vendredi 30 décembre 2005

moi ma vie mon oeuvre etc... (part three)

(et voici donc, en guise d'exercice d'application, une liste, exhaustive partiale et ponctuelle de blogs que je consulte avec pleasure)

a comme agence eureka, a stitch in mind                        
b comme boysbriefs
c comme crowing of the cocks, coffee house migrainecoco
d comme deloin
e comme elle est à l'ouest encyclopédie lapin 
f comme fastlad, freaky doll
g comme grunt thump
h comme (l') homme qui marche, hoodsworld
i comme infirmier (mémoires d'un)
j comme journal de mister patate,
k comme
l comme linkillo, life or something like it
m comme monsieur soldignac  matooblog
n comme north woods guys
o comme
p comme plif plof, pot-pourri de monsieur gb (le)
q comme
r comme ramoneur de bourg (le)
s comme sakakini, sarkostique,
t comme tiger hole
u comme un mot par jour
v comme vinvin entertainment
w comme water colour boy
x comme
y comme
z comme zvezdoliki

Posté par chori à 07:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 29 décembre 2005

moi ma vie mon oeuvre etc... (part two)

(voici donc la suite annoncée...)

2) en tant que lecteur

D'une façon générale, je suis aussi regardant pour les autres que je le suis pour moi-même,et quand je découvre un blog, je m'attache au look de la page d'accueil, à la fréquence et à la taille des posts, à la qualité de l'écriture (et celle de l'orthographe! sisi je suis un vieux maniacos du Bled...), au(x) sujet(s) abordé(s), et aux commentaires aussi (ceux que les autres laissent, ceux que je laisse aussi) et aux réponses éventuelles des blogmestres. (certains répondent, d'autre pas...)

Je suis arrivé très par accident dans le monde des blogs (grâce à catherine, je ne le dirai jamais assez, d'ailleurs il serait peut-etre temps qu'elle rentre de salvador de bahia (clic clic) et qu'elle s'y remette un peu, non mais...) J'avais donc en démarrant assez peu d'éléments de comparaison. J'ai commencé à fouiller. Une fois mis le doigt in ze engrenage (j'ai commencé à aller fouiner pour voir comment étaient les 15000 et quelques autres blogs "inclassable" de mon hébergeur... je vous rassure tout de suite, je ne suis pas allé jusqu'au bout!) J'ai essayé ensuite les autres catégories, pour déterminer ce qui m'agréait ou pas. Le reste vient assez facilement, c'est le système du fil d'Ariane... On tire,et ça vient doucement.

Bien évidemment, très vite, la moisson a commencé a être fructueuse, puis fructueuse au carré et ainsi de suite, chaque blog intéressant me fournissant des liens pour n autres blogs intéressants, qui à leur tour ... (vive la vache qui rit!) Et, une fois le tri fait (mais ça continue encore quasiment tous les jours!) les "blogs que j'aime" peuvent se répartir en deux groupes principaux : les "officiels" (ceux dont je publie les liens la tête haute et le sourire aux lèvres) et les "autres "(ceux que j'ai mis en favoris mais que je me garde for my eyes only en plus je suis pas très sûr que ça vous intéresserait! )
Je les aime bien tous, mais, vous l'avez compris, pas de la même façon.

officiels

J'ai mis des liens vers des blogs qui m'intéressent et me touchent. Me concernent.
Des gens qui racontent, et se racontent (ce que j'évoquais dans la première partie de ce post)
Très vite, quand on se promène à travers les liens,les gay, tout du moins puisque c'est dans cette jungle-là que je me promenais au commencement, on s'aperçoit qu'il y a des noms, comme ça, qui reviennent souvent : ron, mattoo, monsieur soldignac... Des bloggeurs stars, adulés, courtisés, (si si, moi-même j'ai essayé un peu au début, mais ça n'a pas marché, que voulez-vous qu'il advienne quand vous êtes débutant, anonyme, provincial et vieux de surcroît,hihi), des qui ont pignon sur rue, des institutions, des quasi-officiels, des passages obligés, des qui font la pluie et le beau temps, des "reine-mères"... Des mecs qui écrivent bien, souvent, qui ont des choses à dire, qui m'émeuvent ou me font rire... Nickel. Respect et dévotion obligent, ce sont donc les premiers liens que j'ai placés.

