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lieux communs (et autres fadaises)
9 mars 2023

j'ai crevé l'oreiller

034 bis (j'ai la flemme de tout renuméroter)
L'AMITIÉ
d'Alain Cavalier
sortie prévue : 26 avril 2023

(entregent : les prévisionnements GNCR)
Oh, un nouveau film d'Alain Cavalier! Avec sa petite caméra, il continue de filmer ce qui lui plaît. Ici, il s'agit de trois portraits d'amis (un peu dans la continuité de ses PORTAITS XXL de récente mémoire). C'est plaisant, c'est attachant, c'est touchant. Un cinéma de détails, de gros plans (et je cite une fois de plus mon Jankelevitchounet chéri) de "je ne sais quoi et de presque rien(s)", trois portraits, trois rencontres, trois hommes. Trois fois quarante minutes qui font un film de deux heures et quelques. Trois univers présentés dans la continuité (ce qui a son importance), sans césures, comme trois paragraphes consécutifs d'un même récit.
Comme d'habitude, Cavalier s'amuse, via le viseur de sa caméra. Il se fait plaisir, échange avec ses amis, et nous fait, du coup, plaisir aussi. On a toujours été touché, à chaque fois, de recevoir un nouveau chapitre de ce journal filmé commencé il y a belle lurette. Cavalier est une belle personne, il n'y a pas à dire... Et ses amis sont nos amis, cela va sans dire aussi. Boris Bergman (parolier de Bashung (on apprend que Cavalier avait envisagé un film sur le "duo" Bergman/Bashung) et sa compagne Massako, Maurice Bernard, producteur de THERESE, et sa compagne Florence Delay, et Thierry Labelle, acteur dans le très beau (et rare) LIBERA ME (1993) , coursier, et son épouse Malika. Chacun saisi dans son espace personnel, son quotidien, ses petites histoires. (Il y a aussi, outre le plaisir de dialoguer, comme très souvent dans les portraits de Cavalier, celui de manger. Plaisir(s) de bouche.
Un cinéma du peu, de l'entre soi, des choses simples (y compris, et surtout, des plaisirs), qui se regarde à l'identique : simplement. Pudique et touchant. Le premier soir, je n'avais regardé que le premier tiers, celui consacré à Boris Bergman, et j'en avais été moyennement convaincu. Appréhendant peut-être de m'ennuyer dans les deux suivants. Boris Bergman parle et rit fort, le suivant, Maurice Bernard, est beaucoup moins rock'n'roll, et sans doute plus attachant. Plus en finesse peut-être. Et le troisième, Thierry Labelle (dont le portrait est, semble-t-il, un peu plus court que les deux autres) termine le film en simplicité et en beauté. Les trois hommes sont très différents, leur seul point commun est l'amitié qui les lie au réalisateur. Une amitié d'hommes, un peu secrète, un peu pudique. Oui, touchante.

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22 février 2023

beau programme

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INTERDIT AUX CHIENS ET AUX ITALIENS
d'Alain Ughetto

J'étais resté sur le beau souvenir du dernier film vu la veille (SOUS LES FIGUES) et voilà que je démarre cette séance bisontine par un film qui m'émeut tout autant, même si dans un style complètement différent. Un film d'animation (primé à Annecy), où le réalisateur raconte l'histoire de sa famille -italienne- en utilisant une animation raffinée de pâte à modeler (j'ai pensé à MA VIE DE COURGETTE) où il a, de plus, l'intelligence (la malice) de rappeler, régulièrement, qu'il s'agit d'animation, en intervenant dans le récit (sa voix) et dans les images (sa main), remettant ainsi les choses "à l'échelle". La famille Ughetto, la voix d'Ariane Ascaride, la musique de Nicola Piovani, tout est fait pour notre bonheur de spectateur...

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022
LE RETOUR DES HIRONDELLES
de Li Ruijun

J'aurais pu le chroniquer juste en deux mots : "Désespérément beau". Un film chinois (comme pour le film russe du GNCR : on sait déjà qu'on n'est pas chez les bisounours et que les personnages vont prendre cher) au début duquel on marie deux êtres dont personne ne veut (au sein de leurs familles respectives) : une jeune femme incontinente et un jeune homme dernier de sa fratrie. Ouf bon débarras! semblent se dire les deux familles de nos tourtereaux. Qui vont s'apprivoiser mutuellement pour nous raconter une belle histoire d'amour. D'amour, de travail et de misère. Il s'installent comme paysans ("paysans très pauvres" comme il est précisé dans les dialogues plus tard) et travaillent comme des malades. Pour une misère, qui leur permet juste de vivre.
Et j'ai trouvé ça aussi beau et bouleversant que le film vu juste avant. J'ai même pensé aux MOISSONS DU CIEL...
C'est l'attention portée à la nature et au passage des saisons. Mais ce n'est pas seulement de la belle image. C'est comme si, après les cadrages (et re-cadrages) serrés du début du film, ce simulacre de mariage tristounet, le récit, en même temps que les sentiments de ses deux personnages principaux, prenait de l'ampleur, du souffle, de l'espace. Même si la réalité -de plus en plus oppressante- ne manque pas une occasion de se manifester et de remettre les pendules à l'heure. Avec des scènes d'une beauté à couper le souffle, réalisées parfois avec trois fois rien (la couveuse à poussins) mais retrouvant du coup la magie primordiale du cinéma.
Sans oublier la présence d'un âne (on ne peut pas ne pas penser à EO) qui accompagnera le couple jusqu'au bout...

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1 décembre 2022

novembre 2022

mardi 1er

le matin marché (minuscule) à Le Vast
l'aprèm', la promenade au phare de Gatteville,

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on continue sur  (St Vaast ? Barfleur ?) où on boit un thé dans un bar aux jolis serveurs barbus
re bar le soir, mais cette fois au four et au vin blanc, à la maison, et... canasta!

mercredi 2

on part d'assez bonne heure avec le projet d'aller à pied sur l'île de Tatihou mais ça ne sera pas possible (une histoire de coefficients de marée, pourtant j'ai les bottes de David), et puis Malou a trébuché et est tombée, s'est écorché la joue et le poignet, on diffère notre départ et on prendra le bateau à roulettes à midi, après quelques promenade sur quais et jetées.
Sur l'île on visitera différents trucs, on se fera éconduire, à 14h,  de l'unique restaurant (on n'a pas réservé) et on déjeunera frugalement d'un sachet de biscuits au camembert et d'un autre de sablés bretons. On touristera jusqu'àu bateau de 16h (aux Tours Vauban il y a beaucoup de vent)

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au retour "sur le continent" on fera -en voiture- la portion de côte qui va presque jusqu'à Cherbourg, jusqu'à la tombée de la nuit, puis retour à la maison pour repas du soir... et canasta!

jeudi 3

journée CHERBOURG (les urgences pour Malou (qui a mal au poignet) et Musée de la Mer pour les trois autres (Pascal nous montre le batyscaphe dans lequel il est descendu à 3000m), on mange un sandwich dans le hall, puis on retrouve Malou en ville, on achète des St Jacques, puis on part sur la route côtière vers l'ouest : tombe de Prévert, puis voiture jusqu'à la Pointe du Goury

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(venteusement splendide) où un fera un tea-time (voire chocolat time) en observant au fond les vagues qui passent furieusement par-dessus la jetée
puis on continue (avant la nuit) jusqu'à la baie d'Ecalgrain qui tenait à coeur à Dominique (elle avait raison, c'est magnifique, et il y a là un vent qui me rend fou de joie)

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On roule ds la nuit et la pluie vers St Vast où on va quand même aller se manger une assiette d'huîtres dans une brasserie
puis on rentre à la maison où Malou  nous cuisinera une poêlée de St Jacques à la crème..
ensuite ultime canasta, et dodo...

vendredi 4

rangement, ménage,  la dame vient à 10h et nous fait cadeau des 4€ d'électricité, on rembourse Dominique on charge et on s'en va direction Valogne où on va prendre le train jusqu'à Paris St-Lazare, (on a réservé et on est assis!) où nous nous séparons, Dominique partant vers la gare de Lyon tandis que je m'en vais vers celle de l'Est, où je prendrai mon TER Fluo à 16h38.
Arrivée 20h30 à Vesoul sous un petit crachin

samedi 5

journée de redémarrage : à la poste pour récupérer un paquet, courses (Esprit Paysan puis marché, où je fais remarquer au (joli) poissonnier que les St Jacques ne sont pas plus chères qu'à Cherbourg (j'en prendrai 3 pour manger avec du riz ce midi)
Catherine me rappelle dans l'après-midi à propos du concert de ce soir auquel elle m'avait invité, je me sens fatigué mais je dis oui
20h15 chez elle, Manue nous a rejoints
comme d'hab je préférerai la première partie (JACK AND THE BEARDED FISHERMEN) au groupe "principal" (THE PSYCHOTIC MONKS) auquel je n'accroche pas trop
retour à la maison à presqu'une heure, et je constate que le samedi, les lumières d'éteignent plus tard (1h tapante)

dimanche 6

un dimanche entier en pyjama (pas grand-chose d'autre à en dire)

lundi 7

midi au FJT
13h30 au cinéma SEULE LA TERRE EST ÉTERNELLE

mardi 8

midi au FJT
13h30 CLOSE
je vérifie mes tickets ThéV' par rapport à la semaine d'Entrevues et voilà que je découvre que j'ai un spectacle ce soir!
et donc 20h30 : ENTERREMENT D'UNE VIE DE JEUNE FILLE

mercredi 9

journée "empêchée", plus d'internet de midi à 18h (et donc plus de télé non plus), j'ai du mal à accepter d'être ainsi empêché, le soir,  après un coup de fil rocambolesque à SFR (que je soupçonne d'avoir délibérément saboté mon accès pour me faire passer à la fibre) et la promesse de la livraison d'une nouvelle box sous peu (la mienne serait "obsolète"), tout rentre pourtant dans l'ordre suite à un simple débranchage / rebranchage dans les formes

jeudi 10

une journée plaisir : fjt avec les copines, à 13h30 FLEE avec Catherine, puis shopping (Noz, Toutoccase, et je finis à Jardival où après avoir tournicoté je finis par essayer cette salopette qui me faisait de l'oeil depuis un moment, je me rhabille,je sors de la cabine, je la repose je la regarde je pèse le pour et le contre et je finis par craquer et je l'achète -c'est un investissement-)
18h ARMAGGEDON TIME (en vo!)

vendredi 11

(jour férié)

pourtant je ne reste en pyj' "que" jusqu'à 13h, où, après plusieurs tentatives infructueuses d'achat de billet sur internet où la machine s'obstine à me répéter "que ma carte ne convient pas pour ce voyage", je me décide à aller à la gare où
1) il y a quelqu'un(e) au guichet et
2) la dame me confirme que j'ai bien droit à 50% de réduc avec ma carte de vieux...
ensuite, impossible de boire un thé ni chez Co/Pépin (qui bricolent) ni chez les Soria (qui font du tourisme) tant pis ce sera un chocolat chaud à la home sweet home (et même pas, finalement)

samedi 12

une journée particulière (lol) j'ai pris le train à 7h39 pour aller à Belfort où m'attendait à la gare G. un "ami de quarante ans" pas revu depuis cette date (il a un peu changé, moi aussi), qui m'a retrouvé il y a quelques mois  grâce au colza, et qui m'a gentiment proposé de m'héberger pendant le prochain ENTREVUES, on a beaucoup discuté en buvant beaucoup de café, puis mangé dans un restaurant bio participatif, puis visité une galerie d'art contemporain locale (où j'ai craqué sur des petits dessins de Picasso), puis il m'a toujours aussi gentiment ramené à la gare, où j'ai pris le train de 15h50 (où je n'ai d'ailleurs pas été contrôlé). A lundi prochain!

