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lieux communs (et autres fadaises)
5 janvier 2023

doigts

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LES BANSHEES D'INISHERIN
de Martin Mc Donagh

Une déception. Une belle déception, mais une déception quand même. Après BONS BAISERS DE BRUGES et 3 BILLBOARDS (sans oublier 7 PSYCHOPATHES, vu sur mon ordinateur), j'étais en droit d'en attendre plus. Impatient.
Un point de départ à la Nathalie Sarraute (POUR UN OUI POUR UN NON) : deux amis de longue date sont soudain séparés parce que l'un (Brendan Gleeson) ne veut plus entendre parler l'autre (Colin Farrell) (à noter que le réalisateur reforme ici le couple gagnant de BONS BAISERS DE BRUGES). Et c'est tout.
Le premier vit avec son chien, le second avec son poney (et, accessoirement, sa soeur). Colm, Padraic et Siobhan (nous sommes en Irlande, en 1923, sur une petite île plus précisément, tandis qu'au loin -de l'autre côté de l'eau- tonne la guerre civile.)
Le réalisateur nous la joue irish, irishissime même.Avec une galerie de portraits attachants / attendrissants des locaux (le fils du flic, le flic, le curé, le patron du pub, sans oublier la banshee du titre -en fait il n'y en a qu'une-). Mais bon, assez rapidement, ça patine... C'est vrai que sur une petite île, on tourne assez vite en rond, et c'est donc un peu ce que fait le film.
Et puis cette histoire de doigt(s) coupé(s) n'arrange pas les choses.
J'ai trouvé ça extrêmement triste (moral dans les chaussettes et tout ça), une dame à la sortie a dit à son mari qu'elle était "totalement bouleversée". Moi j'étais surtout dépité

J'ai pensé à
"Avoir un bon copain
Voilà ce qu'il y a de meilleur au monde
Oui, car, un bon copain
C'est plus fidèle qu'une blonde..."
mais ça n'avait pas grand-chose à voir...

Il y a vraiment des scènes magnifiques (j'ai adoré les scènes de confession), des personnages touchants, des acteurs à complimenter, des intentions louables, mais voilà ça n'a pas suffi (j'avais voulu le voir tout de suite au cas où il aurait dû figurer dans le top 10 et quelques, mais non.)

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et j'en suis un peu tristounet, donc, à dire vrai.

12 décembre 2022

fossé

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BABI YAR.CONTEXTE
de Sergei Loznitsa

Mois du doc 4. Un documentaire constitué uniquement d'images d'archives -dont certaines ahurissantes- qui nous rappelle quel grand documentariste Sergei Loznitsa est. Un fait divers historique épouvantable présenté via un montage d'images, sans voix-off. Glaçant. Et, au milieu, ce très beau texte que j'ai réussi à retrouver sur le ouaibe.

"Massacrés les vieillards, les artisans, les maîtres renommés pour leur savoir-faire : tailleurs, chapeliers, bottiers, étameurs, orfèvres, peintres en bâtiment, fourreurs, relieurs, massacrés les vieux ouvriers, portefaix, charpentiers, fabricants de poêles, massacrés les amuseurs publics, les ébénistes, massacrés les porteurs d’eau, les meuniers, les boulangers, les cuisiniers, massacrés les médecins, praticiens, prothésistes dentaires, chirurgiens, gynécologues, massacrés les savants en bactériologie et en biochimie, les directeurs de cliniques universitaires, les professeurs d’histoire, d’algèbre, de trigonométrie, massacrés les professeurs à titre personnel, assistants, maîtres-assistants et maîtres de conférences des chaires universitaires, massacrés les ingénieurs, les architectes, massacrés les agronomes et les conseillers en agriculture, massacrés les comptables, caissiers, commanditaires, agents de fourniture, assistants de direction, secrétaires, gardiens de nuit, massacrées les maîtresses d’école, les couturières, massacrées les grands-mères qui savaient tricoter des chaussettes et cuire de délicieuses brioches, faire du bouillon et du strudel aux noix et aux pommes, massacrées les grands-mères qui n’étaient plus capables de rien, qui savaient seulement aimer leurs enfants et petits-enfants, massacrées les épouses fidèles à leur mari et massacrées les femmes légères, massacrées les belles jeunes filles, les étudiants doctes et les écolières mutines, massacrées les vilaines et les idiotes, massacrées les bossues, massacrées les chanteuses, massacrés les aveugles, massacrés les sourds-muets, massacrés les violonistes et les pianistes, massacrées les petites de deux ans et de trois ans, massacrés les vieux de quatre-vingts ans aux yeux ternis par la cataracte, aux doigts froids et transparents et aux voix presque inaudibles chuchotant comme du papier blanc, massacrés enfin les nourrissons tétant avidement le sein maternel jusqu’à leur dernière minute." (Vassili Grossman, L'Ukraine sans les Juifs)

(j'ai pris trop de retard... les films, il faudrait les commenter à chaud)

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22 novembre 2022

IGH

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HIGH RISE
de Ben Wheatley

La rencontre d'un réalisateur britton aux films plutôt... couillus avec un écrivain britton dont la SF tout aussi... couillue a bercé mon adolescence (avec notamment, "surtout", la fameuse trilogie CRASH / L'ÎLE DE BETON / IGH) ne pouvait que me titiller. Wheatley + Ballard, mmmmh ça sentait le souffre, la poudre, et j'étais plutôt curieux du résultat de l'accouplement (contre nature, bien sûr).
Et c'est, encore une fois, MUBI qui m'a donné l'occasion d'assouvir ma curiosité. (merci merci MUBI).
Le film se passe donc dans une tour (le premier élément d'un complexe architectural qui en compterait 5), un immeuble de très grande hauteur où on comprend, dès le début, que  s'est mise en place une rivalité entre "ceux du haut" (les plus riches) et ceux d'en bas (vous, moi, les pauvres quoi). Et qui dit rivalité dit guéguerre, et qui dit guéguerre dit escarmouches et affrontements.
Le héros du film est un jeune médecin qui vient juste d'arriver dans l'immeuble (au 25ème étage) et fait connaissance illico avec ses voisins "d'en haut" (voisines aussi, surtout). il y a, pour moi, quelque chose d'un peu glacé dans ce personnage en costard qui fait pourtant la sieste à poil sur sa terrace, et qui m'a -à tort ? - évoqué ces personnages de traders psycho-killers chers à Brett Easton Ellis.
Du roman de Ballard (lu il y a presque 50 ans!) me restait l'histoire d'un groupe d'habitants d'un immeuble ultramoderne qui en  très peu de temps vont retourner à la plus primordiale des barbaries, que la civilisation n'est qu'un mince vernis qui craquèle très vite, et c'est plutôt ça que raconte le film, donc, de ce côté-là je ne me suis pas du tout senti floué par la marchandise (contrairement à certains criiiques, qui se sont sentis obligés d'hurler à la trahison...).
Il y a un peu de sexe, beaucoup d'alcool, et encore plus de violence... Un film aussi bordélique que borderline, avec une mise en scène consciente de ses effets (et, visiblement, pas mécontente...). On repart vers la barbarie avec autant de cynisme que de sens du cadrage (la chute est, bien entendu un thème récurrent), j'ai pris plaisir au film (même si on a parfois un peu de mal à savoir qui est qui et qui fait quoi) et autant de plaisir à faire pas mal de copies d'écran...

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14 novembre 2022

antonio

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CADENZA D'INGANNO
de Leonardo Di Costanzo

C'était dans un mail : Survivance, en partenariat avec Tënk, nous offrait, avant la sortie d'ARIAFERMA le 16 novembre, un documentaire du même réalisateur, de 2011. J'y suis donc allé voir, après cette semaine entière de sevrage cinématographique et cotentinesque.
Le film est court (51'), simple, frontal, et double : d'abord on fait la connaissance du jeune Antonio, un ado des "quartiers défavorisés" de Napoli. Puis on le retrouve une dizaine d'années plus fard.

"Tout commence par une envie de film… un film sur les adolescents napolitains. Lors de repérages en 2000, je décidais de suivre Antonio, 12 ans, qui vivait dans le « quartier espagnol » dans le centre de Naples. Il accepte de se faire filmer, il accepte que je le suive… Puis, il ne vient plus aux rendez-vous… Le projet de film avorte.
Dix ans plus tard, Antonio me rappelle pour m’annoncer son mariage et il m’invite à le suivre pour cet évènement."
(Leonardi Di Costanzo)

On suit non seulement Antonio, mais d'autres adolescent(e)s qui nous parlent de leur quotidien mais aussi (et surtout) de leurs rêves. On retrouve l'humanité de Di Costanzo, celle qui fait toute le force du magnifique ARIAFERMA (qui sort mercredi prochain et que j'ai déjà vu trois fois, les trois qu'il est passé dans le bôô cinéma lors de notre Nona Settimana Italiana).
Le constat final est aussi poignant que sans appel. Mais sans être dénué d'une certaine douceur.

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22 octobre 2022

dashcam

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THE GREAT BUDDAH
de Hsin-Yao Huang

Pour une fois ce n'est pas MUBI que je remercie mais MK2 CURIOSITY, qui, cette semaine, fête Taiwan. A travers plusieurs formats (et styles) de films. Je connaissais déjà, via Clermont-Ferrand je suppose, le féroce NIGHT BUS (20'), j'ai visionné THE GLAMOUROUS BOYS OF TANG (15'), un court-métrage décadent avec, notamment un jeune homme nu maquillé sur un cheval... J'en ai même fait quelques captures d'écran...
Et j'ai attaqué celui-ci, déjà parce qu'il était en noir et blanc (et vous savez mon goût pour les films n&b), ensuite parce qu'il nous présente toute une joyeuse faune taiwanaise (des "pauvres"), nous raconte leurs petites histoires, via la voix-off du réalisateur, qui nous a prévenus dès le départ qu'il interviendrait dans la narration. On suit donc les aventures, en noir et blanc donc, de Belly Button et de Pickle, entrecoupées de somptueux, justement,  plans de coupe, avant que la couleur ne vienne pour un temps s'inviter à l'écran par le biais d'une dashcam. Et d'un écran d'ordinateur.
Mais le plus clair du temps, on est avec les potes, et le noir et blanc. Un film entre hommes, presque sans femmes (deux, dont l'une occupera une place importante). Le film est drôle, cru, noir, sans pitié (mais non sans tendresse) et ressemble à une dérive entre drôlatique et poétique. A mi-chemin entre XIAO WU ARTISAN PICKPOCKET (de Jia Zang Ke) qui m'avait fait forte impression, et, disons, (de l'autre côté de l'océan), les affreux -mais très drôles- jojos (en noir et blanc aussi) de CLERKS, de Kevin Smith.
Le noir et blanc est totalement somptueux, (une splendeur, oui) et le film, comme pour assurer son noir et blanc,  finit par une sorte de pirouette, on attend quelque chose, pressentiment, sentiment, et on n'aura droit qu'à un noir qui dure...
Et j'ai un faible pour les films qui offrent un petit quelque chose pour récompenser la patience de ceux qui sont restés jusque tout au bout du générique...
Passionnant.
(oh oh top 10 ?)

