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lieux communs (et autres fadaises)
27 janvier 2022

CMFUBJ5 (ciné)

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(oulipien) Il a un prénom qui commence par L, sa femme un prénom qui commence par N, et ils ont choisi pour leurs 3 enfants un prénom qui commence par M : L, M, N... coïncidence ?

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"Le pass vaccinal sera demandé pour accéder aux activités de loisirs, aux restaurants et débits de boissons (à l’exception de la restauration collective), aux foires, séminaires et salons professionnels et aux transports publics interrégionaux (avions, trains, cars). Dans le cas des transports, une exception est prévue : pas besoin d’un pass pour «motif impérieux d’ordre familial ou de santé» – un proche mourant par exemple – sous réserve de présenter un test négatif, «sauf en cas d’urgence»."

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(réunion) ça m'a vraiment coupé le sifflet de l'entendre dire "j'aime bien Blanquer...", et je n'ai plus rien dit

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les souvenirs pénibles, c'est comme marcher dans la merde (déjections canines) : on début on en a partout, on en fout partout, mais, ensuite, plus on progresse et plus ça s'atténue (mais il faudra gratter bien soigneusement (beurk!) dans les crans des semelles pour qu'il n'en reste vraiment plus aucune trace

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se rappeler : l'anniversaire de Philou c'est le 24.01 (et non pas le 25 comme je le crois chaque année)

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puisque cette année je n'irai pas au FICÂÂÂ (pour raisons sanitaires je le répète), j'ai décidé, à la place,  de rester chez moi pour regarder des films à la place, et de m'organiser le FUCKCÂÂÂ, mon festival perso à moi rien que, du mardi soir 1er (soirée d'ouverture au mardi 8 inclus (soirée de clôture) avec un programme quotidien de 3 films (séance du matin, séance de début d'après-midi, séance de fin d'après-midi...) en piochant dans les films qui me restent à voir...
(programme suit)

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pas mal pour se saluer... non ?

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tiens, d'un film qu'on a programmé...

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(from touitter) Tom Hardy a dit un jour : "Être seul pendant un certain temps est dangereux. C'est addictif. Une fois que tu vois à quel point c'est paisible, tu n'as même plus envie de côtoyer des gens"

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bon je veux bien me dévouer pour être seul avec lui hihi

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12 janvier 2022

carte de bibliothèque

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MADELEINE COLLINS
d'Antoine Barraud

Madeleine Collins, suite et fin.
J'en avais vu les cinquante premières minutes l'année dernière, avant que la projection ne s'en interrompe inopinément, nous laissant en plan, et, du coup je suis venu à Besac ce dimanche spécialement pour ce faire (et récupérer mes affiches, et voir aussi, auparavant, MES FRERES ET MOI...).La première fois, le film s'était interrompu au moment où les choses se corsaient : Virginie Efira mène une double vie, Margot Soriano ici avec Abdel (en recherche d'emploi) et Judith Fauvet là-bas avec Melvil (chef d'orchestre) Ici elle a une fille, et là-bas deux garçons, et fait des allers/retours entre la France et la Suisse, deux pays pour deux familles. Mais comme Miou-Miou il y a très longtemps dans UNE FEMME PEUT EN CACHER UNE AUTRE (avec Eddy Mitchell et Roger Hanin comme deux maris!), il faut être extrêmement méticuleuse et organisée pour réussir à gérer ça...
Le film est plutôt bien goupillé, Virginie Efira y est somptueuse (deux fois pour le prix d'une), et ça fait très plaisir de reconnaître tiens, Jacqueline Bisset dans le rôle de la maman! tiens  Valérie Donzelli dans le rôle de la copine cantatrice! tiens! Nathalie Boutefeu dans le rôle de la copine d'Abdel, et (surtout) tiens Nadav Lapid dans le rôle de Kurt (un trafiquant je ne vous dirai pas de quoi) qui porte à merveille le bonnet l'oeil torve et la barbe de trois jours...
J'avais deux interrogations majeures : Qui est la jeune femme qui fait un malaise dans la première scène ? Et pourquoi le film s'appelle-t-il ainsi, alors qu'à la cinquantième minute on n'a encore vu personne de ce nom? Le film répond aux deux questions (et à quelques autres aussi...) en appâtant progressivement notre curiosité (tiens, le mari 2 connaît le mari 1 et il en parle avec sa femme... oh oh comment se fait-ce donc ?) tandis que les choses deviennent de plus en plus compliquées pour Judith/Margot...
Un film curieux, qui promet plus qu'il ne dévoile, finalement, par un réalisateur pas si productif (LES GOUFFRES en 2012, non vu, et, surtout LE DOS ROUGE, en 2016, top10é, un très attachant -et tout aussi intriguant- OFNI, avec Bertrand Bonnello et Jeanne Balibar), également producteur (l'ORNITHOLOGUE, autre top10é, en 2016, c'est lui, chapeau!). Un bel exercice de style, en tout cas.
(avec, pour les amatrices, une sacrée collection de -jolies- boucles d'oreilles, mais ceci est très accessoire...)

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A noter que le film a généré une critique assez délirante enthousiaste, quasiment psychotrope, dans Libé, dont je vous livre le premier paragraphe :

"Un beau film sur le mensonge se tient toujours à l’extrême bord d’un précipice. Le piège qui le guette est que son simulacre se referme sur lui et l’engloutisse, le faux devenant un moment du faux, formol, redondance et platitude décorative. Comme on parle du syndrome de Stendhal, il faudrait parler du syndrome de Vertigo (Sueurs froides en français),à savoir cette cristallisation redoublée de celle, fondatrice, du film d’Hitchcock : une femme face à un tableau, observée de dos par un homme jouissant de son regard embusqué, littéralement flashant sur elle, sur une nuque et une boucle de cheveux, cependant qu’il ignore l’essentiel, qu’elle se sait observée par lui – pose en tableau d’elle-même – donc qu’elle ment."

Et, tiens j'apprends juste que ce sera "notre" film A de cette semaine, dans le bôô cinéma...

9 janvier 2022

fossé

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EMPLOYÉ/PATRON
de Manuel Nieto Zas

(entregent : c'est le distributeur, Eurozoom, qui nous a -fort gentiment- envoyé le lien pour visionner le film en vue de notre Semaine Latino à venir...) Une coproduction argentino/uruguayenne, due à un réalisateur dont allocinoche m'apprend qu'il a été régisseur adjoint sur trois films latinos que nous avons déjà programmés (et que j'ai beaucoup aimés) : 3, chronique d'une famille singulière (2013) de Pablo Stol Ward, La Vida Util (2012) de Federico Veiroj, et Hamaca Paraguaya (2006) de Paz Encina (mon préféré des trois)... Voilà déjà un background qui impressionne (positivement).
Si j'ajoute qu'au générique figure Nahuel Perez Biscayart la curiosité (et l'envie) grandit encore, et donc, hop! nous voilà partis clataclop clataclop (une histoire de cheval), mais non pas tout de suite. Le film débute par une histoire de bébé, à propos duquel s'inquiète un jeune couple (le papa est joué par Nahuel P-B qui a toujours cet air de jeune coq à poil follet qu'on avait découvert cocoricant (et magnifique) dans 120 battements par minutes de Robin Campillo (2017) -mais que nous autres, ici, malins, on avait déjà repéré bien avant dans le touchant Je suis à toi de David Lambert (2014), dans une de nos Semaine Belge-.) Il est jeune papa, certes, mais il est aussi patron d'une exploitation agricole (soja), pour laquelle il doit absolument recruter du personnel rapidement. Ce sera un jeune employé, lui aussi papa de fraîche date, qu'il va embaucher, sur les recommandations de son père (qui fut un employé régulier mais que l'âge empêche désormais de continuer...), qui va donc quitter, pour un temps, sa famille pour aller conduire un gros tracteur dans les champs de soja.
Employé/patron dit le titre, et le film va s'employer à suivre ces deux histoires parallèles, suivant une problématique récurrente dans une majorité de films latinos (et d'ailleurs) : les rapports de classe, jusqu'à ce que les deux histoires se rejoignent (à la suite d'un certain événement) et se mettent vraiment à interférer. Pas forcément pour le meilleur, d'ailleurs. Le réalisateur tresse ainsi de la même façon cette histoire de bébé(s) et cette histoire de cheval. Et fait monter progessivement la tension et l'inquiétude.
Les "propriétaires" et le petit peuple, et la façon dont ils peuvent (ou non) cohabiter (à noter le personnage très opaque -et de plus en plus inquiétant de la jeune épouse de l'employé).
A noter que la dualité (l'affrontement) du titre se retrouve quasiment dans la distribution (un professionnel (Nahuel Perez Biscayart, excellent) vs un non professionnel (Christian Borges,tout aussi impressionnant)).
J'aime beaucoup la façon qu'a le réalisateur de ne pas vraiment prendre parti pour, justement l'une ou l'autre des parties (car il sera question de procès) et de finalement laisser planer le doute sur ce qui relève de l'accidentel, de l'intentionnel dans cet impressionnant "nouveau western" à cheval (!) entre l'Uruguay et l'Argentine, qui serait à coup sûr très bien dans notre (croisons les doigts) prochaine Semaine Latino...

