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lieux communs (et autres fadaises)
29 octobre 2008

c'est bleu c'est rouge c'est broadway!

HELLBOY 2
de Guillermo Del Toro

J'avais trouvé le 1 plutôt sympathique (c'était il ya longtemps, on n'était pas encore dans le bôôô cinéma), surtout pour l'originalité du personnage-titre. Ben pour çui-là disons que j'ai changé d'avis, hein... Guillermo aime
1) les créatures inhumaines (avec les yeux pas à la bonne place)
2) les tentacules, les dents pointues
3) les bonnes grosses bastons viriles
4) les engrenages, les mécanismes d'horlogerie (avec les rouages qui s'enclenchent, qui tournent et qui broient)
5) les bêêêlles histoires d'amour,
alors il a mis tout ça dans un seau, il a bien touillé et ça donne ça :33 % de baston, 33% de monstres, 33% d'effets spéciaux, et le 1% restant c'est pour le scénario. On est à mi-chemin entre le Seigneur des anneaux et les X-men et, à part une scène de beuverie entre super-héros que j'ai trouvé plutôt sympathique, le reste est plutôt désolant et je m'y suis assez ennuyé. Mais ça devrait plaire aux djeunz et rapporter suffisamment de brouzoufs pour que l'opus 3 soit mis en chantier.

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28 octobre 2008

entretien(s)

LES BUREAUX DE DIEU
de Claire Simon

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C'était l'ouverture de saison de notre assoc', dans le bôôô cinéma, en avant-première, et, en plus, en présence de la réalisatrice ! (Et moi je pouvais faire un peu mon malin, puisque je l'avais déjà vu en avant-avant-première cet été, grâce à Zabetta... qui était d'ailleurs l'instigatrice de cette soirée!) Il y avait pas mal de monde (une bonne centaine de personnes, en tout cas, dont très peu ont quitté la salle avant la rencontre avec Claire Simon (qui venait d'arriver au train de 22 heures, et qui, au début de l'échange tout du moins, semblait un peu fatiguée et donc tendue (peut-être que ça doit casser les pieds à la longue, de devoir répondre cinquante soirs de suite à cinquante fois la même question) mais tout s'est très vite adouci, et l'échange fut, comme on dit dans les journaux, "fructueux", puisqu'il y a vraiment eu dialogue et partage. (non non je n'ai pas posé de question, puisque, le temps que je me décide, la question en question me fut quasiment ôtée de la bouche par Zabetta, comme quoi les grands esprits...)
Ce le fut plus encore, à la fin de la rencontre, lorsque Zabetta invita quelques happy few (dont je, votre rosissant serviteur) à passer à la maison pour partager quelques pâtes à la bonne franquette (plutôt à la bonne italiennette, la connaissant...) Les orechietti étaient parfaites, et le vin blanc, et le vin rouge aussi, et la tarte aux pommes, donc... tout en continuant d'échanger avec Claire Simon, qui semblait incontestablement plus décontractée (et qui, dans la conversation, m'a dit des choses très gentilles sur mon métier, d'ailleurs...)
Et voilà pourquoi je me suis couché aux alentours de trois heures du mat' (mais bon comme c'était le changement d'heure, ça n'a pas été trop gênant, j'ai dormi une heure de moins de plus...)

4 janvier 2008

schubert

UN BAISER S'IL VOUS PLAÎT
d'Emmanuel Mouret

Hmmm... film idéal pour commencer l'année (si je l'avais vu l'an dernier, je crois bien qu'il eût figuré dans mon bestauphe.) Je me souviens un peu de son précédent Changement d'adresse. Oui, un peu : que c'était plutôt bavard, qu'il était question de marivaudage et des hésitations du coeur, que c'était assez agréable. Mais là, c'est tout ça, encore en mieux.
Je trouve que c'est extrêmement bien fait, la façon dont les deux (trois, si on conte la petite au Musée) histoires sont agencées, la richesse du verbe, la rigueur du langage, le raffinement des décors, l'intelligence des cadrages, la beauté des personnages, l'adéquation de la musique, et, mine de rien,  le discours sur les sentiments en général et l'amour en particulier, sous une dégaine apparemment désinvolte, alors que non pas du tout.
J'étais tout chtrochtrogné à l'entrée, et voilà que je suis sorti de la salle presque guillerettisé. Au début, j'ai auto-ricané lorsque Nicolas (le personnage d'Emmanuel Mouret) explique "Certains manquent de fer, ou de magnésium, moi je manque d'affection ; mais d'affection physique" et j'ai failli crier...
Par la suite, la ressemblance entre nous devint beaucoup moins flagrante, heureusement, et je n'en pris que plus de plaisir au film...
Délicieux!

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25 novembre 2015

vodka

je suis quelqu'un, finalement, d'assez discipliné
je fais où on me dit de faire, je regarde où on me dit de regarder (des fois je regarde la lune, et des fois juste le doigt), et je découvre où on me dit de découvrir

là c'est venu des Inrocks, qui m'enjoignent de découvrir deux groupes :

THE FAT WHITE FAMILY

et

ODEZENNE

Petite

deux groupes dont je ne pensais jamais avoir entendu parler jusuqu'alors, mais pourtant qui se sont avérés avoir été programmés aux Eurocks alors que j'y étais (en 2014). Sans que j'en ai vu aucun des deux. J'ai donc googlé, lu ce qu'il y avait à lire, grappillé ce qu'il y avait à.

Pour les premiers j'ai découvert ce genre d'images qui, forcément, m'attirent l'oeil :

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et pas mal de prestations live sur y*utube. Le groupe est renommé pour des concerts pleins de bruits et de sueur (ils auraient, selon les chroniqueurs, une identité olfactive assez forte) où le leader du groupe n'hésite pas à tomber la chemise, (et souvent même le pantalon) et à passer le reste du concert en slip (et en chaussettes). Le concert visionné me l'a confirmé.
A la fois que ce jeune homme est sexy et agréable à l'oeil, mais que la musique du groupe ne correspond pas vraiment a priori avec mes goûts et références musicaux habituels. Un concert à regarder sans le son, donc ?
J'ai tout de même commandé leur album, histoire de me faire une idée.
En attendant, on peut aussi mater les clips, celui de Touch the leather, avec pour seule et minimale chorégraphie le déplacement latéral d'un postérieur indiscutablement de sexe mâle (ce qui n'est pas vraiment pour me déplaire) dans une petite pièce, ou celui de Cream of the young, avec son étalage de bouffe, ses coups de poulpe et autres léchages de tête de veau (crue), légèrement vomitif. Avec aussi des jeunes gens barbouillés de fromage blanc (ou d'autre chose... Du y*p, peut-être ? -sourire ingénu) Il y a dans tout ça quelque chose de fascinant, de malsain, de pas recommandable mais bon justement qui attire l'oeil, quoi, et qui donne envie.


