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lieux communs (et autres fadaises)
13 octobre 2016

ohé ohé capitaine abandonné...

JEUNESSE
de Julien Samani
M'est revenue en tête cette ritournelle (d'un autre âge) tandis que je cherchais un titre idoine à la présente chronique... Et c'est vrai qu'il y a un peu de ça, tout de même. D'après un récit (de jeunesse) de Joseph Conrad, l'histoire d'un jeunot qui "aimerait débarbouiller ce gris en virant de bord"  et s'embarque donc quasiment de force sur un rafiot pourri à destination de l'Afrique.
Ce qui est déjà intéressant a priori, c'est que cohabitent à ce bord trois générations d'acteurs, qu'on aima (qu'on aime) chacun en son temps et à son tour, et qu'on a là tous les trois en même temps : le moussaillon c'est Kévin Azaïs (déjà trop bien dans Les combattants et Ni le ciel ni la terre) l'officier c'est Samir Guesmi (oh Camille redouble, L'effet aquatique) qu'on porte dans notre coeur, et le capitaine c'est Jean-François Stévenin (dont on tomba amoureux fin 70 début 80, entre Passe-Montagne et Barocco, c'est dire).
En plus c'est dans un bateau, et, si on a toujours aimé les histoires de bateau (promiscuité virile, etc.),  depuis quelques temps on les adore encore plus (Fidélio, Erotica exotica etc., Léviathan). On frétille déjà avant d'embarquer, et on se sent le pied, non mieux le coeur, marin. A l'abordage!
D'autant plus que le réalisateur est Julien Samani, et on a déjà programmé dans le bôô cinéma son premier moyen métrage, (La peau trouée) sur les chasseurs de requins. (Déjà des bateaux, des rudes gaillards, des avanies, des contusions, des éléments déchaînés, mais là c'était pour de vrai.)
Ici les texte de Conrad et la voix du narrateur -Patrick Grandperret- nous précisent bien qu'il s'agit d'une fiction. Enfin, pas que d'un documentaire. Ou plus que. Dès le début, même si encore à terre, on est déjà embarqué par le talent du réalisateur à scénariser l'espace. Oui, Julien Samani possède une intelligence foudroyante du cadre, remarquable, de tous les plans, et on s'accroche sur notre fauteuil dès lors qu'il y a du tanguage et du roulis (qu'il soient strictement maritimes ou plus généralement humains.)
Récit d'apprentissage, donc, mené de main de maître (de quartier-maître ? non, je n'y connais rien en grades de marins) par un réalisateur dont on attend la suite (et dont on a presque failli avoir la visite dans le bôô cinéma, une de nos adhérentes ayant l'entregent adéquat -et non non ce n'était pas Zabetta pour une fois- mais les délais étaient trop courts, mille sabords!).
Pour la prochaine fois, c'est sûr, on prend rendez-vous! (je trouve que, en ce moment, "on" ne passe que des bons films, et j'attends avec impatience le Rodéo de demain...)

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(je trouve l'affiche assez moyennement réussie...)

21 septembre 2008

dernier baiser

J'ai appris hier dans Libé la mort de James Crumley, et ça m'a fait quelque chose...
J'avais découvert, un peu par hasard, La danse de l'ours, et ça m'avait tellement plu que j'ai dévoré tout le reste, consciencieusement (excepté Les serpents de la frontière que j'ai laissé tomber quand le héros se fait enfoncer dans l"urêtre une tige de métal chauffée à blanc...) Il avait deux héros récurrents (qui se ressemblaient quand même vachement) Sughrue et Milodragovitch, des tough guys,  qui boivent sec et n'hésitent pas à recourir aux substances illicites et nasales, et qu'il a d'ailleurs fait se rencontrer d'ailleurs dans un de ses bouquins...
Crumley, c'était Missoula, le Montana, les histoires déjantées, une écriture à la fois somptueuse et exigeante, bref le parfait prototype de cette littérature américaine dite "virile" que j'aime tout particulièrement.
En plus, il faisait -au sens strict- partie des écrivains "inclassables" (au moins au début) puisque ses bouquins traduits en france le furent dans le désordre et dans diverses collections et formats, ça faisait un peu désordre sur l'étagère, hein...
Hi Jimmy!

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(en fouillant sur gougueule j'ai trouvé ça, en forme d'hommage, qui résume assez bien l'ambiance...)

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14 août 2015

roselières

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... Pour en revenir  encore un peu sur ce très beau concert de Fauve... J'ai visionné les vidéos réalisées là-bas (et découvert -enfin- le bouton "lecture image par image", parfait pour faire des captures d'écran exactement comme je les souhaitais, et non plus aléatoires telles que je les pratiquais avant...) pour en extraire quelques images exploitables.
Aléatoires, tiens, c'est bien un adjectif qui convient, au visionnage de ces images.... D'un cadre à l'autre, il y a toujours quelque chose qui change, un truc qui s'allume, qui s'éteint, un déplacement, un geste, un projecteur, une projection, une vidéo, oui, ça change tout le temps, constamment, d'une seconde à l'autre (et un cadre vidéo fait beaucoup moins d'une seconde!) J'aime cette profusion, ce bouillonnement, ce débordement, cette instabilité, ce trop-plein, cette énergie qui palpite presque visiblement. Agitation moléculaire, électrons libres, synapses, décharges d'adrénaline, plus j'y pense plus tout cela m'évoquerait de façon assez juste l'intérieur d'un cerveau, ce petit cinéma mental que chacun trimballe à l'intérieur de sa tête... Images fractionnées, déformés, superposées, recomposées, et les mots par dessus (ou par dessous), et les gestes, qui ne vont pas forcément ensemble, comme les pensées ne sont pas forcément toujours cohérentes... Connexions, confessions, confusions, contusions. Le groupe empile les mots pour tenter de dire les choses et les écrans pour, justement, faire écran (ils sont malins, ces petiots). On est à chaque tout instant sollicité de tous les côtés, les yeux, les oreilles, le cerveau, le coeur, la queue aussi (comme ces deux gestes qui reviennent plusieurs fois chez le chanteur : il touche son coeur avec son micro,  autant de fois qu'il touche sa queue avec sa main, et j'aimais beaucoup cette conjonction) Voilà quand je suis enthousiaste, je peux être amené à écrire un peu n'importe quoi, et je publie donc ça tel que

24 mai 2008

mal dedans

TEETH
de Mitchell Lichtenstein

Savoureux. J'étais doublement curieux de voir ce film, d'une part arpès en avoir bu la bande-annonce, et d'autre part parce que c'était un sujet récurrent de plaisanterie avec des amis, il ya longtemps, ce fameux mythe du vagina dentata. (le latin prononcé à l'américaine, c'est encore mieux...)
Le début du film semble hésiter entre Norman Rockwell et... John Waters (celui de Serial Mother) : vous voyez bien, le portrait, entre sucre et mièvre, d'une famille américaine middle class, (recomposée, quand même, avec demi-frère te demi-soeur) proprette, blanche, souriante, aseptisée, javellisée, dont la fille en question est un modèle de blondeur, de pureté (elle anime un club -ou plutôt une secte ?- genre "soyons purs jusqu'au mariage") et, disons-le, de nunucherie bien-pensante et prude (et hyper catho comme les américains veulent l'être).
Jusqu'au jour où.
La demoiselle découvre (bien malgré elle) qu'elle n'est pas tout à fait comme ses copines, qu'elle a un petit truc en plus. Une arme redoutable (elle est en même le temps le Chaperon Rouge et le Grand Méchant Loup, mais vu où les dents sont situées, il n'y a qu'une chose (ou deux) qu'elles peuvent spécifiquement croquer, uhuhuh) Et, passé un temps de panique (la première fois avec son copain, qui n'a pas su rester pur, re-uhuhuh) puis de vérification (avec un gynéco qui y laissera quelques doigts...), elle va -la fin du film est assez explicite là-dessus- s'en servir comme d'une arme, pour régler ses comptes (la scène avec le demi-frère est assez croquignolette) et se défendre (le vieux pervers qui la prend en stop...)
Le parcours de la demoiselle pourrait évoquer Carrie (de Brian de Palma) : une adolescente différente se  découvre, au moment de l'éveil de sa sexualité, un pouvoir et l'utilise pour se venger de ceux qui l'abusent, mais le traitement est différent car, ici,  le film ne se prend jamais tout à fait au sérieux  : on passe de la satire sociale (un peu) acide à la comédie (un peu) gore avec un certain bonheur.
Histoire de nous rappeler, à nous les hommes les vrais les durs les tatoués que bien souvent notre soi-disant "pouvoir" ne réside que dans ces quelques centimètres de bidoche en plus, et que c'est tout de même assez fragile, ces  petits trucs-là, toujours à la merci d'un coup de dents bien placé... (sans gland, vous avez dit sans gland ?)
Ouch!

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11 avril 2015

à gorge déployée

THE CUT
de Fatih Akin

Non, je plaisante... (le titre).
Finalement, j'ai quand même réussi à le voir (mauvaise semaine pour "nos" films dans le bôô cinéma : il était programmé deux fois seulement -comme le film de Tariq Teguia-, une, justement en même temps que lui -c'est ballot!- et l'autre, heureusement, en ce Mardi de Pâques -ah bon, ça n'existe pas ? -). On avait tenu à le passer, malgré les critiques pas franchement enthousiastes, parce que, bon, c'est quand même notre Fatihchounet chéri-chéri de Head on, de Soul kitchen, et, surtout surtout de De l'autre côté, alors, hein...
En plus, l'affiche annonçait Tahar Rahim (en gros) et Simon Abkarian (en plus petit), deux raisons de plus de ne pas de priver... 2h19 (dont un générique final de plusieurs kilomètres qu'on a suivi jusqu'au bout avec Christine pour voir où ça avait été tourné : Malte et Jordanie!), et des milliers de kilomètres aussi dans le film, puisque notre héros part d'Anatolie en 1915 pour arriver à Minneapolis (et même un peu plus loin) en 1923!
Fatih Akin a visiblement fait péter la tirelire dans une superproduction (il faut voir la liste impressionnante des co-producteurs) qui a dû coûter plus que bonbon (il nous avait habitués à plus simple!), une ample fresque historico-familiale, qui, si elle se laisse voir avec plaisir (je n'ai même pas fermé l'oeil une demi-seconde!) laisse quand même à la fin un léger léger arrière-goût de déception. Jusque là, Fatih, j'adorais sans arrière-pensée (Ah si Polluting paradise n'était -franchement- pas inoubliable mais bon c'était "juste" un doc.)

Là, j'ai pensé "Il s'est pris les pieds dans le tapis de ses moyens" et comme la formule m'a plu, alors je vous la livre telle quelle.

Le début du film est agréable, Tahar Rahim est mimi comme tout en forgeron aux mains noires, sa femme est jolie, ses fillettes adorables, les voisins charmants, et tout et tout. La vie au village, youp la boum. Ca bascule assez vite et tragiquement, puisqu'il est s'agit du génocide des Arméniens par les Turcs (et Tahar, qui s'appelle Nazaret dans le film, est Arménien), sujet toujours tabou en Turquie, d'ailleurs. Le voilà emmené en pleine nuit, avec tous les hommes de plus de 15 ans, puis employés à casser des cailloux pour construire des routes, et finalement emmenés* dans une marche terrifiante qui aboutira à l'égorgement de presque tous les hommes sauf un (Nazaret, gracié par celui qui devait lui trancher la gorge mais en est incapable et ne fera qu'enfoncer son couteau dans son coup, lui causant une vilaine blessure et le privant de la parole, mais produisant assez de sang pour faire croire qu'il est mort.) Je ne devrais pas l'avouer, ça va faire mauvais genre, mais il y a une scène qui pourrait devenir culte dans mon cinéma personnel d'après minuit, lorsque Tahar, mourant, frotte son visage barbu contre le visage barbu de son frère* allongé à ses côtés, mais qui lui est mort. Une scène magnifique.
Puis son "sauveur" revient le chercher à la nuit, et les voilà tous les deux qui crapahutent dans le désert, rencontrent des soldats déserteurs, les suivent, et  là  Nazaret décide, après avoir appris qu'elles sont toujours vivantes, de revenir sur ses pas, pour partir à la recherche de ses deux filles jumelles, Arsinée et Lucinée... Il rejoint d'abord un camp de réfugiés. La reconstitution est tellement colossale qu'elle pourrait avoir coûté la moitié du budget du film, c'est la première scène où on se dit "là, peut-être c'est quand même un peu too much...", surtout que le plus important (l'essentiel) est un plan rapproché sur Nazaret et sa belle-soeur*. C'est là qu'il l'a retrouvée, mourante, et qu'elle lui donne un indice pour retrouver ses filles. Le jeu de piste commence, il durera des années et des milliers de kilomètres. Et de toutes ces années, ce qui gène un peu, c'est que notre Tahar joli ne change pas d'un iota -ou si peu- qu'on a quand même du mal à le croire (bon, vous me direz, huit ans, c'est pas la mort tout de même et ça fait plaisir de voir Taharchounet au naturel, plutôt qu'artificiellement vieilli).
Au cours de son voyage, il va changer de pays, rencontrer des gens, certains l'aideront (un fabricant de savons particulièrement bon, un coreligionnaire attachant -Simon Abkarian-), avec toujours cette obsession : retrouver ses filles, tout ça fait avancer le film à un rythme soutenu, alternant les visions sanglantes (réelles ou rêvées) et les scènes de violence avec des moments plus doux (la séance de cinéma, par exemple).
Un film ambitieux, donc, trop peut-être, mais qui ne mérite pas toutes ces bouches pincées criticatoires qu'il a suscitées (dans les Inrocks, Kaganski le qualifie tout de même de "baudruche académique"!) Peut-être que Fatih Akin a vu trop grand, peut-être qu'il a été parfois maladroit dans le traitement de certaines scènes, peut-être qu'il n'était pas indispensable d'aller aussi loin, mais, il y a à la base de tout ça une envie, une énergie, une sincérité indéniable(s) (qu'on connaît bien chez Fatih Akin), qui, par le traitement du film, pourrait parfois  passer pour de la candeur ; n'empêche, on ne peut qu'être touché par cette aventure humaine, impressionné  l'évocation d'un sujet rarement abordé au cinéma.

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* : corrections apportées suite aux remarques de Christine

17 juillet 2014

traitement des abstractions

ZERO THEOREM
de Terry Giliam

"Braziiiiiiil tchh tchh tchh, tililalilalilalilala..." (air connu auquel on ne peut pas ne pas penser). Terry Giliam is back, avec un film qui , oui, évoque furieusement un autre de ses films... Il y a des modes cinéphiliques, des courants mouvants d'adoration, puis, refluant, de détestation, des chapelles et des querelles y afférant. Comme il est désormais bien venu d'abhorrer, au hasard, Peter Greenaway, il semblerait qu'il en irait de même, dorénavant,  pour notre ami Terry G. (Bon c'est vrai, tout ça est très humain, par exemple, en ce qui me concerne, n'ai je pas fait passer, par exemple,  Wim W. du plus élevé des podiums olympiques au plus tristounet des culs-de-bass-fosse  ? oui oui c'est vrai j'avoue...)
Pour ce film-là, il semble que tout le monde ou presque lui soit tombé dessus à bras raccourci, plaf!, comme un seul homme. Et boum, volée de bois vert, on prend un air pincé, on décoche un coup de pied à l'homme à terre et on part sans se retourner, en chantonnant que c'était mieux avant. Mais bon, il y a des réalisateurs, comme ça, qui mériteront longtemps mon indulgence, et Terry en fait partie (ne serait-ce que pour avoir réalisé le sublime FisherKing, même s'il n'était pas, lui non plus, "exempt de défauts"...).
Alors, ce Théorème, vraiment zéro ?
C'est vrai, le démarrage en est un peu pénible, c'est vrai Christopher Waltz n'était peut-être pas forcément le choix qui s'imposait, c'est vrai que tout le début paraît encombré (le décor, la déco, l'intrigue, les dialogues...) et encombrant, c'est vrai, c'est vrai, mais pourtant il y a là-dedans une cohérence interne, une homogénéité de la vision de cet univers giliamesque, univers futuriste (!) totalitaire concentrationnaire étouffant, mi-orwellien, mi-kafkaïen, et un si splendide entêtement à nous tendre dans le miroir l'image du mur dans lequel on fonce la tête baissée, qu'on ne peut qu'y être sensible.
Une belle obstination, oui. Belle comme Mélanie Thierry. Déguisée comme Tilda Swinton. Costumée comme Matt Damon. Même si on ne comprend pas toujours exactement tout ce dont il est question (d'autant plus que jai piquouillé du nez juste un peu au début), qu'on ne comprend pas forcément l'enjeu, (et qu'on s'en fout un peu d'ailleurs, aussi) c'est quand même un film en définitive assez plaisant (ma voisine n'arrêtait pas de glousser), un bric-à-brac, une machinerie, un pop-up "estival", dirons-nous, qui, même s'il ne marquera pas une date primordiale dans l'histoire du cinéma, mérite toutefois qu'on le regarde avec une bienvieillante* attention.

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* : bienvieillant (à la relecture), c'est quand on est comme moi : d'un certain âge, mais aussi d'assez bonne humeur ...

17 janvier 2008

gourmandises

Un mercredi après-midi cinématographiquement gourmand.
Au programme, une friandise (Smiley Face) et un rafraîchissement (Garage)

SMILEY FACE
de Gregg Araki

Je n'avais pas prévu de le voir, (je ne savais même pas qu'il passait) mais il fallait bien passer le temps jusqu'à 16h! Une comédie loufoque plutôt agréable (j'ai gloussé maintes fois, tandis que mes trois voisines de devant restaient quant à elles plus discrètes) "politiquement incorrecte" (la folle journée d'une héroïne qui fume de la beuh dès le réveil quasi et s'enfile ensuite une quinzaine de space-cakes... ceux qui ont déjà goûté aux psychotropes comprendront...), sans doute vite oubliée mais bon ne boudons pas notre plaisir. Dealer tatoué, portable poêlé au beurre, super-lit d'amour, coloc' baiseur de crânes, nerd à lunettes, mamie permanentée, c'est un peu toute l'amérique qui passe là, plus ou moins en vrac, suivant le bon vouloir  des synapses de la demoiselle (ce qu'elle croit voir, ce qu'elle croit dire, ce qu'elle oublie...). Sans oublier le Premier manifeste du Parti Communiste... et une bande-son épatante. Bref, celui qui nous avait mis la l'arme à l'oeil avec Mysterious skin revient avec des cigarettes qui font rire pour nous chatouiller sous les bras. Quand, avant Garage, j'ai vu la bande-annonce de Smiley Face, j'ai re-gloussé, d'ailleurs. Beuh movie, quoi. (quelqu'un a bien dû la faire avant moi, je suppose...)