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dimanche 13

encore un dimanche en pyjama (ce que je n'avais pas vraiment prévu) avec notamment un après-midi passé à chercher -en vain- une enveloppe pleine de (vieux) timbres, que je me souvenais juste d'avoir soigneusement rangée (mais où ?), j'ai commencé, du coup,  aussi à mettre de l'ordre, ici et là, notamment dans ma collec' des "Libés de gens morts"

lundi 14

journée "de contrariétés"
j'amène ma voiture chez mon garagiste de bonne heure car je crains que mon embrayage ne soit HS, il doit me rappeler dans la journée pour me dire ce qu'il en est
j'ai commandé un nouveau téléphone reconditionné pour remplacer mon vieux S5 Galaxy, et j'ai du mal à transférer les cartes de l'ancien vers le nouveau et à le faire fonctionner, je finis par tout remettre dans l'ancien (c'est petit pour mes gros doigts une carte micro sd...) car j'attend toujours le rappel du garagiste
Finalement c'est moi qui le rappellerai le soir il me dit que l'embrayage est archi foutu et que ça risque de me "coûter très cher", il me rappelle demain pour me dire combien
j'ai du coup un peu le moral en accordéon...
Je commence HIGH RISE sur MUBI

mardi 15

le garagiste m'appelle de bonne heure pour me confirmer que ça va coûter très cher (mais comme c'est en dessous de la limite fixée, je dis Ok)
Je finis HIGH RISE
l'après-midi je vais voir Pépin pour un café-scrabble (il gagnera 3 parties d'affilée, il avait tellement de chance que je ne pouvais pas lutter), puis il me fera découvrir deux nouveaux jeux qu'ils ont achetés le week-end dernier

mercredi 16

Marie vient pour jouer au scrabble (elle gagnera 2 parties sur 3, c'est dur pour moi en ce moment!)
J'ai sollicité une réunion de  programmation à 18h où nous ne serons que 3
En y allant, je passe devant chez mon garagiste qui fume son clope  de fin de journée dans la pénombre et m'assure que ma voiture sera "faite pour la fin de semaine"

jeudi 17

repas au FJT à 4 comme tous les jeudis
Isa est un peu agacée par ce qui leur tombe desus à l'école et elle s'épanche (comme tout ça me semble loin!)
Marie m'emmène au cinéma, je vais voir TEMPS MORTS (tout seul dans la salle)
Je rentre à pied tranquillou (mais mal à la jambe quand même)
Je me récompense avec de la brioche et un chocolat chaud à 16h et quelques

vendredi 18

une journée devant l'écran de l'ordi à regarder des mecs faisant plus ou moins des cochonneries
le soir, coup de fil de mon garagiste qui me dit que ma voiture est prête, j'y vais donc pour la chercher, il a dû en plus refaire le parallélisme donc y en a pour un tout petit peu plus cher que prévu, que je règle en 2 chèques
L'embrayage était d'origine donc il faut que je m'habitue à celui-ci qui est neuf (j'avais la sensation de conduire un mustang)
20h : HUIT HEURES NE FONT PAS UN JOUR (3h30 annoncées!)
(oh oh je partirai furtivement à l'entracte)

samedi 19

Mon aide ménagère vient exceptionnellement ce matin pour remplacer mercredi prochain où je serai à Belfort
un tout petit tour de marché (tempura de crevettes, châtaignes)  puis chez le boulanger (une baguette  + un lot de viennoiseries de la veille)
l'après-midi je finalise les calendriers et le soir je retourne au Thé V' pour RIEN A VOIR, une soirée electro-acoustique en chaises longues

dimanche 20
(?)
c'est trop loin je n'ai pas noté je ne me souviens plus
euh je fais ma valise ? j'ai fait une léssive mais visiblement j'avais oublié un truc en papier (ou plusieurs) dans la machine et il y a des petits morceaux sur tous les habits ou presque, (c'est très agaçant)

lundi 21

je pars à Belfort, j'ai paramétré Antonin sur waze qui m'amène d'abord chez mon hôte (G., qui a l'extrême gentillesse de m'héberger pour la semaine), puis au cinéma : je reçois mon pass "pro", mon sac, et je prends mes places pour la journée
12h : WESH WESH QU'EST CE QUI SE PASSE de Rabah Ameur Zaïmèche
13H45 : VARIETY de Bette Gordon
16H  : PASSION de Jean-Luc Godard
18h : DIRTY DIFFICULT DANGEROUS de Wissam Charaf
20H15 : FALCON LAKE de Charlotte Le Bon (A-P)

mardi 22

je retrouve dans le hall (quasiment désert) Michelle T., Hervé & Dominique, et Claude W.
11h15 : LE DESTIN de Youssef Chahine
(une pause pour manger)
16h: WON'T YOU CRY ? de Alireza Motamedi
18h15 : SLACKER de Richard Linklater
20h15 : GOUTTE D'OR de Clément Cogitore (A-P en présence de Karim Leklou)

mercredi 23

9h : table ronde sur "comment la peur au cinéma construit l'enfant"
12h :SON COUSIN D'ECOSSE (Laurel & Hardy)
/JE NE VOUDRAIS PAS ÊTRE UN HOMME (Ernst Lubitsch)
14h : LE CRI DE TARZAN de Thomas Bardinet
15h45 : NIGHT MOVES de kelly Reichardt
18h : RITA SUE ET BOB AUSSI d'Alan Clarke (on sortira avant la fin)
20h15 : EL AGUA d'Elena Lopez Riera (A-P)

jeudi 24
Je repars très tôt à Vesoul en train, celui de 7h03 est annulé mais je prends celui de 6h35,

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et je repars à Belfort avec les Bousrez
12h : TOUT VA BIEN de Jean-Luc Godard
14h : PAUVRES MAIS BEAUX de Dino Risi
16h30 : VINCENT MIT L'ÂNE DANS UN PRÉ... de Pierre Zucca
20h30: ASTRAKAN de David Depesseville

vendredi 25

9h : LES SURVIVANTS de Guillaume Renusson (A-P)
11h15 : ASHRAF de / TUTTO  APPOSTO GIOIA MIA de
16h15 : BLED NUMBER ONE de Rabah Ameur Zaimèche
18h30 : LA ROMANCIERE LE FILM ET LE HEUREUX HASARD de Hong SangSoo (A-P)
20h45 : LE GANG DES BOIS DU TEMPLE de Rabah Ameur Zaimèche (A-P)

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ma chambrette

samedi 26

11h : LA SAISIE de Philippe Cuau
13h30 : LES BASILISCHI de Lina Wertmuller
16h : UN PETIT CAS DE CONSCIENCE de Marie-Claude Treilhou
18h15 : LA COLLINE DES HOMMES PERDUS de Sidney Lumet
(je n'irai pas à la soirée de clôture car la 15 est blindée quand on y parvient, je n'ai pas envie de passer la soirée au 3ème rang, je dis à Michelle "je me casse" et je rentre -un peu agacé je dois le dire- à la maison beaucoup plus tôt que prévu...)

dimanche 27

à midi je vais manger à l'AUBERGE DU LAC avec G.
Puis je rentre à la maison, toujours en suivant (au moins pour le départ) les conseils de mon ami Antonin de Waze

bye Entrevues 22!

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arrivée à la maison 16h et quelques
me revoilà at home, mais
20h : contre toute attente, PACIFICTION (je donne un coup de pied -discret- dans le siège pour réveiller le vieux qui ronfle sonorement au rang devant)

lundi 28

il faut faire des courses (c'est le plus urgent), et pour le reste "j'irai demain" hein
13h30 : BABI YAR.CONTEXTE (je secoue le même vieux qui ronfle à trois sièges de moi)

mardi 29

coup de fil de Catherine P., qui vient aux nouvelles...
après, "trucs à faire"
10h30 je vais chercher les paquets qui m'attendent au point Relay
11h je passe à la MAIF pour cette histoire de règlement (et de remboursement) pour le dégat des eaux de l'an dernier (ouh ça n'est pas simple, vu q'ils ont des soucis informatiques...)
18h10 LES MIENS
20h30 LE TORRENT (en a-p)

mercredi 30

j'ai fait de la salade de pois-chiches à midi
j'ai fait la programmation prochaine, en y incluant la semaine belge 4
le soir j'ai fait des crèpes (beaucoup)) et j'ai failli avoir la flemme de ressortir (en me disant que je devais "sentir la crêpe")

mais finalement je vais voir COW à 20h15

(un beau mois de novembre, non ?)

 

18 octobre 2022

double séance bôô cinéma

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JUSTE SOUS VOS YEUX
de Hong Sangsoo

Toujours ce plaisir, intact, de retrouver un nouveau film d'Hong Sangsoo, comme un vieux pote avec qui ça fait du bien de prendre une cuite de temps en temps (une ou deux fois par an...) Un film plus long (presqu'une heure trente!) et (légèrement) plus grave que les précédents. Et qui ne raconte pas tout à fait la même chose que d'habitude. Dans lequel on suit d'abord, assez longuement, au petit matin, Sangok, l'héroïne, avec sa soeur chez qui elle est en visite (réveil, café, "On ne raconte pas un beau rêve avant midi...", petit-déj' en terrasse ("avec des tartines...") et la conversation file entre les deux soeurs, qui vont encore passer un bon moment ensemble). Rencontre avec un neveu, on offre un porte-monnaie (avec des sous dedans) puis Sangok, qui est une actrice d'un certain âge, a rendez-vous avec un cinéaste (menu chinois, et "quand on mange chinois, il faut boire chinois..."). Deuxième partie du film (on serait déjà plus en terrain de connaissance). Un bar, trois, puis assez vite deux personnes. On parlera, encore, et on boira autant. Jusqu'à un nouveau matin, entre les deux sisters, et une charmante pirouette finale, quasiment shakespearienne ("a dream within a dream"...). pas du tout un Boulevard du crépuscule à la coréenne, mais s'il sera question de cinéma, de vedette de cinéma, et de nouveau tournage. Le film, à l'image de son actrice principale Ye-Yong Lee, est d'une exquise délicatesse.
Charmant et grave (mais plus charmant que grave en fin de conte, avec ce bel éclat de rire final...)

