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lieux communs (et autres fadaises)
8 janvier 2021

poulailler 6

alors ça va, mes poulettes et mes poulets ?

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*

Qu'est-ce que j'ai fait aujourd'hui ? (d'un peu inhabituel je veux dire) Ah oui j'ai passé un certain temps sur le site du Festival de de Gérardmer, ,  (j'avais au départ l'intention de prendre un Pass (50€, quand même...) mais le temps que j'y arrive, (...) ils étaient déjà tous vendus! J'ai donc décidé d'acheter des places à l'unité (5€) et j'ai mis un certain temps pour choisir (un film par jour ça m'a paru... raisonnable.
Il y en a un qui tout de suite m'a semblé incontournable (celui que j'ai réservé en premier) :

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ensuite j'ai choisi

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du fiston Cronenberg,

puis après avoir trèèèèèèèèès longuement hésité :

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(je pense que celui-ci doit être vraiment flippant,
j'ai vu la bande-annonce,
en plus il est hors-compétition, en vidéo HD et sans dialogues...)

et enfin je me suis décidé pour

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Je me suis dit : le festival dure 5 jours (du 27 au 31 janvier) et donc peut-être 5 jours / 5 films ça serait bien (ça me rappelle quelque chose... private joke)... mais bon je me garde pour l'instant le cinquième "sous le coude"...

*

dans la série "nos chers comiques qui commencent par D", entrevu ce matin une photo de ce cher Gérald D., dûment masqué, en train de se recueillir devant... l'ancien local de Charlie-Hebdo, aux côtés de la Maire(sse) de Paris, Anne H., dûment masquée aussi, "en toute discrétion" et j'imaginais toute la bande (Cavanna, Choron, Cabu, Charb et les autres) tous assis au bord de leur nuage à pleurer de rire

et, tiens, continuons de rire :

"AVEU Il n’y a eu pas de changement de doctrine, assure en chœur l’exécutif, mais Olivier Véran a quand même prévu d’amplifier et d’accélérer le mouvement de vaccination face à un démarrage plus que poussif, surtout en comparaison avec le reste du monde. Une lenteur au démarrage fruit d’une erreur stratégique ? Pas du tout, reconnaît le dircab de Jean Castex, révélant ce que beaucoup pensaient mais que la majo n’osait dire. "On n’a pas assez de doses", a confié Nicolas Revel à un élu, selon le Parisien ce matin, ajoutant : "Si on bouge tout de suite, on ira très vite vers la pénurie." Comme avec les masques ? (Chez Pol /Libé)

 

17 janvier 2021

poulailler 15

(donc si j'ai bien compté, cette rubrique (NC-F pour nouveau couvre-feu) devrait donc courir (sur ses petites pattes de poulette) au moins jusqu'au n°30 (et certaines mauvaises langues caquètent sur le ouaibe en évoquant déjà le rereconcon (3ème du nom, donc), pour février, affirmant le tenir de "sources bien informées", m'en fous j'ai assez de PQ, de masques, de gel, de pâtes, de guinness, et au moins cinquante (50!) livres à lire, mais ce ne sont peut-être que des paroles en l'air, ô, mauvaises langues... Qui vivra verra, s'pas?)

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*

 

"Ce gouvernement a décidément un sérieux problème avec l’image et la photographie. Qu’on en juge : c’est en catimini que le 31 décembre au matin a été publié au Journal officiel un décret de réorganisation du ministère de la Culture reléguant la délégation à la photographie au rang de simple "bureau". Une sous-catégorie dans les arcanes ministériels.

Après avoir vu sa liberté d’informer malmenée dans la rue par la loi sécurité globale, la photographie voit maintenant son statut en prendre un sérieux coup. Il a fallu des années pour que la Culture, se rendant peu à peu compte de l’importance des enjeux et des difficultés d’une profession en voie de paupérisation, finisse par créer un département en son sein qui lui est dédié, au même titre que la danse, la musique ou le théâtre. L’initiative lancée par Frédéric Mitterrand avait mis cinq ans pour se concrétiser sous Françoise Nyssen. Elle est finalement balayée d’un revers de main trois ans plus tard par Roselyne Bachelot.

Photographes et agences ont pourtant multiplié les tribunes pour alerter les pouvoirs publics et nous les avons abondamment relayées dans nos pages. Pour essayer de comprendre les maux qui rongent la profession, les gouvernements ont successivement lancé des assises, des observatoires et dernièrement un "parlement de la photographie". La réponse à ce branle-bas de combat est cinglante : la photographie est reléguée au rang de sous-catégorie, de sous-art. Au moins, cela a le mérite de clore cet éternel débat : la photographie est-elle un art ? Le photographe Gustave Legray, fondateur de la Société française de photographie, qui a participé à la première grande commande française en 1851 (la mission héliographique), émettait le voeu que "la photographie, au lieu de tomber dans le domaine de l’industrie, du commerce, rentre dans celui de l’art". Il doit se retourner dans sa tombe et tous les photographes avec lui." (Libé)

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Ils ont le droit eux, de se serrer de se papouiller et de s'embrasser comme ça ?

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incroyable : pendant que je jouais au tarot avec Malou, il a neigé, et j'ai rien entendu!

*

"Des drones qui quadrillent le ciel de plusieurs villes françaises pour faire respecter le confinement, des robots-quadrupèdes qui trottent à côté des joggeurs pour leur rappeler les règles de distanciation sociale à Singapour, des caméras thermiques à l’entrée des bâtiments et d’autres utilisées pour vérifier le respect du port du masque : l’industrie de la surveillance se souviendra sans doute de 2020 comme de l’année de tous les possibles. Même si, bien sûr, le déploiement de cette kyrielle de dispositifs ne s’est pas fait sans contestation. On peut penser au débat autour de l’application de tracing StopCovid (devenue TousAntiCovid), aux interdictions par le Conseil d’Etat de la surveillance des populations par drone, sous la pression d’associations telles que Quadrature du Net et la Ligue des droits de l’homme (LDH), ou aux manifestations contre la proposition de loi relative à la sécurité globale, comme ce samedi dans plusieurs villes de France. A mesure que la surveillance s’est développée pour gérer la crise sanitaire, elle s’est rappelée à chacun dans ce qu’elle a de plus matériel : entre savoir qu’on est "surveillés" sur le web à cause des trackers et être rappelé à l’ordre par un drone pour non-respect du confinement, il y a un monde.

"Nous vivons en ce moment un retour de la surveillance dans ce qu’elle a de plus archaïque, puisqu’il s’agit très explicitement de gérer des corps", fait remarquer Olivier Aïm, maître de conférences au Celsa, qui vient de publier un manuel destiné à faire date, les Théories de la surveillance. Du panoptique aux surveillance studies (Armand Colin). Car ce qu’étudient les théories de la surveillance est précisément la manière dont ces dispositifs exercent un pouvoir sur les populations dans ce qu’elles ont de plus physique et organique, leur ordonnancement dans l’espace public, leur mise à distance les uns des autres, présentés aujourd’hui comme autant d’armes pour lutter contre le virus.

Né dans les années 2000, c’est un véritable champ disciplinaire qui arrive à maturation, à l’occasion de la numérisation accélérée produite par la pandémie. Le philosophe Michel Foucault, référence tutélaire en la matière, avait déjà souligné l’obsession du contrôle des corps à des fins sécuritaires. Celui-ci investit désormais tous les recoins du quotidien, à tel point que la prise en compte de la surveillance constitue une "culture visuelle, médiatique et sociale à elle toute seule", explique encore Olivier Aïm. C’est que pour surveiller les comportements déviants, tous les moyens sont bons, qu’ils soient géographiques, juridiques, informatiques ou algorithmiques. Si la Cnil, comme le Conseil d’Etat, mettent en garde sur la balance coût-bénéfice en matière de sécurité, la critique peine à se faire entendre, et c’est compréhensible, lorsqu’il s’agit de juguler une pandémie.

On observe alors que la propagation d’un virus est une aubaine pour valoriser des entreprises qui se développaient jusque-là en faisant profil bas. Et de redorer leur blason : Palantir, l’entreprise controversée de surveillance américaine, a récemment été mobilisée pour superviser le déploiement des vaccins aux Etats-Unis. "On a rarement pu aussi bien discerner le paysage de la surveillance", relève le journaliste Olivier Tesquet, qui en proposait une cartographie dans A la trace (Premiers Parallèles, 2020). Le thème s’est d’ailleurs imposé dans le débat en octobre en France, avec la proposition de loi relative à la sécurité globale et qui permettrait entre autres l’utilisation de drones pour filmer les rassemblements. Adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, la proposition de loi doit être examinée par le Sénat en mars. "On est en droit de se demander : est-ce que le meilleur moment pour parler de ce que nous sommes prêts à concéder de nos libertés individuelles, c’est au milieu d’un confinement ?" s’interroge Olivier Tesquet.

(…)

"Surveillance studies"

Qui observe les surveillants ? Comme toujours, les sciences sociales. A peine formé au tournant des années 2000, le champ de recherche interdisciplinaire, qui considère la surveillance comme une pratique culturelle, a vu son objet devenir omniprésent après les attentats du 11 septembre 2001. Il s’est ensuite métamorphosé au gré des mutations de la "nouvelle surveillance", intégrant des notions comme le surveillance cinema développé par Catherine Zimmer ou le "capitalisme de surveillance" analysé par Shoshana Zuboff. Mais c’est Michel Foucault qui reste la figure incontournable des surveillance studies, ainsi nommées en hommage au philosophe français. Dans son texte fondateur, Surveiller et Punir (1975), il a rendu célèbre le dispositif carcéral du "panoptique" grâce auquel un geôlier unique est capable de surveiller tous les détenus. Foucault montrait que la simple possibilité que le détenu soit surveillé suffisait à modifier son comportement : ce "biopouvoir" rend possible un "gouvernement des vivants". Depuis plusieurs années, les chercheurs s’intéressent à une nouvelle forme de gouvernementalité : la "gouvernementalité algorithmique".

Coronoptique

Néologisme composé de "coronavirus" et du "panoptique", les coronoptiques désignent les dispositifs de surveillance de gestion des épidémies. "Portés par des acteurs variés, ils contribuent à rendre visible le virus, sa propagation et les déplacements de la population", selon Antoine Courmont, sociologue du numérique, docteur en science politique et chargé d’études prospectives à la Cnil. Partant du constat de l’explosion des initiatives techniques intrusives (TousAntiCovid, vidéosurveillance, etc.) aussi bien publiques que privées, locales que nationales, afin de gérer la pandémie de coronavirus, le chercheur estime qu’il est "nécessaire de s’interroger sur la légitimité de ces dispositifs", le respect des libertés fondamentales et de la vie privée des individus. Comme souvent, l’équilibre est précaire entre ce qui doit être surveillé, au nom de quoi et par qui, et ce qui ne doit pas l’être…

Sousveillance

Le geste du manifestant qui filme un policier l’exprime bien : aujourd’hui, le surveillé peut surveiller le surveillant. Cette idée est peut-être née dans l’atelier de l’ingénieur canadien Steve Mann, à l’origine du terme de "sousveillance" et qui, dès le début des années 2000, avait bricolé des petites caméras portatives. Vingt ans plus tard, la faculté de s’approprier des dispositifs de surveillance et de les retourner contre ceux qui incarnent le pouvoir est devenue un enjeu de luttes. Pour le philosophe Jean-Paul Fourmentraux, qui vient de publier AntiData : la désobéissance numérique - Art et hacktivisme technocritique (Presses du Réel), si le gouvernement souhaitait interdire la captation d’images de policiers via l’article 24 de la loi "sécurité globale", c’est qu’il mène une "bataille des images : il veut s’accaparer le droit exclusif de voir et de montrer". Attestation et applications anti-Covid montrent selon lui que le pouvoir reste dans une «conception pyramidale» de la manière dont doit être exercée la surveillance : un regard venu d’en haut, qui impose la transparence en se permettant l’opacité.