Pour les seconds je me suis procuré leur dernier album Dolziger St. 2. Que j'ai écouté sans aunune idée préconçue. Ce qui était intriguant, c'est qu'ils sont rangés sous l'étiquette rap, mais qu'ils la réfutent. Que plusieurs critiques insistent sur la proximité avec Fauve, ce qui ne me semble pas très évident après écoute... Et qu'ils sont aussi spécialement dynamiques en concert (mais qu'ils ne sentent rien, eux). Et j'ai donc écouté. Ce qui pourrait évoquer le rap, c'est le fait qu'ils ne chantent pas. Ils parlent (mais avec quelle voix! j'ai immédiatement craqué sur la (les ?) voix.) Puis, des ambiances qui accrochent, par les mots (mes babines, mes babines), par la musique qui accompagne, par le thème (je me suis entiché presqu'illico de Vodka, qui m'a donné envie d'en boire) par l'ambiance (on n'est ni dans le bling bling les bagnoles les meufs et les grosses chaînes, non, on est plutôt dans le "je suis qu'une merde sortie d'un gland", je les cite) plutôt sombre mais pas violente, réaliste, quoi, poétiquement réaliste, humainement poétique, avec un côté gentiment salace (lubriquounet, parce que ça n'est jamais gore), et les pauvres ils étaient effectivement programmés aux Eurocks 2014, ce soir où il avait tant plu, et qu'après le concert de Mo (avec un o barré, je ne sais pas le faire) j'avais hésité parce qu'il restait encore deux heures jusqu'à Casseurs Flowters, et à l'époque je ne savais pas que c'était ces gaillards-là qui passaient (mais bon, ils n'auraient joué ni Bouche à lèvres ni Vodka ni On nait on vit on meurt, alors...) et qu'on était finalement tous repartis dans la twingouille, un peu la queue basse il faut le reconnaître... recommandé(s) donc, et tiens je vais aller de ce pas mater leurs clips... J'veux de la vodka dans un verre tout haut...

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12 décembre 2014

caldavdouze : thank god to sin to show the way

swell / be my weapon / wendell davis


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¡¡ GREASY !! cover art
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un peu de musique (il en faut toujours, enfin moi j'en ai besoin) avec un autre ami de trente ans (mais découvert après Etienne Daho) que j'ai écouté pour la première fois à Vaux le M., sans enthousiasme excessif je dois dire, je me souviens surtout qu'il y avait à la fin du cd un long "morceau" qui était juste un enregistrement de rue, avec à la fin, un mec qui sifflotait (ou chantonnait ?) c'était Régis qui l'avait acheté (Régis est très curieux en musique, et déniche régulièrement des merveilles qu'il fait découvrir à ses amis) et il a aussi acheté les suivants (à l'époque on en faisait huhuhu des copies sur cassettes) jusqu'à ce que je me mette moi-même à en acheter (des cd, et de ce groupe , Swell, je réalise que je ne l'ai pas encore nommé) et à m'y attacher plus particulièrement (pour des raisons sentimentales me semble-t-il me souvenir), notamment l'album 41 qui avait beaucoup plu aux critiques musicaux de l'époque, et qu'on écoutait alors assez religieusement. swell, c'était une formule : guitare/basse/batterie, et une voix (le chanteur), des textes rentre-dedans, tristouilles, amers, rogues, une image sonore assez vite reconnaissable, surtout par le son typique de batterie, l'électricité de la guitare, l'énergie sèche des morceaux (Libé adorait, et avait même sorti un cd de quelques titres hors-commerce - ou était-ce Les inrocks ?) Après les années 90, j'ai continué de suivre et d'acheter les disques, même si avec moins d'enthousiasme, jusqu'à ce que le groupe finisse par disparaître des radars et que je l'oublie un peu puis réapparaisse phoenixement sous une formule simplifiée (exit le batteur) et un nom nouveau (Be my weapon, deux albums que j'ai achetés, si si!) et que je découvre il y a à peine quelques jours que le même homme (le chanteur de Swell) avait sorti un album de folk encore plus lo-fi (plus de basse, plus de batterie, hop! on dégraisse, juste guitare(s) un peu de claviers) sous le nom de Wendell Davis (que j'ai donc aussitôt acheté aussi -bien obligé, impossible de le trouver autrement!-) voilà pourquoi ces trois pochettes : c'est le même bonhomme! (il s'appelle David Freel) le même "esprit" mais jamais tout à fait la même musique (j'avoue que j'ai toujours un gros faible pour le trio "initial" de Swell :
David Freel : chant & guitare/ Monte Vallier : basse/ Sean Kirkpatrick : batterie)

3 décembre 2014

entrevu... -quatre-

On part tôt mais pas assez, un bouchon imprévisible bien avant Belfort nous fait arriver juste à l'heure et nous prive du café/croissant(s) d'accueil et de rigueur

jeudi 27 novembre : journées exploitants I


9h
LES CONTES DE LA MER

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Un joli programme de trois films d'animation de nationalités différentes (chilien, tchèque, allemand), ayant en commun le thème de la mer et de la plage.  un petit gamin qui rêve, un bonhomme en sable, un bateau en papier rouge... Mignon. C'est le chilien que j'ai préféré (pour son style d'animation)
9h45
VINCENT N'A PAS D'ECAILLES

Vincent n'a pas d'écailles : Affiche
C'est vrai celui-là je l'attendais, et j'ai bien fait. Un héros longiligne et taiseux (le réalisateur lui-même) s'avère avoir des super-pouvoirs lorsqu'il est dans l'eau (ou juste lorsqu'il est mouillé), mais, à cause d'un jet de bétonnière vengeur mais justifié, se retrouve poursuivi par de plus en plus de flics, dans un récit filmique plaisant et parcimonieux (que du vrai filmage, aucun trucage numérique) et donc d'autant plus efficace. Les djeunz, à l'avant-première publique, la veille, lui avaient réservé un accueil triomphal et complice dans une salle hyper-comble.
11h30
NEW TERRITORIES

New Territories : Affiche
j'étais sans doute fatigué mais je me suis désespérément mis à somnoler dès le début ou presque de ce "Coup de coeur de l'ACID". Un film réalisé en Chine par une française, avec deux actrices principales (une qu'on entend et qu'on ne voit jamais, et l'autre qu'on voit tout le temps mais qu'on n'entendra pas), avec ce qu'on croit être une fausse pub au début pour un nouveau procédé d'aquamation (pour remplacer la crémation) mais qui en est pourtant une vraie. Un film bien trop rempli, trop dense, mais la réalisatrice a su le défendre avec autant de fougue que de sourires
18h30
GENTE DE BIEN