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(le film ressemble bien plus à une des affiches qu'à l'autre, mais vous ne le saurez qu'après l'avoir vu...)

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16 ANS
de Philippe Lioret

Qu'est-ce que c'est bien d'avoir un film en avant-première, en plus avec son réalisateur qui vient le présenter! Ce fut le cas grâce à 16 ANS, à Philippe Lioret (qui est aussi dattachant dans la vie que ses films sont pleins de sensibilité), et, bien sûr, grâce à Zabetta (et son entregent). Il nous a fait un petit speech de présentation que j'ai beaucoup aimé, où il a expliqué qu'il faisait des films pour susciter de l'émotion chez le spectateur, car le cinéma était encore plus propice que la littérature ou même la musique pour produire ce genre d'effet... (qui est exactement celui que provoquent sur moi les films de ce réalisateur...) Ici pas de "tête d'affiche" (ni Rochefort, ni Bonnaire, ni Lindon...) juste deux jeunes gens dont, comme le chantait joliment Alain Chamfort, "les seize ans n'ont pas le temps...". Elle c'est Nora, lui c'est Léo, ils se découvrent dans la même classe, se regardent d'abord de loin, puis se rapprochent, et encore un peu plus... jusqu'à ce qu'une histoire idiote de bouteille de vin à 500 balles prétendument volée ne mette en marche un mécanisme qui va finir par broyer deux familles... Philippe Lioret nous l'a présenté comme une version contemporaine de Roméo et Juliette, sauf qu'ici les Capulet sont une famille bourge où le père est directeur d'hypermarché, et les Montaigut une famille plus modeste, vivant dans une tour en cité... Et rebeue. Le frère de Juliette va semer sa zone, dès le début, et le père de Roméo ne va pas être en reste non plus... et l'embrasement (ce devait être au départ le titre du film) va faire pas mal de victimes... (bon, si vous connaissez l'histoire de Roméo et Juliette, je n'ai pas besoin de vous parler de la fin...). Le film est juste, il a l'intelligence de nous présenter chacun des personnages sous plusieurs facettes (modifiant ainsi leur rapport aux autres, parfois dominant et parfois dominé) il est très réussi, (avec des moments comme j'aime, avec les larmes, hop! qui montent tout à coup) et l'échange qui a suivi la projection apporte encore un petit supplément d'âme supplémentaire (quel plaisir d'entendre un réalisateur parler de son film...)

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25 septembre 2022

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TOUT LE MONDE AIME JEANNE
de Céline Devaux

(voix intérieure agacée : Arghhh je suis sûr que j'avais commencé à écrire quelque chose sur ce film mais visiblement j'ai oublié de l'enregistrer et -pfuit!- tout a disparu dans les limbes... Ok ok pas grave je m' y remets)

Deuxième film de l'après-midi au Victor Hugo, après le plutôt sombre PLAN 75, le "film avec Blanche Gardin", comme j'ai annoncé à la caissière / projectionniste / vendeuse d'affiches. J'ai assez vite identifié la réalisatrice, dont j'avais déjà beaucoup apprécié un précédent court-métrage d'animation, LE REPAS DOMINICAL (allez, cadeau, visible ), avec la voix de ce très cher Vincent Macaigne. car justement, TOUT LE MONDE AIME JEANNE est un long-métrage mixte (hybride diraient certains) avec des vraies images de vraies gens -l'histoire de cette Jeanne, celle dont le titre, (d'après un des personnages) dit que tout le monde l'aime, qui traverse un moment un peu "délicat"-, mais aussi dé récurrentes et intempestives -et jouissives- séquences d'animation "ponctuelles" qui figurent ce qu'on pourrait nommer le "discours intérieur" de ladite Jeanne (qui, elle, hihi, n'aime pas forcément tout le monde...) et commentent en temps réel et sans filtre, les choses qui se passent dans la "vraie vie" du film, en dehors de la tête de sa protagoniste. Scènes qui sont sans contexte la valeur ajoutée au film, son aissaisonnement  (qui sans elles pourrait glisser vers la bluette sentimentale mollassonne), en lui apportant leur verve, leur acidité, leur mordant, leur idiotie parfois, mais qui font mouche presqu'à tous les coups. J'ai vraiment  beaucoup ri dans ces moments-là.
Blanche Gardin et Laurent Laffite dlcf*... (On voit arriver au galop -cataclop cata clop- la romcom de derrière les fagots scénaristiques , comme avec la Julia Roberts et le Hugh Grant des grands jours, mais heureusement le film vaut beaucoup mieux que ça, ne serait-ce que par les autres plaisirs ajoutés : d'abord celui de retrouver Marthe Keller (dans le rôle, oui oui, du fantôme), et Maxence Tual (from Les Chiens de Navarre) dans le rôle du frérot barbu, et Nuño Lopez dans le rôle de l'ex, tout aussi délicieusement barbu d'ailleurs...).
Tout ce monde finit par se retrouver à Lisbonne, souvent dans le fameux appart' de la maman en question, chacun vaquant à ses petites affaires (certaines de ces petites affaires leur étant d'ailleurs communes). Et la caméra de suivre Jeanne dans ce moment de léger flottement, et c'est assez culotté (et en même temps très réussi) de réussir à faire sourire (et rire aussi) avec ce qui n'est finalement que la chronique d'une dépression annoncée.
Les acteurs sont parfaits, Blanche Gardin en tête, qui noue la joue piano piano, simplement, sans excès, et on ne l'en aime que davantage. Laffite dlcf* parade un peu (mais sans non plus en faire des tonnes ) en clown un peu lunaire (et bizarrement tordu dans son rapport au monde), ils ont d'ailleurs tous les deux l'honneur d'une affiche à leur effigie (le même thème décliné sous deux visuels) qui mine de rien enfoncerait le clou de la romcom (et nous la vendrait en douce).
Mais, répétons-le, si tout le monde aime Jeanne, nous on adore vraiment la petite voix qui parle dans sa tête (surtout quand elle dit des horreurs...)

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tout le monde aime jeanne

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 * de la comédie française, bien sûr!

 

11 septembre 2022

44 ans en l'an 2000

une nouveau bloc cinématographique de ma jeunesse qui s'éboule tout d'un coup et s'écroule et disparaît dans les limbes : Alain Tanner est mort ce jour, à 92 ans, et même si ça faisait un certain temps que je n'avais pas vu un de ses films, il y en a pas mal qui me reviennent comme ça...

jonas tanner

1976

416899

1971

0758128

1974

3394339

1978

0304640

1982

2404761

1969

années lumière

1981

fourbi

1996

flamme dans mon coeur

1987

4169476

1973

noman's land

1985

vallée fantome

1987

encore un porteur de flambeau qui aura éclairé (et contribué à) l'épanouissement de ma jeune cinéphilie, à qui je revendique mon attachement, auquel j'envoie mes plus sincères remerciements...

7 septembre 2022

y laisser des plumes

147
DODO
de Panos H. Koutras

C'est le genre de film dont je raffole. Soit le réalisateur de L'ATTAQUE DE LA MOUSSAKA GEANTE, qui nous a offert ensuite STRELLA puis (surtout) XENIA, et qui nous revient (enfin! 8 ans c'est longuet, on se languissait) avec un film choral autour d'un mariage, genre, tiens,  celui de Robert Altman du même nom (UN MARIAGE, 1978!), mais, à la grecque (par contre je ne peux pas comparer avec MARIAGE A LA GRECQUE, film américain de 2002, puisque je ne l'ai pas vu...)
Bon, dans un film choral, plus il y a de personnages et plus il y en a à mémoriser (il faut au moins deux choses, le nom, et le statut, et ce qui est rigolo, dans ce film-ci c'est qu'on a rarement les deux en même temps : soit on connait le nom mais on ignore le statut, soit le contraire.) Mais on va apprendre à les connaître peu à peu, et les choses vont se clarifier progressivement.
D'abord, le dodo, donc. Un volatile disparu depuis trois cent ans (exterminé par les Hollandais, le film nous l'apprendra via une animation didactique en noir et blanc -et rouge-) qui apparaît, poursuivi par le chiens, au tout début du film, se réfugiant dans le jardin d'une luxueuse propriété, celle où va se tenir, quelques jours plus tard, le mariage de Sophia, la fille des proprios, lui c'est Pavlos (qu'on découvre se faisant un claquage au squash avec son jeune ami Alexis) et elle Mariella (une belle bourgeoise blonde qui va donner un peu de son temps (et se racheter une conscience) dans les camps de réfugiés).
Il est assez vite question d'argent (argent qu'on veut, argent qu'on doit, argent qu'on attend, argent qu'on doit récupérer) et on comprend assez vite que les parents de la future mariée sont quasiment sur la paille (et doivent donc donner le change, le temps que Pavlos touche un pactole que doit lui transmettre Alexis.) 
On est chez l'ami Koutras, et donc côté SSTG, ça y va : dès la scène d'ouverture quasiment, on assiste à une étreinte aussi furtive que virile (et passionnée), entre deux mâles que je n'ai pas identifiés sur le champ (et qu'on ne reverra d'ailleurs plus ensemble! -ah ces Grecs...-), puis apparaît le -traditionnel chez Koutras- personnage de transexuel(le) qui est très bel(le) (remember STRELLA, là aussi ça dépotait...), la flamboyante Eva (dont la spécificité est d'être "non binaire"), que Pavlos va ramener à la maison (enfin c'est elle qui le ramène tellement il est bourré...) pendant que Mariella, elle, va ramener -et héberger- le jeune Khalil (un réfugié syrien qui parle français, et sa fille Amira). La même nuit on fera la connaissance de Florian -façon de parler puisqu'on l'a déjà vu brièvement avant- (celui qui va découvrir le dodo dans la remise et appeler à l'aide Aggelos, un vieil acteur grande folle mais attendrissant qui passe son temps à déclamer des vers...) Et, last but not least on découvre ensuite le jeune et mimi Socratis, -façon de parler puisqu'on l'a déjà aussi entraperçu furtivement avant- qu'on verra bientôt s'endormir en slip sur le canapé de la jolie Tina, qui l'héberge pour la nuit -mais sans sexe- en écoutant une chanson ukrainienne accompagnée au ukulélé (Tina est l'assistante de Katia, l'organisatrice -survoltée- du mariage à venir (ce qui m'a soudain rappelé que, dans le film d'Altman, c'était Géraldine Chaplin qui tenait ce rôle...)
Evidemment chacun(e) a ses soucis, dont chacun(e) des autres peut bien sûr faire partie, et le réalisateur empile un peu ses historiettes, certaines un peu au détriment des autres (comme un empilement un peu brinquebalant de cartons de pizzas, dont chacun renferme une spécialité (une garniture) différente, mais dont on doigt goûter au moins un morceau... Et comme chacun a ses soucis, chacun a aussi sa langue (DODO est un film joyeusement polylotte : grec, français, anglais, albanais, ukrainien et j'en passe. Polyglotte est à la langue ce que pansexuel est à l'orientation sexuelle), et Panos H. Koutras ne s'en prive pas -ô toujours très chastement-, mais pas mal de cas de figures seront évoqués...)

