novembr1
vendredi 31
de très bonne heure (à partir de 4 h je crois, je copie/colle les notices des films (il y en 36 je crois), c'est un peu fastidieux mais j'en viens à bout...
je me recouche, et, au réveil suivant je commence la mise en page de la prog 3 (6 pages!)
je passe au local pour récupérer le bazar nécessaire aux putatives nouvelles adhésions d'ados, je trouve J-C au local où j'arrive essoufflé (l'ascenseur est toujours "momentanément en panne")
je retrouve Isa à 17h15 au cinéma, elle a préparé des trucs à afficher, c'est très bien, on nous prête une petite table, on s'installe à côté de la caisse de J-Y pour plus de commodités (J-Y qui n'arrivera jamais, et les autres zozos nous disent ensuite "qu'il ne vient jamais à 18h"). non seulement on ne verra personne, mais Isa m'apprend que deux films prévus sur les 3 sont en VF (notamment MIDSOMMAR qu'on avait prévu de voir, et donc qu'on n'ira pas voir...)
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on prend le temps de boire un Sunny Lassi au B*reau, et on assiste au costumage des serveuses et serveurs pour Halloween (le nouveau grand barbu avec son capuchon de moine, il me plaît bien)
ils distribuent des bonbons "Dracula" (j'en prends un dans le paquet que me tend aimablement le grand barbu...)
de retour à la maison, je terminerai la mise en page de la page centrale de la prog n° 3 (le "planning")
samedi premier
j'appelle "Vincent" (le fromager qui m'a donné son numéro la semaine dernière) pour savoir s'il a des saucisses au metton, qu'il m'en mette 4 de côté (et du coup (d'une pierre deux coups) j'ai la confirmation qu'il y a du marché ce matin, et donc je m'habille pour y aller)
le boulanger d'amour est ouvert (1/2 Georges et un pan de los muertos), le pâtissier-chocolatier est exceptionnellement fermé ce matin (pas de gâteau au chocolat, pas de tête de mort en chocolat non plus hélas) le BCT est ouvert mais je n'y entre pas ; sous les Halles, il manque la moitié des vendeurs au moins (chez la légumière je ne prends rien, mais je photographie ses amours de bébés navets), chez la pommière je prends 2 jus de pomme/poire et 2 belles pommes à cuire au four, chez les jolis poissonniers un gratin saumon / saint jacques, et chez le fromager, mes saucisses réservées, du morbier et du gruyère et voila c'est bien assez lourd comme ça!!!
à midi j'apprends la mort de Tchéky Kario ; je le trouvais bel homme...
Il a débuté en 1982 dans TOUTE UNE NUIT, de Chantal Akerman (dans lequel je ne l'ai pas reconnu!), mais il est surtout resté cher à mon cœur pour LES NUITS DE LA PLEINE LUNE (1984) même si ensuite on s'est un peu perdu de vue, je continuais de le trouver beau gosse (et j'aimais beaucoup sa voix), et par sa notice nécro, tiens, j'apprends qu'il chantait... (je crois que c'est aussi ça qui me plaisait, le contraste entre son physique -costaud, le gars- et sa "voix de velours"...)
j'ai commencé, avec gourmandise, la lecture du dernier bouquin de Iain Levison, Les strip-teaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques (un titre pas très vendeur, je trouve, mais bon...) ; j'adore les bouquins du bonhomme, et je pense d'ailleurs que je les ai tous lus!
je poursuis, puis termine la mise en page de nos 36 films ! (et je souhaite bon courage à Hervé pour son édito...)
je commence à regarder HISTORY OF SOUND, d'Oliver Hermanus, que ce très cher MUBI a la gentillesse de mettre en ligne dès ce jour (je trouve que c'est un très joli film "en costumes", qui évoque à la fois MAURICE et BROKEBACK MOUNTAIN (je prends des photos des deux tourtereaux héros, interprétés par Paul Mescal et Josh O'Connor, "trop mimis" tous les deux, de leurs visages et de leurs étreintes, le film est assez sensuel mais très chaste). L'amour qui va, l'amour qui vient, le temps qui passe, l'amour qui se chante (ou presque), le désir et sa persistance (ou pas) et la force terrible des souvenirs (comme la scène de la chemise à la fin de Brokeback...)