Gente de Bién : Photo
Un film colombien très en avant-première (il sort en mars et figurera sans doute avantageusement dans notre semaine latina 4) avec un enfant plutôt tête à claques pendant tout le film (mais il a incontestablement -et son jeune réalisateur nous l'expliquera à la discussion consécutive- tout un tas de raisons pour l'être) trimballé de sa mère à son père, puis à une très gentille dame et pour finir re à son père, ne parvenant jamais à être heureux là où il est (le syndrome "je voulais être pas là")

là on a quitté ces Rencontres pour se faire encore une petite séance du Festival, et ce fut

20h30
LA NUIT DU CARREFOUR

 

 

Un Renoir ressuscité des années 30, d'après Simenon, co-écrit avec lui d'ailleurs, avec Pierre Renoir dans le rôle de Maigret (pour la première fois à l'écran semble-t-il), une copie restaurée certes mais avec un son cahotant très particulier (insupportable parfois), une histoire fleurant bon l'accent parigot, la coco, les apaches, servant d'écrin pour une beauté vénéneuse qui avait tapé dans l'oeil de Renoir (il évoque à son sujet la cinégénie pure) autant que le film en question a tapé dans celui de Godard (qui le qualifiait de seul vrai polar français)

 

...et il est l'heure de rentrer, juste un tout petit peu plus tôt que d'hab' (pas de pluie, pas de brouillard, toujours pas de neige...)

 

10 décembre 2014

caldavdix : grenades

 

http://4.bp.blogspot.com/-Fn5rPKGInDY/T9RoKAE86bI/AAAAAAAABTU/k6xboQ1MGwk/s1600/grenade+++fruit.png

Il n'y a pas très longtemps, finalement, que j'y suis venu, à ces petits grains rouges et sucrés, croquants, juteux, tacheurs, collants (l'illustration ci-dessus est une grenade idéale, illusoire, factice, celle de dessous serait déjà plus juste :

http://fr.wikihow.com/images/5/5d/Pomegranate.jpg

j'adore ça sauf que, il faut le reconnaître ça n'est pas très facile à manger  (comme, par exemple, le mille-feuille, impossible pour une personne sensée de consommer ça dans la rue, à moins d'être naturiste, vacancier, et encore) car la grenade n'est pas une fille facile qui se laisse goûter, comme ça, par le premier venu, et nécessite un certain rituel, d'abord, un couteau pour l'ouvrir proprement, et suscite ensuite la perplexité devant cette multitudes de grains rouges, rangés en apparence n'importe comment mais qui, quand on a re-coupé en deux, et encore en deux, révèlent, lorsqu'on donne à l'épiderme une torsion contraire à celle qu'il a naturellement, un certain ordonnancement plutôt plaisant à l'oeil (et facilitant pour la bouche la façon de les consommer, de les égrainer.) C'est un sacré travail (la grenade alors se consomme plutôt seul tant on a parfois le sentiment d'être un sanglier grognant, bavant, fouissant, croquant les grains, avalant le jus, surveillant simultanément la toile cirée et le chandail (il vaut mieux être assis et à attablé) pour les protéger des giclures rouges inévitables.
Mais on peut choisir aussi la consommation différée, moins gratifiante pour l'utilisateur, qui doit alors se livrer au même travail ingrat que celui qu'on fait avec les petits pois en leur cosse, à la différence que si les petits pois sautent, ils ne coulent ni ne tachent. Et quand le plus gros du travail est fait, que le fruit a été vidé, les grains recueillis dans une porcelaine précieuse, la table nettoyée, les mains lavées, c'est un sacré plaisir gourmand (et beaucoup plus calme) qui est alors proposé au dégustateur, oui, ces grains acidulés s'accordent, gustativement, avec à peu près tout, aussi agréables à l'oeil que plaisants en bouche, aimable ponctuation colorée et gustative à la fois

 

2 juin 2021

CMFUBJ 51

Fin du Festival de Reims (le palmarès est ) et donc retour à la "normale"...

*

bouts du rêve de cette nuit :
je suis en voiture, je dois aller prendre le train, et je réalise, au bout d'une trantaine de kilomètres, que je dois faire demi-tour parce que j'ai oublié (?), et donc je repars dans l'autre sens

Je reviens à l'école pour récupérer (?), je passe dans les couloirs, je croise Marie, Catherine, le grand Christophe, qui reviennent visiblement de la pause,

au café je croise une jeune dont je comprend qu'elle est ma remplaçante, qui me dit qu'elle a "une question importante" à me poser, elle voudrait savoir où en sont mes élèves dans les les différentes disciplines, et, pour rigoler, je lui dis, comme si j'étais sérieux  "en grammaire, nous en sommes au niveau de la phrase complexe, avec subordonnée relative ou circonstancielle", et, devant ses yeux surpris j'éclate de rire en lui rappelant que ce sont des élèves de petite section...

je croise (?) qui me dit à voix basse que les ATSEM n'ont pas été contentes parce que j'avais laissé le frigo ouvert

j'ouvre une porte et je vois, au fond d'une pièce (?) assise à une table, en train de découper des papiers dorés, elle n'a pas levé les yeux, je ne la dérange pas et je referme doucement la porte

ke me dis qu'il va falloir que je parte bientôt, que je vais finir par rater mon train, mais je m'aperçois que toutes les portes de l'école sont bloquées par des grilles de chantier qui empêchent le passage (la porte principale, et les autres portes aussi, c'est incroyable, toutes les issues sont bloquées, et je me demande comment font les gens pour réussir à sortir)

je me dis que je vais passer par une fenêetre de la salle de jeux, et je demande à (?) de m'aider pour enjamber la fenêtre (en me disant que ça n'est peut-être pas très malin, qu'une fois dans la cour je vais peut-être à nouveau me retrouver coincé...)

je vois alors passer dans le couloir Mme C. avec ses enfants, je la salue et m'étonne qu'elle ait réussi à passer, et elle me répond "qu'en plus, il n'est que 10h30..."

