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lieux communs (et autres fadaises)
26 septembre 2015

grand couteau

LA VOLANTE
de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri

Mouais... il passait hier soir pour la dernière fois dans le bôô cinéma où on l'avait programmé, et j'y suis donc allé, sans enthousiasme excessif. On était quatre, à la sortie, à en discuter, les deux filles avaient plutôt bien aimé, et les garçons étaient moins enthousiastes (et moi encore moins qu'Hervé).
C'est l'histoire de la vengeance d'une femme envers l'homme qui a -sans le faire exprès- tué son fils (en conduisant sa femme à la maternité.) Cette vengeance-là se mangera très froide, puisqu'elle attendra presque 10 ans avant de se concrétiser. Froide, glaciale même, ainsi est d'ailleurs Marie-France (incarnée par Nathalie Baye, toujours aussi bonne actrice, même si, comme le dit joliment Libé "La nouvelle plastique de la comédienne, figée dans une impénétrable rigidité, contribue à brouiller les pistes"), qui camoufle sous des sourires fallacieux l'extrême noirceur de ses desseins. Car l'homme en question (celui qui a tué son fils) a eu lui aussi un fils, né cette fameuse nuit-là, où le sien à elle mourait justement, et toute la question pour le spectateur est : mais jusqu'où est-elle prête à aller, jusqu'à quel point désire-t-elle se venger ?
Les critique sont été plutôt dures dans l'ensemble pour ce film qui n'en demandait pas tant. Si j'ai trouvé le début plus que moyen (une scène qui ne fonctionne pas, où la mère est confrontée au cadavre de son fils, une scène qui n'est pas juste et plombe un peu cette mise en route) la suite fonctionne par contre très bien. On sait que Marie-France est une salope méchante, donc qu'elle va faire des méchancetés, mais on ne sait pas quand, et donc toute la mise en place de son plan est plutôt efficace. On admire même le machiavélisme de la méchante fausse-gentille, et la patience et la volonté dont elle a sur faire preuve pour que tout se déroule suivant ses plans. (Je suis bon public, je l'ai déjà dit, et donc j'étais tendu. Chacun évacue la tension d'une façon qui lui est propre : nos voisines de devant commentaient - On a même eu droit à un "Vingt dieux de ving dieux!"- tandis que celles de derrière, que j'ai soupçonnées d'avoir abusé de la cocaïne -ou autre poudre à laver- éclataient de rire nerveusement - et bêtement- à chaque scène de violence un peu rentre-dedans).
Car la violence finit, fatalement, par arriver. On s'en doutait. Et c'est là que les choses se gâtent. Baye avait déjà fait la méchante, (contre Serrault, dans En toute innocence), et l'on peut donc craibndre le pire. Le grand couteau pointu et sanglant, ça va une fois, mais, ensuite, la voilà qui se met à trucider à répétition, et on commence à comprendre où elle veut en venir, sans être vraiment certain de l'issue. Mais tout ça reste plutôt prévisible. Peut-être que Malik Zidi (qui est aussi un bon acteur) ne fait pas le poids ? C'est difficile à dire. En tout cas, toute la partie finale se désagrège et explose quasiment en vol sous nos yeux impuissants. Passer du thriller au grand-guignol est un exercice périlleux, casse-gueule, et il se trouve que cette fin est ratée, tant les rebondissements deviennent hélas mécaniques. Et attendus.
Même la toute-fin, dans cet appartement refait à neuf et le travelling avant sur cette photo de famille (comme dans la scène finale de Shining) n'est pas entièrement satisfaisante. (J'ai failli être gratuitement méchant en écrivant " Nathalie Baye, le spectateur aussi", juste pour le plaisir du bon mot, ce dont ne se privent pas maints critiques, mais c'eût été un mensonge, et injuste, car à aucun moment je ne l'ai fait -de bailler-. J'ai d'abord été tendu, puis un peu malheureux, par la tournure que prenait le film. puis de nouveau tendu (la scène dans le grenier, je suis bon public vous dis-je), puis de nouveau malheureux...)
Nathalie Baye, je l'ai tellement aimée, dans Les bureaux de Dieu, dans Le petit lieutenant, dans Une semaine de vacances, dans Les sentiments... (et même dans Les reines du ring hihihi) que je lui pardonne : elle n'est pas du tout en cause si le film est manqué.

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10 juillet 2015

virginité de la russie

QUE VIVA EISENSTEIN!
de Peter Greenaway

Enfin! Le dernier Greenaway, et, bonheur, lui aussi en sortie nationale, que je suis donc allé voir juste après le Gondry (ça change de braquet  mais il y avait tout de même une certaine continuité : c'est, là aussi une histoire de deux garçons différents mais complémentaires). Greenaway et moi, c'est une loooongue histoire d'amour, depuis Meurtre dans un jardin anglais,(je me souviens de la tête qu'on faisait, tous, en sortant de la salle, genre wouaaah qu'est-ce qu'on vient donc de voir là ?) je suis allé voir tous ses films à leur sortie (et j'ai même récupéré les ceusses qui n'étaient pas sortis en France), parce que j'aime sa façon d'aborder le cinéma, de parler d'art, de montrer des gros monsieurs tous nus (et des quéquettes visibles), et de bidouiller les images, et je continue de l'aimer, malgré quelques déceptions (Goltzius et la Compagnie du Pélican, le tout dernier, qui m'a saoulé, en fait partie) parce que  le retour de bâton du prêt-à-penser (ceux qui décident ce qui est bien ou pas, ce qu'on doit aimer ou pas), semblerait depuis quelques temps jouer en sa défaveur et qu'il faille donc ne plus l'aimer. Mais moi si, je continue...
Greenaway est savant, incontestablement, et il aime le faire savoir, au risque de parfois (souvent) pousser l'érudition jusqu'au pédantisme. Il est très souvent question de peinture, de littérature, de théâtre, et bien moins souvent de cinéma. (Ne serait-pas ici, d'ailleurs, la toute première fois ?) Il a choisi de parler d'Eisenstein (dont, à part les titres de ses films, je ne savais à peu près strictement rien) qui fait un séjour au Mexique (avec la vague intention d'y tourner un film) et va, lui aussi, y vivre sa toute première fois : une histoire d'amour avec un autochtone, avec approche et oeillades, puis défloration anale comme si vous y étiez -tout en continuant de disserter assez doctement, mais tout aussi badinement, sur la révolution d'Octobre et les premiers colons américains-. La Russie et le Mexique, le pâle et le moreno, le chaud et le froid, bref un genre de choc (thermique) et pas seulement des cultures. "Et tu me parles de ça avec ta queue dans mon cul ?" , dit, avec autant de crudité que de candeur, Eisenstein au moment-clé.
Depuis le temps que Greenaway tournait autour du pot (si je puis dire), et nous répétait sa fascination (que je partage mille fois) pour la plastique masculine, le voilà qui se décide enfin à sortir de son placard cinématographique en nous les montrant tout de go entre eux, ces messieurs, à deux, et de fort intime façon... Oui, Grennaway s'amuse, se lâche, se laisse aller, déboutonné de ses habituelles engonceries moyen-âgeuses (la fraise, le pourpoint, les haut-de-chausses etc.)
C'est vrai que des messieurs tout nus, on en a vu beaucoup chez Peter G. (je garde un souvenir assez ému -émerveillé- de la débauche quéquettesque de Prospero's books, un de me préférés), mais, des cinéastes, moins. Serait-ce l'iconoclastie du dispositif (ciel on s'attaque au burin et sans vergogne à l'effigie d'un grand cinéaste) qui fait baisser les yeux et pincer la bouche aux Cahiaîs ? A propos de cinéma, on peut juste regretter qu'ici, justement, si le cinéma de Greenaway (et ses tics, diront certains grincheux) fonctionne à plein et se déploie plutôt lyriquement (et révolutiond'octobresquement), celui d'Eisenstein soit tout de même un peu passé à la trappe. Pas celui qu'il a vraiment déjà fait (on a des images en noir et blanc qui viennent et reviennent, comme la mouche du Cuirassé Potemkine) mais celui qu'il est supposé être en train de faire (et les centaines de milliers de mètres de pellicule qu'on nous en évoque), et qui passe à la trappe de la narration en nous frustrant d'autant.
Greenaway focalise le récit sur ces 10 jours qui ébranlèrent le cinéaste (Eisenstein, vous suivez ? et pas que l'ébranlèrent d'ailleurs mais hmmm je m'égare) et on revient donc souvent dans la chambre (ou la salle de bain) où se joue(ent) l'essentiel de la relation entre les deux hommes. et c'est assez plaisant, finalement, de voir ce bon gros (et appétissant) bourrin (sous les traits duquel est dépeint le cinéaste) pleurer in fine comme une midinette -avec plans de morve insistants- à laquelle on signifie son congé, et la fin de son éternelle histoire d'amour d'une semaine et demie ("Il doit nous revenir..." lui explique la femme de son amant.) Révolution russe, fête des morts, anniversaire, la boucle est bouclée et Eisenstein repart (et je me dis "Oh, déjà ?", tellement tout ça m'a enchanté et que je n'ai pas vu le temps passer...)
Un film bavard, fébrile, virtuose, où Greenaway semble se souvenir de sa magnificence et sa splendeur passées -pour d'aucuns-, un film brillant et audacieux, mais par bonheur beaucoup moins agité que Goltzius (qui ne vous laissait pas une seconde de répit ni pour les pupilles ni pour les tympans) et qui vous laisse dans un état de fébrilité et d'agacement beaucoup moins grands. Et de plaisir donc décuplé.
Top 10, peut-être, sans doute pas pour les bonnes raisons (au moins FAQV d'or de l'année, sans presque aucun doute...)

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18 juillet 2018

dans la brume

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UNA QUESTIONE PRIVATA
de Paolo et Vittorio Taviani

Quatrième film d'une semaine riche en événements, dernière séance (pendant la demi-finale de la Croupe du Monde, dont je préférais ne rien savoir. Avec les Taviani (désormais ce ne sera plus qu'avec le Taviani) on sait en général plutôt à quoi s'attendre, depuis le temps qu'on les connaît (Allonsanfan, 1974, quand même!) : du beau cinéma rital, politique, militant, historique, avec des beaux mâles mal rasés qui en général se battent, entre eux ou contre d'autres pour la politique, ou pour l'amour, ou pour les deux. Avec dans cette filmographie des pics sublimes (qu'ils soient anciens - La nuit de San Lorenzo- ou bien plus récents -César doit mourir-) mais aussi quelques bien plus rares accidents de parcours (l'académique Good Morning Babilonia, le mièvre Contes Italiens) et je réalise d'ailleurs en parcourant leur filmo sur allocinoche, qu'il y en a même plusieurs que je n'ai pas vus, qu'il fut un temps où je les aimai moins... (Les affinités électives, Le mas des alouettes, Le soleil même la nuit). C'est comme avec un certain nombre de cinéastes découverts dans les années 70 (Wenders en restant l'attristant prototype) : au début nous nous sommes tant aimés, et, plus tard, avec le temps va tout s'en va...
Ce film-ci reste un peu dans l'entre-deux. Ni une cime, ni un abîme, juste un pont entre les deux, et c'est un peu dommage. Milton, Fulvia, Giorgio, un triangle amoureux dans l'Italie de 1943, en pleine guerre civile entre Partisans et Fascistes. Et Fulvia qui a dit à Milton qu'elle aimait bien les lettres qu'il lui écrivait, et Milton a découvert qu'elle préférait Giorgio. Et le temps a passé, et Fulvia est partie, et Milton et Giorgio se battent contre les fachos, et Giorgio est capturé par les affreux salopards, et milton entreprend d'aller chercher un remplaçant (facho) pour l'échanger -vivant- contre son ami Giorgio, et ainsi lui sauver la vie.
Un genre de road-movie, donc, le plus souvent à pied, avec une quantité prodigieuse de brouillard (une part conséquente du budget du film a dû y être investie). Mais bon (c'est vrai que j'ai vu le film il y a maintenant une dizaine de jours, et qu'il s'est comme dilué dans l'espace-temps.
Il m'en reste deux images : une maison d'abord, une grande maison, qui m'a fait penser à celle du Jardin des Finzi-Contini, allez savoir pourquoi, qu'on voit à deux reprises au moins dans le film (trois ou plus si on compte les flashes-back), et celle de Milton, à la fin du film, en train de sauter à pieds joints sur un pont qu'il sait être miné, en lui criant "Saute! saute!" car il voudrait mourir, mais le pont fait sa mauvaise tête et refuse de sauter, justement, et Milton, après une dernière apostrophe, tournera les talons et disparaîtra... dans la brume.
Comme ce jolier film des Taviani, reparti dans les limbes, que je m'engage solennellement à revoir, une autre fois, un autre jour. Promis juré craché.

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(et l'affiche est fadasse, je trouve...)

9 avril 2022

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Les recettes , il faut se les réapproprier : ainsi, le velouté de céleri d'Adèle, que Pépin avait adapté en y ajoutant des pommes de terre, je l'ai modifiée une nouvelle fois en ajoutant un oignon, puis, en fin de cuisson, j'ai carrément improvisé : à la place des pommes de terre, j'ai mis un reste de gratin dauphinois de chez mon boucher-charcutier-traiteur, ainsi qu'un fond de sauce aux morilles de chez le même, ah et aussi fait 1/3 lait / 1/3 lait d'amandes et 1/3 eau -pour dissoudre le bouillon de légumes- le résultat était pas si mal (je trouve qu'on ne sentait pas tout à fait assez le céleri)

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"Comme s'il avait été invité à une soirée déguisée et qu'il était le seul à s'être déguisé."

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"Dieu que de processions, de monomes, de groupes
Que de rassemblements, de cortèges divers
Que de ligues, que de cliques, que de meutes, que de troupes
Pour un tel inventaire il faudrait un Prévert"
(Georges Brassens)
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"Savoir si le sujet veut ce qu'il désire."
(Lacan cité par Carole Bouquet in En thérapie)

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One more jump

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le corps de Maksim Levin, le photographe auteur de cette photo, a été retrouvé en Ukraine

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 La météo annonçait ce matin la nuit d'avril la plus froide depuis 1947.

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(observé sur pièces) les vrais hommes préfèrent la palette au sauté de veau.

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construire un itinéraire de chez moi à Monop' et retour sans jamais repasser au même endroit
(les solutions sont multiples)

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les toilettes (pourtant payantes) de la gare étant désormais condamnées, il a fallu que je trouve un endroit pour me soulager avant de monter dans le bus, je me suis installé derrière une haie fort commode mais, sans doute à cause de la température, il est apparu que mon zizi était tellement rétracté que j'ai craint de me pisser sur les doigts...

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à la fraîche

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deux ados, même pas pubescents*, sont assis sur les escaliers du barbier
(* je me souviens que, beaucoup plus jeune, j'avais rosi en découvrant dans le Gaffiot que le verbe pubesco se traduisait par "se couvrir de poil follet, devenir pubère")

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Message du drone aux habitants de Shanghai confinés : "Contrôlez votre désir de liberté, n’ouvrez pas vos fenêtres pour chanter"

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22 avril 2018

séparatistes

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FROST
de Sharunas Bartas

Bon. Je suis nul en histoire et en géo (et tout autant donc en géopolitique et histo-politique -ça existe-ça ? je ne suis pas certain-) ce qui ne facilite pas la compréhension du propos. (En rentrant j'ai googlé et wikipédié tout ça pour essayer d'y voir un peu plus clair). En 2014 deux jeunes lituaniens (j'aurais mis ma main à couper qu'on y mettait un h), Rokas (lui) et Inga (elle) partent dans un fourgon "humanitaire" de Vilnius (Lituanie) vers l'Ukraine pour apporter des vivres et des chaussures  aux soldats qui se battent là-bas. En regardant la carte (a posteriori bien sûr), je me suis d'abord demandé  pourquoi ils passent par la Pologne plutôt que la Biélorussie, mais en lisant un peu on comprend que les biélorusses sont plus copains avec les russes, et pas catalogués très gentils gentils bien au contraire.
Le film est signé Sharunas Bartas, grand chantre de la solitude mélancolique (certain critique le surnomme "Le Tarkovski Lituanien") et de la désespérance muette (ou c'est tout comme). J'ai vu ses premiers films (Corridor, Few of us, The House), tristissimes, il y a longtemps (dans les années 90) et j'avais eu, vingt ans plus tard, le plaisir de voir, en 2015, (dans une petite salle du 6ème, sur un écran à peu près de la taille de ma télé) son Peace to us in our dreams, que j'avais trouvé lumineux, élégiaque et... serein. Apaisé, quoi. Pour faire court, Bartas a l'habitude de filmer des gens tristes et des paysages sublimes.
C'est tout à fait le cas avec Frost. Plans rapprochés sur les visages et plans d'ensemble pour les paysages (ce qui est logique). Ces deux-là (nos tourtereaux lituaniens) vont faire un sacré périple dans leur fourgon, après une décision hâtive de Rokas suite à la proposition d'un camarade, sans avoir vraiment conscience de ce qu'ils font ou de pourquoi ils le font.
Rien que les plans d'autoroutes et de pare-brises embués, filmés par Bartas, c'est grandiose. Alors quand il filme la route enneigée ou, simplement, le défilé des arbres entrevus par la vitre du fourgon, dans un travelling aussi poétique que graphique, on touche évidemment au sublime. Ce road-movie est filmé avec une grande rigueur, dans la mesure ou "la guerre" reste pendant longtemps présentée comme une chose abstraite, lointaine, hors-champ, à la fois omniprésente mais tout autant omni-absente, que le récit, dans sa première partie, se plait à éluder. Le ton est curieusement (mais pour le bartasophile, c'est habituel) atone et dépassionalisé. Tout ce qui pourrait, dans un premier temps, être sujet à ennuis et à inquiétude (les passages de douane, les contrôles, les militaires, les armes) et que n'importe réalisateur aurait filmé avec une musique qui fait peur et un suspense au couteau est ici mis à plat, simplement. Nos héros parviendront-ils à mener à destination leur fourgon humanitaire ? tout semble faire penser que oui, au moins, dans un premier temps, tout autant que chacun(e) des personnes rencontrées (dans un road-movie, c'est normal, on fait des rencocntres) semble se poser la même question : "Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère ?".
Une jolie parenthèse s'ouvre dans le film, une nuit dans un hôtel plutôt chicos, où séjourne une (joyeuse ?) troupe d'humanitaires (et/ou de journalistes) qui vont accueillir, pour la nuit justement, nos deux jeunes gens, qui eux, après les libations d'usages (non non c'est vrai on ne suce pas de la glace...)  vont vivre cette nuit séparément, Inga dans la chambre d'un  certain humanitaire à lunettes (qui allez savoir pourquoi m'a fait penser à Milos Forman), et Rokas dans celle de Marianne (Vanessa Paradis, très bien, avec un très joli discours sur l'amour, mais dont la brièveté de l'intervention ne justifiait pas forcément sa place tout en haut de l'affiche... moi je dis ça hein...).
Et le film, comme le camion*, reprend son cours, vers ces soldats ukrainiens jusqu'à alors fantomatiques, mais qui vont soudain prendre corps, dans une dernière partie qui s'achemine vers un ultime plan (j'avais écrit blanc, c'était justifié) d'une beauté à couper le souffle. Ce qui était jusque là une notion vague ("la guerre"), puis a fait l'objet de discussions animées ("Est-ce une guerre civile ?", "Faut-il mourir pour sa patrie ?" -j'avoue que là c'est le moment où j'ai un peu dormi-) prend tout à coup forme, se matérialise (s'incarne") , dans un premier temps via le groupe de soldats qui accueille pour la nuit Rokas et inga, juste après avoir failli les tuer (parce qu'ils ne sont sont pas arrêté lorsqu'on leur en donnait l'ordre et ont bousillé la roue du camion en roulant sur la herse), et la façon justement dont on passe du rudoiement et des menaces à la complicité, de la suspicion au partage (j'aime beaucoup cette partie), puis dans cette ultime séquence où Rokas finit par se (re) trouver face à ce qu'il (re)cherchait depuis le début du film. Et Sharunas Bartas prouve une nouvelle fois qu'il est un grand cinéaste. Le dernier travelling arrière justifierait à lui seul qu'on aille voir le film.