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bref, un des plus beaux films en noir et blanc vus cette année (le plus beau même sans doute), disponible gratuitement pour quelques jours encore sur mk2 curiosity

1 septembre 2022

août 2022

lundi 1

repas de midi aux Bâties : René, Thérèse, et Dominique, j'ai apporté du Cerdon pour trinquer, et Dominique a fait un crumble rhubarbe / abricot pour le dessert, on mange dehors

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puis après-midi à Gy, suite à l'invitation d'Emma, pour jouer au Okey dehors (6 parties, 2 gagnées par Emma, 2 par Dominique, et 2 par Régis... bon ça n'était pas mon jour!)
il fait chaud

mardi 2

* vu de bonne heure LE GOUFFRE, un moyen-métrage (50') de Vincent Le Port, sur le site de BREF.
* en fin d'après-midi je sors : pharmacie (pour le scanner de vendredi) et Super U
* je casse le dessous-de-plat bleu (un carreau inutilisé, subtilisé dans les toilettes du Victor Hugo) et plutôt que de le jeter je le recolle minutieusement
* le soir mon frigo me lâche (lâchement), c'est la cata, et je passe la soirée à chercher (et finalement à retrouver) cette fichue facture de D*RTY (le mec m'avait forcé la main pour une extension de garantie, ce dont, finalement, je suis fort aise!)
il fait encore plus chaud

mercredi 3

le matin, le frigo : au téléphone (au bout de 20 minutes d'attente) avec le SAV de D*RTY, je suis très colère (venue d'un technicien le 9 août!), mais à midi on me rappelle pour m'annoncer que finalement ils vont m'échanger mon frigo contre un autre "de la même valeur" (demain) en magasin
16h réunion de programmation, mais la MDA est fermée, heureusement J-C nous ouvre la salle paroissiale
18h au cinéma avec Catherine : NITRAM
il fait toujours plus chaud

jeudi 4

matin : quelques allers-retours chez D*rty (je prends un frigo un peu plus petit mais avec un congelo au-dessus, affiché presque 400, en échange, donc finalement je fais une bonne affaire) le seul souci c'est que la livraison ne peut se faire que demain (et demain matin je suis occupé...)
j'en profite pour prendre quelques jolies photos au passage (je m'attarde...) d'un joli travailleur

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il fait vraiment très chaud

vendredi 5

sur le papier c'était pas joué d'avance : scanner à 8h30, et livraisondu frigo "entre 9h et 17h", je leur ai laissé un mot sur la porte au cas où, et finalement tout s'est arrangé nickel  : sorti de la clinique à 9h30, et un sms m'annonce que la livraison aura lieu "entre 11h et 14h"
effectivement, à 11h30 c'était fait
j'ai donc pu aller au ciné avec Catherine à 13h40 voir L'ANNÉE DU REQUIN
et après aller faire des courses pour re-remplir mon (nouveau) frigo
dans l'appart' c'est le jour le plus chaud (29° avec le ventilo...)

samedi 6

un café en terrasse -bondée, c'est normal c'est samedi- au Lion avec Manue
des petites courses au marché, puis trois petits gâteaux au chocolat chez Azouz (passion / cardamome / verveine) car on a enfin réussi à se contacter, avec Loulou
14h je monte pour aller boire le café  "en famille", avec Loulou, Ali, dit "le Merveillon", et Karim, le joli papa du Merveillon
j'en repartirai avec des tomates du jardin de Pépin

dimanche 7

rdv 11h30 sur le parking du FJT : Emma et Régis, Catherine, Dominique, on part à Bussang à 2 voitures
13h on grignote dans le parc, Pépin nous rejoint pour le café
15h HAMLET (je suis enchanté)
après on mange une glace, dans le parc, Pépin nous rejoint, on le félicite

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je repartirai avec Catherine
avant Calmoutier on a vu un faon (un daguet ?), je préfère dire "un bambi", sur le bord de la route, qui a sauté gracieusement de l'autre côté de la rambarde
oui, une belle journée...

lundi 8

matin un coup de fil de Christine qui vient aux nouvelles
après avoir looooonguement hésité, je vais prendre le bus pour Besac  à 11h25 (chauffeur novice, bus plein, on démarre avec vingt minutes de retard!)
je vais voir LES PROMESSES D'HASAN, au Victor Hugo
et je reprends juste après  le bus à 16h20, aussi bondé que celui du matin (avec beaucoup de mamans / mamies maghrébines qui caquètent de façon ininterrompue, c'est... fatiguant)

mardi 9

le matin un appel de Zabetta
puis vers 10h  je pars à Coulevon, où je passerai quasiment la journée
(café, photos -ici il y a toujours des tonnes de fleurs à photographier...-, parties de Okey apéritives, repas, parties de Okey digestives, consultation du programme du Thé V', et il est déjà presque 19h, comme ça a passé vite!)

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mercredi 10
(début quatrième canicule de l'été -ou troisième ? on ne sait plus...-)

le matin, un appel d'Anne-Marie qui vient prendre des nouvelles des résultats d'examens médicaux
je me délecte avec UN MEC SYMPA de Laurent Chalumeau
je ne sors qu'en fin de journée (18h) pour aller voir LES NUITS DE MASHHAD, avec Catherine, qui m'a très gentiment apporté des tomates de son jardin

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et... un pot de MOUTARDE!

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(Merci Catherinechounette!)

jeudi 11
(plus chaud)

j'ai fini UN MEC SYMPA, de Laurent Chalumeau, et je commence BONUS, du même
je commence à préparer la mise en page de la prog papier de septembre (on a déjà 5 films de PLAY IT AGAIN Festival)
j'ai mangé la tomate-ananas de Catherine, qui était effectivement délicieuse (le lui confirme par sms)

vendredi 12
(le jour le plus chaud d'après la météo)

j'appelle Catherine P. à Cuse et je laisse un message sur le répondeur

je sors en toute fin d'aprèm', pour aller acheter un pack de lait (et des croque-monsieur(s) industriels de chez Hert* que j'adore et que je mangerai le soir-même)
Mort de Sempé

samedi 13

le matin, mon aide ménagère, qui arrive de Coulevon
Catherine rappelle de Cuse
je vais au marché faire quelques coursinettes
Je regarde LE CHIGNON D'OLGA, que m'a prêté Emma

dimanche 14

pharmacie de garde, plus de trente minutes de queue, car je suis encore tombé en rade d'atorvastatine

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le ciel est plutôt couvert et il y a du vent, ce qui est plutôt agréable
(j'envisageais de m'offrir un mille-feuilles, mais non...)

le ciel n'est pas bleu (soulagement) mais en plus il est tombé quelques gouttes (qui se sont évaporées assez vite) on attend les orages annoncés pour ce soir
22h35 : il pleut. Enfin
(fort mais pas très longtemps)

lundi 15

le ciel est gris (oh quel bonheur) et il y a des gouttes sur le toit des voitures (ça faisait longtemps! j'immortalise)

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un jour férié comme de coutume : sans s'habiller et sans sortir!

j'alterne la lecture de BONUS et le visionage de THE HUMANS, proposé par MUBI
en début de soirée une urgence gaz qui bloque la rue (deux camions Enedis + une voiture de flics et trois flics qui paradent un certain temps)

mardi 16

midi : je mange au fjt

rdv à 17h à la Maison des Associations avec Jean-Claude pour faire les cartes d'adhérents
à 20h30 je vais voir ÉVOLUTION

mercredi 17

Emma passe tôt boire un café en allant à Belfort
intéressant : j'assiste au montage ex nihilo d'un échafaudage très haut juste à côté de chez moi (je suis au 19, il est au 17), les mecs ne sont que deux mais ils sont sacrément costauds (je finasse car je ne les trouve pas si bien que ça à photographier mais bon...)

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le même jour reçu un album de Sempé 'On holiday" (en anglais), directement déposé devant ma porte,puis sorti pour récupérer ici deux jeux de cartes postales à envoyer aux amis, et là le livre de Gabriella Manzoni
17h45 (et pas 18h) je vais voir EN DÉCALAGE

jeudi 18

réveillé à 6h, recouché à 7... réveillé à 11h15, oups!
midi FJT avec Catherine

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(ça sent la reprise...)

(dans le Sempé reçu hier, il y a une litho en cadeau, numérotée (59/100) et signée!)

dehors, depuis l'autre côté de la rue :

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le grand échafaudage de juste à côté

17h45 : NOPE en vo
je termine BONUS de Laurent Chalumeau

vendredi 19

je mange au FJT à midi (beignets de calamar...)
je suis choqué en arrivant sur le parking : ils ont coupé tous les beaux arbres qui étaient au fond (j'en avais même fait une carte postale)
j'interviewe la blonde au passage, elle me dit que c'est du fait de l'EDF, à cause de la ligne haute tension...

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je vais passer l'après-midi à Coulevon, pour jouer au Okey (c'est encore Christine qui gagne ! (8/5/3)

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je rentre à la maison après un apéro bière / pizza maison
je commence VICE de Laurent Chalumeau

samedi 20

Catherine P. téléphone pour un repas de midi demain à La Terrasse à Villersexel avec Dominique (je dis ok pour le restau, mais pas pour la promenade)
repas de midi ensuite à Gy (le traditionnel poulet/frites), avec Dominique, puis parties de Okey avant que Dominique et Emma ne partent pour Pesmes

dimanche 21

11h45 : je programme mon ami Antonin (celui avec l'accent toulousain) sur Waze et nous voilà partis pour le restaurant La Terrasse à Villersexel (rdv 12h15 a dit D.)
Je retrouve d'abord les D., dont je ne savais pas qu'ils venaient, puis Catherine et Dominique (et Sylvère!)
Repas en terrasse, à l'ombre d'un grand arbre
Menu à 38€, excellent repas (le Côtes-du-Rhône blanc était délicieux aussi)
Un moment à la Muriel Robin au moment de l'addition, puis on marche juste a minima jusqu'au camping pour aller voir le bord de l'Ognon (qui est bien rabougri)

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puis
16h30, on se sépare, et retour à la maison, sans Antonin (c'est tout droit)
C. a enfin envoyé la liste des films pour la prochaine programmation, et je me mets au taf

lundi 22

de bon matin, je continue et termine la prog de septembre (que je trouve plutôt très bien), ne manque plus que l'édito
les mecs de l'échafaudage d'à côté sont enfin revenus ! (ils se sont quand même fait piquer leur beau panneau "Chantier interdit au public" qui bloquait depuis un bail une place de stationnement toute belle juste en bas)
je passe chez Zabetta pour lui déposer un Libé pour sa fille, elle m'offre un café et une part de tarte aux mirabelles, et nous papotons un peu
je passe chez N*Z et j'achète un truc qui m'avait tapé dans l'oeil il y a quelques temps : la 50ème édition du Petit Robert, avec 22 planches de Fabienne Verdier
20h15 VENTURA

mardi 23

je vais de bonne heure à repro System pour la nouvelle programmation
je rappelle Malou pour lui souhaiter un bon anni' (merci à Dom qui me l'a rappelé)
et j'y retourne l'après-midi pour la récupérer
je passe au local pour faire les dernières cartes et préparer la mizenplis de demain
quand je reviens je croise Nelly (ma proprio) qui pour me remercier d'avoir fait le facteur pour elle en son absence m'a rapprté du cantal et du st nectaire...

mercredi 24

10h30 : rdv en terrasse avec Manue... mais Le Lion est fermé! On change de quartier et on s'installe en terrasse de la Brûlerie... Sympathique!