*

"Après le jeu du foulard, de l’olive ou encore le jeu de la bousculade, un nouveau défi dangereux fait le buzz sur Tik T*k : "Le rêve indien".
Dans le Var et les Alpes-Maritimes, plusieurs collégiens ont ainsi mis leur vie en danger, informe Nice Matin. Le "jeu" consiste à s'autoprovoquer une syncope en s'hyperventilant avant de se mettre en apnée le plus longtemps possible et de relâcher l'air comprimé dans ses poumons.
"Depuis quelques jours, parce que c’est la mode sur Tik T*k, on se lance des défis : on respire fort en gonflant nos poumons, puis on se met le pouce dans la bouche en soufflant mais tout en retenant l’air en apnée dans nos poumons. Il faut tenir le plus longtemps possible... Quand on lâche l’air, on perd connaissance", a raconté à sa mère un élève de 4ème, qui avait fait un malaise, toujours selon Nice-Matin.
Et les conséquences peuvent être désastreuses, rappelle La Voix du Nord : paralysie, convulsion, handicap..." (l'Est Répu/ tw*tter)

*

REIMS P38 MON PALMARES

1) Compétition
1) IL SINDACO DEL RIONE SANITA
2) THE SLAUGHTERHOUSE
3) LA LOI DE TEHERAN
4) UNIDENTIFIED
5) BOÎTE NOIRE
6) STORIA DI VACANZE
7) DELIVER US FROM EVIL
8) WATCH LIST
9) BERLIN ALEXANDERPLATZ
10) HASTA EL CIELO

2) Autres
1) L'ENNEMI
2) LA TROISIEME GUERRE
3) SONS OF PHILADELPHIA
4) WANDER
5) EVERY BREATH YOU TAKE

*

les copines :

Emma est passé à domicile me donner une leçon de test d'auto-mesure de la glycémie

Catherine a répondu à mon sms en me donnant le nom et le téléphone de sa dermato, et m'a renvoyé un autre sms le soir pour me demander si j'avais réussi à avoir un rdv

Dominique m'a appelé pour évoquer notre voyage chez Malou, du coup je suis allé à la gare pour acheter une carte Spécial Vieux, je lui ai laissé un message pour lui dire que du coup je viendrais à Besac mercredi aprèm' pour qu'on les prenne ensemble, ces fameux billets...

Malou m'a téléphone pour reprendre le tarot, un peu avant 19h, mais j'étais en train de rentrer à pied après avoir laissé ma bagnole au parking, après avoir vu au cinéma KAJILLIONNAIRE, et on s'est retrouvé sur le site pour faire 10 parties...

Zabetta, dans le hall du cinéma, n'avait pas son joli bonnet orange (mais elle n'avait pas son masque non plus...)

dans la cour du bôô cinéma arrivait Nelly, ma proprio, dûment masquée, qui allait voir ADN, on s'est salué, et je lui ai dit que moi c'était demain...

*

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Victor Hugo sur son lit de mort, par Nadar

*

covid 31 mai

(se mettre au vert)

*

Fait ce matin à jeun mon premier auto-test de glycémie (laborieusement, je ne suis pas très doué...) 110! (pas mal, je suis à la limite supérieure d'une glycémie "normale" à jeun : entre 70 et 110)

*

24 décembre 2020

CSDRN'E7

23 décembre

"J'ai dans la tête un vieux sapin, une crêche en dessous
Un Saint-Joseph avec une canne en caoutchouc
Était mal faite pis j'avais fret
Quand je revenais d'passer trois heures dans un igloo
Qu'on avait fait, deux ou trois gars, chez Guy Rondou

J'ai devant les yeux, quand j'suis heureux, une sorte de jeu
Qu'on avait eu, une sorte de grange avec des boeufs
La même année où j'ai passé
Le temps des fêtes avec su'a tête une tuque d'hockey
Parce que j'voulais me faire passer pour Doug Harvey

Vingt-trois décembre, Joyeux Noël, Monsieur Côté
Salut ti-cul, on se r'verra, le sept janvier

J'ai sur le coeur un jour de l'an où mes parents
Pensant bien faire, m'avaient habillé en communiant
Chez ma grand-mère c'était mon père
Qui s'déguisait en Père Noël pour faire accroire
Que les cadeaux ça venait pas tout' de Dupuis Frères

Vingt-trois décembre, Joyeux Noël, Monsieur Côté
Salut ti-cul, on se r'verra, le sept janvier

Ça m'tente des fois d'aller la voir puis d'y parler
Fée des étoiles, j'peux-tu avoir un aut' hockey
J'ai perdu l'mien, beau sans-dessein
J'l'ai échangé contre des photos où on voit rien
Qu'une fille de dos qui s'cache les fesses avec les mains

Vingt-trois décembre, Joyeux Noël, Monsieur Côté
Salut ti-cul, on se r'verra, le sept janvier" (bis)

(Beau Dommage)

*

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*

 

 

 

4 mai 2021

CMFUBJ 22

(que dire)

j'ai une jambe vernissée

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(tuiles vernissées de Bourgogne)

mais uniquement dans les tons de rouge

*

positivement enchanté par la visite ce matin du 3ème infirmier (dit "le grand"), vu une seule fois jusque là
d'abord il a confirmé que ça allait de mieux en mieux, et que mon érysipèle était désormais "en phase terminale"
m'a crémé la jambe droite très consciencieusement (même le dessous du pied), s'est occupé de la gauche (en me précisant qu'il ne fallait pas enlever les petites peaux, qu'il fallait laisser la pommade s'en occuper), et en me disant que ça ressemblait fort à la cicatrice d'un vieil érysipèle...
a insisté sur l'importance de m'occuper dorénavant avec beaucoup d'attention de mes pieds (hydratation) et ne pas hésiter à avoir recours à une pédicure (et donné les coordonnées d'une)
et insisté sur le fait que je devais marcher, pour faciliter les retours veineux...
a évoqué son père qui s'était fait opérer d'un genou et avait attrappé un érysipèle après
(et que si je devais un jour me faire opérer de la jambe ou autre je devais leur préciser avant que j'avais eu un érysipèle, et donc qu'ils devaient me mettre sous antibios avant l'opération
m'a précisé que c'était une bactérie dormante, et qu'elle pouvait très bien se re-manifester ensuite (ou pas)

donc quand il est parti mon moral était regonflé...

*

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bonne nouvelle dans l'Est Répu ce matin :
le moustique-tigre est arrivé en haute-Saône!

*

le charme confortable & l'esthétique teutonne :

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c'est les seules chaussures que je peux mettre, mais, comme il faut protéger mes petons, je leur ai adjoint de seyantes chaussettes de trvail (n*z) que j'ai plus ou moins coupées en haut sur le côté
1) pour pouvoir les enfiler facilement
2) pour qu'elles ne me serrent pas trop en haut

*

mes nuits sont pénibles surtout dans la première moitié : je m'endors en général sans aucun problème, le premier réveil a lieu entre une et deux heures après , je vais aux toilettes, puis j'essaie de me rendormir, et j'y arrive ou pas, et dans ce cas je me relève un peu, ou davantage, je fais un peu d'ordi (cette nuit, je me suis levé à une heure et quelques pour rajouter le mot lugubre au post d'hier), puis je me recouche, je me rendors un peu, je me réveille, je vais aux toilettes... et ainsi de suite. Mais, allez savoir pourquoi, le tout dernier recouchage et rendormissement -celui du matin- tient de l'extrême félicité (je dors voluptueusement en me disant que je suis vraiment bien dans mon lit...)