Il ya ici tous les cas de figures
bloguesques:
-texte uniquement
-photos (ou illustrations) uniquement
-texte + photo
humains :
- des qui s'assument haut et fort comme tels : pédés, parisiens, bobos, jeunes, beaux, riches, maqués, cultivés que des fois ça en devrait presque énervant d'être, comme je suis, provincial, vieillissant, pas terrib', pas trop de flouz, célibataire, etc... mais bon de ce côté-là plus de problème j'assume à donf désormais!)
- des qui savent qu'ils le sont mais qui ne le disent pas (enfin, pas encore... mais bon c'est leur problème)
- des qui se demandent si oui ou non
- des qui sont heureux
- des qui sont malheureux
- des pas pédés (euh finalement j'en ai pas tant que ça... enfin ils se reconnaîtront d'eux-mêmes!)
- et des dames aussi, quelquefois !

Tiens, puisqu'il y en a qui font le boulot (et le font mieux que moi)je ne peux pas m'empêcher de vous renvoyer chez sakakini, un blogman, je le clame haut et fort, que je trouve fascinant, (j'admire la qualité -aussi littéraire que bandatoire- de ses posts, et je précise que je n'ai pas d'actions chez lui!) . Il a fait une page de liens idéale, celle que j'aurais voulu faire, à la fois pour les gens qui y figurent mais aussi la façon aigre-douce (salée-sucrée ? ) dont ils les présente.

Dans mes liens à moi, (ce que j'ai appelé "blogs voisins") il ya un peu de tout (si vous avez eu la curiosité d'essayer) des histoires de pédés (j'aime beaucoup ce terme de garçons sensibles) d'autres  garçons plus ou moins sensibles (message privé : mais qui donc est tiger, à la fin ????) mais aussi de la photo, des  vieilles images comme j'aime, des correcteurs du Monde, et même de la politique (enfin... être contre Sarkozy, ce n'est pas vraiment de la politique, c'est juste être humain je pense mais bon)
Un genre de bouquet où je me reconnais assez bien. Vous aurez peut-être remarqué aussi que certains liens sont variables, clignotant comme les étoiles, un coup présent un coup absent (mais là c'est juste moi qui m'amuse...)
Voilà donc pour le dessus de l'iceberg...

les autres

Bon là, je serai plus bref...
Pour filer la métaphore de l'iceberg commencée plus haut, ceux qui donc ceux qui se situent en-dessous du niveau de la mer (et de la ceinture aussi!) Il s'agit principalement de blogs-photos (pour les français) et de blogs texte/photo (pour les américains). Il s'agit ici de considérations visuelles plus ...anatomiques (certains étant même spécialisés/focalisés uniquement sur une partie très précise de cette anatomie, masculine est-il besoin de le préciser ?
Et là, grande différence entre nos amis sensibles french et us : alors que les américains écrivent un diary avec états d'âmes et tout, et y ajoutent des images appétissantes (d'eux-même ou d'autres camarades de jeux, pour donner un peu de chaleur comme ils l'écrivent eux-mêmes), les français font plutôt dans la collection. Sur le thème déterminé par les goûts du blogmestre vont venir s'empiler, quotidiennement ou moins souvent, des images appétissantes d'eux-mêmes (vive le boom de la photo numérique! on aura rarement vu fleurir sur le marché autant d'autoportraits de messieurs le kiki à l'air, qu'ils soient gays ou hétéros, d'ailleurs!) qu'auront envoyé les lecteurs sollicités et intéressés... Je dois dire que dans ces cas-là, je l'avoue bien humblement, je suis beaucoup moins regardant sur l'orthographe et les qualités épistolaires (quoique je continue de penser que parfois ce serait encore mieux s'il n'y avait que les images : "si tu n'as rien à dire de plus, alors tais-toi" (célèbre proverbe persan, -ou japonais ?- que je viens d'inventer à l'instant, et que je vais donc mettre en pratique aussi sec.)
Cut.

