles. Au sein de notre patrimoine d’expériences incorporées, certaines d’entre elles ont été plus marquantes que d’autres et déterminent notre perception du monde, notre rapport à la réalité et aux autres, et, logiquement, nos rêves. (…) Notre passé incorporé nous hante, il colonise notre vie nocturne sous des images très diverses.

Comment s’élabore ce langage intérieur, cette «communication de soi à soi» ?

A travers le rêve, nous ne nous adressons qu’à nous-mêmes. L’implicite est total. Pas besoin de faire l’effort de remettre dans le contexte et d’expliquer quoi que ce soit à un autre que soi. C’est cet implicite qui rend le rêve si compliqué à appréhender, même pour le rêveur une fois réveillé. Le récit onirique fonctionne beaucoup par analogie, comme l’a compris Freud.
Il est aussi avant tout visuel : on y sent peu d’odeurs, on voit les gens parler plus qu’on ne les entend. Le cerveau va donc créer des métaphores visuelles liées à la langue qui est la nôtre. "Je suis au fond du trou" ? Les songes sont remplis de personnes littéralement tombées dans un trou. On a "rompu tout lien" avec son ex-compagne ? Les rêves mettent en scène un pont qui s’effondre, une corde qui lâche. Le rêveur prend les images à la lettre.

(…)

Quel intérêt la vie inconsciente peut-elle avoir pour le sociologue ?

Il faut paradoxalement passer par le rêve, si étrange et irrationnel en apparence, pour mieux révéler les mécanismes qui dictent la vie éveillée. Le rêve n’est pas le moment de l’exception. On croit encore trop souvent au mythe de notre supériorité consciente, rationnelle et intentionnelle. On croit toujours être maître de tout ce qu’on fait. Mais pas du tout : le rêve nous force à voir la part de mécanismes inconscients de nos vies éveillées.

Chaque fois que nous rencontrons quelqu’un, en réalité, nous ne rencontrons pas seulement cette personne. Nous lui superposons toutes les personnes que nous avons connues dans le passé et qui lui ressemblent ou évoquent de manière inconsciente nos préoccupations existentielles. Exactement comme lorsque le rêve met au même endroit des personnages qui n’ont, a priori, rien à y faire ou quand il condense des individus différents. Sauf que dans la vie éveillée, vous ne vous en doutez pas. Et puis, d’une certaine façon, nous sommes plus lucides dans nos rêves.

La vie onirique, parce qu’elle ne s’embarrasse pas de censures, donne accès à une forme de vérité sur ce qui nous "travaille". Chaque nuit, les rêveurs voient des choses qu’ils n’osent pas se dire, des choses qui les embarrassent dans leur vie quotidienne. Ce savoir ne leur est plus accessible lorsqu’ils se réveillent. Mais cette lucidité peut se reconquérir par l’interprétation des rêves."
(Libération)

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(from Chez Pol/Libé)

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(j'ai oublié de le mettre hier)

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(poules et teuf)

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un mot de Pépin au dos de son envoi qui me fait venir une larmichette :

"En attendant les scrabbles et les tarots,
les bières et les cafés partagés
les sorties ciné et les pots au théâtre
Vivement demain"

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qu'est ce que j'ai fait de beau aujourd'hui (de pas comme d'habitude ?)
avec Catherine on est allé marcher un peu dans la neige (enfin, ce qu'il en restait) sur les hauts de Noidans, j'ai eu un peu de mal au début (ça montait, j'avais le masque, je souffais comme un boeuf et tout...) mais après c'était très agréable, on a même croisé la police au milieu de nulle part, partie pour contrôler on se demandait bien quoi... et vu aussi un mec au volant de son 4x4 qui faisait courir ses trois chiens à côté de sa bagnole

*

"Continuer à dire notre monde
La vie est un accident bien plus précieux que tout ça
Continuer à espérer
Continuer à croire
Être vivant, c’est se réinventer
Alors mourir et renaître
Respecter l’avenir
Relever ceux qui tombent, les étreindre
Savoir parler dans la lumière
Continuer à parler dans l’obscurité
Tout est parole
Tout est rencontre
Tout ne s’invente que par la parole
Même le silence s’invente par la parole
Renoncer et reconstruire
Quelle chance de voir devant
Quelle chance d’avoir à se réinventer.
Alors inventons notre avenir,
nos amours, nos amitiés
Étreignez ceux qui vous dégoûtent,
de leur haine faites de l’amour continuez à croire aux rencontres et aux fêtes
Nous sommes vivants et pas encore vaincus
Combattez avec joie
Et souriez à l’avenir même si tout fait peur
La peur, c’est le début des ténèbres c’est le début des angoisses
Et surtout c’est le début de l’autorité
N’ayez pas peur !
Bonne année / quoi / "
VINCENT MACAIGNE

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