*

re-bravo arte! après LA FLOR hier, voilà qu'on peut y voirà présent  CRIA CUERVOS qui est un de mes films préférés du monde...

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*

et, tiens, une fois n'est pas coutume :

BONNE FÊTE aux deux Sylvain qui suivent ce blog...

*

11 juin 2008

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*

Tant pis s'ils continuent de tailler les haies avec obstination, presque juste en dessous de la fenêtre de ma chambre : ce matin, je me suis recouché.

*

Je casse sans le faire exprès tous mes verres (à bière) les uns après les autres

*

le triomphe des histrions

*

tiens, il pleut!

*

"Je voudrais que tout revienne alors que tout est passé
et je chante à perdre haleine que je n'ai que des regrets..."

*

tiens, il pleut!

*

"Ce n'est pas moi qui suis saoul, c'est le monde qui tourne..."

*

Pourquoi les mois d'hiver passent si lentement et les mois d'été si vite ?

*

tiens, il pleut!

*

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22 mai 2008

beckett ou ionesco ?

(La scène se passe au garage, j'ai amené ma voiture parce que le pot d'échappement est soudain devenu très bruyant. le patron m'a prié de la monter sur le pont pour que le mécano puisse l'examiner. Un quidam observe la scène. C'est chose faite, on la voit désormais par en-dessous.  A l'entrée du pot d'échappement, il y a un petit truc qui pendouille...)

- Le mécano, l'air consterné, montrant le truc qui pendouille : Oh la la, la sonde est même déboitée...
- Le patron, même jeu, l'air grave : Va falloir changer tout changer ?
- Moi, inquiet : La sonde ? C'est quoi ?
- Le quidam, goguenard, me montrant du doigt le truc qui pendouille : Ben, c'est ça...

(Rideau)

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2 mai 2008

chine ma douleur

TRAIN DE NUIT
de Diao Yi Nan

Un film aussi formidablement beau qu'intégralement noir. Un film où chaque cadre est impeccablemnt composé, avec des "images de photographe" d'une beauté presque surhumaine, pour une histoire d'une tristesse inhumaine. Formel ? Le réalisateur sait tirer parti au maximum de chaque décor, immergeant ses personnages dans une réalité urbaine, ancrée entre poétique contemporaine  et minimalisme dépressif.
Autour d'une femme, dont le métier est de s'occuper des exécutions de femmes condamnées à la peine capitale (qu'elle est aussi parfois chargée d'exécuter, d'ailleurs), et dont le reste de la vie se passe, peut-être, à attendre quelqu'un, à le chercher en tout cas, et qui, pour ce, fait de réguliers voyages en train. Club de rencontres, bal fantômatique, rendez-vous plus ou moins foireux, obsédés, truqueurs... rien ne manque à la panoplie. Jusqu'à ce qu'elle fasse la rencontre d'un jeune homme qui la suit, avec un petit couteau dans sa poche, qui s'avèrera être le mari d'une de "ses" condamnées, et qui veut se venger...
Va se mettre en place entre les deux, dans le dernier segment du film, une "relation" étrange, fascinante ;  l'amour, la mort... rien de bien nouveau direz-vous, et pourtant... Economie des mots, complexité des liens.
On n'y est jamais tout à fait sûr de rien, d'ailleurs je ne suis pas sûr d'avoir tout compris (et peut-être, en fin de compte, est-ce délibéré...) mais on se laisse porter, au fil de la dérive narrative,  par cette attention extrême portée aux objets ou aux lieux  (une barque, un bar, un sac contenant un couteau et une hachette, un passage souterrain, une route gelée, une paire de gants...)
La dernière scène, glaçante, est une sorte de point d'orgue (ou de non- retour) dans ce lien bizarre qui s'est établi entre les deux. "Monte", lui dit-il juste...
On sort de là le moral dans les chaussettes, peut-être, mais les yeux définitivement ravis.

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20 janvier 2008

soda

GONE BABY GONE
de Ben Affleck

Bon, dommage, comme j'avais lu le bouquin il n'y a pas très longtemps,  je me souvenais de la fin (soyons franc pas de la toute toute fin mais bon) ce qui fait que ça m'a un tout petit peu gâché mon plaisir, mais pas plus que ça.
Ce qui me l'a encore plus gâché (mon plaisir) c'est que, bien qu'on ne soit que 4 (oui, quatre!) dans la salle, j'avais, juste derrière moi, deux demoiselles qui avaient beaucoup de choses à se raconter (après que je les aie regardées, en me retournant, d'un oeil courroucé, elles ont parlé tout doucement mais bon elles ont continué, même si en plus discontinu) mais surtout dont l'une avait un soda aux extraits végétaux (et la paille vendue avec) qui lui à permis de faire schlrrp schlrrp d'un bout à l'autre du film (Je ne plaisante pas! au générique de fin, elle faisait encore schlrrp schlrrp alors qu'elle avait commencé au générique de début. Peut-être qu'elle en avait une pleine bassine ?)
J'ai donc été un peu déconcentré sur le générique de début (écrit en tout petit modeste au bas de l'écran sur fond de "gens vrais" comme vous et moi filmés au balcon, dans la rue, ici, et là... Une fillette qui a disparu, une mère camée et bizarrement indifférente, un couple de jeunes détectives, un flic désabusé, un dealer escroqué, une demande de rançon, un échange qui tourne mal... on a en main (et sous les yeux)  les ingrédients du roman de Dennis Lehane (Et j'avoue, à ce propos) que je suis très impatient de voir l'adaptation ciné qui va être faite de Shutter Island,  autre bouquin du même, plutôt très très bluffant) tout ça mis en image très proprement par Ben Affleck, dont c'est le premier long-métrage (et qui s'en sort donc plutôt pas mal.)
Angie Gennaro est tout à fait comme je l'imaginais, Patrick juste un poil plus jeune (mais Ben a eu l'excellente idée d'embaucher son tit frère Casey, donc Affleck lui-aussi, pour jouer le détective en question, et il est vraiment très bien -allez voir le film en vo, il a une voix sublime!-) mais le film est assez fidèle me semble-t-il au (souvenir que j'ai du) bouquin. Il y a eu d'assez gros moyens mis en oeuvre pour que ça se voit à l'image, même si la mise en scène reste -plutôt- très sage. (Une scène toutefois dont je ne comprends pas vraiment l'utilité : celle de l'attaque de la maison où sont les deux (trois) méchants affreux...)
Normalement, chacun en ressort (comme après la lecture) en se posant de sérieux problèmes d'éthique ("A sa place, moi, hein, qu'est-ce que j'aurais fait ?"), au terme d'une histoire suffisamment noire et glauque (les disparitions d'enfants font rarement des films à mourir de rire) pour tenir en haleine pendant presque ses deux heures, avec son quota de sales gueules (presque un peu trop, non ?) de fausses pistes et de rebondissements. (Et on a même droit, de temps en temps, à ces traits d'humour noir que j'apprécie tant dans l'écriture de Dennis Lehane!)
Et (je peux bien vous le dire à présent) le coupable est... SCHLRRP SCHLRRP SCHLRRP! (arghhh trop tard, le soda aux extraits végétaux m'a tuer)