Posté par chori à 10:28 - Commentaires [1] - Permalien [#]
mercredi 28 décembre 2005

offensive

Ah lala... J'ai HORREUR de ça! De quoi ? Ben ça dehors, et que je te neige, et que je te gèle et que je te verglace et que je te re-neige encore par là-dessus!
Le sentiment d'être pris en otage.
Il a commencé à neiger hier dans la nuit (sans doute pour fêter mon retour joyeux de paris!!!) et depuis ça n'a quasiment pas arrêté. Comme ils ont dit hier soir aux infos "la neige a pris tout le monde par surprise. Même les gens de l'Equipement." Ben on a vu.
Hier à onze heures du mat', c'était toujours pas dégagé dans mon quartier. Bon ils ont fini par passer mais comme il a continué à neiger, imperturbablement, inexorablement, inhumainement (allons-y gaiement!) ça n'a pas servi à grand grand chose, vu qu'ensuite, le soir, ça s'est mis à geler illico. Et une toute petite neige très fine et insidieuse qui continuait de voleter, narquoise, dans la lumière des réverbères. Comme nous aimons à dire "Un froid sec est sain."
Certes.
Mais la plaisanterie hivernale a ses limites (je sais, je sais, pourquoi donc je m'obstine à continuer d'habiter ici ?) En plus (Calimero) je me serais bien senti ces temps-ci comme des envies de folâtrer champêtrement (ou ailleurs) je sais je sais aussi, c'est toujours quand on a le plus envie qu'on n'est pas en mesure de.
Alors je grogne et je ronchonne, ça doit tenir chaud...
C'est donc volets fermés voiture au garage  vin chaud soupe grosses chaussettes chocolat et vieux dvd pour soutenir le siège. Hibernation.
Je me console en me disant qu'heureusement il n'y en a plus que pour quatre mois...
Ah, le climat continental...

imgp6799

Posté par chori à 21:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

mary et femme(s)