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(au début, tout va bien...)

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24 janvier 2022

geek

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NIGHTMARE ALLEY
de Guillermo del Toro

En plus du festival Téléramuche (même si riquiqui), voilà-t-y pas que dans le bôô cinéma on a des sorties nationales en vf, certes, mais aussi en vo!, et donc il fallait bien que j'y allasse, en ouverture d'une journée ciné plutôt bien remplie (3 films d'affilée : celui-ci, 2h3,0 puis 2 téléramuches).
Dans tous les films de Guillermo del Toro (dernier vu :La Forme de l'eau, 2017), il y a toujours un truc qui fait peur, un monstre,  une chose... bref une créature, qui n'est pas tout à fait humaine (ou plus tout à fait, ou pas encore, ce qui revient au même). Ce film-ci, qui se passe dans le milieu des forains (autre source pour moi d'angoisse, ou plutôt de malaise, depuis l'adolescence -voire même l'enfance6), n'y déroge pas, au contraire... Une bonne vieiile fête foraine à la fois clinquante et miteuse à la Stephen King,où on va suivre les aventures de notre héros Stanton Carlisle, qui y débarque donc un beau matin, tout juste sorti du bus après avoir mis le feu à une maison et brûlé un cadavre (ce sont les premières images, on en saura un peu plus un peu plus tard...), et s'y fait embaucher d'abord comme roadie, puis va progressivement gravir les echelons de cette foire aux monstres (freak show), en faisant plus ample connaissance  des différents personnages qui y officient, chacun(e) dans son stand aux bâches peinturlurées de couleurs criardes, chacun offrant des monstruosités à  voir dans son attraction spécifique attrape-gogos... Stanton y sera aidé d'abord par Zeena, une diseuse de bonne aventure (Toni Collette), pas insensible à son charme viril, et Pete, son vieux mari,  magicien déchu confit dans la bibine (David Strathairn). Sans oublier le "maître d'oeuvre", l'inquiétant Clem (Williem Dafoe) ni la douce Molly (Rooney Mara) dont il va tomber illico amoureux.
Stanton Carlisle en veut, il est prêt (à tout) il en a le talent, et il va parvenir à ses fins, tout du moins dans la première partie du film.
Ensuite, lorsqu'on quitte le terrain (et la gadoue) des spectacles miteux itinérants, le film, comme son héros, enfile un smoking et des chaussures impeccables, pour aller jouer dans la cour des grands. Avant on était un pied dans Freaks et l'autre dans Sous le plus grand chapiteau du monde, et tout d'un coup nous voilà mi-dans L.A Confidential et mi-dans, disons, Gatsby le Magnifique. High society.
Carlisle a pris de l'envergure (l'ambition, toujours, de ce personnage de moins en moins aimable) mais grenouille toujours dans les numéros de "mentaliste" et de télépathe bidon grâce à l'aide de sa comparse, la (tjours aussi) douce Molly, lorsqu'il va faire la connaissance de Lilith Ritter (Cate Blanchet, qui dépasse ici en perversité tout ce qu'elle a pu jouer), une psychiatre sulfureuse et manipulatrice, une veuve noire, une vraie femme fatale (fatalement fatale), bref qui va l'aider (l'inciter) à viser encore plus haut, plus ambitieux (et beaucoup plus de fric à se faire), jusqu'à ce qu'il commence à se mettre vraiment en danger, en tentant de gruger Ezra Grindle, un homme aussi puissant que méfiant (l'habituellement si doux Richard Jenkins, que je n'ai pas réussi à reconnaître pendant tout le film, même en étant sûr que ses yeux ne m'étaient pas inconnus...).
Une deuxième partie implacable, avec, là-aussi, son quota de monstres (même s'ils sont moins immédiatement identifiables que ceux de la deuxième partie), dans un enchaînement dramatique dont les rouages laisseront peu de chance à l'inconscient qui a voulu y mettre le doigt, et le broieront sans pitié jusqu'au bout, après un paroxysme de vénénosité cinématographique (Del Toro est très fort pour ça), jusqu'à un épilogue (que j'avais bien senti venir)  qui boucle la boucle avec intelligence et panache. En toute noirceur.
The rise and fall of Stanton Carlisle.
Un brillantissime exercice de style, à la distribution chromée étincelante ++, pour une immersion glaçante dans les eaux sombres de la manipulation et de la duplicité...

de là :

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à là :

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en passant par là (rarement j'ai vu -récemment en tout cas- un héros de film cloper autant : il en allume quasiment une nouvelle à chaque plan (métaphore de la façon dont lui-même se consume ?)

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et aussi par là (un clin d'oeil à la scène de rêve de La maison du Docteur Edwardes, de Hitchcock ?)

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brelan de dames

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allocinoche m'apprend que ce film est un remake :

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(on comprend mieux l'omniprésence de la clope)

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20 janvier 2022

montrer la voix

CANOËS
de Maylis de Kerangal

Je l'ai terminé cet après-midi (enfin, presque, puisque je n'ai pas relu la dernière nouvelle, Ariane espace, que j'avais déjà lue sur le ouaibe lors de son édition par Gallimard (collection Le Chemin), sous forme d'ebook (gratuitement!) dans une série  de 24 petits volumes  lors du premier confinement, où elle portait le numéro 16).
J'ai regretté d'autant plus de ne pas avoir pu aller la voir (c'était le soir de l'AG de notre association, et surtout du pot qui suivit, dans la salle de convivialités), mais mon amie Isa, qui y assistait (comme plusieurs personnes que je connaissais), m'en a très gentiment rapporté un exemplaire de son dernier ouvrage, dédicacé par la romancière, qu'elle m'a offert, vers la mi-décembre...
Je venais de commencer Compartiment n°6, que j'ai énormément aimé, et j'attendais donc de pouvoir enchaîner celui-ci. Il s'agit d'un recueil de nouvelles, toutes assez brèves (une dizaine de pages) sauf une plus longue, titrée Mustang, nichée au milieu, qui doit "faire" soixante-dix pages.
Et c'était sur cette nouvelle que je butais depuis quelques temps, car j'avais posé le livre dans ma table de nuit, et donc j'en lisais quelques pages le soir, mais la fatigue faisait que mes yeux se fermaient assez rapidement, et je le reposais donc, et le processus se reproduisait à l'identique d'une nuit sur l'autre.
Fractionner un livre de cette façon, en pulvériser la lecture, n'est pas une bonne chose, je le savais, et les jours (les soirs) passaient, et je me désolais.
Et j'ai pris ce matin le taureau par les cornes, pendant que mon aide-ménagère me chassait, en quelque sorte, de ma chambre, (puisque c'est la dernière pièce de l'appartement dans laquelle elle intervient), j'ai pris le livre et suis allé m'installer dans la cuisine, je l'ai posée sur la toile cirée bleu-vert, changement de décorum, par la fenêtre on voyait qu'il faisait jour et même un peu soleil, et hop! je me suis mis à lire.
J'ai terminé Mustang (la nouvelle est vraiment superbe), et j'ai continué (un peu avant le repas, puis le reste après...
Je voulais absolument pouvoir dire à isa, demain à midi, que je l'avais terminé...
J'ai revu le jugement -un peu hâtif sans doute- que j'avais émis à Philou en buvant un thé noir à l'orange la veille, à savoir que je trouvais le livre "très bien écrit mais un peu sans âme"...
Non non, pas du tout! Si je confirme que le style est superbe, je dois reconnaître que l'âme y est tout autant, et que j'ai trouvé dans chacune des nouvelles une parcelle brillante qui m'en a rendu la lecture délicieuse et émouvante (ici un corbeau, là un répondeur, là les résultats du bac, là des coquelicots...)
Et j'aime ce petit jeu, comme les caailloux blancs du petit Poucet, qui consiste à semer, dans chacun de ses textes, un ou plusieurs canoës (d'où le titre).
Bref un beau livre (que j'aurais encore plus aimé entendre lire par celle qui l'avait écrit...)

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7 janvier 2022

CMFUBJ 1

Oui, "Ca me fait une belle jambe..." le retour
(et réellement! la mienne aurait plutôt tendance à avoir -un peu-meilleure apparence, même si je ne suis toujours pas entièrement convaincu de l'utilité du port des chaussettes de contention...)

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2022 : les voeux

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2022 les voeux (suite)

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Je recommence à prendre figure humaine, après quelques jours de... dérèglement intestinal dirons-nous, avec des petits airs de gastro, mais, heureusement, uniquement par le bas (ce qui est tout de même moins pénible, enfin, plus habituel, moins douloureux quoi...)

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aujourd'hui c'est la fête : je mange à midi au FJT avec des copines, après je vais voir MEMORIA (d'Apichatponhounet, enfin...) avec des copines, et ensuite on partage -rituellement, comme tous les ans- la galette apportée par Manue...