Société d’exposition

Sur Internet, on n’a jamais autant accepté la privatisation de nos données personnelles, sans que l’on ne s’en rende vraiment compte. C’est que nous sommes entrés dans la "société d’exposition", d’après le philosophe Bernard Harcourt, professeur de droit à la Columbia university et auteur de la Société d’exposition (Seuil, 2020). Et nous avons sauté dedans à pieds joints à mesure que la numérisation de nos vies s’est accélérée. Plus besoin de nous surveiller puisque nous y prenons part activement avec des likes, des tweets, des partages sur Facebook et des posts sur Instagram ; bref tous nos passages sur des applications où des algorithmes tracent nos moindres mouvements, achats, goûts et habitudes de vie quotidienne. "La société numérique repose sur la folle divulgation de nous-mêmes", expliquait dans Libération Bernard Harcourt. Autrement dit, une société de "servitude volontaire par la séduction". Quand le Big Brother d’Orwell veut interdire et éradiquer tout plaisir, l’économie numérique opère de façon radicalement opposée : chaque internaute, vous, nous, prend plaisir à se montrer tel un exhibitionniste qui s’ignore."(Libé)

 

16 janvier 2021

poulailler 14

"(...) La crise sociale des gilets jaunes et la crise sanitaire du Covid-19 ont aussi témoigné à leur manière d’un certain manque de continuité de l’Etat (comme on peut manquer de continuité dans les idées) et de la tentation autoritaire qui en découle. Un des indicateurs de cette tentation autoritaire est une parole publique de plus en plus infantilisante. Les gilets jaunes furent traités avec condescendance et parfois réprimés brutalement (comme des enfants maltraités et méprisés), mais sans tenir grand compte du sens de leurs revendications, qui étaient, sur le fond, une demande de vérité (pas seulement des "avantages" ou des "augmentations"). Les interventions des politiques prennent de plus en plus un ton paternaliste. L’infantilisation est encore plus caricaturale avec la crise du Covid, à base de paroles officielles moralisatrices, doucereuses, surtout markétisées, sans exposer les arbitrages scientifiques, les choix et les erreurs possibles (et d’ailleurs les erreurs faites). A la fois sans vraie concertation et sans vraie ligne (on teste massivement maintenant, mais pas avant, on ferme tel type d’établissement, c’est indispensable, finalement non, etc.). Ce que l’on dit à la population ressemble à cela : "On ne peut pas faire autrement, c’est donc ainsi que l’on va procéder : soyez sages et vous serez récompensés, sinon vous serez punis." La carotte et le bâton. Et de plus en plus le bâton, forcément, car l’infantilisation pave la voie de l’autoritarisme."
Raphaël Liogier est l’auteur de l’Horreur du vide. Critique de la dé-raison industrialiste, à paraître (LLL)."
(Libé)

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météo 1

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la météo annonce ça mais bon ils exagèrent...

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(Alzheimer Land)

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je suis fasciné par ce (soupirail ? oeil-de-boeuf?) devant lequel je passe chaque fois ou presque que je vais faire les courses, et que je photographie donc très souvent

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météo 2

cet aprèm', en vrai, c'était comme ça

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(jeux aquatiques)

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le plaisir de passer quelques heures à Gy, Emma, Régis, Dominique, autour d'un poulet/frites, habituellement  (d'ordinaire) dominical (vendredinical ici plutôt en l'occurrence), "comme avant" (comme d'habitude, comme si de rien n'était), de perpétuer (perpétrer ?) ce rite de se retrouver tous les quatre, de manger ensemble, et, après le café, de jouer au okey, ce rituel qu'on a connu -apprivoisé- depuis longtemps (au début on a été plus "jeunes", on travaillait encore tous les quatre, puis tous les trois, puis tous les deux... jusqu'à ce que plus personne d'entre nous ne travaille et que nous soyons devenus tous les quatre de joyeux retraités) et donc forcément on se retrouvait le dimanche, pour ce repas en famille élargie (longtemps les garçons ont été là, puis eux aussi ont grandi) pour partager tout simplement ce plaisir-là, ce plaisir  simple, qui est maintenant devenu un peu plus "exceptionnel" (c'est bien, il ne faut pas abuser des bonnes choses) mais oh combien encore plus nécessaire, en ces temps de mesures barrières de couvre-feu et de poulailler, et j'avoue l'avoir spécialement apprécié, ce dimanche vendredi-ci, non seulement manger boire et jouer ensemble, mais, surtout (précisément) être ensemble, là,  tous les quatre, "en dépit de", se laisser aller, échanger, dire des conneries, rire comme des bossus (eh oui, on a aérosolisé grave , mais, en même temps ça fait du bien, ça fait travailler tous les muscles...) , écouter des chansons, se rappeler des choses, chercher le titre d'un film, la date d'un événement, (depuis le temps qu'on se connait, et qu'on partage toutes ces choses...) bref ce moment touchant où on est assis avec ses amis (avec tendresse aussi) et où on aurait envie de juste les serrer dans ses bras

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15 janvier 2021

poulailler 13

(version nuit/petit matin) On est en suspension (comme le virus dans l'air, tout à fait, oui). Suspendus dans cet entre-deux mi-vie mi-gris (comme écrivait il y a très longtemps ma copine Freddy), tous dans nos boîtes comme le chat de Schroedinger (en même temps on est vivants ou on est morts / on est vivant et on est mort), vivant-morts ou morts-vivants ? Si la vie est un songe, le songe est, parfois, saumâtre. Et de saumâtre à saumure il n'y a qu'un pas : nous sommes des harengs, voilà, serrés en nos caques, mais les caques en question sont devenues des contenants individuels ou, au mieux (au pire ?) familiaux, harengs donc attendant espérant une hypothétique réhydratation. Mais, las, juste on pendouille sec sec sec devant notre mur nu nu nu en attendant en espérant on se demande bien quoi, pourtant nos vies en apparence n'ont pas si profondément changé : les emplois du temps et les chronologies individuelles ont gardé presque les mêmes repères, la même succession, le même déroulement : on se réveille, on fait des trucs, on mange, on fait des trucs, on mange on fait des trucs, on se couche et on s'endort (on rêve) et le lendemain matin ça recommence, grosso-modo, il en a toujours été ainsi d'aussi loin qu'on se souvienne, sauf que là, sauf qu'entre le deuxième on fait des trucs et le deuxième on mange a été ajouté pondu tombé du ciel un arbitraire on rentre (impérativement), on rentre impérativement chez soi (quoiqu'en ce qui me concerne ça ne change pas tant de choses que ça, les soirées chez moi j'ai l'habitude sauf que (sauf que) jusqu'ici si je restais chez moi c'est que je l'avais décidé, choisi, voulu (que j'avais toujours la possibilité de sortir, quand je voulais comme je voulais où je voulais pour quoi je voulais) tandis que là non c'est tu rentres chez toi point tu fermes la porte et tu fermes ta gueule et ce pour les douze heures à venir, et c'est cette coercition qui est pénible, étouffante, inacceptable

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"Les variants du virus Sars-CoV-2 sont au cœur de l’actualité. Pourtant, ce virus mute et produit des variants différents depuis le début de l’épidémie. Pourquoi ces derniers nés inquiètent-ils davantage ?

Ces variations sont notables car elles sont associées à une transmissibilité accrue. Le lien est quasi certain, mais pas encore formellement démontré, pour le variant B.1.1.7 identifié en Grande-Bretagne. C’est assez plausible pour le variant identifié en Afrique du Sud mais on n’a pas encore toutes les données pour l’étayer. L’autre point d’attention porte sur un nombre de mutations plus élevé que la moyenne habituelle. Le variant B.1.1.7 porte 14 mutations notables par rapport à son ancêtre connu le plus proche. D’habitude, on est plutôt sur une ou deux mutations.

Certains de ces changements sont dans la position de la fameuse protéine spike qui est à la fois la cible des vaccins, du système immunitaire et ce qui sert au virus pour pénétrer dans les cellules humaines. Ces mutations pourraient expliquer la hausse de la transmissibilité parce qu’elles optimisent la façon dont le virus s’attache aux cellules. D’autres mutations touchent des éléments du virus qui sont reconnus par le système immunitaire et pourraient donc atténuer l’efficacité des vaccins et augmenter le risque de réinfection. Les premières données préliminaires laissent entendre que ces variants ne posent pas de problème pour les vaccins, mais il faut les tester formellement pour en être sûr.

L’émergence d’un variant résistant au vaccin est-elle inéluctable ?

Cela devient de plus en plus clair. C’est le consensus qui est en train de se former. Et ce ne sera pas une mutation. Mais ça sera une série de mutations, par accumulation. Nous sommes dans une phase où le virus circule extrêmement activement et donc il est largement possible qu’il continue à accumuler des mutations et qu’il nous posera problème avec le vaccin dans un délai plus ou moins long. Ce sera peut-être dans six mois, ou dans trois ans.
Plus le virus circule de manière intensive, plus il a d’occasions d’explorer par hasard plein de combinaisons différentes. Il y a donc plus de chances qu’une combinaison problématique émerge. Ce ne sera pas immédiat, loin de là, mais la direction n’est pas bonne." (Libé)

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(version début d'après-midi) (je viens de relire ce que j'ai écrit ce matin j'ai failli tout effacer et puis non) bon faut pas exagérer quand même, la journée, hein, ça va j'ai joué au scrabble avec Marie, ensuite j'ai transformé une salade fenouil/orange/oignon violet qui ne m'avait guère enthousiasmé ce midi en potage avec l'adjonction d'un potimaron vert (qui contrairement à ce que racontent des menteurs via des photos mensongères ne fait pas une soupe verte mais orange), en train de cuire en ce moment, j'ai appelé pépin pour avoir un peu plus d'informations sur le voisin d'en face (mais pas celui des jolies lumières, celui de l'autre côté de la rue), qui était -encore- en train de faire l'idiot, à ranger et sortir des trucs de chez lui, à les entasser sur le trottoir, à haranguer les passants, jouer de la trompette, voire montrer ses fesses (et Pépin m'a confirmé oui qu'il était instable donc rien de très inhabituel) puis pris quelques photos de deux mecs de l'EDF ou approchant, avant  que de revenir ici tapoter un peu tandis que la soupe finit de cuire, il serait peut-être temps, soit de continuer NOS DERNIERS FESTINS (que je trouve de mieux en mieux, et toujours aussi apéritif), soit de finir OVNI(S) que je trouve toujours aussi sympathique malgré la critique pimbêche de cette pimbêche critique dans Libé, à moins que je ne prenne mon courage à deux mains, (et mon bonnet, et mon masque, et mes chaussures, et mon sac à fleurs) pour aller grappiller deux trois choses non essentielles à Monop... puisqu'il est poulailler moins deux, avoir tous ces choix, tout de même, quel bonheur, non ?

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"Sachez-le, l’exécutif aurait tranché pour un couvre-feu généralisé à 18 heures sur toute la France plutôt qu’un troisième confinement. Jean Castex annoncera les nouvelles mesures sanitaires en fin de ce jeudi après-midi. Mais déjà, Stanislas Guerini, le patron de LREM, a avancé une première explication à cette décision. "C’est un virus social. L’intérêt, c’est de contrer l’effet apéro, si je puis dire", a affirmé mercredi le marcheur sur BFMTV assurant que cette restriction a déjà ralenti la circulation du virus dans les départements qui appliquent ce couvre-feu avancé." (Libé)

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Le Parlement lance une consultation citoyenne sur le cannabis "récréatif"

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14 janvier 2021

poulailler 12

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(une douzaine d'oeufs)

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Covid-19 : une "sortie de crise" vers septembre 2021, estime le Pr Delfraissy

 "Il y a trois mois difficiles à tenir", selon l'expert, avant que les choses ne s'améliorent progressivement au fil de l'année.

 La France pourrait sortir de la crise sanitaire -"pas totalement"-, en septembre 2021, a estimé mercredi 13 janvier le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy.

 Alors qu'Emmanuel M. réunit mercredi matin un conseil de défense sanitaire, qui pourrait valider de nouvelles restrictions dans le pays, le professeur Delfraissy a souligné la situation paradoxale dans laquelle se trouve la France. Le pays "se situe mieux que l'ensemble des pays européens (...), que les Allemands, que les Suisse, et les Anglais".

