samedi 29 avril 2006

prenez soin de vous 2

Suite des aventures médicales
(faisons notre intéressant)
Rendez-vous donc ce matin avec un nouvel ORL, qui me change de l'ancien : autant l'autre était coincé autant çui-là est rigolard et joue franc-parler (Il s'est foutu -gentiment- de moi quand je lui ai dit que je n'aimais pas qu'il me mette son endoscope dans les narines, du style "mais regardez comme il nous le joue gazelle effarouchée...")
Mais bon,humour ou pas, me voilà bon pour un nouveau scanner (hin hin, deloin, t'as le droit de te marrer), plus une échographie de ce nom de dieu de bordel de saloperie mystérieux ganglion, plus une nouvelle analyse de sang (pour déterminer s'il ya allergie ou pas), et surtout, surtout, confirmation franche et directe que l'anosmie dont je souffre, je suis condamné à me la trimballer ad vitam aeternam, qu'il n'y a que la cortisone qui peut y faire kek'chose, et que c'est soit dû à l'allergie soit au stress (mais dans votre cas, je pense que c'est le stress m'a-t-il dit en rigolant, et en me confirmant combien il me trouvait speed...)
Merci docteur au revoir docteur je suis sorti avec mes multiples prescriptions et ordonnances. Evidemment, à la clinique (voisine) où je suis allé pour prendre rendez-vous pour le scanner, on m'a annoncé que le service était fermé jusqu'à lundi inclus, au revoir monsieur à mardi monsieur.

Voilà. Suite la semaine prochaine. Après le scanner, je prends une semaine de traitement corticoïde, et je reprends rendez-vous auprès de mon ORL rigolard pour voir où on en est...
Suivant!

Posté par chori à 19:04 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

micro9

*

Hier matin j'ai oublié de boire mon bol de ricoré.

*

En sortant du parking j'ai vu un écureuil qui traversait la route.

*

Avril passe en trombe

*

Ce ganglion serait peut-être un nodule.

*

Les gens qui parlent trop et qui n'écoutent pas.

*

Le renard qui a surgi entre mes roues a réussi par chance à passer au travers.

*

Deux matins d'affilée où le ciel est livide.

*

Bien qu'il revienne de Corse seuls ses avant-bras sont bronzés m'a-t-il dit.

*

Les yeux qui pleurent sans qu'il soit question de chagrin.

*

Je suis toujours étonné par la chaleur qu'il fait dans cette poubelle.

*

Les feuilles de l'arbre grandissent comme en accéléré.

*

imgp8771

Posté par chori à 08:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
vendredi 28 avril 2006

midas

En revenant de Besac m'est venue (rouler en bagnole est propice aux divagations stimulations cérébrales) cette image du roi Midas, à cause du parallèle qu'on pouvait en tirer avec l'activité de blogueur (ici et ailleurs, bien sûr!)
Je me rappelle pas exactement de l'histoire, mais c'est surtout la fin qui m'intéresse.
Midas a souhaité que tout ce qu'il touche se transforme en or, un génie exauce son voeu, et après Midas est bien empistrouillé, car il ne peut ni manger ni boire (ni... , d'ailleurs) tout ce qu'il touche se transformant -selon son souhait- en or. Il veut donc être dés-exaucé, pour recommencer à manger, à boire (et tout le reste, c'est moi qui rajoute), le génie accepte, mais en contrepartie, il lui colle des oreilles d'âne...
Arghh! je viens de vérifier ... et je me suis planté : il ya deux histoires ! Oubliez donc cette histoire d'or, bref, Midas se retrouve avec des oreilles d'âne, qu'il les cache sous un bonnet pour que personne ne le sache. mais le mec qui le coiffe tous les jours, et qui est donc aussi au courant, est tenu par le secret (silence sinon couic) ;  le pôvre n'en peut plus, et pour s'alléger un peu va un soir creuser un trou dans la terre, il chuchote dedans "le roi Midas a des oreilles d'âne", rebouche le trou, et s'en va, le coeur léger d'avoir ainsi confié son lourd secret à un témoin qu'il pense objectivement -et définitivement-muet.
Bon, là, les versions divergent un peu, mais, toujours est-il qu'ensuite, ce qui se met à pousser quelques temps après à cet endroit, (moi il me semblait "blé" mais cette version-là dit "roseaux"), bref, tous les machins qui croissent (et se sont multipliés!) se mettent à chuchoter avec entrain et à qui-mieux-mieux Le roi Midas a des oreilles d'âne le roi Midas a des oreilles d'âne...