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GARAGE
de Lenny Abrahamson

Un film irlandais. Rien que pour ça, j'avais envie d'y aller. Plus la bande-annonce que j'avais vue dans mon MK2 Beaubourg d'amour à moi... Vu juste après le film d'Araki, le contraste est saisissant.
Un homme, Josie, bouille ronde et sourire quasi-perpétuel, vit dans un village irlandais. Josie est, comment dire, un homme simple, oui, simple d'esprit, quoi. Inoffensif, adorable, bavard, un peu à côté. Certains diraient "Oui, il est gentil..."
Josie a une vie paisible, bien remplie,  bien réglée  : le boulot (un ami d'enfance lui a fourni un boulot quasi de surveillance dans une station-service quasi-inoccupée), les courses chez la demoiselle blonde du coin, une visite amicale à un gros cheval dans une pâture en rentrant, le repas solitaire, une ou deux pintes au pub (les irlandais disent poub) à subir les vannes des habitués, et hop, au lit, ainsi passent les jours. Homme simple, vie simple. et le lendemain, on recommence...
Les choses vont changer légèrement lorsque le propriétaire décide d'ouvrir le garage en nocturne du jeudi au samedi et adjoint donc à Josie un "apprenti", David, un adolescent taciturne. Josie et David vont (bien sûr) sympathiser, et la vie continuera, paisible, jusqu'à ce qu'un tout petit grain de sable vienne juste un peu gripper cette mécanique bien huilée... Le film s'achèvera, paisiblement presque, sans faire de vagues, mais pas forcément de la façon dont le spectateur l'avait prévu.
Le réalisateur prend son temps, et c'est tant mieux. Pendant un grand moment, on se dit que c'est juste un film sur le rien (ou presque), la façon dont le temps passe, simplement, dans la campagne irlandaise, avec un petit côté Beckett pas désagréable (les images récurrentes de l'homme et de l'ado assis chacun sur sa chaise, immobiles, à siroter leurs canettes face au crépuscule, sont délicieuses). D'ailleurs, Josie le répond à un moment à David : "C'est de ça que ma tête est pleine : de rien." Toujours en souriant.
Le film nous parle de solitude et de différence, de respect et d'incompréhension, de besoin d'amour et d'envie de rigoler, avec une simplicité à l'image de son héros : désarmante. (Au passage, un sacré bravo à Pat Shortt, qui incarne ce Josie infiniment touchant). Et si le ton de l'histoire change et varie, c'est juste à la façon de ces ciels irlandais que j'ai tellement aimés : le bleu le gris le lumineux le sombre l'éclaircie l'arc-en-ciel... on ne peut jamais prévoir.

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10 janvier 2025

séance triple

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L'AMOUR AU PRÉSENT
de John Crowley

Ce lundi 6 était chargé, j'avais prévu d'y enchaîner trois films... On commence par ce britton-là, en sortie nationale, mais avec juste trois séances en V.O. C'est le nom d'Andrew Garfield qui m'a attiré l’œil (j'avoue que celui de Florence Pugh ne me disait rien...) ainsi que certains sons de cloche élogieux ici et là...
Une histoire simple : une femme, un homme, elle est chef cuisinière, lui travaille chez Weetabix, ils se rencontrent, ils ont une fille, la maladie frappe... et voilà.
Une histoire "simple", oui, très simplement traitée, le seul raffinement étant que les différents moments de vie(s) (qu'ils soient importants ou pas du tout) sont présentés comme ça, "en vrac", sans aucune date ni annotation, le seul indice auquel on peut se raccrocher étant la coiffure de l'héroïne...
Et j'ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux. Et j'ai adoré tout ça. les deux interprètes principaux sont formidables, et les autres personnages aussi (l'apprentie-cuisinière, la toubib, les parents de l'un ou de l'autre) d'une humanité à toute épreuve...
Oui, magnifique...
(Et la musique l'est tout autant. Elle est signée Bryce Dessner (son nom me disait quelque chose,ben tiens... : il est guitariste (avec son frère Aaron) dans The National...)
Mon premier coup de cœur cinématographique de 2025, le temps dira s'il est encore là à la fin de l'année.

005
GRAND TOUR
de Miguel Gomes

On change d'univers, nous voici chez un réalisateur portugais avec qui j'ai des relations... compliquées, et pourtant je fais des efforts, je vais voir ses films chaque fois que nous les programmons, mais mon sentiment à leur encontre reste souvent (pour ne pas dire toujours) mitigé.
Là, pas de chance, je sortais du film anglais où je n'avais pas fermé l’œil une seconde, et j'ai senti dès le début que, pour celui-ci, dommage mais ça allait partir en sucette, et ça n'a pas manqué. J'ai dû aussi sec m'endormir lourdement illico, plaf,  et dormir une dizaine de minutes, peut-être plus, quittant un film documentaire en couleurs et me retrouvant au réveil dans un récit alterné au merveilleux (sublime) noir et blanc, l'histoire de deux amants, Edward, qui prend la fuite le jour de son mariage, et Molly, qui se lance à ses trousses, fermement décidée à le retrouver et à l'épouser (mais ayant toujours un temps de retard sur lui...), à travers toute l'Asie. Je me suis traîné, bougon, à leur suite (en ronchonnant mentalement, et c'est curieux, le souvenir  du film m'est beaucoup plus agréable à présent que lorsque j'étais dans la salle, à regarder l'heure en douce sous mon manteau en me disant que je trouvais ça interminable...), alors qu'il y a régulièrement des scènes au noir et blanc vraiment magnifique.
Hervé, qui l'avait déjà vu une fois, y retournait, quasiment par gourmandise...
Pour moi, encore un rendez-vous manqué, mais je ne désespère pas d'y retourner... (Il faudrait que je le revoie à tête reposée, mais voilà, il ne passe plus, déjà, dans le bôô cinéma.)

006
MÉMOIRES D'UN ESCARGOT
de Adam Elliot
Troisième film de la journée donc, le film "coup de coeur" surprise de l'AFCAE, un film d'animation primé à Annecy, par un réalisateur australien qui ne m'était pas tout à fait inconnu, c'est lui qui avait réalisé en 2009 le merveilleux -et poignant-  MARY & MAX (post ).
Ça commence, on reconnaît immédiatement la patte du réalisateur, on frétille d'aise, sauf que patatras les premiers mots prononcés sont en français... (dommage, on a donc un film en VF, mais bon on va faire un effort et le suivre jusqu'au bout, sans rechigner...).
L'univers de ce film-ci n'est pas très éloigné de celui du film précédent... : Grace, une gamine moche est séparée de son frère jumeau, Gilbert, envoyé vivre à l'autre bout de l'Australie dans une famille d'accueil pas tip top, et se console en devenant copine avec une escargote avec qui elle récapitule sa vie,  et une vieille dame (très) excentrique...
Adam Elliot n'y va pas avec le dos de la cuillère pour recréer un univers assez glauque (on est très loin de l'idéalisation habituelle des personnages de films d'animation), noir (marronnasse plutôt), à vif, poignant, où il est néanmoins question d'amitié, d'amour, voire d'espoir (si si!). Avec, régulièrement, des éclairs de dialogues (ou de situations) très drôles, qui viennent zébrer le récit, et où vous vous surprenez à éclater de rire alors que ce qui se passe à l'écran n'y prête -en principe- pas vraiment. Du grand art.


 

21 janvier 2025

double séance avec fortes femmes

007
RIEFENSTAHL, LA

LUMIERE ET LES OMBRES
de Andres Veiel

Un documentaire solide autour de la réalisatrice controversée des DIEUX DU STADE (1938), à laquelle Hitler avait donné tous les moyens possibles pour filmer cette apologie du corps sportif (et de l'idéologie nazie) lors des Jeux Olympiques de 1936, à Berlin.
La dame a vécu jusqu'à 101 ans, et s'est toujours défendue, lors d'une multitude de procès successifs, d'avoir été au courant de quoique ce soit concernant l'idéologie en question, concernant la solution finale et le processus d'extermination mis en place... Nein nein, s'indigne-t-elle avec véhémence, elle ne savait pas... On est en droit de ne pas forcément lui faire entièrement confiance...

008
CROSSING ISTANBUL
de Levan Akin

Nous voici en Géorgie, puis en Turquie (dont j'ignorais qu'elles avaient une frontière commune, oui je sais, je suis nul en géo aussi!) en suivant Lia, une professeure en retraite (à la recherche de sa nièce, chassée de sa famille parce qu'elle était trans) en compagnie du jeune Achi (qui a profité de l'occasion pour fuir le foyer familial) dans les rues bigarrées d'Istanbul, la ville où "des gens viennent pour disparaître...".
Du réalisateur, Levan Akin, on connaissait déjà le très beau ET PUIS NOUS DANSERONS (2019), film que Zabetta défendait ardemment et nous avait fait connaître (et programmer). Le "couple" un peu curieusement assorti va se muer en trio avec l'entrée en scène du personnage de Evrim, une avocate spécialisée dans la défense des trans..
Mais l'odyssée de Lia et Achi dans un Istanbul "interlope" (qui n'est pas du tout celui vanté par les guides touristiques),  m'a vite évoqué un autre film, que j'adore, le magnifique WILD SIDE de Sébastien Lifshitz (2004) : même attention portée aux marginaux, même humanité, même tendresse pour réussir à survivre dans un environnement plutôt rude...
Un film extrêmement attachant.
 

 

26 octobre 2008

tasse de thé

LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE
de Pascal Thomas

J'hésitais, je louvoyais, je tergiversais... et c'est finalement Zvezdo qui m'a décidé... Autant L'heure zéro m'avait moyennement emballé, autant celui-ci se laisse voir avec grand plaisir... (comme dit Dominique "c'est exactement la même chose que le premier".) Mais c'est normal : dans L'heure zéro, il n'y avait ni Dussolier, ni, surtout, Catherine Frot. et c'est ce qui fait toute la différence... (Surtout Catherine Frot, ajoute-je.)
On est bien dans l'univers cossu feutré victorien britannique old-fashioned et tout ce que vous voudrez d'Agathie Christie, et pourtant. Une imperceptible distance ironique, des réparties taillées sur mesure, des gags peaufinés, une  indéniable  énergie frotienne (ça se dit, pétulance ?) , des rebondissements et chausse-trapes divers, des acteurs aux petits oignons, et voilà une délicieuse soirée ciné. Même si, sans doute, dans quelques mois, comme pour Mon petit doigt m'a dit, j'en aurai quasiment tout oublié, mais qu'importe, hein...

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(et l'affiche donne je trouve une image assez juste du film...)

J'aurais juste des remarques d'ancien lecteur d'Agatha C. à la mémoire défaillante : cette intrigue n'est-elle pas celle du Train de 16h50 ? Et pourquoi donc les Beresford ont-ils changé de prénom(s) ? (il me semblait que c'etait Tommy et Tuppence...) Et quand donc Pascal Thomas va-t-il adapter N ou M ? (dont je me souviens que la lecture (à l'époque mon dieu j'étais adolescent...) m'avait spécialement captivé...

6 juillet 2008

mausolée

Voui voui c'était un peu l'ambiance de l'appart en ce début de vacs, où il faut impérativement fermer les volets toute la journée, (et laisser les fenêtres ouvertes la nuit) sous peine de surchauffage grave. Ca donne une ambiance de pénombre, plutôt agréable et reposante. Un semblant de fraîcheur, l'obscurité partielle, le silence relatif... c'est un peu ce que devait ressentir le pharaon enfermé dans sa pyramide (sauf que lui il était mort hihi), d'autant plus que, sur la table, est posé un pot de hiératiques fleurs paraissant des arums (bien que n'en étant pas, aux dires du fleuriste), rajoutant à l'ensemble une note résolument et gracieusement...funéraire.
Et soudain un rayon de soleil qui passe et ça donne ça :

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Etre en vacances, c'est changer d'état. Ceci en était peut-être l'indispensable sas de décompression.

4 février 2025

le faux et le vrai

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PEPE
de Nelson Carlo de los Santos Arias

(Le monsieur est dominicain et s'appelle vraiment comme ça.). Je m'étais auto-mandaté pour aller le voir à Besac et juger dans quelle mesure elle était programmable pour notre Semaine Latino 13.
Un film  "particulier" pourrait-on dire (quoique...). Raconté par une voix off qui est celle du PEPE du titre, un hippopotame désormais mort (c'est donc une autobiographie posthume, comme dans SUNSET BOULEVARD), qui nous narre son odyssée depuis son Afrique natale (en Namibie pour être précis) vers la Colombie (il fut acheté par Pablo Escobar, -qu'il surnomme affectueusement Pablito-, puis, à pied (à pattes, plutôt) vers la République Dominique voisine où il émigra en suivant le rivière (et sans prévenir qui que ce soit de son arrivée, d'où interrogations, supputations, frayeurs et vindicte des autochtones (qui se demandent qui est ce monstre sournois et tapi dans l'eau boueuse...)
Cette histoire, qu'on pourrait croire simple, devient une tapisserie chatoyante et complexe, au fil des séquences où le réalisateur s'amuse à mêler le documentaire déguisé en fiction (et tout autant la fiction travestie en documentaire), pour le plaisir chatoyant de nous égarer (comme quand, à Colin-Maillard, on s'amuse à faire tourner celui qui a les yeux bandés, pour mieux l'étourdir).
Et on se laisse porter, dériver, tanguer, estourbir, envoyer au ciel, et autres mouvements divers et variés, au fil des aventures de Pepe, et le plus étrange c'est que, même si on est joyeusement "bouriaudé" (comme on dit par ici), on est sous le charme, on n'a jamais envie que ça s'arrête.
Le film a obtenu l'Ours d'Argent à la Berlinale 2024 derrière le DAHOMEY de Mati Diop.
(Et je souhaite ardemment qu'il figure dans notre Semaine Latino...)

 

7 janvier 2025

nains de jardin

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LA PALME DE LA VENGEANCE
de Nick Park et Merlin Crossingham

Oh oh oh! Comme un cadeau de Noël (ou de nouvel an) avec juste quelques jours de retard, avec le retour de nos héros en pâte à modeler préférés, ces chers Wallace et Gromit, égal à eux-même (la séquence du réveil et du petit déjeuner, avec toutes ses machineries loufoques, on ne s'en lasse pas...).Une nouvelle aventure, donc, avec un adversaire qu'on a déjà croisé dans le passé, dans WRONG TROUSER (1994, ça commence à faire un bail...) le curieux pingouin (qui se déguise en poule avec un gant en plastique rouge sur la tête), et qui, depuis la prison (le zoo) où il a été incarcéré, prépare sa vengeance, en utilisant, à distance, une des dernières inventions de Wallace, Norbot, un nain de jardin spécialiste en jardinage, créé (en principe) pour venir en aide à  Gromit... (et un peu anxiogène d'ailleurs, le nain de jardin en question...)

(les plus observateurs d'entre vous auront remarqué que le film ne sera, hélas, pas visible en salle, non non, mais juste sur N*tflix, tranquillou, assis sur votre canapé, en mangeant du chocolat, pour redoubler encore le plaisir, car inutile de préciser qu'on se régale devant ces retrouvailles (W & G avaient été, ces dernières années, il faut bien le reconnaître, un peu éclipsés par l'inénarrable et  adorable SHAUN LE MOUTON...) .

3 février 2025

semaine 2 janvier

vendredi 3

(la nuit a été hachée comme d'hab', je dors quand même 8h30, en plusieurs épisodes) et surprise lorsque j'ouvre le rideau du salon : un barouf incroyable dans la rue, en bas, concernant le bâtiment d'en face (le 12) dont toutes les fenêtres sont ouvertes, et devant lequel s'agitent des pompiers, des flics (un surtout), des employés du gaz, je comprends qu'il s'agit d'une "urgence gaz" qui a visiblement débuté dans le logement du bas à droite (celui qui est régulièrement loué), et tout ça m'occupe "un certain temps" (à observer et à photographier, jusqu'à ce qu'un gradé pompier (le capitaine Baucoudeau, hihi?) ne me fasse les gros yeux, avec signe de la main, depuis l'autre côté de la rue, que je ne dois pas, justement, photographier... Ah bon ? Bon alors je vais donc prendre mon petit-déj'...)

 

à midi repas "restes de fête" (cassolette d'écrevisses, lotte avec ses petits légumes en brochette) mais un peu bof quand même

après-midi un peu "décalé", je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression d'être dimanche

je me mets "sur le blog" (et comme dirait Philou "je me consacre à mon œuvre" hihi)

soirée "so british" :
Je regarde le nouveau Wallace et Gromit sur N*tflix (LA PALME DE LA VENGEANCE 002)
puis juste avant d'aller me coucher j'apprends le décès de David Lodge, que Dominique m'avait fait découvrir "il y a longtemps", avec sa trilogie universitaire (Changement de décor / Un tout petit monde / Jeu de société), au début des années 90, et dont certaines pages m'ont fait rire aux larmes... (Ah le "Problème Interne du Genou"...)

photo Téléramuche

samedi 4

(plusieurs fois dans la nuit -à l'occasion de mes nombreux réveils-, je me suis demandé comment j'allais organiser cette journée)

à 9h au marché (boulanger, poissonnier, marchandes de pommes, et c'est tout)

à midi je mange à la maison, un peu "sur le pouce", mais toujours des rogatons de réveillon, hein...

je prends le bus de 13h50 (quasiment plein à ras-bord, où je peste contre un jeune homme particulièrement déplaisant (au sein de sa fratrie de 4 sur les strapontins) : ce petit salopiot fume (enfin, vapote), et personne ne dit rien! plus tard un de ses potes lui passe un mouchoir, il se mouche dedans, le froisse, et le jette dans l'escalier! Il tiendra entre deux doigts de sa main droite un espèce de mégot de roulée... Dégueulasse!

j'ai une heure pour faire un peu de shopping avant la séance cinématographique ; ma bouquiniste est fermée, je pousse jusqu'à Reservoir Books, où dès qu'elle me voit la libraire va farfouiller dans un recoin et me rapporte, triomphale, BRISTOL, de Jean Echenoz, en me précisant qu'il est déjà manquant chez l'éditeur!

15h40 : PEPE (003) de Nelson Carlo de Los Santos Arias, pour vérifier s'il était compatible avec notre prochaine semaine Latino : il l'est!

18h20 : je reprends mon 202 habituel : et qui entre dans le bus juste devant moi ? les quatre zigotos de ce matin, dont l'affreux fumoteur à casquette ; heureusement ils vont s'installer au fond du bus et s'y tiendront tranquilles...

dimanche 5

(au milieu de la nuit, après avoir résolu le sutom : RETARD, je pense aux mots qui en sont proches, RENARD et REGARD, -que je trouvais plus jolis- et je cherche d'autres groupes de mots qui ne diffèrent que d'une lettre, tout en me rendormant)

je passe au S*per U parce que j'en ai absolument besoin : beurre, lait, et deux ou trois choses pour l'apéro de midi

11h15 je pars à Gy, c'est notre "petit jour de l'an habituel" décalé Emma, Régis, Dominique et moi, plus le jeune Félicien qui se joindra à nous toute la journée...
On ne s'embrasse pas (tout le monde mouche, tousse, à des degrés divers...)
Apéro (j'ai apporté du Cerdon), croûtes aux morilles faites maison (Emma), le rituel poulet / frites, et en dessert, galette (bio et apportée  par Dominique)
puis les cadeaux, puis on joue, avec le jeu que Régis à offert à Dominique (Papayoo), puis celui qu'il m'a offert (les Cinq Rois), le premier évoquant le tarot et le second le rami (une fois qu'on a compris les règles, les deux se révèlent très plaisants à jouer)

18h30 je repars dans la nuit...

