vendredi 28 décembre
pas superstitieux
Heureusement, le train partait du quai n° 11, et j'ai voyagé le 28 /12!
mardi 18 décembre
ameublement
J'ai un canapé bleu. Whaou! Il est tellement grand qu'il ne pouvait pas tenir sur une seule photo :
(aile gauche)
(partie centrale)
(aile droite)
Merci à Ginette et Christian, qui s'en débarassaient gracieusement
Merci à Christine, qui a "pensé à moi" dès qu'elle l'a su
Merci aux Amis du Cinéma, qui m'ont permis de solutionner le problème du transport lors de leur AG
Merci à Catherine, qui était prête à mettre son Kangoo à mon service
Merci à Isabelle, qui a prêté son véhicule
Merci à Sylvain, qui a mis à contribution ses gros muscles et son sens du transbahutage dans les escaliers
J'ai un beau canapé bleu, voilà.
croix
Rions un peu avec nos amis de France-Mu... Ayant été amené à prendre ma voiture, j'ai mis la radio et là suis tombé sur une émission où le jeu consistait à comparer sept (7!) versions successives de la même cantate "O Jésus laisse-moi ôter les clous de ta croix avec mes dents et me flageller avec ta couronne d'épines" (bon d'accord je ne me souviens plus tout à fait du titre...) de Dietrich Buxtehude. Mon cerveau de benêt et mon oreille musicale boétienne m'ont donné l'impression que j'avais écouté deux fois de suite la même chose quasiment, et bien pas du tout, la dame qui a pris la parole pour les comparer m'a démontré par a+a' (a+b eut été trop simple) que j'avais tout faux...
Au milieu de la troisième version, dommage, j'étais arrivé!
lundi 17 décembre
trucs de turcs 2
Tiens, quelques nouvelles notes pour notre petite marche turque, (juste pour être au diapason des préoccupations des médias donc.)
Après m'être fait ostensiblement snober au Souperr Ou, l'autre jour, mon coeur s'étant brisé, vous me connaissez bien, en mille éclats chatoyants, j'avais résolu, la (les) fois suivante(s), de le snober tout aussi ostensiblement. (Comme les gamins : "tu veux pas être mon copain, alors je suis plus ton copain non plus, na!). Ce que je fis, donc, sans que cela n'ait quelque notable effet (peut-être en plus d'être mal rasé est-il myope ?) Mais, mardi dernier, miracle! (comme dit-on "miracle" en turc, Christine ?) voilà qu'au moment où il passe à ma hauteur avec son plateau, nos regards se croisent, et non seulement il ne détourne pas le sien, mais fait un geste du menton dans ma direction, et pour faire bonne mesure, y ajoute même un genre de sourire!
Geste qu'il réitèrera au café, puisque Marie s'étant attardée pour discuter avec le jeune serveur (qui était un ami de son fils), revenant la chercher, je tombe nez à nez avec mon rugueux ami qui s'en allait justement, et me regratifie de cette même ébauche de sourire/bonjour/au revoir (son acolyte aux tempes argentées toujours sur ses talons) puis ils remontent dans leur camion et s'en vont.
Et c'est tout ? Oui, c'est tout.
jeudi 13 décembre
cinéma
Comme m'a dit mon amie Christine "Toi, tu vas beaucoup au cinéma..." (sous-entendu "tu vas trop au cinéma", sous-sous-entendu "tu ne racontes plus grand chose d'autre...") C'est vrai, c'est vrai. Mais qu'y aurait-il d'autre à raconter, hein ? Avant, plus jeune, je lisais, je lisais, c'est un peu pareil, non ? je lisais, et on me disait "arrête de lire tu vas devenir fou..." Maintenant, je vais au cinéma.
La fuite ? L'évasion ? Le pis-aller ? Non, il serait juste question de passer du temps, d'y passer du temps. Le ciné, c'est comme au boulot, il vaut mieux laisser ses problèmes à l'entrée sinon ça risque de mal fonctionner, voire pas du tout. (Je me souviens d'y être allé un soir de résultats du premier tour, quand on avait vu le tête du gros Jean-Marie, et d'avoir détesté le film Les maris les femmes les amants, qui, j'en suis sûr ne méritait pas tant de haine). Car l'huile du cinéma et l'eau de la réalité blablabla hélas non miscibles. Distincts, distants.Superposables juste (envisageable...)