Pour en revenir au blog, je me sens un peu dans la peau du bavard. Je parle ici tout doucement, dans des oreilles que je suppute silencieuses et bienveillantes. Mais peut-être qu'au printemps prochain, je vais entendre chuchoter partout un truc du style Le blog à Chori a des oreilles d'âne... Le blog à Chori ...ou bien pire encore.
(Parano, moi, pensez-vous donc!)

imgp2032
(private joke pour mon ami Phil : si le colza pouvait parler...)

Posté par chori à 19:34 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

bols

Un dessin de mon filleul.
Sa soeur est allée à D*sn*yL*nd avec sa tante, et la tante en question lui a donc promis (à mon filleul) qu'elle lui rapporterait un bol, en souvenir.
Visiblement mon filleul n'a pas vraiment d'idée sur ce qu'est cet endroit, ni à quoi ça ressemble, excepté ce que lui en a dit la fameuse tante.
Il a donc dessiné un genre de grand bâtiment qui recouvre toute la largeur de la feuille, avec à l'intérieur des dizaines d'étagères sur lesquelles il a dessiné des dizaines de ronds avec une croix dedans.
Interrogé sur ce que représentent ces ronds à croix, il répond, comme si c'était une évidence : "Ben c'est des bols, tiens!"

Posté par chori à 07:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 27 avril 2006

figures de style

Aujourd'hui, je recopie.
Ca fait un certain temps que je parle de Dennis Lehane. Je suis en train de lire l'avant-dernier (qui est le premier, chronologiquement) Un dernier verre avant la guerre. Le seul inconvénient, c'est que l'auteur a la fâcheuse manie, par le biais de son narrateur héros, Patrick Kenzie, d'évoquer ce qui s'est passé dans les épisodes précédents. Et comme je les lis un peu dans le désordre, je m'aperçois que je sais, quasi dès le début de celui-là, quel est le méchant que Patrick K. va tuer à la fin du bouquin (je l'ai appris dans Ténèbres prenez-moi la main, et ma mémoire bête l'a dûment enregistré), l"histoire, du coup en a moins d'importance, je m'attache plutôt à la façon de raconter, et j'en profite pour faire ce que j'ai envie de faire depuis un roman : repérer (et noter) les phrases qui font mouche, typiques pour moi de l'humour Lehane. en voici quelques exemples :

(p15) "Il avait une masse de cheveux blancs et raides sur laquelle on aurait pu faire atterrir un DC-10 et une poignée de main qui s'arrêtait juste avant de provoquer la paralysie."

(p35) " (...) un sociopathe, zéro de Q.I et à peine plus grand que Rhode Island, a voulu que je lui prouve que j'étais un dur. Il avait sauté de sa voiture, il était à deux mètres de moi et il approchait vite, quand j'ai tiré une cartouche qui a traversé le bloc-moteur. Il a regardé sa Cordoba comme si je venais d'abattre son chien et il a failli pleurer. Mais la vapeur qui s'échappait du métal déchiré l'a convaincu qu'il existait, de par le monde, des choses plus dures que nous deux."

(p65) "Ses cheveux ont l'air d'être peignés avec un marteau à pied-de-biche, et il a une de ces moustaches tombantes de bandit mexicain que plus personne ne porte, pas même le bandit mexicain moyen."