 Toutefois, les indicateurs "stagnent", et le variant anglais menace de relancer l'épidémie à tout moment.

 "On pourrait sortir en grande partie de cette crise -pas totalement, on continuera à porter des masques- autour de septembre 2021", a expliqué Jean-François Delfraissy sur franceinfo.

 Il faudra toutefois continuer à appliquer les gestes barrières. "Le vaccin est la porte de sortie, n'attendons pas non plus tout du vaccin., a-t-il nuancé. Il faut être clair. Le vaccin va permettre (...) de protéger les plus anciens, il va peut-être permettre un jour de jouer un rôle sur la transmission, mais nous resterons sur l'année 2021, encore, avec un certain nombre de mesures barrière. Mais avec une vie sociale qui pourrait s'élargir."

 "Septembre 2021, c'est loin pour moi aussi, a encore confié Jean-François Delfraissy. Et je remercie l'ensemble des Français d'accepter l'ensemble de ces mesures avec beaucoup de confiance, contrairement à ce qu'on dit souvent.

"Je dis : il y a trois mois difficiles à tenir, ce sont les trois mois qui viennent, a-t-il martelé. Le variant anglais vient nous compliquer les choses. Les choses iront un peu mieux au printemps (...) et elles devraient s'améliorer réellement pour la fin de l'été."" (actu.orange.fr)

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(dans le Haut-Doubs)

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(ça me fascine)

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""Злорадство", zloradstvo : la satisfaction méchante que l’on éprouve à contempler les malheurs des autres, à l’instar de la schadenfreude allemande. Ce n’est pas un très beau sentiment : quand on l’éprouve, on ne s’en vante pas. On s’en défend même. Ainsi du sénateur russe Konstantin Kosatchev, qui, en commentant les émeutes du Capitole la semaine dernière, précisait : "Je dis tout cela sans le moindre zloradstvo." Vraiment ? "La démocratie américaine est manifestement boiteuse", "les Etats-Unis ont perdu le cap de la démocratie, et ils ont perdu le droit de le définir. Et encore plus, de l’imposer aux autres". (…) 

Mais c’est plus qu’un revanchisme sur la révolution ukrainienne qui déclenche ainsi la jubilation des porte-voix du Kremlin. La séquence de la présidentielle américaine vient renforcer le narratif sous-jacent de toute la propagande russe : la démocratie, en réalité, n’existe pas, ni aux Etats-Unis, ni en Europe, ni ailleurs. Croire qu’il puisse en être autrement, c’est faire preuve d’une naïveté confinant à la bêtise. Le pouvoir, partout, est toujours confisqué par des groupes fermés, et la seule différence entre un régime autoritaire et une démocratie libérale, est que le premier ne se donne pas la peine de travestir la réalité comme le fait la seconde.

En découlent deux messages implicites. L’un est à l’attention de la population russe : "La démocratie n’existe nulle part, alors ne vous plaignez pas". L’autre est adressé au reste du monde, si prompt à donner des leçons de démocratie : "La démocratie n’existe pas chez vous non plus, alors mêlez-vous de ce qui vous regarde."

De ce point de vue là, les trois derniers mois, comme tout le mandat de Donald T., ont été une réussite totale, et l’occupation du Capitole un magnifique bouquet final. Vu de Russie, plus jamais l’Amérique ne pourra donner de leçons de politique à qui que ce soit : il y a de quoi se réjouir, quitte à tourner au zloradstvo." (Libé)

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rébus graphique 2 :

  où

(le haut-doubs)

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12 janvier 2021

poulailler 10

(vocifère ?)

la vie poulailler

la vie rétention

la vie contenue

la vie en apnée

(faut s'y faire...)

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bonne nouvelle!

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une édition 2021 entièrement en ligne
tous les films visionnables avec un pass de 12€
(en vente à partir du 20 janvier),

notamment

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"On n'est pas des animaux"
(de Noël Debré, avec Vincent Macaigne)

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qu'est ce que j'ai fait de beau aujourd'hui (de pas comme d'habitude ?)
je suis allé sur le chat de ph*tobox pour ronchonner (et pleurnicher un peu aussi) : le bouquin photos "2020 (annus horribilis), in extenso" (160 pages) m'est arrivé non seulement avec un certain retard, mais aussi hélas un léger défaut de fabrication : toutes les pages (de la première à la dernière) portent la marque d'un impact (léger certes, mais visible, et donc agaçant), et j'ai exposé mon cas et mes doléances à une certaine Noémie, avec envoi de photos à l'appui, qui m'a proposé dans un premier temps un "crédit tirages/photos de 100 unités valable un an", mais qui, devant mon refus, a "été voir ce qu'elle pouvait faire", et a fini par me proposer " en geste commercial et à titre exceptionnel" le retirage (et l'envoi) illico de l'ouvrage litigieux en question, qui devrait me parvenir d'ici quelques jours via chron*post...

*

scrabble1

ça, déjà ça fait plaisir...

scrabble2

mais ça (agrandissement du coin supérieur droit)
c'est quasiment aussi jouissif, non ?

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7 janvier 2021

numéro 5 (hihi de cocotte chanel)

Après quelques jours de valse-hésitation (j'adore cette expression) sur le titre et la catégorie de chaque post,  j'ai décidé, prenant comme point de départ -et comme numéro 1- le 2 janvier (date d'activation du "nouveau couvre-feu")  que la nouvelle catégorie de posts (après les différents acronymes, CCCC, DDDD, RCC) sera désormais NC-F (pour nouveau couvre-feu) et "poulailler" pour le titre génrique des messages, et donc qu'aujourd'hui (écrit le 6, publié le 7) nous en sommes au n°5

*
car ça m'a frappé hier matin tandis que je prenais ma douche : j'ai pensé aux poules de Manue, celles qu'elle rentre chaque soir dans leur poulailler et qu'elle enferme jusqu'au lendemain matin ("pour éviter qu'elles se fassent bouffer par le renard"), et j'ai trouvé l'analogie plaisante (et très juste) : oui, nous sommes ni plus ni moins que des poules, oui, qu'on confine dans leur poulailler personnel de 18h à 6h du mat' (douze heures, tout de même, la moitié d'une journée!), et du coup je n'ai pas pu m'empêcher d'en parler à toutes les personnes que j'ai eues au téléphone ce jour : Emma, Philou, Dominique, Marie...

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ça méritait bien un petit gif :

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(ceci est bien une poule ?)

...ou deux

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et même, tiens,  de fil en aiguille, une jolie image de Poucet :

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et donc la page du livre de lecture qui va avec :

Charlot, Géron, Poucet et son ami, méthode lecture mixte_0015

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"Pourriez-vous, s'il vous plait, avoir la gentillesse
de bien vouloir cesser d'ainsi me harceler ?"
(ce que j'aurais envie de répondre, poliment et en alexandrins (en zappant le e à la fin de "gentillesse"), à la pauvre dame en 0974 qui s'obstine à m'appeler et me rappeler et rappeler encore pour me vendre je ne sais quoi...)

*

je viens de terminer L'Anomalie, d'Hervé Le Tellier (Goncourt 2021), que j'ai trouvé très agréable, intelligent, alerte, bien écrit, oulipien sans doute (le contraire tout de même m'étonnerait bien), malin... et j'apprends au même moment que c'est un vrai succès de librairie, aussi incroyable qu'inattendu (800 000 exemplaires vendus !)

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pour celles et ceux qui ont (encore) envie d'images & de sons, de films, de cinéma(s), de festivals,voici le MFFF (My French Film Festival), 11ème du nom, du 15 janvier au 15 février, on peut s'inscrire (longs, courts et docs peut-être aussi).... Je vais (enfin!) pouvoir voir, par exemple, LES HEROS NE MEURENT JAMAIS d'Aude-Léa Rapin (avec Adèle Haenel et Jonathan Couzinié)

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5 janvier 2021

c'est rien

"- J'ai une devinette dit Louis.
-Je t'écoute, sourit la psychologue.
- Les pauvres en ont, les riches en ont besoin, et si on en mange, on meurt.
La psychologue donne sa langue au chat.
- C'est rien.
- C'est rien ?
- Rien. Les pauvres ils  ont rien, les riches ont besoin de rien, et si on mange rien, on meurt.
- Elle est très bien. il faut que je la retienne."
(L'anomalie, Hervé Le Tellier)

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"La situation sanitaire est "préoccupante" avant même l’impact des fêtes, dixit le directeur général de la santé Jérôme Salomon. Et une bonne partie de l’Europe - voire du monde - garde les écoles fermées, d'autant plus avec le nouveau variant anglais du Covid-19. Mais, prévient ce matin Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée chargée de l’Autonomie sur France Info : "Nous ne mettrons jamais en danger les enfants sciemment." Encore heureux. Jean-Michel Blanquer a donc passé ses vacances à peaufiner le protocole sanitaire de la rentrée ? Pas totalement, nous apprend Paris Match. Le ministre de l’Education nationale a surtout profité de la trêve des confiseurs pour préparer sa candidature aux régionales en Ile-de-France." (Chez Pol/Libé)

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 j'ai pris le temps d'échanger quelques mots avec la caissière du Monop' (on commence à se connaître de vue), et du coup je n'ai pas pensé à présenter ma carte Monop', et du coup la guirlande mini-leds à 9,99€ qui était soldée à 60% est passée à 9,99€, mais je n'y ai pensé qu'en arrivant chez moi, et donc je suis reparti à Monop' en pressant le pas, puisque je ne savais pas à quelle heure ça fermait because le NCF (nouveau couvre-feu), j'y suis arrivé hors d'haleine, j'ai expliqué mon cas et on m'a remboursé 5,99€ ("par carte, puisque j'avais payé par carte") ce qui n'était tout de même pas négligeable...

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j'ai failli jouer à l'hyper-rebelle et à rester dehors jusqu'à -au moins- 17h59, mais à quoi bon (et pour quoi faire) ?

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une dernière pour la route...

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4 janvier 2021

à feu doux

dimanche 3 : un vendredi férié, suivi par un samedi, suivi par un dimanche, c'est grosso-modo comme si j'avais vécu trois dimanches consécutifs

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neige :
il a neigeouillé ce matin ("quelques flocons" avait annoncé la dame de la météo), j'ai rpis quelques photos des toits des voitures, puis la neige s'est arrêtée et tout a fondu

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couvre-feu
ça rime avec

boute-feu
cessez-le-feu
coupe-feu
pare-feu
pot-au-feu

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voeux (1)

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je me suis dit que ça ne serait pas mal, ça, pour la carte de voeux pour la nouvelle année, non ?

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humour

(rions un peu, on n'en pas si souvent l'occasion) :

"Les enfants iront à l'école demain comme prévu. Les pays qui ont reporté connaissent une vague épidémique particulière, notamment l'Angleterre dont on sait qu'elle traverse une période particulièrement difficile", a indiqué Jean-Michel Blanquer sur le plateau de BFMTV.
Le ministre de l'Education nationale s'est voulu rassurant. Il a rappelé qu'avant les vacances, le taux de contamination dans les établissements scolaires ne s'élevait qu'à à 0,3%. Il a également assuré que la rentrée verra la mise en place d'un "protocole sanitaire renforcé". "Ce protocole va continuer à fonctionner et nous allons déployer encore plus fortement les tests, notamment dans les lycées qui maintiennent en majorité un système hybride comme c'est le cas depuis le début du mois de novembre", a-t-il ajouté." (actu.orange.fr)

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scrabble
au dernier coup je pose TURLUTAI, (sur triple,et  je gagne), mais il n'y a que moi que ça fait rire...

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téléphone
Malou me dit que D. ce midi avait préparé des coquelets, nous digressons sur la volaille en question, sur les spécificités de laquelle je m'interroge, et elle finit par me glisser "C'est comme manger des adolescents..." , ce que je note illico...