14h30 : rdv au local pour la "mizenplis" de la nouvelle prog et l'envoi des cartes à ceux qui ont déjà réadhéré
puis je passe à la Poste (avant 16h30) pour déposer la caisse à madame S. (et signer les formulaires afférents)

jeudi 25

10h15 : rdv à la clinique avec l'anesthésiste (joliet) qui n'a que 3/4 d'heure de retard : 50€ de consult' et 55€ de dépassement d'honoraires pour la coloscopie (youpie! ça rime)
midi au FJT avec Catherine

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15h45 TROIS MILLE ANS A T'ATTENDRE au cinéma (je dois ressortir car le film annoncé en VO est projeté en VF, mais personne d'autre dans la salle ne semble s'en émouvoir, et le fil redémarre en VO
ensuite je passe chez Catherine pour finaliser l'inscription pour Bussang pour le vendredi 2 soir (c'est Manue qui a eu très envie d'y aller et qui nous y conduira!)

vendredi 26

Il a plu un peu, ça rafraîchit
Je commence à regarder DANSE AVEC LA POUSSIERE, sur MUBI, mais j'arrête parce que ça coupe sans arrêt (à cause de la pluie ?)
Je passe chez Catherine récupérer un pot de moutarde qu'elle a (gentiment) acheté pour moi à la Biocoop, avant d'aller au cinéma à 17h45
mais quand j'arrive au cinéma, je réalise que je n'ai pas d'argent, que j'ai oublié mon portefeuille à la maison et donc je rentre...

samedi 27

je termine DANSE AVEC LA POUSSIERE

le matin Je passe au marché m'acheter des trucs pour les trois prochains jours (les aliments auxquels j'ai droit : crevettes, dos d'églefin, filet de poulet, foie de veau)
à midi je mange un quart de pizza que j'ai retrouvé au congel'

je retourne au cinéma à 17h45 (cette fois j'ai des sous!) pour voir DODO
après, comme c'est le dernier soir "normal" avant le régime colo, je m'offre un Mac Do, tiens...

dimanche 28

des courses "pour la colo" à Monop' (riz blanc, pâtes, jambon dégraissé)
à midi : déception le poissonnier s'est trompé et ne m'a pas donné mes crevettes (à la place, j'ai une darne de je ne sais pas quoi)
riz blanc + poisson en papillote (le dos d'églefin) + cantal (c'est tristounet)

lundi 29

8h30 : je vais faire mon test PCR (demandé pour la colo)
(tiens je vois mon garagiste -en tenue- qui vient lui aussi faire un test)
coup de fil de Dominique (ça fait longtemps qu'on n'a pas discuté au tel) qui me parle du repas d'hier aux Bâties que j'ai loupé...
je commence LEUR DOMAINE de Jo Nesbo (j'ai laissé tomber VICE de Chalumeau, que je trouve beaucoup moins bien que les autres)
17h : résultat du test :NÉGATIF
(Je commence à re-re-regarder ERASERHEAD qui disparaît de MUBI dans un jour, je fais des captures d'écran)

mardi 30

7h45 : mon aide-ménagère arrive, le café est prêt
9h45 : je lui dis "à dans quinze jours, j'espère..."
à midi je fais mon dernier "vrai repas" suivant le modus operandi : un gros plat de spaghetti(s)
18h et quelques je commence à boire mon litre de Ximepeg soi-disant "aromatisé au citrou vert" (beurk)
18h25 c'est fait, je dois attendre 20 minutes pour boire au moins un litre de "boisson claire"
18h45 je bois je bois je bois
19h et quelques je commence à attendre le début des grandes eaux...

mercredi 31

5h du mat : je m'enfile le deuxième littre de ximepeg (tjrs beurk!)
10 h rdv à la clinique (Catherinechounette d'amour m'y conduit)
11h30 : hop en route pour la colo!
midi et quelques : salle de réveil puis retour dans mon gourbi (ce n'est pas une chambre, il n'y a pas de lit!) et collation (my-moy)
14h : Catherinechounette d'amour est là et me vroumvroume jusque chez moi
je me fais un repas de prince : tomates-cerises de Catherine, croque-monsieurs indus' de chez hert*, pêches plates et brugnons, tout ça arrosé de lait frais!!

 

 

 

20 février 2023

séances gncr

A cause de la grève, les séances de prévisionnement prévues par le GNCR (auquel nous adhérons) ont été annulées, et, donc, ils nous ont gentiment envoyés les liens permettant de visionner les quatre films prévus. J'en ai regardé deux.

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LA ROYA
de Juan Sebastián Mesa
(sortie prévue le 23 mars)

Un film costaricain qu'on avait un instant envisagé, en avant-première, pour notre Semaine Latino 11, auquel a été préféré un autre film costaricain, DOMINGO ET LA BRUME. C'est l'histoire de Jorge, un jeune homme qui vit seul (avec le grand-père) dans une plantation de café en altitude, coupé du monde (il y a un genre de petit téléphérique pour rejoindre "la ville" dans une autre vallée, et pour aller au village, il doit prendre sa moto sur les chemins de terre, quand celle-ci n'est pas en panne. Un film quasiment ethnographique, à la limite du documentaire. Deux éléments principaux : la maladie qui commence à attaquer les plants de café de Jorge, et une soirée de fête prévue au village (où les mecs vont pour se bourrer la gueule) où Jorge espère retrouver la jeune fille fille qu'il aime et qui est partie à la ville... Ce sera l'acmè du film. Sans doute aussi haute que la montagne où vit Jorge. Mais à un moment, il faut -obligatoirement- redescendre... Un film rêche, âpre, terrien, (avec hélas un peu trop de crêtes et de tatouages à mon goût, que voulez-vous, chochotte un jour, chochotte toujours...)

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LE CAPITAINE VOLKOGONOV S'EST ECHAPPÉ
de Natalia Merkoulova et Alexeï Tchoupov
(sortie prévue le 9 mars 2003)
interdit aux moins de 12 ans avec avertissement

... Mais (en parlant de chochotterie) je ne savais pas encore ce qui m'attendait avec le film suivant, qui m'a attiré avec son titre énigmatique qui fleurait bon le roman d'aventures... Que nenni, pas vraiment. Du tout. Le capitaine Volkogonov du titre (interprété par l'impressionnant Yuriy Borisov, déjà repéré dans le tout aussi impressionnant COMPARTIMENT N°6, où il jouait un gros con de russe -qui s'améliorait quand même un peu vers la fin) appartient à l'armée stalinienne, qui, en 1938, a été chargée de "purger", c'est à dire d'éliminer ("avec des méthodes spécifiques") des innocents, le plus possible, en les faisant avouer sous la torture, pour pouvoir les exécuter ensuite. Dans la première partie, Volkogonov exécute, à peu près sans ététs d'âme (comme chacun de ses coreligionnaires) mais un déclic (un fantôme, plutôt) va le faire changer d'attitude, prendre soudain conscience des saloperies qu'il exécute, et prendre la fuite (comme le dit fort justement le titre) avec un dossier contenant une liste de gens "exécutés", dont il entreprend de rencontrer les familles "pour obtenir leur pardon" (si un seul le pardonne, il gagne sa place au paradis.) Mais il est pourquivi par un autre officier aussi hargneux qu'acharné, qui a décidé d'avoir sa peau, par tous les moyens... Bon, dès le  départ on sait que c'est russe, et donc pas très bisounours, mais les deux réalisateurs n'y sont pas allé de main morte et ont poussé les curseurs au max... La violence est omniprésente (qu'elle soir physique ou morale), avec -heureusement- souvent le recours au hors-champ.
Un film très impressionnant (très russe, très noir, très desespéré).

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Capture d’écran (2875)

 

6 mars 2023

ichtyologie

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SIGNES PARTICULIERS : NEANT
de Jerzy Skolimowski

Toujours sur MUBI, et toujours dans la même rubrique que le film de Fatih Akin, voici le premier film de Jerzy Skolimowski, sorti en 1964 (mais inédit chez nous). Dans un beau noir et blanc charbonneux comme on aime, on va suivre Andrzej, un jeune homme (interprété par le réalisateur lui-même) pendant quelques heures, entre le conseil de révision et le départ pour l'armée.
Un film très "nouvellevaguesgue", à l'image de son jeune héros :alerte, sautillant, imprévisible. Amer, aussi. Une curiosité.

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8 mars 2023

ficââââ 2023

J1

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QUAND LES VAGUES SE RETIRENT
de Lav Diaz
sortie : "prochainement"

****

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Très bien en premier film de la semaine : 3h10 du maître Lav Diaz (noir et blanc impeccable, sauf qu'il aurait pu raccourcir un chouïa les scènes de danse hein)

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15 : THE MOVIE
de Royston Tan

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bon j'ai détesté (et je suis resté uniquement parce que le film suivant devait être projeté dans la même salle, mais, double peine, il a été changé de salle! Et j'ai donc dû sortir et refaire la queue)

*

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YUMURTA
de Semih Kaplanoglu

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*****

une merveille (toujours aussi bien, voir ), premier film de "la trilogie de Yusuf", (avec SÜT et BAL) mais dernier dans l'ordre chronologique

J2

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NO END
de Nader Saivar
(en compétition)

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****

En Iran, ça rigole pas avec la police, surtout quand on va les chercher sur leur propre terrain. Itinéraire d'un brave pauvre type, qui voulait juste au départ que son beau-frère ne le dépossède pas de la maison qu'il occupait depuis 20 ans (ou "tel père -au début-, tel fils -à la fin"). Produit par Jafar Panahi

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LOVE LIFE
de Koji Fukada
sortie 14 juin 2023

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***

bon j'ai dormi tout au début, ce qui fait qu'après j'ai passé mon temps à recoller les morceaux et reconstituer l'histoire, mais cette bluette ne m'a pas passionné (un "truc de filles" hihi ?)

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RETOUR A SÉOUL
de Davy Chou

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***

c'est fort, l'actrice principale porte le film, avec des rebondissements et des changements capillaires ( "2 ans plus tard", "5 ans plus tard", "1 an plus tard") formellement impressionnant même si un peu glacial

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APPRENTICE
de Boo Junfeng

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****

un film efficace, sur (contre ?) la peine de mort (à Singapour, ça ne rigole pas) avec une fin insupportablement ouverte, et un beau travail de mise en scène (en son aussi)

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COMMITMENT ASLI
de Semih Kaplanoglu

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****

une première image qui est aussi la dernière (on la comprend mieux, d'ailleurs), un film "de femmes", de mères plutôt d'ailleurs, avec les problèmes qui en découlent (à propos des montées de lait notamment), ai trouvé ça un peu longuet, mais toute la gent féminine a a-do-ré, en l'état

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BURNING DAYS
d'Emin Alper

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celui que j'avais le plus envie de voir sans doute de cette programmation 2023, et qui m'a donc laissé un peu sur ma faim (j'imaginais ça beaucoup plus torride), puis dérangé dans sa partie "Scènes de chasse en Bavière", mais dont la toute fin ne m'a pas plus gêné que ça (au contraire)

****

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MEE POK MAN
d'Eric Khoo

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****

en copie restaurée, le premier film (1995) du réalisateur de BE WITH ME, dont il me manque hélas quelques clés puisque j'ai un peu dormi au début, mais j'aime plutôt beaucoup ce que j'ai vu ensuite, même si je ne comprends pas tout (les deux strates temporelles notamment, faudra que je demande à Hervé)

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FEAST
de Brillante Mendoza

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***

une grosse pâtisserie multicolore et fluo, un mélodrame dans tous ses excès, saupoudré de kilos de bondieuseries... bof bof bof (le point positif : on y donne le nom des plats et les éléments qui le composent)

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ANGEL'S FALL
de Semih Kaplanoglu

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****

un beau film un peu abscons et assez profondément triste (j'ai pensé à Sharunas Bartas) et qui a fait pas mal cogiter les spectateurs quant à sa construction (la qualité de la photo mettant par contre tout le monde d'accord)

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AWAY FROM HOME
de Semih Kaplanoglu

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****

le premier film du réalisateur, avec un trio plus ou moins bien assorti, une vieille maison, un film un peu à part dans la filmographie de Semih K. mais plutôt agréable à regarder

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CAIN ET ABEL
de Lino Brocka

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 **

bon ok le film a 40 ans, mais valait-ce vraiment la peine de le remastériser ? une histoire de famille avec frères ennemis où tout le monde va mourir, les un(e)s après les autres, guerre des gangs, et quand tout le monde est mort le film s'arrête (ah et aussi, on voir un solex!)