(p76) "C'est un endroit où les gens s'estiment heureux qu'il y ait des saisons, car au moins ça confirme que le temps passe véritablement."

(p108) "Il est impossible de se garer sur Tremont ni même d'y traîner plus de trente secondes. Une armée de contractuelles, importées de la section féminine des jeunesses hitlériennes peu après la chute de Berlin, parcourt la rue, à raison d'au moins deux par pâté de maisons, têtes de pitbull sur corps de borne d'incendie, en attendant seulement qu'il y ait quelqu'un d'assez stupide pour ralentir la circulation dans leur rue."

(p168) "Bubba a autant de conscience de soi qu'un carburateur, et il remarque encore moins les autres -à moins qu'ils ne lui fassent obstacle."

(p193) "Nous avons gagné le centre-ville en voiture, et retiré le Vomonstre du parking pour un peu moins qu'il m'en aurait coûté d'envoyer un môme en fac de médecine."

(p205) "Le seul moyen de rater sa cible avec un viseur aussi gros résiderait dans l'éventualité d'une soudaine éclipse solaire."

(p229) "Peut-être que je partirais m'installer au Tibet, que j'escaladerais une montagne avec le dalaï-lama, ou que je mettrais le cap sur Paris et ne porterais rien que du noir, me ferais pousser un chouette petit bouc et parlerais tout le temps jazz."

Voilà, ça me fait sourire, j'aime ces exagérations, ces images, et je me dis que, dans la narration plutôt sombre tendance darkest de Lehane, elles ont sans doute la même fonction que la petite soupape qui laisse s'échapper la vapeur, au-dessus de la cocotte-minute.
Indispensables pour reprendre son souffle.

dsc00027

Posté par chori à 08:50 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

mercredi 26 avril 2006

(f)rance

Eh oui, c'est comme ça, je dois le reconnaître : il ya des soirs -comme ce soir, précisément- (enfin, hier soir "à l'heure où vous lirez ces lignes", comme on dit) où je ne pense pas "je vais aller au cinéma" ou "je vais aller voir un film" , non non, il ya des soirs où je pense, à haute et intelligible voix dans ma tête : "je vais aller voir une merde"
Et c'est ce que j'ai fait, haut la main.
Je l'ai bien senti dès l'arrivée :  l'avant-première avait lieu salle 8 (une des plus grandes il me semble) dans le bôô cinéma. J'arrive avec dix minutes d'avance, je rentre dans la salle et, ô surprise, du monde partout, partout. Je me trouve une place en bord de rang, pas trop bas (heureusement il n'y aura pas de sous-titres à lire) mais à vouloir embrasser le paysage d'un bord à l'autre de l'écran on risque sans peine le torticolis (c'est vrai que nos écrans sont très/ trop ? grands, mais bon on ne va quand même pas se plaindre de trop bonnes conditions de projection, hein ?) Bref, me voilà déjà déstabilisé (à voir défiler les jattes de popcorn, les jerrycans de soda, les familles au grand complet, à écouter la conversation de ma voisine avec son chéri, où il est question de coulage de dalle et de montants métalliques...), tout ça est très exotique pour moi qui suis habitué plutôt à un nombre de spectateurs inférieur à celui des doigts des deux mains, voire d'une seule... Voilà ce que c'est que d'avoir pris goût aux films dits "confidentiels" ou "pointus" ou "c'est bien mais c'est spécial...", les films dard & décès, quoi... (je me mets dans l'esprit du film, pour que vous y soyez aussi...)