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(aaaaah... enfin)

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(une pensée émue pour les collègues qui vont encore au casse-pipe taf... bisous Isa! -et Sylvain aussi!-)

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une belle affiche, pour le film de Eskil Vogt (co-scénariste de tous les films de Joachim Trier)
sortie prévue le 9 février

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C'était un très beau film, eh bien il est tiré d'un très beau livre, que j'ai beaucoup aimé, et qui m'aura accompagné pendant ces "vacances de Noël"  (et que j'ai prêté hier à mon ami Philou, venur me rendre visite), dont je vous reparlerai peut-être

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n'oublions pas la page des sports...

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et le playmate du jour

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(je ne sais pas qui est ce monsieur, mais je le trouve -en l'état- très joli... j'ai juste compris que ça avait quelque chose à voir avec le foot...)

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et il déjà temps de refermer ce flash d'informations
"avant l'arrivée d'une nouvelle perturbation..."

 

7 janvier 2022

enlever l'amertume des endives

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CHERE LÉA
de Jérôme BONNELL

Je n'avais pas forcément prévu de le revoir, bien qu'en en gardant un excellent souvenir, mais comme Catherine m'a dit qu'elle y allait à 13h30, j'ai décidé de l'y accompagner, avant la séance de 15h30 du Farahdi.
Et je crois que j'ai aimé encore plus que la première fois (et je me suis demandé pourquoi je ne l'avais pas mis dans mon top 20 et quelques 2021). Jérôme Bonnell parle d'amour(s), et c'est la chose qu'il sait le mieux faire, les deux Grégory sont les piliers adorables de cette histoire de séparation (d'apprentissage de), et le fait de l'avoir déjà vu une fois me permettait, connaissant le déroulement de l'histoire, d'être plus attentif aux détails, à la multiplication de tous ces fragments d'histoires, ici, là, qui commencent, se terminent, se perpétuent, renaissent, oui, les détails, comme autant d'enluminures plaisantes, de notes ajoutées sur la mélodie de l'aventure de Jonas.
Bref, un doux plaisir de cinéma.
Et une excellente de (re)commencer l'année-ciné!

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1 janvier 2022

triplées ?

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("Danny, viens jouer avec nous...")

on a beau avoir de l'espoir, c'est quand même bien à ça que ça risque de ressembler, non ?
mais bon -tradition oblige, conformons-nous-  c'est l'occasion de vous la souhaiter "bonne"
(ou, en tout cas, moins pire -moins grave, moins chère,moins ceci moins cela, moins tout-)
bref, chère lectrice, cher lecteur, en ce premier janvier ceci pourrait ressembler à des voeux
(la santé le bonheur ll'enthousiasme l'imagination les découvertes les échanges le partage)
oui surtout la santé ne pas avoir peur d'insister là-dessus et de le répéter et répéter encore
et de répéter aussi, comme un mantra, qu'en 2022, tout ira mieux (tout ira mieux tout ira

30 décembre 2021

vesoul / paris / bellou (et retour)

(comme ça vient)

le (mini) cluster de Romainville / Anselm Kiefer / le champagne du Grand Frais / les huîtres du Grand Frais / l'expo sur la Céramique au musée d'Art Moderne / la mousseline de salsifis et de topinambour / métro Rambuteau / RER B / Palaiseau Villebon / le sac en toile de jute d'Intermarché qui s'est déchiré au fond / le triomino / le scrabble / Compartiment n°6 / le jeu de l'éléphant blanc / Ravel de Jean Echenoz, lu par Jean Echenoz / acheter un ticket de RER à St Michel / le spéculoos avec le thé de Malou / "nous espérons que vous avez passé un agréable voyage" (la SNCF) / le galet de Malou / les chocolats de chez (anciennement) Bataille / un savon avec de la laine bouillie / devant le garage de Béa /les radiateurs en série / pour un bon feu dans la cheminée il faut au moins 2 bûches, idéalement 3 / le  sandwich du retour au St-Nectaire et à la sucrine / la bûche en trompe-l-oeil / le bouillon de poule avec les légumes coupés en petits morceaux  / le St-Amour / le St-Pourçain et sa cédille / le calendrier des garçons bleus / les feuilles d'oranger à toutes les sauces / le minuteur du grille-pain / Zazounette / le centaure sur la façade du musée d'art moderne /

(les images)

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surpopulation ferroviaire

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(la prochaine fois, penser à réserver en première)

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une cuisse (deux, en fait) du Musée de la Chasse

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Eva Jospin

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l'avion d'Anselm Kiefer

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les moissonneurs d'Anselm Kiefer

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le mausolée d'Anselm Kiefer

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le restau où Pascal a oublié sa casquette

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oeuvre dans l'expo sur la céramique (oui, il fallait être attentif!)

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le centaure du musée d'Art Moderne

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dans le métro

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comme du Hopper à Villebon (re-posé)

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St Jacques et brocoli, finalement...

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la bûche marrons/cassis (délicieuse) offerte par Dominique

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les macarons au lemon curd de Malou Hermé

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départ de Villebon (on va vers le beau...)

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retour à Bellou : le bouquet doré sur la cheminée (et un peu de la tête du photographe)

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l'indispensable Huisne

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à la Brasserie La Cour, du Complexe Le Grand Monarque

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dernier matin à Bellou

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dernier café à Nogent (dans le deuxième troquet préféré de Pascal)

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dans le train Nogent/Paris

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dans le train Paris/Dijon

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dans le train Dijon/Besançon

(épilogue)

à Besac je devais encore prendre le bus pour rentrer à la maison, j'ai d'abod envisagé de prendre le tram pour descendre au centre-ville pour prendre le bus (annoncé à 18h10) mais ledit tram était annoncé 11 minutes plus tard, et donc je n'étais pas sûr d'arriver à temps pour le bus, j'ai donc traversé la voie pour revenir à l'abribus de la gare, où le 201 était annoncé à 18h20, j'ai discuté successivement avec un couple de vieux qui repartaient à Pontarlier parce qu'ils n'avaient pas trouvé la navette qui devait les amener à la garde tgv pour partir à Valence (non vaccinés, visiblement, ils m'ont fait penser au couple de vieux voisins dans Rosemary's Baby...), puis avec le chauffeur du bus pour Pontarlier qui fumait son clope avant de partir (et m'a assuré que, si, si, le 201 allait bien passer puisqu'il était marqueé sur le tableau), puis avec une autre passagère du bus pour Pontarlier (qui s'est avérée être une ancienne chauffeuse de M*bigo), et, résultat, à 18h20, quatre bus à la queue-leu-leu sur l'esplanade : celui qui partait pour Pontarlier, celui qui arrivait de ? via Ornans, un premier 201 qui arrivait de Vesoul et repartait pour le centre ville, et un second 201 (le bon!) qui arrivait du centre-ville et repartait pour Vesoul (dix minutes de trajet de gagnées!) et que j'ai pris, donc.
Maison!

18 janvier 2022

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tiens, ça m'a fait penser à mon Papiche...

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14 janvier : le taux d'incidence en Haute-Saône (1701) est moins élevé que dans le Finistère (1785) , mais plus que dans l'Allier (1651) ou le Lot (1608), mais beaucoup moins qu'en Savoie (4135) ou en Seine S-Denis (4145)

*

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*

(journée de grève des enseignants) je suis déçu (très) : je pensais que Blanquer allait -enfin- être débarqué et je m'en réjouissais... Caramba! Encore raté! (Christine m'a expliqué qu'on ne pouvait pas débarquer un ministre -de l'éducation- à trois mois des présidentielles...)

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*

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(15 janvier)
Haute-Saône : 1691
Finistère : 1779
Allier : 1626
Lot : 1663
Savoie : 4069
Seine St Denis :4028
(l'amorce de la décrue ?)

*

j'ai fait une soupe assez goûteuse (d'après une recette de Jacky Durand dans ce cher Tu mitonnes...) : au départ un genre de potée : lard demi-sel, carottes (orange et jaunes), patates, navets et navets boule-d'-or, céleri-rave, panais, rutabaga, le soir je me suis servi le bouillon (avec des pâtes alphabet), le lendemain à midi j'ai mangé les légumes et un peu de lard, et ce soir je vais manger la soupe (j'ai mixé les légumes et le bouillon...)

*

(non, non, que nenni...)
(16 janvier)
Haute-Saône : 1774
Finistère : 1804
Allier :1675
Lot : 1705
Savoie : 3991
Seine St Denis : 3951
(bon, après, j'arrête...)

*

proverbe du jour "si la petite casserole est trop remplie, verse tout dans la plus grande..."
(généré à l'instant)

*

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Ozu : autoportrait

*

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répétition du spectacle "La Tendresse"

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comme j'ai décidé que cette année  je n'irais pas au FICÂÂÂ (pour des raisons uniquement prophylactiques, je le précise) j'ai décidé, à la place de me faire un petit festival perso at home, à la place (et donc je commence, tiens, par une intégrale Apichatpong Weerasethakul)

*

20 décembre 2021

je pars pour quelques jours (pour fêter Noël "à

je pars pour quelques jours (pour fêter Noël "à Champlitte> à Paris >à Bellou") mais je pense à vous quand même...