Catherine m'apprend par sms (via l'Est Répu) que Khalifa R., un ancien élève, vient d'ouvrir un magasin de fringues (en face de celui précédemment ouvert par sa sœur Layna (ancienne élève aussi...)

lundi 6

(nuit plutôt agitée, je rêve obsessionnellement aux magasins de Layna et Khalifa...)

oh oh j'ai été contaminé lors de notre mini-cluster gylois dominical : toux, mal de gorge, nez qui coule, etc. (mais pas de fièvre)

le matin je passe "un certain temps" au changement complet de la literie (depuis le protège-matelas) en écoutant en boucle J'adore le monde (Belin & Limiñanas)

15h45 L'AMOUR AU PRÉSENT (004) (quel titre idiot)
17h45 : GRAND TOUR (005)
20h30 : MÉMOIRES D'UN ESCARGOT (006) (FILM SURPRISE)

En sortant du cinéma, sur le parking, je suis abordé par le "papy ronfleur assidu à nos films", qui me demande si je peux le ramener chez lui, au Pré des Angles, me raconte une histoire d'hôpital, d'accident, d'automobiliste qui a pris la fuite, de scooter cassé, (mais il a quand même aussi l'air très bourré...) Je le ramène, il me remercie...
Je grignote "sur le pouce" en rentrant, vers 23h

mardi 7

(nuit en petites coupures, j'ai l'habitude...)

je commence, avec parcimonie, BRISTOL de Jean Echenoz

je fais un peu de rangement dans la cuisine car Manue doit passer cet aprèm ("entre 14h30 et 15h")
à 14h45 dring! la voilà, avec trois parts de galette (mais ni couronne ni fève, c'est très bien, "light" comme ça). Comme je suis un peu patraque je mets un masque pour ne pas risquer de la contaminer...

elle part en me laissant la dernière part de galette (il y aura peut-être une fève dedans!)

à 18h et quelques, re-dring! Oh! c'est E. qui vient me présenter ses vœux (Ah bon, vous appelez ça comme ça ?) Prosaïquement je le préviens que je viens juste de changer mes draps et qu'il faut donc faire attention (ce que nous ferons...)

le soir j'ai terminé la dernière part de galette : il n'y avait pas de fève hélas.

j'apprends que vient de paraître une édition "complète" du LOTUS BLEU d'Hergé (40 pages de plus!) et je me dis que j'irai voir demain chez Lecl*rc...

mercredi 8

(nuit assez éprouvante : à 1h du mat' je me levais déjà pour la troisième fois!, à 2h et quelques je suis devant mon ordi à taper ça - bon je vais retourner me coucher-)

je suis un peu en vrac : je retourne me coucher le matin, puis l'après-midi, après manger! (j'avais prévu d'aller à Besac, mais je ne suis pas vraiment en état...)

"CETTE FOIS C'EST OUI" a failli titrer Libé, à propos de la mort de quelqu'un dont je ne veux surtout pas écrire le nom ici... (en fin de compte ils ont préféré "MARÉCHAL LE VOILA")

je sors en fin d'après-midi (avec masque sur le museau) : pharmacie pour sirop, Interm*rché pour farine, et Espace Cult*rel pour le Tintin, et ô bonheur,  il est là!

le soir, je m'installe sur le canapé c'est le début de LA FRACTURE sur arte, et je le re-regarde jusqu'au bout... (j'aime vraiment beaucoup ce film)

jeudi 9

(nuit assez... inconfortable : non seulement je suis réveillé par la toux, mais en plus je rêve assez obsessionnellement de... Retailleau, ce qui me met d'assez méchante humeur...)

avec Malou au téléphone un bon moment, pour parler cinéma, réveillon, agendas, petits enfants, etc.

(changements de programme) qd j'arrive rue Serpente, il y a des gros travaux dans la petite rue qui donne sur la Rue Baron Bouvier, et donc il est impossible de prendre la voiture (le parking n'a pas d'autre issue), j'y vais donc à pied (heureusement je suis en avance), en me disant que (je devais aller au ciné à 13h30) Catherine pourra peut-être m'y déposer, et (j'y allais ensuite à 15h45 avec Manue) elle pourrait ensuite me ramener chez moi... mais voilà que Manue me prévient qu'elle ne viendra pas au ciné cet aprèm', et donc je rentrerai illico -à pied- chez moi pour faire la sieste- (et reprendre un doliprane).

l'après-midi j'alterne les siestes (je suis un peu cotonneux) et la confection d'une brioche (à la bergamote) qui n'a pas l'air trop décidée à monter, mais qui finira néanmoins par le faire ensuite -un peu- dans le four...

6 janvier 2025

montagnes russes

(résolution : en 2025 j'essaierai de chroniquer les films que je vois, au fur et à mesure)

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LIMONOV, LA BALLADE
de Kiril Serebrennikov

Premier film de l'année : on est deux dans la salle (et l'autre semble hélas aussi intéressé par le film que par la consultation sporadique de son téléphone, tandis que je me sens trop fatigué -ou résigné- pour intervenir...)
Quatrième film ici (dans le bôô cinéma) de ce réalisateur par nous assez chéri (j'ai beaucoup aimé LETO, j'ai adoré LA FIÈVRE DE PETROV, et un peu moins LA FEMME DE TCHAÏKOVSKI... -post )). Donc j'étais impatient, même si cette impatience était tempérée par le fait qu'il s'agissait d'un biopic, et que je suis rarement emballé par les biopics.
Ça commence, et me (nous) voilà tout de suite dans le bain : le sieur Limonov a eu une vie qu'on peut qualifiée de "tumultueuse" (et hop! en Russie, et hop! en France, et hop! aux Etats-Unis) retranscrite dans des épisodes successifs tous soigneusement répertoriés, -on le suit au fil des ans et des lieux- avec , surtout, des séquences de transition  vraiment chiadées (animation et musiques(s), et voilà le problème : si j'ai adoré ces séquences-là, les scènes qu'elles relient m'ont en revanche, hélas, beaucoup moins intéressé : le personnage de Limonov est aussi multiple qu'opaque,  a autant de facettes que d'époques (plus ou moins sympathiques, plus ou moins anecdotiques).
Je n'ai pas lu le bouquin d'Emmanuel Carrère, conseiller pour le film, (et qui y fait même une apparition, à la table d'une cafeteria, au cours de laquelle le personnage de Limonov lui souhaite "d'aller bien se faire enculer"), et donc j’assistais placidement aux scènes, en attendant avec impatience la transition suivante...
Un film, donc, en dents de scie, où Serebrennikov témoigne de la folle maestria formelle dont il sait / peut être capable (avec, en plus, ce sens inné d'utilisation de la musique - la liste des morceaux utilisés prend une certaine place au générique de fin-) sans toutefois réussir à nous convaincre pleinement dans les scènes simplement "narratives". L'affiche précise que le film est "librement adapté" du bouquin de Carrère, mais on découvre au générique que le scénario est signé par un autre réalisateur, polonais, cette fois, qu'on aime beaucoup aussi : Pavel Pawlikoski (Ida, Cold War) qui aurait très bien pu sans doute le réaliser lui même...
Une petite déceptionchounette, donc, pour commencer cette nouvelle année cinématographique...

 

1 février 2025

janvier : 31 photos 31 jours

1

téléréalité

2

rétro

3

gouttes

4

le gazier et le flic

5

fleur d'oxalis

6

jeunes gens 1

7

jeunes gens 2

8

courses

9

amaryllis 1

10

anthurium et vitre sale

11

derrière le rideau

12

au Caveau
au Caveau avec C. et E.

13

d'ombres

14

jolie lumière

15

amaryllis

16

Quel est ce bel homme qui vient au loin?

17

de bon matin sur le parking Serpente

18

undefined
le soir sur le parking du bôô cinéma

19

Semaine Belge, soirée d'ouverture

20

téléréalité

21

hug

22

amaryllis à peine exagéré

23

Twin Peaks

24

bob

25

Emma raconte l'histoire du rat

26

les ocas du Pérou

27

un joli monsieur en bas

28

un autre joli monsieur qui passe

29

anni de Philou

30

Tenue de soirée

31

reflet

( y en a un peu plus je vous le mets quand même ?)

camion jaune à Besac

 

3 août 2020

polygraphe

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CHAINED
de Yaron Shani

Le premier film de ce que je pensais être un programme double (Chained le mari et Beloved la femme) mais qui fait en réalité partie d'une trilogie (Stripped qui sortira en septembre mais qui a été réalisé avant). Donc ici il est question de Rashi, un flic (qu'on suit en intervention -musclée- lors de la scène d'ouverture) marié à (et vivant avec) Avigail et sa fille adote (née d'un premier mariage).
Scènes de la vie conjugale (entre disputes et réconcilations) Rashi et Avigail essaient d'avoir un enfant, Rashi affronte la fille d'Avigail, Rashi s'inquiète du temps qu'Avigail passe à l'extérieur avec ses amies, Rashi est jaloux, Rashi boude, mais aussi Rashi réconforte quand Avigail perd espoir. Sa présence massive sait être rassurante mais parvient tout autant à devenir inquiétante.
Et scènes de la vie professionnelle (qui ne va pas vraiment mieux que la vie familiale) : Rashi est suspecté d'agression sexuelle envers des mineurs (un contrôle de routine, pourtant, quasiment, auquel on a assisté) parce que l'un d'eux était fils d'un personnage haut-placé et s'est plaint à son papa, qui a aussitôt fait pression sur l'institution, qui réagit immédiatement, police des polices, enquête, mise à pied, etc.
Rien ne va plus, donc, ou presque. rashi dans un premier temps, tente de réagir sur tous les plans eà la fois, ce qui ne simplifie pas les choses, bien au contraire.
Un film long, intense, dense, tourné en longs plans-séquences où les conversations virent souvent à l'affrontement, où on suit cet homme soudain mal dans sa vie (les choses ne vont plus comme il voudrait) et se trouve remis en question dans son statut d'homme (comme dans Le policier de Nadav Lapid, et souvent dans les films israéliens, il est question du poids démesuré du virilisme ambiant, surtout et encore plus dans les rangs de la police) mais aussi de mari, de père, et même de flic... Beaucoup pour un seul homme.
Jusqu'à un dénouement brutal (soudain) que je n'avais pas vraiment vu venir (et qui interroge le spectateur sur ce que va bien pouvoir être le second volet)

 

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21 décembre 2025

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vendredi 21

 

9h30 dring! (non il est arrivé avec un certain retard, qu'il avait annoncé, parce qu'il était à la Poste) Pépin pour le café-scrabble : je gagne la première, lui la seconde (c'est bien comme ça, quand chacun a déjà gagné une partie) et je gagne la belle, sur le fil

il m'a gentiment apporté un petit cochon fait maison

 

13h15 je retrouve Emma dans le hall du cinéma, on va boire un café en vitesse au B*reau (on ne va pas voir le même film)


13h30 : CHÂTEAU ROUGE (337) , beau film sur les adolescents "en décrochage", face à l'institution, face à la réalisatrice  (de très touchants "portraits privés") qui évoque le cinéma de Guillaume Brac et m'enchante  (il y a même une jolie chorégraphie à plusieurs qui me ravit) Si je faisais cette année un "Top 10 des films que personne n'a vus et que j'ai beaucoup aimés" celui-ci y figurerait à coup sûr!

 

 

17h15 réunion dans le Bureau de Romain (bilan du festival Parlons d'amours 4 et premiers jalons pour le suivant)

plutôt que de repartir chez moi encore une fois, je mange au Bureau (croque montagnard et cocktail au romarin)

 

 

20h MAGELLAN (338) de Lav Diaz, très en avant-première (le film sort le 31 décembre!) et dernier film de cette année pour Diversités. (de nouveau à la 1, mais surprise, alors que je pensais qu'on serait 2 avec Hervé, voilà qu'on se retrouve à plus de 20! incroyable!) Le film est long (2h36) mais pour Lav Diaz c'est presque un court-métrage, en couleurs et avec Gael Garcia Bernal qui incarne le rôle-titre (celui d'un sale bonhomme, en vérité) : l'"évangélisation" dans toute son horreur. Le film plaira au FICÂÂÂ (maints plans magnifiques de "mêêêrveilleux paysages"), le réalisateur s'est adjoint les services d'Albert Serra, qui en connaît un rayon dans la transcription de la violence et de la folie… Et que restera-t-il de tout ça en fin de compte ? Cette ligne de sous-titre laconique "Le lapu-lapu est un wakwak"

et en sortant de la salle, 2h36 plus tard, et après avoir discuté, il faut gratter le pare-brise! (il fait -1°)

 

de retour à la maison je re-regarde la fin de AU REVOIR LES ENFANTS, et affleurent alors tous les beaux souvenirs qui s'y rattachent (Thierry G., "Y a des loups dans cette forêt?", une soirée-tarot chez les parents de Sandrine, avec en fond sonore la cérémonie des César (1988) où le film avait triomphé, et l’enthousiasme que cela avait provoqué en nous à chaque nouvelle récompense obtenue -7 en tout!-…

 

samedi 22

 

(de bonne heure) le matin il fait trop froid (je fais rire mon correspondant en écrivant .."ça caille sa race.") et donc, pas de marché

suite à un "signalement amical" de Manue, je prends une place pour Thylacine à la Vapeur en février prochain (c'est loin)

(plus tard) je fais des courses à pied (hihi) : chocolats pour l'anniversaire de René (j'en goûte un à la cardamome), à la pharmacie (de service, qui est justement celle à côté!) pour remburer contre le diabète, et au bureau de tabac pour récupérer des trucs, justement, pour faire remonter le diabète!

 

15h30 : THE CHRONOLOGY OF WATER (339) de Kristen Stewart (chérie chérie) : décidément je passe ma vie à la 1 en ce moment, et, cette fois on y était 2 (Isa m'y a rejoint tout au début). Encore un cas particulier : un film que (c'est ce que j'ai dit à Isa à la fin) "je n'ai pas toujours aimé de la même façon" : scotché au début, essayant de ne pas perdre pied dans cet environnement filmique en forme d'éclats de miroir, déflagrations sonores et visuelles, ensuite moins passionné, puis re-harponné, etc.
Kristen S. a visiblement envie de nous déstabiliser et de ne surtout pas nous caresser dans le sens du poil. Adaptation "contondante" d'un roman qui lui tenait à cœur, portrait de femme, traumas, success story, sororité, littérature, reconstruction, dans ce film plein à ras bord, et donc débordant (comme le rappelle cette eau omniprésente) trop long probablement mais se terminant, divine surprise,  sur ce qui est pour moi le plus beau des génériques de fin de cette année, et même des années précédentes. 

(je suis rentré au cinéma il faisait grand soleil, et quand nous sommes sortis, il faisait nuit noire!)

(karma) : et je fais au S*per U les courses que je n'ai pas voulu aller faire ce matin

 

dimanche 23

bof, DDM (dimanche de merde, en español "domingo de mierda" ça passe mieux je trouve, non ?)

pour paraphraser le vieux Firs, à la fin de La Cerisaie, j'ai eu envie d'écrire "le dimanche a passé, on l'a comme pas vécu"..."

à 18h29 je suis encore en tenue de ouiqinde (j'ai passé un peignoir parce que ça s'est rafraîchi)

j'ai fait un cake aux épices dans lequel j'ai rajouté des myrtilles mais le résultat n'est pas "à la hauteur de mes espérances" (du coup il est ciré)

à 17h, tiens, c'est dimanche, je me suis préparé un chocolat chaud avec cannelle et cardamome (délicieux)

et puis j'ai commencé à regarder, sur les conseils de Catherine, LOS AÑOS NUEVOS (les 3 premiers épisodes) sur arte replay, avant d'embrayer, sur arte "en vrai", sur MYSTIC RIVER, que je n'avais jamais encore, je crois, réussi à voir en entier… (et qui est glaçant)

 

lundi 24

(un dernier bout de rêve tellement conséquent que je l'ai noté à part)

en fin de matinée dring! mais mais mais ? (je vais ouvrir en t-shirt de nuit) c'est E., avec son parapluie, et, à peine la porte fermée,  nous voilà partis à batifoler, mais, tiens, pour changer un peu, plutôt du côté de la salle de bains…

15h15 : ELEANOR THE GREAT (340) à la 10, où il n'y a que des dames avec moi (3 ou 4) et je suis souvent le seul à éclater de rire devant les saillies de ladite Eleanor.
Coïncidence : (avec le film de Kristen Stewart) : deux premiers films, par des actrices aimées passées à la réalisation, deux portraits de femmes "fortes", incarnées par des actrices remarquables (voilà pour les ressemblances) mais diamétralement opposés (dans le fond et dans la forme) : bris de verre et contondance à ma droite et roudoudous et calinous et roudoudous en face… j'ai trouvé le film formidable dans sa première partie (les deux vieilles amies) puis la suivante (la vieille et la jeune amies) ensuite ça se gâte un peu dans le violonneux / émotionnel / n'en jetez plus (le personnage du père de la jeune fille un peu too much), par contre, le fiston (frisé comme un mouton) est adorable, il faut le reconnaître (on ne le voit, finalement, pas assez...)

 

le soir, je continue de binge watcher LOS ANOS ÑUEVOS : épisodes 4, 5, et 6 et je trouve toujours ça aussi bien, sauf que de temps en temps la v.o saute, et les voilà qui se mettent à parler français! (chaque épisode a son originalité : celui du repas, celui de Berlin, celui du covid, sa spécificité, avec toujours l'adorable plan fixe sur "le" couple de l'épisode, et son sourire final face caméra)

 

mardi 25

oh oh c'est la Foire de la Ste Catherine, il pleut comme vache qui pisse, le centre-ville est interdit à la circulation, Jordan B. est annoncé pour faire des selfies, et je suis heureux de fuir cette putréfaction en compagnie de Pépin qui passe me chercher à 11h30, pour aller aux Bâties fêter les 81 ans de René…

au Bâties vers midi, avec les habitués (on est 12) , on s'installe à table pour l'apéro(s), on enchaînera sur les plats (gratin dauphinois pomme de terre/potimarron et palette) délicieux, préparés par Thérèse, puis le fromage puis les desserts préparés par Thérèse aussi (glace prune maison (+ rhum) et glace "italienne à sa façon" cassis maison), et pain d'épices tout frais apporté par Pépin, et café accompagné par les fameux bricelets de Thérèse dont tout le monde raffole…

 

on repart tranquillement vers 16h30, et, à l'arrivée,  Pépin trouve l'itinéraire adéquat pour  réussir à me poser juste devant chez moi!

