CMFUBJ 47
(P38 2)
L'ENNEMI
de Stephan Streker
avec Jérémie Rénier, Alma Jodorowski, Félix Maritaud, Emmanuelle Bercot, Zacharie Chassériaud
(sortie : 29 septembre 2021)
Le plaisir de revoir un film belge (quand je vois se dessiner le logo BELGIAN CINEMA MADE IN WALLONIA BRUSSELS mon coeur déjà frétille d'aise...) d'un réalisateur déjà programmé dans notre Semaine Belge (pour Noces) avec en plus une distribution inoxydable -Jérémie Rénier, comme ses copains cités précédemment Anthony Bajon, Tommy Lee Jones, Matthias Schoenaerts (c'est bien d'enfoncer le clou) est toujours aussi bien, mais il faut cette fois lui adjoindre l'intégralité de la distribution (toutes / tous sont intenses) dans un film ambitieux (pourtant librement inspiré de faits réels), l'histoire d'un homme politique célèbre accusé du meurtre de sa femme, mi-film d'amour et mi-film de zonzon (avec Maritaud comme voisin de cellule idoine, en crapule poly-tatouée et fumeur de bédos), un film tout aussi idoinement ambigu (et qui n'hésite pas à enfoncer le clou entre flamand et wallon, comme tout film belge digne de ce nom). Une réussite qui donne envie de refaire illico une Belge Semaine 4...
"Si quand les nègres sont persécutés, tu ne te sens pas nègre, si quand les femmes sont méprisées, ou les ouvriers, tu ne te sens pas femme ou ouvrier, alors, toute ta vie, tu auras été un pédé pour rien." (Jean Genet, cité par Jérémie Rénier dans le film)
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EVERY BREATH YOU TAKE
de David Murray
avec Casey Affleck, Michelle Monaghan
(sortie en e-cinéma : 04 juin 2021)
Casey Affleck, je l'aime depuis Gerry (2002) de Gus van Sant (la plus belle histoire d'errance qui soit) et Gone baby gone (2007) de Ben Affleck (le polar à la conclusion la plus sibylline qui soir, où, tiens tiens il était déjà en couple avec Michelle Monaghan), et là, encore une fois il est très bien (comme Anthony Bajon, Tommy Lee Jones, Matthias Schoenaerts, Jérémie Rénier, oui oui...) en psy jusque là tranquillou quoiqu'affecté d'un problème familial (son jeune fils est mort dans un accident de voiture) qui va soudain se doubler d'un autre, professionnel (une de ses patientes vient de se suicider)... Et voilà qu'il fait la connaissance du frère de la demoiselle en question... Et voilà que les choses vont soudain aller de mal en pis (le travail de deuil va s'avérer bien plus compliqué -et douloureux et même contondant- que prévu...), que l'univers planplan du psy va commencer à se lézarder de toutes parts, et que le prototype du personnage de PPP (pervers polymorphe psychopathe) a encore de beaux jours devant lui sous les cieux hollywoodiens. Même si, comme le mentionne l'unique critique spectateur sur allocinoche, "tout ça est très cousu de fil blanc", j'ai regardé jusqu'au bout, un bon climax carabiné où on trouvera notamment l'illiustration littérale de l'expression "donner un grand coup de patin" pour mettre un point final une action...
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BOÎTE NOIRE
de Yann Gozlan
avec Pierre Niney, Lou de Laâge, André Dussolier, Dominique Rabourdin
(sortie : 8 septembre 2021)
Pierre Niney (lui aussi très bien, comme Anthony Bajon, Tommy Lee Jones, Matthias Schoenaerts, Jérémie Rénier, Casey Affleck avant lui) joue ici un acousticien (un monsieur avec un casque et une oreille hypersensible qui déchiffre (décrypte) les enregistrements figurant sur les boîtes noires des avions qui se sont crashés, la jolie Lou de Laâge (qui s'est fait ici la tête de Naomi Watts) joue sa femme, Olivier Rabourdin son supérieur, et André Dussolier son chef. Et voilà qu'un avion (le Paris/Dubaï) se crashe dans les montagnes, avec 300 passagers à son bord, que Pierre Niney ne bosse pas sur ce décrytage parce qu'il s'est pris la tête avec son supérieur, mais quand même si finalement, puisque le supérieur en question a aussi sec mystérieusement disparu... Et voilà qu'en décryptant la bande-son de la fameuse boîte noire, notre héros va commencer à trouver des trucs chelous, de plus en plus, et, comme Travolta dans BLOW OUT va mener sa propre enquête qui va déboucher sur un super giga méga complot contre l'humanité non je déconne vous verrez bien quoi par vous même non mais hé... Un thriller aéronautique informatique qui, de révélation en rebondissement, tient ses deux heures et quelques sans mollir... (et le méchant est -tadam!- démasqué publiquement à la fin, ce qui fait toujours plaisir).



















































































