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vestiaires

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bourreau (des coeurs) iranien

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Jessica93 qui fait le malin

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eh oui!

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bananas

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tournage du dernier kervern et delépine (avec vincent macaigne et jonathan coen)

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Richard Dreyfuss sur le tournage de Jaws

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douche à l'Iranienne

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ça m'intrigue (mais bon Noé je me méfie...)

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Steven Spielberg qui fait le malin

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(ça marchait déjà pour 2021, ça le fera aussi pour 2022)

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13 décembre 2021

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SOUS LE CIEL DE KOUTAÏSSI
d'Aleksandre Koberidze

Ah le cinéma géorgien... (soupir rêveur et enamouré).
Ah les gentils distributeurs qui nous envoient des liens de visionnage (DAMNED, pour ne pas le nommer, dont vous pouvoir voir le catalogue , tout rempli de choses que j'ai beaucoup aimées et d'autres que j'ai très envie de voir) -autre soupir énamouré et rêveur. Encore une fois, il s'agit pour moi d'un film qui tombe des nues (j'ignorais parfaitement son existence avant de lire le mail du distributeur), et d'un film qui m'a tout autant parfaitement séduit.
Un conte géorgien, (le film est explicitement présenté comme tel) qui se passe à Koutaïssi (j'ai vérifié si ça existait "en vrai", on ne sait jamais, cinéma oblige...), deuxième ville de Géorgie, qu'une page sur le ouaibe décrit comme "douce, lumineuse, et un peu bohème"....
Il s'agit du premier film de son réalisateur, un jeune homme de 37 ans (dont allocinoche m'apprend qu'il en a, depuis, réalisé un autre -BLOODSUCKERS- qui doit sortir "prochainement"...).
Donc, à Koutaïssi, qu'advient-il ? Girl meets boy (comme hier dans COMPARTIMENT N°6), puis re (dans l'autre sens, une rencontre joliment filmée au niveau des pieds, avant qu'une voix-off (qui reviendra souvent dans le film pour mettre son grain de sel narratif) nous apprenne que Lisa et Giorgi -qui n'ont même pas pensé à se demander leurs prénoms- viennent d'être frappés par une malédiction qui les empêchera de se retrouver le lendemain à l'endroit qu'ils avaient prévu...
Le "mauvais oeil" (c'est lui le responsable) à bien préparé son (mauvais) coup puisqu'il les a fait tout deux changer d'apparence, et donc on se demande comment ils vont bien pouvoir faire pour réussir à vaincre cette satanée malédiction...
Le réalisateur inscrit son conte dans une chronique presque "villageoise" (alors que Koutaïssi compte tout de même 135 000 habitants), où la caméra, voletant de ci de là,  reviendra souvent au bar pour le propriétaire duquel travaillent nos deux tourtereaux, mais sans se reconnaître, dans l'ambiance estivale d'une Coupe du Monde (de football hihihi) qui commence (le ouaibe m'informe, au vu du résultat, qu'il pourrait s'agir de celle de 78 ou de 86) et tandis (dans le même temps) qu'un film se prépare, où le réalisateur a chargé son assistante de lui dégotter, pour son plan final, 6 couples (à choisir parmi 50). On est dans un univers de conte où, bien sûr, couple = madame + monsieur).
La romance,  le foot, le cinéma, voilà les trois grands axes du film, qui va pourtant, régulièrement et tout du long, préférer les vagabondages, les sentiers qui bifurquent, les chemins de traverse, au fil d'une déambulation souvent champêtre, où la caméra souvent s'attarde sur les gens (certains qu'on reverra, et d'autres pas forcément...) Lisa, Giorgi, certes, mais toutes et tous les autres aussi.
C'est délicieux (comme a l'air de l'être le khatchapouri, recette typique, que Lisa prépare suivant la recette de sa grand-mère...), et on se laisse aller à ce mélange de nonchalance narrative et, quasiment, de candeur... (le film montre beaucoup d'enfants, il y est très attentif, et se met souvent à leur hauteur -comme dans la très jolie scène du match de foot filles/garçons, au ralenti, à la fin de la première partie-).
On pourrait juger -et je suis sûr que certains critiques chagrins sans doute le feront- que c'est un peu fouillis (ou fourre-tout, le film fait tout de même 2h30 et sans doute aurait très bien pu être raccourci, mais aurait alors perdu beaucoup de ce charme buissonnier qui le caractérise...), mais bon c'est la boîte à trésors du réalisateur. Même chose pour la voix-off, dont certaines interventions pourraient être jugées pontifiantes, ou redondantes, ou inappropriées), mais en entrant dans cet univers très personnel, on  a accepté d'en jouer le jeu, jusqu'au bout, sans moufter, et on écoute religieusement la voix-off...
Le réalisateur réussir à tenir grosso-modo ses rênes principaux (Lisa et Georgi), même s'ils semblent un peu lâches de temps en temps, et s'accorde le droit (abandonner le discours officiel et lui préférer la poésie, comme dans Le Sous-Préfet aux champs), de nous décrire attentivement (à sa façon de regarder) cette ville géorgienne, et ses habitants (les adultes, les enfants), et toutes les histoires qui s'y tissent, et d'être tout aussi attentif (et disponible) aux hasards charmants qui peuvent intervenir au cours d'un plan ou d'une scène (ah, ces oiseaux joliets qui viennent sautiller au milieu d'un décor...)

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Le sens du détail.
Bref,encore une perle géorgienne (rappel : MANDARINES, L'AUTRE RIVE, UNE FAMILLE HEUREUSE, KHIBULA, ET PUIS NOUS DANSERONS... sans oublier toutes celles de l'ami Otar Iosselliani, en pépère fondateur). On est sous le charme.  et voilà, comment pourrais-je dire autrement ? Ah oui:"Un film doux, lumineux, et un peu bohème" (cf plus haut à propos de Koutaïssi).

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5 décembre 2021

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(c'est quand on danse avec les gambettes en l'air (musique d'Offenbach oblige) et qu'on est plutôt joyeux et c'était, allez savoir pourquoi, l'état dans lequel j'étais hier après-midi, quand Catherine m'a rejoint pour boire un café avant le cinoche (il me semble d'ailleurs me souvenir qu'elle m'a demandé en riant si j'avais pris des amphétamines tellement j'ai dû lui paraître speed et pourtant j'étais je vous le jure à jeun parfaitement à jeun (de chez jeun)

1) parce que j'étais content de la façon dont ça s'était passé chez le médecin ? (enfin, plutôt la remplaçante) elle a commenté mes rsultats d'analyse, le "mauvais cholestérol" avait baissé, le "bon" avait monté, et m'a donc conseillé de continuer le médicament à propos duquel je venais chercher une nouvelle ordonnance ?

2) parce que c'était bien quand je suis ensuite passé chez Pépin pour un café scrabble et que j'ai beaucoup aimé la façon dont il s'est comporté ? (j'ai commencé par écrire dans ma tête un truc du style "il en va du "prurit amoureux" (ou prétendu comme tel) comme de l'urticaire, du psoriasis, ou de l'eczéma : il ne faut surtout pas gratter (et donc éviter au maximum le contact avec ce qui est susceptible de provoquer des démangeaisons...". Merci Pépin de m'avoir évité de me gratter...

3) parce que, ensuite, chez la pédicure /podologue ça s'est aussi super bien passé? (elle se rappelait dans quel état j'"tais sorti de la dernière séance, avec deux pansements aux gros orteils et le moral dans les chaussettes (mermr plus bas, encore) : là tout allait bien, elle m'a fait les soins habituels et je suis reparti presqu'en faisant des claquettes comme Fred Astaire (en plus je suis reparti avec 3 papillottes dans un petit sachet me souhaitant de joyeuses fêtes...

4) parce que ensuite au FJT il y a eu un nombre incroyable (inhabituel) de joyeux travailleurs en tenues diversement fluo, et que j'ai réussi à en immortaliser quelques-uns avec mon téléphone ?

5) parce que j'étais assez content d'avoir soudain trouvé un slogan pour la prochaine année : "2022, v'là les flics!" (et particulièrement adapté, en plus, non ?) ?

6) parce que j'ai pris quelques photos dont j'étais assez content de la déco du bar  façon "White X-mas" dont une, notamment, qui pourrait me servir pour mes voeux ?

7) parce que j'étais très content de découvrir JULIE (EN 12 CHAPITRES) en compagnie de Catherine, et d'avoir à plusieurs reprises pendant le film pensé à ce qu'elle pouvait bien penser au même moment ?

8) parce que je trouvais assez rigolo d'aller deux "films de filles" de suite, accompagné à chaque fois par une copine différente, (J'ai d'ailleurs continué de faire l'idiot et j'ai dit au caissier-propriétaire "Les marins ont une femme dans chaque port, moi j'en ai une à chaque séance..." ce qui l'a d'ailleurs fait sourire ?

