(là, j'attaquais ma plus grosse journée festivalière : 6 films au compteur!)

samedi 9

037
ONE FINE SPRING DAY ***
de Jin-Ho Hur

Celui-là j'avoue je l'avais pris juste pour être sur d'être dans la salle pour voir le suivant... un joli film coréen où j'ai hélas un peu trop dormi... Une jeune fille, un garçon, il est ingénieur du son (en tout cas il les enregistre) et elle l'assiste, ils s'aiment, tout va bien pendant très longtemps jusqu'à ce que soudain patatras ils se séparent et n'en finissent plus de se séparer. Et ils se séparent, se séparent... Un film que j'ai regretté de ne pas pouvoir avoir vu en entier (j'en ai entraperçu de très jolis morceaux entre deux assoupissements)...

038
HAVE A NICE DAY ****
de Jian Liu

Celui-là je ne voulais pas le louper : on l'avait programmé dans le bôô cinéma mais pour des raisons x (qu'on n'a jamais vraiment comprises) le distributeur nous l'avait retiré à la dernière minute. Un film d'animation chinois très contemporain, cynique, violent, ("tarantinesque" ont dit les critiques, ce qui serait plutôt juste) qui nous dépayse complètement. Très fort (j'achèterai le dvd).

039
NUAGES ÉPARS ****
de Mikio Naruse

Quel bonheur encore un Naruse... En couleurs, celui-là, un des derniers du réalisateur. Bastian M. l'a catalogué dans sa présentation (c'est toujours un immense plaisir de l'entendre) "amours impossibles" et en effet, c'est l'histoire d'un jeune femme dont le mari a été soudain tué par un chauffard, et des sentiments qui vont se tisser au fil du temps entre le jeune femme et le chauffard (qui pourrait être un genre d'alain delon -jeune- japonais). La petite musique des sentiments, la délicatesse des couleurs, tout me ravit dans ce film...

040
AGA **
de Milko Lazarov

Il fallait que je reste dans la salle pour voir le film suivant, et celui-là, je l'avoue ne m'attirait pas particulièrement. J'ai d'ailleurs souffert au début (qui est vraiment, et simplement, très documentaire -et taiseux-, où on suit le quotidien d'un couple (d'un vieux couple) de yakoutes et je piétinais (sortir ? ne pas sortir ?). Les paysages sont vraiment mêêêrveilleux mais ça ne me suffisait pas, et je me demandais comment le réalisateur allait tenir jusqu'au bout. Et puis le film décolle, et le réalisateur gagne son pari (la deuxième partie est magnifique).

041
HERITAGE ***
de Hiam Abbass

Hiam Abbas est encore maman dans ce film, une de ses filles va se marier, mais l'histoire de la famille est assez complexe, chacun(e) des personnages ayant un poblème (c'est normal, sinon il n'y aurait pas de film) et tentant de le régler, notammant Hajar (jouée par Hasia Herzi) qui semble critalliser sur elle les rejets de la plupart des membres de ladite famille (elle roucoule avec un anglais, rendez-vous compte!) Un film choral, qui se laisse regarder avec plaisir (mais que je mélange un peu avec May in the summer...

042
LA MAISON AU TOIT ROUGE *****
de Yoji Yamada
C'est Jacky qui me l'a conseillé, et je n'ai pas du tout regretté (des fois on n'aime pas les mêmes choses). Un très joli film, en plusieurs strates temporelles (à la mort de sa grand-mère un jeune homme découvre une lettre qui n'a jamais été ouverte -qu'on ouvrira à la fin du film- et nous relate en même temps le récit de sa vie écrit par la grand-mère, qui fut, dans sa jeunesse, bonne au service de la famille habitant dans cette fameuse maison au toit rouge... Un amour de film, vraiment...

(moralité : 6 films, c'est trop -je n'ai même pas eu le temps de manger mon deuxième sandwich qui était resté dans la voiture- j'ai fini la soirée dans un genre de flou cotonneux plutôt agréable mais presque un peu inquiétant : ne plus savoir le jour ni l'heure ni tout ce qu'on a pu voir auparavant.. demain je fais un peu relâche et n'irai envoir qu'un).