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12 STOREYS
de Eric Khoo

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vu ? pas vu ? j'ai eu du mal à trancher ; des choses très bien mais des scènes dialoguées beaucoup beaucoup trop longues (un joli personnage de fantôme)

***

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MEMORY BOX
de Johana Hadjithomas et Khalil Joreige

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*****

revu avec un très grand plaisir (je l'avais mis dans mon top 20 quand même hein...) j'aime toujours autant la musique (et notamment le One way or another de Blondie, qui m'a remis la larme à l'oeil)

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L'ADIEU
de Lulu Wang

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*****

une excellente surprise (un film, au départ, choisi juste en "bouche-trou", qui s'est révélé être une excellente chronique familiale sino-américaine, avec une scène de mariage très réussie comme j'adore

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TATSUMI
d'Eric Khoo

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***

revu pour finir la journée, et finalement ça m'a un peu déçu par rapport au souvenir que j'en avais...

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LA PARTICULE HUMAINE
de Semih Kaplanoglu

remplacé par
BLUE BAYOU
de Justin Chon

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****

le hasard à bien fait les choses, sinon je serais passé à côté de ce film bouleversant (dont le héros est pourtant tatoué jusqu'au menton, ce qui ne m'avais pas donné envie de le voir quand nous l'avions programmé...)

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MILK
de Semih Kaplanoglu

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*****

celui qui me manquait de la trilogie, quand Yousouf est adolescent, que j'ai beaucoup aimé, qui est très lent, pas bavard, mais splendide (avec toujours du vent dans les arbres)

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PERFUMED NIGHTMARE
de Kidlat Tahimik

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***

une curiosité, une rareté, un film réalisée entre 72 et 74 par un mec tout seul, joyeusement allumé, amateur de ponts et de Werner Von Braun, le film, qui permet de revoir le Paris de 1974, fut produit par Werner Herzog (on comprend un peu pourquoi en le regardant...)

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KISAPMATA
de Mike de Leon

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 **

dernier film (déjà!) un truc my-my et philippin, réalisé et sorti quasiment en même temps que le Lino Brocka, et basé, finalement sur le même principe : à la fin tout le monde est mort, et le film s'arrête... bof bof

*

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et hop! c'est déjà fini
(ça passe très vite une semaine de festival)
que retiendra-t-on de cette édition ?

* cette année c'était "mon" année d'accréditation (comme toutes les autres "associations de cinéphiles" (mais quelles sont-elles ?) nous n'avons droit qu'à UNE accréditation (donc, la prochaine pour moi sera en ... 2026!
* encore une fois, un énorme merci à Marielle, sa gentillesse,  son professionnalisme, zon efficacité
* j'ai réussi à ne pas saluer les T. une seule fois de la semaine (en plus, ça n'est pas très gentil, mais dans ma tête je les avais surnommés les Ceaucescu...)
* j'ai eu le plaisir de (mal) manger, plusieurs midis,  trois fois avec les W., deux fois avec Christine P., et une avec les B., et c'était très agréable de parler de cinéma, tout en (mal) mangeant
* tiens, ils ont renouvelé (et rajeuni) l'équipe des bénévoles et/ou techniciens (depuis l'an dernier semble-t-il) parmi lesquels évoluaient plusieurs BAB (barbu à bonnet) ou autres BAC (la même chose mais à casquette) plutôt mimis
* l'appareil-photo de mon nouveau téléphone est beaucoup plus performant que l'ancien
* la nouvelle lubie des changements de salle en cours de journée est assez agaçante
* les films que j'ai préférés sont, en grande majorité, ceux que je connaissais déjà (et qu'on avait programmé aux ADC, ce que je ne me suis pas privé de faire savoir dans les files d'attente)
* l'intégrale Kaplanoglu était vraiment une excellente idée
* si je n'ai pas égaré de ticket, je suis allé :
3 fois à la 2,
6 fois à la 3,
9 fois à la 4,
4 fois à la 5,
1 fois à la 10,
soit un total de 23 séances
* c'est dommage qu'au Bureau, le matin, avec le café, ils ne proposent pas de croissants (mais juste des crêpes)

29 mars 2023

semaine latino 11

(mercredi)

064
UN VARÓN
de Fabián Hernández
***

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Ca craint la vie en Colombie, surtout dans la rue, pour un jeune homme qui doit trouver les moyens de s'affirmer dans un environnement hyperviolent. visiblement autobiographique, mais bien éprouvant.

(jeudi)

065
DOMINGO ET LA BRUME
de Ariel Escalante Meza
****

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Un vieil homme en ciré jaune, au Costa Rica, résiste et se bat contre ceux qui veulent l'exproprier, et, dans la brume, dialogue avec sa défunte épouse.

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MON PAYS IMAGINAIRE
de Patricio Guzmán
****

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Un beau doc, dont la première partie m'a extrêmement ému (oui, les larmes qui coulent), mais qui ensuite devient un peu moins fort, comme si le réalisateur ne savait plus trop comment s'en dépatouiller

067
SUBLIME
de Mariano Biasin
****

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 deux jeunes gens, amis, un hétéro et l'autre qui ne sait plus trop, une histoire de coming out donc, mais filmée comme un nid douillet, donc un peu planplan (mais ça fait du bien aussi)

(vendredi)

068
DESPEDIDA
de Luciana Mazeto & Vinicius Lopes
**

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bof bof : une version brésilienne d'Alice au pays des merveilles, un film jeune public, avec une grand-mère fantôme et une fillette à sa poursuite (ça ne m'a pas passionné)

069
ESTACION 14
de Diana Cardozo
****

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mon film préféré de cette semaine, un gamin, son père, un canapé rouge et des poules... (et des menaces qu'on ne comprend pas) : une épopée mexicaine moins violente qu'à l'accoutumée, un beau bonheur de cinéma

(lundi)

071
JUNGLE ROUGE
de Juan José Lozano & Zoltan Horvath
***

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une curiosité : un film documentaire d'animation suisse à propos des FARC en Colombie, et de leur guerre dans la jungle, avec une animation très particulière et un sens de la narration qui rend l'histoire attachante

072
L'AUTRE CRISTOBAL
d'Armand Gatti
**

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poh poh poh : une autre curiosité que ce film réalisé en 63 (co prod franco-cubaine) présenté à Cannes et jamais sorti en salle pour cause de brouille. Le noir et blanc d'Henri Alekan est sublime, mais bon ça ne suffit pas (je me suis beaucoup ennuyé)

16 juillet 2022

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"La vie réelle se porte mieux si on lui donne ses justes vacances d’irréalité." (Gaston Bachelard / L’eau et les rêves)

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"Plus le développement intellectuel et moral d’un homme est élevé, plus l’homme est libre, et plus la vie lui donne de satisfaction." (Anton Tchekhov)

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"Seules les pensées que l'on a en marchant valent quelque chose" (Friedrich Nietzsche)

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*

"J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages !" (Charles Baudelaire)

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"Vous êtes sur Terre, c'est sans remède." (Samuel Beckett)

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Le Projet Blair Witch

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"Le seul bien qui me reste au monde est d’avoir quelquefois pleuré." (Alfred de Musset)

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"La vie est courte, transgressez les règles, pardonnez rapidement, embrassez lentement, aimez véritablement, riez sans contrôle et ne regrettez jamais quelque chose qui vous a fait sourire." (anonyme)

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Rodolphe Burger

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Le cancer de Poutine proposé pour le Prix Nobel de la Paix (le Gorafi)

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"Et perdez-moi, au loin, au loin."  (Henri Michaux)

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Francis Bacon

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"Le réel, dit Lacan, c’est quand on se cogne." (Christian Lehmann / Libé)

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Cy Twombly

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"Penche-toi sur ton passé, répare ce que tu peux réparer, et tâche de profiter de ce qui te reste." (Philip Roth)

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"On croit que, lorsqu'une chose finit, une autre recommence tout de suite. Non. Entre les deux, c'est la pagaille." (Marguerite Duras)

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"Je ne pense à rien, et que c'est bon !" (Fernando Pessoa)

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Joost Swarte

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"Je photographie pour vérifier à quoi ressemble le monde quand il est photographié." (Garry Winogrand)

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photo de l'année National Geographic

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'C’est tout ce qu’on peut espérer, en fait : être heureux quelque temps, et puis s’en souvenir après." (Philip K. Dick)

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Duane Michals

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"Les cœurs des femmes sont comme ces petits meubles à secrets, pleins de tiroirs emboîtés les uns dans les autres ; on se donne du mal, on se casse les ongles, et on trouve au fond quelque fleur desséchée, des brins de poussière – ou le vide !" (Gustave Flaubert, Un cœur simple)

*

18 juin 2022

un homme

Jean-Louis Trintignant est mort hier,  à 91 ans.
Il a fait beaucoup de films, mais je n'ai sans doute pas vu les plus "importants"...
Je n'ai vu ni UN HOMME ET UNE FEMME ni MA NUIT CHEZ MAUD ni LE CONFORMISTE
Je l'ai aimé un peu "de loin"
Mais indiscutablement, un très grand acteur qui mérite un hommage...
(Comme dirait Luc Lagier "en dix petites madeleines...")

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le premier film avec lui que j'ai vu en salle, au Majestic, à Vesoul, en 1972 et dont je me souviens surtout que je l'avais trouvé un peu longuet (2h20) et que la fin m'avait laissé perplexe (jamais revu)

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le maitre nageur

une journée bien remplie

les deux films qu'il a réalisés et pour lesquels j'ai beaucoup de tendresse (et de respect)...