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* "Camion dans la nuit
Camion bâché
Comme un ballon lâché
D'illusions, d'espoirs
Et le sang taché
Sangles attachées
Ne plus rien vouloir
D'une époque à vomir
Ne plus rien dire
Rouler dans le noir
Par les rêves attaqués
Sur les bas-côtés
Du désespoir"
("Camion bâché", Gérard Manset, tiens, que ça m'a donné envie de réécouter)

 

25 août 2021

séance double (rattrapage)

(vu dans le bôô cinéma, avec Emma, avant de partir)

INDES GALANTES
de Philippe Béziat

Vu in extremis (on devait en principe partir jeudi, mais finalement ce fut vendredi) ce documentaire parfaitement jubilatoire sur la présentation des Indes Galantes, l'opéra de Rameau, mis en scène par Clément Cogitore (au niveau du plaisir de spectateur, le cureseur était approximativement entre L'Opéra, de Jean-Stéphane Bron, et Les rêves dansants, de Ann Linsel et Rainer Hoffmann, que j'avais adorés tous les deux...) La caméra furète un peu partout : danseurs, chanteurs, musiciens (et leurs féminins aussi danseuses, chanteuses, musiciennes) pour ce spectacle qui faisait entrer pour la première fois sur scène des jeunes gens souvent à capuche et doudoune et tenue de sport et aux danses aux noms presqu'inconnus : krump, hiphop, voguing (ce qui fit d'ailleurs hurler à la mort et/ou ricaner les "puristes" avec leurs culs serrés et leurs bouches, justement, en cul-de-poule) et dont le making-off -depuis les premières répétitions jusqu'à la première représentation- montre au travail une extraordinaire symbiose entre ces différents corps du métier du spectacle (comme le résume un des -remarquables- jeunes danseurs : " Y avait trop de love...".) Dans la rue, dans le hall d'entrée, dans les coulisses, sur la scène, on suit l'élaboration du spectacle, jusqu'à son éclosion sur la scène, et, non seulement, montre les corps en action mais sait aussi donner aussi la parole à chacun(e). un grand moment de bonheur.

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un des moments -pour moi- les plus forts du film : à la fin de la danse "S'ils sont sensibles", tous les danseurs sont sur scène, le point levé, dans une immobilité et un silence complets, attendant ce qui va suivre, la réaction du public. Je pleurais, et j'entendais à côté les sanglots d'Emma qui pleurait en simultané...

*

(vu au Rex de Nogent-le-Rotrou, avec Dominique, Malou, Pascal, Céline, Rebecca)

CINQUIEME SET
de Quentin Reynaud

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(Après avoir préparé, festoyé, rangé, nettoyé, il s'est trouvé qu'on avait juste le temps de filer à Nogent à deux voitures, pour la séance de 17h15, pour ce film que j'avais raté au bôô cinéma, et que j'avais envie de voir pour Alex Lutz).

Un ancien jeune prodige du tennis, (Alex Lutz, qui livre une prestation très impressionnante, quasiment césarisable) devenu un vieux jouer pro lambda dans les abysses du classement, décide de tenter un come-back, et s'inscrit aux éliminatoires de Roland Garros. Un film 100% tennis (sa femme -Ana Girardot- fut aussi une jeune championne, sa mère (Kristin Scott-Thomas) est/fut aussi son entraîneuse), où, bien sûr, la tension croit au fil des matches -et des affrontements- qui s'enchaînent. (Le réalisateur a été / est aussi tennisman, donc il  sait assez bien, visiblement, de quoi il parle.) La performance d'Alex Lutz (qui nous avait déjà bluffés avec Guy, et réitère son exploit) justifie à elle seule de voir le film, même si on est en droit de le trouver (le = le film) un peu "sage". Du bon travail.

18 juillet 2021

affiches & photos

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encore des affiches de Cannes sur tw*tter
(ce soir c'est "la" cérémonie de clôture et le palmarès...)

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je déguste (avec gourmandises) FIRST COW sur Mubi (après l'avoir vu en salle au Festival Téléramuche d'avant--premières)

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(certainement pour moi un des plus beaux visages (personnages) au cinéma cette année...)

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en une de Libé, la mort d'un personnage qui me touche...

*

dans Libé, le début d'un article qui me touche aussi :

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Memoria organise sans cesse un mélange de douceur et de violence, un grand dérèglement cosmique passant d’abord par la panoplie sonore. (New Story)

"Dans une lettre fameuse à son ami Oskar Pollack, rédigée en 1904, Franz Kafka écrit qu’à ses yeux, un livre, ou une œuvre d’art en général, n’existe pas pour nous divertir ou nous rendre heureux, elle surgit plutôt, pour autant qu’elle vaille, "comme un malheur", un deuil, un bannissement : "Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en nous." Après dix jours à Cannes, à absorber les films les uns après les autres, il ne faut guère plus de quelques minutes à Memoria pour trancher dans le vif des préoccupations ordinaires, provoquer on ne sait quelle débâcle intérieure qui fait descendre l’esprit au plus près de la matière insécable formant obstacle entre notre inconscient très conscient et un outremonde dont l’image témoigne de son éclat médiumnique."

*

(un autre extrait de Libé, cette fois à propos du film Bruno Reidal

Séduit par l’idée "d’un tueur en série qui n’a tué qu’une fois", Le Port a mis du temps à se sentir de taille à traiter un tel mélange de sexualité, de religion et de tourments intérieurs. "Il a fallu trouver qui allait pouvoir bien financer un truc pareil, un premier film, d’époque, sur un jeune de 17 ans qui décapite un enfant de 12 ans et se masturbe sans arrêt.""

*

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(pour Manue : d'abordon croirait qu'il fait un double fuck mais ce ne sont pas les bons doigts...)

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petits bonheurs enchaînés (ou pas)

* il fait soleil

* à Esprit Paysan, il y a de l'araignée

* je suis servi par un robuste gaillard rigolard mal rasé (on devine sous le masque) en short et pieds nus dans ses baskets

* en rentrant, je retrouve exactement la même place de stationnement, presque sous ma fenêtre

* je me prépare un repas de midi complet (carottes rapées à l'orange / araignée aux trois riz / chèvre et pomme)

* Les Deux Scènes m'envoient un mél pour me prévenir que la nouvelle programmation est arrivée

* je prends deux places : une pour l'intégrale de Conférence des choses (8h!) le 3 avril au CDN et l'autre pour Outside de Kirill Serebrennikov le 4 mai à l'Espace

* je vais faire un peu la sieste sur un parking plutôt ensoleillé, comme au bon vieux temps

* je vais marcher un peu sur un autre parking, depuis longtemps délaissé, mais ça ne fait que 20 minutes (mais c'est déjà ça)

* dans Libé il y a un très bel article sur Insomnia d'Apichatpongounet (cf plus haut)

*

8 décembre 2018

ho chi minh

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LES CONFINS DU MONDE
de Guillaume Nicloux

Voilà un exemple de film que j'aime beaucoup et ce pour beaucoup de raisons, certaines intrinsèquement cinématographiques (ah le plaisir d'aligner deux mots de plus de quinze lettres) et d'autres qui le sont moins (ahum), voire pas du tout du tout (ahum ahum)...

Ce qui relève de la première catégorie, d'abord, parlons donc cinéma : le réalisateur, d'abord. Guillaume Nicloux, réalisateur de plusieurs films de styles très différents que j'ai beaucoup aimés (Le poulpe, Cette femme-là, Holyday, Valley of Love) marqués chacun du même sens de l'expérimentation,  et d'autres que je n'ai pas vus.
Les acteurs, ensuite : un Gaspard Ulliel impressionnant, certes, mais, juste à côté, un Guillaume Gouix qui ne l'est pas moins -et dont le personnage me touche davantage (et là l'argument n'est pas strictement cinématographique)-. Et il ne faudrait pas oublier Gérard Depardieu, en quelques scènes ça et là. Gros Gégé, Il est imposant comme un abribus, mais toujours avec une finesse de jeu aussi fascinante. Tout en retenue, à combustion interne, simplement monumental.
Le genre, aussi, tiens. Le genre de film, je veux dire : a priori film de bidasses, de guerre (j'ai pensé au Cogitore de Ni le ciel ni la terre), de jungle aussi, où à la violence des propos et des images répond la même force (violence) du montage, qui tchac thac comme à la machette  n'hésite pas à trancher de temps en temps des scènes en leur plein milieu. Et progresser à grandes enjambées filimiques. Le récit crapahute.
Le film est une représentation de la guerre (une guerre précise, nommée, située, Indochine, 1945, wikipedioche m'apprend que c'est le tout début du conflit) en même temps réaliste et pourtant stylisée, (on pourrait dire que c'est la guerre de Guillaume Nicloux, comme c'est la guerre de Robert Tassen), où les soldats évoluent dans une verdure luxuriante (bruissante et hostile), oppressante, où l'ennemi est invisible, off, hors-champ, et se manifeste surtout par le bruit des armes et les cadavres qu'il laisse derrière lui.
(Ca tombe bien puisque le personnage joué par Ulliel est à la recherche d'un ennemi justement fantomatique et insaisissable, Vo Bin,  lieutenant d'Ho Chi Minh, et qu'il poursuivra ce fantôme quasiment abstrait pendant tout le film, pour "venger la mort de son frère"...).
La guerre, l'ennemi, les soldats, mais, Indochine oblige, un certain exotisme (dépaysement) aussi, avec, d'abord, les combattants du Viet-Minh, puis  le personnage, de plus en plus important, de Maï, une prostituée du cru, (une jeune et jolie indochinoise dont Robert Tassen tombe amoureux), et , enfin, l'apparition, dans le dernier tiers du film, de l'opium (je n'ai pas pu m'empêcher de penser au Lotus bleu de Tintin), par lequel le récit (à l'image de ses personnages) est alors comme contaminé, et va se transformer insidieusement en rêverie embrumée.
La forme du film est absolument magnifique, insérant entre de longs plans-séquences immobiles ou presque (celui du début qu'on retrouve aussi à la toute fin, et cet autre, le presque dernier,  qui dure au-delà de l'exténuation de la durée réglementaire, lorsque le spectateur en vient à se questionner, à s'observer en train d'observer)  une succession de plans plus brefs, enchaînés avec un sens du rythme parfois presque asphyxiant (j'ai adoré le travail sur le montage du film et déjà évoqué plus haut cette façon surprenante de trancher parfois les scènes en plein coeur). Comme progressant à marche forcée.

Il y a la guerre, il y a l'exotisme, il y a la folie, mais (ça y est ahum on y vient) il y a aussi (et surtout) ahum ahum les hommes.

(Et c'est là que je rentrerais peut-être dans des considérations -des justifications- a priori beaucoup moins cinématographiques (mais quoique, puisque relevant tout de même de l'esthétique). J'ai déjà parlé il y a peu de temps de mon goût pour les camaraderies viriles à l'écran et les films dits "de chambrée", ( dans un post sur Les croix de bois, de Raymond Bernard, où j'évoquais Stalag 17 de Billy Wilder) où il est question non seulement des corps (et de leur figuration) mais de l'attraction, de la fascination, des interactions (des ambiguïtés) qu'ils suscitent, et Les confins du monde irradie, pour moi, dans cette catégorie (jouant l'érotisation soldatesque comme avait pu le faire en son temps le Beau travail de Claire Denis, mais plus prosaïquement, plus terre-à-terrement. Plus simplement).
Corps de soldats (et donc corps d'hommes) (re)présentés frontalement (avec aussi peu d'attention pour la "sensiblité" supposée des spectateurs/trices que dans la figuration des atrocités commises sur d'autres corps -le plus souvent par l'ennemi-, présentées tout aussi frontalement). Déjà, a priori, des soldats entre eux, c'est pour moi un contin(g)ent d'imagerie érotique, et là je dois dire que Guillaume Nicloux m'a gâté : hommes au repos, hommes en manoeuvres, hommes au bordel, et même -ououououh là je hurle à la lune- hommes à la douche, je mentirais en disant que tout ça ne m'a pas fait très plaisir et m'a rendu du coup extrêmement attentif (d'ailleurs, tiens, je n'ai pas fermé l'oeil une seconde c'est dire...)
Car (ahum ahum) il y a le corps, ok, mais en son centre (pourrait-on dire) il y a la bite. Ce fameux machin dont ils sont si fiers, dont ils parlent aussi souvent, qui les préoccupe tant (on tournera autour pendant tout le film). On en parle beaucoup, on en verra même quelquefois (une très jolie scène de toilette à plusieurs et à QV, et une autre en gros plan aussi, mais moins appétissante pour cause d'attaque de sangsue), bref, comme un vrai petit manuel "de la quéquette chez les soldats, des différentes façons d'en parler et de l'utiliser", comme une thématique  souterraine innervant le film. (certains critiques se piquant de psychanalyse ont même résumé ça en disant que tout tournait aurour d'une angoisse de castration, mouais...).

Mais ces représentations viriles ne sont que les à-côtés, (plaisants, mais à-côtés et rien d'autre, aurait pu écrire Lagarce) de cette "Guerre d'un seul homme" (dommage que le titre soit déjà pris, et ce par un extraordinaire film d'archives d'Edgardo Cozarinski qui me fit d'ailleurs énormément pleurer à Entrevues il y a quelques années), de ce Robert Tassen et de son obsession (de sa folie). De cet homme qui s'enfonce -se perd- dans les  méandres de ses propres ténèbres intérieures en même temps que celles de la jungle. Et, comme dans le précédent Valley of Love (déjà le tandem Nicloux/ Gros Gégé, qui m'avait énormément touché), il est aussi question de peine, et de deuil, et de la façon de le faire (le deuil).
Et le personnage de Saintonge (joué par Depardieu) vient encore ajouter à la part de mystère (de mysticisme) qui nimbe le récit.
Un film réellement impressionnant (je n'ai pas vu Apocalypse now, désolé, et donc je ne peux rien comparer, comme l'ont fait la grande majorité des critiques, en pâmoison ou pas).
Et dire aussi que la musique (et l'utilisation qui en est faite) augmente encore le plaisir qu'on prend au film (comme ç'avait déjà été le cas pour Valley of Love)...

Top 10 sans doute

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1 décembre 2023

novembre 23

mercredi 1er

D. confirme sa venue pour cet aprèm' / je réalise que je n'ai jamais eu l'occasion de fleurir une tombe (celles de mes parents tout du moins) / j'ai encore mal au ventre, je prends deux imodium / D. vient comme annoncé mais je ne suis pas très bien, pas "en forme" et j'ai un peu la tête ailleurs / il repart au bout d'une heure en me disant que "ça ira mieux la prochaine fois" / Je commence à regarder POLAR PARK sur arte (avec mon joli Guillaume Gouix). C'est un peu moumou mais sympathique (y aura-t-il la mythique scène du  calendrier avec les Pompiers de Mouthe???)

jeudi 2

quelques réactions à mon "octobre rose" sur le blog... / je croise Pépin au Super U qui m'apprend que sa voiture (la "jaune et bleue") est morte, emboutie de nuit -en stationnement pourtant- par un chauffard anonyme / du coup on prend rdv pour un café-scrabble lundi matin (c'est lui qui viendra) / (un bienfait n'est jamais perdu) en branchant Y. pour un éventuel café gourmand avec L. la semaine prochaine, je récolte un "et toi aujourd'hui t'es dispo ?", qui débouche sur une visite impromptue dans la demi-heure (...) et après on boit un café / 18h : réunion de mizenplis au local / 20h oh oh qui réapparaît, (mais sur skype, il a désinstallé whats*pp à cause de son épouse soupçonneuse) ce très cher N. bien sûr, qui, normalement, passerait demain en début d'après-midi pour "faire des petits travaux au black" (le prétexte pour que l'épouse soupçonneuse le laisse prendre la voiture) et moi bien sûr je frétille... / je regarde l'épisode 3 de POLAR PARK /

vendredi 3

passé à la poste pour déposer notre envoi : les gens sont de plus en plus énervés (deux ont demandé à voir un responsable en commençant à élever le ton / N. (sur f*cebook...) me précise que "ça se fera plutôt à 18h" (et l'ombre d'un soupçon, déjà, m'effleure...) / je passe donc l'après-midi a peaufiner mes calendriers 2024 (Emma, Dominique, Malou et moi -comme d'hab'- à qui je rajoute, cette année, Cathy...) / (mon soupçon était justifié) : 17h21, N. m'annonce "je n'aurai la voiture que demain"... / sur faceb*ok (plus tard) échange avec N. que je sens assez sur la défensive ("après on peut arrêter de se voir si ça te convient pas..." Oups!) / du coup, tiens je me paye un guignolet pour l'apéritif, avec deux glaçons et une rondelle de citron...(la recette de Malou) / Je regarde les trois derniers épisodes de POLAR PARK (et je fais des copies d'écran...)