9) parce que j'ai pensé que, en fin de compte, même si je déteste toujours autant ce vrai-faux esprit de Noyel dégoulinant de glucose et de faux-culterie, que ce mois de décembre, donc,  ne démarrait pas si mal ?

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en fait ?
en fête ?
amphètes ?

12 mai 2023

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"À l’entracte d’une pièce, dans les toilettes de la Comédie-Française, le général de Gaulle et André Malraux se tiennent côte à côte face aux urinoirs. Enthousiaste, le ministre confie :
- Belle pièce, mon général.
- Je vous en prie, Malraux, regardez devant vous." (anthologie de la répartie)

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"La vie c'est très drôle, si on prend le temps de regarder" (Jacques Tati)

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"Chaque matin, dans ma tête, je tue Le Pen de toute ma force. Dès que je me réveille je recommence à le tuer." (Marguerite Duras, Le Nouvel Observateur, 24 mai 1990)

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"J’étais pas exactement un ange moi non plus, j’avais moi aussi l’âme qui faisait des nœuds et des faux plis, comme tout le monde." (John Fante, Demande à la poussière)

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(l'école des filles à Poil)

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"Ne cherchez pas le pourquoi - en amour il n’y a pas de parce que, aucune raison, aucune explication, aucune solution." (Anaïs Nin)

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"Je coule à pic. Quand il est si absurde et si inutile de couler !" (Franz Kafka, Journal)

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"Il faut, si l'on veut vivre, renoncer à avoir une idée nette de quoi que ce soit. L'humanité est ainsi, il ne s'agit pas de la changer, mais de la connaître." (Gustave Flaubert, Correspondance)

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Ne dites plus "tentative d'assassinat avec arme par destination" mais dites : "gestes qui ne sont pas tout-à-fait appropriés commis par manque de discernement dans un contexte de grande tension et de fatigue." (Swami Petaramesh)

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"J’ai du mal à porter le poids de mon propre corps. Je le sens à chaque instant, comme s’il était de plomb, ou comme si je portais un autre homme sur le dos. Je ne suis pas habitué à moi-même. Je ne sais pas si je suis moi." (Eugène Ionesco)

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"J’ai passé ces derniers mois à passer ces derniers mois. Rien d’autre, un mur d’ennui surmonté de tessons de colère." (Fernando Pessoa, Fragments d’un voyage immobile)

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“Ce que l'on nomme fermeté chez un roi s'appelle entêtement chez un âne.” (Thomas Erskine)

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"Montre les dents
Montre les deuils
Montre vraiment
Montre tout seul
N'abandonne pas
Et même si tu persistes et saignes
Va vers ton risque

Et ton danger

C'que tu caches

C'est ce que t'as de mieux
Tu te censures

Depuis des années

Maintenant
Crache ton jeu
Montre les dents Montre les deuils
Perds plus de temps

Par peur d'être seul
Qu'est ce que tu perds
Au pire
Qu'est ce que tu perds

À plus mentir
Retrouve la voix

Retrouve la vue

Tu commences

À tout déballer

Pourtant j'avais prévenu

L'album a même pas commencé."

(Martin Luminet, Deuil)

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"Le courage frondeur de son auteur incite plutôt à en réévaluer à la hausse le climat intoxiqué de cocotte-minute caniculaire." (in Libération, à propos de Burning days)

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 ("Chaque personne que vous rencontrez est en train de livrer un combat dont vous ne savez rien. Soyez gentil. Toujours.")
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(photographie et texte Philippe Soriano)

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"Les promesses n'existeraient pas sans la possibilité de ne pas les tenir." (Jacques Derrida)

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"Je ne savais pas quoi dire. J'ai eu envie de pleurer." (Jack Kerouac)

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"Attendre est encore une occupation. C'est ne rien attendre qui est terrible." (Cesare Pavese)

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"Je suis resté inconsolable si longtemps. Inconsolable. Inscris ce mot dans ton petit carnet. C’est le mot le plus triste du monde. Je parle d’expérience." (Raymond Carver)

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"Nous tombons, je vous écris en cours de chute. C'est ainsi que j'éprouve l'état d'être au monde." (René Char)

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3 décembre 2021

gambettes

"Ci-gît René Fallet qui se trompe de siècle
et ne fut pas foutu de trouver rime en "iècle"!"
(grâce à Riri La Gâchette)

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j'ai une capacité d'appréhension / compréhension du monde extrêmement limitée(s) (comme quand Philou m'expliquait que "les quads n'ont pas de différentiel"...) (ah bon ?) (la poule devant un seau de boulons)

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empathique / emphatique

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j'avais fini par trouver une pharmacie qui me proposait la 3ème dose pour le 15 décembre, mais "ma" pharmacie m'a rappelé ce midi pour me proposer le 2 (je n'ai pas hésité).

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un bouquin depuis des mois en vitrine du bouquiniste: "CESSEZ D'ÊTRE GENTIL, SOYEZ VRAI!" (ah bon ?)

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Sur l'ordonnance c'était précisé (à la main) "à jeun", la secrétaire à l'accueil  m'a demandé si je n'avais pas déjeuné, mais la laborantine qui m'a fait la prise de sang m'a affirmé que j'aurais tout à fait pu le faire (ah bon ?)

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(et, du coup) le plaisir retrouvé de petit-déjeuner avec de la baguette fraîche

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CONTES DU HASARD ET AUTRES FANTAISIES
de Rysuke Hamaguchi (le monsieur qui a fait DRIVE MY CAR)
Montgolfière d'or ET Prix du Public
au Festival des Trois Continents
sortie prévue le 6 avril 2022
(ah bon ?)

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(pensé à Pépin...)

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24 novembre 2021

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J'AI AIMÉ VIVRE LA
de Régis Sauder

(Retrouvailles). Je ne connais pas Cergy-Pontoise, mais j'y étais pourtant déjà venu deux fois, par la tangente (et sa base nautique) via le beau duo de films de Guillaume Brac (Contes de juillet et L'Île au trésor), et j'en avais déjà, même si d'un peu loin, une plutôt très bonne opinion.
A travers le double prisme de l'objectif du réalisateur et de l'écriture de Annie Ernaux, nous voilà (hihi) dans la place. Le lieu et les gens. Les cergynois et cergynoises, leurs visages et leurs mots, avec au milieu (comme le double effet kiss cool) le visage et les mots de l'autrice  de Les Années (livre que j'ai découvert grâce à Philou dans l'avion de retour des Indes et que je chéris particulièrement).
Cergy sous son meilleur jour, dans un film solaire, estival, coloré, joyeux (on reste exactement dans la dynamique du tandem de films de Brac), et, tiens, pour souligner la filiation je vais même de me permettre de reprendre, une fois n'est pas coutume, un extrait de la critique hyper-enthousiastissime  que les Cahiaîs avaient consacré en son temps à L'Ile au trésor (5 étoiles, carrément!), juste en remplaçant le titre du film :
"Sous son air espiègle, L’Île au trésor J'ai aimé vivre là se révèle être un film ambitieux, d’une beauté remarquable : un éclat solaire qui rend joyeux, désirant, et d’autant plus sensible à une réalité sociale qu’elle prend forme à travers la singularité magique des vivants."
(Et ça marche!)
De l'été, de la pédagogie, des ateliers, des jeunes gens, d'autres moins jeunes, des témoignages, des je me souviens, des textes d'Annie Ernaux dits par elle ou lus par des citoyens lambda, et c'est touchant comme tout un(e) chacun(e) a l'air tout à fait ravi(e) d'habiter là...
Régis Sauder a réalisé un film à l' élégance incontestable. Et regarde avec une même tendresse la ville et ses habitants (dont Annie E.). Et le film réussit doublement à nous séduire : en nous donnant envie de déménager là-bas séance tenante, d'une part, et, de l'autre, de lire (ou relire)  Annie Ernaux.
Pari(s) réussi(s)!

