dimanche 1er (Besançon / Vesoul)
Du brouillard du brouillard du brouillard en rentrant de Détonation, de Besac à Authoison dans la voiture de Manue, puis d'Authoison à Vesoul dans la mienne (j'ai conduit lentement, à 3h du mat, le long de cette petite route que je ne reconnaissais plus, dans la crainte de voir jaillir chevreuils ou sangliers mais non)
lundi 2 (Lycée des Haberges)
Ma voisine m'avait fait lever tôt, rdv à 8h30 pour une interview avec des jeunettes de première qui souhaitaient  que je leur parle de notre association de cinéphiles (à 9h c'était fini)
mardi 3 (de Coulevon au Montmarin)
en partant à pied rejoindre Catherine qui m'emmènerait retrouver Marie, un moment, suspendu, de grâce, l'air doux, le soleil, le ciel bleu après les orages matinaux, quelque chose d'apaisé, qui m'a mis, sans raison, d'excellente humeur
mercredi 4 (l'Auditorium, à Lure)
assis avec Emma au premier rang, radieux, sur les deux derniers sièges vides qui n'attendaient que nous, pour assister au magnifique concert d'Albin de la Simone
jeudi 5 (dans ma cour)
j'ai photographié mon rosier qui a fait, hier, de la part de Manue, (et avec ma bénédiction), l'objet d'une tonte drastique (et je suis de nouveau allé le voir en revenant de l'anniversaire d'Emma)
vendredi 6 (dans la cuisine)
Pépin me fait un tour de magie bluffant en devinant que j'ai pensé à la dame de trèfle (bien sûr il y a un truc mais je ne sais pas lequel)
samedi 7 (Flunch Belfort)
pour notre repas de midi rituel annuel avec Marie (FAL oblige), la cafétéria était spécialement bruyante et remplie de gamins qui hurlaient (en se passant le relais)
dimanche 8 (à l'ordi)
une journée spécialement pluvieuse et déprimante, utilisée à chercher des solutions à des problèmes informatiques agaçants de carte réseau soit-disant défaillante
lundi 9 (sur le trottoir)
bien pensé à sortir le soir la poubelle à verre pour son vidage mensuel (découvert qu'elle contient, notamment, des bouteilles de champagne qui ne m'appartiennent pas a priori)
mardi 10 (au cinéma)
juste avant le contrôle des billets, une histoire complexe de monnaie à rendre entre Marie, Catherine, Véro et moi (comment rembourser la moitié de 5€ quand on n'a pas la somme correspondante)
mercredi 11 (à l'école)
apparition d'un très joli employé municipal barbu et souriant qui donne envie d'aller manger à la cantine du mercredi tous les mercredis
jeudi 12 (aux Sandales)
utilisé un chèque-cadeau pour acheter le dernier Jo Nesbø (La soif), et gardé l'autre pour le gros coffret de Manu Larcenet (78140 Vélizy) commandé ce même jour
vendredi 13 (FJT)
elle était seule de son espèce dans les bacs à couverts, cette petite cuillère au manche rose translucide, je l'ai prise, puis au moment de rapporter mon plateau, j'ai fini par la mettre dans ma poche (je l'ai volée, quoi)
samedi 14 (Bournel)
nous y déjeunons, (ciel bleu, soleil), avec Catherine -et Erika-  (formule entrée/dessert), sous le regard plus qu'attentif d'un gros serveur à l'obséquiosité condescendante
dimanche 15 (Le Haut du Tôt)
Catherine m'a emmené à ce "plus haut village des Vosges" pour Les sentiers de la photo, une expo en plein air,(ciel bleu, soleil) où nous avons la surprise de croiser Thierry G. avec sa petite famille
lundi 16 (du garage Renault jusqu'à la maison)
marché quelques kilomètres, (ciel bleu, soleil), avec à la main une enveloppe kraft A4 contenant, sous pochette plastique, la couverture de Télérama avec Vincent Macaigne, et l'interview d'icelui, découpés aimablement par Marie
mardi 17 (dans le bôô cinéma)
retourné voir en début d'après-midi Faute d'amour de Zviaguintzev (vu dimanche soir) pour ses très beaux plans d'arbres et de neige (et être sûr qu'il ne m'en manquait rien)
mercredi 18 (chez la voisine)