samedi 4

j'ai envie de revoir POUPOUDIDOU et voilà que je le retrouve sur un vieux disque dur externe, je le regarde donc (notamment cette scène du "calendrier des pompiers" qui m'avait fort émoustillé à l'époque et ne doit pourtant durer que 5 secondes...) / au marché c'est tristounet : le jeune homme qui vend du pain bio n'a (presque) plus aucun intérêt quand il est tout emmitouflé / silence radio de N. qui semble rester silencieux depuis que je lui ai dit (avec d'autres mots hein) que deux lapins dans la même journée, c'était un peu... "attristant" pour moi (c'est vrai, non ?) / je re-peaufine les 5 calendriers (je pense que je vais m'arrêter là et les commander, c'est le genre de chose qui semble sans fin : chaque fois que je les reprends, je change quelque chose...) / et tiens je vais m'offrir pour le goûter les petits gâteaux que (quel idiot) j'avais achetés pour hier, et je foutrai le restant à la poubelle, voilà /

dimanche 5

au saut du lit (5h) un mess de N. sur sk*pe, avec une photo... éloquente! (le voilà ressuscité) / puis on chatte et ça me met en joie... / ils ont eu un problème de coupure d'électricité hier (j'avoue, honte sur moi! ,  que j'ai quand même été vérfier, juste pour être sûr, et vu que c'était vrai!) / je crois qu'il faut que je m'habitue à l'idée de jouer sans arrêt au yoyo émotionnel avec ce mec... / Je passe beaucoup de temps à préparer un nouveau mix pour écouter dans la voiture (l'actuel, je le connais trop par coeur) / on chatte un peu aussi avec L. via whats*pp / bon j'ai quand même jeté les trois derniers petits gâteaux restants / je me suis douché et habillé à 17h, pour aller au cinéma / 20h30 : UN PRINCE (on est 4 dans la salle) /

lundi 6

9h30 : Pépin passe pour un café-scrabble (3 parties) / ça sonne (tiens!) c'est E. (celui qui vient tjrs sans s'annoncer), sur le pas de la porte je lui dis que je ne suis pas seul, et il repart... / 13h30 : A PAS AVEUGLES / en rentrant petit problème intestinal (je n'ai pas le temps d'arriver jusqu'aux toilettes), et carrément je me chie dessus (oups) / je me douche et je fais une lessive de tout ce qui a été sali / je fais cuire des marrons au micro-ondes (ceux du Super U sont dégueulasses, ceux du marché sont un peu meilleurs) /ça y est  j'ai commandé les calendriers / L. passe après le cinéma  pour "un câlin furtif" que je trouve très agréable (il est un peu sibyllin quand il me dit avant de partir  "qu'il risque d'y prendre goût...") /

mardi 7

8h : un jeune homme barbu en bonnet à pompon qui promène son chien et s'arrête suffisamment longtemps pour que j'aie le temps de le photographier, mais le temps que je retrouve mon appareil il a traversé la rue et disparaît côté cour (et je le regrette) /je bats le rappel : sk*pe, f*cebook, les p*mpeurs, pour essayer d'avoir des nouvelles de N. ("Soeur Anne ma soeur Anne...") en vain / tous les contacts que je croise ensuite (à part L.) m'agacent / 13h30 : au cinéma où je pensais retrouver Manue mais en réalité c'est Catherine qui est là, pour voir UN PRINCE / je prends des photos de ciel (tourmenté) magnifiques / en sortant du ciné, on a l'impression que la température a chuté de 10°, je vais vite rentrer me préparer un chocolat / j'écoute la compilation dédiée à Daniel Darc / tiens  il semblerait que je souffre du syndrome d'abandon (j'en présente certains signes cliniques, mais bon ça se guérit) / Oh oh qui donc est venu me biper, sur les 3 sites où j'avais laissé des balises ? N., bien sûr! On chatte sur sk*pe pendant une heure et demie... il à l'air à bout contre sa bonne femme, il serait question que j'aille le chercher demain en début d'après-midi.... (hmm hmm) il voudrait qu'on se voie avant qu'il parte voir un pote à Nancy une semaine /

mercredi 8

dès l'aurore, je piaffe en attendant la fameuse confirmation, qui, bien entendu, ne va pas venir déjà... / un petit mot de L. qui m'explique être "à marée basse"... / passage de mon aide-ménagère qui s'en va à 10h en laissant mon appart' étincelant / je commande un cadeau de Noël sur Téléramuche / je pense à aller chercher mon vaccin contre la grippe, et du coup je me fais vacciner illico / courses au Super U dont certaines avec des arrière-pensées "licencieuses" (pour tout à l'heure... ) / 11h45 : en principe je pars dans une heure mais hélas toujours rien... / 14h : vous l'aviez deviné, je suis tjrs dvt mon ordi, et N. aux abonnés absents sur tous les fronts, comme de bien entendu... / il fait très beau ("c'est le seul jour de la semaine", m'a dit Anne-Marie) je vais aller un peu baguenauder en ville... / je suis donc sorti pour poster la lettre pour Téléramuche, mais je m'étais vêtu un peu trop légèrement (ça caille...) / (plus tard) comme une vache dans son étable, j'attends patiemment en mâchant un foin imaginaire... il va bien finir par se manifester, hein ? / Je me suis re-préparé un chocolat, meilleur que celui d'hier /

jeudi 9

comme annoncé il pleut / manqué de peu une visite matinale (le mec, avec qui je suis en contact depuis un certain temps, s'annonçait "pour dans un quart d'heure", trop short,et donc le rdv a encore été une fois repoussé) / 10h : ça sonne, c'est E. qui revient à l'attaque (avec son petit parapluie qu'il laisse devant la porte) et qui va jouir très vite (et abondamment) grâce à un accessoire aimablement prêté par la maison, me laissant nourri mais un peu frustré... / Cathy reporte notre rdv du 24 pour cause d'opération / je réserve pour 4 à midi au Globe (les vacances sont finies...) / midi au Globe avec les filles / 13h30 : DE HUMANIS CORPORI FABRICA / X. me répond "qu'en ce moment il est trop occupé" puis me branche un peu quand même.../ 17h45 (et pas 18h comme je croyais, mais je suis arrivé juste comme il faut à la fin des pubs) retrouvé Catherine salle 11 pour THE OLD OAK / il fait de plus en plus frisquet à la sortie / (plus tard) Je commande une doudoune grise à capuche /

vendredi 10

(plutôt pas mal dormi : 8h en trois fois )/ à 5h, un échange plutôt hot avec X. qui est réveillé, qui voudrait bien, mais qui ne peut pas (dsl) / plus tard me viennent des envies de tri et de rangement : la boîte à papier de brouillon sur le bureau, la boîte à courrier dans le salon, et le tiroir de la cuisine (qui sont tous les trois pleins à ras bord)... / à midi, j'en aurai fait deux sur les trois / je cuis des spaghetti "mélangés" (moitié ail & quinoa et tomate & quinoa) / j'aime bien Blaise, le champion actuel de TLMVPSP, qui fête aujourd'hui ses 20 victoires / 15h30 : LE GARCON ET LE HÉRON / découvert que les manteaux d'hiver qui m'intéressaient (et que j'ai essayés) avaient tous de fausses poches! / je passe  à la boulangerie où il se confirme que je m'étais trompé de date en commandant le pain pour l'AG, mais le petit boulanger d'amour ne s'en formalise pas. Je réitère donc la commande pour le 16 / je lui prends 1/2 "Georges graines" et je rentre à la maison en reniflant la bonne odeur du pain / 20h15 : Catherine est en bas avec Eliane pour m'emmener à Scey/Saône (concert de MEANDRE et GLAUQUE, sur invitation de Manue) / Je suis très sensible au "jeu de cheveux" du guitariste du premier groupe /

samedi 11

(sommeil couci-couça) / c'est le 11 novembre, mais je pense à Brassens ("le jour du 14 juillet je reste dans mon lit douillet..." ) / je suis obligé de reprogrammer la livraison des calendriers en point Rel*y / je trouve dans Libé une recette de salade d'endives qui me fait envie / j'achète une "brioche spéciale 11 novembre" chez le boulanger (et je présente mes excuses à la vendeuse pour l'erreur de date dans la commande / en sortant, je reçois un "bonjour!" enthousiaste de la part d'un jeune rebeu barbu aux yeux très clairs (dont je suppute qu'il fut un de mes anciens élèves mais sur qui je n'arrive pas à remettre un prénom) / au marché, je croise Bernard C., nous parlons littérature un moment (juste devant le stand du jeune rebeu qui vend du pain bio), et nous finissons comme d'hab' par parler de Jim Harrison / il n'y a pas encore d'oranges sanguines (pour la recette d'endives de Libé) / devant les Halles la fanfare municipale est en train de se préparer, juste avant de partir vers le monument aux Morts / à midi à TLMVPSP, du jamais vu : une finale à 25/25 (5 "cash" gagnés de part et d'autre!) / je télécharge des photos pour le livre 2023.2, je les mets en page dans ledit bouquin (il y a vraiment beaucoup de messieurs, qu'ils soient réels ou virtuels) mais bon c'est mon kif hein j'assume.../ sur y*utube j'arrive à récupérer, titre par titre, l'album SEPPUKU de Taxigirl, que j'avais en disque noir (et que j'ai d'ailleurs revendu au monsieur de la rue du Breuil), épuisé et introuvable depuis des lustres / le soir je regarde THE KILLER (de David Fincher) sur N*tflix /

dimanche 12

je réussis à dire à D. que je préfèrerais qu'on se voit moins dans l'immédiat (je trouve ce mec adorable, et je le lui dis, mais bon ça ne colle pas...)  et je m'en sens... allégé / je continue avec les photos de l'année dans le livre 2023.2 / je termine LA PETITE ÉCUYERE A CAFTÉ / personne nulle part pour chatter (c'est souvent comme ça le dimanche...) / je ne m'habillerai pas de la journée / j'ai une sensation bizarre à la jambe droite qd je marche, au niveau du mollet, comme un peu d'électricité / discussion avec X. qui tourne un peu à l'aigre (ce mec prend la mouche aussitôt qu'on ne lui répond pas ce qu'il a envie qu'on lui réponde...) et qui, d'après ce que je comprend ("tout ça c'est fini dommage...") met fin à nos échanges... (je pense qu'il est, encore, un peu bourré) /

lundi 13

le sutom du jour (trouvé en 5) était TOURMENT / 4 messages (pour 4 destinataires) sont marqués "non lu" / un mec avec qui je chatte sur c*co s'avère être... un ancien élève (je ne sais quelle suite donner à cette information) / 11h : rdv chez la dentiste (j'en sortirai à 12h45) / je grignote en vitesse à la maison avant d'aller retrouver Dominique (puis Catherine) à 13h30 pour NOTRE CORPS (je suis le seul garçon dans la salle), je me lève et je salue au bout d'une vingtaine de minutes (ça ne m'intéresse pas)/ et dans le hall je réalise que j'ai perdu mes clés de voiture (après avoir consciencieusement fouillé 50 fois dans chacune de mes poches) / je retourne dans la salle, en m'armant de patience (le film fait 3h!) / au bout de 2h, histoire d'en avoir le ceur net, je vais farfouiller sous les siège et je les y trouve, mes jolies petites clés! (et je pars, "juste avant la césarienne") / échange avec V. (un nouveau, que je n'ai encore jamais vu "en vrai"), qui passerait peut-être à 16h30, mais, non, ou dimanche matin à 7h, ou, tiens, peut-être demain à 14h30 en partant au taf ... (à reconfirmer demain) /17h : dring dring tiens! c'est E., sans parapluie, pour une petite visite amicale sans façons... / (le soir) je regarde VOLEUSES sur N*tflix / je me fais un chocolat encore meilleur qu'hier (avec une pincée de cannelle, une de gingembre, et une de cardamome) : ex-quis!

mardi 14

(la nuit c'est toujours pas ça... et je viens de lire sur le ouaibe que la qualité du sommeil influerait sur le diabète -ou le contraire ?-) / V. est en ligne ce matin, on chatte, il pourrait peut-être passer ce soir à 18h (et voilà qu'il m'apprend qu'il conduit un camion!) / Ca y est! les (cinq) calendriers sont arrivés, et je suis allé les chercher (il fait un temps de merde) / je suis en pourparlers avec V. mais visiblement ça va être difficile pour ce soir / je réagis (encore une fois) stupidement lorsque L. m'explique en long et en large comme il roucoule bien avec P. / (c'est plus de l'envie que de la jalousie) / et puis ça s'estompe un peu (je discute avec G., le paysan de la Nièvre avec qui le courant passe bien parce que nous avons pas mal de "centres d'intérêts" en commun, et qui, disons, me "change les idées"...) / je me prépare un petit velouté de châtaignes pour ce soir / V. me dit qu'il passera peut-être demain matin (mais il coupe avant de me préciser à quelle heure) / Je rediscute avec G. / plus, tard, couché, je me dis que je suis trop cérébral, que je prend les choses trop à coeur, et blabla et blabla (je geins un peu et je m'endors)

mercredi 15

(réveillé à 3h, recouché à 4, et donc dormant à 5, ce que ne manque pas de me faire remarquer V. ce matin, sur Les p.) / après plusieurs cafouillages, il est convenu qu'il passera vers 14h, en tenue de travail, et qu'il "ne va pas s'éterniser"  (ça me va...) / L. me recontacte sur wh*tsapp "salut râleur..." / (je suis un peu paumé, j'avoue, et l'escamotage  de N. depuis une semaine n'arrange pas les choses...je ne sais pas quelle contenance adopter) / V. est passé comme annoncé, (même un peu plus tôt que prévu) et il a tenu... toutes ses promesses, (je me suis régalé, même si c'était un peu rapide à mon goût mais, bon, il l'avait annoncé...) / pas de courrier ce jour / sur Les p., on ne peut pas laisser deux messages à la même personne : le nouveau efface automatiquement l'ancien / je vais acheter les gâteaux pour l'A.G dans la même boutique que d'hab', et la vendeuse, trop aimable, m'en offre un quatrième... / à la Boulangerie du Théâtre, j'achète un excellent "pain de Noël" (très brûlé, comme j'aime) à la farine de châtaignes, pommes et noix / Un mess de V. en réponse au mien me disant qu'il a aimé aussi notre séance, et envisagerait qu'on devienne "réguliers" (oh oh ça me fait plaisir je dois dire) /

jeudi 16

(réveillé à 4h, tenu jusqu'à 5 pour -comme je l'avais escompté- croiser V. (qui devrait plutôt s'appeler Y., mais comme j'en ai déjà un je vais en rester à V.) qui renouvelle son approbation pour notre séance d'hier, et se manifestera "très bientôt"...) et du coup je me recouche jusqu'à 8h30 / réglé un problème avec r*kuten (je ne sais pas pourquoi, c'est mon précédent mot de passe qui était mémorisé... il m'a fallu quelques heures pour le comprendre!) / midi au Globe avec les filles (on est tout seuls sous la véranda, visiblement tout le "beau linge" (les valeureux travailleurs) est en haut : pour la semaine prochaine, les filles me suggèrent de réserver à l'étage... bonne idée! / 13h45 : PORTRAITS FANTÔMES / en revenant je récupère dans le garage de ma proprio le paquet pour moi qu'elle a aimablement réceptionné des mains du facteur... / 18h : AG des ADC (très copieuse), avec le pot qui suit (tout aussi copieux) / (je rentre chez moi à 21h30!) / le vent souffle fort / un petit mot de V. qui me fait plaisir / (j'ai entamé la deuxième semaine sans nouvelles de N., mais je ne m'avoue toujours pas vaincu) /

vendredi 17

(assez mal dormi, réveillé une, deux, trois fois...) / personne n'est accessible pour dial... / je passe la matinée en peignoir à ne pas faire grand-chose devant l'ordi / préparé pour midi une salade de pommes de terre avec des crevettes (salade p.de terre / mer hihi) / j'ai envie de chanter "Où sont tous mes amants ?" lol / encore une fois, pas de courrier / je prépare ma liste de voeux pour la réunion de programmation de ce soir / c'est un temps idéal pour : tiens, je décide de commencer à regarder SATANTANGO de Bela Tarr / je prépare un riz au lait au miel "Lacroix", en cocotte (sans couvercle) et au four  (recette trouvée dans "Tu mitonnes" de Libé / 18h : finalement, pour la programmation,  on est 3 :Hervé, Benoît (qui nous a rejoints), et moi / On se partage fraternellement le gâteau qui restait d'hier soir, et je rapporte des jus de fruits / ("il fait froid dans le monde...") / quand j'arrive à la maison, le riz au lait embaume... / Et je me fais une soirée télécanapé devant GARDE A VUE, (pour la 100ème fois, lol) dont tw*tter vient juste de m'apprendre la diffusion ce soir sur France 5 /

samedi 18

en rentrant du marché, sur le site des P., je reçois un message d'un que je ne connais pas, qui me dit qu'il sera à Vesoul dans 20 minutes, et me demande s'il peut passer (je l'appellerai W.) / marché conclu, (il est jeune (38a), se décrit comme "normal", peu habitué aux jeux avec les hommes... / qd il arrive, j'ai devant moi un mec jovial et dodu, souriant, on attaque direct, il n'a pas l'habitude, effectivement, et rit un peu nerveusement, mais dès que je l'entreprends, il s'abandonne volontiers, "à la pacha", se laisse faire, puis bouge comme je le lui suggère, participe, et finit par jouir avec forces soupirs éloquents... / nous échangeons nos 06 (il passe à Vesoul à peu près chaque quinzaine, et me dit que la prochaine fois "il aura plus de temps" / repas sur le pouce / X. se re-manifeste, qui me dit que je me suis mépris (lol) et qu'il est prêt à revenir / il me propose alors un plan à trois  (avec un mec que je connais déjà depuis très lgtps) mais je dis niet / et voilà V. qui me bipe en me disant qu'il va passer (quand ? tout de suite!) "mais pas longtemps : il a une course à faire et sa femme est à la maison" (ah ces mecs mariés...) / il a approuvé mes suggestions, et nous allons donc essayer de mettre mes demandes en pratique... / mais bon ça ne marche pas, et du coup on va dans la chambre comme la dernière fois... c'est toujours aussi intense (et rapide) et hop deuxième dose de vitamines de la journée pour moi, donc / Je regarde le deuxième DVD de SATANTANGO, de Bela Tarr /

dimanche 19

(dormi comme-ci comme ça) / X. de bon matin me dit qu'il essaiera de passer dans la journée (je n'y crois qu'à moitié) / à midi je me sers en apéro un (tout petit) guignolet : le fond de la bouteille / à midi paella "améliorée" réchauffée en cocotte au four / je lis le bouquin de Joseph Bialot C'EST EN HIVER QUE LES JOURS RALLONGENT sur sa détention en camp de concentration / je commande un (éventuel) cadeau de Noël mais le vendeur ne confirme pas (normal, on est dimanche) / je fais un peu de rangement (dessus du canapé dans l'entrée et placard de gauche dans le salon / je commence à regarder le dvd 3 de SATANTANGO / pause : je vais me faire un petit chocolat épicé comme j'aime / L. est en train de préparer une nouvelle recette de sablés de Noël, et j'ai l'idée de commander des moules à sablés en forme de zizi / j'en trouve et je les commande /

lundi 20

échanges matinaux avec X. qui me paraît d'excellente humeur / prise de contact avec O. (un nouveau) qui passerait bien en fin d'après-midi... (à reconfirmer) / je commande des livres (deux de Jacques Drillon) / le (jeune) facteur me distribue 3 Libé d'un coup! (j'en profite pour lui commander un "vrai" calendrier 2024...) / du retard chez la dentiste : entré à midi trente j'en ressors à 15h30 ! (j'en profite pour presque terminer le bouquin de Bialot) / Je regarde la dernière demi-heure de SATANTANGO, puis la présentation -brillante- qu'en fait Damien Marguet ("Entrez dans la danse") dans les supplément du dvd / puis c'est l'heure de mon petit chocolat aux épices... /18h57 : il semblerait bien qu'O. m'a posé un lapin... Hop! Je le radie / Je retombe sur X. (en chat) ça démarre bien, sympathique et tout,  et puis il prend l'apéro et ça part en couilles (cet homme a le vin mauvais lol) : j'en ai assez je lâche l'affaire / (le soir dans mon lit, je récapitule les multiples déceptions causées par les mecs aujourd'hui : ce qui s'appelle une belle série) /