Bon, ça commence. (Tiens, pourquoi ils ont pris une vielle rengainasse d'il y a -au moins- vingt ans comme musique de générique ? Mais bon, autant vous prévenir, ça va être comme ça jusqu'à la fin, comme si le réalisateur avait acquis en bloc un catalogue chansons niaises bord de plage 70/80... et même avant, tiens! On a même droit, entre autres, à un remix techno de La belle vie, par Sacha Distel, et à une reprise live de La chatte à la voisine, c'est dire! )
Donc, ça démarre. Mathilde S. et son mari partent en vacances. Claude B. et Mylène D. (sa femme) partent aussi en vacances. Tout ce monde se retrouve dans un endroit qui donne son titre au film. Ils retrouvent leur copain Franck D. aux yeux très bleus et au slip de bain plutôt grotesque.
Vient aussi les rejoindre (ce qui n'était pas prévu, parce que lui est riche et partait pour Marbella, alors que les autres sont pauvres et ne peuvent aller que là) Gérard L., chirurgien esthétique qui fait la gueule, avec sa fille. Point. Fini le scénario (ou peu s'en faut).
Le choc des cultures : Gérard L. roule dans "la voiture de James Bond" et n'a jamais dormi sous tente. Il va découvrir -arrêtez arrêtez je n'en peux plus de rire- pêle mêle : la promiscuité, le pastis, les moustiques, les tongs, le b*nc* (mais si, vous savez bien... une boisson chocolatée pour le ptit déj... il y a dans ce film une publicité répétitive et éhontée pour ce produit, à ce stade-là c'est plus du subliminal, c'est carrément du surligneur fluo!)  le thon en boîte, la queue pour prendre sa douche, l'élection de miss t-shirt mouillé, bernard montiel, les nudistes (promis juré craché JE N'INVENTE RIEN)...
Bon le scénariste a quand même vaguement (dé)tricoté une trame, à peine plus conséquente que le string que Mathilde S. nous exhibe lors d'une scène de ménage au restaurant La Moule Joyeuse (là, je brode... mais le(s) scénariste(s) aurai(en)t dû faire pareil!)
Bref, deux trois intrigounettes rachitiques, (allez, une par couple, soyons généreux) quelques grumeaux d'humour huile-à-friture-usée (ah le mythe de la "phrase-culte"..., ici on navigue entre "Avant j'étais dans la moutarde, maintenant je suis dans la merde..." et "chassez le naturiste, il revient au bungalow"...) on fait réchauffer tout ça... on n'est pas loin de la paella industrielle façon restau à touristes...(gaffe aux fruits de mer avariés)
Mais, dans la salle,les gens avaient l'air plutôt contents. Faut dire que le réalisateur -dialectement parlant- est quand même  vachement malin, à brosser ainsi le portrait dans le sens du poil de cette petite ethnie franco-franchouillarde (en d'autres temps, on eut écrit poujadiste...), à tendre ainsi un miroir au petit-peuple-laborieux-qui-bosse-onze-mois-pour-s'offrir-ses-3-semaines-de-paradis, lui faisant ainsi un  clin d'oeil complice et racoleur (genre ouais on est bien tous pareils, hein ? on aime le pastis, les histoires de cul, la danse des canards,les meufs en string) allant jusqu'à -là, la mise en abyme devient quasiment une distanciation brechtienne- mettre carrément ce discours dans la bouche de ses personnages (Mathilde S. reprochant à Gérard L. de ne pas s'intéresser à elle juste parce qu'elle n'est qu'une petite marchande de couleurs de province... le même Gérard L. se faisant gifler et traiter de vieux con par sa fille parce qu'il n'a pas compris que c'étaient les plus belles vacances de sa vie...),qui le revendiquent, tout ça avec la plus parfaite et révoltante démagogie, flattant les bas instincts (on est ici entre bas-ventre et bas-morceaux) stigmatisant la différence (le riche, la parisien, les hollandais, les naturistes...), renforçant le sentiment de caste, et noyant tout ça sous un déluge de bons sentiments aussi artificiel et humide que  la tempête qui vient -à point nommé et conclusivement- jeter tout ce petit monde dans les bras les uns des autres, pour un happy end de rigueur et un peu gluant, mais la morale est sauve : le riche repart finir ses vacances chez les riches, et les pauvres le regardent partir...
Plan final. Portrait de groupe avec dame(s) et avec bobs.
Ouf!