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1 décembre 2021

novembre 2021

(un mois de films MUBI)

lundi 1er
MOVING ON
de Yoon Dan-bi
(1h44)

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une histoire de famille dans la lignée d'Edward Yang et de Kore-Eda

mardi 2
SUR LE PASSAGE DE QUELQUES PERSONNES A TRAVERS UNE ASSEZ COURTE UNITÉ DE TEMPS
de Guy Debord
(19')

Capture d’écran (3155)

horripilant au début mais finalement pas si mal , mon premier film situationniste , court-métrage heureusement (textes "politiques", slogans, voix blanches, écrans blancs)

mercredi 3
80000 ANS
de Christelle Lheureux
(29')

Capture d’écran (3166)

court-métrage  en split-screen sur une jeune archéologue sur un lieu de vacances...

jeudi 4

TWO WAY STREET
de Cao Guimarães

Capture d’écran (3171)

encore un film en split-screen, un doc brésilien où deux personnes qui ne se connaissent passent chacune 24h dans l'appart de l'autre et filment et commentent, (et ce dispositif fonctionnera trois fois (bavard)).

vendredi 5

LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT
de Jacques Demy

Capture d’écran (3197)

(j'ai tenu dix minutes, et encore, en me forçant...ce n'est pas du tout ma tasse de thé cinématographique...)

samedi 6

MOMENTS LIKE THIS NEVER LAST
de Cheryl Dunn

Capture d’écran (3186)

un doc très sex drug's rock'n roll & polaroïds sur Dash Snow 1989/2001), un artiste américain que je ne connaissais pas (un peu longuet touffu toutefois)

dimanche 7

JULIETTA
de Pedro Almodovar

Capture d’écran (3214)

Je l'avais vu à sa sortie, mais, comme souvent chez pedro A.,  j'avais complètement oublié de quoi il retournait (je ne l'ai pas revu)

lundi 8

HEART
de Jeong Ga-Yun
(1h11)

Capture d’écran (3199)

dans la lignée d'Hong Sang-Soo une comédie amoureuse coréenne à trois personnages (la cinéaste / le peintre / l'acteur) très bavarde mais on lui pardonne

mardi 9

LA MARQUISE D'O...
d'Eric Rohmer

Capture d’écran (3203)

je n'avais pas jugé bon d'aller le voir à sa sortie, puis l'occasion ne s'était plus jamais présentée. Dans le rôle-titre Edith Clever se pâme divinement, et Bruno Ganz compose un tout aussi divin Baron (mais c'est -aussi- extrêmement bavard)

mercredi 10

FRIENDS AND STRANGERS
de James Vaughan

Capture d’écran (3232)

un plaisant coq-à-l'âne australien, autour du jeune Ray, qui va rencontrer toute une série de personnages... attachants, au fil d'un récit très agréablement décousu

jeudi 11

BLUE
d'Apichatpong Weerasethakul

Capture d’écran (3234)

un court-métrage de ce très cher Apichatpongounet, découvert il y a quelques temps déjà sur les conseils de Dominique sur le site de l'Opéra

vendredi 12

PEAU D'ÂNE
de Jacques Demy

Capture d’écran (3236)

Oh oh un second Demy à quelques jours d'intervalle... mais autant le premier ne me sied pas, autant celui-ci est un divin enchantement (et puis, Delphine Seyrig et Micheine Presle...)

Capture d’écran (3243)

samedi 13

L'HOMME SANS ÂGE
de Francis Ford Coppola

dimanche 14

ET MAINTENANT ON VA OU ?
de Nadine Labakhi

lundi 15

WINTER'S NIGHT
de Jang Woo-Jin

mardi 16

FARENHEIT 451
de FRançois Truffaut

Capture d’écran (3379)

Pas mon Truffaut préféré, et l'enticipation a pris un sacré coup de vieux

mercredi 17

LUXURIANCE ACCIDENTELLE DU RÉBUS AQUEUX TRANSLUCIDE
de Dalibor Baric

Capture d’écran (3264)

un film d'animation expérimental croate, ça n'est pas si courant, un travail titanesque pour un film dont chaque plan peut-être considéré comme une oeuvre (j'y consacrerai un post entier en temps voulu)

jeudi 18

THE SOUL OF THE BONE
de Cao Guimarães

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un documentaire du même réalisateur brésilien déjà vu le 4 (le réalisateur, pas le film) sur un anachorète, j'ai pris une capture d'écran et j'ai fui...

vendredi 19

LA REINE MARGOT
de Patrice Chéreau

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Je ne l'avais pas vu en salle à sa sortie , et là j'avoue les 2h39 m'ont fait un peu hésiter... mais je me suis lancé (la distribution est éblouissante...

samedi 20
L'ENFER
de Claude Chabrol

dimanche 21
BURNING
de Lee Chang-Dong

lundi 22
POETRY
de Lee Chang-Dong

mardi 23
SECRET SUNSHINE
de Lee Chang-Dong

mercredi 24
THE TROUBLE WITH BEING BORN
de Sandra Vollner

jeudi 25
AVANT TIM
d'Alexis Diop

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un joli court métrage en trompe-l'oeil, un couple (avec enfant) se filme au fil des ans avec son camescope, et tout ça a tellement l'air vrai et juste sauf que pas du tout (et c'est fait pour)

vendredi 26
THE REVENANT
d'Alejandro Gonzales Iñarritu

samedi 27
MANHUNTER (LE SIXIÈME SENS)
de Michael Mann

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Je l'avais vu (et beaucoup apprécié) à sa sortie, j'avais même acheté la musique (en k7 audio!) au Canada, et William L. Petersen est très sexy... (je l'ai revu en entier)

dimanche 28
IL DIVO
de Paolo Sorrentino
(pas envie du tout de le revoir)

lundi 29
VIVE LE SPORT
de Sam Taylor et Fred C. Newmeyer

mardi 30
GOUPI MAINS ROUGES
de Jacques Becker

(finalement, ça n'était pas une si bonne idée que ça, et, contrairement à ce que je pensais, j'ai perdu pied assez vite...)

8 novembre 2021

le petit adjudant

ALBATROS
de Xavier Beauvois

Xavier Beauvois, un coup en haut en coup en bas (c'est pour la rime, mais pas que). Depuis l'introductif -pour moi- (je n'ai jamais vu Nord) et peu aimable N'oublie pas que tu vas mourir (que j'avais trouvé très fort) sa carrière cinématographique fut, pour moi, en dents de scie, entre films pas vus et films adorés.
Déjà, je n'en avais pas vu (heureusement) la bande-annonce, qui avait fort agacé Emma & Dominique car, selon elles "elle racontait tout le film". J'en savais donc ce que tout le monde en sait : un gendarme tue un paysan par accident. Et rien de plus. Mais ce n'est qu'une partie du film. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre pour le reste.
Mon film préféré de Beauvois, c'est sans doute Le Petit Lieutenant, qui n'est pas sans ressemblances avec, justement, celui-ci : des flics vus par le petit bout de la lorgnette, le quotidien d'une brigade, les flics au naturel, et puis, au milieu, une mort violente qui fait tout basculer, remet tout en question(s). Dans l'autre film c'était Nathalie Baye (excellente) qui essuyait les plâtres, ici c'est (le  toujours juste) Jérémie Rénier. j'adore ce genre de film "en immersion chez nos amis les flics" (L627, Polisse, Perdrix...)
Je dois préciser qu'en sortant je suis allé voir cette fameuse bande-annonce sur y*utube, et, c'est vrai, mes copines avaient raison, tout le film y est (même cette image que j'ai trouvée particulièrement touchante).Pas très bon point, mais le réalisateur n'y est pour rien.
J'ai beaucoup beaucoup aimé le film, que j'ai trouvé -ensuite- être un peu à double-fond : la compagne et la fille de Jérémie Rénier dans le film, ce sont celles de Xavier Beauvois dans la vie...  Et cette même compagne, non contente d'en être l'actrice principale, est aussi la monteuse du film. Ah ah.
Ensuite, il s'avère que ce (beau) personnage-pivot  de paysan (dans le film) est joué par un vrai paysan, dans la vie, recruté sur casting. L'homme s'appelle Geoffroy Séry (et c'est ma foi un fort bel homme, - oui je sais oui, je suis en ce moment extrêmement sensible à la beauté des travailleurs, mais qu'y peux-je ?-...). Ce paysan dont la mort va provoquer "un sacré ramdam" (dixit le supérieur de notre gendarme, qui, m'a dit Dominique, est lui aussi un vrai commissaire.)
L'adjoint de Jérémie Rénier est interprété par Victor Belmondo (le petit-fils de qui-vous-savez) ce qui pour moi est plus anecdotique, même si davantage relayé par les médias à propos du film de Xavier Beauvois.
Et le même Xavier Beauvois s'offre un cameo (en forme de clin d'oeil) en pochetron insulteur de flics.
Le film va suivre le double mouvement du ressac (le flux et le reflux), marée montante dans une première partie presque idyllique (familialement parlant, tout du moins), qui va ensuite, après son point culminant, se retirer violemment ("avec perte et fracas" ne sera pas ici de trop). Et remettre en question à peu près tout ce qu'on aurait pu tenir pour acquis tout au long de la souriante première moitié. Où la mer était déjà fort présente (candide, je me demandais un peu le pourquoi de cette insistantce de la part du réalisateur, j'ai compris par la suite).
Le père en mer, sur son petit voilier, la mère et la fille restées à quai, chacun.e va devoir gérer sa vie et son quotidien sans l'autre. Embarqués nous sommes et jusqu'au bout nous le resterons (j'avoue que pendant un certain moment j'ai appréhendé le pire, mais non non, le -joli- happy end est au rendez-vous. De façon, pour moi, presque inattendue. Et presque trop happy pour être vrai.
Après, il est vrai (justement) un plan, en plein milieu d'une furieuse tempête, qui restera pour moi "le" plan sublime de ce film (dont on entraperçoit même une image dans la bande-annonce) et dont j'ai eu du mal à parler à Manue sans avoir aussitot les yeux mouillés.
Très beau travail.
(top 10 ?)