au bout d'une heure je fais une pause, je prépare, minutieusement, une compote de coings et pommes, puis je prends mon repas du soir,
et finalement je retourne à (et termine) HISTORY OF SOUND (316), que je trouve... bouleversant! Le film est moins âpre, moins brutal (moins violent) que les films précédents du réalisateur, et du coup c'est plus "grand public" (moins de violence = plus de douceur, et ça ça fait du bien), l'histoire de ces deux tourtereaux (qui courra tout de même sur 80 ans, heureusement oh heureusement qu'ils ont pris un "vrai" papy dans la -bouleversante- scène finale, plutôt que de grimer l'acteur avec force postiches et latex, en général je trouve toujours ça désolant) où il sera, finalement, autant question d'amour que de musique ! (et la comparaison avec BROKEBACK était justifiée clic clic) - au fait, patientez, braves gens, le film sortira à la mi-mars-
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ou bien
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dimanche 2
à midi, petit gratin de chez mes poissonniers (saumon et st-jacques, pas mal mais un peu trompeur sur l'appellation je trouve) et yaourt à la grecque + compote pomme/coing (que je trouve hélas trop... compacte)
je pars au cinéma à 14h15 pour y rencontrer avant la séance Patricia M., ma voisine et collègue à Gray pdt de longues années, et prendre un peu le temps de discuter avec elle, qui est désormais investie dans l'association ADMD (pour le droit de mourir dans la dignité), je suis quand même très ému (j'ai quitté Gray en 94), et l'association propose un ciné-débat autour de BON VOYAGE (317) , un documentaire belge d'animation de Karine Birgé (55') aussi superbe que surprenant, aussi inattendu que bouleversant, sur sa grand-mère de 102 ans qui a décidé d'aller en Belgique pour s'y faire euthanasier...
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"Voulez-vous danser grand-mère...")
lundi 3
(toute fin du dernier rêve : nous devons tous nous déguiser avec des "tenues de moine", noires, avec capuchon, "pour faire peur", et Isabelle me montre qu'elle a apporté toute une série d'armes factices, pour compléter le déguisement...)
(tout le matin sur l'ordi...)
la serendipity m'amène, au bout d'un certain temps, à commander 3 bouquins du même auteur , David Mitchell, (tout en ayant conscience que c'était contraire à mes bonnes résolutions)
j'ai préparé 7 nouvelles pages A4 couleur à afficher sur notre panneau au cinéma (les 7 prochaines "soirées de novembre")
je passe à Repr*System pour les imprimer, puis au ciné pour les afficher
18h : L’ÉTRANGER (318) je dois avouer que je n'ai jamais lu le bouquin de Camus (c'était l'unique "rebellitude" de mes années collège / lycée : même si je lisais énormément, je n'ai jamais voulu lire un des auteurs "officiels" du programme : ni Balzac, ni Zola, ni Flaubert, ni, donc, Camus, je n'en faisais qu'à ma tête et ne lisais que ce que moi j'avais envie de lire...) Je découvre donc un film "en costumes", dans un noir et blanc très léché, l'histoire de ce Meursault, qui finit par tuer un arabe, de cinq balles dans le corps, "à cause du soleil", et du procès qui s'ensuit. Ozon produit de la belle image (je le redis encore, rien n'égale un film en noir et blanc) met en valeur ses acteurs (Benjamin Voisin en tête, amoureusement caressé par l'objectif , mais Rebecca Marder, Pierre Lottin, Denis Lavant, Swann Arlaud, ne sont pas en reste -et on a même en prime l’ineffable plaisir, même si bien trop court, de (re) voir la divine Mireille Perrier lors d'une onirique séance de Golgotha guillotinesque-) sans que je puisse juger ou non de la fidélité (ou de la justesse ?) de son adaptation. Il y a dans le film quelque chose d'impeccable, une volonté de glamour, de rigueur, et c'est seulement sur le générique de fin qu'Ozon nous cueille (à froid) en poussant un peu loin le bouchon : utiliser Killing an arab de the Cure, tout de même il fallait oser!
20h30 : le film-surprise n° 3 : KIKA (319)
... On a enfin réussi à l'avoir, ce film-surprise (qui a entretemps été annoncé par erreur en avant-première sur le site du bôô cinéma, la bande-annonce a même été diffusée en salle, un beau pataquès, quoi, provoquant maints échanges, interrogations, corrections et rétropédalages divers...
Tout ça pour 8 spectateurs à la 4 (on n'a jamais été aussi peu!) J'ai juste présenté le film en disant qu'il "avait été réalisé par la même personne qu'un film au programme du Mois du Doc", et qu'on le reprogrammerait lors de notre prochaine Semaine Belge... La réalisatrice c'est Alexe Poukine, et l'autre film c'est SAUVE QUI PEUT, (qui aurait d'ailleurs pu servir de titre à celui-ci aussi!).