(Ste Catherine, suite) j'apprends que Jordan B. a été enfariné (et que le jeune qui a fait ça est en garde à vue!)

le soir : LOS AÑOS NUEVOS 7, 8, 9 ,10 Et joder c'est fini! Une jolie série, avec un couple attachant (c'est drôle, dans les deux derniers épisodes, elle ressemble à Marina Foïs) les années qui passent, les parents, les amis, les décisions (bonnes ou mauvaises), pour une série délicieusement (délicatement) addictive (une occurrence gay parmi les 10 portraits de couples souriants apparaissant chaque année, le pourcentage est respecté ?)

 

 

 

mercredi 26

je passe à la librairie récupérer un livre que j'ai commandé pour le Noël de Dominique, et Sandrine me fait gentiment un paquet-cadeau en y ajoutant un autre livre sur le même thème, mais commandé ailleurs

je prends rdv avec Dominique pour manger ensemble samedi à midi (elle choisit L'Iguane, pour la soupe en entrée)

au courrier ce jour deux Libés : celui d'aujourd'hui (mercredi 26) et celui de mercredi dernier (mercredi 19)

je fais un joli A4 informatif pour la soirée du 5 (Gérard M. vient présenter LES ENFANTS ROUGES), je le fais imprimer puis je l'affiche sur le panneau ad hoc dans le bôô cinéma

 

15h15 : THE VOICE OF HIND RAJAB (341) on est 4 à la 1 pour ce film fort bouleversant mi réel (les enregistrements de la voix de la fillette) mi re-joué (toute l'équipe du Croissant Rouge qui s'emploie à la sauver) mais qui, je ne peux pas exactement expliquer pourquoi, me gêne un peu aux entournures.

(la vie est belle...) en arrivant en bas de chez moi, une voiture quitte juste le stationnement, personne derrière moi au stop pour s'impatienter, je peux attendre tranquillou, et me glisser dans la place tout juste libérée

je commence Bastion de Jacky Schwartzmann, et je m'en régale dès les premières lignes…

 

le soir je regarde (entregent) CABO NEGRO (342) d'Abdellah Taïa, un film franco-marocain où deux jeunes gens (Soundouss et Jaâfar) se retrouvent, par la force des choses, à squatter dans une villa louée par Jonathan, l'amant de Jaâfar, qui n'arrive pas et ne répond pas au téléphone... S'il est question de sexe (et même de sexe tarifé) il sera toujours soigneusement hors-champ, il ne restera alors, en apparence, qu'une chronique estivale, (quasi rohmérienne, avec des petits riens, des échanges du quotidien, des rencontres, des moments partagés) étonnamment douce et presque éthérée. Un film qui n'a l'air de rien, comme ça, à première vue, mais qui pourrait dire en réalité beaucoup plus de choses qu'il n'en a l'air. Sexualité, humanité, hospitalité pour ce curieux couple. Un film plein de trous d'air et d'ellipses, de questions en suspens, finalement moins lisse qu'il n'y paraît. (où j'ai eu la surprise -et le plaisir- d'entendre Quand tu pars, de Rose Laurens -ce qui ne me rajeunissait pas…-)

 

jeudi 27

ce midi au Globe on est 4 : choucroute (que j'ai trouvée moyenne parce que trop acide)

 

13h30 : SAN CLEMENTE (343) (nous sommes deux à la 9) j'y ai affreusement dormi, fort répétitivement, réveillé par ma tête qui retombait ou mon cou qui s'inclinait d'inconfortable façon, et refermant les yeux en dodelinant pour les rouvrir très peu de temps après, fractionnant ainsi de fort peu plaisante façon le film la déambulation de Raymond D. dans les couloirs de l'hôpital psychiatrique qui donne son nom au film (couloirs où il lui arrive de se prendre des coups de balai)

 

15h30 : BUGONIA (344) (séance en VO, j'étais tout seul à la 4) Avec Lanthimos, c'est une histoire compliquée : j'ai fui ses deux premiers films de (pour moi) "malade mental", mais je suis ensuite allé voir tous les autres, que j'ai plutôt appréciés, malgré à chaque fois quelque chose qui m'empêchait d'adhérer tout à fait au film, un détail, une intention, une façon de voir, plus ou moins rédhibitoire, créant une distance plus ou moins grande.
Eh bien là, à ma grande surprise, j'ai adhéré totalement, d'un bout à l'autre. Avec le sentiment constant que ce film était certes probablement réalisé par un fou-furieux, mais j'ai tout gobé. Tout tout tout, jusqu'au bout. (et même le bout du bout, vous verrez). Et de adhéré a adoré il y a peu… Avec l'impression durable que n'importe quoi pouvait se produire dans la scène suivante. Emma Stone et Jesse Plemons y sont parfaitement hallucinants de grandioserie (Jesse encore un poil plus qu'Emma) (mais il ne faudrait pas non plus oublier le cousin, joué par Aidan Delbis).
La seule réserve concerne l'affiche (atroce) et la typo tarabiscotée du titre (qui l'est tout autant)

 

18h : réunion de prog ("normale" + Semaine Belge + Festival Téléramuche + Semaine Latino premières bases) : Fabienne, J-C, Hervé, Benoît, Isa et moi 

17 novembre 2025

oc3obre

vendredi 17

Pépin m'appelle tôt pour me dire que c'est ce matin qu'on lui livre son bois, et donc que notre café-scrabble est ajourné...

 

les "chapitres" d'Apeirogon était numérotés de 1 à 500, puis de 500 à 1, et voilà que je commence un nouveau bouquin, L’ÉCHIQUIER, de Jean-Philippe Toussaint, avec des "chapitres" eux-aussi numérotés cette fois de 1 à 64 (il est question de confinement, d'autobiographie, d'échecs, d'écriture, de Stefan Zweig..., et j'aime beaucoup ça, même si je regrette de ne rien connaître aux échecs...)

 

je pars à pied faire quelques courses : au bureau de tabac mes calendriers de chez Phot*box, chez le BCT n°2, du gratin de légumes, de la salade de pommes de terre et une "beurette" (pâte feuilletée avec dedans jambon fromage et béchamel), et chez le chocolatier une "pistache"

 

15h30 : LES REINES DU DRAME (299) (on était 5 dans la 9) Pas du tout du tout ma tasse de thé (ceci dit je m'en doutais  depuis le début mais bon j'ai fait l'effort), cette histoire d'amour / haine entre chanteuses racontée a posteriori par un Bilal Hassani méconnaissable vous met dans l'oreille des refrains pervers qui ne vous lâcheront plus ("pas touche pas touche si tu veux ma bouche..." je le chantais même en sortant de la salle) mais bon ça se regarde, au quatre-vingt-quatorzième degré, pour la gniaque de tout(es) les interprètes (j'étais parti sur la note de 5, j'ai mis 7 pour la "proposition de cinéma") Je manque cruellement, une fois de plus, de second degré (ciel, serais-je en train de virer affreux vieux réac ?)

 

17h45 : BLACK PHONE 2 (300) (j'étais tout seul à la 12) en VO, je me suis laissé tenter... Mouais... Je n'ai pas vu le 1 mais j'en connaissais plus ou moins l'histoire, et là si j'ai bien compris, le gamin a grandi, il a une sœur qui fait des rêves dans lesquels un téléphone sonne et au bout du fil il y a leur mère qui s'est suicidée et les enjoint de monter dans un camp de vacances isolé (qu'une tempête de neige historique coupera -bien entendu- du reste du monde) pour arrêter le monstre qui enlève et tue des enfants -mais que pourtant son frère (à la jeune fille qui fait des rêves) a réussi à tuer à la fin du 1.- Mouais. Ça fait penser un peu à Freddy, puisque le méchant très méchant ne se manifeste que la nuit, dans les rêves... Bon, ça se laisse regarder, j'ai sursauté plusieurs fois, et en principe il n'y aura pas de 3.

 

20h45 : DRUNKEN NOODLES (301) (une vingtaine à la 9) un film argentino-américain plutôt charmant (et agréable) [et apaisant], en avant-première, et présenté par un jeune réalisateur ACID venu spécialement pour l'occasion (et que j'ai trouvé tout aussi charmant que le film) l'histoire d'Adnan, un jeune homme qui au début du film débarque dans l'appartement que son oncle lui prête à New-York, au fil de quatre histoires -introduites à chaque fois par un titre brodé à la main en direct sous nos yeux- qui ont la particularité d'aller à l'envers... Adnan, et les rencontres qu'il va faire (un livreur à vélo avec les roues illuminées dans la nuit, les copains dudit livreur, un vieil homme qui fabrique des tableaux avec des fils de couleur (et qui sait réparer les crevaisons), un faune tout mimi dans un sous-bois, un écrivain en panne mais qui va réussir à se dédoubler pour le satisfaire... le réel, l'ordinaire (le "normal") et le fantastique se mélangent tendrement (joyeusement), les mecs sont beaux, et je suis sorti de là plutôt léger. Un film aimable. (un film très en avant-première aussi, puisqu'il sortira en mars 2026!)

 

samedi 18

(relâche, pas de festival aujourd'hui, ni demain d'ailleurs)

 

ça sonne à la porte vers 9h -à chaque fois ça m'inquiète plus ou moins- je vais ouvrir "en chemise de nuit", (je me dis que c'est peut-être E)., mais non c'est la factrice, qui a deux paquets pour moi -dont celui destiné aux Soria pour jeudi dernier-

 

je sors faire mon tour de marché "à l'envers" : d'abord récupérer un paquet reçu - mes calendriers d'avent pour Co & Pépin et Régis et Emma- puis la pharmacie, et je remonte la rue du Breuil, un arrêt à la boulangerie (pas la d'amour parce qu'ils sont -encore!- en vacances!) pour finir sous les Halles où je vais continuer de remplir mon sac : la demoiselle des pommes est revenue, j'en prends, et du jus de pomme/poire aussi (et des noix!), rien chez le poissonnier, rien chez le fromager, rien chez la légumière, je m'attarde à la boutique italienne, me fais alpaguer par la marchande de saucissons qui est juste derrière... et je repars à pied jusqu'à ma voiture pour repartir à l'autre pharmacie parce que dans la première un générique que je voulais était en rupture de stock...

 

je regarde QUEERPANORAMA (302) de Li Jun, un film curieux, dans un très beau noir et blanc,  où un (très) joli jeune homme passe d'amant en amant au fil de rencontres successives, où il endossera à chaque fois l'identité de l'amant précédent (car à chaque fois, on baise, certes, plutôt frontalement et de façons assez variées, mais on parle aussi, beaucoup, I ("je", c'est le  personnage principal, délicieusement interprété par Jayden Cheung) interviewant à chaque fois le nouveau mec qu'il rencontre, sur son histoire et sur ce qu'est pour lui une vie "normale" (on pourrait presque se croire dans COFFEE AND CIGARETTES de Jarmusch). Film zen, manifeste, film dazibao, film épreuve d'artiste. Comme son personnage, le réalisateur aime les hommes et nous le montre. Et ça se voit. Et, donc, ça fonctionne.

 

puis sur MUBI (où je ne vais pas assez souvent) je découvre un nouveau film, (une "sortie Mubi"L'INTRUS (303), d'Alex Russell avec Théodore Pellerin, où l'interprète de NINO change complètement de registre... Où un jeune vendeur dans une boutique de fringues (Théodore Pellerin) fait la rencontre (dans sa boutique) d'un très joli jeune homme (Archie Madekwe), artiste musical très renommé, très entouré aussi, et va nouer avec lui  une relation... compliquée. 

 

 

dimanche 19

 

10h : pouet pouet les Soria sont en bas pour m'emmener à la FAL (Foire aux Livres, 51ème du nom)

 

comme d'hab' on fait ça en deux fois : une première fournée 11h / 13h, un petit pique-nique (apporté dans la glacière par les Soria), et seconde mi-temps 13h30 / 15h30, avec pot sur place consécutif offert par votre serviteur

 

résultat des courses : 8 livres pour 22€
* le "très cher" : CONTES LIQUIDES DE JAIME MONTRESTELA de Hervé Le Tellier : 10€ (au lieu de 19) -trouvé par Philou dès notre arrivée ou presque -

* 3€
LES 100 NOMS DE L'AMOUR de Malek Chebel & Lassaâd Métoui (liste d'amours et calligraphie arabe très joliette)

* 2€ :
LE CAMION de Marguerite Duras
ULTIMES PAROLES de William Burroughs
LES SOUPERS D'UN GRAND PALACE de Joël Martin (30 000 contrepèteries)

* 1€ :
A L'ARRACHE de Patrick Goujon
L'ARBRE D’OBÉISSANCE de Joël Baqué
HISTOIRES DE FAMILLES de Manuel Vasquez Montalban

 

 

lundi 20

(je fais des rêves... fatigants... il est question d'une immense bâtisse style colonie de vacances, avec beaucoup de pièces, d'un déménagement, (ou d'un emménagement ?) avec beaucoup de monde partout, qui circule, des répétitions, des rencontres, des soirées, des numéros d'artistes, et moi, au milieu de tout ça, je cherche désespérément mon sac ! Je demande à des gens, et je ne comprends rien à ce qu'ils me répondent, et je finis dans une cour carrée, la nuit, et je hurle à pleins poumons "OÙ EST MON SAC ?" ... et je me réveille)

 

à midi je mange des gnocchi châtaigne / citrouille : pas mal...

 

16h : JE TU IL ELLE (304) de Chantal Akerman, que je présente ! (je me suis enfin décidé quand  Isabelle m'a dit qu'elle avait présenté deux films hier...) A ma grande surprise, il y a une vingtaine de spectateurs dans la salle! Je suis un peu ému de revoir ce film (la dernière fois que je l'ai vu, j'avais vingt ans et quelques!), et pourtant il m'en restait des souvenirs : le noir et blanc, le sucre en poudre, le camionneur (Niels Arestrup tout jeunet!), et l'étreinte finale "frontalement montrée" entre les deux filles (qui ne m'intéressait pas plus que ça, hein...) 

 

je bois un verre "Happy Hours" au bureau avec Isa et sa sœur Laurence (Sunny Lassi)

 

je rentre à la maison pour manger d'autres pâtes achetées au marché (champignons et ?)

 

20h15 : TOUT IRA BIEN (305) un joli film chinois (deux mamies s'aimaient d'amour tendre, vivant dans la même maison, quand l'une des deux décède, sans avoir fait de testament, et les choses ne vont pas très bien se passer avec le reste de la famille...)

 


Une rencontre étonnante, ensuite, juste après avoir voté, avec une dame qui m'aborde timidement, me demande si je suis bien R., si j'ai bien travaillé à l'école du M., (je dis oui et je dis oui) et se présente comme la fille de madame S., la première ATSEM avec qui j'ai travaillé, en 1994, en arrivant à ladite école du M.
(... Puis, à ma grande surprise, elle commence à me raconter les hauts et les bas de sa vie sentimentale...) 

 

 

mardi 21

 

il faudrait que je fasse un peu de rangement (c'est demain matin que vient mon aide-ménagère) mais je ne parviens pas à m'y résoudre, fasciné devant l'écran de mon ordi comme un lapin dans la lumière des phares, et, comme les enfants qui n'ont pas envie d'arrêter de jouer, je me trouve des raisons pour continuer encore un peu..

.

(finalement j'ai réussi à m'en extirper et j'ai réussi à ranger un peu, mais je me désole d'avoir autant de livres, d'avoir trop de livres, qui débordent même des rayons et commencent à s'empiler... faut que j'organise un désherbage)

 

je commence à trier des livres que je mets dans un grand sac plastique (mais c'est très souvent un déchirement....)

 

bonne idée : Philippe Poutou propose que le 21 octobre devienne férié, pour fêter l'incarcération de Nicolas S.

 

15h30 : LES AMANTS ASTRONAUTES (306) Marco Berger, j'aime beaucoup, depuis longtemps, j'ai vu tous ses films, mais là je trouve qu'il tire un peu sur la corde : sur le schéma habituel de deux jeunes hommes un hétéro / un gay, (ou l'inverse), un marivaudage (mariposage ? : mariposa, en argentin = pédé) aussi cru dans les échanges verbaux entre les tourtereaux putatifs (ça ne parle que de bite, de couilles, de cul, de trou du cul, d' enculer, de sucer...) que trèèèès chaste pour ce qu'il nous laisse voir (d'habitude on peut entrapercevoir des QV, ou bien la caméra s'attarde fiévreusement sur les slips des garçons en train de dormir comme des frérots "en tout bien tout honneur", mais là rien de rien de rien, et on est donc en droit de se sentir un poil frustré...) Mais bon, ça n'en est que plus "grand public" (et les mecs sont mimi).

 

17h45 : LE GARÇON (307) de Zabou Breitman et Florian Vassault un docu-fiction au sens strict (50% docu et 50% fiction) où on reconstitue doublement la trajectoire de vie d'un gamin blond (appelé Jean au début de la fiction, mais dont on apprendra qu'il s'appelle Jacques à la fin du docu) tout ça à partir d'un stock de photos de familles déniché chez un brocanteur...
Magnifique! (et, bien sûr, larmichettes à la fin...)
On apprendra d'ailleurs un peu plus tard dans la soirée que c'est le film qui a remporté le PRIX DU PUBLIC

 

20h : C.R.A.Z.Y (308) de Jean-Marc Vallée, le film québecois de patrimoine (2006) de clôture du festival, une saga familiale comme on les aime (5 frangins, dont hélas seuls 2½ sont véritablement suivis, Zac (le héros, qui a du mal à reconnaître et accepter qu'il est gay ("fif" en joual) et Raymond (le bad guy, mimi comme tout avec sa barbounette ses cheveux longs et ses verres-miroir) les autres étant hélas seulement esquissés (le sportif et celui qui lit tout le temps). Une bande-son d'époque très plaisante (bon, Emmenez-moi à la 6ème écoute on commence un peu à s'agacer, mais "c'est fait pour"...). Un film familial, drôle, émouvant, enjolivé par le parler des personnages ("T'es pas parlable..." dit la maman à son mari) autour de ce héros qu'on suit depuis sa naissance (on l'a laissé tomber sur le sol) jusqu'au jour où il "revient à la maison accompagné" (ce sera dit mais pas montré), en suivant précisément chacune de ses variations capillaires, entre ce père et cette mère vraiment adorables... Un film adorable, parfaitement à l'image de ce Festival.

de là :

à là :

"avec le tuxedo, il faut un bow-tie..."

 

après le film, pot de clôture de ce 4ème Festival PARLONS D'AMOURS (si Elisabeth nous voit, elle devait être contente!!!), avec des macarons faits maison (merci Thomas!), des chamallows et des fraises tagada! (est-ce bien raisonnable?)

 

 

mercredi 22

 

dring! à 8h c'est Anne-Marie, ma chère aide-ménagère (mais je me suis levé beaucoup plus tôt, vers 6h, parce qu'il y avait pas mal de bazar à ranger, et même je n'ai pas réussi à tout faire...)