mardi 21

(j'ai rêvé de ma soeur, qui était en train de changer de sexe -elle a un petit bouc qui pousse et une ombre de moustache- et surtout elle refuse de me saluer-, ce qui m'a réveillé, mal à l'aise) / je croise X. sur Les P., je finis par le saluer, on discute un peu (il est au taf) il est à jeun et il a l'air bcp plus calme... /  je termine le bouquin de Bialot / Je mets en circulation le (bonnet-écharpe ? écharpe tube ? je ne sais pas comment ça s'appelle) tricoté par Annette / 9h30 : café-scrabble avec Pépin, qui joue à domicile (et gagne 2/1) / dans la boîte aux lettres, un petit mot du (jeune) facteur me prévenant qu'il passera demain avec le calendrier que je lui ai demandé / après-midi ... oisif / échange wh*tsapp avec L. qui est à Paris en voyage officiel / 20h30, BLIZZARD, au ThéV' /

mercredi 22

(réveillé assez tôt, mais un peu trop tard pour retourner me coucher) / 8h : Anne-Marie (mon aide-ménagère) est là, je lui offre le café rituel / comme je dois sortir, je lui achète une petit cochon en pain d'épices / j'arrive enfin à joindre Philou : on se verra plutôt en fin d'aprem' / le petit facteur qui m'avait laissé un mot hier a tenu sa promesse et m'apporte à midi dring ! un joli calendrier des Postes 2024 (des photos en noir et blanc) en échange de quoi je lui donne, comme promis, un billet pour ses étrennes / (calimero) personne ne discute sur Les P. (j'ai huit messages marqués "non lu", à huit destinataires différents / préparé une salade avocat & agrumes pour ce midi / pris des photos d'hommes à la télé (la fonction "restart" pour les émissions est très pratique) / je commence CADENCE de Jacques Drillon ("essai autobiographique") / 18h chez les Soria pour un apéritif qui s'avèrera dinatoire /

jeudi 23

(réveillé au moins quatre fois dans la nuit, après le dernier rendormissement j'ai ouvert l'oeil à 8h30) / réservé au Globe pour ce mid i "en haut" / toujours pas mal de messages marqués "non lu" / je décide finalement de prendre ma voiture pour aller au restau (je dois aller au cinéma en début d'aprèm') / midi : en haut, au Globe, il fait très cho, mais hélas pas d'ouvriers... / Je ramène ma voiture au parking Serpente et gentille Catherinette m'emmène au cinéma / 13h45 : ANSELM (LE BRUIT DU TEMPS), je suis encore une fois le seul bonhomme dans la salle / Catherine me redépose en ville / je bosse pour la prochaine programmation (qui sera ridiculement réduite, j'en suis consterné) / un contact pris pour peut-être une visite le jour de la Ste Catherine (c'est samedi), à suivre... / le "truc" que m'a tricoté Annette s'appelle un snood (et ça se met plutôt autour du cou) / et tiens, 17h et quelques, il fait presque nuit : et si je me faisais un petit chocolat ? (cela fait pile une quinzaine que je suis sans nouvelles de N., ça se fête) /

vendredi 24

M. confirme pour ce matin, arrivée prévue autour de 11h / Emma est passée boire un café tôt et m'offre un petit cochon avec le sifflet dans les fesses règlementaire / (ça se tentait : deux places libres d'un coup en bas de chez moi : je cours au parking Serpente pour en avoir une, mais quand j'en reviens, les deux sont prises : un coup pour rien! )/ je prépare un "gratin de flemme" (recette dans Libé) / 11h dring! c'est M. comme annoncé : un mec très agréable (ex-routier, ex- rugbyman, ex-fumeur, ex-hétéro), qui repartira à 13h30 (après un café offert par la maison), mais qui habite hélas vraiment très loin... (il reviendra à l'occasion) / je mange la moitié du gratin de flemme : pas mal!  (à refaire sans le cube de bouillon de légumes émietté) / été acheter des huiles essentielles conseillées par ma dentiste dans la pharmacie où Catherine a une carte de fidélité (2 achetées, une gratuite, j'ai donc eu le niaouli pour rien, merci Catherine!) / dans la pharmacie il y avait toute une ribambelle de vieux, et donc ça a duré plus longtemps que prévu (j'avais mal à la jambe) / et comme je le craignais, je n'ai pas manqué de croiser cette Anne-Cécile que je n'aime pas (mais visiblement c'est réciproque) que j'ai pris grand soin de ne pas saluer (et elle pareil) / à la boucherie j'ai aussi fait la queue, j'avais envie d'une côte de boeuf pour demain, mais le boucher -qui n'en avait plus- m'a suggéré de la remplacer par une (excellente) entrecôte (400g, quand même!) /

samedi 25

(sommeil vraiment pas terrible...) / je traîne en haut de pyjama / c'est la Ste Catherine, mais je me sens comme si on était dimanche, donc (presque) tenue de rigueur / pour midi repas "tout au four" : petites patates, grosse entrecôte -je n'en mangerai que la moitié- et pomme au four, arrosé de beaujolais / V. me laisse un message  pour m'expliquer qu'il est très occupé (en plein déménagement) mais qu'il pense toujours à moi et repassera bientôt / j'envoie un sms à M. pour lui dire combien j'ai apprécié notre séance, et il me répond que lui aussi, et que c'est à refaire très vite... / j'entame le cochon que m'a offert Emma hier avec mon café (j'ai mangé la tête) / Je laisse tomber CADENCE, de Jacques Drillon, qui est écrit trop petit et ne m'intéresse pas vraiment... / 17h et quelques... l'heure du petit chocolat d'amour... / j'ai essayé le bain de bouche huile d'olive + huiles essentielles (5') recommandé par ma dentiste,  ça n'est pas déplaisant / je trouve une carte kitsch "prière à Ste Catherine" et je l'envoie aux trois Catherine que je connais /

dimanche 26

(plus je me couche tôt et plus je me réveille tôt : réveillé 1h, 3h, 5h, et rendormi jusqu'à 8h30 !) / me suis lancé dans la confection de pâte sablée (d'après la recette de L.) pour essayer mes nouveaux moules rigolos (en forme de zizis) / je traîne en dessus de pyjama (c'est dimanche...) / les sablés : c'est un peu la cata mais je finis par m'en sortir, pour un résultat "pas mal" /("Il faut du glaçage" suggère L. / je me rase je me douche je m'habille, avec le vague projet d'aller au cinéma, et finalement une fois que je suis prêt je décide de rester à la maison... / Je mange presque tous les zizis en pâte sablée (on y prend goût hihi) /Je me laisse aller à regarder Retour à l'instinct primaire pour faire des photos, en me demandant pourquoi ils mettent des mecs à poil en pleine nature pour les flouter ensuite (et c'est pareil pour les filles) / Je commence APRES LA PLUIE de Thomas Vinau / je m'endors devant la télé entre 20h30 et 21h, et le reste de ma soirée en est tout désorienté (je ne vais quand même pas aller me coucher à 21h !) /

lundi 27

(réveillé à 1h, puis à 3h, puis à 5, rendormi, re-réveillé, recouché à 8 jusqu'à 9 : mon "sommeil" m'afflige) / V. m'informe de l'endroit où il déménage / finalement je n'irai à Besac ni aujourd'hui ni demain ni mercredi... (les aléas de l'emploi du temps) / Hervé a envoyé son édito, et je termine la mise en page de notre rikiki plaquette / avec le reste de pâte sablée, je fais une tartelette aux pommes épicées / 13h30 : RICARDO ET LA PEINTURE de Barbet Schroeder/ après, diverses courses (dans la nuit sous la pluie), à l'issue desquelles, en sortant de chez Chaumartin et m'apprêtant -ouf!- à rentrer chez moi, je réalise que j'ai oublié de porter la prog' à imprimer... et donc j'y repars! (ça fait un grand tour) / en revenant, je me gare devant le porche (toujours sous la pluie) pour descendre mes courses, et je vois arriver E., (avec son petit parapluie) / je manque de lui faire le coup du " Tu montes, chéri?" /je pense qu'il mettra plus de temps à se déshabiller, puis se laver et se rhabiller que je n'en mettrai -j'exagère à peine- pour le faire jouir / Apéro dinatoire : chips, bière aux trois houblons, et autre cochonneries /

mardi 28

(pffff à 1h du mat', c'était déjà la deuxième fois que je me réveillais, et ce ne fut pas la dernière...) /pour sortir, -la température basse s'y prête-,  j'essaye le manteau gris que j'ai acheté par correspondance (qui s'avère assez chaud mais pas très pratique au niveau des poches...) / je vais récupérer un livre acheté par correspondance (le TRAITÉ DE LA PONCTUATION FRANCAISE, de Jacques Drillon) / j'ai très envie de photographier le jeune barbichu noiraud qui fait la queue juste devant moi au bureau de tabac, mais je me retiens / la secrétaire de la dentiste appelle pour m'annoncer... (inquiétude) que mon rendez-vous de 16h15 est avancé à 14h45 (soulagement) / W. contacté sur le site des P. me répond qu'il n'est pas encore sûr de venir le week-end prochain comme annoncé / (les autres contactés ne répondent même pas) / / je rapporte un "parmentier de boeuf" acheté hier (parce qu'il s'est avéré être... sans boeuf!) et me fait donc rembourser mes 3,99€, non mais... / en chemin je m'arrête chez Zeem*n où j'achète deux caleçons et des gants de toilette / 14h45 : dernière séance laser avec la dentiste (les six autres -des parties de plaisir avec lunettes opaques sur les yeux et musique relaxante pendant 12') se feront avec la secrétaire) / 18h : je retourne voir RICARDO ET LA PEINTURE / à la sortie, je discute avec Raoul qui vient de le voir pour la troisième fois et souhaite adhérer aux ADC /

mercredi 29

un premier échange matinal sur c*co (un mec que je ne connais pas) qui débouche sur une visite à venir (en fin d'après-midi en principe) et une autre (un mec au joli pseudo avec qui j'échange depuis un certain temps) sur une visite soit ce matin soit demain matin "s'il est trop à la bourre"... / c'est M. ( j'aurais plutôt parié pour demain mais à 10h dring dring il est là ) / nous passons un très agréable moment... (me laissant rassasié, même si je n'ai pas joui) / et nous nous disons "à bientôt" (visiblement ça lui a plu...) -mais ne disent-ils pas tous ça, hein ?- / 14h40 : rdv à l'hôpital avec le chirurgien (roumain, avec de jolis avant-bras poilus) qui va m'opérer de mon hernie ombilicale, avec ensuite la présence rassurante d'un infirmier complice et rigolard (mais masqué hélas) : tout ça se fera en janvier 24 / je passe après devant le cinéma à 15h20 et je m'enquiers de l'horaire de passage de LE TEMPS D'AIMER de Katel Quillévéré : 15h30! je prends donc mon billet illico / de retour à la maison, j'obtiens la confirmation que le mec du premier rdv de ce matin était un charlot... / ce soir il faut que j'écrive plein de posts sur plein de films... / 22h20 : tiens un message est arrivé sur les p. : oups! qui c'est donc ? mais mais mais... c'est N.! ressuscité d'entre les morts! ressorti des limbes! Pas bavard bavard mais bon : vivant! On va voir un peu ce qu'il raconte... (c'est toujours aussi embrouillé : sa copine l'a foutu dehors, il est hébergé par un pote...) /

jeudi 30

(sommeil un peu en vrac comme d'hab' mais rêves plutôt agréables, benvoyons, avec comme un parfum de N., et quand j'ouvre l'oeil après mon dernier rendormissement, il est 9h30!) / je me prends la tête avec sfr et mon nouveau code d'accès pendant un moment (mais il suffisait que jepense à  déconnecter le VPN pour que tout aille mieux...) / j'échange un peu avec N., mais c'est... pas comme avant : il répond a minima, mais m'assure qu'il va "s'organiser" pour qu'on puisse se revoir -et envisagerait même de passer la nuit (oh oh) là - "bientôt"... / après, en faisant la vaisselle (une très grosse vaisselle lol) je re-pense à N., en me disant qu'il ya quelque chose qui "coince", et en réalisant -pas trop tôt!- que j'ai sans doute fait une connerie en m'amourachant de lui...mais bon, hein, on ne choisit pas hein / je réserve le Globe à midi pour 3 sans préciser où je veux qu'ils nous placent (on verra bien) / il fait un temps spécialement de merde (froid et humide) /au Globe on est à l'étage intermédiaire, où on n'était encore jamais allé... / on met les progs sous enveloppe à 14h30 et à effectif réduit (J-C Hervé et moi) / passage à la Poste (mérite-t-elle encore une majuscule ?) pour la dernière fois de l'année, et Mme S., tout sourire, me souhaite de "bien profiter de ma famille pour les fêtes" / ("J'ai l'esprit ravagé de répliques cinglantes", comme dirait Snoopy, mais je n'en laisse rien paraître) / en sortant, je me retiens au dernier moment de m'acheter un mille-feuilles à la pâtisserie voisine / je fais pas mal de photos de pare-brise avec des gouttes /17h10 : retour du chocolat aux épices (qui réconforte) /20h30 : ROAD MOVIE, de et avec Dominique Boivin, au ThéV', une excellente façon de clore ce mois de novembre / Catherine nous paye un pot, puis me ramène en voiture /

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visiteurs

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cheveux

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tout par deux

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Ste Catherine

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 parmentier de boeuf sans boeuf

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retour à l'instinct primaire

Capture d’écran (1439)

Satantango

29 juillet 2023

k.6

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OPPENHEIMER
de Christopher Nolan

Vu avec Emma un dimanche matin, à 10h30, dans le bôô cinéma. Je pensais qu'on serait seuls dans la salle, mais non, on était une douzaine (une "vraie séance", donc).
Je connaissais mal l'histoire du bonhomme en question (juste que c'était le "père de la bombe") et je suis beaucoup mieux renseigné en sortant. Un film diidactique en grande pompe (en grande bombe aussi), pyrotechnique, hollywoodien, manipulateur sans doute, mais je suis bon public et je reste bouche bée (mais bon vers la fin je commence à trouver ça un peu longuet, trois heures décidément c'est trop) Du grand spectacle, avec des grands numéros d'acteurs (Cilian Murphy dans le rôle-titre, Matt Damon -que j'ai confondu avec Leonardo di Caprio pendant tout le film!- en rampouille, Robert Downey Jr spoil! en méchant d'anthologie, dont la rancoeur macère pendant des lustres, Benny Safdie en physicien russisant, mais on verra aussi passer Kenneth Brannagh, Casey Affleck, Matthew Modine, avec, d'un bout à l'autre du film, la présence d'Albert Einstein! (incarné par Tom Conti), une distribution, donc, majoritairement "à couilles", mais ça canonne, c'est de l'artillerie lourde!).
En plus de la fameuse bombe,(qui prendra un certain temps à être imaginée,  conçue,  fabriquée, expérimentée, il sera surtout question en parallèle d'un procès (qui ne veut pas s'appeler procès) pour décider si Oppenheimer était ou non un espion à la solde des russes, double procès, d'ailleurs, l'un en couleurs et l'autre en noir et blanc (mais on finira par comprendre le pourquoi de cette dichotomie...).
Une grosse machine, donc, qui plus est superbement emballée visuellement (pas mal de zigouigouis lumineux et autres interférences pour représenter la fission nucléaire) donc l'objectif est atteint. J'ai été fasciné comme un gamin qui monte pour la première sur une attraction foraine très réussie.

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24 juillet 2023

pourquoi pas ?

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PASSAGES
d'Ira Sachs

Bon finalement, il était bien VO (j'avais provoqué un échange de méls en m'inquiétant auprès du directeur du bôô cinéma que le film soit annoncé 6 fois en VF...).
Une remarque préalable, à propos d'un truc qui dessert vraiment le film (et qui ne lui permettra sans doute pas de très bien vieillir) et qui m'a beaucoup gêné : pourquoi sont-ils (et surtout le héros, interprété par l'impérial Franz Rogowski) vêtus d'une manière aussi grotesque ? (J'ai écrit sur mon carnet, à tâtons dans le noir, pendant la projection, "des tenues de pétasses fashionistas du Marais", pour être sûr de ne pas l'oublier, et c'est hélas à peu près tout ce qui me reste(ra) du film...)
Un réalisateur assez désagréable (Franz R.) marié à un imprimeur (Ben Whishaw, que je ne connaissais jusque là que de nom), va, un soir, dans un club, danser avec une jeune fille rencontrée au bar, "parce que son mari ne veut pas danser avec lui...". Et passer la nuit avec elle. Et finir par s'installer chez elle. Et mal vivre le fait que son mari a trouvé un nouvel amant. Et tenter du coup de le reconquérir. pour lui annoncer que la jeune fille est enceinte de lui.
Le récit d'un triangle amoureux (où c'est surtout l'un des trois -le réalisateur- qui fait évoluer les choses, très égoïstement, au fil de son envie. En fait il voudrait tout. mais, à trois, hein, c'est difficile, il y en a forcément un(e) qui se retrouve tout seul à un moment donné). Un triangle amoureux dans un paris fantasmé par le réalisateur américain qu'on a déjà multi-programmé (et le petit diable rouge sur mon épaule me souffle "et qu'on a connu plus inspiré...")

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(le fameux crop-top à dragons qui déclencha mon ire...)

en regardant les photos du film, je ne peux que constater que Rogowski est magnifique, mais que ses deux partenaires (Adèle Exarchopoulos et Ben Wishaw) le sont tout autant... Le film est cruel, parce qu'il ne fait que suivre son personnage central, et aurait pu aussi bien s'intituler Les Liaisons Dangereuses, (plutôt que Sérénade à trois...)
M'en resteront une scène de repas mémorable avec les futurs ex-beaux parents, et deux longues scènes de sexe "symétriques", la première avec Franz et Adèle (lui dessus, elle dessous), la seconde avec Ben et Franz où, cette fois c'est franz qui est dessous et Ben qui est dessus...)

27 juillet 2022

double programme "on enchaîne"

(soudain, une avalanche de bons films, à cause du plaisir d'aller au cinéma et de profiter de la clim', mais donc en multipliant le nombre de posts à rédiger... courage, donc!)