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19 décembre 2007

comme sur des roulettes

PARANOID PARK
de Gus Van Sant

Oui, oui, je sais ça fait quelques siècles qu'il est sorti déjà, mais  l'enthousiasme et le zèle excessif  du programmateur de notre bôôô cinéma font qu'on l'a seulement maintenant. Mieux vaut tard...
Alors ? Bon, le film fait 1h20 tout mouillé jusqu'à l'extrême bout du générique, et l'ami Gus a même rajouté de l'additional skate footage (bizarrement, quelques scènes sont ainsi en français) sinon c'eut été encore plus short short.
C'est superbe et... charmant (à l'image de l'interprète principal), oui très joliment filmé et misenscéné, variations virtuoses sur la texture de l'image et la lumière, ralentis chiadés, fondus au noir extrêmement lents, floutage (de changement de focale ou pas) au service de... trois fois rien (en terme d'intrigue), oui, juste un ado qui flippe (ou qui devrait) mais bon ça a en tout cas un charme certain.
Le seul truc un peu bizarre, c'est la musique, aussi éclectique (j'allias écrire hétéroclite) qu'omniprésente : Beethoven, Nino Rota, Elliot Smith, Parmeggiani, Billy Swan, The Revolts... un mix un peu bizarre qui donne  l'impression d'arriver par-dessus le film, un peu comme si on avait brodé la bande-son directos sur la pellicule.
Mis à part ça, on ne s'ennuie pas une seconde même (et surtout) si on n'est pas skateur. L'histoire se reconstruit progressivement, va et vient, sinue, virevolte, pour nous lâcher la main au moment où l'on aurait attendu davantage. Plop! la bulle...
Ah, c'est bien les djeuns, va...

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28 février 2008

ranger classer

"la vie, comme dit l'autre a repris tous ses droits..." (mais qui donc chantait ça ? )
La vie normale, française, habituelle, je veux dire. Le sac est vidé mais toujours pas rangé. Les cadeaux sont empilés dans un coin sur une chaise. Les machins en papier tickets, billets, images, dont je comptais faire quelque chose sont empilés dans un autre coin. Y a du bazar partout. Je ferai le ménage ce ouikinde, tiens.
Je fais ce que j'ai à faire, enfin j'essaie, je me réorganise. Il faudrait passer beaucoup de coups de fil, raconter souvent, encore une fois, répéter les mêmes choses, des fois ça me fatigue (...) Que dire, comment expliquer , je ne suis pas doué. Je montrerai les images, oui oui promis. (Se rendre compte en visionnant que il y en a pas mal de floues, ou d'assez vides, et que celles que je trouve intéressantes en ce qui me concerne, je ne vais pas forcément toutes les montrer.) Faut que je les organise (mais j'ai du mal à jeter)
Et zabetta avait raison dans son comm, à moi aussi le groupe me manque. Christine, Jean-Fran, Eric, Marie-Noëlle, Catherine, Elisabeth, Catherine, Ariane, où êtes-vous ? Là aussi il faut reprendre ses marques. Fonctionner autonome.
Comme avec une petite loupiote à l'intérieur de la tête, allez savoir pourquoi. Oui,  l'Inde en filigrane, comme un genre de  moustiquaire anti stress...

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28 juillet 2007

fermé pour cause de fermeture

Corvée : il faut préparer les bagages. Je l'ai déjà dit j'ai horreur de ça. Acheté une valise à roulettes (suite à une conversation téléphonique avec mon ami hervé) mais est-ce que je ne vais pas plutôt utiliser mon vieux sac de voyage again ? Et qu'est-ce que j'emporte, hein ? Ohmondieumondieumondieu

Je pars pour une dizaine de jours à Paris, où je logerai dans un appart' gracieusement prêté par des z'amis. Au programme ? Euh... musées (Annette Messager à Beaubourg), avant-premières diverses (grâce à mon amie zabetta), ciné "ordinaire" (MK2 Beaubourg forever), reportage photo sur le thème "iconographie prolétarienne estivale" (il faut bien penser un peu à ceux qui bossent, non ? Surtout s'ils sont joyeusement affairés et torse poil de surcroit, smiley angélique...), rêveries du promeneur solitaire (ou autres gémissement syndrome caliméro du genre), visite à des ami(e)s parisien(ne)s s'ils sont là, et siestes aussi sûrement (je suis un ardent défenseur de la sieste)... Et c'est bien suffisant comme programme, non ?

Retour prévu ici le neuf août (je n'aurai pas d'ordi là-bas, à moins que... donc pas de mise à jour régulière prévue de ce blog. Ce qui n'est peut-être pas plus mal...)

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11 décembre 2007

bus

COW-BOY
de Benoît Mariage

Ne vous fiez surtout pas à l'affiche, qui nous survend un Benoît (Poelvorde) pour un autre (Mariage). Le fond rouge, la tête ahurie, le nom de l'acteur aussi gros quasiment que celui du film, et hop c'est plié bâché : ouais super on va bien se fendre la gueule se dit le chaland moyen. Et il risque d'être très déçu, le chaland en question, surtout si c'est samedi soir et qu'il est venu là avec sa jatte de popcorn dans une main, sa bassine de soda aux extraits végétaux dans l'autre et sa blonde copine dans la troisième, en laissant joyeusement son neurone au vestiaire. Oui, vachement déçu, parce que Benoït Mariage (dont on avait déjà ici beaucoup aimé le plutôt givré Les convoyeurs attendent) signe ici un film grinçant, attachant, émouvant, singulier, avec (grâce à), justement, un Poelvorde qui nous la joue profil bas, sobrissime pourrait-on dire.

Un film beau et triste, comme cette immense plage de la Mer du Nord où un groupe d'adultes joue à être les enfants passagers d'un bus en sable (mouillé, et je vous promets que je n'invente rien.) Un film sur les illusions, ou plutôt les désillusions, d'un homme qui y a cru, qui pensait qu'il fallait changer le système, que la révolte pourrait peut-être faire avancer les choses, et qui se rend compte, vingt-cinq ans plus tard, qu'il est comme les autres, muselé, la queue basse, les pieds dans le ciment.
Un journaliste moyen, avec une vie moyenne, un couple moyen, décide de réunir les différents protagonistes d'un fait-divers survenu 25 ans plus tôt (un bus scolaire pris en otage par un comment dit-on, ... forcené ?) pour en faire un film, "son" film. Evidemment tout ne va pas se passer comme il souhaiterait...