 

à 10h je commence à préparer mon cake cardamome / chia pour l'amener chez Co et Pépin à midi

 

12h15 Emma et Régis passent me prendre, et nous voilà devant l'apéro (et le premier jeu), c'était une journée thématique "repas et jeux" (on en découvrira quatre je crois, je ne connaissais que le premier, un "jeu d'apéro", avec des fleurs et des têtes de mort...)

 

on mange un gratin dauphinois d'anthologie, accompagné de filet mignon, et arrosé de pinot noir (le bonheur)

 

On a bien joué, on a bien mangé (bien bu aussi) bien ri... Que demande le peuple?

 

... et tout ça nous mènera (joyeusement) jusqu'à 19h passées, l'heure de regagner nos pénates respectives... (Emma et Régis me reconduisent)

 

 

jeudi 23

 

je passe un certain temps à préparer six A4 sur nos prochains événements, et je monte à l'Imprimerie pour, justement, les imprimer (oui, ce que j'écris est parfois (souvent ?) très con)

 

à midi au Globe à 3 (Catherine, Isabelle et moi) pour un rougail saucisse tout juste "pas mal"...

 

je file au cinéma croyant voir PALOMBELLA ROSSA à 13h30 : Que nenni c'est demain à 13h15! tant pis! (j'en profite pour aller faire des coUrses...)

 

je fais mon affichage au cinéma

 

15h30 : KONTINENTAL'25 (309) de Radu Jude (on est 2 à la 9). J'adore le cinéma roumain, j'adore les réalisateurs roumains (la sainte trinité : Puiu, Porumboiu, Jude, Jude faisant donc ici office de St Esprit... hihi).
Radu Jude a commencé "doucement" avec LA FILLE LA PLUS HEUREUSE DU MONDE (2009), et n'a cessé depuis de monter en pression, devenant quasi un équivalent roumain de ce cher Hong SangSoo pour ce qui est du nombre de films et de leur mode d'exécution (KONTINENTAL'25 a été tourné en même temps qu'un autre film de Jude, qui sortira bientôt (et qu'on programmera très bientôt aussi dans le bôô cinéma) : DRACULA, avec la même équipe...).
Ici il sera question d'un sdf, qu'on verra d'abord vivant -une scène d'ouverture avec un catalogue de toutes les insultes injures et jurons possibles, en roumain sous-titré) puis mort, et d'une greffière, qui est venu lui signifier son expulsion et le retrouvera pendu au radiateur, tout le reste du film étant consacré à ladite greffière et ses états d'âme (avec un commissaire, avec son mari, avec sa copine, avec sa mère, avec un ancien élève, et, last but not least, un pope.) C'est trèèèèès roumain, (j'avais en tête les mots "impeccable" et "implacable"), ça tire tous azimuts, même si c'est filmé a minima, et, en plus, il est question, dans une conversation, d'un avocat nommé Enculescu... Humour roumain volontaire ou involontaire ? (no comment) ça me ravit.

avec l'ancien élève

 

20h15 : L'INCROYABLE FEMME DES NEIGES (310) de Sébastien Betbeder. Notre "soirée d'ouverture de saison" (avec "entrée gratuite à tous les adhérents à jour de leur cotisation" selon la formule consacrée), un film qui démarre dans le Jura et finit au Groenland (auquel le réalisateur est habitué dans sa filmographie), avec une Blanche Gardin impériale, qu'on a (très) grand plaisir à revoir. Elle est entourée, d'abord, de Philippe Katerine et de Bastien Bouillon (ses frérots jurassiens) puis par toute la population d'un village inuit. Village duquel le réalisateur semble plutôt familier...
Des spectateurs semblaient un peu désorientés à la sortie parce que le film n'est pas la bonne grosse comédie gaudriolesque à laquelle ils s'attendaient (et qui est plutôt la façon dont démarre le film, mais qui prend ensuite son envol pour aller planer un peu ailleurs au mitan des glaciers... Une jolie surprise (pour une belle soirée d'ouverture...)

 

14 décembre 2025

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vendredi 14

9h30 chez Co & Pépin, café-scrabble, il gagne la première et moi les deux suivantes (dans la 2ème partie, grâce à Pépinou d'amour je fais un "fois 9" (pour presque 150 points) en posant FL(I)RTONS de part et d'autre du i qu'il avait posé

midi et quelques : tiens, comme mon film commence tôt (13h15) je vais manger au B*reau, pensant goûter un plat du jour, las, ils n'en font point le vendredi... Je me rabats sur une suggestion à 14€90 (carpaccio / frites), qui, par l'adjonction d'un verre de pinot noir, d'un café double, et, in fine -il me reste vraiment beaucoup de temps- deux boules de glace, voit quasiment son prix être multiplié par deux!

13h15 : DRACULA (331) de Radu Jude (l'IA, paresseusement, a collé à l'entrée de la salle l'affiche de celui de Besson, pouah!) Nous sommes 3 à la 12 (et, je ne sais pas exactement pourquoi mais je suis persuadé que les deux personnes assises devant moi, une petite bonne femme et un grand mec à grosse tête ronde, sont d'authentiques roumains -je les ai observés auparavant dans le hall-)
Si KONTINENTAL'25 était déjà passablement foutraque, celui-ci, qui a été tourné en même temps avec les mêmes acteurs, est un véritable raz-de-marée de foutraquerie... Plusieurs histoires de vampires (thème et variations), enchâssées les unes dans les autres, un narrateur (le réalisateur ?) qui fait le lien (le point ?) aux prises avec une IA capricieuse, des références incessantes à la bite (ce qui n'est pas pour me déplaire) -qui se dit pulă en roumain, si j'ai été bien attentif, mais bon en général je suis plutôt attentif à ce genre de détails), pour un volume -conséquent- de Contes et Légendes de Roumanie, une bonne grosse dose (le film annonce 2h50 mais semble durer encore un chouïa plus, parce que le thème en question (Dracula et ses copains) n'a jamais fait partie de mes thèmes de prédilection mais aussi parce que, comme disait ma voisine de Gray "Ça tombe comme à Gravelotte…", mais surtout ça n'arrête pas…) mais l'aspect acerbe de l'ensemble (on est chez Jude, donc ça dépote et ça défouraille -sans pitié- dans tous les sens : les vampires, la Roumanie, oui, mais le capitalisme, la connerie des gens, les politiques, Karl Marx, Schopenhauer (une très belle citation que je comptais me rappeler), l'IA, les réseaux sociaux, l'hétéronorme, la religion, Tikt*k, ça n'arrête pas, c'est plein à ras-bord, ça dégueule même, (donc forcément c'est inégal) jusqu'à un ultime détour par un champ planté de bites - à l’initiative de Jésus, si si-, dont chacun(e) finira par trouver le mode d'emploi, non rien ne nous sera épargné, jusqu'à ce que le réalisateur décide que c'est fini qu'il n'a plus envie de jouer et nous laisse soudain là, en plan, sur un écran noir sans musique... (et allez donc vous faire voir!)

 

les pâtes fraiches "garniture généreuse" au comté qu'il faut cuire 4 minutes SANS FAIRE BOUILLIR L'EAU (j'aime cette interdiction mystérieuse) s'avéreront délicieuses pour mon repas du soir (juste un demi-paquet)

 

 

samedi 15

moyen bien dormi (mais bon j'ai l'habitude)

le matin, après avoir fait tremper mes pieds 20 minutes dans l'eau chaude, je réussis, en me contorsionnant, à raccourcir les ongles de mes gros orteils, qui me faisaient de plus en plus souci… (ce que je nommerais presque "petite victoire", qui me met, en tout cas, de bonne humeur)

je pars faire "mon tour de marché" vers 9h (je m'arrête chez S. pour commander un livre pour Dominique) puis je commence à remplir mon panier : d'abord (boulanger d'amour) du pain à la farine autrichienne (le même que la semaine dernière), une ficelle comté/lardons, un morceau de pain d'épices, un roulé à la cannelle, puis (BCT) une portion de langue/purée et une autre d'endives béchamel (tiens le petit boucher barbu est allé chez le coiffeur), je croise ensuite Patrick G. avec qui je marche jusqu'à l'entrée des Halles : une bouteille de jus de pomme (j'ai encore oublié les bouteilles consignées) et deux grosses pommes à cuire au four, deux petits chèvres demi-secs, une portion de magret, des physalis ! (oui oui, je prends tout ce qu'il lui reste), des bébés-aubergines, des saucisses au metton, du bacon, du morbier et je m'arrête là.
Je sors des halles avec mon panier plutôt lourd, je contemple avec gourmandise un jeune homme appétissant au rayon des saucissons, et je salue le grand Jérôme, avec qui je discuterai un peu

à midi je terminerai le paquet de pâtes "garniture généreuse" (qui ont vraiment bon goût de comté)

avec Manue nous mettons sur pied notre virée de mercredi à Dijon (je la fais rire parce que je suis allé consulter l'itinéraire sur le site M*chelin)

sur la Cinetek (que j'aime presque autant que MUBI), je commence à regarder LES REBELLES DU DIEU NÉON, le premier film de Tsai Ming Liang (1992) avec, déjà, son alter ego, Lee Kang Sheng (qui est tout jeunet -à l'époque, il avait 24 ans-) 

 

il faut que je ressorte pour aller récupérer un livre commandé qui vient d'arriver , Fils Prodigues, de Colin Barrett écrivain irlandais dont j'avais beaucoup aimé le premier recueil de nouvelles Jeunes Loups

 

en rentrant je passe devant le pâtissier chocolatier et je réussis le prodige de ne pas m'y arrêter pour acheter un gâteau et/ou des chocolats

 

je commence illico à lire Fils prodigues, et je trouve que c'est vraiment vraiment très bien écrit

 

le soir je m'écroule devant la télé (où, bien entendu je finis par m'assoupir) j'essaie de terminer LES REBELLES… mais rien à faire je pique du nez… 

 

dimanche 16

tard dans la nuit (ou tôt le matin), je termine LES REBELLES DU DIEU NÉON (332)  que je qualifierai, sur un petit morceau de papier, "d'assez joliment désespéré"... Il y a 23 ans, tout l'univers du réalisateur était déjà là : le lieu, la ville (Taipei), les espaces clos aussi (un impressionnant -et très cinégénique- appartement au plancher régulièrement inondé), l'incommunicabilité, la difficulté d'aimer, l'alter ego du réalisateur (qui pour une fois n'a pas tout à fait le rôle principal) qui passe son temps (ses nuits) à épier un autre jeune homme qui, en scooter, a cassé le rétroviseur du taxi de son père, ledit jeune homme est un petit malfrat qui passe son temps à fracturer, avec un collègue, tout ce qui peut l'être et contient de l'argent. Le film est un peu plus bavard que ceux qui suivront (où les dialogues se raréfieront progressivement jusqu'à disparaître presque tout à fait) et passerait presque pour guilleret, à l'aune des autres films. Rigueur des cadrages, importance de la bande-son sur les plans-séquences urbains, déjà un film très rigoureusement formel.  Forcément, fascinant…

(3 films de TML sont re-sortis en copies neuves restaurées, en 2022, celui-ci, VIVE L'AMOUR et LA RIVIÈRE -que j'avais acheté en VO sous-titré en anglais, me semble-t-il-)

je commence le post avec les photos de novembre (nous sommes déjà à la moitié du mois)

je continue de lire le bouquin de Barrett

un dimanche pluvieux et plutôt raplapla donc

après le repas de midi (petites aubergines rôties au four et magret de canard) voilà que je me lance dans VIVE L'AMOUR (1994),

(je mange tous les physalis)

… que je terminerai vers 23h, après l'avoir regardé en plusieurs fois


VIVE L'AMOUR (333), de 1994 (oh oh l'année de mon déménagement) : un triangle amoureux (ou désamoureux) deux garçons, une fille, un appartement dont chacun à la clé, un film à mi-chemin entre l'expérimental et la (oui oui) comédie de boulevard (des portes qui s'ouvrent et se ferment, derrière lesquelles on se dissimule, des lits sous lesquels on se cache ; la femme, l'amant, et l'ami de l'amant (qui voudrait être l'amant de l'amant ?) bref un genre de boulevard métaphysique?
Une nouvelle fois la qualité formelle est au rendez-vous (avec la restauration de la copie, ça saute encore plus aux yeux) et nous éblouit (plans-séquences jusquauboutistes, cadrages (ou dé-) impressionnants, travail sur la couleur, le son, les dialogues (ou l'absence de, ça dépend) jusqu'à cette longue partie finale où le réalisateur ne se concentre que sur le personnage féminin, après avoir laissé ses deux hommes au lit (l'un dort, l'autre pas, mais il y aura quand même un bisou, à la progression millimétrée), d'abord une scène de déambulation urbaine au petit matin, avec juste le bruit, adéquat, de ses talons qui claquent sur le sol, puis une longue scène de larmes, avant un ultime noir. Glaçant, mais vraiment virtuose.

 

 

lundi 17

(plusieurs fois réveillé, mais beaucoup beaucoup rêvé -sans que beaucoup de souvenirs de subsistent, jusque quelques images vagues (un marchand de journaux en cours de réaménagement, où tous les journaux ont changé de place…

comme j'ai terminé le TML n°2, j'attaque le numéro 3, LA RIVIÈRE dont ne me restait qu'un souvenir : dans un sauna (à Taipei bien sûr) une scène d'amour (et d'inceste) involontaire, entre père et fils) 

(intermède : mon ami paysan virtuel nivernais, dont c'est le dernier jour de travail -il est viré- réapparaît brièvement, puis re-disparaît)

je continue FILS PRODIGUES, et je trouve un chapitre parfaitement magnifique, en début de la deuxième partie, autour du personnage de Dev, qui figure parmi les plus belles choses lues cette année

 

au tout dernier moment, Mickaël nous apprend que la réunion à 14h avec Romain est reportée, car Romain est en déplacement

j'associe Isa pour le choix de la nouvelle date (et nouvel horaire) de cette fameuse réunion de bilan de PARLONS D'AMOURS

 

17h et quelques, dring! oh oh quelle bonne surprise ! c'est E. avec son petit parapluie, (qu'il laisse sur le paillasson) pour son habituel câlin express (je ne me déshabille même pas entièrement alors que lui si, et ça m'est d'ailleurs toujours un plaisir de le voir ainsi)

 

mardi 18

(encore une flopée de rêves hétéroclites)

13h30 : A 2000 MÈTRES D'ANDRIIVKA (334) : un très très impressionnant documentaire immersif sur la guerre en Ukraine vue de l'intérieur. Avec des soldats qui progressent pour atteindre et "récupérer" le village en question (et y planter leur drapeau) et cet instant où le réalisateur (qui est vraiment au cœur du combat) réalise qu'ils n'auront , en fin de compte, reconquis qu'un village mort, qui n'existe plus, où tout a été détruit, le même réalisateur insiste à propos de cette guerre dont l'Europe semble un peu se désintéresser tant elle dure, en disant qu'elle (l'Europe) risque bien, à plus ou moins brève échéance, de se retrouver dans la même situation... 

j'ai passé beaucoup de temps (et fouillé beaucoup de poches) pour tenter de retrouver ma clé USB en cran de chocolat mais elle semble bien avoir disparu (vanished) et ça m'attriste (un peu)

20h30 : KERMESSE au Thé V' par le collectif La Cabale
Le parking était plein, le Théâtre aussi, la foule des grands jours , les comédiens déjà sur scène, de la musique de kermesse, trop fort ("t'es OK, t'es bath…", genre) j'avais d'ores et déjà comme un (mauvais) pressentiment, que le début du spectacle confirma (j'ai pensé assez vite "consternant", les gens riaient, moi pas trop) mais j'ai laissé filer… Spectacle en dents de scie, qui parfois m’agaça et parfois m'enchanta (à un moment, inintéressé par ce qui se passait sur scène, j'ai porté mon attention sur les rendormissements (et réveils) successifs de mon voisin), j'ai adoré la reprise "façon danse contemporaine" de La Chenille, l'idée de la Compagnie de Pina Bausch reprenant le même morceau, et le dialogue entre la chenille (verte et barbue) et le papillon qu'elle était devenue...
puis j'ai été… "partagé" par le final (une centaine de gens sur scène pour une Chenille géante, accompagnées par une fanfare municipale) plutôt habilement il faut le reconnaître à propos de la notion de "ridicule"

 

mercredi 19

8h dring! c'est Anne-Marie (mais j'étais levé depuis deux heures avant parce qu'il y avait pas mal de trucs à rangeravant son arrivée)

un long coup de fil avec Emma

13h30 : DOSSIER 137 (335) (on est 7 ou 8 à la 12, je ne suis entouré que de dames -d'un certain âge-) un film solide, avec une Léa Drucker impériale : GIGN, Gilets Jaunes, BRI, tirs de LBD, garde à vue, poids de la hiérarchie, "sauver la République", on ne peut s'empêcher de sursauter d'indignation à plusieurs reprises (le film est "une fiction inspirée de faits réels"). Impeccable. (comment Téléramuche peut-il publier un "avis contre" ?)

d'après la météo, la neige menace aujourd'hui et demain dans l'est (en Franche-Comté, notamment)

17h : départ de l'expédition "Dijon" : Catherine passe me prendre, puis on récupère le jeune (et mimi) Tristan sur le parking du L*clerc, avant de filer à Authoison où Manue nous attend pour embarquer tout ce beau monde direction La Vapeur, pour le concert de The Limiñanas

Manue est une habituée des lieux : on montre nos billets, on va faire la queue au food truck, on achète des bières, on va s'installer sur la mezzanine pour grignoter, et hop déjà 20h, début de la première partie : KAS PRODUCT (bonne mise en jambes et en oreilles, grosses guitares, chanteuse charismatique, mais pas de rappel nous prévient-elle, pas le temps, l'heure tourne..).
21h pétantes, début du set de THE LIMIÑANAS, je m'installe derrière la rambarde mais surtout, appuyé conte un poteau (luxe!) puis Catherine m'a suggéré de monter m'installer au balcon, où m'attendait  une place assise en bout de gradin, où j'ai pu jubiler pendant 1h40, soit très précisément le temps prévu sur le planning... Pour moi un très grand moment de musique, des grosses guitares comme j'aime, des boucles hypnotiques, de plus en plus fort, dont on voudrait qu'elles ne s'arrêtent jamais. Le groupe "termine" par un Je rentrais par le bois démesuré et anthologique, avant un retour de 28 minutes pour le rappel, qui me laissa tout autant sidéré.
On a rebu un dernier verre avant de reprendre la route (c'est Manue qui conduisait, et elle a assuré comme une reine, qu'on se le dise et le redise!)
A 1h j'étais devant chez moi, et à 1h05 j'étais dans mon lit!

 

jeudi 20

 

je termine -à regret- FILS PRODIGUES de Colin Barrett (c'est vraiment vraiment une écriture magnifique)

à midi au Globe nous sommes 5! (Sylvie V. s'est jointe à nous) Et personne ne souhaitera manger du cerf (4 steaks hachés et une entrecôte!)