Kika (excellemment incarnée par Manon Clavel) est assistante sociale, elle a un mari, une fille, les premières scènes nous la montrent au taf puis en famille, avant que le hasard -et une clé cassée- lui fasse rencontrer un charmant black réparateur de vélos, pour lequel elle laisse son mari (les scènes s'enchaînent très cut, avec des ellipses qui forcent le spectateur à combler les vides, et le début m'a vraiment fait jubiler) avant qu'un événement brutal ne vienne mettre un terme à tout ça (et que le film, insensiblement, change de registre) . Kika se retrouve à galérer pour survivre, trouver des moyens de gagner du fric, et va découvrir le monde du sexe tarifé (et des prestations "spécialisées", de plus en plus particulières, que la réalisatrice retranscrit avec la même finesse d'observation, même si on va de plus en plus loin dans le weird, tandis que l'actrice (le personnage) paie de plus en plus de sa personne...). Bref, Kika, elle assure ! (un personnage qu'on pourrait qualifier de "tout-terrain"!) Un film coup-de-poing, certes (et doublement!) mais qui sait aussi vous câliner, nimbé d'une incontestable tendresse...
Et en sortant de la salle, je peux vous assurer que ça discutait ferme!
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Patrick G. nous a informés en arrivant que Pépin venait de se coincer le dos et donc ne serait pas (ni Co) parmi nous pour le film surprise!
mardi 4
(entre 3 et 4 h du mat, je termine le bouquin de Iain Levison)
... s'ensuit une journée "au chaud"
je fais des cookies beurre de cacahuète et chocolat que je trouverai (après avoir eu la patience d'attendre qu'ils refroidissent) plutôt pas mal
je range un peu (Anne-Marie vient demain) mais, finalement pas autant que j'aurais pu (dû)
je descend à pied au ThéV' pour COUP DE GRÂCE, (mon premier spectacle de la saison) chorégraphie de Michel Kelemenis pour 7 danseurs, qui m'enchanteront de A jusqu'à Z (avec une musique très forte - dans tous les sens du terme-) oui, portés une musique extraordinaire de Angelos Liaros Copola
suivie, c'est pour moi une première, par un entretien dans le hall "La grâce peut-elle naître de la disgrâce ?" avec Didier F. un journaliste local, et Michel Kelemenis, le chorégraphe, devant une assistance attentive (beaucoup d'ados, qui pendant un moment, du coup, n'en ouvriront pas leurs portables!) sur la genèse de ce spectacle, dont j'apprends qu'il faisait référence aux attentats du Bataclan (c'est rare d'avoir l'occasion, juste après un spectacle, d'échanger avec le chorégraphe sur ses intentions...) et nous donne rendez-vous jeudi pour MAGNIFIQUES, la seconde partie de son diptyque
je les écoute en buvant du jus de pomme, puis de la bière, entre Catherine et Manue
Catherine me ramènera fort gentiment, comme à son habitude...
mercredi 5
8h dring! bonjour Anne-Marie! Elle m'a apporté des petits pains aux raisins décongelés qu'elle a passés au four, et je lui fait goûter mes cookies arachide / chocolat
au bout de la rue Georges Genoux, je regarde au passage un très joli jeune maçon un peu emmitouflé (casquette, capuche et barbe, mes préférés), immobile derrière la plate-forme de son utilitaire, qui du coup me regarde le regarder (dans un film, ça pourrait être le début d'une histoire d'amour hihi)
puis un peu plus loin mon petit boulanger d'amour, joliment enfariné, sur le pas de la porte de sa boutique entrouverte, discute avec le livreur, justement, de farine, et répond jovialement à mon salut ("dans un film, ça pourrait être... etc.")