*

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des films des années 80, 90, que j'ai vus et aimés, dont je me souviens plus ou moins d'ailleurs, où je l'avais bien aimé

*

mais surtout, surtout

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et

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mes deux absolument préférés (avec une petite préférence pour le Audiard par rapport au Truffaut)

*

sans oublier (cerise sur le gâteau), car pour moi Trintignant c'est, déjà, avant tout, une voix, que c'est lui qui, dans la VF (oui, quand j'étais jeune, j'ai vu des films en VF!) double HAL, le superordinateur dans   2001 ODYSSEE DE L'ESPACE

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(j'apprends à l'instant sur le ouaibe qu'il doublait aussi Jack Nicholson dans la VF de SHINING, mais, à l'époque ça ne m'avait pas marqué..."Wendy, passe-moi la batte...." )

16 juin 2022

CMFUBJ (spécial bac philo)

"Dis quelquefois la vérité, afin qu'on te croie quand tu mentiras." (Jules Renard)

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"J’ai assisté incognito à la déroute progressive de ma vie, au lent naufrage de tout ce que j’aurais voulu être." (Fernando Pessoa)

*

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*

"Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit."  (Marguerite Duras)

*

Capture d’écran (1841)

 *

"Toute ma vie j’ai rêvé du moment où, fixé enfin, autant qu’on peut l’être avant d’avoir tout perdu, je pourrais tirer le trait et faire la somme." (Samuel Beckett)

*

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*

"Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre." ( Marc Aurèle)

*

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*

"La violence, sous quelque forme qu’elle se manifeste, est un échec." ( Jean-Paul Sartre)

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"Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent." (Jean Yanne)

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Capture d’écran (1866)

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"Être heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections."  (Aristote)

*

Capture d’écran (1849)

*

"Quand un homme ne dit rien alors que tout le monde parle, on n'entend plus que lui !" (Raymond Devos)

*

Capture d’écran (1846)

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"Quand on perd le droit d'être différent, nous perdons le privilège d'être libre." (Charles Evans Hughes)

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Capture d’écran (1865)

*

"Je suis chez moi entre le jour et le rêve." (Rainer Maria Rilke)

*

 

26 mai 2022

va, je ne te hais point

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FRERE ET SOEUR
d'Arnaud Desplechin

J'ai bien pris soin de ne rien lire avant (j'ai toujours un souci avec Desplechin, mais je ne vais pas re-redire les choses à chaque fois que je vais voir un de ses films...)pour l'aborder de la façon la plus "neutre" et la plus objective possible. J'étais avec Emma, à la séance de 13h30, et nous n'étions même pas une dizaine dans la salle 3 du bôô cinéma (et -curieusement ?- j'étais le seul mec).
Le film commence et je trouve que ça démarre fort (un deuil, une colère, de la violence, des larmes silencieuses), "cinq ans plus tard" ça continue, sur une route de campagne (une séquence de haute volée), toujours aussi fort, et je jubile, me disant que ça y est j'ai peut-être enfin trouvé "le" Desplechin que je vais adorer...
Ca continue aussi fort pendant quelques temps, et puis, progressivement, imperceptiblement ("sournoisement" ?) le film commence à s'éloigner (comme si je tenais mes jumelles dans le mauvais sens) et cette histoire, que je ne comprends pas (dont je ne comprends ni les pourquoi ni les comment), même si impeccablement jouée (Cotillard et Poupaud sont faramineux) et millimétriquement filmée, en perdant sa signification en chemin, me dépossédait en même temps de mon intérêt. Un signe qui ne trompe pas : lorsque les lumières se sont rallumées j'avais les yeux parfaitement secs.
Je ne comprends pas comment on peut haïr sans raison (mais en même temps que je l'écris je pense "et pourtant c'est comme ça qu'on aime, au départ : sans raison), surtout dans une même famille, entre soeur et frère (c'est d'abord lui qui aimait, apprendra-t-on, et c'est soudain elle qui a haï)
Elle est actrice, lui écrivain (poète), elle boit du gin avec du citron et des glaçons, lui fume de l'opium (et boit beaucoup aussi), ils sont très heureux / très malheureux, et vont passer les neuf dixièmes du film à s'éviter (sans savoir vraiment pourquoi) jusqu'à la très attendue séance finale de confrontation et -attention spoil- peut-être de réconciliation (sans vraiment savoir pourquoi non plus), mais à ce moment là le film s'était tellement éloigné de moi que tout ça n'avait plus grande importance (C'est comme si j'étais face à la photo du trou noir au centre de la galaxie).
Le film a obtenu (cannoisement) des critiques faramineuses elles-aussi (à la hauteur de l'interprétation) : 5 fois ***** et 12 fois ****, pas une seule voix dissonnante, tout le monde au diapason, à l'unisson (au garde-à-vous ?)

" On n'a pas que de l'amour
Ca non !
On n'a pas que de l'amour à revendre
Ca oui ! Y'a d'la haine
La haine aussi
Faut qu'elle se répande
Sans que ça freine
Y'en a même un sacré bon paquet
Eh ouais
Ouais quand même
Quand même"
(Y a d'la haine / Les Rita Mitsouko)

Et il y a un détail qui me chiffonne tout particulièrement : c'est cet enfant (dans le film, celui de Marion Cotillard) au visage très singulier, dont je ne comprends pas le pourquoi (de la part de Desplechin) mais c'est peut-être aussi gratuit, finalement, que le pourquoi de cette fameuse haine : juste comme ça, pour rien...

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17 mai 2022

children

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THE INNOCENTS
d'Eskil Vogt

Deux films "de genre" la même semaine dans notre programmation dans le bôô cinéma. Après la poule venue d'Egypte, voici les enfants venus de Norvège. Des enfants 'pas tout à fait" comme les autres enfants, puisqu'ils semblent menus de pouvoirs (comme les super-héros), mais qu'ils découvrent tout juste, et qu'ils doivent donc apprendre à maîtriser. Un film... efficace, puisque le spectateur reste tendu tout le temps.
Tout commence par le déménagement d'une petite famille (papa, maman, deux filles) dans un nouvel appartement. Ida, la plus jeune soeur, nous est présentée comme une peste sous son allure angélique, notamment envers sa soeur Anna, autiste, qui est son souffre-douleur.

Ida, en bas de l'immeuble, va faire la connaissance de Benjamin, un garçon doté non seulement (comme tous les enfants) de pulsions sadiques  mais aussi de pouvoirs psychiques (il peut dévier une pierre lors de sa chute), et de Aisha, une fillette qui semble "connectée" mentalement à la grande soeur autiste, et pouvoir communiquer avec elle -et ressentir ce qu'elle ressent-.

Les enfants jouent ensemble, expérimentent leurs pouvoirs naissants (testent leurs limites), des rivalités vont voir le jour, des oppositions qui vont déboucher, comme dans tous les films de super-héros (même ceux, comme ici, sans effets spéciaux ou presque) par des combats de l'esprit (j'ai repensé au mur de briques dans le film Le Village des Damnés, dont ce film pourrait être un genre de cousin nordique très éloigné), maintenant le spectateur dans un certain état de tension (attendant ce qui va lui tomber sur la tête), et ce jusqu'au bout du film.

Efficace.

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16 février 2023

entre Chateau-thierry et Jules César

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UN PETIT FRERE
de Léonore Serraille

Après le véhément JEUNE FILLE (avec la non moins véhémente Laetitia Dosch), la réalisatrice nous revient avec un nouveau portrait de femme un portrait véhément aussi à sa façon. Rose est black, elle arrive de Côte d'Ivoire avec ses deux jeunes enfants, et essaie de trouver sa place. Nous sommes dans les années 90 (on le découvrira assez vite, sans carton ni intertitre, il sera plusieurs fois question de Jacques Chirac...) Le film est divisé en trois parties, chacune portant le nom d'un des trois personnages de la petite famille (Rose, Jean, et Ernest, le petit frère du titre, qui sert aussi de voix-off au récit).
Ce que j'ai trouvé le plus intéressant c'est les sauts dans le temps, correspondant à chacune des parties, sans qu'aucun indice temporel ne soit utilisé. Au spectateur de se débrouiller. A la deuxième partie j'étais un peu surpris, à la troisième moins. La réalisatrice a construit trois blocs, où la narration à l'intérieur de chacun est sagement linéaire. Et il y a donc ces ellipses béantes.
J'ai vu le film avec grand plaisir, nous étions plusieur(e)s dans le hall à partager notre enthousiasme. Incontestablement un film touchant, un film "social", un film juste. Un personnage de mère attachante (même si elle n'a vraiment pas de bol avec les mecs...)
Mais que m'en restera-t-il ? (oui, je sais, en ce moment je m'attache beaucoup à ce qui peut rester -ou non- d'un film...) Sans doute l'attention portée aux personnages.

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15 février 2023

viens à la maison y a le printemps qui chante

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VENEZ VOIR
de Jonas Trueba

Intéressant, surprenant. D'abord. Un peu comme du Rohmer ibère et "expérimental", (avec, en plus, une couche de philosophie) et tout ça en español en plus! Deux couples amis, se retrouvent pour écouter un morceau de piano joué live dans un bar (un morceau qui se nomme Limbo, et qui est joué in extenso, et comme le film dure à peine plus d'une heure, on se demande si c'est du lard ou du cochon, mais bon...)). le premier habite à Madrid et l'autre est parti "à la campagne", et invite l'autre (le premier donc) à venir les visiter, à voir leur jolie maison, ce qu'ils feront six mois plus tard (et qui constituera la deuxième -et majeure- partie du film, avant un épilogue mutin que n'auraient renié ni Alejandro Jodorowski (La Montagne Sacrée) ni Miguel Gomes (Journal de Tûoa).)
Ceci dit, je sais qu'au bout de très peu de temps il ne m'en restera pratiquement plus rien (à part une dame qui fait pipi dans une prairie, sans doute). Comme dirait le sieur Jankelevitch (et pour rester dans le domaine de la pensée) "entre le je-ne-sais-quoi et le presque rien" (j'ai toujours adoré ce titre).