événement du jour : son (vieux) téléphone ayant expiré, Marie en a racheté un nouveau, mais un "vrai"

13h30 : PANOPTICON (336) film géorgien dont je ne me rappelais absolument rien de la critique que j'avais copiée/collée sur notre programmation, mais qui pourtant me séduira mordicus. (nous ne sommes hélas que 2 dans la salle 12). Après Enzo, puis Nino, voici Sandro, jeune homme géorgien, footeux, en prise -multiple- avec toute une flopée de problèmes concomitants : Dieu (il a la foi), sa bite -et son désir- (comme tous les ados, il bouillonne d'hormones), sa mère (qui est aux États-Unis et ne peut revenir "à cause des papiers"), son père (qui veut quitter le domicile familial pour devenir moine) son nouveau pote du foot (qui flirte un peu avec les ultranationalistes géorgiens), la mère de ce dernier (qui est coiffeuse et dont il fantasme sur la généreuse poitrine) sa grand-mère (qui ne va pas très bien) , bref Sandro a du pain sur la planche de sa jeune vie, (en forme de Tonneau des Danaïdes : impossible de boucher tous les trous en même temps), dur dur d'être un ado, géorgien qui plus est, et le réalisateur l'accompagne attentivement (le jeune acteur est tout mimi) et réalise un premier film parfaitement séduisant (avec un plaisant clin d’œil à Truffaut et à ses 400 coups…). Réalisateur, donc, à suivre (et, tiens,  on pourrait dire "Top 10 d'encouragement")

pendant le film il a neigeoté un peu, juste de quoi gadouiller à peine sur le parking, je prends deux trois photos depuis l'intérieur de la voiture, et je m'arrête à la boulangerie pour stocker un peu de pain ("menaces de neige" oblige, c'est dans mes gênes  hihi)

je rentre 'au chaud" mais ne serai pas bon à grand-chose le soir -je me suis couché tard hier donc ce soir je me coucherai davantage de bonne heure-

7 décembre 2025

novembr2

vendredi 07

 

9h30 dring! c'est Pépinou, qui est descendu à pied "car il doit marcher". Café-scrabble, 3 parties. Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas joué (au moins 3 semaines!) J'ai eu excessivement de la chance (comme lui au tarot l'autre fois, finalement)

 

à l'imprimerie, "notre" machine est en panne, donc, pas de B.A.T avant lundi matin...

 

du coup, ayant raté la séance de 13h30 en espérant croiser J-C qui devait apporter le papier à 14h30 (mais  trop tard! quand j'arrive il est déjà reparti) me voici un peu... vacant, et je pousse jusqu'à GEM* pour voir s'il n'y aurait pas un pantalon à mon goût et j'en trouve un, le dernier de sa race (en plus, aujourd'hui c'est -30%!) 

 

Les happy hours sont rétablies le vendredi au B*reau, et je me prends donc mon habituel Sunny lassi...

 

18h : IMAGO (324) (nous sommes 8 à la 11) et je suis plutôt décontenancé par ce film qui ne ressemble pas vraiment à tout le bien qu'on en a dit ici et là... (ni à son affiche, ni aux critiques que j'avais lues) je ne m'attendais pas du tout à ça (et, visiblement, Hervé non plus...) c'est un genre d'autoportrait à peine fictionnarisé (le réalisateur, d'origine tchéchène, vit en Belgique, mais sa mère lui a acheté un terrain en Géorgie, très près de la frontière tchétchène, pour qu'il s'y installe (= y construise une maison, mais surtout, qu'il trouve une épouse et fonde une famille nombreuse "comme tout le monde"...) Mais le garçon n'est pas tout à fait du même avis, même si, pendant longtemps il "fait le gentil" pour tenter de coïncider avec les aspirations maternelles (une longue et belle scène d'échange avec son père, qui rétablit un dialogue interrompu depuis des années, en pleine nature...)

(le film ne ressemble pas du tout du tout à ça...)

je ne mentirai pas en le sous-titrant "un film de Déni" (c'est le prénom du réalisateur)

 

je grignote à 20h et quelques, et m'assoupis ensuite sur le canapé, devant je ne sais même pas quoi (et je finis quand même par essayer ce pantalon, qui, finalement, ne va pas si mal que ça...)

 

je croise sur le site habituel mon AAA (ami amateur d'andouillettes) et nous gémissons un moment sur les effets du vieillissement (bien qu'il soit beaucoup plus jeune que moi) et sur le fait que "les jeunes gays sont des cons" (et tous de droite en plus...)

 

samedi 08

 

au marché tard (10h30) et un peu a minima : pain (deux sortes : autrichien et butternut/noisette, paella, pomme (1, pour cuire au four), pomme (jus de), pâtes fraîches (2 sortes : champignons et ricotta/citron) et voilà
(je croise Claude W., Marie-Hélène V., et Christine C. qui dit "qu'elle voulait me voir", je lui dis que je passerai chez elle cet après-midi)

 

à midi paella -de sous les Halles- (plus copieuse que celle de mon B.C.T) avec un verre de pinot noir

 

14h30 : à Coulevon, avec Christine : on règle d'abord cette histoire de cartes et d'adhésions, puis elle me parle longuement d'Inde (le sujet l'enchante, je le sais) : par la force des choses, elle est toujours entre deux voyages en Inde... (elle repart en février)

 

(sans rapport) dans la conversation, elle m'apprend que cette nouvelle coupe des ados que j'affectionne (et que j'ai surnommée "en jardin arboré"), se nomme, elle le tient des ados aux-mêmes, plus prosaïquement la "coupe-brocoli" (ils se font friser le dessus et raser le tour)

 

 

(jamais content) : devant chez moi il n'y a pas de place, je continue vers le Palais de J., que, justement quitte une voiture, me laissant sa place vide encore toute chaude, mais quand j'arrive devant chez moi, la place "des 2 gredins" est libre! Je me dis que j'aurais pu m'y garer si j'étais passé deux minutes plus tard.. Les deux gredins qui se sont juste arrêtés un peu plus loin pour discuter avec des amis... (Je me dis que c'est très bien comme ça, hein ...)

 

en cherchant je ne sais quoi sur le blog je tombe sur un truc intitulé "nez rouge", un genre de bilan écrit le 30 décembre 2005, que je recopie illico pour le coller dans un post vierge que je publierai demain... (avec les guillemets de rigueur)

 

le soir je m'installe sur mon canapé pour mater LOGAN LUCKY de Steven Soderbergh, film qui à sa sortie m'avait été chaudement recommandé par Malou, que je trouve toujours un peu lent à l'allumage, mais après tout va mieux, puis de mieux en mieux, de plus en plus haut (la préparation du casse, le casse, les suites du casse, la conclusion....)

 

 

dimanche 09

 

je pars à pied chez mon nouveau pâtissier préféré, puis je me ravise en chemin et prends ma voiture : oh oh j'ai bien fait, car il est exceptionnellement fermé dimanche 9 et lundi 10, et je file donc chez Qu*vy pour acheter des gâteaux pour ce midi...

 

à midi, donc, à Gy, à 5 (Emma et Régis, Dominique et moi, et le jeune Félicien qui nous rejoint) pour le rituel poulet / frites dominical, suivi du dessert,

 

 

suivi du non moins rituel après-midi de jeux (on n'a joué qu'au Okey, tout le monde a gagné au moins une partie, certain(es) en ont gagné deux, et il me semble bien, après un début poussif, en avoir gagné 3, dont une "en un coup"

 

Emma nous montre ses nouvelles créations, et, comme d'habitude je trouve tout ça magnifique (et je craque sur un petit gobelet en porcelaine bleue...)

 

lundi 10

 

(avant midi) je passe à l'Imprimerie pour le B.A.T, et j'en profite pour pousser jusqu'à GEM* pour revoir cette grosse doudoune bleue qui m'avait tapé dans l’œil, puis j'hésite XXXL en bleu ou XXL en noir (l'idéal serait XXL en bleu mais ils n'ont pas (plus) ça en stock)

 

à TLMVPSP Vincent a failli être battu pour la première fois ! (19/20) Ce mec me sidère tellement il me semble invincible...

 

je suis en avance au cinéma, l'occasion de découvrir le "sweet & creamy" un nouveau cocktail en "happy hour" (rhum, bailey's, jus de pomme, + chantilly et copeaux de chocolat!) : à la petite cuillère et à la paille!

 

est-ce bien raisonnable ?

 

 

18h : PUT YOUR SOUL ON YOUR HAND AND WALK (325) (nous sommes une dizaine à la 11... Un film poignant, par une réalisatrice iranienne, en relation téléphonique avec une autre jeune femme, Fatem Hassona, depuis Gaza (qu'elle nous dit ne pas pouvoir se résoudre à quitter), qu'elle nous montre aussi "en l'état", par ses photos et ses vidéos. Deux cent jours d'échanges, via l'écran du téléphone, jusqu'à l'assassinat de Fatem et de sa famille, le 16 avril 2025, pendant la nuit, lors d'une attaque israélienne... 

 

 

 

20h : NOUVELLE VAGUE (326) (ohlala tout seul à la 12!) un film en noir et blanc, format 1/37, en français, réalisé par un américain que j'aime bien (Richard Linklater), et qui raconte le tournage, au jour le jour, du premier long-métrage de Jean-Luc Godard, A BOUT DE SOUFFLE (que je n'ai, d'ailleurs, jamais vu...) C'est délicieux, c'est comme une gourmandise, les acteurs sont tous des inconnus (à part l'actrice américaine qui incarne Jean Seberg) même s'ils incarnent tous des personnages connus (leurs identités sont précisées à chaque fois via un plan-fixe avec regard-caméra) et on est heureux de pouvoir partager cette complicité (ces gamineries) avec eux... JLG est présenté comme une vrai tête-à-claques, ce qui n'est pas pour me déplaire...

 

et quand je sors, drôle d'impression : on dirait que le monde entier est vide et silencieux : personne dans les couloirs du bôô cinéma (à part Maya qui semble se morfondre et que je salue au passage) personne sur le parking (à part ce mec en short à côté de sa voiture en train de recharger), personne sur le trajet, et personne non plus sur le parking Serpente...

 

 

mardi 11

 

alors là c'est la meilleure! J'ai appelé le restau mardi dernier (le 4) en leur demandant s'ils étaient ouverts aujourd'hui (le 11) et j'ai donc réservé pour 3 personnes, pour midi /midi et quart
ce matin j'ai appelé deux fois pour prévenir qu'on arriverait plutôt entre 15 et 30, mais je suis tombé à chaque fois sur le répondeur
quand nous sommes arrivés devant le restau (Emma m'avait rejoint en route) nous avons trouvé porte close!

tous les autres restaus avaient l'air fermés, et nous nous sommes rabattus sur un sushi-bar pas loin du cinéma, que j'ai plutôt trouvé assez moyen... (et qui était entièrement vide, excepté un autre couple...)

 

(je ne sais pas exactement pourquoi mais je me suis retrouvé ensuite plutôt démoralisé...)

 

j'ai fait cuire au four une grosse pomme pour ce soir

 

j'ai regardé en entier JOE HILL (327) de Bo Widerberg que j'ai, une fois de plus, trouvé excellent! L'histoire d'un jeune émigrant suédois, aux USA, au début du XXème siècle, de ses aventures de hobo, puis de syndicaliste, dans une ample fresque historico-politique (comme l'était déjà ADALEN 31, mais dans un contexte strictement suédois...)

 

mercredi 12

 

j'ai l'explication pour le restau hier : j'avais un message sur le répondeur du fixe me disant qu'ils étaient fermés le 11 mais que si je voulais réserver pour un autre jour il n'y avait aucun problème

 

à 11h la secrétaire de l'imprimerie m'annonce que la prog est prête et je lance donc les opérations de confirmation de la réunion de ce soir (dite de "mizenplis")

 

je suis sur le point d'adhérer à la Cinétek, quand, vérifiant par acquit de conscience, je m'aperçois que je suis déjà abonné, et j'en profite pour commencer à regarder LES REBELLES DU DIEU NEON, de Tsai Ming Liang

 

(expérience sociologique) : j'ai porté, toute la journée, des chaussures qui ne me ressemblent absolument pas (qui m'avaient été données il y a quelques temps déjà par Philou), je m'entraîne à marcher avec dans l'appart (avec le bruit des talons j'ai la sensation de marcher avec des talons-aiguilles) puis je sors carrément avec dans la rue

 

 

j'aurais pu aller au cinéma 3 fois cette après-midi, je n'irai en fin de compte qu'une fois (mais quelle fois!) :
15h45 : ON FALLING (328), un film fort et percutant. Une jeune portugaise perdue au fin fond de l'Ecosse, job de merde à scanner toute la journée des items de merde à empiler dans son caddie (de merde) pour ensuite les mettre dans des caisses jaunes sur un tapis roulant, toute la journée, avec la pause du repas, ses "conversations" illusoires, et le soir retour dans un appart qu'elle partage avec d'autres jeunes gens comme elle, (avec partage du frigo, des placards, et du paiement de l'électricité) plus ou moins désorientés, avec des jobs de merde et des salaires idem... Il suffit de peu de choses : un téléphone qui tombe et doit être réparé, pour que cette dépense imprévue fasse voler en éclats la situation -sur le fil- de cette jeune fille, et la précariser, sans qu'elle n'ose en parler avec qui que ce soit, d'ailleurs. La réalisatrice réussit le prodige de ne jamais la quitter des yeux sans tomber dans le misérabilisme ni le pathos (le film est produit par Ken Loach). Oui, le film est très fort.

 

18h à la réunion : nous sommes beaucoup (Fabienne, Claude, Isabelle, Annie, Benoît, J-C, Hervé, et moi) et donc ça va assez vite (même s'il faut, cette fois, coller des timbres...) finalement, j'aurais pu aller voir DRACULA à 17h, ils auraient très bien pu se débrouiller sans moi!

 

 

jeudi 13

 

(l'expérience sociologique basta! : non non ces chaussures ne sont pas pour moi...)

 

à midi au Globe on est 3 (pas de Marie) pour manger du filet mignon (3 tranchettes chiches) sauce au comté

 

15h30 : LES AIGLES DE LA RÉPUBLIQUE (329) : on est deux à la une avec Emma : un film qui ne me convainc pas entièrement, le cul entre deux chaises : la "comédie socio" (que je n'ai d'ailleurs pas trouvée si drôle que ça...) puis un virage vers le thriller  que j'ai trouvé confus et balourd... Dommage!

 

18h : KNIT'S ISLAND (330) : la "fameuse séance planifiée pour / avec les lycéens des H*berges" qui sont finalement 7 (plus nombreux dans la salle que les adultes) pour un film qui me surprend et m'enchante parce qu'il ne ressemble à rien de connu...
Les trois réalisateurs sont rentrés carrément dans un jeu vidéo, s'y déplacent sans compter leurs heures, (en fait si, le film en tient un décompte assez précis) et échangent avec les autres joueurs (leurs avatars, donc, mais avec leurs "vraies" voix de la vraie vie) lors des rencontres (quand elles ont lieu), dans des lieux plus ou moins déglinguos (comme le sont d'ailleurs, aussi, les personnages) . Un état intermédiaire entre le cinéma et la vidéo, une passerelle entre la fiction (les personnages des joueurs / guerriers) et la réalité (leurs voix, leurs paroles) tandis qu'ils arpentent leur territoire fictionnel commun... (250 km carrés) sans d'ailleurs jamais parvenir à en trouver la frontière.
Une matière filmique très inhabituelle (je n'ai jamais pratiqué le jeu vidéo j'avoue) pour une démarche qui ne l'est pas moins... Le film est rangé dans les "documentaires", je préciserais "documentaire très immersif". Très bluffant (en tout ças, je me suis vraiment régalé) 

 

 

10 novembre 2025

O2tobre

vendredi 10

9h30 dring! C'est Pépin pour le café-scrabble (exceptionnellement , à ma demande, nous n'avons pas pratiqué l'alternance, alors que c'est moi qui aurais dû monter cette semaine)
nous baguenaudons, et donc n'avons le temps de faire "que" deux parties, puisque Dominique s'est annoncée pour 11h40 (pas un score au-dessus de 400, seul fait notable de la matinée : il a fait 14 points avec le x)

 

Pépin m'avait apporté des figues fraîches et de la confiture de figue, je lui ai fait goûter mon "cake aux épices" qu'il a eu l'air d'apprécier...

 

11h40 dring! c'est Dominique, qui arrive de la gare routière (pardon, du pôle multimodal), et qui m'a gentiment apporté aussi des figues fraîches de chez elle...

 

à midi, nous arrivons avec Dominique chez Ge*rges où nous ferons -vraiment- un excellent repas... (amuse-bouches, crème de légumes, dos de cabillaud et son accompagnement, tiramisu au café, pas une seule faute de goût, tout était par-fait!)

 

à 13h30 : LA TOUR DE GLACE (293) (On n'était que 2 dans la salle) pour lequel je n'étais pas a priori très enthousiaste, et qui me l'a bien confirmé... Variations autour de la Reine des Neiges lors d'un tournage.
Ok il y a de belles choses, plastiquement, mais mon dieu que c'est loooong! Presque deux heures pour ça (qui m'ont donné le sentiment d'en durer cinq) :  vers la fin j'avais le sentiment d'être face à un film infini qui ne se terminerait jamais...

 

après j'ai vite redescendu Dominique à la gare pour qu'elle puisse prendre son bus de retour...

 

plus tard en surfant j'ai vu qu'on pouvait commander sur B*ndcamp le nouvel album de Jessica93 (666 tours de périph), et je me le suis offert "en vrai" (j'ai même rajouté 3€ à ce brave homme dont la musique rageuse me transporte), et j'écoute ensuite l'album en entier  (et en continu) sur Bandc*mp (j'avais adoré son concert quand je l'avais découvert à Scey il y a quelques temps déjà, c'était la première fois que j'entendais parler de lui, mais il m'a marqué durablement...)

 

le soir j'échange avec mon ami amateur d'andouillettes (AAA), et nous nous faisons plaisir en parlant de choses qui nous font plaisir...

 

très tard (21h) je mange le dessert que j'ai préparé,  figues rôties au four (beurre et sucre), moitié Pépin moitié Dominique (mais je ne sens pas trop la différence) : je trouve ça "pas mal" (trop sucré ; il me semble que Christine rajoutait de l'alcool style porto ou vin cuit et que ça n'en était que meilleur... je ressaierai)

 

samedi 11

 

avec AAA on se retrouve de bon matin, sans s'être vraiment concertés, comme des sales gosses qui font des bêtises et on continue nos salegosseries : résultat à 11h30 je suis encore en t-shirt de nuit devant l'ordi, et je n'ai rien fait de ce que j'avais prévu... (tant pis au lieu d'aller au marché ce matin, j'irai au S*per U cet aprèm')

 

je me douche tard, je m'habille tard, et je n'irai donc pas voir TOUCH, à la place j'irai au Super U pour remplir mon caddie... Quelle bonne idée, un samedi!)