Il y a les films qu'on a trop envie de voir, les films qu'on voit un peu par accident, il y a les films qu'on attend, et ceux qu'on a trop attendus, pour le réel, c'est une autre paire de manches, on le vit, un point c'est tout. On le vit en vrai, enfin on devrait (peut-être que souvent on n'y qu'assiste ?) Comme au cinéma justement, on y assiste. On n'a que ça à y faire, d'ailleurs puisqu'on est l'assistance.
Tout ça juste pour dire que c'est plus facile (et moins dangereux) de chroniquer un film qu'on vient de voir plutôt qu'une journée qu'on vient de vivre, non ?
jeudi 06 décembre
gling gling gling
Tiens, étonnant... ça irait même plutôt pas mal, pour un mois de décembre, je dirais même plus : étonnamment pas mal (pfff je ne vais quand même pas dire "bien", faut pas exagérer quand même...) Rassurez-vous, pas de grand bouleversement pourtant, no Prince Charming à l'horizon, rien de mieux, rien de plus...
Alors pourquoi ? Pfff, mystère! (bon, méfions nous de l'EXALTATION, toutefois. Oui, ce mot-là est toujours en majuscules) Peut-être à cause de ce rêve que je viens de faire, agréable certes mais dont je n'ai auncun souvenir, mais qui m'a permis de me réveiller avec un sourire ravi (et un peu niais donc), peut-être cette lecture publique et gratuite, mardi soir, qui m'a mis aussi dans un état plutôt joyeux (la lecture elle-même, les acteurs, les spectateurs, le pot, la soupe à l'oignon qui s'ensuivit), peut-être parce qu'il ne reste (eh oui) qu'une poignée de jours de classe avant les vacs', peut-être peut-être peut-être oui oui
Pourtant, dehors y a des décorations scintillantes et de la musique sirupeuse, pourtant les gens font la queue dans les magasins, et commencent déjà à être désagréables, pourtant les 4x4 garés en double-file, pourtant on n'a toujours pas touché la prime zep (depuis septembre!), pourtant l'UMP et l'autre sont toujours là, pourtant travailler plus pour travailler plus, et dépenser plus pour rembourser plus, pourtant il est toujours question de profit, de bénéfices record(s ?), d'actionnaires et de dividendes, pourtant cette dent de sagesse qui me fait mal de temps en temps, pourtant la flotte et la brouillasse, pourtant la mémoire qui parfois s'enfuit, pourtant pourtant
(sourire benêt : oui, c'est moi...)
dimanche 25 novembre
trucs de turcs
Ah que parfois la vie est dure!
(non non j'exagère, juste une petite déconvenue, et encore, est-ce vraiment ça ??) Bon en ce moment et ce depuis un certain temps, j'ai, disons... un faible pour les habitants de ce pays (et spécifiquement les spécimens mâles) et donc que je suis assez perpétuellement aux aguets, comme un chien de chasse soudain à l'arrêt la truffe frémissante et la patte levée dès qu'il y en a un qui passe...
Et donc, ce spécimen en question, repéré depuis quelques temps au FJT (où je mange de plus en plus souvent avec mes copines nombreuses et variées) un vrai de vrai, noir d'yeux, noir de poil, barbe hérisson, pantalon de maçon et grosses pompes idem, toujours en paire avec son acolyte français beaucoup moins stimulant visuellement. La première fois, c'était pour boire le café, le hasard, vrai de vrai, on s'est assis à la table voisine de la sienne, et je ne pouvais m'empêcher de le mater (et de baver un peu), on a même plaisanté ensemble sur le rire bête de la demoiselle qui le servait (le café), et d'ailleurs moi aussi j'ai dû sourire bêtement, puisque je n'entendais pas vraiment ce qu'il disait, à cause du bruit ambiant, et j'ai dû aussi faire hin hin. Je lui (leur) ai même dit au revoir en partant, d'un signe de tête.