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Geoffroy Séry et Jérémie Rénier

17 septembre 2021

6,5

LA LOI DE TÉHÉRAN
de Saheed Roustayi

Je l'avais vu, tranquillou,  devant mon ordinateur, au Festival du Polar de Reims (finalement, ça sera bien la seule chose que je regretterai, à propos du confinement : la possibilité offerte d'assister à quasiment tous les Festivals de films - les français, tout du moins-), festival  où il avait d'ailleurs été doublement primé : Grand Prix et Prix de la Critique.
J'étais content (et j'avais très envie) de le revoir "en vrai", sur grand écran, dans le bôô cinéma, d'autant plus que Catherine m'y accompagnait... Je m'en rappelais plutôt bien (c'est drôle la façon dont certains détails d'une scène, parfois plutôt anodins, peuvent pourtant vous rester très précisément en mémoire -cf la scène "des tuyaux en ciment" ou celle "des classeurs", ou encore celle "du téléphone qui pue") mais, sans doute l'effet "grand écran", j'ai trouvé ça encore plus fort que la première fois que je l'avais vu.
La première fois, je m'étais un peu méfié, tant l'expression "polar iranien" me semblait surprenante, d'ailleurs la scène d'ouverture ne m'avait pas tout à fait convaincu, que j'avais à l'époque qualifiée "d'un niveau d'un téléfilm", alors que, là, sur le bôo grand écran, elle passe très bien, aussi bien que, par exemple, celle de Bac Nord vue la veille... (auquel, finalement, ce film-ci ressemble, par plus d'un aspect : les flics, les poils, la came, le gros bonnet de la drogue, les procédures d'investigation à la limite de la légalité, la prison -il y est à chaque fois question d'un flic auquel on passe les menottes à cause de la façon dont il a mené une "enquête" pour coincer un dealer-).
Des scènes d'action, il y en a dans la loi de Téhéran, mais le plus intéressant -et de loin- est bien ce qui se passe à l'intérieur de ce commissariat, au cours d'un huis-clos de plus en plus asphyxiant, et des affrontements et des duels qui s'y jouent, au cours de cette nuit, entre le flic et le trafiquant d'abord (chacun des deux acteurs met toute son énergie à composer un personnage complexe, aussi attachant à certains moment qu'exaspérant à d'autres) puis le flic et son collègue -postulant à la fonction de prochain commissaire-, le flic et le juge, le trafiquant et le juge, chacun des duels mis en place étant à chaque fois modulé par la présence (ou l'intervention) d'une tierce personne. C'est fascinant de constater que, même en Iran (surtout en Iran ?) il n'est jamais facile de rester "toujours" du bon côté de la ligne blanche, que la ligne du droit et de la loi (du respect de la loi) est tellement fine qu'il est très (trop ?) facile de basculer d'un côté ou de l'autre.

Le flic est interprété par Payman Maadi, découvert dans les  premiers films d'Asghar Farhadi (A propos d'Ely / Une Séparation) et le dealer par Navid Mohammadzadeh (qu'on avait croisé dans le très beau Nahid, en 2016), qui sont tous les deux dignes des mêmes compliments.
Le film va jusqu'au bout de son propos (toute la dernière partie est glaçante), et j'ai bien sûr versé ma petite larme, même si je savais depuis le début comment tout celà allait se terminer...
Et que, paradoxalement, même après toutes ces scènes d'enfermement et de cellules surpeuplées, la dernière scène, pourtant tournée en extérieur et de haut, est quasiment la plus oppressante (la plus inquiétante en tout ça).

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loi de teheran

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28 août 2021

double séance, encore (rattrapage 3)

On reprend les bonnes habitudes : deux films d'affilée sinon rien dans le bôô cinéma, un à 18h et un à 20h

A L'ABORDAGE
de Guillaume Brac

Quel bonheur de revoir "en vrai" ce film délicieux et solaire de Guillaume Brac (que je n'avais jusque là pu voir que sur mon ordi, d'abord au Champs-Elysées Film Festival de Sophie Dulac me semble-t-il, puis sur arte!). Voir déjà tout le bien que j'en pensais. Toujours aussi enchantant. Un film-doudou.

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TRUE MOTHERS
de Naomi Kawase

Du coup, vu juste après, le film de Naomi Kawase a un peu souffert de la comparaison. De par sa durée (2h20), sa construction inutilement complexifiée (trop de flash-backs tue le flash-back), et surtout sa façon d'enfoncer le clou de la joliesse (de la jolietterie ?) via les images de paysages et de nature (ah les cerisiers en fleur nimbant les amours adolescentes...). Heureusement, cette histoire de (jeune) mère porteuse qui (re)prend contact avec les parents de son fils (qu'elle a eu à 14 ans et qu'on a forcée à le confier aux services sociaux -voici une phrase qu'elle est bancale mais bon-) en leur annonçant (au téléphone) qu'elle voudrait le récupérer, heureusemnt donc, cette histoire ne prend pas du tout la direction qu'on était en droit de craindre, et s'oriente plutôt vers une chronique lumineuse et apaisante. A sa manière, aussi, un film-doudou.

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1 septembre 2021

août 21

dimanche 1

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sa façon de tenir la clope

lundi 2

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routiers en pause

mardi 3

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lutteurs en pause

mercredi 4

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salle d'attente de la pédicure/podologue

jeudi 5

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pizzaïoli devant la pizzeria

vendredi 6

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routier sur le parking

samedi 7

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(encore les lutteurs aux Jeux Olympiques)

dimanche 8

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se souvenir des rideaux

lundi 9

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les bébés ont bien profité de leurs vacances chez Tata Catherine

mardi 10

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une belle fleur, à Coulevon

mercredi 11

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du 12...

jeudi 12

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encore du 12...

vendredi 13

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le gingembre a chaud..

samedi 14

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Céline et David

dimanche 15

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Bérénice et le DJ

lundi 16

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David, Bérénice, Laurent et Alexandre

mardi 17

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expo temporaire à l'usine Bohin

mercredi 18

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aire de Villeneuve-l'Archevêque (détail)

jeudi 19

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chez les Soria

vendredi 20

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au 10, cette fois

samedi 21

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toujours du 12!

dimanche 22

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physalis à Cuse

lundi 23

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en contrebas (et en vitesse)

mardi 24

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une nouvelle pousse dans le pot

mercredi 25

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humour à la Rodesch' (FJT)

jeudi 26

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le rang W (Bussang)

vendredi 27

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bas de caisse

samedi 28

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à Coulevon

dimanche 29

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à force de regarder n'importe quoi tu vas te faire mal aux yeux

lundi 30

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curieux!

mardi 31

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la vitesse incroyable à laquelle le gingembre pousse...

13 juillet 2021

chapka

IBRAHIM
de Samir Guesmi

Du bonheur. Séance de 20h30 (ce qui est très inhabituel pour moi). Samir Guesmi ça fait longtemps qu'on le connaît et qu'on l'aime en tant qu'acteur surtout depuis 2011  (coup sur coup Queen of Montreuil, Camille redouble, la série Les revenants, Je suis supporter du Standard) où il gagne encore des galons dans le capital-sympathie... Le voilà qui réalise son premier long-métrage, (d'après C'est Dimanche! son premier court), pour lequel la critique est unaniment louangeuse, et c'est donc très normal qu'on ait envie de le voir (et donc qu'on le programme dans le bôô cinéma. Ibrahim (le jeune Abdel Bendaher, parfait) est un jeune homme avec une chapka (qui lui va d'ailleurs très bien), il traîne avec son pote Achille (Rabah Nait Oufella, qu'on découvrit dans le sublime Nocturama de Bertrand Bonello puis dans le non moins impressionnant Grave de Julia Ducournau), qui incarne un peu son "mauvais génie" (le diablotin rouge assis sur votre épaule et qui vous souffle toutes les conneries à faire). C'est aussi le fils d'Ahmed (Samir Guesmi, qui reprend le rôle tenu dans le court-métrage par l'excellent Djemel Barek, (depuis disparu), qui fait d'ailleurs une apparition dans Ibrahim), un mec qui bosse comme écailler dans une brasserie, dont on comprend assez vite qu'il galère... ). Poussé par Achille, Ibrahim va faire une connerie, qui compromet en même temps l'avenir professionnel de son père et la relation qu'il a avec lui, et va donc faire tout ce qu'il peut (y compris des choses que la (sa) morale réprouve) pour essayer de réparer la connerie qu'il a faite, en en enchaînant d'autres (de conneries). Il va aussi faire une rencontre décisive : la jeune Louisa (Luàna Bajrami, lumineuse, magnifique, découverte dans Portrait  de la jeune fille en feu).
Un fils et son père. Un père et son fils. Samir Guesmi avoue avoir réalisé ce film pour pouvoir montrer l'image d'un père qui pose la main sur la joue de son fils. Et cette chronique sociale, filmée en couleurs froides, trouve effectivement son instant de grâce -toute en pudeur et en retenue, comme en apnée) lors de cette fameuse scène. C'est comme un cheminement de Petit Poucet dans une forêt plutôt hostile, un parcours marqué, à intervalles réguliers, de petits cailloux blancs affectueux (les apparitions -pourtant pas forcément affectueuses- de Djemel barek, de la divine Florence Loiret-Caille, de la non moins divine Maryline Canto, Philippe Rebbot dans un rôle très inhabituel, et, cerise sur le gâteau, Rufus, dans une scène magnifique, aussi brève que silencieuse, sans oublier la dédicace à Solveig Anspach).
Bref, un beau bonheur de film, incontestablement. (Ce n'est pas si souvent qu'une prothèse dentaire est le ressort dramatique principal d'un film...)