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AS BESTAS
de Rodrigo Sorogoyen

Sorogoyen, réalisateur de QUE DIOS NOS PERDONE (2016), de EL REINO (2018), de MADRE (2020), tous programmés dans le bôô cinéma, et tous fort appréciés, qui sait allier d'incontestables qualités de style cinématographique à la force d'histoires plus ou moins inquiétantes (plutôt plus que moins, d'ailleurs...). Ici, c'est dit, redit, acté signifié, on va flipper sa race et se crisper sur les accoudoirs  sans répit ni rémission (et à ce propos, si certain(e) journaliste de Téléramuche pouvait s'abstenir de raconter (d'éventer) quasiment tout le film en une phrase sibylline, ça serait encore mieux pour garder intact le plaisir du spectateur, hein!).
Les hasards de la programmation font qu'on retrouve ensemble nos chéri(e)s du moment : Marina Foïs (qu'on vient de voir dans EN ROUE LIBRE de Didier Barcelo, et qu'on reverra tout aussi prochainement dans L'ANNÉE DU REQUIN, des frérots Boukherma) et Denis Ménochet (qu'on vient de voir dans PETER VON KANT, de François Ozon), et c'est, semble-t-il, la première fois que ces deux-là jouent ensemble. Un beau couple.
Un couple de français qui ont tout laissé pour partir cultiver des tomates bio dans un trou du cul du monde español va se retrouver plongé (et le spectateur avec eux) sans ménagement dans une réalité  de lendemains qui chantent beaucoup moins que tout ce qu'ils avaient pu espérer, en dépit de tout la bonne volonté qu'ils manifestent et de tous les efforts qu'ils fournissent, en butte à l'hostilité absolue de leurs voisins proches : deux frères vivant avec leur mère, qui sont nés là et qui y mourront aussi d'ailleurs... Et n'acceptent pas les "étrangers".
Le film s'ouvre sur une scène magnifique, à couper le souffle -je pèse mes mots- (dont on se dit, on connait son Tchekhov sur le bout du doigt, qu'elle réapparaîtra tôt ou tard dans le film, et, bingo, on avait raison...), et enchaîne, en flux constant, sur la détérioration des rapports de voisinage entre les "primo-arrivants" et les autochtones...  En progression constante, chaque scène en rajoutant une louchette plus ou moins conséquente. Et la tension éprouvée par le spectateur va aller elle-aussi croissant, comme avant un orage l'air devient de plus en plus lourd et la lumière de plus en plus électrique... L'angoisse vous a saisi et elle ne vous lâchera plus, impitoyablement, avec, heureusement, ça et là, quelques scènes plus joyeuses (ou légères), où l'on profite de quelques minutes de calme (de bonheur) pour reprendre son souffle. Car l'orage éclatera, c'est inévitable, avec toutes les conséquences qu'on pouvait craindre pour la suite du film...
Un film formidablement impressionnant (mais on savait déjà que le réalisateur était plutôt doué pour ce genre d'ambiance stressante et délétère) dont on ne sort pas indemne (par solidarité avec ses personnages), asphyxiant pourrait-on dire, tant la pression maintenue par le réalisateur nous laisse impuissant(e)(s).

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LE PRINCE
de Lisa Bierwirth

Changement d'ambiance radical, nous voici à Francfort, où Monika, une jeune femme curatrice dans une galerie (ou un musée) très contemporain et très chic, (dont elle se prépare d'ailleurs à postuler pour la direction, prochaînement laissée vacante) va faire la connaissance de Joseph (un peu brutalement d'ailleurs, derrière les poubelles d'un club lors d'un contrôle de police), qui trimballe avec lui des diamants qui'ils a excavés sur son terrain, au Congo, et semble vivre grâce à des magouilles plus ou moins légales. Deux univers, deux personnages, qui n'ont a priori rien de commun, elle est blanche, il est noir, elle semble jouir d'une certaine indépendance financière tandis que lui galère, et avec lui ses potes (dont Ambara, son meilleur ami)...
Monika et Joseph se rapprochent, de plus en plus, télescopage d'univers, leurs ami(e)s respectifs/ves réagissant chacun(e) à leur façon, défiance pour les unes, encouragement pour les autres, et les choses vont encore se compliquer après un passage de Joseph en prison,  qui va en sortie grâce à Monica (c'est elle qui a payé, et elle le lui dira) alors que c'est Ambara qui se présente comme le sauveur providentiel. Il est question d'amour, de mariage, de papiers, d'argent, beaucoup question d'argent, qu'on prête, qu'on rembourse, et le rapprochement germano-congolais tangue de plus en plus...
Deux univers parfaitement disjoints dont l'unique point de tangence est la relation entre deux personnages, et les efforts faits (ou pas) par chacun(e) pour mieux connaître (se faire connaître de) l'autre. Les deux personnages (et les deux acteurs qui leurs qui les incarnent)  sont fascinants. Bref, l'amour, l'amour, l'amour... (Mouloudji), entre "Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour" (Pierre Reverdy) et "Aimer c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas”  (Jacques Lacan)
Un beau film en tout cas. Qui a peut-être souffert, malgré lui, en dépit de toutes ses qualités, qui donc a souffert d'être vu immédiatement après (à peine une minute de transition) AS BESTAS...

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1 octobre 2022

septembre 2022

jeudi 1er

Et hop! les vacances sont finies! (hihi)
11h45 : Marie est en bas de chez moi pour m'emmener au FJT où on va retrouver Catherine pour manger (de la paella)
13h30 : au ciné pour voir AVEC AMOUR ET ACHARNEMENT
Tiens il a disparu le gros camion des deux couvreurs, qui nous a bloqué deux places de stationnement pendant une quinzaine (mais que j'aimais beaucoup photographier...)
réunion ADC pour Semaine Italienne, Soirée d'ouverture, Mois du Doc...

vendredi 2

Oh il pleut! et ils annoncent de l'orage pour ce soir!
13h30 : rdv au cinéma avec Catherine et Emma pour voir LA PAGE BLANCHE
17h30 rdv sur le parking du FJT (incroyablement plein, il ya une teuf!) où on retrouve Manue, qui avait très envie de voir la pièce du soir à Bussang...Emma se propose pour nous emmener (sous la pluie!)
19h : Bussang, on récupère nos places, on achète de quoi grignoter, Emma nous annonce qu'Yvain et Marie-Claire sont là aussi , ils viennent nous rejoindre, je parle théâtre (et autres)  avec Y en mangeant la moitié de mon trop gros pan bagnat
20h : HAMLET MACHINE
21h30 : Pépin nous retrouve au bar et on discute un peu, avant de repartir (il ne pleut plus)

samedi 3

je pars à pied pour aller prendre le bus voilà qu'il pleut!
en attendant le bus j'appelle Emma qui m'annonce qu'hier soir en rentrant elle a percuté un gros sanglier, après Frétigney (la voiture est bien "beugnée" mais elle n'a rien...)
je mange au Commerce (bof)
je passe à Reservoir Books acheter le cadeau de Marie (je m'offre un tout petit Schwartzmann, ALLEZ VOUS FAIRE FOOT)
je vais voir DÉDALE au Victor Hugo
et je reprends le bus de 16h20

dimanche 4

"rien"
comme notait Louix XVI dans son agenda à la date du 14 juillet 1789

(ah mais si je suis juste allé faire des courses au Super U
où j'ai croisé Christine, qui m'a invité à passer l'après-midi
On a joué au Okey d'abord en bas, puis à l'ombre en haut à côté de la piscine, rejoints succesivement par Isa, puis François, puis Dominique!
Apéro avec tomates-cerises du jardin, délicieuses)
donc, pas "rien" du tout

lundi 5

à midi je mange le magret au morilles acheté chez le traiteur il y a quelques temps et congelé (mais je le trouve un peu décevant)
Je commence la mise en page de la plaquette "Nona Settimana Italiana" (et l'affiche aussi)
J'ai commencé LEUR DOMAINE de Nesbo

mardi 6

Oui, les vacances sont bien finies, et donc on reprend les bonnes habitudes : je vais chez Marie en début d'après-midi pour faire quelques parties de scrabble... (et lui offrir son cadeau d'anniversaire, le dernier bouquin de Jo Nesbo, DE LA JALOUSIE)
Je commence SEL de Adler Olsen

mercredi 7

j'appelle Pépin pour prendre des nouvelles, on convient qu'il passera demain en revenant du marché
j'ai fini mon taf sur la plaquette de la NONA SETTIMANA ITALIANA
(j'ai même fait une affiche avec la tête de GIGI LA LEGGE à cause de son sourire que je trouve irrésistible)

aff gigi

jeudi 8

Pépin passe boire le café et apporte des petits gâteaux arabes
Je passe prendre Marie en bas de chez elle à 11h45
nous mangeons au FJT avec Catherine et Isabelle (et presque tous les Rodesch' qui sont rentrés de vacances!)
13h40 : ANATOLIA
15h45 : CAHIERS NOIRS 1 : VIVIANE
juste en rentrant chez moi une visite impromptue (comme j'aime)

vendredi 9
Ma propriétaire m'appelle pour me prévenir que le chauffagiste va venir, il semblerait que j'ai une fuite d'eau dans ma salle de bains
10h chez Pépin : on a le temps de faire deux parties de scrabble
je mange chez eux à midi, puis je vais au cinéma
13h40 : CAHIERS 2 : RONIT
16h : REVOIR PARIS avec Catherine
(le ciel est très beau en sortant et je prends pas mal de photos)

samedi 10

Je suis allé me doucher dans la deuxième salle de bains de ma proprio (qu'elle n'utilise pas) car je ne dois plus me servir de la mienne le temps que les joints sèchent...
Je vais faire un tour de marché...
(après, il pleut...)

mort de William Klein

dimanche 11

pas le courage de sortir pour aller me doucher (d'ailleurs ma proprio m'envoie un sms pour me dire qu'en partant elle a machinalement mis l'alarme et donc je ne peux pas rentrer, je prends ça comme un signe)
C. a enfin envoyé les horaires des séances, et H. son édito, je termine et relis  la plaquette Nona Settimana Italiana
je finis par faire ce dont j'ai envie depuis hier : un gâteau au yaourt (aux épices)
(que j'attaque, tout chaud, après l'heure du goûter)

mort d'Alain Tanner

lundi 12

entre 8h et 10h je réussis à :
aller me doucher / ouvrir en peignoir à une fliquette qui m'informe que je dois aller déplacer mon véhicule qui gêne / m'habiller, y aller / démarrer une lessive / porter à reprosystem les travaux à faire pour la Settimana / passer à la Maison des Assoc' pour envoyer ce qu'il faut à trois nouveaux adhérents / pendre ma lessive / partir à la gare pour aller prendre le bus / ouf! avant d'aller prendre le bus

rdv avec Emma à Healthy Food à la sortie du bus, Dominique nous y rejoint
on boit un café à la terrasse des Beaux-Arts, je photographie d'abord les nuages qui sont très beaux,

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puis une équipe de joyeux travailleurs torse-nu
13h50 : PLAN 75, au Victor Hugo
une pause, je retourne en vitesse photographier les travailleurs

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16h : TOUT LE MONDE AIME JEANNE
J'achète 2 affiches de PETER VON KANT (une petite et une grande, que la caissière me solde parce qu'il y a du scotch dessus)
retour par le bus de 18h10, (ce qui est vraiment un très bon plan...)

mardi 13

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(une belle une de Libé)
Monsieur L, le chauffagiste (dont je trouve la bouille ronde très plaisante) teléphone de bonne heure, puis passe 1/2 après avec son ouvrier (très mimi), pour lui montrer ce qu'il a à faire quand il repassera en début d'après-midi
mort de Jean-Luc Godard
(j'envoie un sms à Pépin à 11h09)
à 13h30 le plombier-chauffagiste (très mimi) est là pour s'occuper du joint de ma douche (je ne peux pas m'empêcher d'immortaliser l'événement en douce, c'est bête je sais)

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comme tout ça n'a pas pris bcp de temps, je file chez Marie pour jouer au scrabble
(il fait lourd, je suis resté exceptionnellement en nu-pieds, sans chaussettes de contention!)

mercredi 14
Anne-Marie est là à 8h... (oups j'ai oublié de démarrer la cafetière)

je repasse à Repr*system pour avoir un BAT et je lance l'impression des plaquettes SETTIMANA ITALIANA

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(encore une belle une de Libé)

13h30 CHRONIQUE D'UNE LIAISON PASSAGERE avec Catherine
18 h : réunion ADC (prog octobre / soirée d'ouverture / mois du doc)

jeudi 15

fin de matinée, je passe à la Maison des Assoc' pour faire des cartes (car il y a plein de nouveaux adhérents)
midi repas FJT avec Marie, Catherine, et Isa
13h30 : LA MAMAN ET LA PUTAIN (nous étions 4 dans la salle, dont 3 dames)
17h10 retour à la maison, où je trouve une "belle" place juste en dessous de mon appart

vendredi 16

je mange au FJT (et je convoite du regard ce rouquin en short vert) puis je me fais accoster à la fin du repas  par un rebeu qui bossait avec Franck V. et m'a reconnu (c'était il y a 10 ans!)
je "fais les cartes" au local des ADC
15h15 : LEILA ET SES FRERES avec Catherine (qui m'invite car elle a une invit' de Téléramuche)

samedi 17

* je passe au marché pour racheter de ces délicieux yaourts au lait de bufflonne, puis à la pharmacie pour récupérer mes nouvelles chaussettes de contention, et au Super U pour acheter de la pâte feuilletée
* je fais une tarte aux prunes et aux reines-claudes
* je photographie longuement un groupe de quatre jeunes gens à joggings et capuches qui sont hébergés au 12
* je reste scotché deux heures devant une (double) émission télé sur Patrick Dils et Francis Heaulme

dimanche 18

comme je n'ai pas besoin de sortir, je ne m'habille pas (je pense que c'est une des dernières fois où je peux le faire, j'en profite...)
je mets à jour quelques-uns des posts cinéma en retard
je termine SEL de Adler Olsen (et je trouve malhonnête que ça finisse comme ça, non mais!)
je regarde pour la 3000ème fois LES OISEAUX, à la fin je zappe un peu avec LE VIEUX FUSIL et je passe de l'un à l'autre

lundi 19

9h : rdv chez ma podologue qui ne me fait presque pas mal et me donne rdv ds deux mois
au courrier il y a une lettre de Mr G. mon gastro-entéro (celui de la colo) qui me joint les résultats d'ananlyse des polypes : nickel, il n'y a pas de dysplasie (c'est mon mot du jour) et il me donne donc rdv dans 7 ans (...)
Pépin me rappelle : il est cas-contact...
15h45 je vais voir LETTRE D'UNE INCONNUE

mardi 20

le matin je me suis recouché et j'ai dormi jusqu'à 11h!
mangé au FJT (où j'apprends, triste nouvelle, qu'ils risquent de fermer la restauration à la fin de l'année!)
je fais le dépliant pour le Mois du Doc (jolie programmation)
je passe chez Marie pour jouer au scrabble avant d'aller au Lac retrouver Geneviève pour en faire le tour... (ça faisait longtemps)
en rentrant, je suis touché par ce qui se passe en Iran (le peuple se révolte contre le pouvoir religieux) et je me prends à espérer...

mercredi 21

8h15 : Marie passe me prendre pour aller faire la queue pour prendre un rdv chez le nouvel ophtalmo (elle : "c'est comme si on partait en vacances...", moi : "c'est comme si on allait à l'école...")
au Super U je perds beaucoup de temps pour une histoire de marrons sans étiquette de prix (et qui s'avèreront dégueulasses)
j'arrive juste au ciné à 13h30 : LES SECRETS DE MON PÈRE

jeudi 22

Je suis retourné pour au moins la douzième fois au cabinet de mon gasto-entéro, et, miracle c'était ouvert! j'ai enfin pu récupérer mes bilans d'IRM et de scanner
Au Super U : "Tiens il y a de la moutarde... Ah c'est des verres Pokemon, j'en veux  pas, alors.."

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dernier repas à 4 au FJT avant un certain temps... (Marie re-part marcher)
13h30 LES ENFANTS DES AUTRES, avec Emma

vendredi 23

13h40 : LA VIE DE CHATEAU
15h40 : MATERNITE ÉTERNELLE

samedi 24

concertations téléphoniques triangulaires (plusieurs tentatives) entre Manue, Catherine et moi pour organisation de ce soir, DETONATION : pleuvra ? pleuvra pas ?
18h15 : je passe chez Catherine pour la conduire à Authoison
18h30 : Manue nous emmène à Besançon
19h15 : on est dans la place
Il a plu, mais il ne repleuvra pas (ouf!)
21h30 : concert de GWENDOLINE sur la petite scène ("le bal", c'est un vrai!) , ce pour quoi j'étais venu, je me régale (MEUTE et les autres groupes me conviennent moins...)
On repartira vers 1h, après avoir vu la moitié de VITALIC (au milieu de beaucoup beaucoup de monde)

dimanche 25

couché tard, réveillé tard, finalement je n'irai pas au ciné à 11h comme prévu...
la programmation (a minima) finit par arriver, et je me mets au travail...
un dimanche en pyjama

lundi 26

assez mal dormi, assez mal réveillé  aussi un peu
je finis le post à propos de DETONATION (pour récapituler depuis 2016)
rangement : je plie un très grand nombre de t-shirts (après avoir repoussé le plus longtemps possible)
Philou passe à 16h, je lui paye un café nous devisons livres et autres...
je me douche ensuite (ce que je projetais depuis le début d'après-midi) vers 17h avant d'aller faire des courses

mardi 27

midi : j'améliore une simple salade de betteraves / échalotes / maïs / oeuf dur en y ajoutant des noix de cajou hachées et du fruit de la passion (pas mal)
je repousserai le moment de sortir et de prendre la voiture pour aller faire des courses (et peut-être au ciné) et finalement je n'irai pas ("Eh bien, j'irai demain!")
le soir je regarde ATHENA sur N*tflix
j'ai presque fini DE LA JALOUSIE, de Nesbo (il ne me reste plus que la plus longue à lire), c'est vrai que les nouvelles sont inégales

mercredi 28

Anne-Marie est là à 8h (et cette fois le café est prêt)
le peintre passe en début d'aprèm pour refaire le coin de la sdb
je passe à la MDA pour relever le courrier : encore des nouveaux adhérents! (on doit en être à 19, puis à ReproSystem pour la nouvelle prog + le Mois du Doc
je croise Fran qui est à l'unicef
et je vais à 15h30 voir SANS FILTRE (je n'arrive jamais à me rappeler de ce titre), je mets un masque.

jeudi 29

finalement (ce qui m'arrangeait bien) au lieu d'aller à la manif'  j'ai fait des allers-retours entre chez moi, la poste, la Maison des Assoc', Reprosystem, plein (et j'ai continué l'après-midi)
mangé avec Catherine, le plaisir de boire un café puis deux, de prendre le temps
mizenplis de la nouvelle prog + settimana italiana + mois du doc
Marie, qui est partie ce matin, m'envoie des photos de Giverny
tournée des popotes : j'achète 2 petits livres à Leclerc (Bartelt et Ponge), un classeur Snoopy chez Noz, des pêches de vigne (qui s'avèreront dégueulasses) chez Chaumartin, et deux jolis verres à Ricard chez Toutoccas', tout ça en suivant un itinéraire savamment calculé, avant d'aller voir FEU FOLLET

vendredi 30

réveillé d'excellente humeur à la fin d'un rêve (où figuraient Pépin et un triton géant apprivoisé qu'on déplaçait sur un petit radeau qu'on tirait depuis la berge avec une corde)
croisé sur le ouaibe quelqu'un que j'aime bien
sorti pour récupérer un paquet de Miss Breizh, trop grand pour le sac que j'avais prévu
vu passer vers midi Co & Pépin qui allaient sûrement manger quelque part
décidé que finalement je ne prendrais pas le bus pour aller à Besac
passant par MUBI je tombe sur LE FANTOME DE LA LIBERTÉ que je regarde jusqu'au bout