Il n'y a que les belges pour être capable de nous renvoyer ainsi en pleine figure et crûment, sans aucune paire de gants, le reflet sans équivoque de nos renoncements, de notre conformisme, de notre pleutrerie (on n'est pas tout à fait chez les Dardenne, malgré un cameo d'Olivier Gourmet –dans son propre rôle- en forme de clin d'œil amical, donc on a quand même la chance de pouvoir, par instants, ébaucher un sourire, et même rire, ailleurs, d'ailleurs.) dans un "réalisme" social" lucide à pleurer (banlieues miteuses vies ratatinées pauvreté chômage etc) avec des trognes idem.

Julie Depardieu, comme d'habitude parfaite et sous-employée, Gilbert Melki, exemplaire de veulerie satisfaite et de beauferie assumée, Bouli Laners en patron qui sous son aspect bourru donne envie de l'embrasser (euh, désolé, là c'est perso) entourent, épaulent, confortent idéalement Benoit Poelvorde dans un de ses meilleurs rôles depuis, me semble-t-il, un sacré bout de temps.

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6 décembre 2007

gling gling gling

Tiens, étonnant... ça irait même plutôt pas mal, pour un mois de décembre, je dirais même plus : étonnamment pas mal (pfff je ne vais quand même pas dire "bien", faut pas exagérer quand même...) Rassurez-vous, pas de grand bouleversement pourtant, no Prince Charming à l'horizon, rien de mieux, rien de plus...
Alors pourquoi ? Pfff, mystère! (bon, méfions nous de l'EXALTATION, toutefois. Oui, ce mot-là est toujours en majuscules) Peut-être à cause de ce rêve que je viens de faire, agréable certes mais dont je n'ai auncun souvenir, mais qui m'a permis de me réveiller avec un sourire ravi (et un peu niais donc), peut-être cette lecture publique et gratuite, mardi soir, qui m'a mis aussi dans un état plutôt joyeux (la lecture elle-même, les acteurs, les spectateurs, le pot, la soupe à l'oignon qui s'ensuivit), peut-être parce qu'il ne reste (eh oui) qu'une poignée de jours de classe avant les vacs', peut-être peut-être peut-être oui oui
Pourtant, dehors y a des décorations scintillantes et de la musique sirupeuse, pourtant les gens font la queue dans les magasins, et commencent déjà à être désagréables, pourtant les 4x4 garés en double-file,  pourtant on n'a toujours pas touché la prime zep (depuis septembre!), pourtant l'UMP et l'autre sont toujours là, pourtant travailler plus pour travailler plus, et dépenser plus pour rembourser plus, pourtant il est toujours question de profit, de bénéfices record(s ?), d'actionnaires et de dividendes, pourtant cette dent de sagesse qui me fait mal de temps en temps, pourtant la flotte et la brouillasse, pourtant la mémoire qui parfois s'enfuit, pourtant pourtant
(sourire benêt : oui, c'est moi...)

perenono

30 décembre 2007

je tu il elle

XXY
de Lucia Puenzo

Décidément, j'aime énormément le cinéma argentin. Que ce soit du polar ironique (Les neuf reines) du hold-up métaphysique (El Aura), de la chronique acide (La niña santa), du drame sublime (La Leon) ou de la comédie un peu cracra (El Camino de San Diego) je marche quasiment à tous les coups...
Et là,  encore une fois, la balle rebondit dans un coin où on ne l'attendait pas : Alex, l'héroïne, est hermaphrodite. C'est tout, c'est dit (de toute façon, vous l'apprendrez assez vite dans le film). Elle est adolescente, à cet âge où les cinéastes nous font souvent le coup de la chrysalide et de mal dans ses baskets. Et elle a donc au moins deux fois plus de raisons que les autres de flipper. Vivant recluse dans une ville portuaire avec ses parents qui la protègent de leur mieux, en proie à la curiosité malsaine des autres, elle va rencontrer Alvaro, un ado aussi, fils d'un couple venu rendre visite à ses parents (pour des raisons médicales qu'on comprendra assez vite.)
L'essentiel du film est la relation qui va naître entre les deux adolescents (et qui se concrétisera par une des scènes de "première fois" la plus surprenante que je connaisse.) Alex est en train de se masculiniser, refuse de continuer son traitement, elle est désormais à l'âge où ses parents souhaiteraient qu'elle choisisse, qu'elle se détermine. Alvaro, lui aussi mal dans sa peau, notamment dans sa relation malaisée avec son père, va, d'une certaine façon, grâce à Alex, se déterminer, lui aussi.
Mais c'est aussi l'occasion d'une comparaison, d'une mise en parallèle, plutôt, entre leurs pères respectifs, l'un qui s'occupe de tortues échouées, les soigne et les bichonne, et l'autre, chirurgien esthétique, qui manie le bistouri plutôt que les sentiments. Un qui se préoccupe de son enfant et l'autre qui se méprend sur le sien...
Le film est à l'image de son image : un peu granuleux, rugueux, sans recherche de joliesse, imparfait, et n'en finit pas  d'hésiter, d'aller et venir entre les étendues maritimes et la proximité des corps et des visages. Entre les fuites et les retours, entre colères et  réconciliations. Violence et quiétude. Quelques maladresses (ou lourdeurs)  viennent parfois alourdir le récit, mais la justesse des acteurs, notamment, ainsi que le parti-pris de simplicité contrebalancent ces faiblesses passagères. Lucia Puenzo nous dit ce qu'elle a à dire, sans gueuler, sans surligner. Sans hystérie et sans pathos, le film tient la route, jusqu'au bout (on a d'ailleurs ces plans symétriques automobiles d'arrivée et de départ) .
La demoiselle, yeux graves dans un beau visage triste, est époustouflante dans un rôle délicat, et s'en sort sans jamais en faire trop (comme le film, d'ailleurs, d'une pudeur extrême), réussissant à nous faire percevoir son malaise et son obsession sans -et heureusement- jamais rien nous montrer du corps du délit. Beaucoup d'eau dans ce film, la mer, la pluie, les larmes.
Est-on toujours vraiment obligé de choisir ?

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18 décembre 2007

ameublement

J'ai un canapé bleu. Whaou! Il est tellement grand qu'il ne pouvait pas tenir sur une seule photo :

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DSC06941 (partie centrale)
DSC06943 (aile droite)

Merci à Ginette et Christian, qui s'en débarassaient gracieusement
Merci à Christine, qui a "pensé à moi" dès qu'elle l'a su
Merci aux Amis du Cinéma, qui m'ont permis de solutionner le problème du transport lors de leur AG
Merci à Catherine, qui était prête à mettre son Kangoo à mon service
Merci à Isabelle, qui a prêté son véhicule
Merci à Sylvain, qui a mis à contribution ses gros muscles et son sens du transbahutage dans les escaliers

J'ai un beau canapé bleu, voilà.