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8 juillet 2021

nicolas, françois, et adrien

(fête du cinéma 2)

PRÉSIDENTS
de Anne Fontaine

Une Fête du Cinoche plutôt joyeuse : deux comédies hier et deux aujourd'hui.On a commencé par celui d'Anne Fontaine, qu'on avait en sortie nationale, et dont la bande-annonce (appétissante) passait depuis un certain temps dans le bôô cinéma. Dujardin en Nicolas S. (assez bluffant, plus encore au niveau de la voix que de la gestuelle) et Gadebois en incarnation parfaite de François H. Nicolas en marre de l'inactivité et va chercher François dans son refuge de la Creuse pour l'inciter à se relancer en politique et à fonder un parti avec lui pour se présenter ensemble aux prochaines présidentielles...
Le pitch est sympathique, les deux acteurs donnent le meilleur (je connais quelqu'un qui a encore plus ri à la scène des lunettes qu'à celle, d'anthologie, des deux mecs dans la voiture,  des Démons de Jésus, qui reste jusque là son mètre-étalon du fou-rire au cinéma), les dialogues  font mouche, et j'avoue que j'ai pas mal rigolé (et Emma aussi, à côté de moi).C'est bucolique comme du Daudet : au lieu du Sous-préfet aux champs, on a deux présidents. l'un qui manipule et l'autre qui pète les plombs. Oui, les acteurs s'en donnent à coeur joie, et ça fait plaisir à voir. Mais était-ce la peine d'avoir ainsi mis en scène à leurs côtés leurs épouses respectivesessives, tellement raisonnables et exemplaires qu'elles en deviennent ennuyeuses (ce qu'est aussi la dernière partie du film) et plombent sérieux la légèreté de l'entreprise ? (La fin est calamiteuse). Par contre j'ai un faible pour les deux gardes-du-corps respectifs (même si je les trouve un peu sous-employés). Mais bon, pour moi, un essai pas vraiment transformé... Quand la lumière s'est rallumée dans la salle (bien trop tôt, comme d'habitude) Emma était beaucoup plus souriante que moi.
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LE DISCOURS
de Laurent Tirard

Pépin m'avait prêté le bouquin de Fabrice Caro, que j'avais plutôt bien aimé, et le film en est l'adaptation très (trop ?) fidèle. Un peu le même principe (la même structure) que le film précédent. Adrien (Benjamin -dit "de la Comédie Française"- Lavernhe, très bien) assiste à un repas en famille où son beau-frère (Kyan Khojandi) lui demande soudain d'écrire un discours pour le mariage de sa soeur. Un dispositif très théâtral (le film est, comme l'était le bouquin, un monologue dit "en discours intérieur" avec adresse au spectateur (qui est régulièrement pris à parti par les personnages) qui part de -et revient toujours à- cette fameuse scène de repas, avec alternance de souvenirs et d'extrapolations de la part du narrateur, (et pas seulement  à propos de ce fameux discours), de chacun des personnages attablés (le ère, François Morel, la mère Guylaine Londez, la soeur, Juklia Piaton), avec une "présente/absente" (puisque nous sommes quasiment au théâtre) : Sonia (Sarah Giraudeau) la copine d'Adrien, qui a souhaité "faire une pause", à qui Adrien vient d'envoyer un sms, et dont il attend -fiévreusement- la réponse. Beaucoup de scènes délicieuses (c'est très fidèle au bouquin), beaucoup de regards-caméra et d'adresses au spectateur (ça peut destabiliser), beaucoup de détails qui frappent juste aussi (ah... ceux qui étaient toujours choisis en dernier pour les équipes de foot...). Tout ça pour conclure -mais le bouquin pêchait aussi dans ce sens-  par un discours un peu convenu et lénifiant, mais bon c'est pas grave, qu'en bon midinet j'ai trouvé juste très bien. Là c'était le contraire du film précédent, au rallumage des lumières dans la salle (prématuré, bien sûr), c'était moi le plus souriant. J'ai beaucoup plus apprécié (je me suis plus amusé à) ce film qu'au précédent.
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28 juin 2021

villa

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SUZANNA ANDLER
de Benoît Jacquot

Paris sera toujours Paris et Duras sera toujours Duras.
J'avoue n'avoir jamais été un adorateur de la dame (alors que certaines miennes amies l'idolâtraient) mais bon, ça doit être "plutôt un truc de filles" (non, non, Claud ene me tape pas!). benoît Jacquot, qui fut l'assistant de cette chère Guiguitte, porte à l'écran une de ses pièces (qui ressemble quand même furieusement à un de ses films passé y a pas longtemps sur MUBI LA CINETEK pardon, BAXTER VERA BAXTER, que j'ai chroniqué , (finalement c'était bien MUBI), le jour de la résurrection de Riri-la-Gâchette). Il y a une femme (Charlotte Gainsbourg, irréprochable), une villa très belle et très chère qu'elle / que son mari veut peut-être louer, un amant (Niels Scheider, idem), le bruit de la mer, une maîtresse du mari, la voix du mari au téléphone, et voilà. Je serais mauvaise langue (et je ferais de l'humour à deux balles) en disant que c'est trés théâtral et très téléphoné, puisque hélas, séance de 13h45 digestion oblige, j'y ai assez copieusement dormi (et assez copieusement eu mal à la jambe aussi) et c'est assez curieux parce que plop! lorsque j'ouvrais l'oeil il y avait face à Charlotte / Suzanna un(e) nouveau/velle partenaire, mais toujours il était question d'amour, de souvenirs, de jalousie, et je le redis je le répète, Charlotte Gainsbourg est vraiment excellente (et rentre dans le club pas si fourni des grandes durassiennes), la mise en scène, attentive et pas chichiteuse, est au diapason, et dans cette catégorie casse-gueule du "théâtre filmé", Jacquot fait presque aussi fort que dans sa FAUSSE SUIVANTE (2000), que j'avais vraiment adorée, bien que dans un esprit / un genre tout à fait différent. Et je suis donc penaud d'en avoir raté pas mal quand même. Le film dure 1h30 mais j'avais le sentiment de n'en avoir vu qu'une heure, honte aux salsifis de midi!
(la ressemblance avec BAXTER de Guiguitte allait même jusqu'à la musique, là on avait un morceau "andin" de Carlos d'Alessio qui se répétait sans faillir jusqu'à la fin (et réussissait très bien à faire grincer des dents, les miennes), ici on aura à la place de la flûte japonaise (un peu moins répétitive mais tout aussi crispante).

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8 janvier 2023

barry, dennis, Hedwig et les autres...

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SPLIT
de  M. Night Shyamalan

Tombé dessus par hasard sur N*tflix en charchant URMA, un film roumain qu'on m'y avait indiqué, semble-t-il, à tort. j'ai commencé à regarder d'un oeil un peu distrait, et c'est tellement bien goupillé je n'ai pas pu lâcher l'affaire et je suis resté jusqu'au bout. Je me suis souvenu que je n'étais pas allé le voir dans le bôô cinéma parcequ'il n'y passait qu'en VF, et que Co & Pépin y étaient allés, et que ça leur avait bien plu.
Ce Mr Shyamalan est très doué, il faut le reconnaître. Et les deux heures passent très vite. Pour une fois, pas de gros twist dans l'intrigue, mais, tout à la fin, un petit clin d'oeil appuyé, pour les fans du réalisateur. Il faut dire qu'avec ce personnage aux 23 personnalités différentes il y avait déjà largement de quoi faire...
Trois jeunes filles ont été kidnappées et séquestrées par un étrange bonhomme, aux, donc, personnalités multiples, et tentent de s'échapper et/ou survivre...
Comme souvent chez Shyamalan on est "tenu en haleine" par ce que "on s'attend au pire" qui adviendra, ou pas. Content de voir ça dans mon salon, lumière allumée, avec la possibilité d'arrêter quand je voulais pour déstresser un peu... (Je suis très bon public, hein...)
Parfait pour attendre  le prochain film du monsieur dans le bôô cinéma (pour lequel on a mendié quelques séances en VO), KNOCK AT THE CABIN.

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