(Oui oui je sais, me direz-vous, je n'étais pas forcé, personne ne m'a obligé, hein ? alors pourquoi j'avais envie ? pourquoi j'y suis allé ? peut-être juste pour avoir le plaisir d'écrire ce comm... C'était plus fort que moi, j'ai pas pu résister...)
J'avais écrit , il y a déjà quelques temps
"se considérer parfois comme non-faisant partie de l'humanité"
Oui, c'est ça, c'est peut-être moi qui ne suis pas
normal, c'est peut-être moi qui me trompe, après tout, hein ?

Posté par chori à 07:32 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
mardi 25 avril 2006

au petit bonheur...

* Au courrier, trouver une enveloppe "à bulles" qui vient de Paris, avec dedans le dernier cd de Manset, gracieusement offert par Libé (j'ai bien fait : 1) de m'abonner 2) de renvoyer le bon "offre spéciale abonnés")

* Sortir au soleil, trouver qu'il fait vraiment chaud avec ce jean, rentrer, fouiller dans les tiroirs pour retrouver un short, se changer

* Regarder l'arbre dans la cour, et la vitesse avec laquelle il se transforme (quasiment en accéléré, les bougeons d'hier sont déjà devénus des feuilles qui grandissent grandissent grandissent...)

* Passer au Super U pour acheter des fraises et de la crème

* Aller chercher le résultat des analyses au labo, s'entendre dire qu'on a rien. Rien de rien (en être presque un peu déçu ?) mais bon ce ganglion il vient bien de kèk'part, hein ?

* Achever dans les temps la mise en page et le peaufinage de la programmation ciné

* Passer chez ma-copine-chez-qui-je-mange-tous-les-dimanches pour lui apporter le dernier dvd de Desperate Housewives, récupérer mon gilet que j'ai oublié dimanche dernier, boire une bière, être finalement encore invité à manger (hmmm des asperges!)

* A la fin du repas, évoquer le point n°1 (cf plus haut), être surpris que Christine connaisse Manset, et du coup se mettre Lumières en disque noir, et chanter en buvant le déca On se rappelle de quelque chose qu'on pose près du lit une lumière... En concevoir une certaine émotion

* S'apercevoir qu'il pleut, mais se dire que c'est bien qu'il pleuve la nuit, et que demain matin il refera soleil...

dsc00011

Posté par chori à 09:17 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
lundi 24 avril 2006

faits divers

- fait pipi dans un flacon
- me suis fait prendre du sang dans des petit tubes avec un code-barre me correspondant collé dessus
- regardé quasiment d'affilée les épisodes 5 à 14 inclus de Desperate Housewives (encore merci, Emma!)
- essayé un peu le zoom de mon nouvel appareil-photo
- photographié le fil à linge et ses environs
- reçu une visite aussi délicieuse qu'imprévue (...)
- fait un geste que je rêvais de faire (baisser un cuissard de cycliste...)
- mangé de la brandade de morue
- écrit quelques comm' en réponse à d'autres comm'
- bien pris mes médocs comme c'était marqué sur l'ordonnance
- inventé des sous-titres à clé (merci sol) pour des films minuscules et indiens (là) ("copines", "copines 2" et "disparition")
- bossé un petit peu sur la programmation ciné de mai
- regardé idem les épisodes 15 à 23 de Desperate Housewives
- me suis senti un peu frustré d'être un peu laissé en plan à la fin
- repensé au mot "cliffhanger"
- vu au cinéma Kekexili la patrouille sauvage
- fait le point sur ce qui me restait à faire pour cette deuxième semaine de ouacances
- me suis vaguement inquiété à propos du résultat de mes analyses
- pensé à ceux qui étaient partis en vacances
-
mangé quasiment une tablette de chocolat M*lk*, marron et blanc comme une peau de vache
- trouvé que ma nouvelle cafetière était moche mais attendrissante
- ...