MARY
d'Abel Ferrara
GENTILLE
de Sophie Fillières

Derniers films de l'année...
Encore une fois je finis sur un grand écart.
A une extrémité MARY et à l'autre GENTILLE.
Quand je parle d'extrémité(s), je ne me situe pas sur une échelle du goût (j'ai aimé pratiquement les deux films autant l'un que l'autre, et hmmm il s'en est même fallu de peu que, l'un comme l'autre, ils figurassent dans mon listing des mouviz ov zeu yeur - à ce titre les films qui sortent fin décembre sont un peu handicapés : on hésite à les mettre dans la liste un peu rapidement, comme ça, juste après à peine deux trois jours, tandis qu'il ya des films qui attendent depuis plus de onze mois, pensez donc! -) mais plutôt sur une échelle cinématographique (du comment c'est fait et de quoi ça parle)
D'un côté, Abel Ferrara cinéaste américain déjanté notoire, agité et convulsif dirons-nous, incontrôlable diraient d'autres, et tous en choeur : "capable du meilleur (Bad Lieutenant, Snake Eyes, Nos Funérailles) comme du pire (certains autres que je nommerai pas forcément )". En face, Sophie Fillières, quatre films au compteur comme réalisatrice (je n'ai vu que le dernier, AÏE, avec sa délicieuse soeurette Hélène) et trois de plus comme scénariste (ça devient un peu plus surprenant puisqu'il s'agit de UN HOMME UN VRAI, SOMBRE, et OUBLIE-MOI, ces deux derniers n'étant pas précisément -dans mon souvenir- à mourir de rire...) bref, un tempérament aussi, cette damoiselle., dans le registre "décalé".
Ferrara filme Juliette Binoche, Matthew Modine et Forrest Whitaker, Fillières elle aussi a choisi le même trio (une femme / deux hommes, sinon rien) mais à la sauce french touch : Emmanuelle Devos, Bruno Todeschini et Lambert Wilson.
Il est question (comme bien souvent chez Ferrara) de rédemption et de foi dans MARY : un cinéaste arrogant et manipulateur qui a tourné un film sur la vie de Jésus (en s'y attribuant le rôle principal), une actrice touchée par la grâce (celle qui jouait Marie-Madeleine dans le même film) qui est partie en terre sainte, et un présentateur de télé athée (qui anime une émission sur la vie de Jésus, où il donne la parole à différents théologiens éminents).en sont les trois pôles principaux, chacun inter-agissant avec les deux autres. Entre New-York et Jerusalem, entre la faute et le pardon, entre l'église et le studio télé (et, fatalement, entre la vie et la mort...) Mais il ne s'agit absolument pas de La dernière tentation de Marie-Madeleine, rassurez-vous. Ni hagiographie ni bondieuseries sadiques melgibsonesques. Pour le mécréant athée que je suis, ce film sombre (on serait bien plus souvent dans le noir ici que dans le rouge) et -par rapport aux films précédents d'Abel F.- quasiment "paisible", pourrait bien avoir quelque chose à voir avec la grâce. Si Binoche est superbement habitée (mais peut-être hélas un peu sous-utilisée ?), et Matthew Modine odieux juste comme il faut, Forrest Whitaker, quant à lui, une fois de plus, frôle le sublime...

L'univers de GENTILLE est à cent mille lieues de ça. Nous voilà à Paris, sur les pas d'une demoiselle nommée Fontaine Leglou, anesthésiste de son état (Emmanuelle Devos, qui me confirme encore une fois ici tout le bien que je pense d'elle) elle-même sur les pas d'un mec qu'elle accuse de la suivre, et qu'elle finira par inviter à prendre un café... 
Suite de rencontres, de quiproquos, d'interrogations et d'hésitations... C'est tout simple : Fontaine va-t-elle ou non dire oui à son chéri Michel S.(Bruno Todeschini) qui la demande -enfin- en mariage, ou va-t-elle succomber au charme intriguant de Philippe P. (Lambert Wilson), le psy en traitement psy ?
Ca démarre fort, sur les chapeaux de roues, ça joue sur les mots, ça fuse, ça pétarade, ça tac-au-taque, ça ping-pongue, entre nonsense et folie douce, mais sans que jamais ça devienne pesant ou sur-signifié. La première moitié du film est virtuose, culminant dans une scène de repas familial  tellemnt hilarante que j'en avais mal aux mâchoires. La dernière partie est un peu plus planplan, mais gagne en tendresse ce qu'elle perd peut-être en franche drôlerie.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas ri de si bon coeur au cinéma (avec en plus, mais c'est un critère d'appréciation très personnel et éminemment subjectif, une scène sympathique ou un des acteurs nous gratifie, assez généreusement d'ailleurs, de son kiki, ma foi plutôt joli, ce qui ne gâche rien!!!) et je suis sorti de là heu-reux (mes amies malou et dominique aussi, d'ailleurs!

gentille_1_  18461198_1_1

Posté par chori à 11:29 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
mardi 27 décembre 2005

souvenirs

Un extrait de la semaine de John Burnside, in libé de samedi :

"(...) Quand à moi, je suis instantanément envahi d'une bouffée de nostalgie, de ma propre enfance ou de quelque scène d'un vieux film avec Joan Fontaine ou Judy Garland, je n'en sais trop rien. Je soupçonne confusément que si les livres améliorent les souvenirs que nous conservons, les films, eux, les remplacent. Un livre nous décrit une scène qu'il faut activement imaginer pour lui donner sa plénitude ; les films nous donnent des images déjà finies peuplées d'arbres parfaits, de neige parfaite, de gens parfaits. Les livres sont dramatiques, les films théâtraux. Cela ne m'ennuie pas d'avoir de bons souvenirs avec Joan Fontaine, bien sûr, mais j'aimerais faire clairement la distinction entre mes propres souvenirs et ceux qui appartiennent à autrui."