20 août 2022

(de) mauvaise vie

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LES NUITS DE MASHHAD
d'Ali Abbasi

Je connaissais le pitch, j'avais lu des critiques cannoises qui se plaignaient d'une "violence complaisante", mais je me souvenais du plaisir pris à son précédent -et étrange- BORDER et j'y suis donc allé à la première séance, celle de 18h le mercredi (pendant les ouacances, "nos" films, dans le bo cinéma, ne sont programmés qu'aux séances de 18h et 20h30, c'est comme ça, caca estival oblige...)
Violent, le film l'est (il y a deux ou trois scènes où je me suis caché les yeux derrière ma main oui oui), il est interdit aux moins de 12 ans (oui je suis une âme sensible) et nous conte l'histoire de Rahimi et Saheed. Elle est journaliste à Téhéran, lui père de famille pieux et pratiquant à Mashhad, ville sainte iranienne et lieu de pèlerinage. Sauf que ce n'est pas du tout QUAND HARRY RENCONTRE SALLY (à Mashhad). Elle est journaliste et lui serial killer (il étrangle des prostituées après les avoir ramenées  chez lui sur sa moto, je ne spoile rien puisque le spectateur le sait lui aussi très très vite). Elle enquête (enfin, elle essaie d'enquêter, car, en Iran rien n'est facile pour une femme seule -cf la scène de l'arrivée à l'hôtel-) sur lui et ils finiront par se rencontrer (il l'a ramenée chez lui un soir sur sa moto), elle payera de sa personne et lui se fera arrêter...
Ca pourrait faire l'objet d'un film (la traque / l'arrestation), mais, là, il reste encore une cinquantaine de minutes, on se demande qu'est ce qui va donc suivre, et c'est là que le film devient encore plus intéressant... Comme si tout ne faisait que commencer. Le procès du tueur devient un enjeu politique, et tous les barbus s'y mettent et unissent leurs forces, les gens manifestent en sa faveur, soutiennent qu'il n'a fait que son devoir, "purifier" la ville sainte, son fils passe à la télé pour parler de son père et exposer son modus operandi... Ali Abbasi, de façon assez narquoise, fait en sorte que le spectateur se crispe de plus en plus sur ses accoudoirs au vu des saloperies mises en jeu par les différentes "autorités" (barbues) en place, où il apparaît que tous es mâles se serrent les coudes et s'arc-boutent sur le pouvoir que leur confère le simple organe qu'ils ont entre les jambes. C'est ainsi, c'est la loi, c'est dégueulasse. Qu'ils soient imams, juges, anciens combattants, tous ils montent au créneau. Le spectateur bout, les nerfs se tendent au fil de cette deuxième partie, quand il réalise enfin, comme Saheed, qu'il a finalement été manipulé. (Par un revirement de situation qu'on ne comprend pas vraiment, mais qui nous rappelle, in fine, que l'histoire se passe en Iran (même si le film a été tourné en Jordanie) et qu'en Iran ça finit souvent comme ça..
Et le film résonne étrangement, après avoir vu LA NUIT DU 12, où il est aussi question de féminicide, d'hommes qui tuent et d'hommes qui jugent, et de la phrase " elle a été tuée parce que c'était une fille..."

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18 août 2022

chalumeau

avant l'été, Pépin m'a prêté

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(2014)

(que lui avait conseillé le libraire de RESERVOIR BOOKS, en lui promettant que c'était encore mieux que Jacky Schwartzmann)

J'ai trouvé ça irrésistible
(les personnages, la construction, les situations, les dialogues, l'humour, le politiquement très incorrect, le dézinguage "tous azimuths"...)

"... Tu as vu, dans le coin, le Weber 310?"
Moktar secoua la tête.
"C'est un barbecue à gaz, convertible en plancha. J'avais le même, avant. Sept cents euros, ça vaut. Bref. Le Weber, tu sais ce que ça veut dire?"
Moktar haussa les épaules avec une moue d'excuses.
"C'est avec ça que cette chienne se fait griller du porc! Du porc qu'elle mange ensuite en tenue indécente avec d'autres Français de souche, comme elle mangeurs de porc. Ils mangent du porc grillé et ils boivent de l'alcool! Du vin, de la bière, du Ricard, du Malibu, de la vodka. Je les vois, là : vieilles putains toutes ridées, chargées d'or, avec leurs seins refaits, trop bronzées. Leurs maris, des gros ventres, rougeauds. Tous buvant du rosé! Du rosé en mangeant du saucisson ou des mini Knackis, taille apéros cocktail! Je les vois! Je les vois! Je les vois d'ici!"
Il attrapa le Uzi sur la table et leva les yeux. "Un jour peut-être Dieu m'autorisera à vider un chargeur sur une de ces orgies diaboliques au barbeuque."
Il brandissait le Uzi, frustré de devoir se retenir de tirer au plafond. Ratata-tata. Ah, sérieux, ç'aurait été si bon. Moktar gâcha tout en disant : "Kader, mon frère - ça va? T'es sûr? Peut-être tu devrais t'asseoir?"

*

“Comment tu l’as appelé ?”
Régis soupira avant de dire, “Bineladan.”
“‘Bineladan’ ? Comment t’écris ça ?”
Régis soupira à nouveau. “B.I.N., plus loin, L.A.D.E.N.”
“Donc Bin Laden, en fait. Pourquoi tu prononces bine-la-dent ?”
“C’est lui qui veut. A cause du 11 Septembre, il préfère que les gens disent Bineladan. Ça pourrit moins l’ambiance quand il fait une résa au restau ou un billet d’avion.”
“Attends, donc, Bin Laden, en fait, c’est Ben Laden – comme Oussama ?”
“Oui mais bon, c’est une famille très très nombreuse. Là, nous, on bloque sur Oussama, mais ils sont je sais pas combien de branches. Des gens tout à fait normaux : BTP, fret, pétrole. On se rend pas compte mais, depuis dix ans, ils souffrent de l’amalgame avec une brebis galeuse.”

*

Georges dit, "Attends, je comprends pas. Sur le papier, la banque, ça dit que j'ai quatre mille euros. Il est où, le reste ?"
Pendant le dîner, ils avaient parlé d'autre chose, mais là, Gisèle dans la cuisine à remplir le lave-vaisselle, Georges et Régis au salon, terminé, plus d'excuses.
Georges redit, "Hein ? Il est où le reste ?"
Régis leva la paume. "Alors, je te dis tout de suite, si tu t'énerves, ça sert à rien. Dès l'instant qu'on s'énerve, c'est plus la peine de discuter. Moi, tu t'énerves, j'arrête et on voit ça une autre fois, un jour où t'es plus calme."
"Mais je suis calme, je te demande juste où est l'argent ?"

j'ai été tellement emballé par l'écriture de ce mec que je suis allé voir illico sur rak*ten ce qu'il avait écrit d'autre, et j'ai découvert qu'il y en avait beaucoup, et j'en ai donc acheté pas mal (chez gibert et momox)

l'auteur publie depuis le début (Fuck, son premier bouquin) chez Grasset, et les romans sont ensuite réédités en Points (sauf deux qui ont eu l'honneur de Rivages)

j'ai donc lu successivement (et un peu dans le désordre, au feeling)

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(2007)

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(2018)

"Les mecs comme toi, en général, ça ne paye jamais. Le restau, vous payez pas. L’avion, c’est frais du contribuable. Les vacances, sur le yacht d’un milliardaire. Vous payez rien. Surtout pas quand vous faites une connerie. Vous faites sauter vos PV. Et même les trucs plus graves, zéro sanction. Au pire, vous faites une loi rétroactive et hop ! Il y a prescription. Si malgré tout, vous vous retrouvez en taule, c’est dans un carré VIP. Mais le plus souvent, pire du pire, vous prenez du sursis. Vous devez vous croire drôlement malins."

*

"C’est juste des actionnaires. Assoiffés de thunes, mais dans les clous. Et là, voilà : même que tu te goinfres en étant en France, si tu peux encore plus te gaver en allant domicilier le siège social en Irlande, mais mon pote, yallah ! Vive la Guinness. Et la tréso en paradis fiscal ? Pas de problème. Et pour la fab, le savoir-faire français, tu peux te le mettre au cul. En Roumanie, ils ont des petites mains qui feront ça très bien pour la moitié du prix. Ah ça c’est sûr que c’est plus souple, tout de suite."

*

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(2017)

"Maître, vous contestez la version officielle ? Par principe, oui. Et alors, selon vous ? Dur de se prononcer, peut-être ne saura-t-on jamais. Je vois ce que vous voulez dire. Oui mais je ne peux pas en dire plus. Et ainsi de suite.
Mais ça, les insinuations torves et sous-airs entendus, ce sera plus tard. En sus et bien à point pour qui aura su attendre. Pour l’heure, dignité et pudeur. Enquête en cours, confiance en la justice et tirelipimpon sur le chihuahua. Heureusement, on prête aux riches des roueries qu’ils n’ont pas toujours et quand il déclare ne pas pouvoir en dire plus, il sent qu’en face, chaînes info, quotidiens ou blogueurs de mes deux ne le croient pas et prennent, Dieu soit loué, son aveu d’ignorance pour une ruse, un élément de langage. L’honneur est ainsi sauf."

*

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(2006)

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(2009)

"La fille, c’est le contraire. La fille qui vient de cité, le patron petit Blanc, s’il l’embauche, comme ça il peut se dire qu’il n’est pas raciste – la preuve : il a une secrétaire ou une standardiste beur – sans se sentir menacé par la virilité de l’Arabe ou du Noir. Et en plus, le patron petit Blanc, il se dit, la Beurette, va savoir, elle va être tellement reconnaissante qu’elle va lui témoigner sa gratitude, s’il demande gentiment. Parfois, ça marche pas gentiment, il demande carrément cash. Tu regardes bien, c’est juste le colonialisme qui se perpétue. Mais hypocrite et ramené en métropole : on humilie les indigènes et on leur pique leurs femmes."

*

""Comme par exemple l'instauration du délit de racolage passif. En gros, tu peux arrêter une fille juste parce qu'elle est sur le trottoir [...]. Si le critère, c'est la jupe ras le moteur et le décolleté Nichon-Parade, bonjour ! Par ici, ils vont rafler les ménagères qui sortent du Huit-à-Huit. Voilà. L'idée, c'était juste de dégager les filles  des beaux quartiers pour faire plaisir aux électeurs, que leurs bonnes femmes puissent recommencer à s'habiller en putes sans qu'on puisse confondre."

*

avec toujours autant de goût pour l'écriture du monsieur.

Là je suis en train de lire

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(2010)

"On va lui faire ça à la Beyrouth, avec un peu de Guantanamo : privation de sommeil, rien à boire, rien à bouffer et pas le droit d'aller pisser pendant huit heures."

*

"C'est normal que ce soit une partouze ?"
Elle dit, "Quoi ?"
"Là, ta fête, en fait, c'est pas une fête. C'est une partouze. Pourquoi tu me l'as pas dit ? T'avais peur que je vienne pas ?"
"Mais enfin, qu'est-ce que tu racontes ! C'est pas une partouze. T'es malade. Qu'est-ce qui te fait dire que c'est une partouze ?"
Du menton, il lui montra tous les bols et petits saladiers disposés un peu partout, remplis à ras bord de préservatifs. Et chaque fois, à côté, une boîte de Kleenex.
"T'as vu le look des bonnes femmes ? Et ça, là, dans les bols, c'est des apéricubes ? C'est pas grave. Juste le truc, c'est de le savoir."
Et là, quand même, la petite avocate blonde percutant et disant : "Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu, t'as raison. C'est une partouze. Putain de merde, je le crois pas, ça ! On est à une partouze !"

*

et il me reste encore

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(2021)

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(1994)

L'été 22 aura été pour moi un été très Chalumeau!
(normal, avec la température qu'il a fait!)

24 février 2017

pelles et patins

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MATE-ME POR FAVOR
de Anita Rocha Da Silveira

Entregent, suite (le film sort le 15 mars et nous l'avions envisagé pour notre Semaine Latino 6, donc, lien de visionnement gentiment fourni par le distributeur). Je l'ai donc regardé ce matin.
Et j'en reste très... perplexe.
Pour savoir si d'autres l'avaient vu et s'ils l'avaient aimé ou non (car moi, j'avais le sentiment que ça m'avait entre agacé et énervé, avec pourtant une modulation induite par la toute dernière scène). Et les quelques critiques que j'ai trouvées en surfant (je vous mets même les liens : (filmdeculte.com, ungrandmoment.be, mad-movies.com, chaosreigns.fr)) sembleraient  aller dans le sens contraire : tout le monde a l'air d'avoir plus ou moins a-do-ré ça.
Voyons voyons : quelque part au Brésil, (à Rio de Janeiro, quoi) des jeunes gens (surtout des jeunes filles) se font mystérieusement et successivement assassiner, toujours au même endroit, dans un genre de terrain vague (ou de, comment disait Dominique ? ah oui... de "friche industrielle). Un groupe de copines s'intéresse à l'affaire, dont fait partie Bia, l'héroïne, la seule qui soit, en même temps connectée à deux personnages masculins (on pourrait dire "aux deux personnages masculins principaux") : Felipe, son amant catho (aux hésitations de jouvencelle sur le bien-fondé de faire des cochonneries dans les toilettes -ou ailleurs- avant le mariage) et Joao, son frère, addict au web et amoureux obsessionnel d'une adolescente disparue. Plus le temps passe et plus les cadavres s'amoncellent (sans qu'aucune force de police pourtant ne s'en inquiète et/ou émeuve), plus les jeunes filles frissonnent et gambergent, et plus notre héroïne file un étrange coton...
Voilà pour le pitch. Après, il serait aventureux de vouloir raconter autre chose (et surtout de le pouvoir). En regardant le film , j'ai eu le sentiment que le montage était si cahotique (je ne dirais pas calamiteux mais presque) que plus ça va et plus on n'y comprend rien. (La réalisatrice en touche deux mots sur allocinoche, en expliquant que comme il s'agissait d'une coproduction Argentine/Brésil, elle a d'abord dû travailler avec un monteur argentin, qui voulait en faire un "film commercial", et que ça s'est donc très mal passé, qu'elle l'a  tué (je plaisante comme dans le film) viré, et qu'elle a fini le montage au Brésil toute seule comme une grande avec une copine (-brésilienne-...)
Bon, le film plaît. On vante la fraîcheur et l'originalité du produit. La plupart des critiques évoquent un "kaléidoscope pop et acidulé". Soit. Je pense qu'ils doivent avoir l'âge du rôle, et être sans doute eux-aussi jeunes pop et acidulés. En ce qui me concerne, (qui dois donc avoir au minimum deux fois leur âge), j'aurais plutôt qualifié ça de joyeux foutoir et de grand n'importe-quoi. Déjà, la collaboration Argentine/Brésil, j'avais trouvé ça étonnant. Et le film est comme tiraillé. Ensuite je me dis que, effectivement il y a des éléments non miscibles dans le scénario et le traitement de l'histoire, ce qui donne ce sentiment étrange de coq-à-l'âner en permanence.
Plus le film avance et plus il m'évoque un Scream sans masque et sans couteau ou un It follows sans zombie atone. Avec un peu de Gregg Araki par ci (la vie de lycée en couleurs flashy) ou un peu de Kleber Mendonça Filho par là (le sang qui coule). Et beaucoup de sauce telenovela pour napper le tout (ou de "satire de telenovela", voyez la nuance, mais qui pour moine fait pas vraiment de différence). J'ai eu la pénible impression que le film durait quatre heures, alors qu'il n'en fait même pas deux. Une succession de scènes pas déplaisantes prises individuellement mais dont la mise bout à bout donne parfois l'impression qu'on a utilisé la touche random pour le montage. Oui, plein de choses intéressantes, souvent, mais dont l'agencement ne fonctionne pas. (Enfin, pas toujours) Ah pourquoi ci ? Et pourquoi ça donc maintenant ? Mais qu'est-ce qu'elle a donc voulu dire ? (comme si la réalisatrice avait eu du mal à faire des choix.)
Peut-être que c'est juste moi qui suis  trop vieux, hein, et que le film va cartonner chez les adolescents (le cocktail hormones au taquet / réseaux sociaux / meurtres mystérieux doit être plus alléchant pour eux que pour moi. En parlant d'hormones, je n'ai pas vraiment chronométré ni tenu la liste mais c'est incroyable le nombre de plans où ils se roulent des pelles : ça doit bien occuper un tiers du film!) Ciel! Vieillis-je et ne comprends-je plus rien au jeunisme (ou à la jeunerie ?) pour passer mon temps à ronchonner et cracher mon venin ? (Pierre Murat, sors de mon corps!). Peut-être y aurait-il aussi une métaphore sur la façon dont la (belle) jeunesse s'abîme (à force, justement, de trop se rouler de galoches ?), tant le nombre de plaies hématomes coupures et pansements divers bourgeonne et fleurit au fil du film qui passe...
Donc, vous irez voir, et vous me confirmerez après si je suis un vieux con ou quoi.

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comme diarit allocinoche : "Si vous avez aimé..., alors vous pourriez aimer...