dsc00003

Posté par chori à 07:37 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
dimanche 23 avril 2006

indécis

Il ne savait pas ce qu'il voulait, non, visiblement il ne savait pas.
Si je me suis arrêté nocturnement sur ce parking-là c'est précisément parce que ce gros camion y était arrêté, toutes veilleuses allumées, et que ça faisait l'effet d'un sapin de noël dans une vitrine, ou, mieux, d'une enseigne au néon proclamant en lettre fluo "je suis là, arrêtez-vous, venez !"
Bien entendu, je n'étais pas le seul. Il y avait un autre bahut (un español qui regardait la télévision) et plusieurs autres voitures, dont les conducteurs avaient sans doute eu le même réflexe que moi, on était comme des moustiques attirés par une lampe un peu forte dans la nuit estivale... Bzzz on aurait presque pu entendre le bourdonnement, si ce n'est que ces activités nocturnes sont, par définition,  silencieuses.
Quand j'ai coupé le moteur, le chauffeur descendait de son camion, il a marché vers l'arrière, en a fait le tour, s'est approché d'un mec, s'en est éloigné, puis d'un autre, idem, et finalement est remonté dans sa cabine, dont il a éteint la veilleuse, qu'il a ensuite rallumée. Puis coupé ses phares, qu'il a rallumés brièvement comme pour voir ce qui se trouvait dans son champ visuel, et qu'il a ensuite coupés à nouveau. A plusieurs reprises.
Il a continué ce petit jeu pendant un certain temps, allant même jusqu'à  redémarrer le bahut, faire gronder le moteur, pour finir par couper le contact, les phares. Allumer, éteindre. Ouvrir, fermer, descendre remonter...
Un hyperactif en panne de ritaline ?
J'ai commencé à discuter avec un mec (que je connaissais de vue) qui était là depuis un moment, et qui m'a confirmé que le routier en question faisait la même chose depuis une bonne heure, que quand les mecs lui parlaient il ne leur répondait pas, que décidément il ne savait pas ce qu'il voulait...
Je suis donc allé faire un petit tour un peu plus loin, et quand je suis revenu, les veilleuses étaient éteintes, les rideaux tirés, mais la lumière allumée dans la cabine. J'ai donc conclu qu'il avait fini par "faire affaire" , mais non, le mec avec qui j'avais parlé précédemment m'a confirmé que non. Qu'il était encore descendu une fois, avait fait le tour habituel. D'ailleurs, à ce moment, les veilleuses se sont rallumées, et le camion a avancé de quelques mètres, en rue libre, de façon un peu menaçante pour la voiture qui était garée devant (celle du mec avec qui je discutais) que j'ai cru qu'il allait emboutir, mais il s'est arrêté juste avant...
Le temps que le mec aille déplacer sa voiture pour la mettre en sécurité, toute activité visible s'est interrompue, en ce qui concerne le camion. Rideaux tirés, veilleuse éteinte, moteur coupé, il ressemblait à n'importe quel camion la nuit. Dodo ?
Je me suis imaginé en souriant le chauffeur, endormi comme un gros bébé. Enfin calme. Peut-être ce qu'il cherchait dehors si frénétiquement, il l'avait peut-être enfin trouvé, dedans. En rêve.

imgp30701

Posté par chori à 15:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

paradoxe (alimentaire)

Sachant

a) que la faim est une sensation qui vient progressivement
b) que, à partir du moment où on commence à manger, la sensation de satiété n'apparaîtra qu'au bout de 20 minutes,
il est donc tout à fait plausible d'imaginer que, alors que juste avant de manger vous aviez la sensation d'avoir un tout petit peu faim (voire pas de sensation d'avoir faim du tout), si vous avez un peu trop attendu, au moment où vous commencez à manger (et donc pendant un certain temps, où vous vous nourrissez) vous ayez pourtant la sensation d'avoir faim, voire de plus en plus faim, non ?

imgp4512

Euh... je ne suis pas sûr de m'être montré très clair sur ce coup...

Posté par chori à 12:58 - - Commentaires [1] - Permalien [#]