Posté par chori à 18:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

moi ma vie mon oeuvre etc... (part one)

Qu'est-ce tu racontes ? Réalité, pas réalité ? Enjolivée ou pas ? 
Sacré débat, qui ces temps-ci, chez certains de mes confrères blogmen semble agiter et faire mousser certains in- ( ou sub ? je n'ai jamais su la différence, c'est comme concave et convexe...) -conscients.

Tenter d'y répondre des deux côtés :

1) en tant qu'écriveur
Même si j'ai semblé plusieurs fois (par le  passé) me considérer comme vox clamans in deserto (ça c'est mon côté très "pages roses") je pense ne pas écrire ici uniquement pour moi (sinon, je le ferais, comme d'hab' dans mon petit carnet, qui reste ensuite fermé, à usage interne... Mais, je dois l'avouer, il y a parfois des choses que j'écris d'abord dans le carnet et ensuite dans le blog (mais jamais l'inverse!).
Bon, il y a -encore ici- deux niveaux :
a) ce qu'on raconte
b) comment on raconte
(après avoir mûrement -au moins une demi-seconde! - réfléchi, j'ai finalement rayé le "c) pour qui on le raconte" , celui-ci découlant à 50% du a) et idem du b), ce qui aurait certainement entraîné complications et redites. Mais faut que j'arrête de subdiviser sinon je vais finir par me retrouver avec dix billions de sous-catégories...)
Quand j'ai commencé ce blogchounet, je n'étais sûr que d'une chose : dedans il y aurait des mots et des images, les uns allant, pour moi, difficilement sans les autres. Le reste était (et reste toujours, d'ailleurs) à préciser. Il fut, dans quelques comms, voire comms de comms,  plusieurs fois question de nombril et d'en faire le tour. Porte ouverte enfoncée que d'annoncer ça ? Quand je regarde chez les copains bloguistes, c'est indiscutable, chacun parle de soi. D'abord, surtout et uniquement. C'est humain. On ne se refait pas...
Se raconter, s'exposer, se mettre en ligne, émettre, donc, c'est se donner la possibilité, illusoire peut-être, qu'il y a au moins un récepteur à l'autre bout, de l'autre côté  (même si des fois c'est le même! je m'écris et je me lis...) Chacun vit son truc, mitonne sa petite soupe, herborise ses z'états d'âme et les édite (moi le premier, hein, faut pas croire, j'suis comme vous et en plus j'aime ça!). En ligne. En première ligne. Comme on tend la main. Comme si le publier le justifiait, comme si l'offrir le rendait digne d'intérêt. Y aurait-il d'un côté ceux qui racontent pour se raconter et de l'autre ceux qui se racontent pour être entendus ? Chcrois pas.
Mais -au départ- chaque vie ne devrait-elle pas, par définition, être d'abord digne d'intérêt, source d'enseignements et de réflexions, pour leprincipal intéressé, celui qui la vit, non ? En même temps on (je) se dit qu'ajouter une petite loupiote aux millions qui clignotent déjà sur la grosse guirluche du ouaibe, c'est un peu illusoire et inutile et ridicule mais bon, on le fait quand même. Avec peut-être l'espoir d'être une loupiote spéciale, histoire de couleur, ou d'intensité, ou de rythme de clignotage... Une loupiote qu'on remarque. Au moins la loupiote dans le noir de quelqu'un. Servir à.

