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CREEPY
de Kyoshi Kurosawa

Juste deux petites séances dans le bôô cinéma. On y était donc, avec Catherine. La bande-annonce, inquiétante à souhait, nous y avait appâtés. (Revenir brièvement sur les critiques, qui racontent vraiment n'importe quoi, l'un parlant de choses qui n'existent pas (et que j'ai donc attendu en vain pendant tout le film) et l'autre spoilant à la truelle en deux lignes (exposant comme un fait établi ce que le spectateur est censé  mettre un petit moment à comprendre), lever les yeux au ciel en faisant pfffff..., et clôre ici le chapitre).
J'en savais donc hélas plus que je n'aurais dû, et ça m'agaçait un peu  (comme quand Télérama m'avait spoilé Les Autres en écrivant "comme dans Le 6ème sens" re pffff)  mais bon je  me suis laissé faire et j'ai plongé dans ce Creepy que le titre et l'affiche nous incitent d'ailleurs à prendre pour ce qu'il n'est pas vraiment. Manipulations, donc. Ce qui tombe plutôt bien puisque c'est le sujet du film.
Un flic (enfin, un ex-flic, qu'on a vu à l'oeuvre avec un serial-killer dans la scène d'ouverture) emménage avec sa jeune et souriante épouse dans une nouvelle maison. Leur "visite de courtoisie" pour faire connaissance avec leurs nouveaux voisins va leur faire rencontrer une voisine acariâtre d'un côté et un étrange bonhomme de l'autre. Cet étrange bonhomme est le Creepy du titre, on va s'en rendre assez vite compte. Sous des apparences de bonhomie et/ou de bizarrerie,  il cache d'horribles secrets, que le spectateur va découvrir peu à peu, tandis que commencent à se succéder les disparitions bizarres dans le quartier. 
Le film ne m'a pas entièrement convaincu, allez savoir pourquoi. Peut-être parce que je l'ai trouvé longuet. La bande-annonce est réussie parce qu'elle est montée nerveusement (c'est toujours drôle d'ailleurs de voir, après, comment sont goupillés ensemble des événements qui n'ont pas forcément de liens dans le film) elle raconte son histoire, elle fout les jetons, elle est efficace. Le film l'est moins. parce qu'il dilue sur la durée le même sentiment de malaise diffus..
Et surtout, ce qui me gêne le plus, c'est le nombre de questions qui restent sans réponse à la fin du film (je suis pourtant très bon public, en général, pour ce genre de truc, mais là, j'en avais trop qui me restaient sur les bras.)
En demi-teinte, donc. Je n'ai pas adoré autant que le MMonde, les Cahiaîs, ou Téléramuche
(en plus je reconnais que j'ai été négligent, et que j'ai laissé filer trop de temps entre la vision du film et la rédaction du post (déjà, c'était un signe.) Oui oui tout est de ma faute)
Dans le même registre (ou presque) j'avais été beaucoup plus impressionné par le très flippant  Borgen d'Alex Van Waremerdam

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