via whats*pp Isa m'informe, que, suite à sa concertation avec Romain, nous avons cette semaine 16 films! ADC à l'affiche du bôô cinéma
13h15 : ARCO (320) (on est 2 à la 5, dont une grosse dame qui a loupé la première marche et me demande de l'aider à se remettre debout). Un film d'animation d'anticipation, que le réalisateur explique avoir réussi à réaliser seul contre tous, une histoire d'amitié dans le temps, (oups! je me suis endormi un peu et je n'ai pas compris du coup pourquoi soudain tout flambait (la forêt en flammes, je ne pouvais pas ne pas penser à Bambi, hein...). j'ai quand même été ému lors de la séquence finale, à base de dessins et de photos. Comme j'ai écrit ensuite à Isa, "j'ai bien aimé, même si ça n'est pas a priori ma tasse de thé". (Et j'ai vu au générique qu'il y avait la voix de Vincent Macaigne, que je n'ai pas reconnue, alors que j'ai reconnu celle de William Lebghil)
15h : T'AS PAS CHANGÉ (321) (toujours à la 5, on était un peu plus, peut-être 6 ou 7, pour cette première séance dans le bôô cinéma du film de Jérôme Commandeur (avec Vanessa paradis face au trio Commandeur / Damiens / Lafitte) sur une histoire d'(in)amitié à travers les âges, où les adolescents de 93 sont devenus des quinquas chauves et/ou bedonnants... Un film mi plaisant mi agaçant, avec des choses très réussies (la scène de Vanessa Paradis pompette devant la maison de son ex-mari, de nuit) et d'autres qui le sont moins. Jérôme s'est taillé un joli costume de loser suicidaire (qui finira quand même dans les bras de Vanessa P.), Lafitte est insupportable avec son personnage d'ex-star de la chanson des années 90 (à baffer, il le fait très bien) tandis que Damiens hérite du personnage le moins défini (un gag récurrent à propos de cheveux, qui m'avait déjà fait rire dans la bande-annonce). La toute dernière scène est touchante (la photo de classe d'hier remplacée par celle d'aujourd'hui, "en live") et permet de sortir de la la salle pas trop mécontent (j'étais même assez hilare, puisque j'ai entendu "la machiné à fessées" répété sans vergogne lors du dernier morceau (ça ne doit pas être ça, le vrai titre...)
je passe à la pharmacie pour récupérer "ma" préparation de rathania, c'est un jeune qui me sert, je demande pour la vaccination (grippe & covid) et il m'informe que c'est trop tard pour le covid, ils n'ont plus de doses, et m'invite à (re)passer demain matin... avant de me piquer, il me dit qu'il aime beaucoup mes baskets (les nike bleues, et je lui explique pourquoi elles sont uniques...)
et je termine ma journée, après avoir garé ma voiture à une distance raisonnable (tout en haut de la rue St Georges), en allant à pied chez le monsieur qui refait des clés de voitures, et me propose de mettre juste une nouvelle coque (30€) + une nouvelle pile (8€), qui met un certain temps à me bidouiller tout ça, en sortant je ne suis pas tout à fait complètement convaincu, mais, quand j'arrive près de ma voiture, je vérifie, et ouf! tout fonctionne!
je regarde (entregent) L'HOMME DE MAJORQUE (322) de Bo Widerberg, un polar (qui m'a fait penser aux bouquins de Sjöwall et Wahlöö), avec une paire de flics (potes) qui mènent l'enquête sur un hold-up (magistral) dans un bureau de poste, et vont mettre à jour des quasiment "secrets d'état" gênants pour pas mal de gens haut placés... Plaisant, même si pas inoubliable.
jeudi 6
à midi à 4 au Globe on mange de la souricette de porc
je croyais aller au cinéma à 13h30 mais je me suis trompé de jour
15h45 : CHRONIQUES D'HAÏFA (323), par le monsieur qui avait réalisé le très bel AJAMI, nous sommes deux à la 4, un joli jeune homme en jogging blanc (qui quittera la salle au bout d'une heure de film) et moi. j'ai trouvé le film un peu complexe (confus), avec deux histoires au moins qui s'enchevêtrent, et une seule certitude : Rami (le frère de la mariée) est beau comme un camion!
20h30 au Thé V' : MAGNIFIQUES, le deuxième volet de la création chorégraphiée par Michel Kelemenis, pour 9 danseurs cette fois (avec Angelos Liaros Copola, le même monsieur à la musique + un certain Jean-Sébastien Bach !) Encore un grand bonheur de spectacle, dans la continuation du COUP DE GRÂCE, vu mardi. Là j'ai carrément eu les larmes aux yeux à la fin!
Magnifiques ? parce que Magnificat (de JSB) judicieusement utilisé (en alternance / mariage avec l'électro de ALC) et qui soutient à merveille cette jubilation progressive qui va gagner la troupe... Ce chorégraphe est donc "à suivre" (et on espère le retrouver l'année prochaine!!!)

























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