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voeux (2)

(transmis par Dominique sur whatsappmuche)

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tarot
* j'aime bien quand, tandis que je suis en train de compter les atouts, en est joué un qui porte le même numéro que celui que j'étais en train de lui attribuer dans ma tête
* ça m'énerve quand un joueur présente une poignée (10 atouts) et qu'aussitôt après il coupe avec le petit

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1 janvier 2021

top ciné 2020

Ohlala nous voilà déjà le ving-neuf douze et je ne l'ai pas encore fait, mon habituel top quelque chose cinéma, il faut dire que l'année ne s'y est pas a priori vraiment prêtée... alors voilà (coucou Michel Piccoli) j'ai ouvert dans les archives de ce blog la catégorie "pluricul/multimed" et je l'ai parcourue, -redescendue- du 25 octobre (date du dernier film vu en salle et chroniqué) au 1er janvier 2020, et j'ai noté au fur et à mesure les titres qui m'étaient chers...
Voici donc un classement chronologique (à rebours) :

ADIEU LES CONS! (Albert Dupontel)
LA FEMME QUI S'EST ENFUIE (Hong Sang Soe)
JOSEP (Aurel)
IL MIO CORPO (Michele Pennetta) (Settima Settimana Italiana)
LES CHOSES QU'ON DIT, LES CHOSES QU'ON FAIT (Emmanuel Mouret)
CELLES QUI CHANTENT (Loznitza/Moussaoui/Deliquet/Panahi)
UN JOUR SI BLANC (Hlynur Palmason)
GHOST TROPIC (Bas Devos)
ECHO (Runar Runarson)
GREVE OU CREVE (Jonathan Rescigno) (Champs-Elysées Film Festival)
LOS CONTACTOS (Camilo Restrepo) (Champs-Elysées Film Festival)
A L'ABORDAGE (Guillaume Brac) (Champs-Elysées Film Festival)
TAEKWONDO (Marco Berger) (en dvd)
ROMA (Alfonso Cuaron) (mon premier film Netflix)
NUS MASCULINS (François Reichenbach) (Henri, la plate-forme de la Cinémathèque)
A DARK DARK MAN (Adilkhan Yerzanov) (Fica / Journée Exploitants)
HOTEL BY THE RIVER (Hong Sang soe) (Fica / Journée Exploitants)
AN ELEPHANT SITTING STILL (Hu Bo) (Festival Téléramuche)
TEMPORADA (André Novais Oliveira)
ET PUIS NOUS DANSERONS (Levan Akin)

(et -finalement !- c'est très bien de finir avec un titre pareil, plein d'avenir de promesses et d'espoir)

(le lendemain)
... auquel je me sens obligé d'ajouter in extremis CAT IN THE WALL (Vezela Kazakova & Mina Mileva) (Arte Kino Festival) pour faire 21 (ce qui fait un "compte rond" : 2021. Et hop!)

(le surlendemain)
mais aussi, tiens, MOTHERLAND de Tomas Vengris, du même Arte Kino Festival et du coup on passe à 22 (ce qui permettrait comme qui dirait de "passer le cap"...)

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31 décembre 2020

CSDRN'E14

arte kino festival

MOTHERLAND
de Tomas Vengris (Lituanie / Lettonie, 1h36)

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Capture d’écran (1000)

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encore une excellente surprise que ce premier film...

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"C'est à peine croyable mais c'est bien vrai: le désormais fameux vaccin du laboratoire américain Moderna existait déjà le 13 janvier dernier, comme le rapporte le New York Magazine dans sa rubrique "Intelligencer".

Au cœur de la découverte: l'ARN messager

A cette date, le virus n'est encore détecté qu'en Chine, où il se montre déjà ravageur. Le monde hésite alors entre incrédulité et inquiétude face à cette maladie parfois qualifiée de "grippette", qui n'a pas encore tué près de 2 millions de personnes. Aucun mort n'a d'ailleurs été recensé hors de Chine avant le 2 février.
Mais ce 11 janvier, un samedi, la séquence génétique du virus est diffusée au monde entier - au grand dam de Pékin. Et ça change tout. Aux Etats-Unis, au cœur du laboratoire de Moderna, on travaille depuis longtemps sur "l'ARN messager". Une technique déjà utilisée dans plusieurs vaccins pour animaux, mais jamais sur l'homme. Jusqu'ici.
En recevant la séquence génétique, les équipes se mettent immédiatement au travail. Avec succès :
"Le vaccin a été fait en deux jours, sur ordinateur, sans jamais avoir le virus"
(Stéphane Bancel, PDG de Moderna Therapeutics)
"À titre de comparaison, il avait fallu vingt mois pour démarrer les essais cliniques du vaccin contre le Sras", rappelait dans Libération ce dirigeant français, qui avait auparavant dirigé BioMérieux. Pour autant, même accélérées, les procédures ont été respectées : dès mi-mars, comme nous l'expliquions dans cette vidéo, la phase 1 débute et le vaccin est testé sur 45 patients sains." (L'Est Républicain / twitter)

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2020 année furieuse (in Libé)
photos (si le lien fonctionne)
les trois que j'ai retenues :

 

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photo Emin Ozman

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photo Rehab Eldali

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photo Pablo E.Piovano

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bon c'est clair que le réveillon tut tut pouet pouet habituel du 31 décembre à Gy avec Emma, Régis et Dominique (pourtant si simple si calme et si raisonnable et si délicieux) passe à la trappe (on s'en doutait un peu mais bon...), et il est -finalement- remplacé, après maints échanges téléphoniques (Dominique fut pour le coup une parfaite maîtresse de cérémonie), par un goûter aux Bâties chez René, le 1er janvier, à partir de 15h, histoire de se revoir un peu "en vrai" avant que le couvre-feu nouveau n'arrive et ne nous empêche -avant longtemps ?- de le refaire aussi facilement...

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29 décembre 2020

CSDRN'E12

(histoire d'en avoir le coeur net)

j'ai donc enfin pris rdv chez mon médecin, ce matin, coup de bol c'était sa remplaçante m'a annoncé téléphoniquement sa secrétaire visiblement très occupée, et donc les clients patients habituels préférent attendre le retour du "vrai" médecin, lundi prochain, et donc je peux avoir un rendez-vous en tout début d'après-midi, sauf que je me suis trompé d'heure (ça doit s'appeler "acte manqué") et me suis pointé à 14h45 au lieu des 13h45 qu' elle a affirmé (la secrétaire) m'avoir annoncé, mais bon comme ça ne se bousculait pas au portillon, on a quand même pu s'occuper de moi, après quelques minutes d'attente...
c'est une dame d'un certain âge qui est donc la fameuse "remplaçante", qui écoute ce que je lui raconte, m'ausculte, prend ma température (36, pas de fièvre) mesure ma tension (un peu élevée, 15) regarde le fond de ma gorge (un peu rouge, peut-être) vérifie l'oxygénation du sang (97, c'est bien)  finit par me prescrire un test (on se sait jamais, mieux vaut être rassuré...) et renouvelle (en tapant à deux doigts, ce qui me la rend encore plus sympathique) mon stock d'efferalgan 1000 (3, non, allez, 4 boîtes...), je me rhabille, merci madame au revoir madame et je m'en vais le coeur (assez) léger
je suis même prêt à faire illico ledit test (puisqu'elle me l'a prescrit) mais au labo (près de chez moi) où je me rend, c'est une autre chanson (tiens pourquoi il n'y a personne ? c'est fermé le lundi ?) non non mais la dame au guichet à qui je tends mon ordonnance me la retourne illico accompagnée d'une autre feuille qu'elle me conseille de remplir avec mon propre stylo avant que d'aller me faire tester dans un autre labo, celui en face de la poste devant lequel il y a toujours une queue de 50m, pire que celle devant chez le poissonnier le 24 décembre, où on est prêt à s'occuper de moi "si vous avez des symptomes" ajoute-t-elle encore, ce que je traduis par "si vous n'en avez pas ça ne sert à rien", et je sors alors, d'un coeur vraiment plus léger, en me disant que, oui, finalement, elle a bien raison et ça n'est pas la peine que j'aille me faire titiller les sinus... (en me disant quand même "et les asymptomatiques, alors, comment ils font ?") du coup j'ai même youp la boum acheté un truc à gratter au bureau de tabac et j'ai même gagné 20€...

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2020 en unes de Libé
(17x19 = 323)

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arte kino festival

SÉBASTIEN TELLIER : MANY LIVES
de François Valenza (belgique/ france, 1h20)

Capture d’écran (968)

 

Capture d’écran (973)

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21 décembre 2020

CSDRN'E4

dimanche, 14h44 :
bon alors, je bois mon café, après je me douche, je m'habille, et je fais le ménage...

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"Noël approche, et Londres retourne sous cloche. Le sud-est du Royaume-Uni revient ce dimanche sous le régime du confinement avec l'interdiction d’aller passer le réveillon hors de la zone d’alerte maximale, l'interdiction de voyager à l’étranger et une fermeture de tous les commerces non essentiels.

La raison de ce nouveau tour de vis, alors que le pays est sorti début décembre seulement de quatre semaines de confinement ? Une nouvelle forme du virus, annonce le Premier ministre, Boris Johnson. Les cas de contamination s’envolent, "causés par une nouvelle variante du virus" qui «semble se répandre plus facilement et pourrait être jusqu’à 70% plus contagieuse que la souche précédente», a justifié samedi le chef du gouvernement britannique. "Ça se répand très vite en ce moment."

La thèse d’une mutation plus contagieuse du Sars-CoV-2 est soutenue par le médecin-chef de l’Angleterre, Chris Witty, qui affirme selon CNN que la nouvelle version du virus est responsable de 60% des infections à Londres, où le nombre de nouvelles contaminations a doublé cette semaine. Le haut responsable rapporte que des travaux sont lancés "en urgence» pour établir si la mutation du virus peut entraîner un taux de mortalité plus élevé, ou si elle affecte l’efficacité des traitements et des vaccins."" (Libé)

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carte hautesaone

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dimanche 17h14 :
alors on regarde par la fenêtre et il fait déjà nuit noire

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19 décembre 2020

CSDRN'E2

"Dans mon enfance, vécue à la campagne dans les années 1970, devenir un homme était une perspective à laquelle je n’arrivais pas à m’identifier. Il y avait des conditions à remplir, exténuantes et ridicules. Le mépris de l’intello, l’exaltation des travaux manuels, le goût d’une virilité dominatrice, le culte d’une masculinité triomphante… Qui pouvait s’y reconnaître ? À part ceux qui étaient heureux d’aller servir sous les drapeaux, de fonder une famille sur le mode patriarcal, et qui n’imaginaient même pas qu’on puisse rêver d’autre chose pour soi ou pour les siens, notamment pour les femmes ?" (Laurent Mauvignier)

*

Vu hier, grâce à Malavida (et à Hervé qui me l'a rappelé!) deux films de Jiri Menzel, un que je connaissais déjà et que j'adore (et que, tiens, j'ai oublié de faire figurer dans la liste de mes  films préférés) Trains étroitement surveillés (1966), et un que je ne connaissais pas (celui qu'Hervé m'a recommandé), Une blonde émoustillante (1980), tous deux co-scénarisés par Borumil Hrabal, deux films aussi délicieux que tchèquissimes...

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ceci méritait bien quelques captures d'écran
(quelle belle invention, je le répète...)

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"Pendant le premier confinement, en avril, quand Sciences-Po et le Cevipof ont demandé quel était leur "état d’esprit" à 1 766 Français interrogés pour le Baromètre de la confiance politique, 4 % ont répondu "enthousiaste". On rêverait de les rencontrer. La très grande majorité des sondés se reconnaissaient mieux dans la méfiance (32 %), la morosité (28 %), la lassitude (28 %) et la peur (27 %). Seuls 17 % affirmaient ressentir de la sérénité, 14 % de la confiance et 11 % du bien-être. En outre, les idées noires (méfiance, morosité, lassitude, peur) étaient à la hausse, tandis que les raisons d’y croire (sérénité, confiance, bien-être, enthousiasme) étaient toutes orientées à la baisse." (Libération)

*

Se confiner préventivement une semaine avant les fêtes de Noël, c’est la recommandation surprise de dernière minute émise par le Conseil scientifique le 12 décembre, dans la foulée des décisions prises par Angela Merkel en Allemagne. Reprise par le Premier ministre le 15 décembre au matin, cette incitation était accompagnée de l’annonce d’une tolérance à l’école buissonnière : "A chaque fois que cela est possible, surtout si on doit recevoir à Noël des personnes vulnérables, le Conseil scientifique a dit "Si vous pouvez ne pas emmener vos enfants à l’école jeudi et vendredi […], vous le faites.""