C'est... charmant (les critiques ont dit camp et queer, nous, restons simple), dommage juste que si peu de gens se soient déplacés pour venir s'ébrouer dans cette joyeuse fantaisie...

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12 novembre 2022

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"On revient de sa jeunesse comme d'un pays étranger." (Federico García Lorca)

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"Chacun de nous a son passé renfermé en lui comme les pages d'un vieux livre qu'il connaît par cœur, mais dont ses amis pourront seulement lire le titre." (Virginia Woolf)

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(curiosités juridiques) "Est condamné à 20 mois de prison ferme, celui qui livre des téléphones, du cannabis, des briquets, mais aussi des produits cosmétiques et un morceau de scie à métaux à ses amis en prison à l’aide d’un drone." (Tribunal correctionnel de Lille, 1er juillet 2022)

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"La procrastination, c'est jeter l'urgent par les fenêtres." (Poe Twy, tw*tter)

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"On est des machines à oublier. Les hommes, c’est des choses qui pensent un peu, et qui, surtout, oublient." (Henri BARBUSSE, Le Feu)

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j'aime beaucoup la langue de mon boucher-charcutier-traiteur
(et je lui en achète régulièrement)

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un monsieur qui répond volontiers c'est plutôt rare
(surtout quand on lui propose des haricots plats)

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n'importe qui peut faire n'importe quoi en hommage à n'importe qui d'autre

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(Julio C.)

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(grandes surfaces) tout ce qu'on gagne c'est qu'on hyper

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ce que je ne connais pas ne me fait pas défaut

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je ne sais pas quoi faire avec les numéros de gens morts dans mon téléphone.

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28 août 2022

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NOPE
de Jordan Peele

D'abord, ça commence mal. pour cette première séance en VO (qu'il a fallu attendre une semaine), le film est délocalisé en salle 1 (la plus petite) et dès la première image c'est clair qu'il y a un problème : sur l'écran l'image apparait toute rikiki, bandes noires de chaque côté, mais aussi en haut et en bas. Dans la salle (nous sommes 8) personne ne moufte, je sors donc dans le hall pour prévenir un caissier qui me dit "qu'il va aller voir". Je reviens me rasseoir, j'ai visiblement loupé une scène importante, je ronchonne intérieurement, au bout d'un certain temps, l'image s'agrandit d'un coup, à donf', elle est désormais plein écran, les sous-titres sont à ras du bord, (j'ai peur qu'elle soit désormais trop grande, mais tant pis je regarderai le film comme ça jusqu'à la fin...)
D'autant plus mal à me mettre dedans que ça démarre sur des choses très différentes, qui ne semblent rien avoir à voir avec la bande-annonce : un singe qui pète les plombs sur le plateau d'une sitcom, et une frère et une soeur, dresseur de chevaux, sur un plateau de cinéma... On peut se sentir un peu perdu (surtout si en plus on a manqué une scène importante...)
Mais bon ça y est, c'est parti, le frère, la soeur, les chevaux, et on sait qu'il y a quelque chose en l'air, là-haut, caché dans ce nuage qui reste très immobile (trop immobile). Il y a aussi un cow-boy asiatique (ex vedette de sitcom), un vendeur de matériel audiovisuel curieux et geek, un vieux loup solitaire à qui on ne la fait pas, et... ce truc, ce machin-chose, là-haut, qu'on ne verra pas pendant très longtemps, mais qui commence à s'attaquer à tout ce qui bouge (que même des fois il se trompe)
Je précise pour certaine de mes amies qui craignait de tomber en pâmoison à la vision du film : il n'y a RIEN d'horrible (et/ou de gore), enfin, me semble-t-il. Mais un sacré film. Du vrai cinoche, quoi.
Et, ce qui est bien (encore mieux), c'est que, pour une fois, la bande-annonce ne raconte pas tout (au contraire) et laisse au spectateur tout le temps de gamberger, d'appréhender, de se crisper sur l'accoudoir (c'est ça qui est bon, non ?) Et donc laisse tout le loisir au spectateur potentiel de se construire "son film"... (et d'être en fin de compte un peu déçu, en tout cas désorienté, quand ça ne correspond pas vraiment...)
Oui, un sacré bon moment de cinoche, en tout cas...

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2 août 2022

joue nous de l'oud

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LIMBO
de Ben Sharrock

Oh oh oh  encore une belle découverte... Le film est programmé dans le bôô cinéma cette semaine (c'est moi qui ai un peu insisté pour...), pour 5 petites séances alternant 18h et 20h, "programmation estivale" oblige (en vacances on n'a le droit de voir que des merdouilles aux séances d'après-midi, c'est bien connu...), et, bonne surprise, on était une douzaine dans la salle 3, avec même des visages inconnus...
C'est l'histoire d'Omar, jeune syrien qui a fui son pays et se retrouve, on ne sait trop comment, en compagnie d'autres demandeurs d'asile de multiples nationalités, dans une improbable île du fond de l'Écosse, coincé,immobilisé,  dans l'attente d'une lettre : l'acceptation ou le refus. Coincé est bien le mot, encore accentué par le format quasi-carré de l'image. Omar transporte partout avec lui, comme d'autres trimballeraient leur mal de vivre ou leur spleen, dans son étui, l'oud dont il jouait en Syrie et qui lui a été offert par son grand-père.
Le temps passe, les temps aussi. Splendeurs météorologiques brittones. Soit il pleuvine, soit il y a du brouillard, soit même il neige, (mais toujours ou presque il vente aussi...), grosso-modo soit il vient de pleuvoir soit il va pleuvoir, et ces paysages  écossais magnifiques, avec leurs cieux changeants, sont autant de cadres magnifiques mais tout aussi incléments (ou invivables) pour ce petit groupe de déracinés avec qui on va faire plus ample connaissance.
En plus sur l'île il n'y a pratiquement pas de réseau, et l'unique cabine téléphonique (située en hauteur) est souvent occupée par l'un ou l'autre de ces garçons qui appelle sa famille. On en apprend donc un peu plus sur la famille d'Omar, ses parents qui ont fui en Turquie, son frère qui a préféré rester pour se battre et avec la communication semble difficile, presque impossible. Les garçons sont épiblés là, entre leurs souvenirs lancinants et leurs rêves chimériques. Sur le fil, sur la pointe.
Le film s'ouvre sur une séance so british (pardon so scottish), où l'on assiste à un cours de... maintien (?) sur le thème "Un sourire est-il une invitation sexuelle ?" entre une prof typique impassible et son assistant bedonnant qui l'est tout autant, devant un public aussi captif que médusé (les demandeurs d'asile), et on l'est tout aussi vite qu'eux, captif(s) tant cette chronique insulaire douce-amère a de charme...
Omar trimballe son oud, et il partage une chambre minuscule avec son pote Farhad, venu d'Afghanistan, qui s'est mis en tête d'apprivoier un coq, Freddie Junior... et on partage un peu de la vie de ces deux-là, et de leurs coreligionnaires, au fil de vignettes comme autant de séquences, très soigneusement mises en images, et, si on peut avoir au départ le sentiment que tout ça est en sous-régime, brûle à feu (trop) doux, on réalise ensuite qu'il s'agit de la manière la plus juste possible pour évoquer le quotidien de tous ces déracinés.
Ici c'est le passage du facteur, avec de l'opéra plein pot par les vitres ouvertes de sa camionnette rouge, c'est la cabine téléphonique qu'on squatte, une doudoune qu'on partage, une recette "comme maman", un sachet de sumac ("vous avez intérêt à l'acheter..."), un vélo, une banderole de bienvenue qui change subitement de sens, un dialogue imaginé dans une cabane de berger, un concert dont on espère qu'il va enfin se faire, les petites choses de la vie, quoi...
J'ai pensé à ce film, PROBLEMSKI HOTEL, que nous avions programmé il y a quelques années, qui se passait dans un centre d'hébergement, avec un public encore plus varié puisqu'il s'agissait de familles entières, mais l'esprit était un peu le même : un endroit "particulier", hors du temps et de l'espace, suspendu, ne ressemblant à rien, où l'avenir est incertain, inconnu, suspendu à des décisions judiciaires et/ou administratives, et des notifications de gens, ailleurs... qui décident de la vie d'autres gens...
Très touchant, indeed.

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différentes variations sur l'affiche :

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l'affiche française, à mon avis, commet un contresens en destructurant les lettres du titre (et le rendant ainsi difficilement lisible)

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(même MUBI vend (un peu chérot, dans sa boutique) "son" affiche, c'est dire...

 

20 juillet 2022

générique

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Horizons-Dores

Je l'aimais bien, moi, Dani (surtout dans la deuxième partie de sa carrière, quand Etienne Daho lui a permis de "redémarrer"...) Mais je l'aimais avant aussi, déjà, du temps de sa jeunesse (ah, au cinéma dans LA NUIT AMERICAINE...) ce personnage à part, cette donzelle qui essayé tant de choses ("donnez la main donnez la main à la p'tite qui revient de loin..."), tenu une boîte de nuit, vendu des roses... oui, un personnage singulier, attachant, rebelle, une voix reconnaissable, une présence, quoi...