Et depuis, chaque fois que j'y vais manger, il est là, toujours avec le même collègue. Et je le regarde de loin, et des fois lui aussi, de loin, aussi, mais quand je croise ses yeux il les baisse ou regarde ailleurs. Les fois suivantes, oui, c'est encore plus net, j'ai le sentiment qu'il regarde ailleurs exprès. Le gêne-je ? Moi je continue de le mater de plus ou moins loin, en coin. Il n'est pas très beau, il n'est pas très jeune, il y a juste quelque chose de troublant qui émane de lui... Mon copain du FJT.
Et ce soir, je décide de passer en vitesse au Souperr-Ou pour acheter du pain, et en sortant de la bagnole qui vois-je se dirigeant vers la porte du magasin ? Mon copain noir de poil. J'ai l'impression assez nette qu'il m'a vu aussi et a détourné vite le regard. Je rentre dans le magasin, lui aussi, sur mes talons... Je me promène dans les rayons, histoire de voir un peu ce qu'il fait, lorsque je croise soudain, apparition céleste , accroupi au rayon ampoules et vérifiant je ne sais quoi, une autre beauté turque qui il ya quelques années me chavira idem : le papa de M. Bien rasé (les papas turcs sont souvent bien rasés le week-end.)
Je continue ma route dans le magasin me disant que ça commence à bien faire, cette concentration moyen-orientale, non ? (Encore un et je risque l'infarctus.) Je retrouve, "comme par hasard", mon copain du FJT (je remarque que lui aussi, pour la première fois, est rasé de frais) je vais chercher mon pain,puis je fais la queue aux caisses (il y a beaucoup de monde). Tout en parlant avec une ancienne maman d'élèves, je vois passer derrière moi mon copain noiraud et farouche, qui va faire la queue un peu plus loin... Je le zyeute mais il regarde obstinément ailleurs. Et qui va-t-il rejoindre, à l'autre caisse, je vous le donne en mille ? Le fameux papa de M., bien sûr! Je ne sais pas si c'est par commodité, mais les voilà tous les deux qui discutent. Je les regarde, eux pas. Pour quitter le magasin, je dois passer devant eux, ils sont en train de terminer et de ranger les trucs dans des sacs, me tournant le dos. Vont-ils faire la fête ensemble ? Se sont-ils mis en ménage ? Mon ami du vendredi serait-il un tonton de M.?
Je regrette juste de ne pas avoir un peu d'odorat au moment où je passe à leur hauteur, je suis sûr que ça doit sentir le sent-bon de papa rasé de frais...
mercredi 21 novembre
le jour de grève est arrivé
C'est fou ce qu'on peut arriver à faire de choses, un jour comme celui-là... se réveiller comme d'hab' à la sonnerie du réveil, petit-déj', et se dire alors qu'on est un peu fatigué et qu'on en reprendrait bien une couche (de sommeil), se remettre au lit, prendre le temps de lire un peu (Seul à Berlin) et hmmm se rendormir jusqu'à 9h, puis bidouiller un peu sur l'ordi, (internet est réparé), et partir pour son rendez-vous chez le dentiste (cette grosse dent au fond, qui commence à faire un peu mal quand on touche, ne serait-elle pas annonciatrice de l'abcès du siècle ? Non non, rien à la radio, juste une dent de sagesse qui fait son intéressante) puis passer chez régis boire un kir et prendre des nouvelles d'Emma, puis retour à Vesoul, commander une pizza chez mon pizzaïolo velu préféré (Bianca fine : chèvre et jambon cru), aller en ville, se garer vant la manif', profiter de l'heure qui reste pour aller faire un tour chez le coiffeur (c'est le bon moment, dira-t-il, il n'y a personne) en repartant vers le lieu de rassemblement passer devant un mgasin de koultour et dénicher un dvd de Altman avec Trois Femmes et Un mariage, l'acheter, et juste avant, un petit macaron banane/chocolat chez justement le chocolatier champion du monde, arriver enfin à la manif' (c'est drôle une manif à seize heures, non ?) retrouver les gens, les habituels qu'on connaît et les autres, prendre sa place dans le cortège qui s'ébranle, raconter