Ce 15 décembre était censé sonner l’heure du deuxième déconfinement, du retour vers une certaine normalité. Mais on constatait au contraire la stagnation, voire la reprise des contaminations, dans toute l’Europe, et en France à un niveau (10 à 15 000 cas par jour) bien supérieur au seuil qu’avait visé et espéré Emmanuel Macron, 5 000 cas par jour.

Ce fut la journée de toutes les contradictions. Les attestations de déplacement disparaissaient mais un couvre-feu était instauré la nuit. La contagiosité des enfants, fermement niée contre toute évidence par un ministre de l’Education arc-bouté sur l’avis branlant d’experts pédiatres en contradiction avec toutes les études publiées, n’était soudain plus un tabou. Le couvercle mis depuis septembre sur les contaminations d’enfants et de personnels en milieu scolaire sautait enfin, malgré des mois de mensonges, de déni, d’allègements des protocoles pour éviter des fermetures de classe.

Ces enfants qui ne participaient pas à la transmission du virus – et qui n’étaient donc pas comptabilisés dans la règle des six personnes à table à Noël… – représentaient brusquement un risque tel que le gouvernement donnait l’absolution aux parents qui les retiraient de l’école. Et ça, alors que depuis des mois, certains parents vulnérables inquiets de l’absence de protocole sanitaire cohérent à l’Education nationale étaient menacés s’ils gardaient leurs enfants à domicile. Mais dans le même temps, ce 15 décembre, les mineurs étaient à nouveau autorisés à reprendre les activités artistiques extrascolaires en intérieur. Clarinette, flûte, chant… autant de belles occasions de répandre joie, bonne humeur, esprit de Noël et Covid-19.

En milieu de journée, le mardi 15 décembre, les chefs d’établissement n’avaient encore reçu aucune consigne, ne savaient pas si la mesure s’appliquait seulement aux élèves du primaire ou aussi aux collégiens et aux lycéens. Quant aux instituteurs et aux professeurs, eux, ils ne bénéficiaient pas de la même tolérance. L’école était donc reconnue comme lieu potentiel de contamination, mais seulement pour les mineurs…

(...) L’hiver est là, la baisse des températures semble favoriser la reprise des infections, soit du fait de la nature même du virus, soit du fait d’une moindre aération liée au froid. L’exemple du Thanksgiving américain qui a fait exploser la courbe des contaminations a de quoi inquiéter même les rassuristes, s’il en reste. On évoque déjà à mots couverts une troisième vague en janvier, dans un contexte de lassitude propre à tous les complotismes. Etre extrêmement vigilant pendant la semaine qui vient, ce n’est pas seulement se protéger individuellement, mais éviter de participer à une reprise épidémique." (Christian Lehman / 18 décembre 2020 / Journal d'épidémie / Libé)

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(eric pessan)

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(j'aime décidément beaucoup ce que ce monsieur écrit...)

"Cerise sur le gâteau, Didier Lallement, le tristement célèbre préfet de Paris qui a choisi son camp (qui n’est pas le nôtre, comme il le répète à l’envi) y va de sa petite tirade fielleuse : "Ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés sont ceux qui, au début du confinement, ne l’ont pas respecté." Il y a quelque chose de fascinant à voir éclore à l’air libre une saloperie chimiquement pure, à entendre la jouissance badine dans ce propos. Ce mélange de cruauté rance et de stupidité à front bas restera dans les annales. Il faudrait avoir un minimum d’empathie pour comprendre que ceux qui arrivent en suffoquant dans les services de réa aujourd’hui peuvent avoir été contaminés par leurs proches en confinement, ou en étant obligés de travailler pour faire fonctionner le pays, ou en soignant des malades. Mais Lallement est trop occupé à jubiler pour réfléchir. Et c’est à des hommes de cette trempe qu’on donne le pouvoir de faire tirer sur la foule. Emmanuel Macron, vous avez pour vous entourer un incroyable talent.

Big up quand même à votre équipe de gestion de crise pour la conférence de presse qui suivit, où, ayant délaissé son costume Hugo Boss pour une simple chemise blanche, sa casquette de militaire nord-coréen pour une perruque blondinette espiègle qui lui donnait l’air d’un fils Le Quesnoy dans La vie est un long fleuve tranquille, son rictus habituel pour une douceur contrite, Lallement y alla de ses regrets et présenta ses excuses. Depuis l’épisode Benalla, rasé et cerclé de fines lunettes relooké en gendre idéal en langues orientales à Sciences-Po, on n’avait pas vu tel foutage de gueule." (Christian Lehman / 8 avril 2020 / Journal d'épidémie/ Libé)

*

 

18 décembre 2020

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(bon finalement y a pas de grand changement, hein, donc on va continuer comme avant -ou presque- je sais on veut nous faire croire que c'est le presque qui est important, qui change tout, enfin, presque... donc exit RCC (reconconfinement) et welcome CSDERN'E (comme si de rien n'était, piqué à mon ami Philou...)

*

les lieux de culture et les lieux de culte

*

gardiens de la paix et forces de l'ordre

*

gourde de policier et quart de poulet
(non ça c'est du Franquin)

*

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(couvre-feu en haute-saône)

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Afin de dénoncer la non-réouverture des cinémas et l'absurdité des restrictions sanitaires, une séance du film Péril sur la ville était organisée dans une chapelle par des exploitants de cinéma marseillais.

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"On vit des choses que les inspecteurs et directeurs académiques n’ont pas vécues sur le terrain avec nous et un truc s’est cassé avec nos supérieurs directs. La confiance envers notre hiérarchie s’est étiolée et elle ne se reconstruit pas." (une enseignante dans Libé, puis retwittée)

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"Macron ? Eh bien vous ne le verrez plus. Enfin du moins pendant une semaine. Le Président est diagnostiqué positif au Covid-19, annonce l'Elysée ce matin. Il s'isole donc pendant 7 jours - mais continuera à travailler, précise la présidence. Jean Castex, qui a diné mardi soir avec Macron, est cas contact et ne pourra pas donc pas participer au débat - ça ne s'invente pas - sur la vaccination, au Sénat. Les présidents de groupes de l'Assemblée, sont eux-aussi cas contact, puisqu'ils ont tous déjeuné à l'Elysée mardi. 😷 L'occasion d rappeler cette phrase de Richard Ferrand fin octobre sur France Inter : "Si on est malade c'est qu'on n'aura pas fait aussi attention que nécessaire [...]. Ce n'est pas une question de faute, c'est une question de responsabilité."" (Chez Pol / Libé)

*

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15 décembre 2020

homme libre, toujours tu chériras l'amer...

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non non, ça n'est pas du maquillage...

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"I'm free I'm free
And freedom tastes of reality
I'm free I'm free
And I'm waiting for you to follow me."
(Tommy / The Who)

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allez hop, en liberté, on se lâche!
(un gif pour adultes avertis)

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Justin Theroux (The Leftovers) "en liberté" (hihihi)

*

 

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*

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*

ma première sortie d'"homme libre" (= sans attestation) aura été le funérarium, pour aller voir Francis
la seconde, une heure plus tard, pour aller chez "la chocolatière" pour acheter des gâteaux
(mais, catastrophe, la chocolatière était fermée et j'ai dû retraverser toute la ville pour en trouver)
et la troisième, dans la foulée, d'aller jusqu'aux Bâties chez René ce midi
pour manger des moules/frites (sur une idée de Dominique)

*

une initiative qui ne pouvait que me réchauffer le coeur : Sophie Dulac met en ligne un livre intitulé Pourquoi les cinémas sont essentiels ? (c'est la réponse de 44 artistes à cette question), à télécharger (gratuitement) sur cette page,

*

les attestations nouvelles sont arrivées :

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(hihihi)

*

(et tiens, pendant qu'on y est :

 

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(travail, famille, patrie, virus
rien de nouveau sous le soleil)

*

 

12 décembre 2020

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(tout s'efface)

*

"PAR OMISSION Darmanin a-t-il encore menti ? Notre célèbre mytho de l'Intérieur n'en serait pas à son coup d'essai. Mercredi, sur BFMTV, le locataire de Beauvau a parlé d'une actualité grave - la mort d'un policier dans l'exercice de ses fonctions - mais en omettant un élément essentiel. "Le ministre de l’Intérieur a eu à connaître de la mort d’un policier en Seine-et-Marne qui a été percuté par quelqu’un qui ne s’est pas arrêté", a-t-il déclaré. Le détail omis dans cette tragédie par Darmanin est que le policier, âgé de 33 ans, a été percuté par un véhicule de la BAC qui pourchassait un chauffard. Auprès de 20 minutes, l'entourage du ministre assure que ce dernier était bien au courant des conditions de l'accident. Mais il s'agirait d'une "erreur" et non d'un mensonge. Une "erreur" qui arrange Darmanin dans son agenda politique, lui qui, face aux violences policières, brandit depuis des semaines celles perpétrées contre les forces de l'ordre."  (Libé/Chez Pol)

*

Pour manifester haut et fort (et visiblement) mon mécontentement et ma désapprobation à propos des mesures iniques (surtout celles concernant la Culture) annoncées hier soir par le gouvernement, j'ai décidé aujourd'hui de rester en pyjama et de ne pas mettre le nez dehors, qu'on se le dise...

*

un texte qui me touche (écrit par un philosophe!)

"Dans ces temps qu’on a raison de caractériser par l’incertitude, et même par une incertitude qui dure longtemps (et qui va encore continuer), il ne faut pas seulement distinguer et diviser d’en haut entre les activités en disant lesquelles sont «essentielles» ou pas. Il y a là quelque chose qui nous choque en profondeur, et la preuve, c’est qu’on sera obligé ensuite, comme notre président a dû le faire récemment, de rassurer en disant que «tout est essentiel», tout en revenant le lendemain avec de nouvelles distinctions draconiennes. Il est sans doute inévitable d’introduire des priorités, pour le fonctionnement de la société et en période d’urgence, mais certainement pas entre les activités des humains, et dans ce qui donne sens à leur vie. Cela, même en période d’urgence il faut, d’une manière ou d’une autre, le garantir, dans son principe, dans son contenu, dans la certitude et la confiance qu’il donne à chacune et à chacun, dans ce qu’il est et ce qu’il fait.

Il y a donc quelque chose de révélateur dans ce "tout est essentiel" condescendant, qui nous oriente vers ce qui doit être garanti inconditionnellement aujourd’hui, plus que jamais. Ce que ce "tout est essentiel" signifie comme un aveu, c’est que, pour chacune et pour chacun, son activité a quelque chose d’essentiel. Et c’est cela qui est aujourd’hui fragilisé, transformé, ébranlé, quel que soit le métier, dans toute la société. Et pas seulement l’activité au sens du métier, mais nos actions et nos relations, nos amitiés, nos amours, nos voyages, nos rencontres, nos fêtes. Comment vivrons-nous désormais ? Tout est essentiel, s’aperçoit-on, quand tout est transformé. Nos actes, nos relations, et aussi notre besoin de les partager, de comprendre et d’abord d’exprimer ce qui nous arrive. Il nous faut ces expressions et ce ne seront pas (je vous rassure !) des analyses ou des débats, mais de l’émotion et des œuvres parfois sans aucun rapport apparent avec ce qui se passe, mais qui communiquera en profondeur avec ce que nous vivons. C’est cet art profond qui nous dira ce qui nous arrive, en étant allé le chercher là où cela se produit, dans les souterrains de la société et de nos cœurs, d’où sinon cela sortira bien sûr, mais sous la forme d’une explosion.

Alors on comprend ce qui est vraiment essentiel, ce qu’il nous faut, et cela devrait orienter notre action, et la politique, dans l’année qui va bientôt commencer, et au-delà.

Ce qu’il nous faut, ce n’est pas qu’on nous dise ce qui est essentiel, mais que soit garanti à chacune et à chacun ce qui est inconditionnel : son action, ses relations, et son expression libres, oui, même dans des circonstances incertaines et contraintes, quoi qu’il arrive, inconditionnellement.