Dani, en 10 petites madeleines discographiques

* CÔTÉ COUR

* GÉNÉRIQUE

* HORIZONS DORÉS

* JE VOUDRAIS QUE QUELQU'UN ME CHOISISSE

* L'AMOUR EST UN OISEAU REBELLE

* LAISSEZ-MOI RIRE

* LA MACHINE 93

* POURTANT

* VIVE L'ENFANCE

* WILD THING

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10 mai 2022

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RESIDUE
de Merawi Gerima

Un film fort, d'autant plus qu'inattendu. Et d'autant plus efficace que réalisé avec peu de moyens. Jay retourne dans sa ville natale de Washington D.C, dans le quartier où il a passé son enfance, ne reconnaît plus grand-chose, et n'est pas reconnu non plus. Il est à la recherche de Demetrius, son ami d'avance, sur lequel personne ne peut / ne veut le renseigner... Débutant comme un documentaire explosif sur les mouvements blacks, le film prend ensuite les chemins de tangente de la fiction, autour de Jay, son retour, sa quête, son film (il est revenu pour tourner un film), ses souvenirs, ses rêves, au fil d'une série de rencontres, dont la plus belle est celle de Dion, son pote emprisonné, où une simple recontre au parloir réussit une évasion dans les bois, extrordinaire (et j'ai pensé à une situation équivalente dans Rectify, la série magnifique que Catherine m'avait fait découvrir).
Un thème est abordé de manière cruciale : la gentrification, ou la façon dont les Blancs se sont progressivement approprié ce qui était au départ un ghetto Black, dont ils ont chassé leurs occupants...
Une poésie urbaine, sociale, poltique.
Un film touchant.
Complètement passé sous les radars à sa sortie.
Merci au Kursaal de Besac de l'avoir programmé...

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25 mai 2022

ambleteuse

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ET J'AIME A LA FUREUR
de André Bonzel

Chouette! On l'a eu de façon inopinée, à la place de DON JUAN de Serge Bozon qui était programmé mais qu'on n'a pu obtenir dans l'immédiat (ce dont je n'étais pas excessivement malheureux...), et j'y étais donc cet aprèm', dès la première séance (il n'y en aura que 6, hein...) avec Emma, ce qui me rendait encore plus content...
Quatre-vingt-dix-sept minutes plus tard, les lumières se sont rallumées, on avait tous les deux (c'est presque une habitude) les yeux un peu humides et le sourire en banane...
Le co-réalisateur de C'EST ARRIVÉ PRES DE CHEZ VOUS (1992) nous présente ici son deuxième film, trente ans après. Et quel film! Quels films, plutôt d'ailleurs. Collectionneur invétéré de bobines de films d'amateurs, il va les utiliser (ainsi que ses propres films familiaux, "famille" étant pris ici au sens large) pour raconter son histoire, en rajoutant sa voix-off sur la multiplicité des images, que vient régulièrement enjoliver la (plaisante) musique de Benjamin Biolay. André Bonzel évoque ses parents, ses oncles et tantes, ses copains, ses potes, ses amoureuses (il nous avoue sans fard, et nous le montre idem, qu'il aime beaucoup les femmes et le sexe, comme c'était visiblement le cas pour la plupart des mâles de sa famille -il qualifie son oncle de sacré queutard-), dans un univers à l'érotisme très hétéronormé (avec un petit côté nostalgique, style Folies de Paris Hollywood* -il m'est revenu en memoire que j'avais effectivement eu en mains ce genre de magazines à l'érotisme kitschounet, quasiment une petite madeleine de Proust des poitrines féminines et des petites lingeries affriolantes...), mais je le respecte, car je pense que mon goût personnel pour les hommes est quasiment de la même nature (et de la même intensité).
André Bonzel parle de souvenirs, de famille, et tout autant de cinéma et de film(s). C'est délicieux, attendrissant, fascinant, drôle, émouvant, cette promenade dans les souvenirs cinématographiques parfois de presque tous mais le plus souvent d'un seul, le réalisateur, qui effectue un travail de montage colossal pour raconter son histoire familiale juste comme il a envie de le faire...
Un genre de double souriant et ensoleillé (positif) du très beau NE CROYEZ SURTOUT PAS QUE JE HURLE de Franck Beauvais. Un film sur le cinéma, sur l'acte de filmer. Et tous les cinéastes amateurs.
Ca tombe très bien que le hasard fasse que ce film est projeté en même temps que le Coupez! de Michel Hazanavicius, tant les deux films expriment le même bonheur (contagieux) du cinéma.

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28 mai 2022

CMFUBJ de Cannes et d'ailleurs

"Tu m'emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour. Mais tu-m'em-merdes. "
(Jean Gabin à Suzanne Flon, dans Un singe en hiver)

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"Le cinéma, finalement, c'est peut-être juste bon pour ceux qui n'ont rien de plus palpitant à vivre..."
(de moi, là, comme ça...)

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"J’ai mis de côté du temps, aujourd’hui, comme tous les jours, pour ne rien faire du tout". (Raymond Carver)

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"la poésie est un luxe de première nécessité"
(Miss Tic)

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"La vie est ce qui vous arrive alors que vous étiez en train de prévoir autre chose."
(Jeanne Moreau)

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choses qui me dégoûtent : Le ministère afghan de la promotion de la vertu et de la prévention du vice
(le contraire serait nettement plus plaisant)

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" S'il est bon de ne rien dire avant de parler il est encore plus utile de réfléchir avant de penser." (Pierre Dac)

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"Ce moment du festival de Cannes où devant un film, tu dois faire attention à bien distinguer l'ennui (qui est un sentiment) et la fatigue (qui est une sensation). Car les symptômes, liés au sommeil (qui est un état), sont hélas très proches. Bonne journée." (Adrien Gombeaud/ tw*tter)

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moralité : ici, il n'y a rien...

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"Les choses se décident toujours sans comprendre." (Jean Giono)

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16 mai 2022

CMFUBJ (devisons)

"Il y a des gens qui observent les règles de l'honneur, comme on observe les étoiles, de très loin." (Victor Hugo)

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"C’est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S’il se passe un truc moche, on boit pour essayer d’oublier ; s’il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s’il ne se passe rien, on boit pour qu’il se passe quelque chose."  (Charles Bukowski)

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"Quand une guerre éclate, les gens disent : "Ça ne durera pas, c'est trop bête." Et sans doute une guerre est certainement trop bête, mais cela ne l'empêche pas de durer. La bêtise insiste toujours, on s'en apercevrait si l'on ne pensait pas toujours à soi." (Albert Camus)

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"Il y a une admirable énergie dans l'obstination de la douceur." (Platon)

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"Vivre, c'est s'obstiner à achever un souvenir." (René Char)

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“La véritable altérité faite de délicats contacts, de merveilleux ajustements avec le monde, ne pouvait s'accomplir avec un seul terme, à la main tendue devait répondre une autre main tendue venue du dehors, de l'autre.” (Julio Cortázar, Marelle)

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"La nostalgie est la preuve que le passé a valu la peine." (Clarice Lispector)

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(toutes les citations viennent de tw*tter)

 

24 avril 2022

petrov, petrova, & petrov junior

LES PETROV, LA GRIPPE, ETC
d'Alexei Salnikov

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C'est un grand plaisir de cinéma (La fièvre de Petrov) qui m'a donné envie de lire le bouquin dont il était l'adaptation, que je viens de terminer et qui s'avère un grand plaisir de lecture (aussi grand que, par exemple celui généré par le Connemara de Nicolas Mathieu). Un roman multiple et foisonnant, frissonnant aussi puisque chacun des personnages a eu, a, ou aura la grippe (et la température qui va avec). Petrov (le mécano dessinateur de bd), Petrova sa femme (bibliothécaire,et, accessoirement, un peu serial killeuse), et Petrov Junior, leur fils (qui se contente, pour l'instant, d'être un enfant, avec tout ce que ça suppose d'interrogations, de jeux, de bouderies, de rigolades, d'impatiences, d'inventions, d'incompréhensions, de jeux vidéo et de yaourts pas à la cerise... Papa et maman sont séparés mais s'aiment toujours (c'est Petrova qui donnera le pourquoi de cette situation), et Petrov junior va de l'un chez l'autre, dans deux appartements où tout a été dupliqué pour qu'il n'en soit pas trop perturbé, le cher enfant...
Le film débute exactement comme le bouquin -on pourrait dire qu'il le suit fidèlement (Petrov dans le tram, Petrov dans le corbillard, etc.) -, reprend même carrément des lignes de dialogues, et on y retrouvera ensuite l'essentiel de ce qui est raconté dans le bouquin (y compris l'histoire de La fille des neiges, tournée en noir et blanc dans le film, et qui aura le privilège d'être l'ultime chapitre du bouquin). Le roman compte huit autres chapitres, tous consacrés à la famille Petrov... Et c'est une écriture dense, joyeuse, débridée, assez constamment drôle, parfois brutale, qui m'a fait marquer des pages (je déchirais à chaque fois un bout de mon marque-pages, qui rapetissait donc au fur et à mesure de la lecture), juste pour avoir la plaisir d'en recopier ici quelques passages :

""Toi aussi, quand tu seras grand, tu pourras écrire un livre", lui avait dit son père après avoir remarqué à plusieurs reprises l'incrédulité de son fils. Mais ces mots contenaient d'emblée deux affirmations on ne peut plus douteuses pour Petrov : premièrement, le fait que Petrov pourrait écrire un livre (à quel sujet ? comment ?) ; deuxièmement, le fait que Petrov grandirait. Certes, il n'était pas opposé à l'idée de devenir aussi énorme que les gens autour de lui, mais la phrase Dans vingt ans tu seras à peu près comme moi ne signifiait rien pour lui, ou signifiait plutôt Ce sera dans si longtemps que ce sera pour toi une éternité, autrement dit Tu ne deviendras jamais grand." (p83)

"Avant que Petrov junior n'ait eu le temps de se chausser, le doux copain blême sonna à la porte ; à en juger d'après la douceur du coup de sonnette, il avait dû faire un petit bond pour atteindre le bouton. Petrova lui proposa poliment du thé et des biscuits, mais il se contenta pour toute réponse de rougir en faisant non de la tête. Il était coiffé d'une formidable chapka à rabats en tissu imperméable bleu foncé, avec de la fausse fourrure blanche sur le front et à l'intérieur des rabats ; Petrova lui demanda où ses parents avaient acheté une chapka si extraordinaire (Petrov junior n'avait qu'un vulgaire bonnet en laine rouge), mais le petit copain blême ne savait pas - grâce à lui Petrova avait appris à poser des questions fermées auxquelles on pouvait ne répondre que par des hochements de tête silencieux, de gauche à droite ou de haut en bas." (p146/147)