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14 janvier 2017

la machine à enrouler les boyaux

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L'ORNITHOLOGUE
de Joao Pedro Rodrigues

Une belle surprise : il y avait pas mal de monde à la séance de 18h, et en plus pas la clientèle habituelle. Pour un film qui n'est pas, reconnaissons-le, hyper-facile d'accès, mais qui m'a, il faut bien le reconnaître aussi, littéralement ravi. Un double-fond, donc, dans la belle surprise.
Car si Joao Pedro Rodrigues est un cinéaste que j'aime beaucoup, dont j'ai vu me semble-t-il tous les films, depuis O Fantasma (qui veut juste dire Le fantôme, précisons-le), ses films me fascinent globalement autant que, parfois, ils peuvent me mettre mal à l'aise par certains détails. Rodrigues est un cinéaste gay, il parle des hommes et il les filme. Avec souvent, aussi, un double-fond dans le filmage. Il filme très bien le corps des hommes (Paul Hamy est plutôt choyé dans ce film-ci mais il le mérite, il a un cul magnifique), et aime raconter les égarements dont sont très souvent victimes ses héros. Avec un talent incontestable pour souffler le chaud et le froid, alterner le bleu et le rouge, panacher l'ordinaire et l'extra-.
L'Ornithologue procède ainsi, par séquences qui vont de l'ultra-réalisme (le début du film, qui pourrait tout à fait passer pour un parfait -et très réussi- documentaire animalier) à l'hyper-irréalisme (la scène de la fin, avec sa rengaine sentimentale, ses personnages qui s'éloignent main dans la main dont l'un en sautillant, avec ce que chacun d'eux représente).
Un ornithologue, donc, (Fernando) se perd en observant des oiseaux, puis fait des rencontres, dans une forêt -un peu beaucoup passionnément- bizarroïde, qui pourrait être celle du Territoire, de Raul Ruiz (tourné me semble-t-il grosso-modo dans le même coin), rencontres où la communication se fait avec des langues différentes à chaque fois : portugais (au début) puis chinois, anglais, mirandais (ça existe, j'ai gouglé), même un tout petit peu de langue des signes!, latin, une langue que je n'ai pas identifiée, à mi-chemin entre portugais et espagnol, et (in fine) la boucle est bouclée avec retour au portugais (et un zeste d'anglais)... Il fait des rencontres, et vit des choses de plus en plus étranges, comme des épreuves successives qui le prépareraient à quelque chose.
L'inquiétante étrangeté croit lentement, marche après marche, comme on grimperait un escalier biscornu. Des pèlerines chrétiennes chinoises, des hommes-oiseaux festifs, un berger sourd-muet pasolinien, son alter ego costumé, des amazones, et des oiseaux, beaucoup d'oiseaux, certains qu'on observe et d'autres qui vous observent (dès le début on s'en rend compte).
Le réalisateur met en place un complexe parcours de Petit Poucet  (ou un jeu de l'oie/zoo hihi) pour notre héros. Au milieu d'une nature de plus en plus prégnante il va devenir peut-être de moins en moins lui. Le film culmine sur une lumineuse scène AQV (qui figurera, j'en suis d'ores et déjà certain, parmi les plus belles de l'année) avant que de nous égarer une nouvelle fois, de plus belle. A chaque scène on est ailleurs, même si on reste là.
L'Ornithologue est un film d'une richesse formelle incroyable, qui ne peut pas s'épuiser en une seule vision (Dommage, il ne fait pas partie du Festival Téléramuche), et qui ne peut que vous amener à vous interroger. C'est, pour moi, le  film le plus fort de son auteur (je ne dirais pas le plus facile). Qui n'a pas hésité à mettre plus d'une main à la pâte, puisque non content d'en avoir écrit le scénario et assuré le filmage, il va jusqu'à donner sa voix à l'acteur principal, voire même son corps. Une troublante incarnation.
Je suis parfaitement athée mais ça m'a amené, par exemple, à googler "St Antoine de Padoue" (si si), l'article lu m'ouvrant de nouvelles perspectives (où il serait question de bilocation, de parler aux poissons, de tenir Jésus -ce que  JPR a malicieusement pris au pied de la lettre-). Du mysticisme, certes, mais sans oublier les corps (troublants) et même les quéquettes (joliettes). Où ésotérisme s'entremêlerait (se chamaillerait) avec érotisme.
Bref un film touffu, foisonnant, emballant. Qui vous entraîne vous entourne, vous triture et vous écarquille... Un seul (léger) bémol : la musique. Il s'agirait plutôt de bruits d'ailleurs, puisque on n'entend que des stridences de cordes frottées (de violoncelle, si j'ai bien lu le générique) plutôt désagréables. (Mais cela fait justement un contrepoint auditif (acide) à la douceur de tant de beauté visuelle.)
Hop, Top 10! (il faut bien un commencement, hein).

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J'y suis retourné ce mardi après-midi (une séance "de retraités") parce que je voulais vérifier certaines choses (et -ne nous voilons pas la face- en revoir certaines autres). J'y ai pris autant de plaisir, mais je n'ai pas ressenti du tout la même perception temporelle : tout avait l'air plus ramassé, d'aller plus vite, et, finalement, il ne fait pas tant de rencontres que ça. La seule chose importante, dont j'avais oublié de parler ci-dessus, concerne les transitions entre les scènes  par des fondus-enchaînés parmi les plus longs et lents (et beaux, donc) que j'ai vus depuis longtemps.
J'avais parlé d'incarnation, et m'est ici venue l'expression "donner corps". Ce qu'un réalisateur est par définition censé faire. Et que JPR a poussé simplement jusqu'au bout de sa logique.
De la même façon qu'il a adaptée à sa manière la fameuse bilocation de St Antoine : au lieu d'un même corps présent au même moment à deux endroits différents, il a simplement fait le contraire.
Et, dernière chose, la musique n'est pas si insupportable que ça...
Top 10 confirmé.

14 mai 2017

"dévergondées"

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JE DANSERAI SI JE VEUX
de Maysaloun Hamoud

Le film est dédié à la mémoire de Ronit Elkabetz, et il est produit par son frère, Shlomi Elkabetz. déjà rien que le titre me plaisait, et  j'avais très envie de le voir. Et j'avais bien raison (même si, comme me l'a dit malou, Téléramuche ne délivre parcimonieusement qu'un seul petit T). Beau portrait de femmes, à Tel Aviv, aujourd'hui. Dès la scène d'ouverture, le ton est donné : une future mariée se fait épiler les jambes à la cire par une vieille femme, qui lui donne des conseils pour son futur état matrimonial : être belle, servir l'homme,... et fermer sa gueule. L'éternel "Sois belle et tais-toi" à la sauce palestinienne.
Tel Aviv a déjà été le décor de films que j'aime (notamment The bubble, d'Eytan Fox, si je ne m'abuse), ici, il sera plutôt nocturne (puisque c'est surtout-là que ces femmes peuvent tenter de vraiment vivre leur vie.) Noctambulerama. Pour danser,  chanter,  boire,  fumer (et pas que des cigarettes). Le film fait, justement, la part belle à la musique (électro) , - et Emma m'a rappelé que la bande-annonce m'avait, déjà, accroché l'oreille...-, et l'habillage (du film) est au diapason, avec un générique plaisamment graphique, duel, décliné en surlignage vert et rouge, soulignant ce que j'aime aussi beaucoup dans le film, le fait qu'il est israélo-palestinien (ou plutôt palestino-israélien, puisque, si la main qui tient la caméra est arabe, celle qui a donné les sous est juive...) et rien que ça, pour moi, constitue déjà une excellente raison d'y aller.
Trois femmes dans cet appartement (la dernière arrive en remplacement de celle qu'on a vue se faire épiler dans la scène d'ouverture et qui est donc partie se marier). Layna est avocate (et fêtarde), Salma est barman et d-j (et fêtarde aussi) et toutes les deux, cheveux au vent (qu'elles ont sublimes, -les cheveux-) voient débarquer Nour, dûment foulardée, sans aucun (cheveu) qui dépasse, avec sa valise à roulettes, et son manteau réglementairement boutonné du bas jusques en haut. Elle est étudiante, a un "fiancé" (réglementaire lui aussi) qu'elle doit prochainement (et tout aussi réglementairement) épouser.
Evidemment, les trois héroïnes vont évoluer, au contact l'une de l'autre. Trois femmes, trois cas de figures, trois relations différentes avec l'horrible et omniprésent (et sacro-saint, et écrasant) pouvoir machiste qui se manifeste notamment sous la forme d'un fiancé sourcilleux et pressant, d'un père pas très compréhensif, d'un amant qui se veut large d'esprit mais ne l'est peut-être pas tant que ça.
Jour et nuit. le film alterne donc les scènes de teuf (la nuit) et les aléas du quotidien (au jour le jour). Chacune des trois se débrouille comme elle peut avec son problème perso (l'indépendance / la soumission / la différence) mais c'est bien souvent à plusieurs qu'elles réussissent à faire un peu avancer les choses, chacune à sa manière et mettant au service des copines les moyens dont elle dispose.
Ce que le dispositif pourrait-avoir de théorique (recenser différents cas de figure) et de linéaire (l'histoire de Nour, par exemple) est contrebalancé par le joyeux bordel des scènes nocturnes, les néons urbains et les stroboscopes, son lyrisme électro-échevelé, sa sensualité, qui sent la sueur, la fumette, les shots de téquila, les "desserts" que chacun apporte à tour de rôle. La liberté, quoi. ("Les ordres du jour et les désordres de la nuit", ça ne serait pas du Ferré, par hasard ?*)
C'est surtout ça qu'on retient du film, la zique qui tape, les couleurs qui claquent, cette belle énergie déployée par ces femmes, dont on souhaiterait qu'elles poussent du coude et donnent l'exemple à toutes les copines, soeurs, mères, tantes, grand-mères, dont les yeux sont encore bien souvent occultés par le foulard qui les cache (et que certaines continuent de demander  -revendiquer- avec obstination) pour que, enfin, les choses changent un peu.
Car il faut bien reconnaître que les mâles du film ne sont pas forcément à leur honneur (mais bon, hein, ils l'ont bien voulu, et méritent ce qui leur arrive) en tant que piliers des traditions, des obligations, du phallocentrisme, de la domination des couilles, de l'asservissement des femmes... (quand même, si, un très joli -et folklorique- personnage de gay follissime mais attendrissant).
Je suis d'autant plus étonné que la critique du Monde, pourtant écrite par une femme, traite le film quasiment avec des pincettes ("C’est finalement à un exercice de ventriloquie auquel on assiste, où la réalisatrice ne donne à ses héroïnes aucune autre option, sinon l’obligation pour elles d’être des étendards et de n’exister qu’à travers une unique problématique." écrit-elle, ce que je ne suis pas d'ailleurs certain de bien comprendre...)

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* Ben non, j'ai googlé et je n'ai rien trouvé...

7 mars 2021

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revenons-en un peu à LA FABRIQUE DU PRÉ de Francis Ponge : ce livre qui me passionne me fascine me touche et m'émeut.

(c'est comme si Gallimard /NRF l'avait réédité exprès, juste pour moi)

comète, il me ramène à ma (folle ? ) jeunesse , 74 ou 75 je dirais...

l'original était comme ça

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et le (re)nouveau (il avait déjà été réédité - "à l'identique" en 1990, puis une nouvelle fois (forcément sous une nouvelle forme) dans le tome 2 des oeuvres complètes de Ponge, en Pléiââââde) est comme ça :

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avec un bandeau comme ça

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Et comme ils sont malins, chez gallimarduche, c'est vraiment une "nouvelle nouvelle édition" (celle du cinquantenaire!) puisque, déjà, il n'a absolument pas les dimensions habituelles (ses 18,6x23,4cm en font -littéralement-, un volume hors-normes, un monstre dans la bibibliothèque, inrangeable en tout cas à côté de ses "coreligionnaires" du rayons NRF...

c'est -très- rare que j'ai quasiment les larmes aux yeux en ouvrant un bouquin, mais là ce fut le cas.

*

"Vendredi 5 mars, vers 16 h 45, un individu s’est présenté dans une boutique alimentaire vésulienne sans masque de protection. Devant l’insistance du commerçant, il a consenti à en enfiler un, avant que la situation ne dégénère.
D’après les éléments recueillis par les policiers qui l’ont interpellé quelques minutes plus tard, l’homme se serait tout d’abord frotté à une cliente avant de se masturber sous son short en la regardant.
Le mis en cause, qui était alcoolisé, a été placé en cellule de dégrisement. Domicilié à Vesoul , âgé d’une trentaine d’années, il devrait être poursuivi pour ivresse publique manifeste, harcèlement sexuel et non-respect du port du masque." (twitter/ est répu)

(nb -pour Deloin et Hervé- : non non, ça n'était pas moi...)

deux commentaires publiés :

* "Déjà qu'en temps normal il n'y a rien à faire à Vesoul donc en cette période de covid on pourrait presque le tolérer"

* "Sous son short : en Haute-Saône même les pervers gardent un minimum de décence."

*

(dire que j'ai été un jour un de ces jeunes hommes étroits
difficile à croire)

*

Dominique m'en avait parlé hier chez Catherine, Manue m'en a reparlé ce matin, je suis donc allé sur leur site pour plus d'informations :

Burrhus

Les deux gars de Cabadzi viennent donc de sortir un nouvel album, BÜRRHUS (dont quatre extraits déjà sont visibles en clip(s),) un "concept-album" pourrait-on dire, sur une société future assez sombre, -à peine- en réalité augmentée, et je l'ai donc commandé illico (livraison annoncée 21 mars, soyons patient...)

*

"Le plus clair de mon temps
dans la chambre noire
de l'étuve au blizzard
des coups de latte un baiser
des coups de latte un baiser
des coups de latte un baiser..."
(Bashung)

*

 

5 mars 2021

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(que dire ?)

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Tilda Swinton risked arrest waving a rainbow flag in front of the Kremlin in violation of Russia’s new homosexual propaganda bill. And she wants everyone who can to reblog it in solidarity.
Guys please reblog this, it won’t ruin your blog, this is important

*

tiens encore une belle journée (ça m'a pris ce matin à 8h et quelques : hop! un aller/retour  express (et exprès) jusqu'à Besac -arrivé à 9h30 et reparti à 10h30-) pour aller chercher "mon" livre  LA FABRIQUE DU PRÉ dont le libraire m'avait dit, au téléphone, qu'il venait juste d'arriver...

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-et j'en profite pour liquider le reste de "mes" chèques-cadeaux-, il m'en reste à cette heure 0,64€- en achetant :

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*

au retour je profite que j'ai "cinq minutes" pour m'arrêter -et jeter un oeil- sur cette "nouvelle" aire de They, où les panneaux annoncent (promettent) parking toilettes pique-nique, je quitte donc la nationale en suivants les sudits panneaux "apéritifs", mais au final quelle déception : le plan de circulation (les rampes d'accès, les zones de stationnement) semble extrêmement (et inutilement) complexe, mais surtout la seule "construction" présente est un parallélépipède de bois, central, que je ne verrai que d'assez loin, comprenant assez vite que, selon ce bon vieux principe de précaution il est fermé à clé, j'avise justement un routier en short qui est en train de s'en retourner, après avoir trouvé porte close, et que je verrai partir très loin à l'autre bout du parking (qui semble jouxter un petit bois) pour faire ses petits besoins, ce que je réalise que le mec stationné pas très loin de moi est en train de faire contre le grillage : pisser (et j'avise alors la dégueulasserie des différents papiers et autres résidus au pied du grillage en question : les gens, visiblement, ne se sont pas faits prier pour faire leurs besoins partout où ils le pouvaient (ils ont raison, puisque les toilettes sont fermées) et je repars, donc, assez tristement...

*

 

6 février 2021

poulailler 35

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*

CLERMONT :

R (Films en Région / Hors Compétition)

LEWIS
de Tanguy Bizien et Julien Mignot

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Damien Bonnard est Lewis, et, rien que ça, on en est bien content...

NAVOZANDE LE MUSICIEN
de Reza Riahi

Capture d’écran (1571)

Une très réussie animation de miniature persane, avec de l'amour, de la musique, (un sultan, une favorite, un musicien) et du temps qui passe...

LA JEUNESSE REFUSE DE DORMIR
de Perrine Lamy-Quique

Capture d’écran (1573)

Des jeunes gens, de la tension, de la passion, du théâtre peut-être. La matière en tout cas est très riche (même si on ne comprend pas tout)

JE ME GRATTE
de Chenghua-Yang

Capture d’écran (1577)

Une animation plaisante au service hélas d'un sujet bateau... Dommage

RAPPROCHER LA DISTANCE
d'Antoine Cuevas

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Le monsieur avec son sac à dos revient dans un village, et il observe de loin une femme et sa fille (les siennes)

FILLES BLEUES, PEUR BLANCHE
(déjà vu dans le programme C+ et bof et donc non revu ici)

*

"Toute la semaine dernière, le bruit a couru d'un troisième confinement, car comme le dit l'adage, jamais deux sans trois. Avant finalement de renoncer à remettre le pays sous cloche, le gouvernement avait gravement bossé pour trouver une formule de com' destinée à mieux faire passer la pilule. Et vas-y que je te parlais de mesures "hybrides" ou de "modalités de freinage" de l'épidémie. Vous n'aviez pas chômé non plus et proposé tout un tas de formules toutes plus douces les unes que les autres pour remplacer le mot "confinement". Le "cocooning" a été plusieurs fois proposé, avec une mention spéciale à Antoine et son "cocooning solidaire", et Brice et son "coconage résilient". On tient quelque chose là. Olivier nous a suggéré le "Plan temporaire de bridage des capacités motrices et sociales à visée prophylactique". Joueuse, Brigitte a imaginé le "grand cache-cache citoyen" tandis qu'Hélène a inventé la "claustration positive" qui est un enfermement qu'on imagine joyeux. Frédéric a, quant à lui, pensé au "chezsoisinement". On vous laisse avec notre préféré : le "PLACARD", inventé par Nathalie pour "procédure de priorité au labeur avec contacts amicaux réduits et distanciés". C'est validé. On garde tout ça au chaud au cas où il faille être, un jour, re-reconfiné." (Chez Pol / Libé)

*

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LE CERCLE D'ALI
d'Antoine Beauvois-Boetti

Capture d’écran (1581)

Un film extrêmment bien construit,  autour d'un jeune afghan qui doit témoigner devant une commission pour obtenir ses papiers... Excellent.

GARE AUX COQUINS
de Jean Costa

Capture d’écran (1585)

Encore une fois avec le bandeau rouge d'infamie "Avertissement : ce film peut contenir des scènes susceptibles de heurter la sensiblité de certains spectateurs", encore une fois à propos de scènes de drague gay en Corse, et des ébats -pudiquement filmés - de deux hommes dans une voiture

PRÉCIEUX
de Paul Mas

Capture d’écran (1587)

Une superbe animation dans l'esprit de Ma vie de courgette. Sur l'univers cruel de l'enfance les différentes formes d'ostracisation Touchant et très réussi.

LE TEMPS D'UNE NUIT
d'Alice Fargier

Capture d’écran (1596)

Au début c'est un peu pénible à cause d'un personnage agaçant de "jeune fille fantasque", puis le film prend véritablement son envol dans une deuxième partie plus intime, avec une montée de l'émotion très réussie

NARVALOS,
de Bilel Chikri

Capture d’écran (1598)

Découverte de la téci par un cousin du bled qui débarque tout juste, visite effectuée par son cousin hâbleur qui connaît tout le monde et lui montre tout... Jovial et -paradoxalement ?- rassurant

 

F7

TU SERAS UN ULTRA
de Maxence Voiseux
(zappé)

PALMA
d'Alexe Poukine

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ou "Comment bien foirer un week-end de merde à Majorque pour une jeune femme et sa fille", avec un très joli duo mère (un peu larguée) / et fille (d'un naturel désarmant), sans oublier la marionnette de la classe qu'il faut penser à photographier "en situation"

LES VILAINS PETITS CANARDS
d'Anton Balekdjian

Capture d’écran (1602)

Superbes aussi, ces retrouvailles entre deux frangins, l'aîné qui revient et doit bientôt repartir, et le plus jeune, ado qui fait le désespoir de sa mère (et le mieux dans sa peau des deux n'est peut-être pas celui qu'on pense). Très touchant(s)

LE SANG DE LA VEINE
de Martin Jauvat

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William Lebghil (encore un acteur que j'aime beaucoup) dans une fable plaisante, crue et frontale dans un premier temps, mais qui s'avèrera finalement n'être qu'un bloc de tendresse...