 

je vais donc faire des courses comme annoncé et j'en reviens avec un sac très lourd (mais bon j'arrive à monter les escaliers)

 

ah si ce matin j'ai quand même fait ça, dont j'étais assez content :

notre mois d'octobre/novembre et ses multiples propositions...

(ah dommage il manque les dix petites flèches rouges pour signaler les propositions spécifiques)

 

 

(plus tard) deux lignes sur une chaîne d'info en continu vers 23h : j'apprends le décès de Diane Keaton et ça m'attriste

Diane Keaton dans Annie Hall

 

 

dimanche 12

 

(j'y ai repensé ce matin) deux ou trois choses à propos de Diane Keaton 

(difficile de trouver une photo d'elle où elle est seule! j'ai dû à chaque fois recadrer...)

 

* elle est liée à l'éveil de ma jeune cinéphilie (à l'époque encore flageolante sur ses petites pattes comme Bambi), et surtout à ce cher vieux Woody A., bien sûr

* liée aussi à une photo d'elle que j'adorais, découpée dans un magazine à propos de son film HEAVEN (photo, où, paradoxalement, on ne voit pas son visage, que j'ai conservée  très longtemps en petit format carré avec bordure blanche, et que j'ai retrouvé plus tard, en pleine page, dans un magazine, à propos du "blanc des années 90!")



* me reste aussi une scène d'un film vu avec Thierry, au Paris, (en VF!) où elle chante, toute seule, devant un petit biscuit sur lequel elle a posé une bougie "Joyeux anniversaire moi, joyeux anniversaire moi..."

(le film était je pense CRIMES DU CŒUR, 1986, de Bruce Beresford)

Keaton, Lange, Spacek, ça donne envie de revoir ce film...

*

mais célébrons l'événement de la journée : incroyable ! ce matin : un cygne au coin de la rue ! (les pompiers plus tard ont dit que c'était "une", et qu'elle était blessée)

 


il "stationnait" à l'angle (je l'ai vu  vers 8h30 quand je suis allé petit-déjeuner), il y est resté un long moment, immobile, debout, puis couché (comme s'il était sur l'eau) avant de se décider à traverser ; (heureusement qu'est arrivée une dame qui faisait ralentir les voiture qui montaient la rue St Georges pour éviter qu'il ne se fasse écrabouiller), ensuite je ne l'ai plus vu (il remontait ma rue) et il a bien fallu que je m'habille en vitesse pour descendre, sortir, et en savoir plus
il était sur le trottoir, et quatre, cinq personnes faisaient cercle à une certaine distance, j'ai demandé si quelqu'un avait été prévenu, on m'a répondu "les flics" (la municipale, qui a débarque ensuite à 3 et n'a pas fait grand-chose à part nous demander de reculer) puis les pompiers, qui sont arrivés (en silence), et eux ont pris les choses en main, (et le cygne en charge) je suis donc remonté chez moi, rassuré...

 

le reste de la journée a été plus... "dominical" et planplan (sauf que, pour une fois, je n'ai pas traîné toute la journée en pyjama!)

 

j'ai passé du temps à faire un calendrier d'avent (photo)

 

j'ai terminé, presque à regret, le très beau APEIROGON de Colum Mc Cann (que j'avais commencé depuis un certain temps, mais que je ne pouvais lire qu'à petites doses) c'est vraiment un roman qui m'aura tenu compagnie très longtemps!

 

 

lundi 13

 

(pas très bien dormi, réveillé deux, trois, quatre fois... me suis réveillé grincheux (je trouve que le mot anglais "grumpy" est encore plus parlant))

 

je me change un peu les idées en chattant avec mon correspondant nivernais (ça me remet de bonne humeur)

 

tiens du coup je fais un second calendrier d'avent (le premier était pour Co & Pépin, le second sera pour Emma & Régis...) 

 

comme j'ai terminé APEIROGON, je commence un des deux polars que Marie m'a offerts pour mon anniversaire, L'EAU ROUGE de Jurica Pavicic (un auteur croate)

 

... finalement je ne sortirai pas (alors que je suis pourtant tout habillé) pour aller voir les deux films que je m'étais programmés, et que j'avais en fin de compte moyennement envie de voir

 

j'ai préféré rester devant l'ordi et perdre au tarot tout l'après-midi!

 

en fin de journée, pour compenser je regarde LES RÊVEURS (294) de et avec Isabelle Carré, un film autobiographique d'après son roman éponyme (où il sera beaucoup question de la santé mentale des adolescents, dans un récit à cheval sur deux époques) : Isabelle Carré, donc, entourée de Judith Chemla, Pablo Pauly, Bernard Campan, Nicole Garcia, Vincent Dedienne, Alex Lutz (n'en jetez plus!) pour ce qui est des adultes, mais tout un tas d'ados attachants trop nombreux pour que je les nomme, (ça m'a fait penser à l'attachante  faune de MA VIE DE COURGETTE) le film est agréable mais me laisse sur un sentiment mitigé (d'"en-deça"), que j'aurais d'ailleurs du mal à expliquer

 

("cuisine" : je réchauffe une boîte de lentilles "cuites dans très peu de jus" avec un bocal d'escargots cuisinés de Frasne-le-Château -avec crèmes et lardons- et j'obtiens des lentilles aux escargots à la crème, et c'est trop bon )

 

mardi 14

 

(dormi 8h40 en trois fois ce qui est plutôt "pas mal")

 

je sors en fin de matinée pour aller m'acheter un gratin de légumes  chez mon BCT (ils n'en ont pas, je prends des endives à la place), du chocolat pour les Soria chez le nouveau chocolatier (il est fermé le mardi matin), je pousse jusqu'à la librairie ("du bas") pour trouver un livre pour les Soria (pas évident de trouver un livre qui plaise aux deux! mais ce dernier bouquin de Fab Caro sur l'année du bac devrait faire l'affaire, et je finis par la librairie "du haut" où je commande une BD : "Jack Palmer dans le rouge" de Pétillon et Larcenet '

 

"Un morceau de bravoure de l’album en matière de jeux de mots n’a rien à voir avec l’intrigue en question. C’est le commentaire radiophonique de la finale de la Coupe de France de football à laquelle participe Bastia et qu’écoutent les frères Taramac : «… et passe à Lacuisse qui remonte sur l’aile… en profondeur pour Duchamp… et c’est Oflan qui tire… un superbe arrêt de Busse… Meunier qui dort un peu depuis le début de la rencontre… passe à Dumoulin… Dumoulin toujours… qui passe au Russe Vatrovitch… passe en profondeur à Samaritain» («il est bon, lui», commente un des auditeurs) «et ça repart de Varsovy… qui relance vers Degry… ouh ! grosse faute de Goult.» " (lu dans Libé, j'ai vraiment  trouvé ça délicieux)

à midi des endives béchamel sur le pouce en regardant la 30ème victoire de Vincent à TLMVPS

13h30 : LA DAME DE CONSTANTINOPLE (295) de Judit Elek (je suis tout seul à la 12) et je trouve ça très bien (si Hervé ne nous avait pas parlé de cette dame, elle nous serait restée inconnue, et ç'aurait été dommage... (bon Hervé était lui aussi tout seul à la première séance) une histoire d'"échange d'appartement", de déménagement, de voisinage, et de vieille dame (avec un scène quasiment surréaliste où son appartement est envahi par des dizaines de "visiteurs" qui saturent l'espace) et de papa, et de bateau, de mémoire, autour d'un personnage très touchant de vieille dame, tout ça dans un joli noir et blanc...

 

comme le film est court, j'ai un peu de temps, et j'en profite pour remonter chez moi avant de repartir à Repr*System (imprimer un tableau de novembre en couleurs à afficher, et régler une facture)

 

un petit tour au McDo pour un grand latte (tellement chaud que je demanderai un peu d'eau pour le refroidir)

 

16h20 : NINO (qui m'a tellement ravi à la première vision que j'ai eu subitement très envie de le revoir, et coup de bol c'était la dernière séance, pile-poil au bon horaire!) Et à la seconde vision, je confirme que c'est toujours aussi bien (et que le film mériterait d'être repris, par exemple, dans le Festival Téléramuche)

 

 

("cuisine" 2 : avec le reste de lentilles à la crème (j'avais mangé tous les escargots), j'y ai rajouté du lait "3 céréales" pour le détendre, et un peu de béchamel des endives de midi, j'ai mixé, et ainsi préparé une soupette aux lentilles à ma façon pour ce soir)

 

mercredi 15

 

(Malou me demande de l'appeler, je l'appelle, nous parlons de Nino, de  Sirât, d'Un simple accident, de la veste neuve de Pascal, de leur voyage fastueux aux États-Unis, de Oui, de Tom Mercier, de sa grosse bite, de ma recette de coings au four, de noix (petites par chez elles et grosses par chez nous), de Noël, etc.)

 

il est trop tard (11h30) pour aller chercher la voiture pour aller faire des courses au S*per U, donc j'y vais à pied : d'abord du "chocolat à partager" pour demain chez les Soria, puis du gratin de chou-fleur chez "l'autre" BCT (celui qui est plus près de chez moi)

 

au courrier : deux Libé, Téléramuche, la prog, et... les cartes postales de Jean-Luc Lagarce!

 

après de longues hésitations, temporisations, comptes d'apothicaire, yeux au ciel, soupirs, je finis par commander une chemise en jean noir levi's (comme j'aime) au Canada!

 

le gratin de chou-fleur du BCT est délicieux

 

je fais mon programme ciné pour cette aprèm' : 15h30, 17h45, 20h30...

 

15h30 : TRANSMITZVAH (296) premier film de "PARL*NS D'AMOURS 4" (bon on n'est que 3 dans la salle, mais "ce n'est qu'un début, continuons le combat...") une semi-comédie semi-musicale argentine qui commence plutôt très bien : un jeune garçon refuse de faire sa bar-mitzvah parce qu'il se sent plutôt fille, au grand désespoir de son père, puis revient au bout de quelques années quand il est devenu une chanteuse célèbre et veut, à présent, faire sa bat-mitzvah (ou sa trans-mitzvah ?) avec l'aide de son frère, et consulte une flopée de rabbins, sans qu'on se sente vraiment concerné par cette problématique (ni qu'on la comprenne vraiment...) et tout ça n'en finit pas... Bof bof

 

17h45 : DEUX PIANOS (297) la bande-annonce me donnait envie, puis deux articles parisiennement démolisseurs (Libé et Téléramuche) m'ont un peu refroidi, mais finalement j'ai trouvé ça plutôt très bien (avec un impressionnant quatuor : Charlotte Rampling, Nadia Tereszkiewicz, Hippolyte Girardot, et, surtout, François Civil)  Hasard de la programmation, il sera aussi (un peu) question de rabbin et (un peu plus) de judaïté. Et de musique aussi (Chopin, ou Bach?) et d'amour, et d'amitié, et de serments, et de trahisons, la petite boutique de Desplechin, quoi, mais dans un mode plutôt très agréable...

 

20h30  : LA PETITE DERNIÈRE (298) (Soirée d'ouverture du FESTIVAL PARL*NS D'AMOURS 4) Un film fort, en avant-première, avec une beurette épatante (prix d'Interprétation féminine Cannes 2025) qui hésite entre prières et concrétisation de ses désirs... c'est plein d'ados bruyants et bagarreurs (et/ou) rigolards, (souvent cons comme on a pu l'être à cet âge) les garçons ont des ombres de moustaches émouvantes, mais bon c'est surtout un "film de filles", avec, je le redis, un personnage  (une héroïne) magnifique... L'interprète principale (Nadia Melliti) et la réalisatrice (Hafsia Herzi) méritent la même salve d'applaudissements

 

 

jeudi 16

 

en descendant chercher le courrier (Libé et un paquet : le cd de JESSICA93) je suis salué par Nelly, ma propriétaire, qui, pour me remercier de lui avoir gardé son courrier, m'a rapporté de Sicile une bouteille de Limoncello...

 

12h15 : j'arrive chez les Soria en même temps que "les Besançon", suivi par les Gy, et enfin les Gaberel, nous voilà fin prêt(e)s pour le rituel "repas des 11".
Non moins rituellement, d'abord des cadeaux : pour les maîtres de maison, puis les individuels : Pacoune distribue sur chaque assiette un petit animal coloré en savon (j'avais une grenouille, mais je l'ai échangé contre un cochon rose), Annette distribue des cartes postales (des joliettes pour les filles et des humoristiques "locales " (cancoillotte & comté) pour les gars) et les Soria des livres sous enveloppe numérotée (après tirage d'une carte individuelle numérotée) j'avais le n° 10 et j'ai eu un bouquin de Borges

(c'est moi le onzième...)

 

On a trèèèès bien mangé (une choucroute gargantuesque et parfaitement délicieuse), très bien bu, bien parlé, bien ri aussi... (le seul problème avec ce genre de tablée c'est que c'est difficile de parler avec tout le monde). Domi avait fait un gâteau aux 3 chocolats ("dont on parlait même à l'aquagym") qu'elle a apporté pour le dessert (Fran, inquiète, avait fait un flan et une tarte aux pommes "au cas où")
J'ai commis l'erreur de reprendre "un peu" de choucroute, et, du coup, je n'ai pas pu goûter les deux desserts supplémentaires (tellement j'étais full).

du coup le soir à la maison je n'ai  rien avalé du tout (juste mes cachetons du soir...)

 

 

16 novembre 2025

nez rouge 2

rangé au fin fond de mon blog (depuis quasi 20 ans pensez!) j'ai retrouvé ça, bien plié, qui sentait un peu la naphtaline (ou juste "le vieux") que je ne résiste pas au plaisir de vous re-livrer donc ici tel que :

 

"On vit, c'est facile (je parle de moi) oui, vu d'ici on n'a pas (je parle de moi) trop de raisons de se plaindre, on a un logement (pour lequel on ne paye pas de loyer puisqu'il est dit "de fonction") chauffé (avec plus ou moins d'efficacité,mais bon, les radiateurs le prouvent!) , on a de l'argent (virtuel) sur un compte en banque (avec une autorisation mensuelle de découvert qu'on utilise mensuellement jusqu'à son extrême limite) pour acheter à manger et à boire tout ce qu'on a envie (même si on n'en sent pas trop le goût ni l'odeur) pour acheter aussi des choses culturelles (des livres et des cédés et des dévédés) qu'on range sur des étagères qu'un ami gentil (on n'est absolument pas bricoleur) a installé dans l'appartement, pour acheter aussi une voiture (on a une vieille 306 bleue vaillante de 150 000 bornes) et aussi le téléphone et un ordinateur pour rester sans interruption en contact avec le monde et les autres gens (même si on abuse plus de l'un que de l'autre) , on est en plutôt bonne santé physique (on va à peu près une fois par an chez le toubib) même si depuis quelques temps on se trouve en légère surcharge pondérale (c'est pas grave, on a été "trop maigre" si longtemps) au niveau du bedon et qu'on se dit qu'on devrait faire un peu de sport (mais on n'en a pas vraiment envie alors on le fait pas, on dit en rigolant qu'on "cultive son infarctus") et mentale aussi (on trouve qu'on est "dans une bonne moyenne" de hauts et bas, d'angoisse et d'exaltation, sans avoir recours ni aux psys ni aux médocs) on a des ami(e)s proches, attentionné(e)s, qu'on voit souvent (même si c'est bien souvent eux/elles qui appellent, on n'est pas un dingue du téléphone) on a encore un peu de famille, juste une sœur, si loin si proche (qu'on aime beaucoup même si on a du mal à se le dire, handicapés de l'affection qu'on est tous les deux) on a des loisirs culturels (on est un peu de la famille télérama même si on n'y est plus abonné depuis belle lurette : on sort, ciné, théâtre, danse) on a un magnétoscope pour garder la trace des images qui bougent qu'on aime (et aussi un ordinateur qui permet la même chose mais il paraît que ce n'est absolument pas légal) on a une vie intérieure plutôt intense (si si), et on se considère comme un créatif (sans toutefois savoir précisément si on est davantage un artiste ou un bon exécutant) on a des souvenirs (dont on use et abuse) on a des rêves (ceux qu'on fait la nuit et ceux qu'on fait à d'autres moments) on a des projets (on est capable de se projeter dans l'avenir avec la facilité avec laquelle on se projette dans le passé) bref oui quand on regarde autour de soi, on se dit on vit, c'est facile mais il reste juste une chose à écrire, oui (on a l'impression qu'on y pense toujours sans la nommer cette chose) et au moment d'écrire le mot on hésite un peu (on trouve ça un peu ridicule) on tergiverse (on se dit alors qu'on pourrait l'écrire en tout petit dans un coin), on se racle mentalement la gorge oui on pourrait juste dire (et tous les amis du monde, et toutes les images du monde, et tous les livres du monde n'y pourront rien), qu'on a un peu manqué d'amour (pourquoi au passé ? c'est pas manqué mais bien manque qu'on doit écrire), oui, d'amour (mais, d'un autre côté, ça fait tellement longtemps -presque 50 ans, vous vous rendez compte ?- qu'on devrait y être habitué, merde!) alors bon on se dit (comme d'habitude) "ça doit forcément être de ma faute" on regarde à droite on regarde à gauche, personne n'a rien remarqué ouf bon alors on remet son chapeau pointu, on souffle dans sa langue-de-belle-mère pouet! et on retourne trinquer avec les amis. Le champagne, on aime bien ça..." (30 décembre 2005)

 

(ni tout à fait le même ni tout à fait un autre (...), c'est un peu émouvant de relire tout ça, comme un genre d'état des lieux, pré-posthume, de lettre que je me serais envoyé à moi-même, par-dessus les années...
Pas tant de choses que ça qui ont changé, en fin de compte... : loyer, découvert, 306 , poids, télérama, internet... que du matériel ou presque...

Je devrais peut-être en rédiger une autre sur le même modèle pour mon moi-même de 2045, (mais j'espère de tout coeur ne pas être en état de la lire, hihi...)

 

 

3 novembre 2025

1ctobre

vendredi 03

 

9h30 dring! Pépin pour le café-scrabble : il gagne la première de très peu (3 ou 4 points), je gagne la suivante plus largement, et il gagne la belle, assez largement aussi...

 

il m'a apporté 1/2 chou et une part de gâteau grec à l'orange qu'il a fait (portokalopita) que je mangerai à midi pour le dessert (et que je trouverai délicieux)

 

je file au Lecl*rc au cas où le disque de B.B que je veux offrir à Emma serait là (il sort aujourd'hui), et... il est là, bonheur, et donc je l'achète!

 

16h45 : réunion de finalisation avec Romain pour la finalisation de la prog PARL*NS D'AMOURS : la réunion se fera téléphoniquement avec Romain au téléphone et Kenzo en présenciel, et ouf! enfin tout est bouclé!

 

Isa a envie de boire un verre au Bureau, ce que nous faisons donc... (ça permet de faire un peu le point)

 

ensuite je re-passerai quelques heures pour finaliser les 3 dépliants (prog / mois du doc / diversité) et OUF! ça y est ! enfin c'est terminé! (je casse la croute passé 21h!)