des conneries sur l'uhaimepêt et les RG, trouver que finalement c'est pas une mauvaise idée, la manif de nuit, les gars de la sncf ont des feux de bengale pour illuminer, prendre des photos alors, et la pyrotechnie vous donne un côté ce soir on vous met le feu, faire le "petit tour" de ville habituel, s'arrêter devant la mairie, stabuler un peu, parler encore, à droite à gauche et à l'annonce du vous pouvez vous disperser, assister vraiment à une dispersion-éclair, avoir envie d'une bière (se dire que la pizza y est pour quelque chose), repartir à la voiture réussir à repartir (il ya des voitures partout) se dire qu'on irait bien faire un petit tour, tomber alors dans un embouteillage monstrueux, et au bout d'un quart d'heure de surplace, faire demi-tour pour revenir chez soi, la boire enfin, cette fameuse bière, et avoir encore soif après (qu'est-ce qu'elle était altérante cette pizza) grignoter et somnoler un peu sur le ca'pé en attendant l'heure du cinoche (avoir acheté son billet à l'avance), et reprendre la voiture pour aller voir De l'autre côté, y retrouver une collègue pour qui on a gardé une place, être surpris d'y voir un papa d'élève (c'est la première fois en 10 ans!) pleurer un peu c'est beau (j'en reparle) et retour finalement maison directos, sans aucun crochet... oui, on en fait des choses, dans une journée de grève, et en plus ON N'EST PAS PAYE! (qu'on se le dise!)
dimanche 11 novembre
régress(i)ons
Un vouikinde sous le signe du rajeunissement (hihi...)
C'est la bande-annonce du film de Coppola qui m'y a fait penser :
1) Je me suis commandé sur PriceMinist*r l'album "Pop Satori 20ème anniversaire" d'Etienne Daho. (Je m'en souviens encore comme si c'était hier : j'avais acheté le (arghhh!) disque noir et je l'avais offert à Emma) J'ai toujours aimé cet album, et donc une version collector avec des versions maxi, live rares et inédites ne pouvait que me titiller... et à ce prix-là, même pas la peine d'hésiter!
2) Je me suis ouvert un compte sur MySpace, pour pouvoir explorer la page de... Pascal Brutal (dont j'ai trouvé l'URL sur un blog mais je ne sais plus lequel). Déjà deux volumes parus de ce personnage de BD créé par Riad Sattouf dans ma bibliothèque (c'est rare que j'achète de la BD!) et j'adore ce personnage. Un bourrin avec un p'tit bouc et une gourmette en argent (sans oublier les adidas torsion vintage 92) qui se définit comme le maitre-étalon de la nouvelle virilité Et je ne suis pas le seul à l'aimer visiblement ! Un fan-club énamouré se presse sur sa page. Il semble bien que Pascal B. soit devenu une icone übersexuelle!
3) Je suis allé au ciné hier soir (euh oui une amie m'avait filé sa carte sur laquelle restait une place à utiliser le jour même et je n'avais pas envie de me prendre la tête...) et après verte réflexion, je suis allé voir... SUPERGRAVE! (Non, non, Hervé ne me tape pas!)... Et bin figurez-vous que j'ai trouvé ça plutôt pas triste. Très cru pour les dialogues (là, la VF ne m'a pas dérangé!) même si très prude pour les images. J'ai rigolé, si si, passé un bon moment avec ces trois ados (j'ai un faible pour le petit gros) qui veulent du cul (ça m'a rappelé des trucs). J'aime bien aussi les personnages des deux keufs bien barrés, et un film dont le générique de fin se déroule sur fond de teubs dessinées (de toutes tailles origines positions religions) ne peut que mériter mon indulgence... Ah, ça nous change d'Apichatpongounet c'est sûr (mais rassurez-vous je l'aime toujours autant!)
mercredi 07 novembre
un peu
Hmmm, le temps des regrets ?
Que nenni!
In extremis donc (et suite à auto-remarques pré-endormitives jiminy-cricketesques)
J'ai
* un peu rangé le bureau
* un peu préparé mon bolot de classe
* un peu travaillé à mon oeuvre
L'honneur est un peu sauf, donc, et l'appart' un peu moins en merde.