21 janvier 2021

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Waouh! un mercredi de folie!

1) il fait grand soleil!

2) mon aide-ménagère me rend visite pour la dernière fois avant... un sacré bout de temps (elle va se faire opérer), et comme d'hab' quand elle s'en va mon appart' étincelle!

3) quand elle part, c'est Manue lui succède, qui vient boire son habituel "café en terrasse" du mercredi (ou samedi) matin (et qui m'apporte trois magnifiques cocos blancs de sa poule blanche)

4) à son départ, je prends ma voiture pour aller chercher de la vitamine D sous forme de gélules d'huile de foie de morue (pharmacie des Haberges -j'y retrouve une ancienne élève qui a à présent 25 ans- : rupture de stock, pharmacie du grand Leclercmuche : yesss! (en plus j'ai affaire à un joli pharmacien rebeu et barbu, qui met un certain temps pour trouver le flacon, mais je lui pardonne...)

5) j'en profite que je suis là pour aller faire un tour à L'Espace Cul(turel) : ça tombe bien, c'est le premier jour des soldes! Les bouquins sont à 2€ et les dvd à 3! J'en repars avec 16€ de marchandises culturelles :

livres :
- LA BD EST CHARLIE (10€ neuf)
- RAYMOND DEPARDON par Christian Caujolle (17,50€ neuf)
dvd :
- GRAND FROID de Gérard Pautonnier (avec Jean-Pierre Bacri)
- MOURIR ? PLUTÔT CREVER! de Stéphane Mercurio (avec Siné)
- LES CROIX DE BOIS de Raymond Bernard (édition digipack 2dvd livret inclus)
- Coffret TRUE DETECTIVE saison 1 (avec mug collector)

6) je rentre à la maison pour déposer mes achats, prendre mon courrier, et manger sur le pouce

7) je retourne au Grand Leclercmuche, des fois que quelque chose m'ait échappé (je repose Le corps et l'âme, de John Harvey, et L'Intégrale complète des Idées noires de Franquin, qui ne sont pas soldés) et j'achète un tapis de souris ergonomique (avec coussinet pour appuyer le poignet et le soulager) qui n'est pas soldé non plus

8) je m'arrête chez Noz où je n'achète qu'un pack de 1664 bio et non filtrée

9) quand je reviens à la maison, il reste une place libre juste en dessous de chez moi... Yessss!

10) je réussis (enfin) à prendre un PASS FESTIVAL pour l'édition 2021 (uniquement "en ligne") du Festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand (12€ pour voir tout ce qu'on veut) du 29 janvier au 6 février

11) j'appelle Pépin, j'appelle Dominique, j'appelle Malou...

12) j'ai mangé à la coque le premier des trois oeufs de Manue

13) je me couche très tard parce que je me suis endormi devant On connaît la chanson (que je connais effectivement très bien aussi) mais je me rendors -heureusement- sans peine

*

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*

(sans rapport avec ce qui précède)

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mosh (ou moshpit)

"Le mosh n’est pas une pratique accessible. Il est agressif, physique, imprévisible, et demande donc une forte implication. De la même manière que le mosh pit est une fosse dans la fosse, les moshers sont une communauté dans la communauté. Une cohésion se crée naturellement entre eux, parce qu’ils expriment, recherchent et ressentent les mêmes choses : excitation, frustration, catharsis, liberté, évasion, affirmation et, fatalement, douleur - élément crucial de l’expérience, si l’on en croit Gabrielle Riches, chercheuse canadienne à l’université de l’Alberta, spécialiste du sujet : "On peut comparer le mosh pit à une orgie dionysiaque. Les participants en ressortent avec des sensations proches de l’expérience sexuelle : exaltés, revigorés, rajeunis. Et le niveau de douleur, même minime, est une composante centrale de ce plaisir. Il est même essentiel." Surtout, le mosh, sous ses aspects de charivari bestial, est en réalité une affaire très structurée : il ne s’agit pas d’une émeute ou d’une baston de bar, et chaque participant en est conscient. Tout comme il intègre rapidement ses codes implicites - garder l’œil sur son périmètre, aider les gens en difficulté, éjecter les fauteurs de troubles. On est dans un entre-deux entre l’ordre et le chaos. Un terme employé en anthropologie convient assez bien au mosh pit : la liminalité. Le moment, dans un rituel de passage, où l’individu est entre deux statuts. Où il a quitté un monde, où ses pensées et comportements habituels sont suspendus et où il a un pied dans un nouveau monde - dans lequel il ne peut pas et ne veut pas basculer entièrement. S’il y a violence dans le mosh, elle est formelle, sans victime et sans volonté de nuire, même si les dommages collatéraux sont inévitables. Beaucoup de participants évoquent d’ailleurs les sentiments paradoxaux de calme et de sérénité qu’ils ressentent dans le mosh pit, qui agit sur eux comme un régulateur. On pense à la Face cachée du soleil, roman de J.G. Ballard paru en 1996, où les riches habitants d’une enclave résidentielle ultrasécurisée se mettaient à créer leur propre violence pour rééquilibrer leur univers infaillible et aseptisé." (Libé)

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11 décembre 2020

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(Eric Pessan x 2)

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tiens, depuis le temps que je me dis qu'il faudrait que j'y aille...
cette année je vais pouvoir, direct depuis chez moi...

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"recentrer le débat"

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depuis quelques jours, je suis très oqp (plutot q que o ou p d'ailleurs), j'ai enfin (grâce à Isa, d'une certaine manière) découvert un certain intérêt (un intérêt certain) à twitter... Si si, et j'ai découvert que ce n'était pas du tout aussi ennuyeux ni aussi contraignant que j'avais bien voulu le croire, mais rempli de choses intéressantes, dans beaucoup de domaines différents : d'abord les faits-divers via L'Est Répu (de l'intérêt du local et du régional avant le national), puis Libé (pour le national et l'internatio) ça vous prémâche un peu le travaille de lecture, et j'ai enfin trouvé une façon facile de récupérer le dessin de Willem du jour, (voilà pour l'avouable), et, bien plus intéressant, vous vous en doutez, tout ce qui est inavouable (et là j'avoue que  j'allais allègrement de surprises en surprises (il suffit d'accepter d'y passer un peu de temps et de ne pas craindre de mettre les mains dans le cambouis...) Question turpitudes et cochonneries (et imagerie virile), les mecs sont toujours aussi pleins d'inventivité, et je suis un peu comme un minot dans un magasin de jouet à la veille de Noël (si je puis utiliser une métaphore de circonstance...), je cours de rayon en rayon avec des oh! et des ah! et des étincelles dans les yeux. Tout ça, c'est incroyable!  J'ouvre des pages, je suis des liens, je copie des photos, des vidéos, que je ne peux hélas pas diffuser ici car cela deviendrait un blog pour adultes avertis, disons que tous mes centres d'intérêt y figurent, et cela me remplit de joie... (Et je prends bien garde à ne pas me faire remarquer, c'est un jeu plaisant aussi...) Bref, je me régale!

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Je me suis lancé dans la fabrication des "Jean Bonhomme", en suivant la recette que j'ai mise en ligne il y a quelques jours... avec une petite errière-pensée : la pâte commence à lever à 16h et donc à 18h je devrai m'occuper de la deuxième phase, ce qui m'évitera de penser à quoi que ce soit d'autre... Malin, non ?
Pour ce qui est de la recette, j'ai divisé les proportions par 2 (600g de farine, tout de même...) et j'ai scrupuleusement suivi les doses indiquées... Quelle erreur! La pâte obtenue est beaucoup trop liquide pour pouvoir être pétrie telle quelle, et il faudra donc en rajouter un bon peu (de farine) pour parvenir au résultat escompté... (Là j'ai mis mon pâton dans un saladier propre sous un linge propre à lever pendant deux heures près du radiateur...)
résultat (bien plus tard) mes "jean bonhomme" ont plutôt des airs d'Elephant Man, je dois le reconnaître (mais c'est délicieux).

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j'avais oublié de joindre la photo à la recette

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photo et légende, direct depuis l'indipensable Chez Pol (Libé spécial Zabonnés), qui m'ont bien fait marrer ce matin -hier en fait-, à propos du tout de passe-passe gouvernemental qui a réussi a faire disparaître le douloureux article 24, en le métamorphosant en article 18... Waouh, bravo les mecs ! trop forts!

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Attention regardez bien, ça va aller très vite... Hop, magie ! Photo Christophe Archambault. AFP (2020)

 

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"HOLD-UP" : COURAGE FUYONS!

"Depuis un moment je me dis que tout ceci, qui a mal débuté, pourrait mal finir. Les soignants ont commencé l’année en affrontant le coronavirus dans la plus grande confusion, sans équipements de protection, et la terminent sous les accusations des complotistes et des négationnistes, accusés par certains de leurs pairs de profiter financièrement de la pandémie ou de se rendre complices d’un génocide. Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre, en a fait l’expérience. Auteur d’un livre documenté sur le Scandale des soignants contaminés chez Flammarion, peu suspect de complaisance envers la gestion gouvernementale, il reçoit régulièrement des mails injurieux, des lettres de menace, après chaque apparition dans les médias où, avec l’accent toulousain et un franc-parler qui n’appartient qu’à lui, il martèle la réalité de l’épidémie face aux experts en courbes et statistiques :
(…)
"On n’a pas écouté les médecins de terrain qui alertaient dès juillet. Quand nous disions : il y a des malades en ville, ils nous disaient il n’y a pas d’hospitalisation. Quand il y a eu des hospitalisations, ils ont dit il n’y a pas de réanimation. Quand il y a eu des réanimations ils ont dit il n’y a pas de morts. Quand il y a eu des morts ils ont dit les hôpitaux ne sont pas submergés. Et quand les hôpitaux ont été submergés ils ont dit les malades meurent d’autres choses que du Covid. Et vous savez quelle est la constante de ceux qui disaient cela ? Ce sont des médecins qui ne touchent pas les malades, et que la maladie ne touche pas. Ce sont de prétendus experts qui voient les malades en courbes et en statistiques. Et c’est ceux-là qui étaient écoutés, que l'on a fait intervenir partout.

Je n’aime pas ce terme, "les rassuristes". Ils portent la responsabilité, au moins en partie, du retard de réaction des politiques. Pendant ce temps, les soignants sur le terrain se confrontaient à la maladie. Pendant ce temps dans nos cabinets, en ville, à l’hôpital, en réa, on vivait le virus. Pendant ce temps certains d’entre nous couchaient les patients sur le ventre, pendant ce temps nous vivions avec le doute et la crainte, pendant qu’assis sur leur cul, les "rassuristes" disaient il ne se passe rien…
(...)
Hold-up est une insulte aux soignants qui se dévouent au chevet des patients, il ne pose pas les bonnes questions, il les écarte, il invente une réalité, et masque les responsabilités. Oui, il y a eu des mensonges, des manipulations politiques, des retards, sur les masques, sur les tests, sur les modes de contamination, sur les moyens d’y faire face. Mais il n’y a pas de complot. Juste la bêtise, la fatuité, la lâcheté, la peur, la faiblesse politique, la lourdeur administrative paralysante et les egos imbéciles… Il n’y a rien de mystérieux là-dedans, juste des politiques, des scientifiques, des journalistes, des femmes et des hommes, forts ou faibles, courageux ou lâches, qui se sont heurtés, comme nous tous, à la réalité de l’inconnu. Pas de Lune creuse, pas de "Great reset", pas de complot illuminati, pas de plan diabolique que seul pourrait éviter Donald Trump, sauveur de l’humanité. Non, rien de tout ça. Juste, fidèle à elle-même, la conjuration habituelle des imbéciles et des crapules…""
(Christian Lehmann, Médecin & écrivain, Journal d'épidémie, 7 décembre (le texte intégral , et l'ensemble des chroniques de Christian Lehmann , je ne suis pas sûr que les liens fonctionnent...))

*

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aux grands maux les grands remèdes : je me suis préparé une tisane thym/citron/miel

"Le coup de massue vient donc de tomber. Jean Castex a fait mine d’y mettre quelques trémolos mais au flou anxieux qui a baigné le secteur toute la journée succède l’abattement. Les établissements recevant du public resteront fermés trois semaines de plus. Alors que les acteurs du monde de la culture s’activaient pourtant à remettre les machines en marche, du casse-tête de la programmation des films en salles aux répétitions de théâtre, en passant par les accrochages d’expositions prenant la poussière dans les musées, tout restera porte close durant l’intégralité de la période des fêtes, un nouveau rendez-vous étant donné pour réexaminer la situation au 7 janvier." (Libé)

*

30 août 2020

jagermeister

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THE CLIMB
de Michael Angelo Covino

Etonnant.
(Etonnamment étonnant je dirais même plus).
Un premier film sorti un peu d'on ne sait trop où, que je n'ai pas eu envie dans un premier temps d'aller voir (bof, une histoire de cyclistes, ça plairait sans doute au Philou...), que nous avons fini par programmer dans le bôô cinéma (devant la demande et la très bonne tenue des critiques), et que je suis allé voir hier soir avec Catherine, en gardant en tête un avis sybyllin de dominique ("J'aurais préféré voir une vraie comédie...". Ah...)
"Sous ses airs de typique comédie indé à la Sundance, cette “bromance” à la vie à l’humour de deux copains, présentée à Un Certain Regard en 2019, brille par son ton acide, qui ne cède jamais à la conclusion facile ni aux bons sentiments." (les fiches-cinéma) (ou, quand quelqu'un dit bien ce que vous pensez, pourquoi se priver de le citer ?)
C'est vrai que j'ai pensé "Sundance" (et, aussi un peu, "Wes Anderson" je dois dire...), mais, très vite, le film nous emmène ailleurs, sur son propre territoire : l'histoire de deux potes, Mike et Kyle, interprétés respectivement par le réalisateur (Michael) et le scénariste (Kyle), dont on peut supposer, s'ils ont donné (gardé) leurs prénoms, qu'ils sont aussi potes dans la vie.
En sept chapitres (chacun avec en titre un mot ou une expression de la vie courante en titre) le film raconte une amitié au long cours. Les histoires d'amitié virile, moi, je suis toujours preneur (d'autant plus que je peux y glisser un SSTG (sous-sous-texte gay) (il s'agit souvent de surprises, un exemple très réussi pour moi étant Old Joy, de Kelly Reichardt, ou bien, dans le même esprit,  Prince of Texas, de David Gordon Green) et si c'est bien d'amitié dont il est question, au fil de toutes ces années (le film procède chronologiquement, avec des ellipses et des sautes temporelles), elle peut tout aussi bien être qualifiée de "toxique", comme le dit un des personnages du film...(Quoique..). Mike oeuvre-t-il pour pour pourrir la vie de Kyle, ou, au contraire, ne serait-il pas son ange gardien ? Amour, amitié, la question reste (joliment) posée...
C'est en tout cas le moteur (le pédalier plutôt hihi) du récit, qui réussit, (en changeant plusieurs fois de braquet (filons la métaphore pédalesque)) la prouesse de réussir à nous étonner à chaque fois, dans sa façon de rebondir et zboïng de partir dans une direction qu'on n'aurait pas forcément imaginée. Mariage, enterrement, fête de famille, enterrement de vie de garçon, re-mariage, les situations proposées comme point de départ de chacun des chapitres sont pourtant banales, conventionnelles, ultra-balisées. Et pourtant... c'est vraiment très malin ce qu'en font le réalisateur et le scénariste (et donc les personnages qu'ils incarnent. Avec une volonté auteuriste pas désagréable du tout (le filmage millimétré, les plans-séquences, la bande-son improbable avec ses chansons françaises des années 60 que même moi je ne connaissais pas, c'est dire...),  bien au contraire.
C'est comme le Jâgermeister : ça n'a l'air de rien (une liqueur à base de plantes), on hésite à goûter, et, passée la première gorgée on trouve ça original, délicieux, surprenant, et on en reprend... (attention c'est traître ça titre quand même 35°) Mais si, on en reprend!
Une excellente surprise estivale.

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(Kyle et Mike)

13 mai 2020

DDDD3

Ce petit bonheur-là, depuis le temps que je l'attendais : ce matin, à 7h30, je suis descendu, soleil, fond de l'air à peine frais, tonique, quoi, rues presque désertes, pour aller chez le boulanger, sans ausweis bitte!, juste pour acheter une baguette et un croissant (allez, j'en ai pris deux, je les ai bien mérités depuis le temps!) et ça m'a fait du bien

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le proximité entre attestation et arrestation

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l'esprit des murs :

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je me sens très précisément comme un hamster en train de tourner dans sa roue

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l'esprit des murs 2 :

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scrabble

l'ordinateur de scr*bble pro est vraiment un gros enfoiré de sa race...

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la proximité entre protocole et proctologue

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cannes-2020

une petite pensée pour le Festival qui devait commencer aujourd'hui (et mes ami(e)s qui devaient y aller) et qui pour la première fois de son histoire (excepté l'édition de 1968) n'aura pas lieu... dans quels limbes cinématographiques vont se retrouver les films qui y étaient prévus ?  notamment tiens celui de

Capture d’écran (200)

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Les fameux masques promis par la municipalité n'étant toujours pas arrivés (hin hin rire bête), j'ai rappelé Zabetta (qui m'en avait proposé un, juste de dépannage) pour lui demander si c'était toujours ok, et je suis parti pour ma grande promenade à pied toujours sans ausweis bitte!, la deuxième de la journée, quelle folie! pour l'aller chercher.
J'ai décliné sa proposition de rentrer chez elle, elle m'a précautionneusement tendu le masque à travers la grille, et nous avons discuté quelques minutes de part et d'autre de ladite grille, puis j'ai repris ma route, d'abord direction chez Quévy (mais ils n'ont pas "rouvert" et ne fonctionnent toujours qu'en drive), puis direction la ville, où je me suis dit "tiens et si j'en achetais, des masques, en pharmacie ?" La première n'en avait pas encore ("la semaine prochaine"), la deuxième si mais le patron a mis un temps prodigieusement long avant de me les rapporter (des "catégorie 1 garantis 15 lavages", dont il m'a expliqué le processus de nettoyage avec beaucoup de précision(s)) derrière moi la file d'attente commençait à s'allonger, j'ai pris un plus un petit tube individuel de gel hyro-alcoolique, et j'ai continué mon chemin de retour vers la maison (la Poste, la pâtisserie, le pont, Monop, la grande rue) sans avoir envie de m'arrêter nulle part (il y avait effectivement beaucoup plus de monde que les autres jours, partout), et je suis vite rentré en me disant "Je n'ai pas envie de vivre dans ce monde là où il faut partout faire la queue à 1,50m de distance avec un masque sur le museau" et la ferme résolution, donc, de sortir le moins possible. Le moins possible, oui.

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dernière minute (5h37) un sms de Dominique m'apprend que ça porte un nom :le  "syndrome de la cabane" (une psy interviewée préfère parler du "syndrome de l'escargot").

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(le ciel était superbe, quand je suis sorti, cet après-midi)

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Orne : 34
Nièvre : 25
Haute-Saône : 75
Doubs : 136

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13

 

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