 

je termine L'ARBRE DE LA SAGESSE (287) , d'Eugène Green, la fin est aussi plaisante que le début, (il y a juste ce gros morceau au milieu que je trouve indigeste / ennuyeux -avec la Reine-), et les deux jouvenceaux adorables sont pour une bonne part dans l'appréciation de ce film

 

samedi 4

 

10h : chez la coiffeuse (je suis faible : je finis par lui acheter ce shampoing antipelliculaire qu'elle me recommande et  qui coûte aussi cher que l'or liquide, ou quasi)

 

ensuite je passe à la librairie pour compléter le cadeau d'Emma (j'aurais voulu un bouquin de Bertrand Belin) mais y a pas, et à la librairie du bas, où je vais ensuite, non plus : j'y trouve d'abord un bouquin de Rilke, que je vais remplacer ensuite par un bouquin sur/de Philippe Katerine

 

("marché") : puis du pain ici, des gâteaux là, de la darne de saumon (mayo) et du gratin de légumes chez le BCT, et je termine au marché : des légumes pour la potée (suite au demi-chou apporté par Pépin), de la saucisse fumée et du porc demi-sel (idem), du gruyère, des noix fraîches et hop c'est bon, je rentre! (un peu clopin-clopant)

 

j'ai croisé les Soria, discuté avec  Philou en faisant la queue pour les légumes, et, arrivé à la maison, ledit Philou était aussi dans ma boîte, pour une grande belle lettre comme j'aime (de laquelle je diffère le plaisir de la lecture)...

 

à midi j'ai grignoté, et pris au dessert un excellent gâteau de chez le nouveau pâtissier (j'étais rassuré, il y avait du monde dans le magasin!)

 

l'après-midi, je me suis lancé dans la préparation de cette fameuse potée, qui m'a tout de même mené jusqu'à 18h30! 

 

j'ai finalisé les trois documents pour le prochain envoi, en prévenant les destinataires putatifs que c'étaient les dernières versions, et point barre.

 

j'ai mangé une assiette de potée (j'en ai au moins pour une semaine!), et bu du bouillon (que je trouvais insipide au début, mais qui cachait son jeu...)

 

(et le soir, j'ai mangé le deuxième gâteau, celui au chocolat, que j'aime beaucoup)

 

dimanche 5

 

couchages, réveils et recouchages, jusqu'à 11h (mon correspondant me dit que "je vais mollir de la fesse...")

 

à midi re-potée, avec des "clémentines vertes" en dessert

 

j'emballe les cadeaux pour Emma, et je rédige la carte postale que je glisserai dans sa boîte (puisqu'on est dimanche...)

 

comme j'ai du temps, je m'installe et je lis la belle grande lettre de Philou, reçue hier (2 A4 recto verso avec textes et photos où il raconte, entre autres, sa semaine fédérale...)

 

(anniversaire à Gy) Emma a préparé beaucoup de gâteaux (tarte rhubarbe, tarte pommes, flan, crumble pommes et crumble poires), nous sommes en "petit comité" : Emma, Régis, Dominique, René & Thérèse, Marcello et moi) dans ce salon où il fait (délicieusement) chaud

 

en plus on mange des noix : des grosses et des plus petites (et plus fraîches aussi), je trouve les grosses très bonnes (quand elles ne sont pas moisies)

 

de retour à la maison vers 20h...

 

j'ai une occasion de faire des calendriers à -40% mais uniquement jusqu'à lundi soir 23h59, je m'y suis donc attelé...

 

 

lundi 6

 

le matin je vais chez Repr*system porter les maquettes, je repasserai cet après-midi pour le BAT (bon à tirer) une fois que J-C aura apporté le(s) papier(s)


 

13h30 : LETTRES DE SICILE (288) 2h10 mais je pars avant la fin (les histoires de mafia ça me gonfle) pour avoir le temps d'aller à Repr*.

 

je reviens au cinéma, avec les BAT, et dans le hall je discute un peu avec Emma

 

 

15h45 : ILS VONT TOUS BIEN! (289) de Tornatore (avec au moins 30 personnes !) Le film est sympathique mais le maquillage de Mastroianni en papy est un peu lourdingue, dommage...

 

ensuite je discute un peu du Panahi avec Emma (elle a bcp aimé comme moi et pleuré à la fin comme moi aussi)

 

après je zone avant le film surprise (un agréable mocktail au Bureau (à base de yaourt) en Happy Hours puis un repas bof bof au Mc D* que je ne terminerai même pas)

 

20h15 : film-surprise no°2 : UN POÈTE (290), un film colombien filmé, (c'est rare qu'on le remarque autant), avec une caméra à l'objectif dégueulasse... Le héros, Óscar, est moche, vit chez sa mère, se bourre la gueule et crie fort et se pique d'être poète...Il déniche un poste de prof de poésie (à force d'obstination) où, au début il boit pour se donner du courage, et crie fort dans ses cours, avant qu'il ne découvre les cahiers d'une demoiselle, Yurlady, où elle tient une sorte de journal écrit / dessiné, et décide de la prendre sous son aile pour en faire -contre le gré de la demoiselle en question- une jeune poétesse vedette, lors d'un impayable "concours de poésie" local (sponsorisé par des hollandais), avec des vieux poètes rances, où tout va partir en vrille (ou en sucette, c'est selon), surtout por le pauvre Óscar qui va se mettre tout le monde à dos... Dur dur d'être poète! (à noter : une très inattendue QV)

 

après je me dépêche de rentrer pour commander mes 4 calendriers chez Phot*box avant 23h57!

 

 

mardi 7

 

à midi retrouvailles au caveau avec Cathy et Emma (on ne s'est pas vu(e)s en septembre) on mange bien (mais pas bien de ouf, juste bien normal), j'apprécie plus les amuse-bouches et le petit chou avec le café que les plats eux-mêmes (pour ce qui est du raffinement et de l'élégance)

 

la dame de l'imprimerie m'informe par mél que les progs sont prêtes, et je la complimente pour sa célérité...

 

je prépare un cake cardamome/chia/citron et je m'aperçois -trop tard- que je n'ai plus de citron, heureusement j'ai de la poudre de bergamote (et des cristaux d'huile essentielle de bergamote) qui devraient faire le job

 

 

mercredi 8

 

(insomnie de 4 à 5h30, je me recouche et me rendors -après avoir viré le respirateur- et suis ric-rac quand je me réveille à 7h30 : juste le temps de préparer le café et de ranger la vaisselle...)

 

8h dring! c'est Anne-Marie (elle m'a apporté une part de pain d'épices au chocolat , et je lui fais goûter mon cake cardamome / chia)

 

le bonheur de réussir à télécharger 4 courts-métrages "de jeunesse" de Kelly Reichardt (tous ses longs étaient aussi  proposés, en Blu-ray, mais mon ordi n'a rien voulu savoir...)

 

13h30 : OUI (291) de Nadav Lapid, pour moi une vraie déflagration atomique (je l'avais pourtant déjà vu "en petit" sur mon ordi) mais, au cinéma, le film prend des proportions extravagantes (c'est vraiment comme ça qu'il faut voir les films : "en vrai!"), les aventures de Y (le héros) et de Yasmine (sa copine) vont vous en mettre plein la gueule, et sans vous laisser le temps de reprendre votre souffle! Le début, entre autres, est tétanisant, une soirée de happening chez les riches avec une musique épuisante (c'est beaucoup plus fort -et plus dégueulasse- que SIRÂT) un mauvais goût extrême et assumé qui reviendra à plusieurs reprises dans le film (la dame qui se fait lécher les oreilles), mais on suit tout ça avec une sorte de sidération, yeux écarquillés et mâchoire pendante, devant ce nouveau coup de gueule / tour de force de ce réalisateur qu'on suit depuis le début et qui réussit à chaque fois à nous étourdir / éblouir / révulser / provoquer... Top 10

 

18h : réunion au local pour mettre sous enveloppe : Fabienne, J-C, Hervé, Benoît, Isa, Annie et moi et donc ça va plutôt vite (J-C a préparé ça aux petits oignons, (avec les cartes et les papiers de réadhésion), une fois de plus, et il prend en charge, en plus,  le dépôt avec madame S. !) 

 

ça se finit assez vite mais on reste là un moment pour le plaisir de "discuter le bout de gras" et c'est très agréable... 

 

 

jeudi 9

 

(de bon matin) mon correspondant amateur d'andouillettes m'informe que, grâce au refus de l'Allemagne, le projet de soumettre tous les échanges privés, même les cryptés, à l'IA pour déceler les éventuels trucs illégaux est annulé! (projet à l'initiative de deux de nos politiques les plus répugnants) Ouf! Merci l'Allemagne ! (Pour le moment...)

 

S'ensuit un autre échange agréable avec mon autre ami paysan dans la Nièvre (...)

 

comme d'habitude je conclus que j'ai pris certaines mauvaises habitudes (mais bien agréables) et qu'il faudrait donc que j'y remédie

 

(...) mais pourquoi suis-je parti si tôt pour aller manger ? résultat je passe vingt minutes dans ma voiture à écouter de la musique

 

à midi au Globe, on est 4, et on mange du cordon-bleu de dinde sauce au fromage 

 

13h30 : NINO (292), que j'attendais avec ferveur, et j'avais raison : Théodore Pellerin est de tous les plans, il est Nino et apprend, assez abruptement,  au tout début du film qu'il a un cancer de la gorge... Dans le sillage lointain de Cléo de 5 à 7, mais là c'est "Nino de vendredi à lundi matin" (le jour où il va faire sa première chimio), (bien) entouré : Salomé Dewaels (Illusions perdues), Camille Rutherford (Fario), Jeanne Balibar ("avec la participation de"), William Lebghil (le meilleur pote, parfait), et il y a même Mathieu Amalric qui passe en coup de vent (ou plutôt de sèche-cheveux...). Un film "jeune" (ou "de jeunes") sur une situation critique, un parcours de quatre jours (et nuits d'un rêveur ?), un flottement, des clés perdues, une soirée chez maman, une teuf d'anniversaire, une copine de collège retrouvée sur un vide-grenier, et au final un film simplement miraculeux (miraculeusement simple), avec de la musique excellente (on se dit que la b.o a dû lui coûter un bras...) Top 10, zou!

 

en sortant du ciné, je change ma voiture de place sur le parking, pour être plus à mon aise pour photographier quelques "hommes en orange" qui s'affairent (mes préférés)

 

en rentrant, je trouve miraculeusement une place juste en bas

 

je refais un cake  cardamome / chia / bergamote avec "un peu plus de" chaque ingrédient

 

et quand enfin  je le goûte je le trouve délicieux...

 

 

4 novembre 2025

micro 233

Le dicton basque du jour : "Urri eguzkitsu, abendu estalitsu." (Octobre ensoleillé, décembre emmitouflé)(@cauderanais33)

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"J’étais au festival de Sydney quand la guerre avec Israël a commencé, j’ai voulu rentrer immédiatement. Mais il n’y avait pas de vols, je devais rester en Australie. Il s’était passé des choses que j’ai apprises après coup, et c’était vraiment comme une scène de film. Un des missiles est tombé exactement sur une des parties de la prison où j’étais incarcéré. La bombe avait pulvérisé les murs, les portes, et les prisonniers pouvaient soudain prendre la fuite. Mais en traversant la salle des interrogatoires, ils ont vu des gens, employés de la prison, allongés au sol, blessés. Et au lieu de se sauver, ils ont porté secours à ces personnes ensevelies sous les gravats. C’est là que l’humain se révèle, comme dans mes films. Si je retrouvais la personne qui m’a interrogé violemment en prison, que je la croisais dans la rue vaquant à ses occupations, je ne sais pas comment je réagirais. Mais si je vois la même personne en danger, mon premier réflexe serait de lui venir en aide." (Jafar Panahi, interview, Libération

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"J’aime bien découper, je rêvasse aux vies que je pourrais avoir, aux voyages que je ne fais pas et j’aime bien sortir trouver des papiers. C’est une jolie balade, je ne sais jamais ce que je vais rapporter. Je sais qu’il existe quantité de sites à bas prix, je ne juge jamais les gens qui consomment de cette façon mais non. Les vêtements pareil. J’ai toujours les mêmes et quand ils sont morts je rachète. Je n’ai pas la surconsommation dans la peau, j’aime bien claquer quelques euros en promenade, m’asseoir boire un thé dans un salon de quartier. J’achète une nouvelle fringue de temps en temps, même si depuis que j’habite proche d’un MUJI, j’ai explosé le compteur vêtements. En même temps, j’avais quasiment tout vendu pour déménager. J’aime prendre dix balles pour aller chiner aux puces, c’est trop facile de partir avec une carte bleue et d’afficher ses « trouvailles » au retour sur Instagram ! J’adore acheter à manger à proximité, j’achète frais ça m’oblige à sortir. Il paraît que c’est plus cher, je ne sais pas, je n’ai pas l’impression. J’achète uniquement ce que je consomme au jour le jour. Bien sûr, j’ai un penchant pour le traiteur libanais mais depuis que je suis à Paris, j’en consomme moins. Je n’ai pas encore trouvé MON traiteur idéal. Je sais bien qu’on peut faire différemment, mais c’est ma façon de vivre et j’aime bien comme ça. J’entretiens de bonnes relations avec les commerçants, je suis fidèle. Hier j’étais enchantée de trouver une mercerie pas très loin de chez moi. La dame charmante poudrée et brushée comme dans une série télé. Je sais que je peux acheter son ruban sur internet moins cher. Mais à quoi bon se priver d’une belle conversation pour quelques pièces en moins ? J’ai appris beaucoup de choses sur le quartier, et il paraît qu’Annie Duperey est cliente de la mercerie elle aussi et que la mairie de Paris va construire un immeuble horrible, le fils Dutronc aurait une maison dans le quartier. Il y avait là une dame qui habite le XIVe depuis ses 14 ans et petite elle sonnait aux portes et s’enfuyait en courant. Elle a dit "maintenant je ne peux plus courir ! J’ai été jeune vous savez ! " et j’ai dit "ce n’est pas que vous ne pouvez plus courir, c’est parce que maintenant il y a des digicodes !" elle m’a fait un clin d’œil ! ça m’a fait penser à Christophe qui me disait souvent "tu sais j’étais beau gosse avant"." (Marie-Laure Dagoit, @poetry_weekend)

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"Alors que la philosophie enseigne comment l’homme prétend penser, la beuverie montre comment il pense." (René Daumal)

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"Ce n’est pas parce que nous sommes un parti charnière qu’il faut nous prendre pour des gonds." (Hervé de Charette)

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"Fort heureusement, malgré les avis contraires, le monde est assez vaste pour qu’on puisse tous y avoir tort." (Arno Schmidt, interview)

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"Je n'existe pas ! Je suis un outil. Un outil de perception peut-être. Je ne crois en rien, ni en personne, même pas en moi-même." (Miroslav Tichý)

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"On se veut et on s'enlace ; puis on s'en lasse et on s'en veut." (Sacha Guitry)

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"Il est un malheur que personne ne plaint, un danger que personne ne craint, un fléau que personne n’évite ; ce fléau, à dire vrai, n’est contagieux que d’une manière, par l’hérédité — et encore n’est-il que d’une succession bien incertaine, — n’importe, c’est un fléau, une fatalité qui vous poursuit toujours, à toute heure de votre vie, un obstacle à toute chose — non pas un obstacle que vous rencontrez — c’est bien plus. C’est un obstacle que vous portez avec vous, un bonheur ridicule, que les niais vous envient ; une faveur des dieux qui fait de vous un paria chez les hommes, ou — pour parler plus simplement — un don de la nature qui fait de vous un sot dans la société. Ce malheur donc, c’est le malheur d’être beau." (Delphine de Girardin, La Canne de Monsieur de Balzac (1836))

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"Nous avons tous deux vies : La véritable, qui est celle que nous avons rêvée pendant l’enfance, Et que nous continuons à rêver, adultes, sur fond de brume ; La fausse, qui est celle que nous vivons dans la vie partagée avec d’autres, Qui est la pratique, l’utile, Celle dans laquelle on finit par nous mettre dans un cercueil. Dans l’autre il n’y a pas de cercueil, pas de mort. Il n’y a que les illustrations de l’enfance : De grands livres colorés, pour voir, pas pour lire ; De grandes pages de couleurs pour s’en souvenir plus tard. Dans l’autre nous sommes nous-mêmes, Dans l’autre nous vivons ; Dans celle-ci nous mourons, c’est là ce que vivre veut dire. En ce moment, aux prises avec cette nausée, je ne vis que dans l’autre…" (Fernando Pessoa)
 
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Pépin, qui est pâmée dans Golden Eighties, de Chantal Akerman?

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Matinée satisfaisante. Levée 6h15, ménage, impressions des commandes de la nuit, courses. Jambon au torchon et pommes de terre pour faire un cratère dans la purée. J’ai acheté un beurre de compétition, ça change tout. Je suis passée chez La mère de famille. J’ai trouvé des gommes réglisse vanillée en sachet de 100gr. Ensuite, je me suis arrêtée à la boulangerie. Devant moi il y avait une bande de 4 copains d’âges variés. Les 3 poussaient le premier. Quand la boulangère a dit "Bonjour qu’est-ce que vous prendrez ?" le premier gars tout rouge, j’ai senti la connerie venir, a dit : "Je vous prendrais" il a hésité, puis poussé par les autres "par derrière" ils se sont barrés en courant en rigolant à se faire exploser le ventre. Moi aussi, j’ai éclaté de rire. La boulangère était consternée. C’est vraiment un truc de gamins de faire ça, comme de faire encore un cratère dans la purée à 55 ans bientôt 56." (@poetry_weekend)

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"Ce qui me semble bon, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien." (Gustave Flaubert)

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L'après-midi, je joue en pleine conscience mon rôle dans la comédie du travail. Je commence par une visio, durant laquelle, tout en participant, je me rends bien compte que je fais semblant, que les sujets dont on débat, je m'en fiche éperdument, que je joue l'implication, comme je jouerai demain au professionnel, en posant des questions qui ne seront que rhétoriques puisque les réponses, je pourrais tout aussi bien les écrire dès à présent, tant on me demande un exercice de communication institutionnelle convenu. Je poursuis par la plus imbécile des tâches : créer mon profil sur la plateforme administrative d'un nouveau commanditaire, étape nécessaire et obligatoire, qui m'oblige à aller chercher sur des sites où je ne vais jamais des documents dont personne n'a jamais besoin – une attestation d'assurance maladie, un extrait de casier judiciaire – et d'autres dont je ne sais même pas ce que c'est – une attestation employeur principal ? Évidemment, chaque document impose sa part de connexions, de demandes de renouvellement de mots de passe, d'envois de codes de sécurité, d'information de connexion, de mails de confirmation, d'accusés de réception, de captchas à recopier, de preuves de non-roboticité. Il ne m'en faudrait pas beaucoup plus pour que j'envoie tout balader." (Philippe Guerry, Bonheur Portatif

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Aniki Bobo (ces enfants ont désormais bien plus de 80 ans...)

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