invité dans sa maison à boire une bière avant qu'elle ne parte en Inde (demain), j'en rapporte deux grosses courgettes que je cuisinerai en soupe ou farcies (vendredi)
jeudi 19 (sur les grilles)
l'unique rescapé des plants d'ipomée que je n'avais ni déraciné ni arraché a produit, ce matin, deux fleurs, (les dernières ?) haut et fort
vendredi 20 (en cuisine)
préparé pour Dominique (qui venait assister à la soirée d'ouverture de saison) un repas "tout courgette" : velouté courgette/vache qui rit, courgettes farcies, et gâteau chocolat/courgette
samedi 21 (à la Poste)
après avoir récupéré au guichet l'objet de tous mes voeux (l'Album Perec en Pléiade), pas pu m'empêcher d'éclater de rire devant un monsieur qui s'obstinait à payer son affranchissement à l'automate en pièces orange, sans comprendre que la limite admise était de 20 pièces
dimanche 22 (chez Zabetta)
invité à déjeuner en compagnie de Jean-Fran, qui a -visiblement- beaucoup apprécié la glace maison à la fève tonka (autant qu'il  abhorre la publicité)
lundi 23 (sur l'ordi)
c'est grâce à ce même Jean-Fran que mon problème récurrent de wifi par intermittence a été finalement résolu : mes deux adaptateurs  wifi étaient morts. Merci merci!
mardi 24 (au passage à niveau)
arrêté au feu derrière une voiturette sans permis, j'attend, quand se met à clignoter le feu annonçant que la barrière va se baisser, et voilà que le jeune kakou, qui fumait derrière moi dans sa voiture de kakou, fulmine soudain, fait vrombir son moteur, déboîte, franchit la ligne continue, nous double tous les deux, grille le premier feu (avant la barrière), franchit la voie ferrée, se rabat, grille le deuxième feu (après la barrière), et disparaît au loin, pendant que ladite barrière finit  placidement de se baisser (et je pense jeune con!)
mercredi 25 (devant la boîte aux lettres)
Le facteur qui m'a donné mon paquet "qui vient d'Angleterre" (avec une chemise en jean levi's dedans) portait lui aussi une chemise en jean levi's, la même que celle que je portais (mais en bien meilleur état, et j'ai eu envie de lui demander où il l'avait achetée...)
jeudi 26 (au local)
le jeu d'étiquettes fourni pour l'envoi de la programmation n'était pas le bon (et ce n'était pas de ma faute comme je l'ai cru d'abord!), et il a fallu, tâche plutôt fastidieuse, procéder étiquette par étiquette (enlever celles de ceux qui n'avaient pas réadhéré, écrire les adresses de ceux qui venaient de le faire), grâce au fichier-témoin que j'avais eu la bonne idée d'imprimer
vendredi 27 (Besançon)
plaisir(s) de remonter la grande rue avec Dominique avec à la main, dans un sac, mes 3kg  de Manu Larcenet, pour aller manger à l'Hermitage, avant d'aller deux fois au cinéma puis à la Rodia pour le concert de Rodolphe Burger...
samedi 28 (à l'Auditorium)
Je suis monté sur la scène, en compagnie d'Hervé, Pépin et Coralie, pour les sélections du Jeu des 1000 euros, mais je n'ai même pas réussi la première épreuve
dimanche 29 (heure d'hiver)
Mon réveil marquait 6h et quelques (j'avais changé l'heure avant de me coucher), la pendule dans la cusine et l'horloge du thermostat marquaient 7h et quelques (ancienne heure), mais, bizarrement, mon ordi annonçait 5h et quelques, et était donc passé, lui, à l'heure d'été... (il commence à m'inquiéter un peu)

lundi 30 (chez Dominique)
Tandis qu'elle se débat avec son nouveau téléphone, je découvre que l'affichage du mien a soudain perdu ses couleurs, et n'affiche plus qu'en noir et blanc, (pardon, en bleu et blanc)

mardi 31 (FJT)
l'amitié, c'est aussi ça : prendre le temps de regarder aavec attention les photos de Nantes de Marie, dont on comprend qu'elles lui tenaient à coeur, alors qu'on perçoit du coin de l'oeil que derrière, au bar, se tient un festival de culs de travailleurs particulièrement riche.