On comprend ce qui est inconditionnel en ce sens très précis. Ce n’est pas seulement le minimum vital pour ne pas mourir, ni le principe moral ou politique qui ne souffre pas d’exception et qui évite ainsi la guerre et la tyrannie. C’est, dans ce cadre de base bien sûr, le fait d’avoir les moyens d’exercer nos activités essentielles, et d’abord de les définir librement soi-même comme telles et sans contrepartie ni jugement. On pourrait comparer cela avec ce que Victor Hugo appelait "l’amour d’une mère", qui non seulement n’exige pas de contrepartie et (la théorie de l’attachement l’a confirmé) permet à chacun d’être soi-même. Mais il ne s’agit pas ici d’amour, et même cet amour a besoin de garantie sociale pour s’exercer librement. Lui aussi, il dépend de ce que nous exigeons ici, à savoir le soutien inconditionnel de la société à nos activités, nos relations et nos expressions, même et surtout en temps de contrainte et de crise durable.

Il faut donc être clair. Oui, cela passe d’abord par un revenu minimum inconditionnel, dont l’idée revient encore insuffisamment en cette période extrême, car c’est la condition de tout, et d’abord de cette confiance de chacun en soi. C’est impératif, cela doit orienter tout le reste. Mais il faut aussi la garantie que, même dans des cadres contraints, nous pourrons nous rencontrer, nous voir, nous parler librement. Comment autrement pourrions-nous vivre, et que veulent dire les «cafés» par exemple sinon cela avant tout ? Trouvons les moyens, sans mettre en danger la santé et la justice. Et ce n’est pas nous qui critiquerons la santé publique, bien au contraire ! C’est possible, puisque c’est nécessaire. Enfin, il faut l’expression libre, donc imprévisible et, justement, publique qui rejoindra en profondeur ce qui nous arrive, qui nous permettra de le comprendre et de l’affronter. Sans attendre les «années folles» qui suivront peut-être cette drôle de guerre qui s’éternise et continuera. La «culture», ce n’est pas assez dire. C’est un cadre nouveau à ces activités et expressions qui doit être garanti, même avec de nouvelles règles, mais inconditionnellement. Il faut en 2021 une sorte de "festival en continu" dans la crise qui continue. Dans cette année qui sera longue, mais pour laquelle je vous dis déjà inconditionnellement ce vœu, et tous mes vœux." (Frédéric Worms, professeur de philosophie, Libé )

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saluons le retour, dans les commentaires, de ce cher Riri la Queue de détente Gâchette, qui ne mâche pas ses mots (et c'est pour ça qu'on l'aime...), qui mérite bien une fois de plus son surnom (cette homme-là procède par salves) et je ne résiste pas au plaisir de vous faire profiter d'un des gifs qu'il me suggérait :

5 fruits et légumes par jour

sous-titré "cinq fruits et légumes par jour", que je trouve particulièrement bien adapté à la situation actuelle, mais que je n'ai hélas pas pu intégrer hélas dans mon propre CDA, que je n'alimente pas comme ça au petit bonheur chaque jour, mais qui est bouclé jusqu'à la fin et même un peu plus loin  (mine de rien, vous ne vous en rendez pas compte, mais tout est prêt, programmé, organisé, préparé, depuis le 30 novembre!)

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et pour rebondir sur Riri (si vous me passez l'expression)

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(ah oui, je me suis offert deux tomes de l'intégrale des Peanuts : 71/72 et 73/74, soit justement les années où je les ai découverts -grâce à ma copine Freddy L.- et je me régale, en lisant ça avec  parcimonie... Et je pense que Woodstock est le personnage que je préfère)

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9 décembre 2020

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"Avec la baisse températures à l’automne, les contaminations au Covid-19 ont flambé. Les régions froides sont les plus touchées, puisque le virus circule davantage dans le Nord, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Est de la France. Le mécanisme reste toutefois inexpliqué. "Vous avez des départements que l’on imaginerait pas comme étant particulièrement à risque […] qui sont justement parmi les départements les plus froids de France, à l’inverse, vous avez des départements comme le Finistère, la Charente-Maritime qui sont des endroits où le climat est très doux en hiver, et vous avez beaucoup moins de cas", explique le Pr. Renaud Piarroux, épidémiologiste. Le virus est également plus résistant au froid. Selon plusieurs études, un degré en plus fait baisser le nombre de nouveaux cas de 3%." (france info)

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" Mannele (Jean-Bonhommes)

Pour 4 mannele bien dodus :
600g de farine
50g de sucre semoule
1 cuillère à café de sel
110g de beurre en petits dés
2 œufs battus
200g de lait
25g de levure boulangère fraîche
Pour la décoration :
1 œuf battu
Quelques pépites ou billes de chocolat

Au robot : Mettre dans le bol du robot la farine, le sucre et le sel : mélanger un peu puis ajouter le beurre et les œufs, mélanger.
Faire tiédir le lait dans une casserole (le lait doit être juste tiède, s’il est trop chaud, il va tuer la levure et la brioche ne gonflera pas), hors du feu y ajouter la levure émiettée, fouetter pour dissoudre la levure dans le lait. Laisser le robot mélanger et ajouter au fur et à mesure le lait, quand la préparation est homogène, laisser le robot pétrir pendant un quart d’heure.

Sans robot c’est bien sur possible : mélanger la farine, le sucre et le sel dans un bol à la cuillère en bois, faire un puit au milieu.  Faire tiédir le lait, y dissoudre la levure comme expliqué plus haut, ajouter dans le puit avec le beurre et les œufs. Mélanger puis pétrir abondamment sur un plat de travail peut être un peu fariné.

Faire lever la pâte soit
1/ Deux heures dans un endroit tiède à l’abri des courants d’air dans un saladier propre et recouvert d’un torchon propre et humide 2/ Trente minutes à l’étuve (40°C, atmosphère humide).

Au bout de ce temps pétrir à nouveau brièvement la pâte sur un plan de travail fariné, séparer en 4 portions égales puis façonner des mannele comme sur la photo : façonner un boudin, en détacher la tête puis en trois coups de couteau former les bras et les jambes.
Déposer les mannele sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé.

Faire lever les mannele 1 heure dans un endroit tiède à l’abri des courant d’air sur la plaque du four.

Préchauffer le four à 180°C. Avec un pinceau badigeonner les mannele avec un œuf battu, décorer les bonshommes de pépites de chocolat en guise d’œil, de bouche et de boutons. Cuire 15 minutes et laisser ensuite refroidir sur une grille."
(blog beaualalouche.com)

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Reçu ce jour le programme du Thé V' acte 3 (mars/juin)
est-ce parce qu'on se sent très frustré, très en manque, très spolié, très dépossédé, très dépourvu, très décontenancé, très démuni, très destabilisé, très désolidarisé, très en demande, très (chacun peut continuer la liste avec les épithètres qui lui conviennent...) tout a priori fait très envie, (mais on ne peut pas s'empêcher de se demander une nouvelle fois si c'est vrai, si c'est vraiment vraiment vrai, si cette fois sera la bonne... j'irai prendre les places quand même, pour les trois spectacles qui me faisaient le plus envie...) on voudrait tout voir tout goûter tout retrouver...
Et voilà mes trois préférés:

le 5 mars

UN POYO ROJO

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le 1er avril

ALEX LUTZ

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le 25 mai

DANSER CASA

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le paradis post-confinement (hihihi)

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14 décembre 2020

RCC45

ESPRIT DE NOËL "Cinquante neuf résidents d'une maison de retraite de Mol, dans la province d'Anvers, en Belgique, ont été diagnostiqués positifs au coronavirus, dans les jours qui ont suivi une visite de saint Nicolas indique l'agence de presse Belga citée par La Libre. (…) C'est le fils d'un des résidents qui avait endossé le costume du saint Nicolas pour divertir les pensionnaires de la maison de repos. (…) La direction de l'établissement précise, de son côté, que saint Nicolas n'a visité aucune chambre particulière. Ses déplacements se sont limités aux espaces communs. Il se tenait à distance des résidents et ne restait que quelques minutes au même endroit tout en conservant son masque, de même que les résidents. Aucun cadeau n'aurait été remis." (estrepublicain.fr)

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"On avance on avance on avance..."
(Alain Souchon)

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"Un bon sommeil est indissociable d’une bonne santé. Le manque de sommeil peut ainsi augmenter les risques de maladies cardiovasculaires, de prise de poids, de diabète, ou encore de dépression.
Or, notre alimentation a une influence directe sur la qualité de notre sommeil. Ainsi, avoir des apports alimentaires adaptés au cours de la journée contribue à bénéficier d’une nuit réparatrice.
Avec le nutritionniste Anthony Berthou, nous vous expliquons dans cet article quelle alimentation privilégier pour optimiser son sommeil.
Nous sommes synchronisés sur 24 heures
Presque toutes les fonctions biologiques de notre organisme sont régulées par des cycles d’une durée de 24h : c’est ce que l’on appelle le rythme circadien. Notre horloge interne va être le chef d’orchestre qui va réguler le rythme circadien des différentes fonctions. Ainsi, elle va contrôler la production de l’hormone du sommeil (mélatonine) en fin de journée et de l’hormone de l’éveil (dopamine) le matin, elle va s’occuper de faire descendre notre température corporelle et notre rythme cardiaque la nuit, ou encore piloter la consolidation de la mémoire pendant notre sommeil.
Un élément important va aider l’horloge biologique à se synchroniser sur un rythme de 24 heures : la lumière. Ainsi, la rétine va capter les variations de lumière, ce qui va avoir pour effet d’indiquer à notre cerveau de sécréter les hormones adéquates le jour et la nuit, pour favoriser soit l’éveil soit le sommeil.

Le cycle du sommeil

Notre sommeil est constitué d’une succession de cycles de sommeil d’environ 90 minutes chacun, soit 4 à 6 cycles par nuit. Chaque cycle comporte différentes phases :
Le sommeil léger, qui dure une vingtaine de minutes
Le sommeil profond, qui est très récupérateur
Le sommeil paradoxal, qui est la période pendant laquelle nous rêvons
Afin d’optimiser son sommeil, il est important que le moment de l’endormissement soit le plus proche possible du moment auquel nous initions naturellement notre premier cycle. À l’inverse, plus l’endormissement débute à distance du premier cycle, plus vous aurez la sensation que votre sommeil n’est pas réparateur.
Afin d’identifier le début de notre cycle de sommeil, l’organisme nous envoie différents signes : bâillements, yeux qui piquent, assoupissement, difficultés de concentration… Il est donc essentiel de se coucher dès les premiers signes de fatigue afin de ne pas rater le “train du sommeil”.
(à suivre)
(yuka.io)

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en lisant hier soir le livre (journal ? magazine ? revue ? numéro spécial ?) acheté hier sur Riad Sattouf, je découvre que je suis en possession d'un spécimen désormais rare de son oeuvre, le livre qui s'appelle

Ma-circoncision-R

acheté il y a quelques années déjà, à force d'obstination : la première édition

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chez bréal jeunesse, était épuisée depuis quelques années déjà, et je désespérais de pouvoir l'acquérir (pensez, des margoulins vendaient ça à des prix ahurissants sur priceministruche), quand soudain L'Association a eu la bonne idée de le rééditer, à un prix "normal" et c'est là que j'ai enfin réussi à me le procurer (j'ai re-vérifié à l'instant sur priceministruche : il se vend actuellement entre 50 et 500 €)... Pourquoi rare ? parce que Riad explique qu'il en a racheté tous les droits (et donc les exemplaires) pour que le bouquin en question ne fasse pas d'ombre à son Arabe du futur... Et il définit joliment ce bouquin comme étant le "prépuce" de l'Arabe du futur... bien vu!

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(là où j'en suis précisément)

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(tiens on retrouve -quel hasard! - le rouge et le bleu de l'image de la vache d'aujourd'hui)

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cette soupe (butternut / 2 patates / oignon / échalotes /pois chiches, assaisonnée aux trois C : cumin / curcuma / cardamome) que j'avais déjà trouvée hier soir excellente a, ce soir, quasiment touché au sublime grâce à la suggestion de Dominique (qui la tenait d'Emma et/ou de Bussang) d'y adjoindre le jus d'une demi-orange... oui, sublime!