28 novembre 2007

micro39

"Seulement 3% de ce qu'on craint qui se produit."

*

Si vous voulez bien vous donner la peine...

*

Ciné, ciné, ciné... oui, je sais. De toute façon, qu'y aurait-il d'autre à raconter ?

*

Il a  plu vraiment toute la journée ; à la longue, c'est lassant.

*

Nard, j'aimerais bien avoir de tes nouvelles.

*

Au bout d'une semaine, on a oublié 97% d'une lecture donnée.

*

"On n'a jamais autant payé que depuis que c'est gratuit."

*

LOI DE HADLEY SUR L'ACHAT D'UN VÊTEMENT :

"Si le vêtement te plaît, il n'a pas la bonne taille. Si le vêtement te plaît et qu'il a ta taille, il ne te va pas du tout. Si le vêtement te plaît, qu'il a ta taille et qu'il te va bien, il coûte trop cher. Si le vêtement te plaît, qu'il a ta taille, qu'il te va bien et que tu peux te l'offrir, tu fais une tache dessus la première fois que tu le mets. " (from écholalie)

*

J'aime le mardi soir, j'aime le mercredi matin.

*

"Je connais le truc pour faire taire les gens inconsciemment (ne pas sourire, regarder dans les yeux, gravement, et faire oui de la tête) mais ca ne marche pas toujours. "

*

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19 novembre 2007

heaven

FAUT QUE CA DANSE! (2)
de Noémie Lvovsky

J'y suis retourné parce que je voulais en avoir le coeur net : est-ce que c'était vraiment si bien que ça ? Un film qui vous reste si longtemps en tête (et en coeur), ça cache quelque chose ; en plus j'avais lutté contre la fatigue à un moment et je voulais voir ce qui m'avait alors échappé. et quand j'ai écrit mon billet, j'avais parfois du mal à faire le tri entre les deux films avec Valérie Bruni Tedeschi que je venais de voir : il y a finalement trois choses en commun : la piscine, le bébé et le vomi (mais ça n'a aucune importance)
Les deux qualités frappantes du film,  c'est d'abord cette "légèreté" (j'ai un peu de mal à trouver le mot exact... aérienneté ? ) cette façon de parler de choses graves, sombres, sans jamais s'apesantir, insister, surligner. La vieillesse, la mort, la solitude sont omniprésentes, et pourtant ça rigole et ça virevolte. Douceur, délicatesse, drôlerie. Et la seconde, c'est l'extraordinaire justesse de l'ensemble des acteurs. Rarement on les a vus à ce point en état de grâce. D'une finesse émouvante. Et en même temps d'une grande simplicité.
J'avais à peu près cité les principaux dans mon précédent post, je rajoute monsieur Mootoosany (Bakary Sangare), le grand black débonnaire (en plus il a des yeux qui, je ne sais pas pourquoi, m'ont fait penser exactement à ceux de Nard, mon ami bûcheron, et de penser comme ça à lui, ça a encore rajouté à mon émotion) dont le sourire immense vient ensoleiller tout ça encore davantage.
Et j'ai été aussi sensible au fait que c'est un film où on voit au moins autant qu'on vit. Bulle Ogier, perdue dans la contemplation d'on ne saura jamais quoi, les divers extraits de films qui interviennent dans le récit, les rêves que font les un(e)s et les autres, les histoires qu'ils (se) racontent, et les écrans divers qui sont contemplés en mangeant (de Vikash Dhorasoo aux poissons joufflus d'un aquarium de restaurant), c'est vraiment au plaisir de l'oeil.
Faut que ça danse! entre ainsi dans mon panthéon personnel des films qui "font du bien et qui pourraient presque vous redonner foi en l'humanité" (comme FisherKing, comme Cria Cuervos, comme Syndromes and a century...) Si j'ai les yeux mouillés à la fin, c'est déjà bon signe, mais si en plus j'ai un sourire béat, ça se précise, et que, en plus, j'entends me dire "merci pour ce film"  la copine que j'y avais emmenée, il n'y a plus de doute, c'est direction le top 10.

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9 octobre 2007

rouge sur blanc, tout fout le camp

Cette histoire de Cy Twombly et de la demoiselle qui apposa un baiser au rouge à lèvres très rouge (comme celui dit "de la grosse V.") largement répercutée par les médias. L'artiste (que, par ailleurs, j'aime plutôt énormément) se serait dit "horrifié" par ce geste que la demoiselle pensait être "d'amour" mais ne réclamait qu'un euro symbolique de dédommagement. Soit. Il s'agissait au départ, dans la presse et les média,  d'un "monochrome blanc", faisant partie d'un tryptique (estimé à quelques millions d'euros), et à ce titre, le Musée réclamait hmmm beaucoup d'euros de dommages et intérêts. Ok. sauf que, aux dernières nouvelles, il ne s'agirait pas, selon l'avocat de la défense, d'un monochrome blanc, mais bien d'une toile vierge. Plus exactement, une toile apprêtée, donc prête à peindre, commes celles qu'on trouve dans le commerce. Donc sans aucune intervention de la part de l'artiste. Et, comme dit toujours l'avocat, "il suffit alors de racheter le même dans le commerce pour la remplacer et basta."
Deux millions d'euros, ça fait cher pour rien, non ?
(Euh, tu peux te rendormir, Averell...)

twombly

ps : blanc sur rouge, rien de bouge...

11 septembre 2007

petit navire

Ouf.
Oui oui je sais je ne fais pas les choses à moitié. Quand je panique, je panique sérieux, quand je flippe, je flippe grave. (On ne se refait pas, hein ?) L'image la plus juste serait celle de, dans La leçon de piano de Jane Campion, de la dame qui descend au fond de l'eau, accrochée au piano. Plouf, glouglou, et hop tout droit jusqu'au fond, mais vraiment tout au fond du fond.

Mais ça ne dure pas.

Bon la tempête (sous un crâne ?) fut brève, et donc à présent s'est calmée, et le radeau flotouille plus ou moins paisiblement (rustines, on a même écopé) à la surface des flots mais au moins il se maintient, bon gré mal gré, bon an mal an, il a repris le cap. Voilà. Pour le meilleur et pour le pire il vogue. O gué o gué o gué. Et ça recommence même à chanter dans les soutes. Ca rame, ça pagaie (mais pas vraiment triste non plus) mais au moins ça va de l'avant.
Merci donc à tous ceux et celles qui. Grâce à eux, avec eux, c'est reparti pour une croisière de dix mois...

Moralité : mieux vaut ouf que plouf

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