"Petrov voulut contourner un trolleybus qui attendait à l'arrêt Académie-d'architecture, mais quelque chose lui dit de rouler lentement en le doublant, et son pressentiment ne le trompa pas -un étudiant rouquin et long comme une asperge, qui se hâtait de rejoindre son  école supérieure tant désirée en faisant des bonds de cerf sur la chaussée, manqua passer sous les roues de la voiture." (p253)

"Sa mère avait de drôles de représentations du travail viril : selon elle, un homme devait soit conduire un tracteur, soit battre le fer avec un maillet, soit faire de la manutention lourde soit être un chef qui gueule sur ses subalternes, mais si un homme passait sa vie à farfouiller dans la paperasserie, elle trouvait ça louche, elle considérait ce genre d'hommes comme des invalides parce qu'à ses yeux le refus de conduire un tracteur, de battre le fer ou de gueuler ne s'expliquait que par une invalidité pure et simple ; dans la conception de la mère de Marina, un homme devait rentrer du boulot dégueulasse de la tête aux pieds, sinon il ne s'agissait pas de travail, mais d'un passe-temps inutile et vain". (p302)

Et il y a même un chapitre entier (le 6, Petrov n'est pas un cadeau non plus) que j'aurais pu recopier quasiment in extenso tant j'y ai pris de plaisir (mais bon, 40 pages, c'est long à taper, surtout avec un seul doigt -ou deux-)

14 avril 2022

le tramway et l'escalator

Ce fut très compliqué de m'organiser pour voir les 3 films que j'avais envie de voir en me déplaçant un minimum, et, après mûre réflexion, le plus raisonnable me parut de venir en voiture samedi et d'en voir deux, de faire une pause le dimanche, et de revenir le lundi en bus pour voir le dernier...

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LA FIEVRE DE PETROV
de Kiril Serebrennikov

Ce film me fascine, je voulais en savoir (en comprendre) encore un peu plus, à tel point que j'ai fini par acheter le bouquin, bien qu'il ne fût pas complètement soldé, chez Gibertuche, bouquin dont j'ai commencé la lecture, et je ne pouvais donc que revenir le voir une nouvelle fois (je l'ai déjà vu deux fois dans le bôô cinéma, c'est excessif, sans doute, j'avoue, mais le cinéma est, il faut bien le reconnaître, ce que je vis de plus exaltant -en ce moment- huhuhu), m'installer à "ma" place au Kursaal,  retrouver l'ami Petrov, son ex-femme, son fiston, et constater que le film était extrêment fidèle au bouquin, au moins pour la mise en route (le tram / la virée en corbillard). Je suis toujours aussi passionné, fasciné, par la façon dont la trame temporelle est triturée, tourneboulée, autour de ce point central que constitue, pour Petrov,  la scène "primordiale" de la fête de Noël, (et surtout de la Fille des Neiges et de sa main froide), dédoublée par la fête où il doit emmener son fils, malgré sa grippe et celle de son rejeton.
Plus on voit le film et plus il se complexifie, plus on découvre de passages secrets entre les différentes scènes, les différents plans (les différents personnages), et plus ça devient vertigineux. Et c'est fascinant.

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CONTES DU HASARD (ET AUTRES FANTAISIES)
de Ryusuke Hamachi

La séance (je m'étais trompé d'une demi-heure) était à 18h30, ce qui m'a donné l'occasion de stabuler longuement dans le hall (qui se remplissait à vue d'oeil) et d'en profiter pour discuter un peu cinéma avec ma Mimi...
Heureusement que je suis rentré parmi les premiers dans la salle 3, car elle s'est remplie très rapidement (jamais je n'y avais vu autant de monde!) ce qui m'a donc, déjà, un peu crispé dès le début. j'ai même dû libérer le siège à côté de moi pour qu'une dame puisse s'y asseoir (don le mari faisait la même chose en même temps avec mon voisin de devant) J'ai gardé soigneusement mon masque, le film a commencé, j'ai pensé que j'allais me décrisper, mais j'ai trouvé que le son était ridiculement faible la plupart du temps (heureusement il y avait les sous-titres, et donc ce n'était pas si grave, et donc je n'ai pas jugé utile de me lever pour aller maugréer, puisque personne d'autre ne le faisait d'ailleurs (c'était peu-être juste moi qui deviens sourd... -envisageable-)
Le son n'était pas très fort, et, dans la première histoire, ça s'entendait, puisqu'il il s'agissait justement de gens qui parlaient (deux filles, puis une des filles avec un garçon -le garçon dont elles parlaient- puis re deux filles, puis etc.) Ca parle beaucoup beaucoup, et j'avoue que je ne ressentais pas la fascination éprouvée devant son précédent Drive my car. A cause principalement des conditions de ce visionnage. D'où déception, confirmée par la deuxième histoire, entre une jeune fille et un écrivain / prof de littérature, où ça ne fait à nouveau que parler. En toujours en  lieux clos (même si le second segment s'intitule La porte ouverte). Arrive alors la troisième histoire, et ô surprise, ô bonheur, voilà de l'air, des extérieurs, du mouvement. deux jeunes femmes qui se croisent sur des escalators en sens contraire, et refont chacune le trajet en sens inverse pour se recroiser à nouveau (c'est charmant), deux vieilles copines semble-t-il, qui se retrouvent et voilà qu'à mon corps défendant, vraiment, j'ai baissé les paupières, et manqué certains développements importants, quel dommage, il faudra donc que je revienne (dans quelques semaines) dans le bôô cinéma pour revoir le film, dans de meilleures conditions, et, surtout cette dernière histoire (pourtant une histoire que de filles!) que j'ai trouvée la plus réussie (ça m'étonne mais je suis bien obligé de reconnaître la vérité...).
A revoir impérativement, donc.

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6 avril 2022

chacun cherche son entrechat

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EN CORPS
de Cédric Klapisch

Deuxième film de l'après-midi. J'aime bien la danse, j'aime bien Klapisch (par hasard je me trouvais à Clermont l'année où il présentait son premier court, Ce qui me meut, un doc sur Muybridge, qui a d'ailleurs donné son nom à sa boîte de prod). Je n'ai pas tout vu du gaillard (j'ai zappé par exemple ses films Erasmus) mais, si je lui dois quelques vrais plaisirs de cinéma (Riens du tout, Le Péril Jeune, Un air de famille, Chacun cherche son chat) je lui dois aussi quelques désillusions (que je ne listerai pas ici, à quoi bon...). Bref je l'aime plutôt (ce mec est éminemment sympathique).
J'ai vu plusieurs fois la bande-annonce, j'ai vu plusieurs fois Klapisch, Robin, Marmaï qui en faisaient la promo, j'ai découvert "le tutu, c'est cucul...",j'avais lu le pitch : une danseuse-étoile a un accident sur scène qui risque peut-être de lui interdire de redanser à tout jamais, et que c'est une vraie danseuse-étoile qui joue ce rôle, et donc à 13h45 j'étais assis à la 10, non loin de Zabettina, d'ailleurs...
Le film commence plan-plan ("comme un film de danseuse(s)" : tutu, pointes, répet', corps de ballet, coulisses, rideau, public) puis il va prendre véritablement son envol, quand on arrive chez Muriel Robin (excellente) et qu'on découvre à l'oeuvre le chorégraphe Hofesh Shechter et sa petite bande... (première choré en duo -"pour remplacer une chaise"- qui m'a illico fait monter les larmes, et ce ne sera pas la seule fois), pour atterrir comme il a commencé, en douceur, "comme un film de danseuses" (quand on repart de chez Mumu, en fait).
La partie centrale est extraordinaire par le nombre et la qualité des chorégraphies auxquelles on (y) assiste (comme si Klapisch avait répertorié toutes les différentes façons de danser ; professionnels, amateurs, valides, boitillants, en répétition, pour déconner, etc., chacune est une nouvelle occasion de jubiler pour le spectateur (j'ai un faible, outre celle de la chaise, pour celle au-dessus de la falaise, et celle où les garçons, depuis la cuisine, imitent celle des danseurs en train de répéter, oui, tout ça c'est du bonheur...) Comme on est chez Klapisch il y a de l'amour (figuré lui aussi de diverses façons) et de la joie de vivre (ou du bonheur, ou de la pêche appelez ça comme vous voulez), figurée surtout dans le personnage de cuisinier interprété par Pio Marmaï (délicieux, comme d'hab').
(attention spoil spoil et spoil : bien sûr à la fin la danseuse redansera, son pied sera guéri, elle trouvera l'amour, elle se rapprochera de son papa, et tout est bien qui f mais bon tout ça on s'en fout un peu, ce qui compte c'est qu'on aura passé un super moment, feel good sans doute mais bon j'adore ça, et surtout avec des moments chorégraphiques à tomber, justement.

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19 mars 2022

ces petits riens

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JANE PAR CHARLOTTE
de Charlotte Gainsbourg

(Je ne l'aurai jamais attendu que deux mois...). Deux personnages "publics", la mère et la fille qu'on connaît, l'une depuis qu'elle était jeune (Jane), et l'autre depuis qu'elle est toute petite (Charlotte), deux figures médiatiquement (sur)exposées, deux silhouettes filiformes en jean et t-shirt blanc reconnaissables, iconiques, deux voix aussi, très reconnaissables (l'une avec ses anglicismes charmants, qu'on soupçonnerait presque de temps en temps d'être un peu forcés pour la beauté de la chose, et l'autre idem avec ses inflexions enfantines adolescentes, nimbée d'une timidité qu'on pourrait soupçonner (tout autant que celle de sa maman) d'être un peu forcée aussi -mais, qu'on se le dise, J'ADORE la voix de Charlotte Gainsbourg, qu'elle parle ou qu'elle chante, (chuchote, susurre) d'ailleurs...-
Bref, Charlotte parle de sa mère, et parle à sa mère, en compagnie de Jo (Attal), sa petite dernière (ce qui fait comme une mise en abyme de mères et de filles). Et c'est touchant. D'évoquer, justement, les rapports mère/fille, entre elles deux mais aussi avec les soeurs de Charlotte (Kate et Lou), la mort de Kate, et l'ombre immense (et tue pendant un certain temps) de Serge G., qui finira par apparaître in extremis (le deus ex machina, bien sûr), sur des petits films intimes et familiaux, à l'issue d'une scène très émouvante (Jane revient, avec Charlotte, pour la première fois, dans l'appartement-mausolée de la rue de Verneuil, racheté -et bunkerisé- par Charlotte).
Un film touchant, émouvant, gracieux, à deux voix, à demi-mot, aussi... Un film sur le temps qui passe, et l'amour qui reste.