Voilà, il s'agit pour chacun d'exprimer sa spécificité, sa particularité, sa singularité, son identité. Mais c'est pas si facile (pourquoi y a-t-il autant de blogs dans la catégorie inclassable, hein ?)
Le fond (comme fond de commerce, ou comme double-fond ) est donc peu ou prou (comme figure de prou!) le même pour tous. Raconter, se raconter, pour être entendu. Et chacun de parler de ce qu'il connaît le mieux : lui-même. Y a pas d'miracle! Je parle donc de moi, j'aime j'aime pas j'ai fait ci je suis allé là j'ai envie de j'aimerais que, un peu pour dresser un état des lieux succinct, une cartographie instantanée (mais qu'on a toujours - et c'est une chose que j'ai découverte récemment- loisir de relire à postériori, avec justement un autre éclairage, l'éclairage postériorien, et ça c'est vachement bien, rien n'est définitif!), une image au flash d'un instant i à un endroit e, et qui vaut uniquement en tant que tel(le).
Mais c'est aussi ce que fait chacun des bloguistes que je consulte régulièrement. On va tous pareil moyen moyen chante Souchon, qu'on pourrait décliner en on vit tous pareil moyen moyen puis, logiquement, en on dit tous pareil moyen moyen.
Ce qu'on vit, et ce qu'on dit.
Ce qu'on v(o)it et ce que'on d(o)it. (?)

Puis il serait question de la composition, des quota,(ce qui est écrit en tout petit, vous savez bien, sur le côté des paquets de gâteaux) notamment la sincérité (et, corollairement, la pudeur) l'humour, la violence, la dérision...
Honnêtement ? Je pense que je m'autorise à raconter ici grosso modo une bonne moitié de ce que je vis. Fifty fifty.( Je me suis déjà exprimé sur le sujet...) 50 % de je et 50% de tu. (hmmm là, je ne suis pas mécontent de ma formule!) Et si je "mens" c'est uniquement par omission, jamais par ajout ou excès. Et il me semble que taire les choses, ça n'a rien à voir avec mentir, mais bon ça me regarde. J'ai toujours dit "si on me pose les bonnes questions, je donnerai les bonnes réponses..." (et ceci est aussi valable au singulier!) J'avoue que je ne verrais pas l'intérêt de raconter ici des crasses, de m'en inventer une autre. A quoi bon ?
Relisez donc un peu Le journal d'Edith, de Patricia Highsmith, qui me semble être le point ultime dans ce processus de mythification du quotidien...

Un petit paragraphe enfin sur le "comment".
La narration est une chose mais...
MAIS...
Rapidement, il m'a semblé que la variété de la mise en forme pourrait également constituer  un critère important.
Y a le "post de base" (texte en pavé + récit + photo en bas à gauche). Qui constituait, au moins au début, le "tout-venant". Et puis, j'ai vite eu envie de faire un peu des tentatives (Boby Lapointe aurait dit des tantes hâtives hihihi) à côté, d'autres formes, des énumérations ("listes") aux phrases simples ("événements minuscules") , morceaux d'articles, bouts de chansons, (les "sacs" congélation") parce que c'est bon de varier les plaisirs, et que si par exemple, j'aime bien les mecs comme-ci, la plupart du temps, ben m'arrive aussi de les aimer comme-ça. (Y a que les imbéciles qui changent pas d'avis, hein ?) Alors l'écriture, idem.

Concevoir ça comme une exposition. Styles et formats (et sujets, donc!) des tableaux divers z'et variés.
En soignant la présentation, l'accrochage. Avec l'avantage de pouvoir cent fois sur le métier remettre l'ouvrage. J'avoue que je très souvent il m'arrive de retravailler un peu sur un post déjà publié, de corriger une faute par ci par là (frappe ou inattention) , de modifier un mot ou une ligne, comme on rectifie sa tenue parfois avant de sortir, en se regardant dans la glace, on se repeigne, on reboutonne correctement, on met son col droit, on frotte une petite tâche...
Pour être plus présentable.
Je pinaille. C'est vrai, j'aime que mon blog soit clean. Et propre et bien rangé (contrairement à mon appart!)