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27 juin 2020

nos insomnies

LES ARPENTEURS
de Kim Zupan

De temps en temps ça me prend d'aller faire les soldes dans les rayons de chez Gibert (virtuellement) et d'acheter à prix très réduit des bouquins que je ne connais pas du tout... C'est le cas de ce roman trouvé sur le présentoir Gallmeister, acheté en même temps que quelques autres (Ned Crabb, Craig Holden, James Crumley) pour atteindre la somme à partir de laquelle les frais d'envoi sont gratuits, et qui a traîné un certain temps sur le bord de l'étagère dans la pile "à lire", avant que je ne me décide à le prendre, et que je ne l'emporte à Bellou comme livre de chevet.
Et c'est vraiment -littéralement- ce qu'il est devenu.
Le seul et unique roman de Kim Zupan (et c'est ce qui est le plus frustrant, parce que je l'ai tellement aimé que j'aurais aussitôt voulu en lire un autre du même auteur, mais non, impossible).
Une histoire d'hommes, au départ, de rencontre entre John Gload, un vieux tueur (à mi-chemin entre le tueur à gages et le serial-killer) incarcéré dans l'attente de son procès, et Valentine Millimaki, un jeune adjoint du shérif, chargé, entre autres, de le surveiller. Une étrange relation va se mettre en place entre eux, un dialogue, une petite musique de nuit, entre ces deux hommes a priori très différents mais que pas mal de choses, finalement, rapprochent. Des problèmes d'insomnie récurrents, des relations de couple pas très faciles avec leurs épouses respectives.
Le récit, au départ, peut paraître un peu déconcertant, réparti en deux narrations distinctes, celle qui suit le tueur (Gload) et celle qui suit le pisteur, (Millimaki est aussi un champion pour chercher -et retrouver- des gens disparus à l'aide de son chien), progressant par à-coups et par ellipses, jusqu'à ce que les deux hommes se rencontrent, chacun de son côté des barreaux, et que les choses deviennent vraiment  passionnantes, fascinantes (troublantes ?) .
L'émotion va croissant, et sa montée structure le récit. La relation entre les deux hommes (plus un troisième, un autre adjoint, le supérieur hiérarchique de Millimaki) m'a fait penser aux romans de Teri White (où des hommes, à chaque fois, nouaient des relations pas tout à fait "habituelles" dans les polars) tandis que la partie "conjugale" (la relation de chacun avec son épouse) m'évoquait plutôt certains novellistes américains aussi très aimés (Carver, Cheever, Yates), ces instantanés de couples qui se délitent qui se lézardent plus ou moins imperceptiblement.
Millimaki, chargé des gardes de nuit, est aussi chargé par son supérieur de soutirer des informations à Gload sur ses crimes passés (ce dont Gload n'est pas dupe) et si leur confrontation évoque, au départ,  celle de Clarice Starling et Hannibal Lecter dans Le Silence des Agneaux, les enjeux n'en sont pas tout à fait les mêmes...
Et s'il y a le dedans (la prison), le dehors a aussi beaucoup d'importance (la nature, le paysage, comme très souvent dans les romans de cet éditeur, en plus on est dans le Montana...).
C'est fort, c'est de plus en plus fort. On est bien au-delà du "polar"... J'ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois, à partir du chapitre 11 (à peu près la moitié du roman), et tout ça m'a bouleversé. C'est indiscutablement un grand roman, que je range juste à côté de ceux de Larry Brown et de Benjamin Whitmer (pour ne parler que des deux derniers écrivains gallmeistériens qui m'ont enthousiasmé), et que j'inclus illico dans mon récent Top 50...

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21 mai 2020

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l'esprit des murs 1 :

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"LE CULTE ENTRE DEUX CHAISES Hier, le Conseil d’Etat a enfin demandé au gouvernement de lever l’interdiction «générale et absolue» de réunion dans les lieux de culte. Fantastique aubaine! Dans huit jours à peine, les concerts pourront reprendre! Le concert en église est largement pratiqué aux Etats-Unis, pas de raison qu’on échoue à l’imposer en France. Certains lieux ont d’ailleurs déjà pris leur part du défrichage, telle l’église Saint-Merry dans le IVe arrondissement de Paris accueillant ces dernières années des artistes aussi peu commodes que Michael Gira, le leader des Swans, ou le terroriste noise japonais Merzbow. Pourquoi ça ne fonctionnerait donc pas ailleurs! Enfin la rentrée pour les artistes, musiciens, intermittents! Au boulot! Pour le cinéma, rien de plus simple: on tend un écran le long du transept, on pousse les breloques de l’autel pour éviter qu’elles fassent de l’ombre et voilà, on relance le festival de Cannes avec montée des marches sur le parvis – pour rester dans l’ambiance, on demandera aux photographes de jeter du riz! Allez quoi, les célébrités, c’est le monde d’après, un peu de détente, on vous a vus en survêt', ça va, fini les chichis! Bon, pour les films de plus de trois heures, vous négocierez seuls avec votre derrière, on ne va pas enlever les bancs, ça reste un lieu sacré. 

D’ailleurs, niveau sport collectif, on ne pourra rien faire, il faudra attendre encore un peu. Hors de question qu’on pousse le mobilier pour un foot en salle. En revanche, une reprise du 100 mètres et du saut en longueur n’est pas à exclure dans l’allée centrale: la question mérite d’être étudiée. Les promeneurs et les touristes seront évidemment toujours les bienvenus. Pensons aussi à accueillir les étudiants, ils ont quelques cours magistraux à rattraper. Et, en fin de soirée, demandons au Christ d’être un peu moins Lumière, tamisons un peu tout ça et servons à boire! On vous promet qu’au bout de deux jours, vous ne penserez plus aux parcs fermés ou aux salles de cinéma condamnées. L’église: solution de tout, ou presque, c’était tout simple, il suffisait d’y penser. Merci au Conseil d’Etat, merci à nos parlementaires. Vous savez comment sont les Français: ils ne veulent voir que le négatif, les 2500 fidèles contaminés du rassemblement évangélique de Mulhouse, les messes clandestines de Saint-André-de-l’Europe. L’église a pourtant tant à offrir! Il ne tient qu’à nous de le saisir." (LibéCulture)

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l'esprit des murs 2 :

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"DÉCONFINONS NOS BONHEURS COLLECTIFS
Une image frappe, celle du 11 mai. De jeunes Français sur le canal Saint-Martin sont heureux de se retrouver après avoir été assignés à résidence pendant cinquante-cinq jours. Quelques minutes après les réprimandes d’experts médiatisés, la police intervenait devant les caméras des chaînes d’information en continu, rendant visible l’interdiction de cet hédonisme social. La pénalisation du bonheur collectif aurait dû nous paraître sortie des films d’anticipation. Mais la réprimande nous a semblé légitime, tant on nous avait répété le danger que nous encourions à nous rapprocher, pour rire, chanter et nous enivrer… sans masque ! Presque à regretter l’image proposée il y a deux millénaires par Ovide ? Dans les Métamorphoses, il donnait à voir le suicide par pendaison comme réponse à la peur collective de la peste…

Si cette image questionne, c’est que nous avons besoin de cette sociabilité joyeuse pour nous en sortir. Car c’est elle qui a été le levier qui a permis de surmonter les tragédies du passé. On peut prendre l’exemple de la pandémie grippale de 1918-1919, quand 50 millions de personnes avaient perdu la vie et que 500 millions – 27% de la population mondiale – avaient été contaminés. Nous avions déjà interdit les divertissements publics. Mais la réouverture rapide des lieux de loisir a offert des années de bonheur, d’insouciance et de prospérité, qualifiées de Roaring Twenties aux Etats-Unis, d’Happy Twenties au Royaume-Uni. En France, ce sont les Années folles. Imagine-t-on les Parisiens alors avec la Coupole, la Rotonde, la Closerie des lilas restées confinées ? Imagine-t-on les Français surmontant les années difficiles sans la danse, le music-hall, le cinéma, les sports ? C’est à partir des notes qu’il écrit dans ces années-là qu’Ernest Hemingway publiera Paris est une fête…

Plus près de nous, après le 11 septembre 2001, le président américain incitait les Américains à se relever en investissant les lieux de loisirs : «Allez chez Disneyland !» Après le Bataclan, les Français ont également réagi en reconquérant les terrasses des cafés, pourtant premières visées par les terroristes. Aujourd’hui, en dépit des propos d’Emmanuel Macron sur «l’art de vivre à la française», la fermeture des lieux de loisirs témoigne d’une stratégie de sortie de crise polarisée par le seul redémarrage économique. Si nous sommes en mesure de déconfiner les lieux de labeur, nous devrions être capables de déconfiner les lieux permettant de s’en reposer.

Au-delà, c’est la santé du corps social qui est en jeu. La perte des êtres chers, l’isolement subi, la précarisation économique ont fait monter l’angoisse, la dépréciation, le stress psychique, décrits par les spécialistes de notre santé mentale. Cette anxiété grandit à mesure de l’impossibilité de se rassurer et de se distraire ensemble. La crise économique imminente accentue les risques d’une augmentation des taux de suicide. En 1932, il avait atteint un niveau record de 22 pour 100 000, au plus fort de la Grande Dépression. Au moment où l’attention des autorités se concentre sur le redémarrage de l’économie, la santé du corps social ne doit pas être négligée. A tout le moins, l’Etat ne doit pas aggraver le mal en maintenant des mesures qui empêchent le corps social de produire ses propres anticorps.

De nombreux psychologues ont été sollicités en télévision pour délivrer leurs conseils sur notre bien-être en dépit du confinement. Mais la résilience ne peut être pensée à la seule échelle individuelle. Pour les Athéniens, l’épanouissement de l’homme se trouvait dans sa participation à la vie de la cité. Etre heureux, c’était se retrouver pour échanger des opinions, partager des valeurs, débattre et jouir de la vie. Notre bonheur, comme le leur, ne pouvait se vivre confiné. A interdire les bonheurs collectifs, on participe au repli de chacun sur sa seule cellule familiale. On détruit le lien civique. Une société où chacun se plonge dans ses ouvrages de développement personnel, indifférent à la vie de sa cité, ne prépare pas un monde meilleur.

Or, nous avons vu dans cette période émerger cette République des balcons, qui nous a rappelé chaque soir notre besoin de lien et d’allégresse. Les jeunes du canal Saint-Martin, comme ceux qui réclament la réouverture des parcs, des cinémas, des restaurants, ne sont pas des inconscients. Ils ne sont pas non plus des militants du bonheur, avant-garde d’un «monde d’après»… Ils sont les simples citoyens de nos sociétés démocratiques, rappelant que la déclaration d’indépendance américaine plaçait la «recherche du bonheur» comme droit inaliénable aux côtés de la vie et de la liberté, et que le «bonheur pour tous» était le projet des révolutionnaires français." (François Durpaire, historien / Libé)

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l'esprit des murs 3 :

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(transmis par Pépin)

"On n'est déjà plus dans la vie, pas encore dans la survie. Bienvenue dans la demi-vie."

Mickaël FERRIER (FUKUSHIMA Récit d'un désastre)

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je n'ai rien à faire (en particulier)
alors je ne fais rien (en particulier)

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(asperges sauvages)
j'avais tellement peur qu'elles soient trop cuites qu'en fin de compte elles l'étaient presque juste pas  tout à fait assez (al dente)

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J+10

 

29 mai 2020

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ici (et maintenant)