"Mieux vaut n'penser à rien que n'pas penser du tout.
Rien c'est déjà, rien c'est déjà beaucoup.
On se souvient de rien, puisque l'on oublie tout.
Rien c'est bien mieux, rien c'est bien mieux que tout.
Mieux vaut n'penser à rien que de penser à vous.
Ça ne vaut rien, ça ne m'vaut rien du tout.
Comme si de rien n'était, je pense à tous
Ces petits riens qui me venaient de vous."
(Serge Gainsbourg)

 

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13 mars 2022

sigh!

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Tiens, un coup de mou!

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On ne sait pas trop d'où ça vient tout d'un coup c'est là. Pourtant ce mois de mars est plein jusqu'à la gueule d'événements festifs (films, danse, concerts), de retrouvailles prévues sans pass et sans masque, de choses plaisantes, ensoleillées, qui remplissent de joie

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(en plus dans une semaine, enfin juste un petit peu plus, c'est la fin de l'hiver, une date importante du calendrier s'il en est, qu'on fête depuis très longtemps)

pourtant, oui, un coup de mou

(hier soir par exemple au spectacle de danse, il m'a fallu un certain temps pour rentrer dedans (parce que pour moi a priori le baroque et le hip-hop ne vont pas très bien ensemble, parce que le ThéV' était blindé blindé, parce que les gens étaient démasqués démasqués...)

et le film d'avant (oui j'étais au cinéma à 18h pour un film de 2h et j'enchainais la danse à 20h30) ne m'avait pas entièrement convaincu

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("ce pauvre gars a toutes sortes de problèmes à la maison")


en plus j'étais trop habillé, j'avais mal à la jambe, j'avais soif, je ne voyais personne dans le hall avec qui j'avais envie de parler, avant le pestacle tandis que j'attendais Manue, et c'est Patrick G., avec ses lunettes vert fluo, qui est gentiment venu s'y coller (il attendait aussi sa copine, et se trouvait dans la même situation que moi) et nous avons échangé civilement

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à la fin du spectacle, dans le hall grouillant de monde, Pascal B. est venu discuter un peu, et ça m'a une fois de plus haché le coeur menu menu

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Co & Pépin sont partis vite, Manue ne voulait pas rester pour boire un coup, Catherine était fatiguée et voulait rentrer, j'avais soif et j'avais faim et nous sommes donc sortis de conserve.

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(Ukraine, guerre, carburants, contaminations, FFP2, glycémie, chimio, hémoglobine glyquée, élections, candidats, actionnaires, chaussettes de contention, corticoïdes, nycturie, bricolage, thermostat, stationnement, diversité, horaires, plaquettes, etc.)

15 mars 2022

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(imbitable) " Les deux pieds dans la techno-culture de son époque, il propose une réflexion sur la construction de la subjectivité sur fond de structures socio-médiatiques." (les Inrocks)

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 Oh oh Micheline et Marcello...

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"N'importe quoi pourrait être n'importe quoi d'autre et tout cela aurait autant de sens." (Tennessee Williams)

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Romain Goupil a été l'assistant de Chantal Akerman sur Les Rendez-vous d'Anna

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(je ne sais plus du tout d'où vient cette image, mais elle m'en évoque une autre)

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le commentaire est facile...

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Colin Farrell dans The Batman, voui voui...

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Curiosités Juridiques
"Est condamné à un an de prison ferme l’enseignant qui apporte souvent des viennoiseries à ses collègues le matin mais ne leur dit pas qu’il éjacule dessus d’abord."
Tribunal de Saint-Denis, 27 janvier 2022

"Est condamnée à 4 mois de prison avec sursis, la voleuse qui répond "Mytho de tes morts ! " au juge qui doute quand elle explique n'avoir jamais dit "Mange tes morts ! " au vigile.
"Est condamné à un an de prison (dont la moitié en sursis), l’homme totalement ivre qui, après avoir causé un accident de la route, crie "chat-bite" et touche les parties intimes du gendarme en train de le contrôler."

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émeutes au stade, au Mexique

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Je suis rentré dans la pharmacie pour acheter un masque FFP2, la pharmacienne me l'apporte en disant "0,40€", je n'ai pas assez de monnaie dans ma poche (10 cents en pièces orange), dans mon porte-feuille juste un billet de 50€, et la somme est trop faible pour une carte de crédit, je suis embarassé, la pharmacienne me dit "Je ne sais pas quoi vous dire...", j'envisage d'acheter autre chose pour compléter, et à ce moment, le mec qui attendait ses médicaments à la caisse à côté (j'ai juste remarqué sa casquette à l'envers...) fouille dans sa poche, en sort une pièce de 50 centimes qu'il pose sur le comptoir devant moi, simplement, sans rien dire. Je me confonds en remerciements, et la pharmacienne, avec un certain esprit d'à propos dit "je lui rends la monnaie à lui!".
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"J'organise une manif des gens qui comme moi sont complètement désabusés. Pour commencer je propose de ne même pas y aller."
(touit)
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Catherine a fait refaire son toit (huhuhu)

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(je ne sais pas pourquoi, mais j'ai un faible pour Benzema...)

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 (no comment)

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8 mars 2022

je me souviens

J'ai appris trop tard (le lendemain, en fait) qu'avait été diffusé, sur France 5, le vendredi 25.02.2022, à 22h34 (c'est la chaîne qui donne ces précisions) le documentaire GEORGES PEREC, L'HOMME QUI NE VOULAIT PAS OUBLIER, (2021, 55') réalisé par Pierre Lane, et j'étais un peu marri de n'avoir pas pu le voir.
Hier mes copines m'ont assuré qu'il était sûrement encore visible en rediffusion sur france.tv, et je m'en étais donc réjoui.
Et voilà que ce matin, dans mes mails, Téléramuche me propose, justement, entre autres mignardises culturelles, de regarder le documentaire en question, et je le fais donc. C'était ce matin, entre cinq et six. (Mais bon, y a pas d'heure... etc.)
Le film en question m'a beaucoup touché, certainement parce qu'il est très richement illustré (il raconte, chronologiquement, les différentes étapes de la vie de Perec, de sa naissance à sa mort), et j'étais surtout fasciné par les photos (certaines que je connaissais, et d'autres pas du tout), sans savoir exactement pourquoi (comme si ce visage me rappelait, ou plutôt voulait me dire quelque chose, mais sans que je sache quoi)  et j'en ai donc fait quelques copies d'écran.
Le documentaire contient aussi un certain nombre de maquettes, très fignolées, chacune figurant un bouquin de Georges B.
Le film est émouvant, m'apportant des choses que je ne savais pas ou que j'avais oubliées, et m'a permis de réaliser que Perec est un des écrivains qui m'aura accompagné depuis le plus longtemps... Même s'il manque dans le film des élements qui semblent pourtant essentiels (l'impasse sur Je me souviens, par exemple) il reste néanmoins un document particulièrement réussi.
Le plus touchant de cette histoire, sans doute, c'est que j'y ai appris que Perec est né le 7 mars 1936, et donc que ce matin-là, justement, où j'avais regardé ce documentaire sur lui (en quelque sorte perpetré sa mémoire) était, quelle coïncidence, le jour de son anniversaire.
Bon anniversaire, Georges!

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(je suis fasciné par ces images)

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je me souviens que, quand on était parti en voiture en Scandinavie (en 1976? ), avec Pacoune et les Soriano, j'avais emporté, entre autres,  LA BOUTIQUE OBSCURE

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je me souviens que ces mêmes Soria m'avait offert pour un Noël, quelques années plus tard (ou un anniversaire ?) UN CABINET D'AMATEUR

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je me souviens que, lors de nore soirée à l'ENS de st-Cloud, je lisais des phrases contenant le mot nuit, et qu'il y en avait une de Perec

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je me souviens de combien j'ai aimé son JE ME SOUVIENS, (et que je l'ai ensuite un peu moins aimé lorsque j'ai découvert son original, le merveilleux I REMEMBER, de Joe Brainard)

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je me souviens que je n'ai pas réussi à finir W OU LE SOUVENIR D'ENFANCE, ni LA DISPARITION

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je me souviens d'avoir eu, pendant très longtemps, dans ma voiture, un exemplaire de LA DISPARITION, qui traînait, et s'y était d'ailleurs un peu abimé...

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je me souviens d'avoir eu pendant très longtemps aussi dans ma bibliothèque les SOUVENIRS D'ELLIS ISLAND, de Zabetta, que j'avais "oublié" de lui rendre...

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Je me souviens que je savais par coeur les derniers mots de UN HOMME QUI DORT ("Tu attends, Place Clichy, que la pluie cesse de tomber"), avec la voix de Ludmila Mikael

"

je me souviens que j'avais échangé (quelle sottise!) LA VIE MODE D'EMPLOI contre FRAGMENTS D'UN DISCOURS AMOUREUX à un amant de Didier (ou plutôt qu'il me l'avait emprunté, jamais rendu, et lorsque je l'avais revu, plus tard, il m'avait proposé cet échange -ce marché de dupes...-)

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Je me souviens d'avoir été très déçu que LA BOUTIQUE OBSCURE ne figure dans aucun des deux tomes de ses Oeuvres en Pléiade

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Je me souviens de combien j'étais heureux d'avoir réussi à me procurer (pour une vingtaine d'euros) son "album", en Pléiade

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Je me souviens que j'étais, au contraire, très malheureux de découvrir que LE CAHIER DES CHARGES DE LA VIE MODE D'EMPLOI se vendait désormais (margoulins...) entre 150 et 200 euros!

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je me souviens qu'après avoir constaté, en rangeant ma bibliothèque, que j'avais deux éditions originales de LES CHOSES (toutes deux achetées à la Foire Aux Livres), j'en ai offert une à Pépin

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je me souviens que, lorsque le timbres Georges Perec a été édité par la poste, ce même Pépin m'en avait fait un envoi genre "enveloppe premier jour", avec justement un "je me souviens de", manuscrit, juste avant mon adresse (je l'ai encadrée et je l'ai toujours!)