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l'odeur des roulés à la cannelle en train de cuire emplit l'appartement, et c'est un vrai bonheur

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 et tiens, au fait, bon reredéconcon à vous ! 
(oui c'est donc la fin officielle de ce RCC,
qui va peut-être continuer mais je ne
sais pas vraiment encore tout à fait
sous quelle forme  on verra bien
 en temps utile... le calendrier
d'avent (CDA) va continuer 
jusqu'à la fin de 2020 c'
est déjà tout prêt (et
on ne le pleurera
pas cet annus
horribilis...)
 tchuss à
vous &
bizz
R
*

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(48)

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On passe à autre chose ?

 

13 décembre 2020

RCC44

"JOYEUX NOËL, RESTEZ FERMÉS 

Sur le papier, trois fois rien: la migration d'un item d'une colonne à l’autre, celle de l'étape 2 à celle de l'étape 3. Dans les faits, un énième séisme pour le secteur de la culture, abasourdi que les instances gouvernementales dont dépend sa survie puissent tout chambarder, de nouveau, au dernier moment, sans avoir pris la peine au préalable d'engager la moindre amorce de concertation. Les conséquences de la non-réouverture des théâtres, musées et salles de cinéma, annoncée dans l'allocution présidentielle du 24 novembre, certes assortie de la condition suspensive d’atteindre le seuil des 5000 nouveaux cas de Covid quotidiens, sont si nombreuses et diverses qu'un florilège d'anecdotes édifiantes n'y suffirait pas. Expositions conçues pendant des années et condamnées à ne jamais ouvrir, spectacles reportés sine die jusqu'à ne plus trouver leur place dans les plannings déjà saturés d'un hypothétique déconfinement au printemps, énergies et sommes irréelles investies en pure perte et déversées dans le grand fleuve à sens unique de la gabegie…  

La culture a mis les bouchées doubles, il y a quinze jours, dans le but de rouvrir et d’accueillir de nouveau le public avec une offre digne de ce nom, dans des conditions sanitaires strictement encadrées et jaugées. Si bien que le gâchis entraîné par l'annulation d'un semi-déconfinement qu'aucun acteur du secteur n'aurait osé espérer jusqu'à ce que le Président en présente les trop optimistes modalités, ne s’en trouve que plus immense. Le cœur du problème tient dans l'étrange désinvolture, sous couvert de démonstration de force symbolique, avec laquelle a été présentée la mesure par le Premier ministre, qui laissera croire à une partie du public, peu renseignée sur ce que mobilise la préparation d'un spectacle, une exposition à portée internationale ou la sortie d'un film, que les «cultureux», nantis pour certains, soutenus économiquement quoi qu'il arrive, et définitivement non-essentiels pour ce qui concerne leur activité, n'ont pas de bonne raison de grogner, a fortiori dans une séquence de reprise épidémique. 

Or les raisons sont là, excellentes, terribles et innombrables, à commencer par le fait que la ministre de la Culture a d'elle-même juré, ce matin même au micro de Jean-Jacques Bourdin, que les théâtres et les concerts n'étaient pas des lieux dangereux, par leur nature même mais également des conditions d'accueil accompagnées de protocoles sanitaires reconnus comme efficients, expliquant l'interdiction de leur réouverture par le seul "brassage" à leurs points d'accès. Comment justifier la violence de la décision, au dernier moment, quand les grands magasins brassent des populations bien plus nombreuses, dans des conditions autrement plus animées et chaotiques? Encore une fois, la culture semble payer son statut symbolique; ne pas rouvrir les cinémas ni les théâtres ni les musées, pour laisser les foules se divertir ou s'enrichir, est un signal envoyé aux Français pour leur signifier que la gravité de la situation sanitaire ne s’est en rien évaporée. Un signal à moindre frais, si l'on peut dire, en tout cas moins susceptible de susciter l'émoi, voire la colère du plus grand nombre qu'une annulation de Noël et de ses obligations consuméristes. Au nom d’une feuille de route moins sanitaire qu’économique et politicienne, la culture, plus que jamais, est traitée comme une variable d'ajustement. Jusqu'à quand?" (LibéCULTURE)

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(il me semble que c'est l'effet BD, utilisé plusieurs fois de suite)

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chacun chez soi
chacun pour soi
(chacun reste face à soi)
(chacun reste sur son quant-à-soi)

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(éric pessan)

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jolie vitrine du bouquiniste (désolé la photo est pourrie)
je pense que le voisinage de ces titres n'est pas dû au hasard
(surtout le Castaneda, à gauche, et La vie quand elle était à nous, à droite)

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comme Dark Vador
je suis passé "du coté obscur de la force" :
j'ai abandonné l'univers des vivants de ceux qui portent un jean
au profit de ceux qui portent un bas de jogging... eh oui!
(les dommages collatéraux du reconcon)

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(voilà ce que j'ai trouvé quand j'ai googlé "dark vador en jogging")

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ce jeune homme, au vêtement caractéristique (sur la photo c'est quand je l'ai reconnu plus tard), qui, au rayon infusions bio, très concentré, a inspecté plusieurs boîtes l'une après l'autre, dont il soulevait à chaque fois le couvercle pour en renifler consciencieusement l'intérieur -je crois qu'il avait gardé son masque mais je n'en suis pas tout à fait sûr... Si il l'avait quand il est passé à la caisse (à côté de la mienne).)

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j'aime vraiment beaucoup ce monsieur,
alors j'ai acheté ça cet après-midi

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(Sempé, Faire face)

 

8 décembre 2020

RCC39

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(encore 8 jours)

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Sylvain a trouvé

à chaque four suffit sa chaîne
à chaque bourre suffit sa laine
à chaque tourbe suffit sa sphaigne

(heureusement qu'il était là, hein, sinon je n'avais plus qu'à disparaître dans les limbes pour cause de non-utilité publique manifeste et patente, mais bon hein  un c'est mieux que zéro, c'est toujours ça, et même, tiens, on va dire deux avec deloin qui lui me fournit une liste de mots en "enne' ou à peu près... je n'avais pas pensé à couenne, chêne ne convient pas car il faut un mot féminin, ni tenne, phène et brenne qui ne me signifient rien a priori... mais merci quand même!)

*

"Si j’ai bien compris, en voyant les images de Michel Zecler tabassé, Emmanuel Macron a soudainement eu honte, du moins a pris sa part de la honte générale - une grosse part ? une petite ? En tout cas la fève a été pour lui. Il était bien temps. La honte lui est montée au nez qu’il avait su tenir à distance pendant plus de trois ans et demi et que l’article 24 en lui-même n’avait pas suscitée. Mais quelle honte l’a piqué ? Le ministre de l’Intérieur a eu à subir les rougeurs du Président. Il fallait bien que quelqu’un paie. Tout cet ordre et ce désordre en même temps qui se sont exprimés à l’insu de son plein gré. Si Emmanuel Macron s’était douté une seconde que l’article 24 pouvait faire la moindre première vague, et comment qu’il aurait mis le holà, avec son fameux doigté. Mais que ces sous-fifres de ministres et députés de je ne sais où communiquent tellement mal qu’on en arrive à ces images qui mettent à mal la sienne, comment l’imaginer ? Ça devient de plus en plus difficile de trouver du personnel qualifié.
(…)
Donc l’article 24 est bon sur le fond mais il ne faut pas juste le réécrire, il faut le réécrire complètement. Tout en le gardant, naturellement. Et ça, les députés sont mieux placés qu’une commission indépendante pour le faire vu qu’ils connaissent cette loi comme personne : ils l’ont votée. On attend ce tour de force avec impatience, la lecture de la prochaine mouture qui mènera en douceur du dissensus au consensus.
Heureusement que c’était juste un article de loi et pas les plans d’un Airbus ou la formule d’un vaccin anti-Covid-19. Ah, comme on aimerait jouir de ce privilège de pouvoir réécrire complètement soi-même plutôt que d’être réécrit. Parce que ce qu’on nous dit depuis déjà plusieurs années, avec les réformes du droit du travail, des retraites, etc., c’est : «Ah non, ça a changé, mon bon monsieur. Votre contrat de travail, nous l’avons réécrit complètement. J’espère qu’il vous plaira.» Au commissariat : «Ça n’allait pas du tout, votre déposition, nous l’avons réécrite complètement. J’espère qu’elle vous plaira.» Chez le notaire : «Il ne convenait pas du tout, le testament de votre mère. Conformément aux vœux de vos enfants, nous l’avons réécrit entièrement. J’espère que ça ne vous déplaira pas.» Au magasin d’électroménager : «Ah, nous sommes désolés, mais la garantie, nous l’avons réécrite entièrement.» A la maison : «Mais pas du tout. Je n’ai pas oublié la liste des courses, je l’ai réécrite entièrement.» " (Mathieu Lindon / Libé)

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(pour Sylvain)

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à chaque tour suffit sa reine

2

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3

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à chaque Cour suffit sa traîne

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à chaque courge suffit sa graine

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à chaque gourde suffit sa gaine (mais la chaîne marchait aussi, incontestablement!)

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à chaque fourbe suffit sa gêne

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et tiens, j'en remets un supplémentaire grâce à Deloin :

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* (solution plus bas)

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(à la boulangerie ce matin, oh un Jean Bonhomme ! Et seulement pour aujourd'hui, m'a assuré la boulangère... Ca m'a fait penser à Dominique. J'en ai donc ramené un à la maison pour le goûter!)

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Déconfinement : pour le gouvernement, ça sent le sapin

"Selon les informations recueillies par Libération, le "plan B" sur lequel on réfléchit à Matignon ne contiendrait pas de nouvelles restrictions de déplacements pour les fêtes de Noël. "On ne peut pas faire ça aux Français", fait valoir un conseiller. L’exécutif craint pourtant l’exemple américain de Thanksgiving : des rassemblements familiaux relançant l’épidémie début 2021, avant la campagne de vaccination annoncée pour le printemps. En revanche, le gouvernement pourrait bien revenir sur sa décision de rouvrir avant Noël les salles de cinéma, de théâtre ou encore les musées. "La culture est essentielle à notre vie de citoyenne et de citoyen libres", avait pourtant souligné Emmanuel Macron. "Tout ce qui est prévu au 15 décembre n’aura peut-être pas lieu au 15", insiste un conseiller. Exemple avec le "couvre-feu" : Macron avait annoncé 21 heures, il pourrait être fixé à 17 heures pour éviter les rassemblements familiaux et amicaux hors 24 et 31 décembre. "C’est trop tôt pour décider, dit-on au ministère de la Santé. Il nous faut encore du temps pour analyser les derniers chiffres. Est-ce l’effet du retour du froid ? D’un relâchement dans le confinement ? En tout cas, on ne pense pas que ce soit lié à la réouverture des commerces puisque cela fait moins de deux semaines."" (Libé)

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* à chaque porc suffit sa couenne (bien sûr)

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7 décembre 2020

RCC38

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mots inconnus (tout du moins sous cette forme) que me place cet enfoiré d'ordinateur lorsque je joue contre lui :

ACINI / ASANA / ANEURINE / AQUILAINS / APOSTAMES / AREC / ASELLES / ATIPA / ATMAN / BABOLA / BALUBA / BEMBA / BETIS / BIAUDE / BILLETTE / BLENDES / BLETZ / BOLDOS / BOESSE / BOUR / BOWAL /  BYLINE / CALF / CITRINS / COLOBE / COURSIES / COXEES /  CROW / DASHIS / DAUMONT / DRILL / ELEGIRAIT / ELATIF /ENJUGUERA / EPANNE / FEIJOA / FIQH / FREINTES / GAVOT / GHEE / GUPPY / GRIVNA / HASTE / HOGANS /  HORA / HUMIQUE / IBERIS / ILEALE / INALPAIT / INDAGUES / INUK / IPE / ISERANES / JATI / KARENS / KIKIWI / KOI /LINIER /  LUTZ / MANX / MAZAT / MEHALLA / MINQUES / MOJO / MOOK / MOREAUX / NASONNA / NIM / NIOUEEN / NITRURERAS / OMRA / OXFORDS / OZENES / PADDYS / PANICAUT / PATHIE / PEKOE / POTTO / POTUES / PUTIER / QANOUNS / QUETZALS / QUINTOIE / RUOLZ / RULLYS / SALINGUES / SCHWA / SHISHUA / SOLENS  / SURAH / SYLIS / TAENIA / TALITRES / TIFO / TIGLONS / TOBY / TOKAJS / TONIE / TSWANAS / UNIV / VELOT / VIHARA / WITZ / XANTHIES / XYLOLS /  ZEK / ZIKR

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"Quelle différence politique observez-vous entre les deux confinements que la France aura vécus en 2020 ?