2) en tant que lecteur
...
oh lala ça va faire un post de cinquante kilomètres, ça!
je vais donc le scinder en deux, et ici même.
Tchac!

imgp6615

Posté par chori à 06:54 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
lundi 26 décembre 2005

micro3

(de retour d'un Noël à Paris qui fut -o combien- délicieux...)

*

Willy Ronis photographiait avec un Pentax ME super, comme moi.

*

Puces de Montreuil : tous ces hommes, on se frôle comme à Marrakech ou à Istanbul.

*

L'agenda du bonheur 2006 était déjà en solde, je l'ai acheté.

*

Dans le métro, à 19h, un vingt-quatre décembre.

*

"Monsieur, vous avez de très beaux avant-bras..."

*

Elle croyait que c'était la sonnerie d'un portable, mais c'était moi qui respirais.

*

Un pot-au-feu de riches (ou de noël)

*

Vichy St-Yorre, j'en bois et j'adore! (pub)

*

Etre mélancolique, c'est avoir la tête appuyée sur la main.

*

Parmi les quatre messieurs pas rasés debout autour de moi, un sentait la vanille.

*

Nous avons voyagé avec un groupe de bulgares (roumains ? albanais ?) volubiles et sonores.

*

Rient-ils des mêmes choses que nous ?

*

imgp6771

Posté par chori à 22:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

requêtes google

Ils sont arrivés ici en tapant ça :

turcs à poil
aire d'autoute exhib
skyblog des pédé (sic)
we always try to share
enregistrer canalsat
tous nus vestiaires
pénis atlas
teub de chantier
qu'y peux-je
éric caravaca
ma quéquette
lutteur gay besac

(welcome back!)

Posté par chori à 22:19 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
vendredi 23 décembre 2005

paquetage

J'ai horreur de faire mes bagages.
Mais alors vraiment horreur. Plus difficile encore à faire que le ménage par exemple alors pensez!
Donc je repousse je repousse (le syndrome "j'irai demain...") mais là on est jeudi soir et je pars demain matin vendredi aux aurores donc pas le choix. Au boulot. Voyager léger, je ne prends ni mon vison ni mes cuissardes pour aller à la pêche, ni mon déshabillé en cygne rose avec les mules à pompons assortis, ni la salopette en cuir avec les clous à l'intérieur, ni ma guêpière et mes longs jupons, ni mon sombrero ni mon déambulateur, bref, le strict mini : chaussettes calbutes téchouirts mouchoirs + une chemise + un jean et basta.
Pour 3 jours, le sac "glacière" devrait suffire. Je bourre les trucs, parfait. SAUF que la trousse de toilette, idiot. OK c'est plein. SAUF QUE je vais à Paris pour passer noël chez ma copine malou, et qui dit noël dit cadeaux. LES CADEAUX! (oeil dilaté d'horreur) Tss! ils sont là, sagement assis sur le canapé, attendant en silence que je daigne m'intéresser à eux...
Ben ya plus qu'à tout recommencer depuis le début, unpack, then pack tel est notre destin. Restons calme. On vide sur le ca'pé, et on range rationnellement. Ergonomiquement.
Et on y arrive, finalement, et on est content, le sac est bouclé, près de la porte de sortie, on le sent joyeux, comme un clebs prêt pour sa balade (sauf qu'il ne remue pas la queue). L'âme sereine je peux donc me diriger d'un pas léger vers l'ordi où j'ai l'intention de rédiger un petit post sur le faisage de bagages.
Petit détail en suspens, bon sang mais c'est bien sûr! mon sac à dos (mais ça j'aime bien faire par contre) y faire un peu de ménage : le zap book bozarts pas la peine, le chéquier des amis du cinéma pas la peine, le programme du festival du court-métrage de clermont-ferrand pas la peine le cd d'installation de studio 8 pas la peine les cartes postales de marcel miracle pas la peine mais les billets de train par contre bonne idée et des timbres autocollants pour les cartes postales aux amis bonne idée aussi...et ça, et ça aussi
Et voilà, il est déjà minuit, mais tout est prêt.
Je respire...