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je me souviens que Perec avait produit Les Jeux de la Comtesse Dolingen de Gratz, le film de Catherine Binet (sa compagne) grâce aux droits d'auteur de LA VIE MODE D'EMPLOI

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Je me souviens de mon émotion lorsque j'avais trouvé le tout petit Le Verger (avec son bandeau rouge -que j'ai conservé- Je me souviens de Georges Perec), de son ami Harry Matthews

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7 février 2022

make love not ficâââ

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ARTHUR RAMBO
de Laurent Cantet

A droite c'est les festivaliers, à gauche les autres, (dans le bôô cinéma) et cette année, exceptionnellement, je fais partie des "autres" (et j'ai mis, pourrais-je dire, un point d'honneur à le faire), donc cette semaine pas de programmation des ADC, mais deux films en sortie nationale... Le premier à 13h45, tout seul (et, dans la salle, j'étais effectivement tout seul!), et le second à 15h45 avec Emma.
Celui-ci j'y allais pour l'acteur principal, Rabah Naït Oufella, que j'aime et que j'ai à l'oeil depuis 2016 (Patients, Grave, et surtout, surtout, l'immense Nocturama, de Bertrand Bonnello). C'est lui sur l'affiche (il est très mimi, ce jeune homme), et il est quasiment de tous les plans... Il interprète Karim D., un jeune beur qui vient de publier un roman, soudain acclamé de toutes et tous (avec réimpression illico prévue tellement ça buzze...),  et le film s'ouvre sur sa notoriété tout fraîchement éclose, le buzz qu'il suscite sur (dans ?) les réseaux sociaux, et du (petit) phénomène social qu'il est en train de devenir. Un buzz de ouf, vous dis-je...
Comme on dit dans les articles élogieux (et vains) dans les magazines people, "les planètes sont alignées" pour l'élu, le voilà personna grata, sorti du quartier, du ghetto, de la banlieue, intronisé, coopté, et (toutes) les portes s'ouvrent, on le demande on le révère on le veut on lui fait des courbettes, et des propositions (et pourquoi pas le cinéma, tiens ?).
Ascension météoritique, donc, ébullition médiatique, mais bim! revers de la médaille (j'enfile les lieux communs comme un vrai soudard) et plouf! : plus dure sera la chute. Voici que sont soudain exhumés, des tréfonds nauséabonds du ouaibe, (sur ces mêmes réseaux sociaux qui quelques heures avant l'encensaient, et dingdonguaient combien il était génial et liké), toute une série de touits trash, tout aussi nauséabonds (quoique je doive reconnaître que certains m'ont fait sourire), écrits par le même Karim D. "quand il était plus jeune", sous le pseudo -idiot- d'Arthur Rambo. Waouh! volée de bois vert, incompréhension, flagellation, crucifixion, roche tarpéienne, et ça réagit vite, ça s'enflamme, ça implose (traînée de poudre, feu aux poudres, dynamite) , et, dézingage et chute libre, le voilà lâché ce soir par ses amis de ce matin...
The rise and fall of Karim D. (et on ne serait pas si loin, finalement, du personnage central de Nightmare Alley, même opacité (même dualité) et surtout même trajectoire...). De haut en bas. Sans rémission.
Rabah Naït Oufella est vraiment très bien, il habite magnifiquement ce film carré, solide, qui manque peut-être juste d'un petit je-ne-sais-quoi de je ne sais pas quoi (nous voilà bien avancés), pour nous convaincre tout à fait. Mais qui sait rebondir habilement après une scène -pour moi- embarrassée entre frangins par une (courte) -et magnifique- scène d'apaisement dans les bras de la toujours aussi divine Anne Alvaro... 'Tu apprends..."

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LES JEUNES AMANTS
de Carine Tardieu

Alors là, si je m'attendais...
Je connaissais  le pitch (Ardant / Poupaud) et je m'attendais donc à  voir un genre de décalque de Les Beaux jours de Marion Vernoux (Ardant / Lafitte), mais non non, que nenni point du tout! D'abord une mise au point : Fanny Ardant est toujours aussi sublime (et me donne envie d'avoir 70 ans, -ce qui ne saurait d'ailleurs beaucoup tarder...-, et sait évoquer par sa seule présence toute une assemblée de fantômes cinématographiques bienveillants), et compose, avec un Melvil Poupaud, désormais fringant quasi- cinquantenaire barbu (lui aussi toujours comète d'un firmament cinématographique bien-aimé) un couple somptueux, splendide... d'autant plus que parfaitement crédible. "Mais c'est pas tout mais c'est pas tout..." comme chanta Bourvil... Lui, dans le film, il est marié à Cécile de France (ooh.. toujours autant de plaisir à la (re)voir), et elle (Fanny), dans le film, est la mère de ... oooooh Florence Loiret-Caille (mon dieu mon dieu quel bonheur de la revoir!!!). Voilà, déjà, a priori, quatre bonnes raisons de prendre du plaisir. Mais ça ne fait que commencer!
Carine Tardieu nous a présenté déjà (depuis quinze ans -et j'avais même vu, avant, ses courts-métrages-) plusieurs films aussi plaisants que familiaux (plutôt au sens de "qui concerne le famille", que de "visible en famille", -quoique-) : La tête de Maman (2007), Du vent dans mes mollets (2001), Otez-moi d'un doute (2017)) et il  est ici une fois de plus question de liens ; entre amants, donc, bien sûr, entre époux, entre mère et fille, entre fille et père, entre amis, avec, au milieu de tout ça, un dénommé Marcel qui fait du skate...
Il sera aussi pas mal question de maladie (le médecin que joue Melvil P. travaille aux soins palliatifs, c'est d'ailleurs là qu'il va faire connaissance de Shauna (Fanny A.) "devant une soupe de distrinuteur", quinze ans auparavant... (il y aura, de la même façon, plusieurs sautes temprelles dans le film, histoire de ménager quelques ellipses, et de laisser aux relations diverses le temps d'évoluer.)
Bien que l'histoire soit assez différente, j'ai d'abord pensé à La femme d'à coté, un des rôles les plus sublimes de Fanny (le fameux ni avec toi ni sans toi), puis j'ai glissé vers Corps à coeur, autre mélo sublime qui en son temps me tourneboula fort le coeur -et chaque fois que j'entend le Requiem de Fauré j'y repense), mais ensuite je me suis dit que ce film-ci était  assez grand et fort pour ne ressembler qu'à lui-même (un film de Carine Tardieu : l'amour, la maladie, les sentiments, d'accord, mais avec une façon assez tranchée de contenir le pathos... de le remettre à sa place.)
Car mélo, certes, mais contenu (justement) dans un certain intervalle fictionnel où l'humour aurait sa place, et sans doute la pudeur -ou la réserve- aussi (comme une imperceptible distance), paravent d'un certain quant-à-soi (le personnage de Georges (Sharif Andoura, très bien), le collègue de Pierre, faisant dans ce registre pendant à celui de Cécilia (Florence Loiret-Caille), comme un genre de contrepoids, - et d'ailleurs tous les deux partagent une scène finale délicieuse avec juste ce qu'il faut d'acidité légère et souriante pour décentrer le surplus d'émotion lacrymal (je plaide pour ma paroisse) que les scènes précédentes auraient pu générer...
Un gros gros bonheur de film, donc.
(et on apprend , au générique, qu'il s'agissait d'un scénario de Solveig Anspach qu'elle n'a pas pu tourner, et qui était l'histoire de sa propre mère...
(Top quelque chose, sans doute)

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2 décembre 2021

carnet de santé

mardi 30

7h30 : analyses préscrites par le diabétologue le 09.08
(je devais les faire dans 3 mois, j'ai un poil(!) de retard)

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les résultats que je reçois le soir me semblent plutôt (très) encourageants

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mercredi 1er

rdv "entre 13h et 16h" passage du technicien Orkyn pour suivi annuel de "la machine à dormir"
(j'avais étourdiment planifié un restau à midi avec Dominique suivi d'un film, que je me vois forcé d'annuler)
le monsieur sonne à 13h15, dûment masqué (je me masque aussi)

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repartira 1/2h plus tard (tout va bien, à l'année prochaine!)

jeudi 2

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rdv à la pharmacie à 9h pour la 3ème piqûre de rappel (moderna, cette fois)

vendredi 3

9h15 rdv chez mon généraliste pour renouvellement ordonnance médoc diabète + un peu d'efferalgouille en rab

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11h15 rdv chez ma pédicure / podologue pour remise à niveau

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samedi 4

(repos)

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30 octobre 2021

"le gel, le froid... ça vient..."

PASSE MONTAGNE
de Jean-François Stévenin

Le film, présenté à nos adhérents en soirée s'ouverture de saison, n'a pas fait l'unanimité (c'est un euphémisme) et c'est bien dommage, et j'en ai été d'autant plus surpris  que, pour ma part, c'est en quelque sorte un de mes films de chevet, un film-doudou, un compagnon de route, un film de référence(s) découvert à sa sortie et toujours aimé depuis...
Alors qu'on avait, en plus, la chance d'avoir un -passionnant- critique de Positif pour nous accompagner et mieux faire découvrir le film à celles/ceux qui ne le connaissaient pas (ce qui était visiblement le cas pour beaucoup de monde), et mon coeur s'est serré en voyant, dès que les lumières se sont rallumées, une hémorragie de spectateurs quittant précipitamment la salle (de peur qu'on ne les intercepte à la porte avec une kalachnikov pour les obliger à se rasseoir ?).
"Un film de feignasse" a lapidairement (et stupidement) résumé un -jeune- spectateur à l'issue de la discussion qui a suivi, ce qui m'a scandalisé mais bon je n'avais même pas le coeur à débattre.
Je suis, une fois de plus, resté dans la magie du film (pas revu sur grand écran depuis une éternité), j'ai trouvé que l'ami Stévenin y était toujours aussi craquant et le film aussi intriguant (même si je reconnais que les -trop longues- scènes de beuverie(s) n'y sont pas ce que je préfère...)
Je l'ai donc re-regardé le lendemain en vitesse sur mon ordi et j'en ai fait quelques copies d'écran, pour le plaisir...


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PASSE MONTAGNE :

Capture d’écran (3134)

un film débraillé

Capture d’écran (3127)

un film où on marche dans la brume au petit matin

Capture d’écran (3126)

un film où on "regarde ensemble dans la même direction"

Capture d’écran (3124)

un film avec un oiseau en bois

Capture d’écran (3119)

un film de détails

Capture d’écran (3115)

un film où on mange et on boit (bien)

Capture d’écran (3113)

un film où on n'hésite pas à s'embourbe (à s'enneiger plutôt)

Capture d’écran (3131)

un film où on n'hésite pas à sauter par la fenêtre

Capture d’écran (3129)

un film où on se poursuit comme des mômes

Capture d’écran (3136)

un film où on marche dans la neige

Capture d’écran (3135)

un film où on ne ménage pas ses efforts

Capture d’écran (3123)

un film avec une combe magique

Capture d’écran (3132)

un film où on boit (un peu) l'eau du bain

Capture d’écran (3139)

un film avec une tronçonneuse...

Capture d’écran (3121)

un film où on prend la tangente...

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