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"C’est un concours auquel je n’ai pas envie de participer, mais auquel beaucoup s’adonnent pour savourer leur quart d’heure warholien. Didier Raoult, qui ironisait le 23 janvier «Il y a trois Chinois qui meurent et ça fait une alerte mondiale», a été le premier à annoncer que l’épidémie était finie et qu’il n’y aurait pas de seconde vague. Ont suivi sur de nombreux plateaux tous ceux qui avaient besoin d’exister ou de vendre leur remède miracle, mettant en évidence une nouvelle fois si c’était nécessaire, la schizophrénie de certains médias, oscillant entre une révérence absolue envers la gestion calamiteuse du gouvernement, et la parole donnée aux plus obscurs complotistes.
Je ne sais pas si nous aurons une deuxième vague. A vrai dire, je ne sais même pas si la première vague est terminée. Nos capacités de test PCR ont certes augmenté, mais elles restent modestes par rapport aux chiffres fantasques claironnés par le ministère de la Santé. L’application Contact-Covid mise en place par l’assurance maladie semble fonctionner correctement, et permet probablement de dépister et de circonscrire les mini-clusters. Le nombre de signalements de nouveaux cas est en baisse, les lits de réanimation se vident, les indicateurs semblent rassurants.
Le contexte, lui, l’est un peu moins. La capacité de notre société à patienter, à attendre l’arme au pied, est largement entamée après ces deux mois de confinement. Cette épreuve collective, ce moment de solidarité, semble déjà loin. C’est à qui s’emportera contre ceux qui ne portent pas de masque à l’extérieur, ou osent s’asseoir dans l’herbe, quand les restrictions mises en place ressemblent plus à des punitions orchestrées par un gosse de 5 ans pénible et mal embouché qu’à des directives sanitaires cohérentes. Et comme depuis le début, ces injonctions contradictoires entraînent anxiété et frustration. Quelle logique à maintenir fermés les espaces verts parisiens, à empêcher les gens de s’asseoir sur des plages désertes battues par les vents, tout en les incitant à se rendre dans de grands centres commerciaux ainsi qu’à la messe ?
Dans ce contexte, tout le monde veut en avoir fini avec ce coronavirus, ne plus en entendre parler. Et les voix assurées de ceux qui déclarent se fier à leur intuition sont autrement plus séductrices que l’incertitude de ceux qui attendent, veillent, et refusent de se prononcer. J’ai vu passer des messages lunaires, comme celui de cette femme affirmant sur Twitter : «Arrêtez avec vos masques, on est en fin de virus, les médecins, les politiques et les flics le savent, y a que les Français qui continuent de flipper, quasiment toute la France bosse, prend les transports, consomme, part en week-end… C’est pas la peste…» On voit ici et là poindre la révolte des éditorialistes de plateau contre la «junte sanitaire» (copyright Patrick Pelloux) qui aurait indûment pris le pouvoir et imposé le confinement au peuple. Une junte sanitaire… rien que ça. Alors qu’en réalité, la France est un pays sans culture de santé publique, un pays dont la première ligne de soignants en ville est depuis longtemps méprisée, un pays dont les hôpitaux sont confrontés en permanence à une logique budgétaire. Un pays dans lequel la fin du confinement a immédiatement remis en place les priorités anciennes. Ainsi l’abattoir Tradival de Fleury-les-Aubrais (Loiret) est censé rouvrir au bout de neuf jours, et non quatorze si on se fie aux protocoles mis en place jusqu’ici. Vite, vite, il est urgent de reprendre, comme avant, comme si nous n’avions rien appris, alors même que les abattoirs industriels, en France comme aux Etats-Unis, sont des lieux à risques.
Cette notion même de lieu à risques peine à être entendue. On continue de nous parler d’individus «superspreaders», surcontaminants, quand il semble que les contaminations massives sont liées à des endroits et pas à des personnes. De même que nous, médecins de terrain, avons dû marteler pendant des mois qu’il était utile pour la population générale de porter des masques, voire de les fabriquer soi-même. Pendant ce temps-là, la direction générale de la santé et le ministère répétaient que c’était inutile avant d’opérer une volte-face tardive et d’invoquer un «changement de doctrine scientifique», nous voici contraints de répéter un message simple : le Covid est une maladie des lieux clos et confinés.
La bonne nouvelle, c’est qu’il semble n’exister que très peu de cas de contamination indirecte, par les objets. Il est impératif de garder une bonne hygiène des mains, d’éviter de les porter à son visage, à sa bouche, mais il est inutile de nettoyer systématiquement ses courses, de repasser ses billets de banque… Certains souriront mais la diversité des expériences et des craintes des uns et des autres est à prendre en compte. A côté des gens que l’on voit sortir sans masque, il y a aussi tous ceux qui vivent encore confinés, par crainte ou pour protéger un membre particulièrement exposé de leur communauté.
Le principal mode de contamination, c’est la voie respiratoire : les gouttelettes, si un malade tousse ou éternue près de vous, et l’aérosolisation, un nuage de particules virales qui peut augmenter progressivement, se densifier et devenir contaminant, comme dans le cas d’une chorale dont les membres, même respectueux des distances de sécurité, resteraient pendant de longs moments dans une pièce à chanter ensemble. Il est donc impératif de porter un masque à l’intérieur des magasins, des ascenseurs, des transports en commun, ou si vous croisez d’autres personnes dans la rue. En intérieur, il faut absolument aérer, laisser les fenêtres ouvertes pour aider à disperser les nuages de particules nés du chant, de la conversation… Il faut éviter les climatisations qui recyclent l’air intérieur, et privilégier la ventilation avec de l’air extérieur. Mais ceci n’est pas possible partout, sur tous les lieux de travail, et amène les usagers à poser la question des transports en commun, et de la reprise de l’activité économique. D’où, encore une fois, l’absence de consigne claire…
Je ne suis pas spécialiste en santé publique. J’ai interrogé ceux de mes amis qui le sont. Ils sont plutôt rassurés de la tournure des événements, conscients que rien n’est joué, et sont habitués à être patients, à taire leurs intuitions pour observer les faits, à tenir bon quand on les exhorte à donner une réponse immédiate, simple, évidente et fausse. A ne pas passer à la télévision pour dire aux gens ce qu’ils veulent entendre. A servir le peuple, en fait, avec une humilité que j’apprends à admirer. Vous ne les verrez pas au 20 heures. C’est tant mieux. Partez du principe que lors d’une crise sanitaire, un médecin qui fait tous les plateaux n’est pas utile ailleurs." (Christian Lehmann, médecin et écrivain / Libé)

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le retour à la normale : jeudi, jour de marché, et du coup un gigantesque bouchon paralyse toute la rue Georges Genoux... ça faisait longtemps!

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mes voisins du dessus ont réussi le doublé parfait : leurs deux bagnoles garées aux premières places de parking, juste en bas de chez nous

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"nous n'irons plus aux mûres, les arbres sont coupés..." (c'est bien triste ma foi)

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bon, c'était officieux, voilà que c'est officiel : nous sommes désormais en vert (mais je ne veux surtout pas écouter le discours de l'autre, là)

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(sans rapport avec ce qui précède -ni ce qui suit-)

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10 mai 2020

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Et voilà.
on est presque arrivé(s) au bout de ce temps (de ce premier temps, on ne peut pas s'empêcher de penser (de craindre ? d'espérer ?) désormais qu'il y en aura d'autres), dont on pensait qu'on n'arriverait jamais au bout (ou à bout, c'est selon), ce fut d'abord une question de semaines, puis de jours,  c'est à présent une question d'heures, de minutes, on sent que partout les gens s'impatientent, les corps regimbent, renâclent à rester  plus longtemps stabulés (s'il est question de bétail c'est qu'ainsi on a été traités), les esprits divaguent, aspirent à prendre le large, oui, au fur et à mesure que le décompte s'égrène, on tire sur la longe, on piaffe, on se dit qu'on sortira dès lundi matin, à la fraîche, dès  la première heure, juste pour le plaisir simple de respirer, comme ça, librement, de sortir sans papier qui atteste, sans justification, on sortira ainsi, sans raison et sans but, peut-être juste pour écouter le chant des oiseaux, sans cocher de case et sans autorisation, on sortira seul dans le petit matin, avant même tous les autres, on profitera de la douceur de l'air et du silence encore intact

*

(samedi matin)
je suis sorti vers 10h avec mon papier attestation machin où j'avais coché la case courses de première nécessité avec mon joli sac en plastique fleuri de chez N*Z (mais en réalité c'était surtout parce que j'avais un livre à poster (Le Bel Appétit, de Paul Fournel) et je suis donc allé jusqu'à la "Grande Poste", devant la quelle les gens faisaient la queue, tous masques dehors, soeil, ciel bleu, beaucoup de gens dehors, presque un samedi normal, avec bribes de conversations glanées ("Il y en a qui vont souffrir..." un papy à un autre, devant la pâtisserie, "mais à l'hôpital il n'y a plus d'admissions de gens malade du cocovirus m'a dit la soeur d'une amie infirmière..." un autre papy à un autre devant le stand de pizzas à emporter) ça et là, j'ai commencé à faire ce qui allait s'avérer être des courses de folie (mais ce n'est pas toujours l'avant-dernier jour officiel du déconconfinement hein, d'ailleurs je n'étais pas le seul dans cet état d'esprit : le mec devant moi, à la caisse, avait acheté tellement de distributeurs de gel hydro-alcoolique (tout le stock, en fait, est venu confimer un employé de Monop à la caissière) que j'ai cru qu'il s'agissait d'un arrivage en promo et qu'ils les avaient placé près des caisses) j'ai pris des chateaubriands en promo (date courte), protégés par un antivol! et des frites au four et de la salade pour les accompagner, puis j'ai poussé jusqu'à la Boulangerie du Théâtre (j'avais envie de mille-feuilles pour accompagner ce petit repas, j'en ai pris deux, un nature et l'autre aux fraises), puis me suis arrêté in finé (oui c'est exprès l'accent, pour all les concons hihi) à la poissonnerie où, entré juste pour acheter des crevettes, j'en suis ressorti avec des crevettes... et du homard! après que je me suis* enquis de son prix (que le poissonnier jovial m'assura imbattable) et de son mode de préparation -juste l'ouvrir et le manger "avec une petite mayonnaise..."(ce homard pesait 300g) et j'ai craqué (alors que le poissonnier, toujours aussi jovial, m'assurait que non non ce n'était pas une folie, et je suis reparti avec mon sac en plastique fleuri de chez N*Z désormais bien rempli... et comme des envies de gambader...
* après "après que" jamais de subjonctif

*

Tiercé Quinté Libé (le der des ders du conconfinement)

- premier, Yvain (10h58)
- deuxièmes eb-zeppo (ce qui est rarissime!) : Dead-heat entre Sylvain (11h02) et Philou (11h02)
- quatrième : Dominique (12h44)
- cinquième : Catherine (13h06)

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(la météo pour lundi n'est pas franchement folichonne, mais bon... au cinéma ça le fait toujours de courir au ralenti sous la pluie, et, tiens, just singing and dancing in the rain...)

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"Cocovirus : la Chine admet des "lacunes" dans son système de santé"(franceinfo)

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dernière minute!

et je rajoute in extremis ce lien envoyé par l'indispensable Blaireau58 aux aurores, "attestation sur l'horreur", aussi détaillé que glaçant,

(un poil trop long pour que j'en fasse un copié/collé, donc voici juste la conclusion :

"Peut-être est-ce là ce que cette crise a de plus humiliant pour nous : faire dépendre notre survie biologique d’un système répugnant et des imbéciles qui en assurent la maintenance. Une chose est certaine, c’est nous qui sommes la matière malléable et sacrifiable dans ces ajustements.

Autrement dit : la phase postérieure au premier confinement qui commence ce 11 mai, et que nous appellerons "premier déconfinement" – chacun·e a compris qu’il peut y en avoir d’autres, qui suivront des re·confinements – s’annonce bien pire que la précédente. Cependant, si respirer n’est plus un droit, mais demeure un luxe tant que rôde le virus, conspirer, c’est-à-dire respirer ensemble, redevient possible." (Claude Guillon ))

*

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1 juin 2020

mai 2020

vendredi 1er (la verdure dans la cour en bas)

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samedi 2 (les roses de la voisine)

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dimanche 3 (penser à tourner la page du calendrier)

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lundi 4 (la fenêtre)

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mardi 5 (petite composition circulaire faite avec le doigt pendant une conversation téléphonique)

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mercredi 6 (colza : le retour)

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jeudi 7 (mon jean)

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vendredi 8 (Boucles d'or et les trois radis)

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samedi 9 (le poissonnier)

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dimanche 10 (utilisation de ma dernière attestation)

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lundi 11 (il pleueueueut)

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mardi 12 (le soleil dans les yeux en sortant de la boulangerie de bon matin)

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mercredi 13 (bol de riz)

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jeudi 14 (workers au 12)

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vendredi 15 (fermer la porte)

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samedi 16 (distanciation sociale)

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dimanche 17 ("viens pour le café...")