(rendez-vous le 26 ou 27 dans ces eaux-là en principe...)

imgp61081

Posté par chori à 00:18 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
jeudi 22 décembre 2005

(mauvais ? ) coton

Retour de Besac fin d'une journée qui fut... complexe à organiser mais s'est finalement déroulée nickel jusqu'au bout comme prévu.
MAIS me voilà plein d'interrogations face à cette -aujourd'hui spécialement- constante hypersensibilité. Qui dit sensible dit bientôt douloureux, en principe, non ? Réactif à tout aujourd'hui j''étais.
Car les choses se sont précipitées (au sens chimique du terme) lorsque Bernard a prononcé cette petite phrase anodine J'ai vu marielle et pendant que je parlais avec elle, j'ai vu passer *** avec ses petits-neveux (*** c'est APP bien évidemment)
Patiner sur de la glace mince, ça fait à peu près le même effet : on croit que c'est solide, on fait le malin, et crac. Tout d'un coup ça s'est fissuré, lézardé, choc chute voilà on se casse la gueule dans l'eau noire. A pic.Désagréable.
Je pensais les choses faciles : vacances, on oublie les bozarts et ce qui y affère, ou tout du moins on range ça dans sa poche avec son mouchoir par dessus (comme on dit ici) et je réalise que non, pas du tout si facile. Voilà que la simple mention de son prénom me met dans tous mes états... Emoi d'adolescence ? ben non j'ai presque cinquante ans, merde!
Ca promet pour la suite!
Oui, je réalisais que j'en voulais un peu à B. de m'avoir dit ça, et puis d'abord pourquoi c'est lui qui l'avait vu, et pas moi, hein ? (Calimero for ever) et du coup quand on a quitté la galerie pour  traverser la ville, j'étais soudain aux aguets au beau milieu de la fououououle. Savoir qu'il était là, quelque part au beau milieu de ces empaquetés enrubannés enguirlandés emmitouflés. J'en ai bien vu trois millions.
Mais pas lui, of course. Le principe d'une rencontre de hasard, c'est d'être inattendue, non ?
Un seul être vous manque...


J'avais déjà pleuré un coup, avant, au film de Ferrara, MARY (j'essaie d'y revenir bientôt), j'ai failli lorsque (c'était sur notre route) j'ai, je ne sais pas pourquoi, pénétré dans l'arrière-arrière-cour du 114,Grande rue, il y avait de la lumière dans la petite maison tout au fond, ça m'a ramené trente ans en arrière ; c'est venu également quand on est entré dans la librairie, je me suis avancé vers le rayon livres d'art et j'avais les yeux mouillés grave ça montait d'un coup et sans savoir vraiment pourquoi, comme si cette phrase continuait de tourner et se cogner dans ma tête comme une grosse mouche noire affolée, et je ne savais pas quoi faire pour la faire sortir.
Une petite averse de l'âme ? une précipitation du solstice ? (c'est le début de l'hiver) un trop-plein émotionnel ? C'était la journée ouvrez les vannes.
Heureusement, la suite (apéro au Commerce, repas au Gourmand, puis tisane chez Claire (qui m'a gracieusement recousu tous les boutons de ma veste en velours noir chérie) a quelque peu stabilisé tout ce marasme lacrymal, asséché provisoirement les nappes phréatiques émotives. Ca ne se traduisait plus que par quelques soupirs de temps en temps (vous savez, comme quand Obélix est amoureux, on le voit tout rêveur, avec juste le mot soupir au-dessus de lui, oui c'est exactement ça...)
Allez, ça va aller, ça va , ça va!
En plus (je dois être quand même un peu maso) voilà que je me finis en écoutant le CD2 du disque Mélancolie acheté cet après-midi chez le soldeur ... le deuxième mouvement du concerto pour violon de phil glass...
allez good night folks, demain est un autre jour...

imgp6606

Posté par chori à 00:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]