En mars, ce dispositif très puissant était guidé par une rationalité politique qui paraissait savoir où elle allait, obéir à une logique, et maîtriser ses décisions. On assistait au déploiement d’une raison d’État. Aujourd’hui, on assiste plutôt à une panique d’État : plusieurs semaines sans véritable décision, puis un couvre-feu présenté comme une manière d’éviter le reconfinement, et enfin cette fermeture, sans transition ni réelle préparation des esprits. On aurait pu évoquer des étapes possibles, construire une rationalité, pour éviter ces va-et-vient qui donnent un sentiment d’inconstance. Bien sûr, il s’agit aussi de ne pas exposer l’hôpital public à une faillite qui sauterait aux yeux de tous. Quoi que le gouvernement dise, entre les deux vagues, le cap n’a pas été mis sur des objectifs forts pour le renforcer. L’ensemble du corps médical a dénoncé le Ségur comme très insuffisant." (Guillaume le Blanc, philosophe, Télérama)

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et oui c'est tout
(c'est dimanche aujourd'hui, mine de rien!)

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5 décembre 2020

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oui, on est dans le flou...

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"On ne sait pas s’il y aura de la neige à Noël. Ce dont on est sûrs en revanche, c’est que le ski (de piste) a définitivement fait chuter le pays en absurdie. Et que la dystopie Covid dans laquelle nous tentons tant bien que mal de nous mouvoir depuis le mois de mars s’est muée en un gigantesque sketch de Coluche. Mais comme on ne peut plus rire de tout, c’est un sketch pas drôle auquel se livre l’exécutif, où se croisent communication politique, bras de fer diplomatique et non-sens technocratique. On avait eu la grande roue de Lille, qui pourra tourner mais sans passagers et l’horodatage des billets de cinéma qui vaudront laissez-passer à partir du 15 décembre. Et voilà que coté montagnes, après avoir annoncé que les remontées mécaniques ne seraient pas autorisées à fonctionner pendant les vacances de fin d’année, le duo Macron-Castex hausse le ton. Il est désormais question de «mesures restrictives et dissuasives» pour empêcher les Français de s’adonner à la glisse à l’extérieur de l’Hexagone. Mesures qui iraient jusqu’à des contrôles aléatoires aux frontières, à l’aller comme au retour avec – carrément – isolement de sept jours et tests obligatoires pour les contrevenants. Ne pas créer de clusters en évitant les télécabines en nage après une piste rouge et les bars après-ski dès la nuit tombée, on comprend.
(…)
Et tant pis si au passage ce président qui a fait de l’Europe l’alpha et l’oméga de son quinquennat est mis en échec par l’Autriche et l’Espagne sur son appel justifié à la solidarité sanitaire et que les promesses de Bruxelles d’agir vite, mieux et ensemble depuis le début de la pandémie butent sur un sujet aussi anecdotique. Alors maintenant, on fait comment ? On arrête n’importe quelle voiture de retour des montagnes et on compte les peaux de chamois dans le coffre ? On traque les restes de forfaits dans l’habitacle ? On met des douaniers sous les sapins de nos voisins ? A défaut de skier, on pourra toujours rigoler dans la neige. Française." (Libé)

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longuevieauxobjets.gouv.fr
(ça existe vraiment)

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"Dis à ton fils qu´il doit rentrer
La nuit va bientôt tomber
- Laisse-le jouer près de l´eau
Le maïs est encore chaud
- Mais demain, il va falloir se lever
- Je sais bien, il faut planter le café"

(de je ne sais où m'est revenue cette chanson, tandis que je préparais ma salade d'endives, et du souvenir -lointaiiiin- d'une fête du lycée (Gérôme ) où elle avait été interprétée sur scène par un duo (frère et soeur ?) qui m'avait ému...)

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La routine désigne

- un ensemble d'habitudes (ou l'une d'elles) et évoque la monotonie ;

- une fonction (ou procédure, module, subroutine...), en programmation informatique de logiciels ;

- en prestidigitation, une routine désigne un enchaînement de passes accompagnées ou non d'un boniment qui constitue ce que le profane appelle un tour de magie. (dictionnaire.sansagent.lepoint.fr)

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feelgood x 2
(on the beach)

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 "Certains vous diront que c’est notre plat doudou, d’autres de la comfort food. Quand le pied de nez de l’automne indien finit par s’effacer, quand reviennent les jours gris du tunnel hivernal, on a envie de pommes au four. Comme on a envie de se lover dans notre vieux pull gris de camionneur. Comme on a envie de relire la Main coupée de Blaise Cendras en sirotant un jus de caserne dans notre vieux mug en tôle. Comme on a envie de s’enfoncer dans les ornières de notre bonne vieille forêt de Chaux, à humer l’humus qui dit la vie, puis la mort, puis la vie, etc. Comme on a envie de faire rugir Simple Minds dans Love Song alors que la nuit vient silencieuse. Hier, entre chien et loup, elle était hurlante de feux de poubelle et de gaz lacrymogène, de début de galop devant les escouades casquées et motorisées de la Brav (Brigade de répression de l’action violente). Il ne faut jamais rater les fins de manif, elles disent les cris de colère (de part et d’autre) restés trop longtemps coincés en travers de la gorge. La colère, c’est comme la faim, c’est jamais férié. L’envie d’en coller une à l’injustice, c’est comme une merguez-frites à minuit, évident, instinctif, indémodable.

Il faut la quiétude du frichti pour ne pas sombrer dans la béance de cette année de merde. Parce qu’en fricassant, souvent avec pas grand-chose, la bectance nous rappelle que le soleil peut, peut-être, encore briller pour tout le monde. Qu’on peut arracher les «feuilles mortes du calendrier» (dixit Jacques Prévert) des jours gris et incertains avec quatre pommes à cuire et le four qui ronronne en nous tiédissant l’humeur. Qu’on peut se réconcilier un peu avec le désir d’espérer en humant le parfum mêlé de la reine des reinettes et du sucre brun qui s’échauffent mutuellement. Avant de se vautrer dans le fondant du fruit cuit copieusement nappé de crème crue. Le bonheur quoi." (Jacky Durand / Tu mitonnes /Libé)

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1 décembre 2020

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et hop! j'ai ratiboisé le papyrus qui végétait (périclitait) dans la semi-pénombre de la bibliothèque. Ca, c'est fait!

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et hop! j'ai cassé toutes les noix de Gy qui étaient dans le petit carton (en regrettant qu'elles ne se cassassent pas mieux) -elles devaient être pas assez sèches- avec dans la tête La vie en rose (version de Grace Jones)

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Et hop! (mais c'est quoi déjà cet effet-là ?)

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Et hop! ça c'est pour mon ami Philou :
"Eric Sarner est un voyageur, il vient de poser ses souvenirs à Marseille après les avoir laissé traîner à Montevideo puis Berlin. Sa vie est un enchaînement de pays et de rencontres folles. Ainsi celle, racontée en guise d’épilogue de ce très beau recueil, avec l’écrivain argentin Julio Cortazar, dans les Alpes-de-Haute-Provence, un jour des années 70 ("Nous l’aimions tant Julio"). Si belle qu’elle paraît inventée mais non, nul besoin d’inventer avec Sarner, il suffit de se retourner sur sa vie, tout est là. Et il n’a pas dit son dernier mot." (Libé)

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Et hop! Treize heures et quelques : C'est Hervé Le Tellier qui a gagné (j'avais émis l'hypothèse) :
Prix Goncourt pour l'Oulipo
(tout petit lipogramme)

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(un écrivain auquel je suis très attaché, entre autres  pour Joconde jusqu'à cent (et la suite, Joconde sur votre indulgence) et surtout, surtout, surtout, pour Les Amnésiques n'ont rien vécu d'inoubliable (ou Mille réponses à la question A quoi tu penses ?) -qui a été depuis - 1988!- réédité maintes fois avec maintes couvertures différentes

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Et hop! au téléphone, auparavant, avec Dominique, en plus du bouquin de Le Tellier, furent aussi évoqués Le radiateur d'appoint d'Alex Lutz (que du coup j'aurais envie de lire), mais aussi Miguel Bonnefoy qui a écrit un livre dont elle ne se souvient plus du titre, et aussi l'ami d'enfance de Xavier Dupont de Ligonnès qui a écrit un livre sur lui (et qui jouait, enfant,  dans L'Argent de poche, de Truffaut)

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et hop! à 21h, sur arte, je pense que je n'étais pas le seul à regarder

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les aventures de Mortez & Rivetot, (Rochefort et Jugnot sont parfaits) avec le grand chien rouge et les mecs sur les ponts au-dessus de l'autoroute qui menacent de jeter leur vélo (et bien sûr Il mio rifugio de Richard Cocciante, qui m'émeut toujours autant...)

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Et hop! Eric Pessan

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Et hop! esprit de noël!

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et hop! feel good!

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Et hop! bonne nuit!

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(demain c'est le premier décembre et vous aurez double ration!)

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27 novembre 2020

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on prend les mêmes (et on ne recommence pas)

Décidément! Le premier concon nous avait privés de notre Semaine Latino 9 (dont je trouvais la programmation trèèèès alléchante) et huit films étaient ainsi passés à la trappe.
La réouverture des cinémas nous a permis d'en re-programmer deux

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En manquaient  donc encore  6...
Et voilà, qu'en octobre, Dominique m'avait appris qu'au Kursaal, à Besac, fin novembre, était programmée une semaine semaine de Cinéma Latino, où je pourrais voir

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qu'on n'avait pas pu passer, mais aussi

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et

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(Araña, en avant-première, mais, depuis,  le pauvre film a tellement disparu dans les limbes qu'il n'y a même plus d'affiche sur allocin*che...)
Tout avait été prévu, les séances cochées (tout se présentait bien, il y avait des séances à 10h, on pouvait enchaîner un petit Ermitage, et retour au cinéma à 14h, je devais prendre le bus deux ou trois matins, bonheur, enchantement, félicité, béatitude...) MAIS le reconcon a, une fois de plus, balayé tout ça (smiley qui pleure) et je n'ai plus que mes yeux pour pleurer (et éventuellemnt en visionner quelques-uns en vod...)

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Catherine m'envoie un lien où on peut visionner un "concert idéal" de The National que Michka Assayas a concocté (je voulais employer concaténé pour faire le malin mais Larousse me fait les gros yeux et me dit non non ça n'est pas exactement ça, abstiens-toi...), j'y vais donc, en regarde quelques bouts, me dit qu'il y manque Sea of love, une de mes chansons favorites du groupe, dont je regarde une nouvelle fois le clip (je ne m'en lasse pas) et que je finis pas visionner en live (je sérendipite comme un fou...) ce qui, de fil en aiguille, me ramène (clic clic Manue) au concert mémorable du 28 juillet 2014, aux Nuits de Fourvière, où le groupe avait interprété exceptionnellement Guest Room (ce qu'ils ne faisaient pratiquement jamais en live, et m'avait secrètement conforté dans l'idée que c'était juste pour moi...)

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(Matt Berninger)

Capture d’écran (736)

Sea of love

Capture d’écran (738)

Nuits de Fourvière

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je souffre d'une sérieuse addiction au beurre de cacahuète

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un commentaire qui m'a fait rire (sur le blog que Riri a mis en lien) :

"Maradona?, c'est pas lui qui avait jeté sa petite culotte à Chirac?"

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(esprit de noël forever!)

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