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lundi 18 (les petites asperges)

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mardi 19 (men on tv)

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mercredi 20 (en tout cas y en a un qui aura bien profité...)

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jeudi 21 (les plaisirs simples)

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vendredi 22  (derrière les volets)

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samedi 23 (tiens, il pleut!)

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dimanche 24 (philippine)

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lundi 25 (cerises à Cuse)

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mardi 26 (phoenix ?)

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mercredi 27 (coiffeuse)

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jeudi 28 (un petit tour là juste pour se rappeler)

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vendredi 29 (le café, 2 rue plumage)

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samedi 30 (retour au jardin)

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dimanche 31 (tarte du jour : pommes / rhubarbe)

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(et c'est fini pour ça aussi, dès demain on revient à la formule initiale (inspirée par Isa T.) "une seconde par jour (mais sans photo)")

4 avril 2020

CCCC19

(waouh déjà vendred i ? mais mais mais  elle a passé vite cette semaine...)

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inquiétude : pendant que parle au téléphone avec Catherine, je suis pris d'une quinte de toux (sèche) puis d'une autre, aussitôt mon imagination s'emballe et mon moral s'effondre : je prends ma température : 36°3, pas de souci, donc, je ne re-tousse plus mais je mange un peu morosement, sans plaisir, avec l'obsession de ne pas prendre de trop grosse bouchée et de risquer de m'étouffer (c'est mon obsession) j'ai le sentiment que mon larynx (ou mon pharynx) est comme rétréci, j'ingurgite prudemment ma soupe feuilles vertes du chou-fleur, courgettes et lentilles) , du jambon cru que je picore à bouchées prudentes et mesurées, et un yaourt au citron, je guette l'apparition d'autres signes, je prends un doliprane, je m'installe sur le canapé où "les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent" (Stefan Eicher), je zappe, attentif à ma respiration, inquiet (tiens j'ai le nez qui coule, encore un signe funeste ?), puis comme d'hab' à cette heurelà je commence à piquer du nez tout en zappant, et en m'endormant plus ou moins et en me réveillant à chaque fois en sursursaut comme si j'avais oublié de respirer (seraient-ce là les signes dits "de fatigue" qui accompagnent l'apparition du virus ?) et en changeant de chaîne, comme un interrupteur on/off somme réveil appui du doigt sur la touche nouveau canal, au bout d'un certain temps basta je me relève et je vais à la cuisine, réveillé cette fois, et je range et je nettoie soigneusement le dessus de la table (qui en avait bien besoin) jusqu'à ce qu'elle brille comme un sou neuf -apaisement-, je retourne alors devant l'ordinateur où je finis par chercher des images de nature à me changer les idées (sérendipité) pendant un certain temps, tiens il est minuit, ça fait un certain temps que j'ai pensé à autre chose (en tout cas plus pensé à mon souffle court aux signes de la maladie où à toute autre connerie de ce genre, et je me prépare pour aller me coucher (le réveil sur la table de nuit a, allez savoir pourquoi, une heure dix de décalage avec la "vraie" heure, je mets le masque de ma machine à dormir, et j'éteins la lumière (je m'endors sans problème)

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quelle  matinée palpitante ! :

6h30 : passent en scooter (à vitesse réduite à contresens et sur le trottoir) deux jeunes gens casqués extrêmement serrés l'un contre l'autre -je les envie-

6h35 : je me rends compte que c'est parce que les deux panneaux de stationnement interdit placés hier derrière ma voiture ont été facétieusement déplacés pendant la  nuit (par un aimable plaisantin)  et déposés en plein milieu du carrefour, obligeant les voitures à les contourner et à slalomer

6h40 : la police (municipale) arrive en voiture par la rue St Georges en fourgonnette, en descend (côté passager) une gendarmette qui débarrasse les panneaux litigieux en les transbahutant l'un après l'autre sur le trottoir (ça a l'air lourd) et la police rédémarre, la rue est redevenue "normale"

7h30 (je me suis recouché) on sonne je vais ouvrir et c'est un jeune mec du BTP en tenue de travail qui me dit qu'il est désolé mais que je dois bouger ma bagnole garée jusqu'en bas parce qu'ils vont creuser juste sous le porche (je n'ai pas la présence d'esprit de lui demander comment il a pu savoir que c'était ma bagnole) mais je lui dis que j'arrive (quand je lui ai ouvert j'étais en pyjama hihihi)...

7h35 : me voilà habillé, dehors, j'ai retrouvé mes clés de bagnole (elle n'a pas bougé depuis 15 jours), et je manoeuvre pour la garer sous le porche (et le jeune homme assis dans la cabine de la pelleteuse me fait signe que c'est ok)

7h40 : à peine remonté chez moi, je me poste derrière la fenêtre de la cuisine pour voir si c'est possible de photographier la suite des événements (observer le déroulement du chantier)

8h ? : arrivent un camion de l'équipement pour les gravats, une camionnette de l'équipement, le jeune homme qui est venu sonner chez moi conduit la (petite) pelleteuse, un deux trois gaillards en orange et bleu (comme j'aime) sont à pied-d'oeuvre, ils discutent un instant (aucune protection) sortent les outils et commencent à bosser (ils sont juste en dessous du porche hélas et je ne peux guère les voir, c'est bien dommage...) et donc je m'en désintéresse un chouïa

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>>>>  (là)

Comment la France a sacrifié sa principale usine de masques basée en Bretagne

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vu ce matin (quelle folle matinée vous dis-je)  encore un excellent court-métrage sur MUBI :
THE REMEMBERED FILM
d'Isabelle Tollenaere
(Belgique, 2018, 17')
dans un décor très vert (forêt, avec univers sonore de forêt), la réalisatrice filme des soldats, de jeunes soldats, d'abord sans paroles, des soldats en manoeuvres, à un, à deux, à plus, puis des soldats un per un face caméra qui racontent une anecdote, un souvenir... On se rend vite compte que tant la variété des uniformes que ce dont les soldats parlent (ils parlent tous en anglais) nous signale qu'il ne s'agit pas d'une guerre en particulier, mais de toutes les guerres. De "la" guerre. Et le plan-séquence suivant nous le confirme.
J'ai vraiment beaucoup aimé
MAIS HELAS
c'était le dernier jour où il était disponible sur MUBI (ici chaque jour un film disparaît et un autre apparaît...)

 

Capture d’écran (135)

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"mon poids de forme, je m'en balance!"
(à Dominique au téléphone, c'est elle m'a conseillé de l'écrire ici...)

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Orne: 8
Nièvre : 5
Hte-Saône : 30
Doubs : 43

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DEM / ZAMIER / SAFOU / SKIFS / SONG / VELVET / DZO / FONS / EJARRES /DUQUA / MOFLA /SHELF / EMMODE / EPEURERA / ADJARE / CHOTTE / IBO / DONGLE / BILOQUER / ZETETE / ZEROTA / DEJS / ELUA / GOTIQUES ... quelques-uns des mots que l'ordinateur de Scrabble Pro (force 10) me met dans les dents à chaque partie contre lui, je me prends des sacrées tôles, mais j'en gagne une de temps en temps...

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(Selon les modèles utilisés pour les calculs, le pic se situera entre le 10 et 25 avril dans le Grand Est, l'une des régions les plus touchées par le cocovirus.) selon FranceInfo

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J-30 ?

26 mai 2021

CMFUBJ 44

(que dire)

(ça m'a quand même pris un certain temps de rafistoler le post précédent)

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(une jolie image de tw*tter)

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hier soir, j'ai laissé mijoter à feu doux jusqu'à 23h, (heureusement dans la cocotte en fonte), le chou rouge aux pommes que j'avais cuisiné pour mon repas du soir (19h donc), ce qui a par la force des choses résolu le dilemne que justement je m'étais posé à la fin du repas : allais-je ou non manger le reste du plat ? (ça m'avait semblé pas mal mais sans plus), car devant ce petit résidu carbonisé au fond (pendant quatre heures quand même) je n'avais plus d'hésitation..

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comme annoncé, ce matin un plombier est venu pour réparer ma fuite (enfin, la fuite au fond du placard du bas) mais hélas ce n'était pas le patron joufflu qui m'avait fait profiter de son jovial panorama l'autre jour, il avait dépêché à sa place un de ses employés, un grand mince qui portait hélas le pantalon de travail le mieux arrimé que j'ai jamais vu...

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bon finalement si le service de diabétologie de l'hôpital ne rappelle pas c'est plutôt une bonne nouvelle, je ne fais pas partie des cas urgents, mais, en attendant, je ne peux pas m'empêcher de me sentir un peu abandonné, désemparé, livré à moi-même : j'ai donc commencé le traitement prescrit (un cacheton par jour), mais du coup je ne sais pas dans quelle mesure ça m'autorise à faire des écarts...

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Ouf! mes toilettes ne font plus fchhhh toutes les trente secondes, ça aussi c'est plutôt une bonne nouvelle (merci le grand plombier en chef)

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je suis allé en courses à pied (!), le tour habituel, boulangerie, Monop', Banque Pop', mais bon au bout d'un moment je traîne quand même sacrément la patte, en revenant j'avançais comme un escargot  (comment voulez-vous que je fasse 30 minutes de marche par jour ?)

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tiens, ce soir, je vais manger des fèves, pour la première fois depuis 60 ans, j'espère que je ne vais pas vomir (ce que j'avais fait me semble-t-il la dernière fois que ça s'était passé)

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covid 24 mai

(toujours pas mieux...)

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16 mai 2021

CMFUBJ 34

(que dire)

un peu perplexe aujourd'hui, avec ces histoires de jambe, d'antibiotiques, d'érysipèle, de corticoïdes, de D-Dimères, de glycémie, de diabète, j'en ai marre, j'aimerais pouvoir souffler un peu...

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"La pandémie de coronavirus pourrait avoir été causée par une fuite de laboratoire. Si cette théorie a d’abord trouvé preneur sur les forums complotistes, elle est aujourd’hui très sérieusement étudiée par une partie de la communauté scientifique. Dans une lettre publiée jeudi dans la revue Science, une vingtaine d’éminents scientifiques américains ont appelé à examiner plus sérieusement la piste "probable à très probable" d’un incident de laboratoire à l’origine de l’apparition du Covid-19 à Wuhan (province du Hubei), en Chine. Pour l’heure, aucun résultat ne vient clairement étayer cette hypothèse, mais les rédacteurs affirment que la théorie de la libération accidentelle d’un laboratoire "reste viable".
(…)
Les scientifiques s’interrogent notamment sur la proximité géographique entre le centre de virologie chinois basé à Wuhan, le fameux "laboratoire P4", et le lieu où l’épidémie a explosé. "C’est une sacrée coïncidence quand on sait que leur travail consiste à faire des prélèvements chez les chauves-souris en milieu sauvage, pour les ramener aux centres afin d’étudier le potentiel épidémique des divers coronavirus", confirme José Halloy." (Libé)

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ça y est j'ai fait mon programme cinéma pour le mercredi 19

- 13h15 : MANDIBULES

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- 16h45 : DRUNK

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une jolie image que je n'ai pas pu faire figurer sur la programmation :

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le dernier antibio (en bas à droite)

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(et c'est tout ?
oui, c'est tout...)

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